᾿ Με; ν ΟΝ δίνω ἐ ὶ τ Α ᾿ ru ' ἌΝ " ᾿ τ ᾿ π "4 τε] » + ἐν" 5 u N) n 24 a « : Βι. N ῃ ᾿ \ στο ἫΝ ι "τ , x -PATROLOGIA ORIENTALIS TOMUS VICESIMUS SECUNDUS π᾿ πὰ R. GRAFFIN — F. NAU PATROLOGIA ORIENTALIS TOMUS VICESIMUS SEGUNDUS B2a BASILE RADU.: VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ÄNTIOCHE. MH. 2 IENAZIO.GUIDI. Les HOMILIAE CATHEDRALES DE SEVERE D’ANTIOCHE. Home- lies XCIX a CIU. ἢ ἘΞ DE EACY/O’LEARY. TuE AraBıc LirE OF 5. PisenTtivs. IV. — JEAN BAKOS. GREGOIRE ÄBOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. Le (Candelabre des Sanctuaires. Vz EVMATILLANT: M&THoDE D’OrLympE. Ze De Autexusio. PARIS FIRMIN-DIDOT ET C!';, IMPRIMEURS-EDITEURS LIBRAIRIE DE PARIS, 56, RUE JACOB 1930 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE TEXTE ARABE ET TRADUCTION FRANCAISE PAR Basile RADU SUPERIEUR DE L’EGLISE ROUMAINE DE PARIS Professeur ἃ la Facult& de Theologie de Chisinäu (Roumanie). PATR. OR. — T. XXIL — F. 1. 1 AVANT-PROPOS Le texte que nous entreprenons de faire connaitre contient les relations de voyage du patriarche Macaire d’Antioche, 6crites par son fils, l’archidiacre Paul d’Alep. Le patriarche Macaire occupa le siege patriarcal du 12 novembre ' 1647 au 12 juin 1672, apres le patriarche Euthyme de Ehio. Les dettes laissdes par son predecesseur etaient &normes et troublaient le c@ur du noble patriarche qui se pr&occupait de ne pas laisser peser sur lui la responsabilite d’une telle situation. Comme l’a deerit son fils, la situation etait intolerable : les sommes emprunteces augmentaient de plus en plus, par suite des interets; d’ailleurs le patriarche ne trouvait personne qui püt l’aider ἃ resoudre ce probleme. A l’interieur de son patriarcat il ne pouvait compter sur ses ouailles, etant donne la domination turque, les impöts eleves que la population payait, l’avidite des gouverneurs et des pachas, et d’autres motifs peut-ötre que son fils ne signale pas. Il fallait done un secours urgent et considerable des chrötiens d’Europe, des princes qui excellaient encore par leur generosite issue de l’application de la doctrine chrötienne, princes qui, nombre de fois, avaient soutenu l’Eglise d’Orient par l’envoi de sommes importantes. Le patriarche devait s’adresser ἃ eux. Mais pour cela il lui &tait necessaire d’aller en Europe. Les princes et l’empereur dont il pouvait attendre un -secours 6taient : Basile Lupu, prince de Moldavie, Bogdan Hmilnitzki, 'hatman des Cosaques, Matthieu Bassarab, prince de Valachie, et Alexis Michailovitch, empereur de Moscou. Pour arriver jusqu’ä eux, il lui fallait entreprendre un tr&s long voyage, prendre les mesures necessaires, afın d’assurer l’ordre durant son absence de Damas, et choisir un interimaire digne de la place qu’il devait occuper pendant un si long sejour ἃ l’ötranger. Autant de diffieultes a surmonter. Macaire se dseida enfin ἃ partir et entreprit ce long voyage qui dura sept ans, de 1652 ᾿ς ἃ 1659; e’est le reeit de ce voyage que nous publions. Il semble opportun de donner au lecteur quelques details. 1. Lire : 12 novembre 7156 (1647), non pas 12 decembre. Οἱ. Dietionnaire d’histoire et de geographie, article Antioche, col. 700, qui porte la date de 12 decembre. ἢ AVANT-PROPOS. [4] Dans l’introduetion, Paul d’Alep montre avec quelle diffieulte 11] s’est rösolu ἃ prendre des notes sur le voyage de son pere, le patriarche Macaire d’Antioche. Il indique aussi le motif pour lequel ce distingu& patriarche devait recourir A la generosite des princes de Moldavie, de Valachie et ἃ l’empereur de Moscou : les dettes laiss6es par le patriarche pr&cedent 6taient si lourdes, qwon ne pouvait les payer. Paul d’Alep donne ensuite un abreg& de l’his- toire du patriarcat d’Antioche et decrit l’activite de son pere comme metro- politain d’Alep et comme patriarche d’Antioche. La visite de son diocese. que le patriarche fit avant son d6part, est d’une grande importance, pour l’ötude du christianisme ἃ cette &poque. Ensuite, l’auteur donne un apercu sur les dernieres anndes du ministre de son pere et des renseignements sur lui-möme. Il entre apres cela dans la description proprement dite du voyage. Le patriarche, accompagn& de son fils et d’une suite nombreuse, partit de Damas le jeudi soir 9 juillet 1652, et apres avoir travers& l’Asie Mineure, il arriva le 1° septembre ἃ Bor, puis ἃ Constantinople le mereredi matin 30 octobre. 11 fit un sejour de quelques mois dans cette ville, puis il la quitta le lundi soir apres l’Epiphanie, il prit le bateau et arriva le dimanche A midi’ä Constantsa ou il dbarqua avec les personnes qui l’accompagnaient. Le mereredi matin 12 janvier 1653, il partit de Constantsa et se rendit a Mäein ou il s’arr6ta le dimanche. Le lundi, il loua un bateau pour aller ἃ Galatz ou il arriva dans l’apres-midi. Regu par le repr6sentant du prince Basile Lupu, il fut conduit ἃ l’eglise de Saint-Demetrius '. De la, il se dirigea le mercredi vers Jassy, oü il arriva le mardi soir, 35 janvier et descendit au couvent de Saint-Sabas. Quelques jours apres, le dernier lundi de janvier, le patriarche eut une entrevue avec le prince Basile Lupu. Le jeudi 3 fövrier, ’hegoumene du couvent de Golia l’invitait ἃ venir chez lui. Le mardi matin 8 fevrier, le patriarche se rencontra de nouveau avec le prince. Pendant son sejour en Moldavie, il visita les couvents des Trois Hierar- ques, de Galata, de Barnowski; il eel&bra des offices et des messes dans dill&rentes eglises et couvents, assista A d’autres cer&monies du culte et participa ἃ des övönements tres importants pour ’histoire du pays, surtout ἃ la guerre entre Basile Lupu et Matthieu Bassarab. Le 1" septembre il se trouvait encore ἃ Jassy. 1. Lire : Saint-Nicolas. Paul d’Alep a fait une confusion. ον [5] AVANT-PROPOS. 5 A cause des &venements qui se deroulaient sous ses yeux, il demanda au nouveau prince, Georges Etienne, le successeur de Basile Lupu, la per- mission de partir pour la Russie. Les troubles de la Russie du sud le force- rent d’abandonner momentanement son projet et il passa en Valachie le 22 novembre. Il traversa les villes de Rämnie et de Buzäu, arrıva ἃ Tär- goviste le 29 novembre 1653, et descendit au couvent de Stelea. Il fut tres bien regu par le prince Matthieu Bassarab et le m&tropolitain Ignace. Il assista plus tard aux fun£railles du prince Matthieu et ἃ l’election du nou- veau prince Constantin. Il cel&bra la fete de Päques et partit pour la Moldavie le deuxi&me dimanche apr&s la Pentecöte (27 mai). Le 6 juin, il quitta Jassy pour se rendre en Russie, en traversant la Moldavie dans la direction de Soroca. Le samedi 10 juin 1654, il passa le Dniester, qui formait la frontiere entre les Cosaques et la Moldavie. Il entra dans la ville de Räscov ou il fut recu par les pretres, la population et le commandant militaire de la citadelle. De la, franchissant le sud du pays des Cosaques, il se dirigea vers Kiev, accompagn& des soldats du hatman Hmilnitzki. Avant d’y arriver, il se rencontra avec le hatman qui se preparait ἃ faire la guerre ἃ la Pologne. Le patriarche Macaire visita le couvent de Petcherska et la crypte des reliques des saints, le mardi avant la föte des saints Apötres. Le vendredi, il fut invite par la superieure des reli- gieuses ἃ celebrer la messe dans le couvent. Ce m&me jour, apres les vepres, et le samedi matin, il y eut une cer&monie de requiem pour les morts. Il repartit le jour meme dans la voiture de l’Archimandrite du couvent de Petcherka et arriva a l’eglise de Sainte-Sophie ἃ Kiev οὐ il fut recu par le frere du metropolitain Sylvestre, les evöques et les hegoumenes des couvents. Puis il visita la ville, accompagn& par le metropolitain et le clerge. Il visita, sur l’invitation de l’h&goumene, le couvent de Saint-Michel et, le mardi 3 juillet, l’eglise de la Dormition de la Vierge. Apres avoir parcouru un long chemin par des villes et villages, il arriva au couvent de la Trinite, fondation de Basile Lupu, prince de Moldavie, suivant ce que dit Paul d’Alep. Il quitta ce couvent le lundi 17 juillet; le mercredi, il atteignit Korop, frontiere entre les Cosaques et les Moscovites. Le jeudi matin, deux ans apres son depart d’Alep, en la fete du prophete Blie, il partit pour se rendre ἃ l’invitation de Kyr Nikita, gouverneur de Putivl, qui lui avait envoy& des messagers. Arrive dans cette ville, il celebra des services religieux selon l’usage : Putivl &tait la frontiere entre les Moscovites et les Cosaques. | 6 AVANT-PROPOS. [6] Le lundi matin 24 juillet, il quitta Putivl, et apres avoir traverse quelques villes et villages, il entra, le mercredi matin 2 aoüt, dans une tres grande ville appelee Kaluga. De la, il prit le bateau pour remonter le fleuve Oka, le vendredi 1 aoüt. Le jeudi suivant, il partit de bon matin pour Kalomna, οἱ il parvint le m&me jour. Macaire fut recu dans la ville par le clerg& et les habitants et fit des prieres pour la famille imperiale. Il y celebra, le 29 aoüt, la fete de la Decollation de saint Jean-Baptiste. Le 1” septembre, on fit memoire de saint Simeon le Stylite, qui fut fetee par les Moscovites avec une pompe extraordinaire. + * + L’entr&ee ἃ Moscou eut lieu le samedi 26 janvier 1655. Le patriarche y resta longtemps, entour& des notables de la suite de l’empereur Alexis. Il cele- bra la föte de l’Epiphanie avec les mömes oflices qu’en Moldavie et en Valachie. Paul d’Alep deerit ἃ cette occasion les coutumes du pays, et raconte les evenements historiques : le siege de Smolensk, la guerre avec la Pologne, le conflit du patriarche Nicon avec l’empereur, le retour du premier ἃ Moscou, evenements d'un grand interet qui eurent lieu le 3 fevrier, deuxieme samedi apres son entree dans la capitale. Le patriarche y fut regu par l’empereur, et chaque membre de la famille imp6riale lui offrit des cadeaux. Quelque temps apres, Macaire fit une visite au patriarche Nicon de Moscou. Le 20 fevrier, l’empereur et le patriarche Macaire se rendirent ἃ l’eglise de la Nativite de la Vierge et de sainte Catherine pour entendre la messe et comm6&morer la fete d’Eudocie, fille ainge de l’empereur. L’archev@que serbe participa ἃ ce service divin qui fut magnifique. Le jeudi de l’abstinence du fromage ', le patriarche Nicon invita Macaire et l’archevöque serbe ἃ c&lebrer une messe dans la grande eglise en m&moire des defunts patriarches et metropolitains de Moscou. Paul d’Alep donne des details sur le patriarche Nicon, sur l’origine de la famille imperiale russe en commencant par l’'histoire du tsar Ivan. La guerre entre l’armee russe et l’armde polonaise command£e par Radzivil, le siege de Moghilev et d’autres faits occupent une tr&s grande place dans son reeit. Le 17 mars, l’empereur eelebra la föte de saint Alexis. Le temps s’&coulait et on approchait de Päques. Macaire fit de nombreuses visites, οὐ] νὰ l’ofice du dimanche des Rameaux, puis la föte de Paques en grande solennite 1. C’est-ä-dire le dernier jour avant le jeüne du Car&me oü les fiıleles peuvent user de laitage. Abel Couturier, Cours de liturgie, Il, p. 229, Paris, 1914. Ar a rn ας. EEE κυ αν ΚΣ \ ΠΥ ΨΥ Ὑ ψη. ννν νν ννννννννυννυνννν Πα ΨΟΥΝΟΝΟΜΜΒΟΝ NNNEEEN UHR...) [7] AVANT-PROPOS. 7 avec le patriarche de Moseou. Paul d’Alep deerit minutieusement les nom- breuses öglises qu’il a vues, ainsi que la vie religieuse des Moscovites. Le deuxieme samedi apres la Pentecöte, le patriarche de Moscou invita Macaire a l’eglise des Archanges, pour la comme&moration de la mort du tsar Ivan et de ses deux fils, enterres du cöt& droit du sanctuaire. Les 8, 10, 11 et 12 juillet, il cel&bra des oflices, et le 19 juillet, il fut invite par Nicon a l’eglise des Archanges pour une ceremonie de requiem en m&moire du defunt empereur Michel. lei, nous trouvons une tr&s interessante description du couvent de Saint-Sabas. * “+ Apres ötre rest& si longtemps ἃ Moscou et avoir visite la plus grande partie des eglises et des couvents, Macaire partit pour Novgorod le samedi 4 aoüt, accompagne de l’archev@que serbe, d'un interprete, etc... Il y fut tres bien regu. 1] visita le couvent de Saint-Georges, ἃ trois verstes hors de la ville. Le m&tropolitain sortit au-devant du patriarche, ainsi que les prötres et les diacres, vetus de leurs ornements liturgiques. Macaire baisa les icones et benit le peuple, puis il entra dans la ville et fut conduit a l’eglise de Sainte-Sophie que Paul d’Alep decrit dans cette relation de voyage. Combl& d’honneurs, il visita le palais metropolitain et hors de la ville le couvent de Saint-Antoine, que l’auteur deerit egalement. Apres avoir parcouru encore une verste, le patriarche visita un autre couvent dedie ἃ la Dormition de la Vierge. Le mardi matin, franchissant encore quatre verstes, il arriva au couvent de Saint-Barlaam, ou il eel&bra les matines, le 29 aoüt; puis il alla au couvent de la Rösurrection et du Saint-Esprit. Le 1° septembre 1655, il se trouvait ἃ Novgorod. A cette occasion, la veille, on celöbra en grande solennite les vepres de la fete de saint Simeon le Stylite d’Alep. Paul d’Alep nous donne les details de cette eer&monie. A cet office participerent : l’archeveque serbe, le patriarche d’Antioche, les archimandrites des couvents de Saint-Barlaam, de Saint-Nicolas, de Saint- Antoine, du Saint-Esprit, chacun assiste de deux diacres. Apres le poly- chronion, on apporta de l’eau benite et le patriarche Macaire aspergea les notables et le peuple. Le lendemain matin, on eelebra la messe. * “+ Le jeudi 20 septembre, Macaire retourna ἃ Moscou d’oü il s’etait absente _ quarante-sept jours. Le mardi matin 1” octobre, ἴα! celebree la föte du jour. Paul d’Alep raconte la guerre du tsar avec les Polonais sous le comman- dement de Radzivil et la quatrieme victoire du tsar Alexis. 8 AVANT-PROPOS. [8] Le patriarche feta la saint Nicolas avec une tres grande solennite, accompagne du clerge et en presence d’une nombreuse assistance. Aucun &venement historique n’&chappe ἃ Paul d’Alep. Il decrit la rentree du tsar ἃ Moscou et la maniere speciale dont il fut regu par le elerge&, les notables et l’armee. A cette solennit6 participa aussi le patriarche Macaire ainsi que sa suite. Le tsar recut les ambassadeurs du roi des Frances. Le tsar etait ἃ Smolensk quand il regut la visite d’un ambassadeur de Venise, arrive en Russie par le port Archangel et venu expres, etant donne la situation dans laquelle se trouvait sa patrie : les guerres avec les Tures, etc... Le patriarche Nicon invita le patriarche Macaire ἃ une messe celebree dans la cathedrale en presence de l’empereur et de l’imperatrice. Sur l’invitation de l’empe- reur, Macaire benit l’imperatrice. Paul d’Alep deerit le palais patriarcal bäti par saint Pierre, le premier mötropolitain de Moscou. Il montre la religiosite du peuple et depeint les vetements des moines et du clerge. L’inauguration du nouveau palais patriarcal fut l’occasion d’une tres grande cer&monie oü l’empereur et le patriarche Nicon echang£rent des cadeaux. A Noäl, Macaire se trouvait encore ἃ Moscou. Il y partieipa avec le patriarche Nicon ἃ la messe celebree en prösence de l’empereur et de l’imperatrice. Paul d’Alep decrit les guerres entre les Moscovites et les Polonais : le siege de Kamenetz, la prise de Lublin, la defaite de Potovski qui fut fait prisonnier, la defaite des Polonais ἃ Vilna, etc... Le patriarche Macaire, avec l’aide d'un interprete, eut une entrevue avec l’empereur dans le nouveau couvent que celui-ei avait fonde ἃ quarante verstes de Moscou, couvent dedie ἃ saint Sabas le Petit. Les notables vinrent saluer le patriarche. A l’entree de l’Eglise, !’empereur lui-m&me et un archi- mandrite le recurent et le conduisirent daus l’eglise. Il y eut un ollice special ἃ l’issue duquel l’empereur l'invita chez lui, pour l’entretenir de diverses questions concernant la situation du patriarcat et le voyage en Russie. Paul d’Alep fait une description detaill&ee du couvent. Le patriarche resta encore ἃ Moscou ou il cölebra des messes et des oflices, puis sur l’invitation de l’empereur, il oflieia hors de la ville. Un service divin fut cölebre ἃ l’occa- sion de la Saint-Alexis, föte de l’empereur, qui y participa. Le dimanche 23 mars 1656, le cinquiöme dimanche du Car&me, Macaire alla faire ses adieux au patriarche Nicon, son depart ne pouvant &tre ajourne, apres une si longue absence. Avec sa suite, il se rendit ἃ Bielov, puis ἃ Bolkhov, ou il c&lebra la föte de Paques. Le mardi suivant, il se preparait ἃ aller A Putivl, quand il regut une lettre d’Alexis datde du soir du A avril, dans laquelle il &tait invit& ἃ retourner ἃ Moscou, l’empereur ayant eu le a [9] AVANT-PROPOS. 9 vendredi saint dans l’eglise une discussion avec le patriarche Nicon, sur V’attitude de ce dernier vis-A-vis de lui. Macaire quitta Bolkhov le mereredi apres Päques et descendit au couvent de Saint-Cyrille qu'il avait habit& durant son s&jour ἃ Moscou. Il s’y trouvait quand vint une ambassade d’Etienne, prince de Moldavie, pour faire acte de soumission ἃ l’empereur de Moscou. Gelui-ei l'accepta, apres avoir consulte le patriarche d’Antioche. Le dimanche de la Samaritaine, Macaire, sur l'invitation du patriarche Nicon, se rendit A la cathödrale pour participer ἃ la conseceration de Joseph, archevöque d’Astrahan. La messe finie, il retourna au couvent, accompagn& de Nicon. Il partieipa plus tard ἃ Moscou ἃ un synode oü fut discutee la question du bapteme des Polonais. L’empereur, devant partir pour une expedition contre les Polonais, demanda la benedietion du patriarche Macaire. Apres avoir atteint une dis- tance de quarante verstes de son couvent et cinquante verstes de la ville, l’empereur &cerivit au patriarche une lettre autographe qu’il signa « votre pere spirituel, l’empereur Alexis ». Le dimanche apres l’Ascension, Macaire c&lebra une messe dans la cathe- drale avec le patriarche Nicon. Il en fut de m&me le jour de la Pentecöte. Le patriarche Macaire et le patriarche Nicon consacrerent une &glise selon le rite grec. A cette occasion, ils &changerent des cadeaux consistant en images et en ornements sacres. Le mercredi suivant, le patriarche Macaire fit ses adieux ἃ Nicon, quitta Moscou le jeudi 29 mai, accompagn& de soldats, dans une voiture dont l’empereur lui avait fait cadeau. Le jeudi 12 juin, il arriva ἃ Putivl, distant de cing cents verstes, quinze jours apres son depart. Lä fut cölebr6e une messe le troisitme dimanche apres la Pente- cöte. Le patriarche quitta cette ville le 16 juin. De Putivl, passant par Korop, il se dirigea vers Kiev οὐ il arriva le samedi 28 juin. Il fit visite au mötropolitain de Sophia qui s’y trouvait. Paul y vit le portrait du patriarche Joachim d’Antioche. Le mardi, Macaire prit conge du meötropolitain et se rendit le soir au couvent de Petcherska ou il resta jusqu’au lundi, puis il partit dans la direction de la Moldavie en passant par differentes villes et de nombreux villages, dans lesquels il s’etait arröte la premiere fois. Il arriva le vendredi 15 aoüt A Räscov, qu’il quitta le lundi suivant. * ἘΣ Le jeudi 21 aoüt 1656, le patriarche traversa le Dniester et entra ἃ Jassy le 23 aoüt. Le lundi 1° septembre, il &tait encore ἃ Jassy (le prince de Moldavie &tait Georges Etienne). Macaire y resta jusqu’au mercredi ὃ octobre, jour de son depart pour la Valachie. | 10 ες ΑΥ̓ΑΝΊ-ΡΒΟΡΟΒ. [10] Le dimanche 19 octobre, il arrıva ἃ Focsaui et le lundi passa ἃ Rämnie. Le vendredi 24 octobre, le metropolitain du pays, Etienne (1648-1668), ainsi que les boiars, sortirent ἃ sa rencontre et en cortege le conduisirent au couvent de Stelea ou il avait deja τό reeu pendant son premier sejour ἃ Tärgoviste. Le patriarche visita les couvents, les eglises et les villes les plus impor- tantes du pays : le couvent Gurtea de Argech, le couvent et la ville de Campulung, les couvents de Cozia, de Dintr'un lemn, de Bistrita, de Arnota, de Crasna, de Strehaia, de Gura-Motrului, de Täntäreni, la ville et le palais de Poiana, de Filias, de Craiova, les couvents de Bucovät, de Jitianu, les villages de Brätäsani et de Bräncoveni. ll celebra la föte de Päques en Valachie. Puis il visita la grande ville de Bucarest, le village et le palais de Dobreni le 1" septembre 1657, ensuite le couvent de Comana, le village et le palais de Värästi, les couvents, de Negoesti, de Plätärästi, de Caldärusani et de Snagov. Macaire participa au plus grand &venement de l’eEpoque, le detrönement du prince Constantin et l’avenement au tröne du prince Mihnea. Il se retira a Cämpulung ἃ la suite des evenements qui se produisirent dans le pays : l'incendie de la ville de Tärgoviste, etc. Le patriarche cel&bra ἃ Bucarest les fötes de Päques, de l’Ascension et de la Pentecöte. Paul d’Alep deerit ensuite les differents endroits ou le patriarche et lui se sont rendus pour obtenir des subsides. Le 1° septembre 1658 le patriarche etait ἃ Pitesti. Le depart de Bucarest -eut lieu le 9 septembre. La description du cou- vent de Slobozia lenachi, l’arrivee ἃ Galatz, et d’autres &venements historiques comme l’invasion des Tatares en Hongrie, la revolte de Hassan Pacha, οἷα... sont decrits en detail. L’arrivee ἃ Galatz eut lieu le vendredi soir 17 septembre, et le depart le 13 octobre 1658. Ἀ "κ Le patriarche arriva par bateau ἃ Ismail et de la par la mer Noire, passant par Constantsa, Varna, ete... atteignit Sinope (parcourant ainsi une distance de mille quatre cents milles selon le calcul des geographes) le premier jour du caröme de Noöl (16 novembre). Il y [δία l’Epiphanie. Il quitta cette villele samedi matin, dernier jour de janvier, passa par Tocat, Sivas, Cesaree, que Paul d’Alep deerit minutieusement, et, traversant l’Asie Mineure, il arriva au fleuve Djihan et dans la ville de Zeitoun. Il ne eelöbra pas la föte de Paques, hätant son voyage pour arriver ἃ Damas. Il passa d’abord par Killiz et arriva le jeudi soir 21 avril 1659 ἃ Alep ou il [αὐ regu par le mötropolitain de la ville et salu& par Kyr Melece, meötropolitain de Tripoli, Kyr Nicolas, "ἦν ΝΣ & Ξ Ξ [11] AVANT-PROPOS. u metropolitain d’Akkar, Kyr N&ophyte, m£tropolitain de Laodicde. Les habi- tants d’Alep porterent plainte contre leur mötropolitain qui s’etait mal conduit ἃ leur &gard pendant l’absence du patriarche. Macaire quitta Alep le 21 juin et arriva ἃ Hama, puis ἃ Homs ou il [αἱ recu par le mötropolitain de cette ville (un second Arius, d’apres le dire de Paul d’Alep). Enfin il arriva le vendredi 1° juillet 1659 a Damas oü le metropolitain de Sidon (Saida), celui de Beyrouth, celui de Baalbek et celui de Tripoli vinrent le saluer. Le patriarche visita le couvent de Sednaya, le 1 septembre. Il pr¶ le saint chreme pendant la semaine sainte. Paul d’Alep donne la description detaill&e de cette pr¶tion. Un &venement important eut lieu : ce fut la convocation d’un synode destine ἃ juger le metropolitain de Homs, Ibn Amich, pour certains delits graves. Melece, mötropolitain de Tripoli, Philippe, metropolitain de Beyrouth, Jer&mie de Sidon, Nicolas d’Akkar, Neophyte de Laodicee, Gerasime de Zab- dani, Gregoire de Hauran et tous les pretres de Damas y participerent. Apres un s&jour d’un an et quatre jours ἃ Damas (du “ἢ juillet 1660 au 4 juillet 1661), Macaire se rendit le 5 juillet au couvent de Sednaya et visita le dioc&se. Il revint ἃ Alep le 7 mai, apres avoir celebr& les Päques ἃ Hama, oü il consacra Neophyte comme metropolitain. Le reeit de Paul d’Alep se termine ἃ la date du 15 juillet 1661. En resume : Macaire commenca le voyage le jeudi soir 9 juillet 1652. Partant de Damas, il arriva ἃ Constantinople le 20 octobre 1652. Il resta dans cette ville jusqu’au lundi soir aprös l’Epiphanie, puis ils’embarqua et arriva ἃ Constantsa le dimanche apres midi. Le mereredi 12 janvier 1653 il quitta Constantsa et le lundi 17 janvier apr&s-midi arriva ἃ Galatz, qu’il quitta le mereredi. Il arriva ἃ Jassy le mardi soir 25 janvier, le 22 novembre il alla en Vala- chie, puis passa en Moldavie le 27 mai 1654; le 6 juin, il quitta Jassy pour se rendre dans le pays des Cosaques. Le samedi matin 10 juin, il traversa le Dniester et debarqua ἃ Räscov. Il passa ἃ Kiev, puis a Moscou et retourna par le meme chemin a Räscov, le 15 aoüt 1656. Le 23 aoüt il entra ἃ Jassy. Le dimanche 29 octobre 1656 il arriva ἃ Focsani et le lundi passaä Rämnie, visita la Valachie pour la deuxieme fois, et partit par Galatz en Orient, le 13 octobre 1658. Il s’embarqua pour Sinope, 'traversa l’Asie Mineure et entra ἃ Damas le vendredi 4° juillet 1659. Le reste du temps, il l’employa ἃ visiter son diocese et ἃ regler les affaires qui etaient en retard par le fait de sa longue absence. Le manuserit en ᾿ς donne des relations jusqu’au 15 juillet 1661. 12 AVANT-PROPOS. [12] 1° La chronologie et la correspondance des heures. Pour son reeit, Paul d’Alep emploie l’annde eccel&siastique qui commence par le mois de septembre et compte les annees de la cröation du monde ἃ la maniere grecque, 5508 ans de la creation jusqu’a Jesus-Christ, plus les annees apres la naissance du Christ. Pour savcir la date correspondante, il faut deduire des anndes mentionnees par lui, 5508 s’il s’agit d’une date avant le 1” septembre, et 5509 pour une date qui d&passe le 1" septembre jusqu’au 1° decembre. Pour les heures de la journee, il se sert de la methode employee par l’Eglise, empruntee au Nouveau Testament et en usage en Orient. Voici le tableau comparatif des heures : Les heures ' Les heures Les heures Les heures oceidentales orientales. oceidentales orientales. 6..Matin ee Re 12 ὃ ΒΟΟΣ a RE 12 Ro. Ro BE an HE 1 DR ne! a ὃ 1 Be ee ee re 2 Be Se NE ΤΑΝ ἘΝ EEE NIEREN MR 3 9:nUI Re ee re 3 ΣΝ ΚΣ Er Sn A 10. τ το ee ee 4 VI EN Re le Be 5 A Re Pen ΤΣ σα οἱ ὃ Δ ΤΩΝ ee τ 6 12m ini 6 ASapres-nNdie re Se: 7 EN RERTORENEITEN ED: Oro 7 REN EDER Nr Dr ὃ De ee 8 > Orr τ. 9 Een ET es 9 ER RE oe τα 10 Rn ter: Co 10 N OA euere 11 δ ἐς τ = 11 Voici les noms des mois employ6s par Paul d’Alep avec leurs correspon- dants dans notre calendrier : Ποὺ] Jb! septembre Tichrin elaoual IN ps oetobre Tichrin essani ei rm novembre Kanoun elaoual et ων ϑ' decembre Kanoun essani e. δ janvier Ichbath Lil fövrier Adar 9] mars Nissan ls avril Yar ‚LI mai Haziran sine juin Tamouz 2 Juillet Ab oo] aoüt. [13] AVANT-PROPOS. 13 Le nombre des jours est compt&e comme dans le calendrier julien : mois de 30 et 31 jours; le mois de fevrier de 28 et 29 jours selon que l’annde est bissextile ou non. 9% Les manuserits et leur valeur. Nous connaissons des copies en entier et des fragments de copies du voyage du patriarche Macaire d’Antioche, sans connaitre l'original. Les copies sont : 1. Le manuscrit de Paris, conserv& ἃ la Bibliotheque Nationale sous le n° 6016. 2. Le manuscrit de Londres, conserve au British Museum sous le ἢ" 802- 805. 3. Le manuserit de 1700, conserv& au Musee Asiatique de Leningrad sous le n’ 33, dans la collection du patriarche Grögoire IV d’Antioche. 4. Le manuserit qui se trouve ἃ Moscou dans les archives du Ministere des Affaires etrangeres, copie sur le manuscrit de 1700, en 1859. 5. Le manusecrit du Musee Asiatique de Leningrad, autrefois ἃ l’Institut des Langues orientales, copie sur le manuscrit de 1700, en 1847. 6. Le manuserit de la Bibliotheque Publique de Leningrad, copie aussi sur le manuscrit de 1700, en 1849. 7. Le manusecrit d’Alep, qui se trouve aujourd’hui ἃ Alep. 8. Le manuserit incomplet appartenant a A. E. Krimski, qu’il a acquis du couvent de Sednaya, mentionne par Mourgos dans son ouvrage '. 9. Le manuscrit vu par Senkovski ἃ Aintour dans le Liban, chez Arid, manuserit ecrit en caracteres syriaques, comme c’est l’habitude chez les Maronites. Cette information est donnee par Mourgos et par Archiva Romä- neasca. De ces neuf manuscrits nous en connaissons sept, les deux autres sont sans grande importance : un etant un fragment, l’autre, d’ailleurs introu- vable, ecrit en caracteres syriaques. Des sept autres manuscrits, trois &tant des copies du manuscrit de 1700, n’ont pas une grande valeur scientifique. Il reste done le manuscrit de Paris, celui de Londres et celui de 1700. Etant donne que Mourgos a fait sa traduction sur les trois copies du manus- erit de 1700 et qu’il signale des lacunes qu’il comble d’apres la traduction anglaise de Belfour ἢ, les trois manuscrits done sont incomplets. Celui de 1700 sur lequel ils ont ὀϊό copies est aussi incomplet et ne peut servir ἃ grand’chose. Nous avons compar6 le texte du manuscrit de 1700 avee 1. Iyremreersie aurioxiiickaro warpiapxa Marapin 8} Poccim BB ΠΟΠΟΒΗΗΒ XVII s&eka. Mocksa 1896, V, p. 177 seq. 2. Belfour, The Travels of Macarius patriarch of Antioch, London, 1829-1836, 2 vol. 14 AVANT-PROPOS. [14] celui de Paris et cette comparaison prouve l’infsriorit® du manuserit de 1700. Le manuscrit de Londres, d’une tres belle &eriture neskhi, est aussi plein de lacunes, consistant en l’omission des textes grees et arabes. D’apres la comparaison que nous avons faite, le manuscrit a de nombreuses fautes d’or- thographe, ce qui en rend la lecture diflicile. Le manuscrit de Paris reste seul. Il sert de base A notre travail; nous le croyons le plus complet et sans beaucoup de fautes. Il serait trop long de faire ici une comparaison detaill&e des manuserits que nous avons indiques. C'est l’objet d’un travail ἃ part!. Le manuserit ἢ“ 6016 dela Biblioth@que Nationale de Paris, contenant le voyage du patriarche Macaire, forme un seul volume. La reliure en cuir, sans ornementations importantes, est moderne, faite plus tard que le manuserit, qui date probablement de la fin du xvır sieele. Il contient 311 folios en eeriture neskhi sur papier ordinaire. La feuille comprend 22 centimetres de long sur 15 centimetres et demi de large. Le texte comprend 16 centimetres trois quarts de long sur 11 centimetres un quart de large, avec 25 lignes ἃ la page. Au commencement, sur la premiere feuille, on trouve : „äs'} „sl a5 19 deux fois, avec la signature probablement ——= Se, puis sur le premier folio, le numero du manuserit 6016 ajoute par la bibliotheque au moment de l’acquisition, et ἃ cöte quelques mots indechiffrables. Le premier folio verso commence par les mots : Salt 4} et le folio 311° finit par ul Δ 55 0}. Selon la place que la description occupe dans le manuserit, il peut se par- tager en plusieurs parties : 1° L’introduction et l'histoire abr&g&e des patriarches d’Antioche depuis Theodore Balsamon jusqu’a Macaire, son ministöre comme me&tropolitain d’Alep et patriarche d’Antioche, jusqu’ä son depart pour Constantinople (OL FAR-IANE): 2° Le depart d’Antioche, la traversee de l’Asie Mineure, le sejour ἃ Cons- tantinople, le döpart et l’arrivee en Moldavie (fol. 12 =- 28'° ]. 5). 3° La description detaillde de la Moldavie (fol. 28” 1. 6 — fol. 501. 5). 4° Le recit du s&jour en Valachie (fol. 501. 6 — fol. 6%" 1. 14). 5° Le voyage dans la petite Russie jusqu’ä Kiev et dans la grande Russie jusqu’a Moscou, Novgorod et leurs environs, le retour ἃ Kiev et en Mol- davie (fol. 64" 1. 15 — fol. 262° 1. 8). 1. ΟἿ. Basile Radu, Voyage du patriarche Macaire, etude preliminaire, Paris, 1927, p- 17 864. [15] AVANT-PROPOS. 5 6° L’entree en Moldavie que le patriarche ne fait que traverser, puis la description de la Valachie (fol. 262" 1. 9 — fol. 293" 1. 1). 7° Le voyage de Galatz ἃ Sinope, puis ἃ Unieh, la traversöe de l’Asie Mineure, l’arrivee ἃ Damas, l’accueil fait par la population et le elerg6, les dispositions prises ἃ cause de sa longue absence, la visite du dioc£se, etc. (fol. 293"-311"°). le manuscrit est de deux copistes, sans date et sans nom de scribe. Onne saurait aflirmer avec certitude que la premiere partie soit l’original &erit par Paul d’Alep. Il reste ἃ en &tablir l’identitö, d’apr&s les textes &erits par lui, qui setrouvent ἃ Leningrad ou ailleurs. La premiere partie comprend les folios 1"-230', la deuxi&me les folios 231”-311. Les titreset les notes marginales sont Ecrits par le deuxieme copiste ; cela indique que le premier n’avait pas mis les titres, se reservant de les 6crire a l’encre rouge, comme on le voit sur quelques pages : fol. 113", 134°, 135" ete. Le deuxiöme copiste a combl& cette lacune, en &crivant les titres dans la premiere partie ἃ l’encre noire et dans la deuxieme ἃ l’encre rouge. Quant aux espaces libres qu’on observe, les uns doivent marquer la separation des chapitres, par exemple : fol. 4”, 4”, 11 ete...; d’autres sont reserves aux textes grecs ou russes que l’auteur avait l’intention de mettre et dont il a donn& la traduction, exemple : fol. 81", 111” au bas de la page, 112" au haut et au bas de la page, 115“ au haut et au milieu de la page. Lestitresäl'interieur du texte et les noms propres sont &crits ἃ l’encre rouge. La langue employee dans le manuscrit est le dialecte d’Alep, avec beau- coup de fautes de grammaire et de syntaxe, des mots dialectaux, rares, d’au- tres usites par l’auteur dans le sens de l’&poque. C’est pourquoi le texte devient difficile ἃ lire et ἃ traduire. Le lexique est tr&s varie et tr&s interessant. Il contient encore des mots turcs que l’auteur emploie pour certains termes qui ont besoin d’etre expliques, des mots grecs en caracteres grecs, quand il cite des phrases entieres, et en caracteres arabes, des mots parfois estropies, desmots roumains pour lesquels il forme le pluriel selon le type des qua- drisyllabiques de la langue arabe : ‚L5 pl. „ES; οὐ pl. Sol; des mots estro- pies, ex. : „,65,)| pour „Km 0,J! qu’on trouve plus loin, fol. 261°, &erit eorrectement; „L,» (Uman, une ville en Russie) qu'il ecrit plus loin „L,1. I serait trop long de faire une comparaison entre differents mots incorrects que Paul d’Alep emploie dans son ouvrage. * *.x* L’importance de l’ouvrage de Paul d’Alep, si nous laissons de cöte les exagerations de chiffres que nous trouvons un peu partout, reside dans le fait qu’il raconte ce qu’il a vu avec exactitude, parfois en detail, parfois tres Eee E & 16 AVANT-PROPOS. [16] succinetement. La description des &venements historiques, des pays, des rögions, des villes, des villages, des eglises, des palais, des maisons, de ’habillement, des maurs, est faite avec preeision. C’est pourquoi cette ceuvre constitue un document externe de l’epoque d’un tres grand interet pour l’etude de l’histoire. 3° Les traduetions et leur valeur. Le manuserit du voyage du patriarche Macaire a &te traduit ἃ diverses öpoques sur des manuserits diflerents. De nos jours, nous connaissons des traductions faites sur le texte arabe et des traductions d’apres ces traduc- tions. 1. La traduction anglaise faite par Belfour, The Travels of Macarius, patriarch of Antioch, London, 1829-36, 2 vol. in-4°, d’apres le manuserit de Londres. 2. La traduction russe de tout le manuscrit, faite par Mourgos, IIyre- inecrBie aurioiickaro marpiapxa Marapisı BB Pocci® BB ΠΟΠΟΒΠΗΒ XV Bbra, ΟΠ ΠΟΔΠΗΟΘΘ ΘΓῸ ChIHOM'b APXNTAROHOMB 1laBı1oMB ΔΙΘΠΠΟΝΗΜΈ, Iepe- Bob ©b apaöckaro Mockpa, 1896, d’apres les trois manuscrits de Russie : 1847, 1849 et 1859. 3. La traduction roumaine faite par G. Popescu-Ciocänel pour une partie du manuscrit de Paris, publiee d’abord dans « Buletinul Geografie » An. RRIX, τ ὃ Bucarest. Les traductions faites sur les traduetions anglaise ou russe sont frag- mentaires. En dehors de celles qui sont mentionnses par Mourgos, pour la partie concernant la Moldavie et la Valachie, nous avons les traductions sulvantes : 1. La traduction roumaine du premier voyage en Moldavie et en Valachie, faite d’apres Belfour, par l’'historien roumain B. P. Häjdau, dans la Revue « a Istorieä », 1", 59-111, Bucuresti, 1865. 7 La traduction de ἃ. Negruzzi, d’apres Salaviev — qui ἃ son tour l’a faite we l’anglais — sous le titre : « Cälätoria arabului patriarh Macarie de la Alep la Moscva, prin Moldova si Tara Romäneasca », publiece dans la Revue « Archiva Romäneasca », Iasii, 1862, editiunea a doua, p. 140-164, tres incomplöte. 3. La traduction roumaine d’Emilia Cioran, faite d’apres Belfour sous le titre : « Cälätorille patriarchului Macarie de Antiochia in Tärile Romäne 1653- 1658 », Bucuresti, 1900. Cet ouvrage contient le premier voyage du patriar- che en Moldavie et en Valachie, reproduit d’apr&s la traduction de B. P. Häjdäu, avec certaines corrections, et son deuxi&me voyage en Moldavie et en Valachie, apres le retour de Moscou, fait sur le texte de Belfour. ὃ 1 ᾽ [17] AVANT-PROPOS. 17 D’apres la comparaison que nous avons etablie, ces traductions n’ont pas une tres grande valeur, parce qu’elles sont faites seulement sur certains manuscrits qui, eux-m&mes, n’ont pas une valeur certaine. La traduction de Belfour abonde en lacunes et en fautes de traduction, concernant l’identification des noms propres, des termes ecel&siastiques employ&s par l’auteur assez fr&quemment pour la description qu'il fait: en un mot, il a laisse de cöte les diflicultes serieuses qu’il rencontrait dans le texte et les passages qui lui paraissaient inutiles. La traduction de Mourgos est meilleure sous tous les rapports. Le traducteur s’est efforce de rendre tout le texte; mais, comme il utilisait des manuscrits contenant des lacunes, il fut oblige de traduire d’apres Belfour les passages qui lui manquaient, croyant que celui-ci donne dans certains endroits la traduction entiere du texte arabe. Ainsi s’explique pourquoi les lacunes que nous trouvons dans la traduction de Mourgos sont aussi nom- breuses que celles de la traduction de Belfour. Il a utilise seulement les manuserits mentionnds par nous, sous les n° A, 5 et 6, manuscrits abr&ges, negligeant le manuscrit de Londres qui, en depit de ses lacunes et de ses fautes, represente un instrument de travail utile pour la comparaison, de m&me le manuscrit de Paris qui &tant complet et bien erit est un instrument de travail plus pr&cieux encore. La traduction roumaine, faite par G. Popescu-Ciocänel, pour le commen- cement du reeit, jusqu’ä l’arrivee du patriarche ἃ Phanar dans la ville de Constantinople, et pour la derniere partie du manuscrit concernant la fin du voyage en Valachie, quand le patriarche fut de retour de Moscou, est sans valeur, parce que l’auteur, sans parler de ses fautes de traduction, identifie tres mal les noms propres et ne connait pas les termes employes par Paul d’Alep dans ses differentes deseriptions. Il passe sur les diflicultes d'une maniere trös l&göre, de sorte que sa traduetion ne peut &tre d’aucun secours aux historiens. Le texte arabe de ce voyage n’a jamais &te publie, peut-&tre pour le motif que l’original n’a ὀΐό trouve nulle part. Les traducteurs, n’ayant eu que des copies contenant des erreurs et des lacunes constatees par eux-memes, n’ont pas os& entreprendre un travail qui, au point de vue scientifique, n’aurait eu aucune valeur. Constantin Bacha a publie un fragment du manuserit de Paris, collationne avec celui d’Alep, dans un livre intitul6 : ie" vn. Sy! Spin ῳ ἀπὸ PATR. OR. — T. ΧΧΙΙ. — F. 1. 18 AVANT-PROPOS. [18] « Extrait du voyage du patriarche Macaire d’Alep ». Ce livre contient la premiere partie du voyage, selon le manuserit de Paris, onze folios et la der- niöre partie, quand le patriarche retourna ἃ Damas, venant de Russie, selon le manuscrit de Paris, ἃ partir du folio 303” 1. 1 — folio 311"° 1. 10. Le texte est plein de changements ἃ chaque page. L’auteur a voulu corri- ger les fautes d’arabe de Paul d’Alep, supprimer certains mots inutiles et en ajouter d’autres. Il a eu tort, parce que pour donner toute son importance au manuserit on doit le laisser tel quel : au point de vue linguistique, c’est un document remarquable. Le texte que nous publions est celui du manuserit de Paris, collationne avec celui de Londres et celui de 1700. Les notes que nous donnons au bas des pages sont nöcessaires pour P’in- telligenee du texte et de la traduetion. Pour ces notes, j'ai utilise en premiere ligne celles que j’ai trouv6es dans les traduetions susmentionn6es, et d’autres tirees des ouvrages &critsen roumain et en francais par M. N. lorga, professeur ἃ l’Universite de Bucarest, et qui forment, pour la partie du voyage en Moldavie et en Valachie, de pr&cieux instruments d’information. Basıile Raprv. Paris, 29 decembre 1926. ῈΞ Io, N IN TAN ϑ ΑΝ : al LK lasyy N us ale za May Sul ὦ ΔΝ αὐ Λυρῦὶ Sal GA Izaey 1i 1941 ἐμ LE Wen νὰ Sl elnkal »El tal > ll) Gola Just; ala gl τσ u ως οὐ "Ὁ Οὐ" „u u ee Calss νὸν Je gl al nis ml ii Sy Or] ee ὦν Al u) el ae IE Am sl on lau) N ud El τ 5]. οἱ μὰ E92] RR ESP BREIT) EUER SL EN οὐυθο, SIR BER) 1. L om. „as; add. : σοί ρο! als, a. Le manuscrit de Lgrd de 1700 omet le titre. Dans une des copies conservees au Muse Asiatique sous le n’ 932 on trouve le fire: a1 01. NEN us. — 2. Lgrd 1700 om. Uas, ;. δ᾽ Ian IS | (2,9 "Au nom du Dieu unique, eternel, sans commencement et perpetuel Nous lui demandons secours. INTRODUCTION I. — Morırs DU VOYAGE. Louange ἃ Dieu qui a orn& le ciel et l’a @leve sans colonnes, qui a etendu la terre et l’a faite pour l’habitation des hommes et pour la croissance des fils de notre pre Adam, de sorte qu’ils sont devenus des peuples innom- brables et s’y sont multiplies. Ils y ont construit des villages, des villes et des cit6s dans chaque climat, contree et region, au sud, au nord, ἃ l’orient et ἃ l’oceident. Louange digne de sa souverainete et qu'il convient de pr&- senter ἃ sa divinit toujours, en tout temps, continuellement, perpetuelle- ment et dans tous les siecles. Ensuite, moi, humble serviteur, celui des hommes qui a le plus besoin de la misericorde de Dieu mon Seigneur, Paul, appel& archidiacre ou diacre orthodoxe d’Alep, j’etais fils legitime du pere le plus distingue, le plus saint, le trös honore et tres estim& Kyr, Kyr Macaire, patriarche d’Antioche, fils Ketol 1EVr ale afol IL NZ. 20 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [20] ds ar a dl Ay a u ee N ae gl ie Jar EN oe bi EAN yeal ὦ ἀν L eb οἷς le Sl all dan Sul 5 u Ge ala οἱ “ς „ls πο Οὐ ϑὶ za ὧν. 8 ὧν 5 Αδαδ le ale σὰ Is 2 Οἱ «lin ah εἰς, „ee el üle es GL ill ἐν Li NN Gin ζλλω ag Ey ya ill El ya] oe Asyl Age ill a oa N as ana aa al, All Lil U Su ἃ u | ben Gb Yo Y Gun Ci Y δ σαν τοῖς ει ee EI pl zes ὦ Ay ul Y LE, AU Ir le δὴν zo Bus SEN sul I Ayla il Au Über) ZSÄN cl οἷς οὐό 1. L habet : Ge du defunt prötre Paul, fils du pretre Abd-Elmasih, El-Protos, connu sous le nom de la famille de Za'im. J’ai ete eleve dans l’intimite la plus continuelle avec lui, et nulle autre compagnie ne me plaisait tant que la sienne, parce que toujours, depuis le temps οὰ je fus sevr&e par la mort de ma mere, il endura pour moi bien des fatigues, et je n’eus autour de moi nul autre qui dissipät mon chagrin. Je me nourrissais de ses paroles r&confortantes, buvant toujours l’eau de ses instructions douces qui desalteraient. Je lui ob6issais en toutes choses, et ou il etait, j'&tais toujours en sa compagnie, tout le temps sans me separer de lui. Lorsqu’il fut elu et devint metropolitain d’Alep pendant douze ans et apres qu'il fut elev6 au siege du patriarcat d’Antioche de Pierre, siege de premier rang, qui est &etabli aujourd’hui dans la ville de Damas de Syrie, il ne cessa de le diriger pendant un certain temps, dominant la situation par ses justes conseils et sa ferme volonte, jusqu’ä ce que la main de la Providence le conduisit ἃ travers des pays lointains, des villages, des iles, non comme un spectateur qui se promene, ni comme un visiteur, mais forc6 par les diflieultes du temps, pouss6 par la necessite et non de son bon gr& et cela lorsque nombreuses 6taient les dettes qui pesaient sur le siege patriarcal, dettes laissdes par le defunt patriarche Eutbyme de Chio. Elles avaient augment6 par l’accroissement de nombreux interöts, au point que les fideles n’eurent plus le moyen de les payer parce qu'elles s’&taient &levdes [21] INTRODUCTION. 2 Se Sole 5} Wal οἷς ng ΟἹ ba SU EES Aa Ten a | N ον} SE a el el, an „al a u Las 5 Als AU le = de y, Kl al ie ΠΝ ul CE ul el u ee ἡ 59». ς 2)» ἣν ΠΡ ΠΡ 2 ge u 2 de! Bi A inc) ΤῊΝ Al) a all Ἐς os Sale ZU, 4. οι] a en ἘΠῚ τ ll el 53 or Au) are πὶ» | Ναὶ ae οἱ ls ae zus re ee 63) ὁ Ογ 6} οἱ τὸ τῷ &5 Als o φῇ 2 5 ἃ οὶ ἘΞ ale]! seh > Se 429 w. se ὧς ἡ ἢ er £,) el “luiy 55 Amy all) yuae A, ie Kell VI, es a 29 En) «599 «ἰδ U US .». ἰδ! zes a ul zul a se 1. L habet:: DE consid6rablement. Il fut rendu perplexe par cette situation precaire et en eprouva une inquidtude intolerable, mais il ne trouva ἃ cela ni remede, ni secours, ni solution. Il se mit ἃ faire eflfort et s’engagea dans la voie de l’endurance *et de la perseverance. Il se proposa de partir et de s’engager sur les routes penibles et difliciles qui menent aux sentiers agr&ables, je veux dire les mers immenses et debordantes, qui ne sont autres que les gens aux vertus elevees et aux caracteres exquis, secourables aux malheureux et genereux envers les suppliants. Ce sont les rois assistes [par Dieu], victorieux, et les princes, les voivodes pieux, celebres par leur vraie religion et leur loyale fidelitt — que Dieu &ternise leur dynastie, conserve eternellement leur empire, aflermisse leur existence et les soutienne dans l’horizon de leur haute situation! [Il voulait] demander ἃ l’excellence de leurs bienfaits et de leur generosite d’acquitter ses dettes et de l’aider ἃ aflermir la religion. J’ai vu en ce temps-lä que je devais etre pour lui un compagnon capable de partager la fatigue et la peine du voyage et de la route. Nous nous sommes pröpares avec l’aide de Dieu et nous nous sommes deeides ἃ partir. C’est alors que l’un de mes amis intimes, vraiment sincere dans son allec- tion et son amiti6 pour moi, le frere respecte, cultive, excellent, honorable, unique de son temps et de son &poque, je veux dire le diacre Gabriel, fils du döfunt Constantin Assäyegh, d’une intögrite et d’une education parfaite, ἘΤΟΙ 2000 EIFOL SIEH 22 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [22] οὐκ ὕπο, Je u ol Οἱ 5, μῶν Ὁ GO a Ge N μὲ A m ie LE iu GV BE 015 0 Ba re EI we Big sbY| SU le u Ὁ AS obeh NY) ns es Ὁ οἱ «οὐδ ὦ ul iu EISEN Ὁ ἐν le se οἱ ll LS EL Ga a μαι μῶν! 65 > ὁ ph se εἰν στον! ia Een u PO EEE ze Ne nn ex Ya. Er Sy san au is Sb I, es I ll se ον as Ba au EI ee Ay El, sale „El Loser οἱ οἱ ass län a) Wels Lats ol ὧδ ae „el Se in Kam bes EU ey lu zu ὦ πῶ gell U ll as > ὁπ üy «Ὁ Ha SE al et tie ὁἱ οἱ Ja τ u EL s las d’une science Sup6rieure, m’exprima le desir de me voir composer une histoire qui contiendrait la relation de notre voyage jour par jour durant toute notre absence, la description des diverses choses des pays que nous devrions parcourir pour que tous pussent contröler l’exactitude des r&eits qu’ils enten- draient ἃ ce sujet et des allusions qui y seraient faites. Je m’excusai aupres de lui, m’avouant incapable d’ex&cuter pareil travail et d&pourvu des qualites qui convenaient ἃ ce but, c’est-ä-dire l’art de la syntaxe et du style et la bonne ordonnance des phrases, que possedent les &crivains de talent, les seigneurs honorables. Je lui demandai de m’exempter de ce qui m’etait impossible, surtout parce que nous voyagions avec fatigue et avec häte. Il n’accepta pas de moi cette excuse, insista dans sa demande et y persövera. Alors je r&veillai mon Energie, je tendis ma main vers le but, non pour me classer dans la liste des historiens, mais pour allirmer les choses nombreuses qu’on niait aux rapporteurs et que personne ne croyait, car on pensait que l'auteur, les rapporteurs racontaient des legendes qu’ils inventaient; je voulais constater de mes propres yeux la verite de leurs r&eits et l’entendre de mes oreilles. De fait, cette v6rite fut confirm&e chez moi, non seulement en partie, mais tout entiere, c’est-A-dire que je la remarquai de mes propres yeux quand nous partimes pour le pays des chretiens. Alors nous vimes tout ce que nous raconterons, c'est-A-dire tout ce que nous constatämes dans le cours de la route et pendant notre s6jour la-bas, jusqu’ä notre retour dans notre pays οὐ nous &cerivimes. Car cela avait toujours &t£ ma preoccupation [23] INTRODUCTION. 23 m οὐὐ Se δ ἰῷ bl LS Lillen “Ὁ: ll (οἱ ge ὁ» el. Y 5 > ὦ LS οὐ «δ᾽ cal sel] © ab wu a we οὐ π Ὁ σε ΠΡ X al τε π'Π Πῶς ον ὁ ἐμ. σοί u) al All a5 Se gel ἐν aus U el ὡς All > als «UV! an all u sl Οὐ ραν, μον οἰ ἢ is 5, 88. a le ae u τὰν a υοὶ er ee de il et N ζῶ Be N N a EN Zn San ul Al Sl 8 οἷο de ls ll eh KAo sl „ls u ὧς Su Δ el 63 ll solijl νὰ gu sa au\aall οἱ. N 5. Ἐπ Gr ge a WI al Ag el 5.3.9 des mon enfance, de lire et recueillir les chroniques. Je les ai longuement parcourues et m’y suis appliqu& de toutes mes forces; j’en ai rassembl& tout ce que jai pu, y employant tout mon zele et mon pouvoir. Je souhaite que cela soit un agr&ment pour le lecteur et un divertissement pour l’esprit, et que le Dieu Tres-Haut soit lou&e par ceux qui l’&couteront * et le liront quand ils auront compris les descriptions, les r&cits interessants qui y sont renfermes, et que les chretiens en retirent toutes sortes de biens. Ils apprendront ce qu'il ya chez ces eroyants de nobles coutumes, leur application ἃ la beaute de la devo- tion dans la plus large pers&verance et leur recherche de la perfeetion dans la pratique des jeünes et des prieres successives, la purete de leurs sentiments religieux, la sinc6rite de leur foi, la droiture de leur conduite, la limpidite et la purete de leurs intentions, de leur conscience et de leur g&nerosite, c’est- ä-dire ce que nous decrirons et pröciserons plus tard : c’est ce que nous avons pu voir de nos propres yeux, puis nous le commenterons. Mais j’ai aime, pour honorer mon pere, ἃ citer d’abord les patriarches d’Antioche qui Pont precede et qui furent dans la ville de Damas de Syrie, depuis-les temps les plus anciens jusqu’a maintenant : nous demandons l’assistance et le secours de Dieu le Tres-Haut Createur, dont grande est la dignite. Il. — TRANSFERT DU PATRIARCAT D’ÄNTIOCHE A Damas. Nous commencerons d’abord avec la direction du Tres-Haut, dont l’ex- cellence est parfaite, par examiner les causes de l’etat du patriarcat dans la ville de Damas de Syrie. Lorsque fut &lu mon appui, monseigneur le μ ΡΣ οὐ νοὶ Ὁ ΤΙΝ 24 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [24] Sa Ken . ὭΣ ἘΠΕ ΠῚ te LS δ Ἐπ οἷ Ca ἘΣ au Mt BT ans e «40! en ὧι ud gu Jen! N al Cl au ar & ri) «οἷ Am Ss a «ἵν gl ee ΩΝ el ὅτι Us 9 zeUl a lo patriarche sur cette ville, comme il en sera fait mention detaillee par les nouvelles connues, je consultai tous les livres du palais patriarcal, puis ceux qui sont dans les maisons des notables chrötiens, pour trouver les causes du deplacement du patriarcat de la ville de Dieu la grande Antioche, ἃ la ville bien proteg6e de Damas. Mais je ne parvins pas ἃ mon but et je ne contentai pas mon desir. Je passai alors ἃ l’examen des ehroniques ancien- ennes, poursuivant le but propos& et recherchant le motif et la cause, jusqu’ä ce que m’apparüt ce que fit le roi Az-Zähir Bibars Al-Boundougqdäri, sultan celebre d’Egypte ', lorsqu’il se dirigea vers [Antioche] en l’an 666 de l’hegire, 1. La Syrie, conquise par les Arabes sous le calife Omar en 635, [αὖ reconquise en 969 par les Byzantins sous Nieephore Phocas. Ensuite elle passa dans les mains des diffe- rents chefs revoltes, puis elle fut conquise en 1084 par les Tures seleucides qui la perdirent pendant la premiere croisade, 3 janvier 1098. On fonda la prineipaute d’Antioche sous Bohemond. En 1187, le Sultan d’Egypte Saladin conquit la plus grande partie de la Syrie. Le 19 mai 1268, elle fut conquise par le sultan Bibars. Aprös, elle passa sous la domination des Mamelouks qui reculerent devant l'invasion de Timourleng. Le sultan Selim I conquit la Syrie, qui depuis cette date resta une province turque. Le territoire conquis par les chevaliers de la premiere croisade forma le royaume de Jerusalem, la principaute d’Antioche, le distriet d’Edesse et de Tripoli. Au patriarcat d’Antioche appartenaient la princeipaut& d’Antioche et les deux distriets et en 1191 on ajouta a la conqu£te 116 de Chypre. Le premier patriarche latin lu vers 1100 fut Bern- hard, ev&que d’Athesie, originaire de Valence, et le dernier fut Christian qui mourut devant l’autel en martyr quand Bibars conquit Antioche. La ville fut oceup6e et les &glises devastees. Les patriarches latins continuerent seulement nominalement. Les patriarches grees, apres Jean IV, residaient ἃ Constantinople ou dans un dioc&se queleonque du patriarcat. Au xır® siecle ils rösidaient probablement en Bithynie. Sous Michel Pal&ologue (1261-1283) le patriarche Euthyme vint ἃ Constantinople. Apres 1268, Antioche eut de nouveau ses patriarches avec la residence ἃ Damas. Le Quien, Oriens Christianus, 11, 756-776. Apres la conque&te de Bibars le patriarcat d’Antioche fut transfer A Damas. Pour cela on tint un synode compos& de chrötiens et de 7 prelats : les mötropolitains de Hauran, de Baälbek, et les ev@ques de Zabdani, de Sednaya, de Ma'aloula, Yabroud, de Qära et un tres grand nombre de chrötiens. Manuscrit du Musee Asiatique de Lenin- grad, ἢ" 29, pag. 180, 1. 20-23. Sur la conquete ottomane cf. Dictionnaire d’hist. et de | [25] INTRODUCTION. 25 ee li ae za ul. de 55 dl BY dan zur u da Sy al di yo se ul N Le 1.0 ὍΝ οἷα Yale del al gs dan χὰ θὲ la) ale zul on (SUSE de 29 US a an Yan UI ac Sy ya ag Le ὁ» ὦ οἷόν ὧἱ gel Is ΟἹ balyl gl AM Ile ol de lb κα me Jul Lule= üb 1,Xus Pants >! I di lag IV οἷς ποθ ne) ἀκ τς Ξ 3 lol) EV ον Js Aleäll, Ομ! Aura m en Ele 2 τ πὶ de lu El a Al ig dem ph ac) Lie ὡς de τοῦ Aal Wall, JUN ὁ elle Int, Gl BES er ΟΣ PER EP rule) Fl nl rl an a AR les Lit “os Yy Vl Ais Y dl al Se Wal κύων de ὦ »Ἱ ἐὼν comme il est &crit dans les chroniques, sans que s’y attendissent ses habi- tants, car ıl vint d’Egypte en häte et descendit au debut du mois de ramadan. Un groupe de ses habitants alla ἃ lui, demanda gräce et proposa des conditions qu’il n’accepta pas et il marcha contre elle. Il la conquit le samedi 7 de ramadan. On.a dit : lorsqu’il descendit devant elle, lui et ses generaux ainsi que ses soldats s'imaginerent qu’elle ne pourrait ötre conquise qu’apres une anne entiere et que son siege serait sans profit. L’arm&e resta trois jours devant - ses murs et voulut installer les balistes pour le siege. Les soldats dresserent les echelles en bois contre les remparts et monterent, mais ils ne trouve- ‚rent personne ἃ combattre. Ils occuperent donc la ville pendant la nuit ἃ linsu de ses habitants. Ils pillörent les biens, les effets, les chevaux, les chameaux, les esclaves [hommes et femmes] en quantite indeseriptible et incal- ceulable. Ils ne recueillirent nulle part un butin aussi riche, et 115 tuerent plus de quarante mille habitants. Ils incendierent ses eglises celebres dans le monde entier, les detruisirent completement, reduisirent en esclavage le reste de ses habitants et les emmenerent en Egypte ou ils trouverent l’ordre, la protection et le bonheur. Une autre histoire dit : ce qui arriva ἃ Antieche et A ses habitants, de dommage et de malheur, les langues ne peuvent le geographie, vol. III, col. 635. Sur le transfert du patriarcat d’Antioche ἃ Damas, cf. Die Ueberträgung des griechischen Patriarchats von Antiochien nach Damascus in XIV Jahrhundert dans laRevue de Paderborn : Theologie und Glaube, 1911, t. III, p. 372- 379, cite dans le Dietionnaire d’hist. et de geogr., col. 631. RR ΠΟ ΘΟΥΡΝ ΚΓ οι γϑὲ 20 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [26] culsg ι 239 {π|τ9 en ἐπ (dal 3,» au > & ὧι ὌΝ ra ala gl. LE εν A αἱ A U A ee τὺ] «οἷ [N 5,2) =? In οἱ δ. ul ls εἰ ΑἹ al Al da us Ni weil U IR 08 Jasyl Als u Οἱ οἱ le st μον DE ὁ» del ol ie auch A il 35. a A ας Sal as 5. Saal ων ed a οἱ us Ss) Jin SUN Su τ Sin lg a ὦ ἴα] ἐς ον μὸ ma I El τὰ Can rar rl plug Ma line οἱ κῶς 5 A) ὅλ E55 eis da ul π᾿ Opus ἀζω Sl sy da ζω ἘΞ n ὦ 55... -λ a οὖν! u di ἽΝ Re ἘΠ τ ale & ey kin EN Se en Gy 1. L habet : ἘΠῚ ΝΝ deerire, ni les manuscrits les contenir, * parce que le [vainqueur] a ἀόραββό toutes les bornes en frappant la ville, en la detruisant, en chassant ses habitants, en ruinant les &glises et en rasant les vestiges, en dispersant les chrötiens tant en Egypte que dans d’autres pays. Nous en avons assez dit läa-dessus pour la convietion du lecteur. Pour ces raisons, je fus convaincu que les chretiens n’eurent plus la force d’y retablir le siege du patriarcat selon l’usage habituel, et il me parut evident que la cause de ce deplacement provenait de cette situation troubl&e. Lorsque je fus arrive ἃ la certitude apr&s beaucoup de peine et-de travail, une autre decision fut renouvelede en moi et je redoublai d’ardeur, je cherchai ἃ savoir qui [αὖ le premier des patriarches ἃ Damas. J’esperais trouver une histoire continue et detaillde οὐ serait mentionnee la succession des divers titulaires et la dur&e du s6jour de chacun d’eux. Je ne l’ai pas encore rencon- tr6e, mais j’ai vu des histoires separdes dans leslivres anciens et veridiques, qui contenaient la mention de tous, ladurde du gouvernement de chacun d’eux jusqu’ä notre &poque, et leur totalite, je veux dire de l’annde 6874 d’Adam ἃ l’annde 7156 de la er&eation du monde, l’annde ou mon pere fut elu patriarche. Je me suis eflorc& de r&unir ces parties separdes, d’en faire une histoire con- tinue et exacte. J’ai done presente avec soin dans le recueil la mention des premiers patriarches d’Antioche depuis saint Pierre, chef des apötres, jusqu’ä Elie et Christian ', patriarches latins, qui furent patriarches ἃ Antioche, lors- 1. Sur Rlie et Christian, ef. Le Quien, Oriens Christianus, vol. Ill, col. 1161-1162. ξι ὅν A we ι m, Sk Fi ὐονδδυς Eon [27] INTRODUCTION. 27 ao da Gl all RR & a ge er ἰ 95: [πὶ «sl «5 ‚IL, | lo Bel ad τ. a Is μ a Ans Ir ΠΣ a) Ἵν Ἔ = τς «᾽ ἀς Br τὴν ugılal a > = u) Br m ne Isle Aw au «δ en us Lig lei 5 bin Lues 36 al Bol «δ᾽ ἜΣ ET en N un οἷς ΠΣ sub; δε ὅλο SL, lass bie N N An ὦ Rs «δ᾽ en) 5: ᾽ BISPN LTR 3% ange] Ya ig) & - Y) en ala 3 es & ν et οἷς ..5.}.} SE au 155 US all AU] τ 98 αἱ “Ἢ Pen elule SR τ Ξ- or Br» el us te us Se Us 2) Er el ae 0 a N 1 5 I amd! All 1. L habet : ...95}}}9- — 2. 1, habet : a, — 3.L add. Ὁ. quelle fut conquise par les europeens frangais en l’an 1274 de I’Incarnation divine et dans l’an... de la creation du monde. Et apres eux, lorsque les musulmans conquirent la ville d’Antioche comme le mentionnent les histoires de l’Eglise que nous avons traduites du latin, on π᾿ ἃ pas connu les patriar- ches qui y siegerent, except& quatre qui sont : Theodore Balsamon ', men- tionne dans le code des canons grecs, d’abord diacre et bibliothecaire de Sainte-Sophie, la grande eglise de Constantinople, et apres un certain temps elu et consacr& patriarche sur la tres grande ville de Dieu, Antioche, et sur tout l’Orient, puis Joachim en l’an..., ensuite Hierothee en l’an..., enfin Athanase en l’an... * Apres ceux-lä nous n’avons pu r6tablir l’histoire des Ἢ patriarches d’Antioche, ni avec les chroniques europ6eennes, ni avec les greceques, ni avec les arabes. Leur fin eut lieu le jour de la conquöte du roi Az-Zähir, comme nous l’avons mentionn& pour la ville d’Antioche. Depuis cette &poque, les informations manquent completement, parce qu’il n’a pas paru un nouveau chroniqueur pour continuer l’histoire des savants de la religion chretienne, tout cela par suite des nombreux soucis et chagrins de la eaptivite et de la misere qui frapperent les chretiens. J’ai vu cela ala fin 1. Theodore IV Balsamon dans Le Quien, op. cit., vol. Ill, col. 763. Il occupa le siege du patriarcat d’Antioche entre 1185/1191 — apres 1195. Dietionnaire d’histoire et de geographie, vol. III, col. 699. — 2. Hierothee, Le Quien, op. cit., vol. Il, col. 76. Joa- chim 1°, Le Quien, op. cit., vol. II, col. 76. Dans le Dict. d’hist. et de geogr., ces trois patriarches sont omis, parce qu’ils n’ont pas de dates (col. 699). tolles ve: Ἢ ΤΟΪ 5: νος 28 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [38] ΠΝ ey 8. ee 0125 ao ala SYS ol Eee ον Sc Gi Sl Al a5 Abs Al wol ir ll 5 de N he Sy a νι Ὑ ΟὟ ταῦ ὦ» Sa δῶν! χοᾶ (Ὁ. παρ ame οἰσι Auıs US Smany ee. DEI an οὐ ὐὖ] N zn un Bye is ὦ» dal ὦ lisa as Ua Ihn Ay cl Lin ἴδον Ἰὰς. Las (09 SL 1. L habet : a. d’un ancien livre « la grande Encyclopedie » faisant partie des livres de Qärä, 6crite par le moine Pimen ἃ Damas, qui l’avait termine le 18 avril de l’an 6724." d’Adam qui correspond [dans le comput] des Arabes ἃ la fin de Dhoul- Hiddjat de l’an 604, c’est-A-dire au temps du grand patriarche Simeon d’Antioche'. Voilä ce que j’ai pu r&unir dans les livres d’histoire de l’Eglise et ce que nous avons trouv6 dans nos livres et dans les histoires des Latins. J’ai reuni tout cela et en ai fait un livre ἃ part pour instruire tous ceux qui le consulteront, parce que je ne puis ici le reproduire, de peur de sortir du sujet que nous nous proposons. III. — Histoire DES PATRIARCHES D’ÄNTIOCHE. En ce qui concerne le premier patriarche qui a röside dans la ville de Damas de Syrie, jai vu dans certains livres du palais patriarcal une tres ancienne histoire &crite par le feu patriarche Michel. Il dit ceci:: 1. Const. Bacha donne quelques dates sur les trois patriarches que Paul d’Alep laisse sans date : Balsamon resida ἃ Constantinople et mourut en 1202; Joachim de m&me jus- qu'aux croisades en 1204, ensuite il partit pour Nicde, vint ἃ Antioche et y resta jusqu’en 1212, sous la protection du prince Boh&mond IV. Hierothee suivit Joachim et resida A Nicee avec le roi et le patriarche de Constantinople. 1] mourut en 1220. Athanase qui fut avant Balsamon resida ἃ Constantinople et vint ἃ Äntioche en 1161 pour bönir le mariage de l’Empereur grec Emmanuel avec la sur du prince d’'Antioche Bohemond III et resta a Antioche jusqu’en 1170 lorsque des grands troubles eurent lieu dans cette ville (di, p- 13, note 1). [29] INTRODUCTION. 29 Eu ol ir SA a! ws & gytel Iyel er Wal AS ee ee lese lie er üb U MW EL οὐ Bye Ile rue ἀπ „lo sa zul ll a Sul ol alil Sy u a u el en 1. L habet:: Jr. > « Debut de l’installation du patriarcat ἃ Damas la bien gardee. « Lorsque le patriarche Ignace ' mourut ἃ Chypre, fut installe patriarche apres lui Pacöme ? mötropolitain de Damas. Il y siegea pendant deux ans et fut depose. A ce qu’il semble, c’est lorsque le roi Az-Zähir fit sa conquete, que Ignace s’stait enfui d’Antioche ἃ Chypre ou il mourut comme il a ete dit. » Mais revenons ἃ notre sujet. Apres Pacöme, Michel® devint patriarche en l’an 6877 de la creation du monde. Il resta sept ans et mourut le 17 aout l’an 6881 de la creation du monde. Pacöme s’installa patriarche apres lui. Il resta deux ans et fut 1. PourIgnace, cf. Le Quien, Oriens Christianus, vol. 11, col. 766; Dietionnaire d’hist. et de geogr., vol. III, col. 699, qui-le met sous le nom de Ignace Illavant novembre 1344- avant 1359. En ce qui concerne sa fuite ἃ Chypre, Const. Bacha dit que le recit de Paul d’Alep est faux, parce qu’il participa en 1341 au synode de Constantinople contre Gregoire Palamas. Cela resulte de l’epitre lue par le metropolitain de Tyr au synode qui s’est tenu en 1851. Il vivait encore et fut expulse de Constantinople sur l’ordre de Jean Cantacuzöne. Il mourut en exil et n’alla pas ἃ Chypre qui etait soumise aux croises Sa p. 15, note 1). — 2. Pacöme, connu sous le nom de Pacöme I, occupa le siege du patriarcat d’Antioche trois fois : 1° avant 1359-1368; 2° aoüt 1375-milieu 1377; 3° avril 1378-19 dec. 1386. Dietionnaire d’hist. et de geogr., col. 631 et 699. Cf. Le Quien, op. cit., 601. 767-788. Iei il faut une petite rectification en ce qui concerne la date de 19 decem- bre proposee par M. Karalevskij dans le Dietionnaire d’hist. et de geogr. Il s'agit de la lecture d’apres les manuscrits de Paris et de Londres qui est : μον = change en gel &2 — 19, mais en realite c'est 9 decembre. — 3. Michel I” occupa le siege de 1368-17 aotıt 1375, Dietionnaire d’histo’re et de geogr., vol. III, col. 631 et 699. Le Quien, op. eit., col. 767. D’apres la date indiquee par Paul d’Alep, 6881, comme l’an du deces du patriarche Michel I, en retirant 5508 parce que nous sommes avant septembre le com- meneement de l’annde ecelesiastique, il nous reste 1373, mais d’apres la duree de son - patriarcat qui est de sept ans, il faudrait admettre la date de 1375. 80 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [30] bl ld Anl > μ᾽ [3] slin gi ἕν By rs U m Le ol e «δ᾽ lg ie ρὲ. Sins © mei IN 58 JE ae ee a Jon ri gu DE sat gb Ei 2,5 all an „los υὐ ὁ (5 δ οὐ Φσ5 οὐ. aber Fl ρα. al sh A εῷ Ἂς SE ἀν EYE ante ΕΘΝ τῷ ee en oe Ole Plan null U Any lg „as Au JENSEN gas aa an uses SE AL or leg aus βαρ. Ya ar Ale in gr Ὁ αὶ sl 50 Li u NA ee all dog 1. L habet : „Sy. — 2. Lgrd 1700 habet : u; quelques lignes plus bas, nous lisons correetement κα, — 3. L habet : le. Ξε 4. L habet : kur) στ habet : bl. — 6. L habet:: sr. depose aussi. Puis vint le patriarche Mare' de Constantinople ἃ Damas. Il resta deux ans et mourut le 10 avril l’an 6886 de la er&ation du monde. Apres lui, Pacöme devint patriarche. Il mourut le 9 decembre de l’an 6895. Niles® devint patriarche apres lui. II mourut le 11 janvier en l’an 6903. Puis fut install& le dernier patriarche Michel’, fils de Michel le metro- politain de Bosra, le dimanche 7 fevrier de l’Enfant Prodigue en l’an 6903 du monde, seize jours apr&s la mort du patriarche Niles, six ans et un mois apres la mort de son pere Michel, metropolitain de Bosra, et vingt et un ans et demi apres la mort de son oncle Michel, patriarche d’Antioche. Il est l’auteur de ces informations et les a crites de sa main. Il a vu ce qui se passa sous Tamerlan qui pilla ses ornements, les objets mobiliers et l’argent de l’eglise. 1. Mare I" occupa le siege du patriarcat au milieu de 1377-10 ἀντὶ! 1378. Dietion- ς naire d’histoire et de geogr., col. 631 et 699; cf. Le Quien, op. cit., qui l’appelle Mare Il, vol. II, eol. 767. On voit done qu’ici les dates sont donnees d’apres la traduction russe de Mourgos. — 2. Dans les deux manuscrits, il y a une erreur de copiste, car nous lisons Niles. D’apres le texte il s’agit d’une seule lettre mal faite, 5% la place de IM occupa le siege patriarcal au debut de 1387, jusqu’ä la date indiquee par Paul d’Alep : 11 janvier 1395, Dietionnaire d’hist. et degeogr., col 631 et699. Le Quien, op. cit., vol. I, col. 768. — 3. Connu sous le nom de Michel II, occupa le siege patriarcal le 6 fevrier 1395-18 avril 1412 (?). Dictionnaire d’hist. et degeogr., col. 631 et699. Le Quien, op. cit., vol. II, col. 768. La date de 18 avril, d’apr&s les deux manuscrits de Londres et Paris, doit ätre rectifi6e en 8 avril, parce que par confusion on a lu „is url au lieu de or γκὰ dont il faut tenir compte. [31] INTRODUCTION. 31 15 LS νὰ in Si ὁ» ΣΟΙ ade Ui Ay AU Ze sh als GV Eee N. A oe | ee θλα 415... est ἰοῦ, Ay az ia Le aid m, ed Al) nV Au ἀκοῦν οὖν} Au u Jay 35% er I τ Go wa ὁ. 38 «οὐ! «9 sp va Gb An „los Nee I ἀκοῦν ΟὟ a ὅν ὁ al URS al aa 5 ΣῈ οὐ Φαρο Se ΟΣ] 5 ὦ U! A ee ee οὐ ai ὁ ‚de NE Ir 8 A οόον! ar „6 re Zi. 1. L habet : bl=*. — 2. L habet:: ver: Il s’enfuit ἃ Chypre en l’an 803 de l’hegire et eerivit cela le 9 δοὺξ de l’an 6912 du monde. Nous avons copie ces dates dans un manuscrit eerit de sa main, comme nous l’avons mentionne. Il porte apres [αἱ l’&criture d’une autre main. Il mourut le 8 avril, l’an 69... J’ai trouve A la fin d’un ancien Epistolier, faisant partie d’un legs pieux, dans Mahradat la bien gardee, l’&criture du defunt patriarche Michel, et comme date le commencement de decembre l’an 6905 du monde. Apres lui, Pacöme' de Hauran, ancien metropolitain de Homs, devint patriarche, le dimanche 1 juin l’an... * Il mourut le dimanche 9 octobre l’an * fol. ἡ 1. 6921 de la er&ation du monde. J’ai trouve aussi A la fin d’un ancien livre ceci : en l’an 6933 du monde, mourut monseigneur le patriarche Kyr Joachim " d’Antioche, et dans un autre livre que Kyr Marc’ oczupait en 6935 le siege du patriarcat d’Antioche. Il 1. Les auteurs de la chronologie despatriarches d’Antioche, Jean Ajjeymi etBraik, se sont servis de Paul d’Alep. Dictionnaire d’hist. el de geogr., col. 631 et 699. Ce Pacöme est connu sous le nom de Pacöme 11. Le Quien le compte comme Pacöme Ill, parce 4} a suivi Päcöme Il. C’est une erreur. Le Quien, op. cit., vol. Il, col. 768. — 2. Joachim occupa le siege A’une date inconnue. Il mourut en 6935 (1427). On prötend que Joachim I resta jusqu’en 1424-1425. Dietionnaire d’histoire et de geogr., col. 631 et 699. Si nous admettons la date finale, 1427 est plus probable. Cf. Le Quien, op. eit., vol. II, col. 768, qui l’intitule Joachim III. — 3. Marc II. On peut stablir seulement la date de 1427 de Paul d’Alep. Dietionnaire d’hist. et de geogr., col. 631 et 699. Le Quien, ἼᾺ cit., vol. 768, le connait comme Marc. 32 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [32] ya As ac Ay ls il Ay un 8 ne N ob Net ὥς a ἰδοὺ DOSE EVEN & es Als il am „lo Slo «6 % Gi. ug LAS ER Sa a See Is ee 38 (οὐ Anl Sy al] ol null αὐ Li, A, ib dl Il ion el = a al 5 ler dh le 8 Er Hy Sr S rs sr ale Sy Br] 3 Er nr Sub ls alba Οὐ] u u «οὐ (39 los 9 sl αἰ Sl au τὼ Kara a? al ya ls οἰ 3 eng Alam Bl A A Il u ad a ae τ. Sy, ia =) & wir 3 > din ülas le Gl „ll 1. Lgrd 1700 habet : a2. — 2. L habet:: N. Lgrd 1700 habet:: HN. — 3. Lgrd 1700 habet : 191°, erreur du copiste. ; vivait au temps de Kyr Joseph patriarche de Gonstantinople, de Kyr Philothee patriarche d’Alexandrie et de Kyr Thöophile patriarche de Jerusalem. En l’an 6943 du monde, Kyr Dorothee! de Sednäya la bien peuplee et &eväque de cette ville etait l’administrateur du siege d’Antioche. Pendant sa vie, eut lieu le 8° coneile chez les Europeens dans la ville de Florence, — coneile auquel assisterent Jean, empereur de Constantinople (qui n’&tait pas encore conquise par les musulmans), Kyr Joseph patriarche de Gonstantinople ainsi que tous les prelats, Antoine metropolitain d’Heraclse reprösentant du patriarche d’Alexandrie Kyr Philothse et Isidore metropolitain de Kiev et de tous les pays russes, le representant du patriarche d’Antioche Kyr Dorothee dejä mentionne, Dorothee de Monembasie representant de Kyr Joachim patriarche de Jerusalem, — en l’an 6948 du monde qui correspond ἃ l’annee 1448 " de Incarnation et ἃ l’an 843 de l’hegire. Ge patriarche est mort le jour de la föte de la Nativite de la sainte Vierge le 8 septembre 6960 de la ereation du monde, qui correspond au 10 chaban de l’annde 855 de l’hegire. 10) orothee I, 1434/35 — 8 septembre 1451. Dietionnaire d’histoire et deaeners col. 632 et 699. Pour les details cf. Le Quien, op. cit., vol. II, col. 778-770. — 2. L’an 1448 doit &tre corrige en 1440. C’est une erreur du ER dans les deux manuscrits : celui de Londres et celui de Paris. Mourgos et Const. Bacha admettent 1440. Const. Bacha, op. eit., p. 17 note. Re = u MET SR FT 1 e\ [33] INTRODUCTION. By kino El I 5 N man Gin Lin al] > han EEE, es, la. zu His y ol ae, ας Ole 5:9 ll 01,5. Mn Sa Ole ln ge alle Se 5 rs 5555: ie el Sa N δας στο δον Ole (ib Lues lol 9.8} Ins a5 gr rl ls ler ce! N Ἐπ σα ὧδ Il νυ μὲ Ay ΟΣ a ὅς 3 Se ee 5. σὦ» «65. πὶ δ ον τι ἘΠ a SEN ἘΞ am 5% \eluly zer 99 : + fol. kV’. 1. U habet:: yöp. — 2. Lhabet : 3). — 3. Lhabet : \ul=.*. — 4. L habet: ler. — 5. L häbet : hl. — 6. Lgrd 1700 habet : (ὐλ35)99. La communaute elut apr&s lui comme patriarche de la ville de Damas de Syrie le pere Kyr Mare, l’eveque de Sednäya, le mardi, jour de la fete de la sainte Croix, au commencement de l’annde 6960 de la creation du monde, en presence des seigneurs les prelats : Joachim mötropolitain de Bosra, Cyrille metropolitain de Beyrouth, Marc metropolitain de Hosn, Jean metropolitain d’Euchaites, Ephrem metropolitain de Hama, Michel &eveque de ZabdJäni, Joachim &veque de Yabroud, Macaire &veque de Qärä, Arsene e&veque d’Akkar, ete... Ils lui donnerent comme nom de patriarche celui de Michel '. En l’an 7006 du monde, pendant le mois de septembre, le siege patriarcal etait dirig& par Kyr Dorothee’, connu sous le nom de Ibn Säbouni. *En l’an 7032 de la erdation du monde, Kyr Michel Ibn al-Mäwardi occupa * fol. ἡ ν". le siege d’Antioche®. 1. Michel III. 14 septembre 1451/56. Dietionnaire d’hist. et de geogr., col. 633 et 700; cf. Le Quien, op. cit., vol. II, col. 770. Const. Bacha cite une lettre adressce par les patriarches Marc d’Alexandrie, Michel d’Antioche et Joachim de Jerusalem au Pape Pie II, par l’intermödiaire de Moise Djabalat, en date du mardi 11 avril 1459 (de, p. 20 et 21, note 1). — 2. Dorothee II Ibn As-säbouni, avant 1484 — apres 1500. Dietionnaire d’hist. et de geogr., col. 636 et 700. Le Quien, op. eit., vol. Il, 90]. 770. Const. Bachaaflirme qu'il a trouve un 6vangeliaire arabe dans la bibliotheque du Saint-Sepulere sous le n® 11 &erit en l’an 7008 (1500) au temps du patriarche Dorothee d’Antioche (ὃ εξ p. 22, note 1). Nous remarquons la difference de dates entre les donnees historiques et la date de Paul d’Alep 7006 (1497). La serie des patriarches est interrompue dans l’expos& de Paul d’Alep. Le Quien donne, apr&s Dorothee I, Michel II, Theodore V, Mare et Michel IV. Op. eit., vol. II, col. 770. Karalevskij donne les patriarches suivants : Dorothee I, Michel III, Mare ΠῚ, Joachim II et Michel IV. Dietionnaire d’hist. et de geogr., art. Antioche, col. 633-634 et 700. 3. Michel V, Ibn al-Mäwardi, vers 1523/1524 — apres juillet 1529. Dietionnaire dhist. et de geogr., 601. 637 et 700; cf. Le Quien, op. cit., vol. Il, col. 770. -PATR. OR. — T. XXI. — Εἰ 1. 3 34 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [34] τ win Lola SEN el zu ὁ. Verl an μὴ Lou υϑ 5 aöys Iglusy Φιθσ au In al UV den Je me Et, rc ln 09 ri El τ τν 55 οἷς Als 3% A El le για ua MEER lb Aug EL) e\ Ὥθ, au O9 neh BY au τ ἘΣ οὐ Eee er ar ol us ὡς 1 55 5 Su 8 ΕΠ ed Se ir ie a le A u ee a οἱ 1. Lgrd ἘΠῚ En l’an 7049 du monde lui succede au siege d’Antioche le patriarche Kyr Dorothee'. Il fut destitu& dans le synode qui eut lieu ἃ Jörusalem pour des choses qu’il commit et des actes illicites. Ils le remplac£rent par Kyr Joachim. Cela eut lieu au temps de Jerdmie [patriarche) de Constantinople, de Kyr ‚Joachim [patriarche] d’Alexandrie et de Kyr Germanos patriarche de Jerusa- lem, qui tinrent un synode contre lui, lorsqu'ils visiterent Jerusalem ἢ. En l’an 7062 du monde, le titulaire du siege d’Antioche fut Kyr Joachim’ et, ainsi qu’on nous en a inform& dernierement dans le pays des chretiens, on er Er Me 1 De Ψ. ΝΝ a dit de lui qu’il resta patriarche soixante-dix ans. lei se terminent les renseignements historiques sur les patriarches defunts, qui siegerent dans la ville de Damas. Et ce fut avec une peine inouie que je Const. Bacha, en se basant sur deux manuserits quiil cite, conclut que ce patriarche Michel Ibn al-Mäwardi occupa le siege d’Antioche avant la date menlionnee par Paul d’Alep. Dans la bibliotheque de Paris dans un ancien livre arabe sous le n° 147, on trouve le nom du patriarche Michel d’Antioche au 19 mars 7030 (1522), et dans la biblio- theque de Londres un livre syriaque 418 ou l’on trouve le titre du patriarche Michel : Michel patriarche de la ville de Dieu, la grande Antioche et tout l’Orient, le 10 novembre 7042 (1533). Il a vecu apres cette date. Cela rösulte d'un livre ancien de Hosn qui fut Lrouve par ee Cheikho ou estla date de 7047 (1539) al’occasion d’une dispute pour la fete de Päques (5,3. ‚P: 22, note 2). 1. Dorotliee ἦι, ? — 1530/1531. Dietionnaire d’histoire et de geogr., cul. 636 et 700. Ci. aussi Le Quien, op. cit., vol. II, col. 770. — 2. Pour la visite de Jerusalem, Const. Bacha, Sim, p- 23, nole 1. — 3. Connu sous le nom Je Joachim III, compötiteur en 1527, 1530/1531 - avant πον. 1534. Dietionnaire d’histoire et de geogr., col. 636 et 700. Le Quien, op. eit., vol. Il, col. 770. En ce qui concerne le temps de son regne, il existe vraiment une confusion avec Joachim patriarche d’Alexandrie, comme observe Mourgos dans son livre « Voyage du patriarche Macaire » (en russe), vol. V, p. 187. [35] INTRODUCTION. 35 er A| > Ay All Ayan Ann ui le A „el ὁ. Ua > τ Sal el da As any δὴ La air 14,55 Ua Lane μο ἘΠῚ all Ally lang LSy 5,5 ἴω.» lm an δῷ Ge se m 2.9 = SE Pl SP, as μὰν Hguey ala BY u du ἘΣ ον γὴν ii κρέας 9} 0.0 ER Aal ee | Sy he El hl an ὧν ll Le übe ln au Lage Jim u σὸς BEN el; ns ei, JS as > EIS we ame us dl) er Us Many A: κοῦ MY Al aa ὅτ "5 Gl οὐ ἘΞ Says συ el AS Le ge (Ὁ τ, Se le Se I 1. ἽΝ 1700 add. — 2. Lomet ..5. -- 3. L habet : Je. — 4. Lgrd 1700 habet : 1.323. r&unis ces renseignements, täche que je n’ai accomplie qu’avec l’aide de Dieu. Celui qui trouvera apre&s nous d’autres documents sur eux, qu'il les ajouteä ce reeueil. Ils seront pour lui des intercesseurs dans ce monde et dans l’eternit£. A la suite de cela viendra le reste de l’histoire des patriarches. C’est un recueil mötliodique dont les parties se suivront les unes les autres telles que je les ai redigees, ou telles que je les ai trouvdes. Je l’atteste par le Dieu dont jimplore l’aide. En l’an 7051 du monde, mourut le patriarche d’Antioche Michel ', celui * qui partit pour visiter Jerusalem en l’an du schisme (?) qui eut lieu parmi les * fol. 5 τὸς chretiens, l’an 7047, laissant l’interimaire Kyr Joachim * metropolitain de Beyrouth connu sous le nom de Ibn Djoum’at, qui fut metropolitain A Beyrouth pendant onze ans. Ε De son temps eut lieu le saint coneile local οὐ il reunit tous les prelats pour le mariage des filles chrötiennes. Ils determinerent la dot, l’argent comptant, les biens immeubles, ete... et ils excommunierent quiconque deso- beirait ἃ ce qu'ils deereterent. Cela fut publie sur le linteau de la porte de la grande et aneienue eglise de saint Cyprien et sainte Justine. Il fit paraitre de 1. Michel VI Sabbägh, avant 10 novembre 1534-1542/1543. Dietionnaire d’histoire et de geogr., col. 637 et 700; Le Quien, op. cit., vol. II, col. 770. — 2. Joachim IV Ibn Djoum‘at, competiteur de 1540, 1542/43 — apres fevrier 1575. Dietionnaire d’histoire et de geogr., col. 637 et 700. Le Quien, op. cit., vol. II, col. 77, le met comme Joachim V ἃ 1664. Il faut remarquer qu’il y a une diff6rence d'un an entre la date du texte et celle _ qui est proposce par Karalevskij dans son article. 90 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [36] Yo Gay dd Cr οἴ Sl El er wa υὺ A] λα οἵ ag ὦ 8 οἱ ar HM WAS ὦ dal, lb NV εὐ ee Ey Bit 39 ΠᾺΡ an 3 Am SEN 9 il Ten gun ul] EI gu un lK ae κα ml ὅπ sn A φῶ u ze sn eV I u δὶ dl 54 ds (al RP ἘΣ ya ale)! ΠΣ ol BITSER G,b ee) as) es gl) οἷο» ange Lig je las So dl Mc u Ma ὅλῳ al ST el ylell za H& ὅλο as οἱ iM 2 ee ee ya 052) bar φ᾽ ὧν 4. Lhabet : be. — 2. Lgrd 1700 habet : &ey2. — 3. Lgrd 1700 habetl : a 4. L habet : =. la part de trois patriarches des anathömes comme confirmation de ses paroles. C’e&tait un homme superieur qui resta patriarche trente-trois ans. Il y avait eu entre ui et Ibn Hiläl', eveque de Qärä, une contestation pour le patriarcat et le susdit Ibn Hiläl mourut longtemps avant Ibn Djoum’at, qui finit sa vie apres lui en l’an 7084, et fut enterr ἃ Damas. A sa place [αὐ mis Macaire de Hama, eveque de Zabdani. 1] regut le nom de Michel? et resta au patriarcat quatre ans, puis il fut döpose A la suite de querelles dont il fut l’auteur. Les discordes et les intrigues durerent un an parmi les chretiens. A sa place devint patriarche l’an..... Dorothee, nomm& Daou, metropolitain de Tripoli, qui regut le nom de Joachim’. Il partit pour les pays chretiens ou nous allämes et οὐ nous vimes son portrait. Il revint et fut patriarche douze ans. Le patriarche Michel de Hama mourut quelques annses avant lui dans 1116 1. Macaire II Ibn Hiläl, antipatriarche, 1543 (?)-1550 (ἡ). — 2. Michel VII, avant juin 1576-25 decembre 1592 — A janvier 1593. Dietionnaire d’histoire et de geogr., col. 637 et 700. Le Quien, op. eit., vol. II, 60]. 771. — 3. Joachim V Daou, antipatriarche. avant 25 mai 1581 - 7/17 octobre 1592. Dietionnaire d’histoire οἱ de geogr., col. 639 et 700. Le Quien, op. cit., vol. II, col. 771, le nomme Joachim VI. Joachim fit des voyages en Russie pour faire des collectes. Il traversa la Moldavie et donna a Georges Moghila, quand celui- ei etait öv&que de Rädäuti, une icone en 1587, qu’on conserve encore dans le couvent de Sucevita. Son voyage a Moscou ne fut pas heureux, parce qu'il ne fut pas regu comme les autres patriarches. N. lorga, /storia Biserieii Romäne, vol. I, p. 258. Paul d’Alep a vu son portrait ἃ Kiev. a re νον νυν, νὐνελλδιν .....-Ὅὖν. 5 ν΄ ἡ. | [37] INTRODUCTION. 37 05} u 8 ΠῚ Αϑς SL εἰ ἀν 489 ωϑ:- Ὁ Ἐν “55 „5 \yb,: 5 saw EI, ga On All ωϑ εξ» εὐ Aa yo Ady du ‚is a ale “5 ss ol Kal era 55},.} Kal ἦγ} ἅω X ων 485 Gb oslans 2.0 „Ss [007 ω,- ἘΣ ΕΣ ..)55».» ὧ rn ξ-"} ol «5 Sys sie Gl se & αἷς θ΄ οἷ gi N ey οὐ Ge ‚el, & ὧϑ939 9.» > (9 ζ:-..9 Br οἷ AS sal) ὧἱ 5! r ΚΆΡΗ Aa 0332 a oh er Lob LEE en le Ss le A, ol> se Cl u ee RR bl pe ge)! γ-. 1. Lgrd 1700 habet : 1.5. — 2. Lgrd 1700 habet : VI+T, de Rhodes ou il fut enterre. Le susdit patriarche Joachim partit pour le pays de Hauran. Il y [αὖ tu6 comme martyr et enterre lä-bas. Apres lui, le siege resta pendant une annede entiere sans patriarche jusqu’ä ce qu’on eüt elu Asa place Kyr Joachim metropolitain de Homs, qui est Ibn Ziäde '. Joachim resta patriarche onze ans et perdit la vue. Sa grandeur pr¶ dans son temps le saint chröme et le consacra selon l’usage le mercredi saint? de l’an 7102 du monde qui correspond ἃ l’an 1003 de !’hegire. Lorsqu’il devint aveugle, l’agi- tation contre lui alla en augmentant au temps du Cheikh Georges Ibn Samou- rou. A sa place fut elu patriarche Kyr Dorothee connu "sous le nom de Ibn Al-Ahmar, le Damasquin, qui l’avait consacr& de son vivant mötropolitain sur la maison patriarcale. Puis Ibn Ziäd& partit pour ’Egypte et mourut dans le couvent du Mont Sinai et il y fut enterre. Le patriarche Dorothee resta patriarche huit ans. I] mourut dans le village de Hasbaya ἃ Wadi at-Tim ety fut enterr6. On mit apres [αὶ Athanase ἡ, nomm& Ibn Dabbäs, le Grand, mötropolitain _ de Hauran. Il resta patriarche huit ans. Dans son temps il y eut des desordres 1. Joachim VIIbn Ziäde, avant fevrier 1593-160%. Dietionnaire d’histoire et de geogr., vol. III, col. 639 et 700. Le Quien, op. cit., vol. II, col. 772, le nomme Joachim VII. — 2. C’est une erreur, parce qu’on pröpare le chr&öme le jeudi saint, non pas le mercredi. Cf. Manuserit de Leningrad πὸ 29, p. 185", 1. 10 oü le patriarche Macaire donne jeudi. — 3. Dorothee IV Ibn Al-Ahmar, 1604-1612. Dictionnaire d’histoire et de geogr., vol. III, p. 640 et 700. Cf. Le Quien, op. cit., vol. II, col. 772. — 4. Athanase IT, Ibn Dabbäs, avant fin aoüt 1612-1620. Dietionnaire d’histoire et de geogr., vol. III, col. 640 et 700. Το Quicn. op. eit., vol. II, col. 772. Apres Athanase il faut placer Ignace III Atiye, 10/24 mai 1620 — vers avril 1634 (ibid.). x lok Se; ΣΟΙ 8°. 38 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [38] IE οὐ» οἱ οἱ 55 ua EN le ee oe a8 2. & ee ob se" a eb ie SA 5 ΟἿΌΣ os κῶς Eye al 0155». alle ALS al zn „lo Syla abe igul Ian ul pgilel sbas ara ed] οὐ | a Ile Οἱ πὲ ὁ. We nl ge il aus al as au Je de in οἱ Sala ill Ay Puls all gl Ab Le gl ls len a ee N ὦ A δ hal οἱ οἱ ZN el Us U u ae Ban og! el U EU Se u ll N! ας Ey! N le IS I Ge ρος, ὁ al μεν τ 1. Τιογὰ 1700 habet : el >». — 2. Lgrd 1700 habet : ἐγ Ὁ: — 3. Londres: 3. τ δ᾽ SE et des intrigues nombreuses jusqu’ä ce qu’il mourüt pendant le grand Caröme dans la ville bien proteg&e de Tripoli. Il fut enterre dans le couvent * de Kef- tin en dehors de cette ville. Apres lui son frere Cyrille', mötropolitain lui aussi de Hauran, devint patriarche ἃ sa place dans Tripoli, le dımanche de la Samaritaine. Le meme jour, fut consacre Ignace metropolitain de Sidon, connu sous le nom de Atiy6, comme patriarche de la ville d’Antioche, dans la ville de Constan- tinople par Timoth6ee sans qu'on connüt la consecration de Ibn Dabbas A Tripoli. Ignace vint comme patriarche ἃ Damas et entre lui et le susdit Cyrille eclaterent des disputes et des querelles nombreuses et röpötees et il en resulta de serieux dommages pour les chrötiens, durant sept ans. On fut oblige de reunir tous les prelats du diocese d’Antioche chez l’emir Fakhreddin ἢ 1. Cyrille Dabbäs, antipatriarche, 10/24 mai 1620-1627. Dietionnaire d’histoire et de geogr., vol. III, 60]. 640 et 700; cf. Le Quien, op. eit., vol. II, eol. 772. — 2. Fakhreddin II (1585-1635). L’emir ma'nide Qorqmas laissa apres sa mort un fils äge de deuze ans. Sa mere, pour le soustraire aux poursuites des Ottomans, l’eleva au Kasrawän dans la famille de Khäzin. Apres la mort de son pere il fut dmir ἃ sa place. Lammens, Syrie, Beyrouth, 1921, p. 71-72. — Le sultan Mourad IV (1623-1640), le conquerant de Bagdad, voulut en finir avec l'indocile vassal'ma 'nide Ahmad-pacha, gouverneur deDamas, etl’at- taqua avec des forces considerables. Ali, le fils de l’&mir, fut surpris ἃ Wädihaim et ᾽ succomba vaillamment. Les forteresses tombaient l’une aprös l’autre. Il se refugia ἃ Chäqil Tiroün. Apres une resistance, il dut se livrer Al’ennemi. Enchaing, il fut conduit nn. » Aug [39] INTRODUCTION. 39 een ea her, ul u bh Be Mond ὟΝ ἢ re βΉ ΟΣΑ ν ἢ ἐς sy ὦ ᾿ ἐπ als a5 ἘΞ ο gi eye A N VI Ν dal el, „a „er aY ln ill gell ale ul Ce am τ ἔὴ > Ly N arme hin Hyge τό gumal) 172 all Ch ρλ Seo 5 N Are El ih el ον ᾧ Ally ale LE un pl N SE IS US ul al a 2} Ἄτον κ,9.... es a ae N Ar üb -rslEV AS mal τῶ U ER aus al ΟἹ ae Ag - Ibn Ma’an, gouverneur de ce pays syrien, tr&s connu, car il sympathisait beaucoup avec les chrötiens et &prouvait beaucoup de pitie& pour eux. Avec sa permission ils tinrent un synode dans le village de Ar-Räs pour examiner leurs opinions A tous deux et pour faire prevaloir la plus juste d’entre elles. Cyrille desirait cela. Mais lorsqu'ils lui envoyerent un messager pour l’inviter ä assister au synode, il ne voulut pas se presenter. Il avait fait eprouver aux chretiens de Damas beaucoup de pertes d’argent. Mais avec l’autorite de l’&mir on envoya le chercher et ’amener de force de Damas. Ils tinrent contre [αἰ un synode et deeiderent sa deposition et son 6loignement en s’appuyant sur des dispositions imp6rieuses des saints canons et surtout parce que c’6tait arriv6 sans le consentement des habitants du diocese et ἃ cause du mal et des preju- dices qu'il avait causös aux chretiens en general. Ils ecrivirent Ja minute de ce synode local et ce qu'ils y deeiderent en fait de canons et de lois en suivant les synodes ant6rieurs. Cela est jusqu’a present dans la bibliotheque du patriarcat et aussi chezl’humble qui &erit ces lignes. Quant au susdit Cyrille, l’emir Fakhreddin Ibn Ma’an se courrouga contre lui et l’envoya en exil äla eelebre grotte du moine pres Ju village de Hermel au pays de Ar-Räs; la fut son tombeau en l’an 7135 du monde. Le synode confirma le patriarcat pour a Damas et puis a Stamboul. A la suite d’une victoire remportee au Liban par son neveu, l’emir Molhem, il fut condamne ἃ mort. Ses idees etaient tr&s personnelles et aucun ne put comprendre la grandeur de ses projets. Avec son neveu l’&mir Ahmad, s’eteignit sa dynastie en 1697, parce que celui-la ne laissa pas de posterite. Lammens, op. cit., p. 88-90. Cf. aussi N. lorga, Geschichte des osmanischen Reiches, vol. Ill, p. 470. Sur les sultans de l’epoque et la table chrono- logique de l’&mir, Lammens, op. eit., p. 9. ΠΟΙ afol:6 T° ἡ 40 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [40] gs la u la 35 ? yaslel ὩΣ ἢ: us aus u U sh βὰν ob ala ae ya ρὲ Sal re [τ La Zst) Eu Ze. Se ἃ & ὧθ59 DL A Vier A Ὁ A sa ὦ» Jo Or de οἱ al u ec Ger ll δεῖ ey ρον | > ὦ Lal, list Le sg Gl ὁ (οὐ! τ Le ee Ei οὐκ I a Al Llal dm ἐς: ἘΣ DL E ἐς «οὐ :.. A Ὁ}. ende ab: el» oral οὐ U ns de ts gel u Cl u el > cl οἷο. Pie ala N N on Sal 8 Jo Ga Sg Am) e ΕἾ LS NT el & Sc MN SEE I Hgg isl ἰὰ Νὰ, Ba Y als ἘΞ τς Ἰδοῦ alles al] Aal AN ale > Se ame U Lk ὧν 1. Lgrd 1700 habet : aslaial!. — 2. Lgrd 1700 om. wel. — ὃ. Lgrd 1700 habet : VieT, — 4, Lgrd 1700 habet : (344. — 5. L habet : sy“; Ignace. Il resta ἃ gouverner le siege pendant sept ans, au d&but de la guerre ottomane avec l’&mir Fakhreddin Ibn Ma’an deja mentionne et pendant les troubles qui survinrent alors dans le pays. Et tandis que le patriarche Ignace fuyait de Sidon ἃ Beyrouth en se cachant sous un deguisement militaire, les Druses le tuerent ἃ mi-chemin pres du fleuve Ad-Damour, sans le reconnaitre, en l’an 7143. Il rendit son äme et [αὖ enterre au-dessus de Beyrouth dans un village appel& Chouefat. Aussitöt la nouvelle arriva ἃ Damas et de la ἃ Alep par des courriers ἃ Kyr Melece, 'metropolitain d’Alep, connu sous le nom de Karme, de Hama, qui avait ὀτό moine dans le couvent de Saint-Sabas ἃ Jerusalem et qui de lä vint ἃ Alep. Par amiti6 pour lui et ἃ cause de ses enseignements anim6s, les habitants d’Alep le conduisirent ἃ Damas pendant la vie du patriarche Atha- nase Ibn Dabbäs et avec leur approbation celui-ei l’&lut metropolitain sur οὐχ, le jeudi 12 fövrier de l’an 7120. Alors il revint ἃ Alep et y resta m&tro- politain pendant vingt-deux ans. Il fit paitre son troupeau dans les päturages du salut comme il fallail * et apr&s que la ville d’Alep eut et@ appauvrie en chrötiens, depuis de nombreuses anndes — on n’en connait pas les fideles y vinrent de tous les pays, de toutes les regions qui l’entourent, lorsqu’ils entendirent la beaut6 de ses enseignements divins et ses paroles [41] INTRODUCTION. Λ1 | ar a) el γι Br seh ες: 19515}.9 \gs3 Io „er)s gas ir A le 5. Ta ze al HE Ya a le en ὥπρο οἷς αὐ 841. 89 Aa 0) 8 5 «5 or JE & ὩΣ Ola sa ὁ! 5.3 bs, Οὐ οἱ ὦ, ἘΠ 9 τῷ οἱ κ᾽ θα BON) ἘΠῚ εἰ. «ἡ ἴω ne οἷ SL ur) ἘΞ} SS! NA αἱό, Sn | or „us all I! 2 Ὁ IR) ES e | ρον 3 JoY N seo, > ἀκ SER Se ee el as se] ee a ὑσὶ WS ZA pgslel All ii, Amy Gm me Ela una as ll rd) gie el „lust Pe ss Bl οὐ zul ale aM WE πὸ πλϑθ BE an. ΟἹ ἰὴ ur bo al sole εἰἀ ον El yes dl KL dan N 1. Lgrd 1700 omet er — 2. Lgrd 1700 habet : =". — 3. Lgrd 1700 habet : el. — A. Lgrd 1700 om. E& excellentes, ainsi que ses sermons viviliants. Ils s’y transplanterent, ils y lleu- rirent et produisirent des fruits, progressörent, et se maultiplierent. Il enrichit la pauvret& de leurs ämes par les richesses spirituelles, il les rendit heureux par sa bonne administration temporelle; il bätit une maison &piscopale merveilleuse, d'une construction soign6e, pourvue de nombreuses commodites, aux murs elev6s, splendide par son ensemble et solide sur ses bases. Il la con- sacra aux prelats qui lui succederent. Puis il y eut entre lui et Cyrille, le patriarche Ibn Dabbäs, des querelles nombreuses et des pertes consid6rables pour les chretiens. Il subit pour cela des peines diverses : il fut emprisonne dans la eitadelle d’Alep pendant douze jours; il fut oblig& de partir pour Cons- - tantinople, afin d’obtenir des ordres imp6riaux. Il continua ἃ depenser ses forces et ἃ faire des demarches jusqu’au jour οὐ le susdit Cyrille fut tu6, comme nous en avons ci-dessus mentionn& la cause. Apres la mort du susdit patriarche Ignace, comme nous l’avons expli- que, et l’arrivee des messagers de Damas chez lui ἃ Alep, des son election par les Damasquins, il se rendit chez eux. Ils le firent patriarche et le nommerent Euthyme. Lorsque commeneerent ἃ paraitre dans le diocese les €clairs de ses lumieres qui brillerent ἃ l’horizon du ciel de la religion chretienne, les soleils _ de ses vertus par l’el&vation de sa Jumiere, il fit beaucoup d’eflorts pour rendre 12 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [42] DIN lb Sl Äl> arläg ρῶθν, ὧδ λων ll ΡΣ l Se ee rt A ae las in Fe A ΟἹ ΑΚ οΝ es ἘΣ τς ἦν τ Ὸ ἡ ον a u Ss, σὰ dä Da sah dal Es ab Klee cn ll Al, a οἱ > μό hs ὦ 8 Fl ar gel ch Je °YI Das ale bay er Ne ae ι ee be Sad das a a5 08 ee 3 IE lo Al aan > am οἱ a, ee ς--.- wre ae erh he I ce 5. Le ul u KL ad he U u za ge weiß ee al al τ, ἐδ ale Je & Gl u, A Ge ΕΞ οἷ Sl 1. Lgrd 1700 habet : „N. — 2. Lgrd 1700 om. _S!. — 8. Lgrd 1700 : „nl. — 4. Lgrd 1700 habet : b, =. heureux tout son diocese par sa bonne administration et par la droiture de son jugement, pour les diriger et les conduire tous dans le chemin de la vertu. Peu de temps apres, un malheur lui arriva, une maladie connue le frappa et la mort le saisit. Il &tait depuis sept mois au patriarcat, mais son espoir ne fut pas decu, pas plus que ses previsions, parce que, comme l’a annone& Celui qui est toute sagesse, le fils veridique naitra pour la vie et de ses vertus on recueillera les fruits de justice. Et cette parole fut accomplie exactement par ce pere vertueux et ses deux fils, c’est-A-dire ses deux &löves qu'il avait adopt6s et qu’il avait engendr6s par l’esprit, comme [ἃ dit l’Apötre. Dans les deux rangs et dans les deux endroits il les laissa ἃ sa place, savoir le premier d’entre eux le pretre Jean, fils du pretre Paul, le genereux, respecte, que Dieu le sauvegarde et eternise sa prösence, car ill’avait loue et designed comme meötropolitain d’Alep, apr&s avoir quitt6 cette ville et — combien etait beau ce poste! — parce qu’il l’aimait beaucoup. Des sa jeunesse il &tait son elöve, il l’ordonna diacre, cure et prötre, il l’öleva au rang de confesseur. Le deuxieme prötre etait Melece deChio, le peintre, qu’il ft venir du couvent de Saint-Sabäs de Jerusalem pour decorer l’eglise avec des icones, puis il fit de lui son successeur, le consacra patriarche pendant sa vie et Τὰ] donna le nom d’Eu- thyme ', au moment de sa propre mort. Ges deux fils suivirent son chemin beni, 1. Euthyme II Karme, debut de mai 1634 — debut de decembre 1634. Dietionnaire d’hist. οἱ de geogr., vol. III, col. 641 et 700. ΟἿ, Le Quien, op. eit., vol, II, col. 772.-Sur [43] INTRODUCTION. h3 So) Au) Au) mn Las] Sg a, el ον! le αἷδρ use ce Au dA ᾿ οἷν al >) αὐλῶν «leg IV 55 a ee ee ee τῶν el oe VA ae 6 N οὐ vier al SV a ü El AS as a UT κῃ ὦ» VB U U & a2 a Ey SEN Earl U Sao Al Aa, üln μεῖς el Me u el! 1, Lgrd 1700 habet : \»!. — 2. Lgrd 1700 habet : La. ilsse conformerent A ses bonnes indications et ἃ ses heureuses orientations, ils furent heureux et contenterent leur troupeau en le rendant heureux. Sa mort arriva le jour de la föte de la Circoneision, au commencement de l’annee. Que Dieu le Tres-Haut* ait pitie de lui et lui accorde sa misericorde! Apres lui fut installe comme patriarche Euthyme le Chiote', le magna- nime, au mois de decembre l’an 7142. Il resta au patriarcat treize ans moins quelques jours. IV. — MacAIRE ELU METROPOLITAIN D’ÄLEP. En ce qui concerne la question des habitants d’Alep, les pretres, les notables, le elerg& pieux avec les autres chretiens se r&unirent le jour de la fete de la Croix, au commencement de l’an 7144 du monde, dans le palais metropolitain. Ils elurent le susdit cure Jean, mon pere, comme metro- la vie du patriarche Euthyme Karme, cf. manuscrit ἢ" 30, fol. 25-35". C’est une bio- graphie tres interessante mais incomplete. Macaire, patriarche d’Antioche, l’auteur de cette biographie, disciple de Karm&, aurait pu ajouter encore bien de choses tres utiles sur la vie religieuse et sociale qu'il connaissait tres bien. — 1. Euthyme III le Chiote, fin decembre 1634 — debut de decembre 1617; apres lui vient Macaire III Za'im, 12/22 decembre 1647 — 12/22 juin 1672. Dictionnaire d’hist. et de geogr., col. 642 et 700; ef. Le Quien, op. cit., vol. Il, col. 773. [οἱ il faut rectifier la date de l’election du patriarche Macaire, qui change aussi Ja date de la mort du patriarche anterieur. 1] s’agit seulement du mois, mal lu par Mourgos dans son ouvrage : le Voyage du pa- triarche Macaire, vol. V, p. 193,1. 20. Il alu 12 decembre. En realite, d’apres les manus- erits de Paris et Londres fol. 2, 1.4 et Constantin Bacha, Zuxtrait du voyaye du patriarche Macaire d’Alep (en arabe), 1916, p. 54, nous lisons : el error OLE yE * fol. 6 v”. A VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [44] io yplul AS 55 (595 Iß Äl ul] hs Ley) aelyl αὐρζι = Ay el los Οἱ Any ehe AS Aus, am InoH3 al ἢ «6] \onisy al en τον sie (1, ER a τ ἢ Ni abs ag Alan σου bl) ἀν U 55 35 ον EN οότ 5 le Lily 5 el Es, Su, zu se 9.5, [SE aus an Wels; 6}. EI οὐ a el “9 IS χρδ πη» pe] Ay a εἰρνος bo οἷ u Ὁ οἷο οἱ I ξ Sl U si US an Jar ea Elle le il) uases „las ἘΠ BE ΠΥ del ey ee ee le has Sul ol Amy ΑἸ AA 3) „us! 38 le all blos nl A ee ὦ il le ah ld Hz Slojle u 58 Ada Br 1. Lgrd 1700 habet : „ysy&&. — 2. L habet : «σ᾽ politain avec le consentement des pretres, des grands, des notables οἱ des autres chretiens ensemble. Ils &taient d’aceord et contents. 115 l’en- voyerent avec la caravane ἃ Damas et le firent accompagner de prötres et de laiques. Apres son arrivde en bonne sante et en s&eurite, le patriarche Kyr Euthyme consacra mon pere seigneur metropolitain d’Alep, le dimanche 27 octobre, et a cause de sa grande amitie eten consideration du defunt son initiateur et son ducateur, ille fit catholicos, inspecteur de son diocese, exar- que, c’est-A-dire son representant, son gerant sur le pays d’Amad et ses envi- rons et sur Antioche, le siege du patriarcat, et ses environs. On lui permit de celebrer la messe s’il y venait. Puis il revint, ainsi que ses compagnons, ἃ Alep avec une grande joie. Les chretiens l’aceueillirent et le recurent avec bonheur, respect et allegresse. Il y resta metropolitain pendant douze ans entiers, suivant les traces des seigneurs anterieurs, qui ont une renomme6e excellente. Il conduisit les chrötiens dans les päturages du salut, accomplis- sant tous les commandements du Dieu Trös-Haut sans defaut. Π les dirigea par son habilete et son heureux gouvernement. Il marcha comme ceux qui l’ont preeede, ou mieux encore, il augmenta le bien-ötre et le bonheur plus que par le passe, lorsqu’il couvrit les chretiens de son aile comme l’aigle couvre ses petits, u ne ee De ee. u re ne A [45] INTRODUCTION. 45 dr ἘΝ (als 11. “ΕἾ AL. τυ νιν &ı > WERE, ὧς So, I al «99 ἴω lg) lol sl gti ee, Er ὧξ.Ξ 9 Im ὠ ? lan Ss u! τῶ ἀ:,4}}. ol)! An \| ἘΝῚ re) Gy! Gl οἷς 3 Gert Ge 58 Ola)! ds ο- a! Olssb ὧξ. Ss ur Rn) ala | ον „| & se = zasyl Wal Sl Οὐ VE κι» μον} u An ΐ ae, ee Se (οἱ δι» «δ᾽ ea ὁ» ὦ SW el ir u Sul ao ὅν] Gl El ὧδ das ΟὟ ον A EN ES ln Fey „ae & le ΩΝ τὰ ἰω Ὡς ὭΣ 2 ΠῚ NE τς „loy ἘΣ IS oe er al BE. 3 ᾿ δ τω 8 : “ slaeyI, u (5.545 Su Gy las As & ὦ ἰδίῳ ροῦν elall Ya lie dei za U Tote by al pille bl 1. Lgrd 1700 om. t+£9 au sy... — 2. L a la note marginale : Be] gi! ΠΥ ῖς ὃς e Sy. — 3. Lgrd 1700 habet : Baur ἧς L om. a0& SL τες 5. Lgrd habet : 1700 L&. — 6. L habet : u“. V. - ÄRRIVEE DU SULTAN MourAanp A περ en 1049. En l'’an quatre de son Episcopat qui est l’an 7147 du monde et 1049 de ’hegire, le sultan Mourad arriva de Constantinople ἃ Alep avec une armee. Ily entra le jeudi 12 juillet, avec l’intention de partir pour la ville de Bagdad _ alin dela conquerir. Toutes les communaut6s chretiennes sortirent et le regu- rent avec diverses 6tofles de qualites precieuses en les d&ployant sur les bords de la route; elles avaient avec elles leur pere et seigneur mötropolitain, les prötres et les autres chretiens avec les diflerents corps de metiers, depuis Khan Toumän jusqu’ä la place du Midän. Ce jour fut un jour celebre qui comptera dans la vie des peuples et qui sera mentionne dans les äges futurs jusqu’äla fin des siecles. La sultane europsenne, son &pouse, l’avait devance de trois jours avec son cortege de carrosses. Il resta seize jours ἃ Alep. Ce fut beau, comme un röve, parce que par sa presence l’abondance arriva, tout devint fertile. La ville n’eut besoin de rien malgr&ö les nombreux soldats qui l’accompagnaient et qui ressemblaient par leur multitude ala pluie tombante, Puis ils se diri- gerent tous vers la ville de Bagdad par milliers qui döpassaient la mesure et _ les nombres, jusqu’ä ce qu'il y arrivät par sa puissance. Il hissa sur elle le _ drapeau de la victoire et de la gloire; ıl y resta quarante jours, l’assiegeant tal a Zur? "fol. ἡ 46 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [46] | 2 ul Be wels; us a] A l> (89 {8 οὖ 15 : 5 «σ᾽ οἷς οἱ σ᾽ 5} ls cr ει du (aus cu All aß «5 el τ > AR Bye) «ο΄ LE 2 .-2..5 Cu & ΠΩ δα, γι κὸν sell >| sn Az ἘΝ le en: οἱ τὸ δὴ τὰ er ei en La) UN us all Km a! os 4,3 a ee Jo Ur. a Ab ω aver) ω sr ὧν 35 ἐς δ᾿ Dre > aa Sl es ER Ἢ = en s“ 1. Lgrd 1700 \,&, erreur du copiste. — 2. Lgrd 1700 :5,1.J1. — 3. Lgrd 1700 : — A. Lgrd 1700 habet : „==. — 5. Londres habet "=: pro ἀα». — 6. L habet : erreur du copiste. — 7. Lgrd 1700 habet : sy“=. = 2 sans negligence et sans pr&occupation, et il la conquit ets’en rendit maitre de 7. Ja main de Güzel Pacha par la force. Il fit passer beaucoup de ses habitants au ΠῚ de l’eEpse. Les nouvelles Sal qui annoncaient la vietoire se repan- dirent dans tous les pays. Tous le feterent sept jours avec une grande joie, puis il revint ἃ son siege vietorieux. Il resta ἃ Constantinople une demi- annde et mourut, devenant l’habitant de l’eternite. Apres lui regna son frere le sultan Ibrahim '. En l’an cing de l’Episcopat de mon pere, le 9 aoüt, vint a Alep le pere et seigneur patriarche Kyr Euthyme de Chio et apres lui ses amis. Il ordonna le cur& Joseph d’Alep mötropolitain d’Akkar et de Rahbe et l’envoya dans les pays des chretiens habites et vastes. Lorsque celui-ci arrıva ἃ une ville nomm&e Putivl? pres de Moscou et Korop, il passa dans la miserieorde du Dieu Tres-Haut et dans la societe de son Maitre. Le seigneur patriarche resta a Alep presque cent jours entiers et, apres avoir pergu la dime, il en sortit le 1. Apres le sultanMourad, oceupaletröne le sultan Ibrahim, qui n’a pu jouer le rölede son predecesseur ἃ cause de sa vie desordonnde. A la suite d'une conspiration entre les Boustandgi-Bachis et Walides, le sultan fut fait prisonnier et ex&cuts etle bourreau recut 50 ducats. Telle [αἰ sa fin. — Pour les autres details de son regne, sa cour, sa person- nalitc, son temps, ef. N. lorga, Geschichte des osmanischen Reiches, vol. IV, p. 35-53. — 2. Putivl etait la douane entre les Cosaques et Moscou. (Juiconque venait d'un pays 6tranger devait y passer. Buletinul Comisiumei Monumentelor Istorice, Bucuresli, an, Ν, 1012; Ρ.. 118: use wi 4 48 [47] INTRODUCTION. 47 Jeies 4255 ει [se bssles slu> Οἱ slesss ne 5. Sl 5,u> sl El) U VI a ee el N ὡ οὖ ul) > ὁ Ws ul us "Ὁ ὙΈΣΕΙΕῚ ὧς οὐ ὁ" Ame uni Ὁ ὟΝ σὰν ey ὧς ΕΝ s ἘΔ Ὁ ERS ER N m 9 Kal ol A Sell All al al ΙΕ ie ὁγῶ» 0m οἱ dran lan 18 Sue une ya us! ee ls I eo me ἘΠ lab JE yo gl el A ee υολ τ «δ᾽ Ts Y a year ee u ls ol Dee ee ya. ha 8 ar 1. Lgrd 1700 habet : „o-I=". mardi 22 novembre de l’annee. Il partit avee Sa Grandeur mon p£re, et moi, je l’aceompagnai. Nous lui fimes nos adieux ἃ Hama et nous revinmes - enrichis de ses bönödictions. VI. — LE PELERINAGE A JERUSALEM. Dans la septieme annde de son &piscopat, c’est-ä-dire en l’an 7150 du monde, il partit pour le pelerinage de la sainte ville de Jerusalem en compagnie de soixante personnes d’Alep, parmi lesquelles il y avait des pretres et des diacres. Ge [ut un beau pelerinage qui restera m&morable dans les sieeles futurs. Nous l’avons accompli avec joie et allögresse spirituelle, avec glorifica- tion et celebration de messes, avec la louange et les prieres qui s’unirent pour la psalmodie et le chant. Nous faisions avec les habitants de Jerusalem une grande, nombreuse et abondante caravane. Ils nous suivaient; ils marchaient 'sinous marchions, et s’arretaient quand nous nous arretions. A Qärä nous les quittämes et nous nous dirigeämes vers Yabroud οἱ nous _ visitämes ses 6glises majestueuses dans le monde, les cellules de saint Conon le jardinier, des excavations dans une montagne, je veux dire celuiqui empri- sonna les d&mons dans les cruches. Ses jardins sont nombreux et celebres, ses fruits sont delicieux. Comment n’en serait-il pas ainsi ils sont cites et louds dans la sainte Bible ou l’on dit : « comme des jardins ἃ Pamphylia », car tel etait son nom dans l’ancien temps. ΠΟΙ νος ΠΟΙ 48 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [48] Sage Il aus LS οὐ Yan οὗν ΜΔ], κόρ οὐ Lil lie Ba) Lo ae 5% Be >) er «οὐ 5 Adel! ἰλ.λ..5.9 ἋΣ 1,5 les κὰδ. la] a &= εἰ 55. u „el SA sub, again) agewe ul 239 ws ls 18 le οὐ ον Lob) u ses „Erz ad a Ye las sie ον le dal zen I m all, rl ὁ Ei m. 1:6 lad οὐ bs aß Ὁ Ἰρποβ5 ὦ» λϑ al bill, © ᾿ lm" ul hie »ὁ en Leibe SI IS Sl a5 N Ay e Duyy Jän Us 1,8 lallos Kin al Bea ἰωἹ Jos) ἘΣ ὦ 5:05 ἄν As Gel u le LE IE 51. ee NN u a du ARE ἘΠῚ προ ξεν EU ge δ DAY ie δ 1. Lgrd 1700 om. ‚lb. — 2. Lgrd 1700 habet : ἰς:». — 3. I.grd 1700 habet : „Ib. 4. Lgrd 1700 habet : 6x2 — 5. Lgrd 1700 habet : Li. De Ἰὰ nous sommes venus ἃ Seleucie de Syrie qui se nomme aujourd’hui Ma’loula, ou nous avons visite l’Eglise sainte de la premiere martyre, sainte Theele', (son corps y est cach6), et le couvent de Saint-Serge le Thaumaturge, Les eaux de cette ville sont abondantes et jaillissantes. De la, nous sommes alles vers le fort de Sednäya dans le but de visiter la Vierge, la maitresse du monde, la reine du genre humain, la m&re de J&sus- 2 Christ attendu; nos ämes ἃ linstant en furent ranimees et toutes nos peines dissipees. Ensuite nous sommes allds ADamas la bien gardee par le chemin de Menin. Nous nous sommes rencontr6s avec le pere seigneur patriarche. Ses habitants nous regurent joyeusement, tous se r&jouirent de nous voir et furent contents parce que tous s’attendaient ἃ notre venue. 115 nous firent descendre dans la demeure du patriarcat florissant, avec tous les honneurs. Nous restämes chez eux presque dix jours’ et nous les quittämes en nous dirigeant vers la ville de Siyhoun [= Jerusalem). Pour y arriver, nous marchämes courageusement. Notre arrivde coineida avee celle de son seigneur l’'honor6, c’est-A-dire de Sa Grandeur le patriarche Kyr Thsophane, parce qu’il 6tait absent depuis sept ans, pour la reparer et pour la restaurer. Il nous traita avec tous les soins 1. En ce qui concerne sainte Thöcle on peut consulter C. Marinescu, Za Catalogne et l’Armenie au temps de Jacques 11 (1201-1327). Envoi par le roi Ochime des reliques des sainte Thecle ἃ la cathedrale de Tarragone, Paris, 1923, p. 11 seq. [49] INTRODUCTION. 49 ey EAN] ἀό δ US; ὁ ar „te «οὗ Amel ai τς 383 «la y) ME οἷς 9. Ὁ. bu Ju od 5 «δ᾽ ala 31 ἐν al Kante LS en ES ν γῶν IE EN zus ζω u Al ὁπ σὰ "Span Gens ch sl Les ls al an el en el = ah SV 53 all ya) Ss an MEI Anal an „m Lila, sul nl Le, le Ley Ola Aylell al Sal Ben! EA | lass \gial] “529 Den ὥσερ ὁ ei.) ὦ Ὁ "εἰ Yaly «οί}} a! Eall ah a Al De a sl > ΘΝ al Kay Incl a5 al Us gs 2.039 äles alesyy „al all) Luis Clss ng! Ka 9 line il ὦ» N U ak Fe gi Mel el 5 „Er Jay! δὼ νος δ μεν 1. Lgrd 1700 om. ὁ.5.95.}}. — 2. L habet : \aus ‚z& pro (eK δ᾽ «ἂν». — 3. L habet : ya al. et tous les honneurs. J’aurais souhaite que ce sejour füt plus long; e'etait la fete des-glorieuses Päques, le 10 avril. Nons avons visite tous les couvents et lieux saints et nous descendimes dans le couvent de Saint-Säbäs, deux jours. Nous avons parcouru les couvents de cet Ouadi qui fut deerit sans men- songe et qui contenait quatorze mille cellules ereusses dans le roe comme nous l’avons constate suflisamment de visu. Le jeudi apres le dimanche de saint Thomas, nous quittämes J6&rusalem et nous revinmes ἃ Damas. Nous y enträ- mes le matin du dimanche du Paralytique. Au grand matin nous assistämes dans son öglise ἃ la sainte messe, et le dimanche d’apres, qu’on appelle la Samaritaine, notre Maitre c&l&bra la messe avec la permission de monsei- gneur le patriarche, qui lui ordonna de faire un sermon pour le peuple. Il s’in- clina devant son ordre avec obeissance et soumission, il leur parla autant qu’il put et leurs ämes se röjouirent et furent soulagees par ses paroles. Ils admirerent ses conseils animes et doux. Il termina le sermon par un remercie- ment ἃ monseigneur le patriarche, avec les voux fervents et les meilleures paroles. Dans ce m&öme jour il ordonna diacre le lecteur, I’humble historien que je suis. Nous fimes nos adieux ἃ tous et nous allämes vers notre ville. Nous partimes de Jerusalem avee Kyr Maxime, le catholicos de G£orgie. Le jeudi de l’Ascension nous enträmes ἃ Alep οὐ fut röserv& un bon aceueil ἃ Sa Grandeur le mötropolitain de la part de ses sujets et de ses commu- nautes, avec la plus grande eer&monie, avec honneur, respect et consideration. PATR. OR. — T. XXI. —F. 1. % 50 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [50] Er Οὗ! galt ae AL 0 δ ὁ ΑΝ len led] Fa Lane a «ἀσ El π ρα ὦ οὐ I Yo ann Soll Ilzeyl ddl als leo, 8 5 „Ka Mus a a LS ee se il ee US 0% all &> Jey all ia be Οἱ abadl κοΐ Lin Ball θ΄ Gel li 8 da LE el VS Hl N di ον ὁ ie ag ware a Δ 9. ὁ λον haste Us SE ce > UV a οἱ Aus zb ae Y he Si de Y al an) se N ee ὙΝ Ἰραῖι τὲ ach glail url] a age Aurl N > ln Iglby μῷ Aus ll ar al, ee zäh al SU a a lei oe sl Gl zo sie Gl GE ὦ» igauch lila ne οἱ al ls 1. L habet : rd — 2. Lgrd 1700 habet : 233). — 3. Lgrd 1700 om. gun! Nous traversämes la ville d’Alep — que Dieu la sauvegarde de tout mal et malheur! — fertile par son bon march& et par sa prosperite ; elle 6tait dans une parfaite justice et öquite. Le gouverneur en ces jours-lä &tait Housein Pacha, le fils de Nassouh Pacha. Nous n’avons jamais vu l’injustice A cette epoque. Dans cette annde on forma le projet de faire venir de Perse l’eau de samar- mar, comme on le faisait depuis longtemps, pour faire disparaitre les saute- relles, car en cette annde il en parut un grand nombre. Malheureusement, on ne trouva pas de cette eau. Lorsque les envoyds revinrent et l’apporterent, ils la firent monter dans un vase au-dessus de la porte du maqäm du cheikh Abou-Bakr, parce qu’il la - surveillait afın qu’elle ne passät pas sous un toit, ni sous un linteau de porte. Alors il ordonna de sortir A sa rencontre ἃ tous ceux qui se trouvaient dans la ville: musulmans, chrötiens et juifs. Les musulmans s’avaneerent les pre- miers en louant, puis les chretiens chantaient en gree ; ils marcherent autour de l’enceinte de la ville en ordre parfait, jusqu'ä ce qu’ils l’eussent apportee et suspendue A la porte du maqäm. Ils la recurent dans des vases de cuivre par- dessus la porte [dudit maqäm]. Nous partimes ensuite devant [l’eau] jusqu’ä ce qu’ils montassent avec elle ἃ la eitadelle. Ils la monterent au-dessus de la porte de la eitadelle et la suspendirent sous l’auvent du minaret sans la faire [51] INTRODUCTION. 51 55} äs > οὐϑ Mes auiiey ae ἀμ» AU el wos a ie οἱ σὲ 8 HU 5,6 χων Sl 5 sol IS GE ya Me 5959. ir de all Lili οὶ Sie zeuchh μων ll ὦν ὧν ΕΞ Sl 25. 05 ὁ ὦ si! κῶς As ul Ed σοὶ sie As 9 λον un LU μ {μι ἘΣ ὦ μας. ..- ea ze (οὐ Syoolg ΟἿ,» al zes ὦ „ui a Is ib Lo ὦ (δ. ἘΞΑ ul bl a Ss ob cl el ya aM > ie ge ll AN us ad ae Ὁ Sa> 655 Jyays & pre 75 ielen 4,5. 36 Ziel il > Sr DEI 22 zus al za Bull la ey U ai ol All en Ὧν an 7 A nl ug de) a any Aue U Sie un zul Col, gi ll οἷς Eulen lbs len οἱ ul ze Zar al en Ann es 1.L om. 3,58. — 2. Ladd. : 5. passer sous les portes de crainte que son pouvoir" ne Τὰν dötruit et que ses effets utiles ne fussent perdus. A l’öpoque de l’Eclosion des sauterelles et de leur vol dans l’espace, on remuait le vase de cette eau gardee et il arrivait un nombre considerable d’oiseaux nomme&s samarmar. Les sauterelles tom- baient les unes apres les autres jusqu’ä ce qu’il n’en restät plus une seule. Description de cet oiseau : il est noir et petit comme un moineau. — Le pacha ordonna de ramasser dans des sacs les sauterelles &closes autour du territoire d’Alep et surtout du cöte du sud. Il imposa cette obligation aux "paysans, aux habitants de la ville et ἃ ceux qui vivaient dans les environs. Ils ramasserent quatorze mille sacs et les firent jeter de main d’homme dans le puits houar en face de la porte de la citadelle. Dans la neuvime annde de son öpiscopat, vint ἃ Alep une deuxiöme fois le pre et seigneur patriarche Kyr Euthyme. Nous le regümes ἃ Hama avec joie et rejouissance. Son entree, qui eut lieu le 1” fevrier, redoubla la joie des chrötiens et ΟΠ obligea Sa Grandeur mon pere ἃ me marier. Il me maria le dimanche de — IV’Enfant Prodigue, le 17 fevrier; j'avais l’äge de dix-sept ans. Il recueillit aisement la dime de ses sujets selon l’usage et partit cent jours apr&s. Il se ο dirigea le 17 mai vers Hama et Tripoli en häte, puis il revint ἃ Damas. "1.f01..8.7% Ὑ0 01:8. 85 52 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [52] De ee) N τὰ „> ar ip ze all ar «69 τον 5. Ol molerc ade es d Iplesy ΣΡ!» αὐ Ian 5} au οἷός Sal DI bis οὐ ΟἹ Ak sach Aula U a za eb sn X ὁ JE al I N 2 BL be ul ze Ip Y Abe (5.329 Gl a5 ia ao A acer u LS ul > 51 ae ya Kay] sach a Hl ga „il ἀρῶ}. U ὩΞΞ 5 y τς sel vis Er ale 125, εἰν 1.3 35 πη A el N N ee ya dl Ale 3 sn de Ja Au) ollanl am μὉ τε ee he en πολ Ἄρα ΟἹ νρῖρο El > 3 Sl la il cl ee a «ἡ ὁ «Ὁ 1. Lgrd 1700 om. U! as. VII. — ELECTION AU PATRIARCAT. Au commencement de la treizieme annde de son &piscopat, le seigneur patriarche Euthyme tomba gravement malade. Tous desespererent de lui. Les prötres et le clerg& se r&unirent, lui firent l’onction sacree et lui demanderent qui le remplacerait 51} venait ἃ mourir. Il leur r&pondit — que Dieu le tienne en sa misericorde! — en leur faisant part de son espoir et de son dessein : « Si vous voulez un organisateur habile, ne mettez comme patriarche per- sonne autre que le meötropolitain d’Alep. » Il termina par cet avis judieieux, par l’excellente parole du saint Evangile : « le disciple sera consider comme son maitre ». Il a fait comme son predecesseur, c’est-A-dire celui qui l’avait consacre — que la misericorde de Dieu soit sur ui! — Il &lut [mon pere] mötropolitain. Lorsqu’ils entendirent prononcer cette parole, ils furent enchantes, et en häte ils &erivirent et lui presenterent cette lettre. Il la signa pendant qu’il etait dans cet &tat [grave] et ils l’envoyürent avec un messager au mötropolitain. Ils lui recommanderent de presser son ἀόραν et de häter son arriv6e. Lorsque le messager arriva ἃ Alep, ilne trouva pas le mötropolitain, qui &tait deja parti ἃ cause de nombreuses injustices et de prejudices commis par le gouverneur Qara Hassan Pacha, qui abusait de l’espionnage (chan- tage) et de la taxation illegale. Il etait parti du pays de Ma’arra et de Hanak ἃ Killiz. Le messager ne cessa de s’informer de lui en le cherchant jusqu’a ce qu'il eüt atteint son but. Lorsqu’il l’eut rencontr6, il lui remit cette lettre; ὦ re N et ET ed a εὴ [53] INTRODUCTION 53 N; Ye ale τς οἷ» A a ον οὗ (ο89 del el οἷν οἱ 5) λα. sis SEK VE sch ὦ ὧδ = al A > Bez de dis all Kr u gie sl ln ΟΣ (5 Ir ale 5 oe N ie LE ld Zell je a ul al AU as ln I τὴ ir ὦ» re ls el GA Je ya > Ὁ gel Ws ll as al ΘΝ ar sa Jay => EREEN ba Als Br Ya ὦ u ο9 eb “ 3) al all el N „\ elall 43. ἀξ \iKas ως 5 ἊΝ 1}. | δ» Ἐν a5! ων al. ἢ we ΣῪ δ ὥρων zü au RE Ab μὲ ΣῈ κοῖς ET ρου. Lang ὕλο» als iu ὅσ ὦ u οὐ» gb a Jul il. eh tel ©) ALU arslgs Wilel ginn a alally gr ao) ὥρα ἰὼ A her 9 ον öl ll Et Sul ον] ey Jo er) ln gl u9.% Jill Em Al -- ZN a ζῶ el ὑπο a ee ΡοξῚ ρπϑ sl! ᾿ 1. Lgrd 1700 om. Is. — 2. Lgrd 1700 habet : δἰ. — 3. Lgrd 1700 habet: 2). il la lut et apprit ce qu’on [αἱ voulait. Ce desir lui causa une grande peine, surtout quand il sut la gravit& de la maladie qui avait atteint le patriarche ; il ne voulut pas partir et envoya une r&ponse pour s’excuser. Lorsque le patriarche apprit son refus, il se courrouga. Pendant qu'il etait ἃ l’agonie, il ordonna de lui envoyer une deuxieme lettre en lui faisant savoir, qu’au cas οὐ il refuserait de venir, il serait interdit. A l’arrivee de cette deuxieme lettre, il se erut oblig6 d’envoyer la reponse "qu’il arriverait sans retard. Ainsi il se dirigea malgre lui vers Damas, avec moi qui ne le quittais jamais. Lorsque nous arrivämes ἃ la ville de Hama, nous trouvämes un autre troisitme eourrier avee une lettre pour nous demander de la part des pretres et des notables de Damas, (lettre] eonforme en substance ἃ la premiere lettre elle-m&me, annoncant la mort du patriarche la nuit de 11 octobre et sup- pliant Sa Grandeur le mötropolitain de venir sans retard de peur qu’il ne restät exclu du testament et — Dieu nous garde de ce grand danger! — quun retard ne fit &clater des disputes, des querelles et des intrigues, etant donn& surtout qu’au moment de la mort du patriarche, on avait obtenu le transfert du pouvoir et l’acte authentique au nom de Macaire conformement au testament du defunt Euthyme. * fol. 8 v° * fol.8 ν". 54 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [54] N Breegee EN ον EA) ES Le Aue ee) οὐ > Lil 56 ol das „am ae 1}. BEN ΕΝ An ὦ" Sams) I) gb al Als NE) ΞΕ u) Be ti ste N wm ol we u slu> ws 35 οὐ το. ἱμῶ De ie Un 105. Older λοὶ» „Ss !laxe e U asEy Sl er ed Ey be a «0 gel ol ὁ}. A Slas er ab COM gi Va re Br «οὐ ἘΣ > eldl „III ger Klel Rp ὦ 5:53: 1. L habet : 5.λ.,ο; Lgrd 1700 a la forme correcte : Lu. — 2. La la note margi- nale : IFA a. Alors ἃ Damas ötait pacha Mahomed Pacha Kupruli' le respeete, qui devint apres grand vizir. De peur aussi que l’opinion publique ne se divisät et qu'il ne surgit de nouvelles complications, ils demanderent de faire venir avec Jui le mötropolitain de Hama, Melece, et le mötropolitain de Homs, Phi- lothee. Ils parlirent avec nous et nous trouvämes, ἃ Sednaya, Kyr loseph, metropolitain de Qärä. Nous enträmes ἃ Damas de bon matin. Kyr Gregoire, metropolitain de Hauran, y &tait. A Yunanimite ils elurent [mon pere] patriar- che et le consacrerent pour le diocese d’Antioche. Il s’eleva et devint chef par l’inspiration vraiment divine le 12 novembre l’an 7156 de l’existence du monde p£rissable*. 1. Sur le grand vizir Kupruli, ef. N. lorga, Geschichte des osmanischen Reiches, vol. IV, p. 86-106. — 2. Nous reproduisons ici un resum6& qui nous donne une idee de la valeur des ouvrages composes jusqu’ä pr&sent sur l’histoire des patriarches d’Antioche. Le premier auteur d’une liste syst&matique des patriarches melkites d’Antioche est Atha- nase III Dabbäs qui cerivit probablement en arabe vers la fin du xvı° sieele et traduisit son histoire des patriarches d’Antioche en grec littöraire en 1702. (οἱ ouvrage qui se base sans le dire sur Euthychius Yahyä, le patriarche Macaire III et son fils, larchi- diacre Paul, est encore inedit et se conserve ἃ la bibliotheque nationale de Vienne sous len’ 71, fonds grec. _ Le bollandiste Pierre van der Bosch (Boschius) a inser& en töte du tome IV de juillet des « Acta Sanctorum », Anvers, 1725, un Tractatus historico-chronologieus de patriar- chis Antiochensibus, dans lequel il discute la chronologie des titulaires grecs, jacobites et latins, jusqu’a l’&poque de Jean IV inelusivement, compos& d’apres les sources con- nues ἃ celte epoque. Ce travail est le premier essai serieux de chronologie. Il a &t6 depass@ par le dominicain Le Quien, dont le deuxiöme volume de l’Oriens Christianus, publie ἃ Paris en 1740, renferme (col. 699-776) une serie aussi complöte que possible depuis saint Pierre jusqu’a Cyrille VI Tänäs d'un cöte et Sylvestre de Chypre de l’autre. Son travail reste encore aujourd’hui la base de toute &tude ulterieure. Dictionnaire d’hist. et de geogr., col. 697, et sur les autres details, col. 698. La liste des patriarches d’Äntioche qui a le plus de valeur aujourd’hui a &t@ composde EEE NETTER Drum Yen Ben ΨΎΨΨΙ ἘΠ, ον re a nn“ Tr . [55] INTRODUCTION. 5: se lan za ἘΣ Op ἀλ.-- ᾿,15...9 so gli TR) face Au las „los ll ον δ Sy a ge u AN .95...} οἷς zäls © >| le ὁ κ᾽ ln Sy σρλρο supi as Je lsääsl Lo äl> Il 1,15... Plus tard on rassembla un synode pour se consulter et pour deliberer: on fixa la totalit& des dettes inscrites dans les registres, c’est-ä-dire de celles que laissa apres sa mort ce patriarche. On trouva un total de six mille piastres y compris les interöts. Puis on fixa d’accord ce qu’on avait depense pour son par Ouspenskyd’apres le Taktikon de’ Jean Ajjeymi et l’histoire des patriarches d’Antioche par Braik, et publiee dans Troudy de l’Academie spirituelle de Kiev, 1875, p. 385-480. On peut rapprocher de ces histoires des patriarches d’Antioche composees par Paul d’Alep, Athanase Dabbäs, Jean Ajjeymi et Braik, l’ouvrage similaire du patriarche de Constantinople Constance | : Περὶ τῶν ἐν ᾿Αντιοχείᾳ πατριχρχευτάντων publie dans Κωνσταντίνου A. Τοῦ ἀπὸ Σιναίου πατριάρχου Κωνσταντινουπόλεως Βιογραφία χαὶ σύγγραφαι αἱ αἴλάσονες Par Th. Aristoklis, Const., 1866. Voiei la liste des patriarches dont il a ete question jusqu’a maintenant, sans laisser de cöte les patriarches dont Paul d’Alep ne parle pas dans son introduction. Theodore Ill Balsamon, entre 1185/1191 — apres 1195. Simeon II Ibn Abon Satbe, avant 1206 — apres 1235. David, vers 1242 (?) — apres 1247. Euthyme I, avant 1258 — au plus tard 1273. Theodore IV de Villehardouin, juin 1275 — vers 1283/1284. Arsene, vers 1283/1284 — environ entre 1285/1290. Cyrille II, environ 1285/1290 — peut-etre 1308. Denis I, vers 1309 (?) — apres 1316 (?). Cyrille III ?? Denys I1?? Sophrone ? ? Ignace II, avant novembre 1344 — avant 1359. Pacöme I, premiere fois, avant 1359-1368. Michel I®, 1368 — 17 aoüt 1375. Pacöme I, deuxieme fois, δοὺξ 1375 — milieu 1377. Mare 15", milieu 1377 — 10 avril 1378. Pacöme I, troisieme fois, avril 1378 — 19 decembre 1386. Nicon, debut de 1337 (?) — 11 janvier 1395. Michel Il, 6 fevrier 1395 — 18 avril 1412 (?). Pacöme II ie Haouranite, 1° juin 1412 (?, — 9 octohre 1412. Joachim Ie, ? — 1424-1425. Marc II, 1426/1427 — ?. Dorothee I®, 1434-1435 — 8 septembre 1451 Michel III, 14 septembre 1451/1456 ἢ) Mare ΠῚ, 1456 (ἢ) — 1457/1458 56 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. 156) «ον > A: „a «οἷς εξ ρδ Au) al LEN ὁ» «650 "αὶ N! Aa a Ins Asläll Ἂς ἢ} re Joy Ai as )| Be se a εἰ, In τὰ Lk ἀϊ.-- | 5 GN | pe 55. ye le) Us 18 al! U Slo alle Ss 3) οὐ δ ὗν a,t 3, u il abyunı 5 γὰρ οὖν! Op enterrement et ses obs&ques et pour l’obtention du firman du pacha au nom du nouveau patriarche selon l’usage, plus ce qu’on avait depens& pour fixer cela dans l’acte lögal avec le consentement de tous, c’est-A-dire de tous les chretiens du diocese, cela pour mettre fin aux contestations et oppositions et pour prevenir le retour des choses anterieures. Le montant de cette derniere depense fut d’environ quatre mille piastres et la somme totale des dettes fixce ἃ dix mille, puis on la convertit en faveur des cr6anciers avec les interöts et en peu de temps elle monta ἃ plus de treize mille. En nantis- sement de cette somme, on mit en gage quatre mitres : l’ancienne, la grande, Joachim II, avant 20 juin 1458 — aprös 1° juin 1459, Michel IV, vers 1470/1474 — avant 1484. Dorothee II Ibn As-Säbbouni, avant 1484 — apres 1500. Michel V Ibn Al-Mawardi, vers 1523/1424 — apres juillet 1529. Dorothee III, ? — 1530/ 1531. Joachim III, comp&titeur des 1527, 1530/1531 — avant novembre 1534. Michel VI, Sabbägh, avant 10 novembre 1534 — 1542/1543. Joachim IV Ibn Joumma, competiteur des 1540, 1542/1543 — apres fevrier 1575. Macaire II Ibn Khilal, antipatriarche, 1543 (?) — 1550 (Ὁ). Michel VII, avant 17 juin 1576 — 25 decembre 1592 — A janvier 1593. Joachim V Daou, antipatriarche, avant 25 mai 1581 — 7/17 octobre 1592. Joachim VI Ziäde, avant fevrier 1593-1604. Dorothee IV Ibn Al-Ahmar, 1604-1612. Athanase II Dabbäs, avant fin aoüt 1612-1620. Ignace III ’Atiye, 10/24 mai 1620 — vers avril 163%. Cyrille IV Dabbäs, antipatriarche, 10/24 mai 1620-1627. Euthyme II Karme, debut mai 1634 — debut d6cembre 1634. Eutliyme Ill le Chiote, fin d&cembre 1634 d&but d&cembre 1617. Macaire ΠῚ Za'im, 12/22 döcembre 1647 — 12/22 juin 1672. Dietionnaire d’histoire et de geogr., vol. III, col. 699-700; ef. Le Quien, op. eit., vol. II, col. 759-766. A utiliser avec les corrections proposdes pour chaque patriarche deerit par Paul d’Alep. Pour l’histoire des patriarches d’Antioche en dehors des sources citees par M. Karalevskij dans son &tude publise dans le Dietionnaire d’histoire et de geographie, on trouvera des details tr&s interessants dans le man. n® 29, p. 180-191, pour les patriarches ἃ partir de Theodore Balsamon jusqu’ä Macaire, et dans le manuserit πὸ 30, fol. 17-35", pour les patriarches ἃ partir de Joachim Ibn Djoumma. Les deux manuserits sont composds par le patriarche Macaire d’Antioche. Ils se trouvent actuellement au Musce Asiatique de Leningrad. [57] INTRODUCTION. 57 er) en ΠΝ Zell Ina, BC, BR ἐκ Δα ie Σοὺ 9 ΕἸ; BZ δ le ὁ el Ayla Na] all ἐγ SY Las ae sach le] Fach Al zu ws! yalallg les SL SM, Au ον 2 Auben Ge 0307) os] ei ὧν" Br or De gb ῶ 29 ἀκ Ill rälin der δος > οἷς Ellen ame IE ee τὰ Ben rs u le en es) S Sslus,| a N an ὧδ» "Las αὐ sL, 4.5.55-9 ον A „lu τ Is aäll Gall leide aa AN Line al 9 Sub, <> Ser «οἷ al Up 292 rl ie ll Ya sa il ἰδ Su οἱ 3: As is Ὁ τῶ ug ΑΔ ἐμοὶ ἀκ BL Al all sel abs übe sel dl a le Li lung | Be Yalız 23% re EU JKolall Je, "2:5 ge hl, Be) Äh ET ὧδ» ΣΝ Au ER © οἷς Ä 1. L habet : 9.3}, erreur du copiste. — 2. L habet : ls=*. — 8,1, habet : —ara9, erreur du copiste. — 4. L habet : ls. — 5. L habet : bL&, erreur du copiste. — 6. Lgrd 1700 om. us. celle d’Alep et celle de Constantinople, avec le reste des chasubles et les vases du culte. Ensuite monseigneur le patriarche envoya ses benedictions et ses voeux, selon l’usage, dans tous les pays. Le 21 novembre il elut et ordonna prötre Michel, fils du prötre Bechara d’Alep, qui avait dt6 en sa compagnie, comme metropolitain d’Alep, et l’appela Metrophane, et il !’y envoya. Il consacra avec lui son humble historien archi- diacre, c'est-a-dire chef des diacres, sur les deux villes de Damas et d’Alep et sur tous les pays arabes, et il partit. VIlIl. — VısıreE DE SON DIOCKSE. Il partit pour visiter le couvent de Sedndäya, pour s’y prosterner et demander a la sainte Vierge ses meilleurs dons. Il arriva ἃ Seleucie de Syrie, c’est-ä- dire ἃ Ma’aloula et aPamphylia, c’est-a-dire ἃ Yabroudet ἃ Qärd. Il revint aux villages d’Ain Et-Tineh“ et de Bakhet et dans le reste du diocese de Djabat Assal. Le 5 fevrier, il choisit et consacra ἃ Sednäya eveque de Yabroud et de Ma’aloula le pretre Ibrahim de Deir Atiy&, homme vertueux et ermite, et l’appela Athanase. Apres la visite, il revint a Damas, et ordonna pretre et cur son diseiple, = fol. 97% Zfol29c0% 58 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [58] Le el re) ζῶ in (ο - sie Be rs ὦ» Il ἀμὶ ζ.5 955 u rl! 0 «9 er WEBER) \aus se I tell „A οὐ I LS, ."»,»} Bu un use) | day ὁ 453 © (μ9. ὡς οἷ (3 ὰ «᾽ AN El Is, 2,4) 3 «οἷ» | : Ab ᾿ A jaze τς Ὁ Eger er eh lies Nie a L ei a au dus τ Ar Ju Ss u 4) ala Sy &; eu zb ἘΣ Jsblas a! aa yes τς ἄρ» zo)! ον ai, a! all Kg el ὧν al AI, 3,06 ὦ = Be Zee) le rn“ eu alas " τ 05) Αι υϑεὶ ἘΝ Oldie a! Ὡ % εἴ Jul. «οἷ el θυ Ὡς οὐ οτος τα in dl οἱ ων σολοῖι 1. L habet : ΔΑ, erreur du copiste. — 2. L habet : ip !|, erreur du copiste. — 3. Lgrd add.: 2. — 4. L habet: ya erreur du copiste, - le diacre Gabriel d’Alep et lui donna le rang d’archimandrite, c’est-a-dire chef des couvents, et l’envoya comme exarque, c’est-A-dire son representant, au pays de Georgie avec des personnages en sa compagnie. Le 6 juillet, monseigneur le patriarche sortit de Damas pour visiter son diocese, pour ramasser les dimes et pour voir l’&tat de ses fideles en dehors du pays de Damas, c’est-ä-dire Sidon (Saida) et Beyrouth, et dans le distriet de Chouf. Il passa cette nuit dans le village de Dimäs; de la il se rendit ἃ Aita, ἃ Qaroun, ἃ Machgarat, ἃ Kafar Milka; de la il retourna ἃ Sidon (Saida), ou il entra un jeudi. Puis il monta ἃ Harah et ἃ Abrah et revint ἃ Sidon (Saida) ou il resta douze jours. Il en sortit et vint ἃ Wadi Leimoun, puis ἃ Barriye (— Berti?), ἃ kafar Beit, ἃ Kafar Hatta, puis encore A Wadi Leimoun, et delaaux villages de Bersi, Anbel, Bäaglin, village de l’&mir Milhem, et se rencontra avee lui. Ensuite il revint ἃ Anbel, ἃ Gharife, ἃ Mezräa, ἃ Ain-Qane, ἃ Amatour, ABeter, ainsi qu’ä Niha, celebre par sa eitadelle ou s’&taitcach6 l’ömir Fakhreddin lorsqu’il yfut assiög& par Kudjuk Ahmed Pacha de Damas qui le prit et l!’envoya ἃ Constan- tinople ou il [αὖ tue. Puis il alla ἃ Bäadran et de Ἰὰ ἃ El-Khraibe, ἃ El-Müaser, ἃ Betloun, ἃ Freidis, de la ἃ Barouk οὐ nous avons vu Räs-el-Ain, de laa Ain- > ei re ee ee re ee N 4. [59 INTRODUCTION. 59 AN] ὺ Bet) ls eur ZA «οἷ er lin ἘΝ > ὧς «οἷν or «οἷ ai An ia) Se I! sr nach gebe) «5 yo I, u οἷ ss le & ΘΒ ὧν» a! Kin.) N > ἐν Sssley Ss ιν usa - οἱ ΞΡ ὌΡΕΙ LS Ss «οἱ Use ὧδ. ἘΞ εἰ-- N αι. Jah! O3... ge " ar >>; > a u U a a eV N 8 ee le,S in 5 si ὁ de cu LUX οἷ ΣΝ δ οἱ : Jay! re οὐ ἐδ Ua A TS λὼ ra [τς © Lass Io οἱ Us re vl gr nr . [DORENCE, Nr | ml ᾿ οίρο 5. Der elle aelg io lie la Οὐ] 5 Zee all nd αρ «οἷ αἰ. ἘΠῚ" Us - >. ΡΝ DR BZ ὧν ul @ Us us Ju, zlly Lie! 5 ine ud! sl 9 μἱ 1. L habet:: er wur τ 2 2. Lgrd 1700 habet : I». - >; αὶ habet : «ἰδ Pro ‚Le. — 3. Dans le manuserit de Benngted de 1700, apres : 1...) ἘΠ er manque toute la description du voyage, les dernieres preparatifs pris par ᾿Ξ Ἐπὶ ττῖς Macaire, la traversee de l’Asie Mineure, le sejour ἃ Constantinople et la description de la ville, Zahalta, ἃ bessine, ἃ Brih et ἃ Ain-Waszieh, ὃ. Samaganieh, ἃ Ed-Deir et ἃ Chouei- fat ou il celebrala messe le neuvicme dimanche apres la Pentecöte. Il entra ἃ Beyrouth la bien protegee le 21 aout et je me rendis apr&s Päques ἃ Alep, j'y restai un moment, puis je revins ἃ Damas. Ensuite j'allai le rejoindre ἃ Beyrouth, οὐ je me suis rencontr6 avec lui. Nous en partimes le 21 septembre, nous montämes la montagne de Kesriwan, puis arrives au village de Bekfaya et ἃ El-Mhaidteh, nous celebrämes la messe dans son eglise le premier dimanche de saint Luc. Nous arrivämes au couvent de Mar-Elias oü nous celebrämes la messe et nous partimes pour le village de Chouer et pour Beskinta au pied du mont Liban oü nous celebrämes la messe dans l’eglise. De Ἰὰ nous partimes pour Kefer Akab et nous dimes la messe dans la nouvelle eglise apres sa con- N 7 - seeration et la decoration de son sanctuaire et cela le premier dimanche d’octobre. Nous retournämes ἃ El-Mhaidteh, ou nous 'eelebrämes la messe deux autres fois, puis nous arrivämes ἃ Bekfaya et nous descendimes ἃ Beyrouth le vendredi 16 octobre et nous sortimes de la ville en compagnie de son metropolitain Joseph. Nous nous embarquämes le 18 octobre et le matin nous arrivämes au port de Tripoli oü nous debarquämes. Et tous les chrötiens vinrent au-devant de nous en compagnie de leur metropolitain Kyr Joachim et nous accueillirent avec * fol. 9.v”, * fol. 9 60 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [60] Dee gt el al ya A al ΕΞ & = = su) > σῦν. τ um Ὁ ὠν Ὁ τ SÄs σὺ I Aloe > τῇ Ei ee ste N A ἰῷ a ul alany ug ago LU N Ass ae u a ap aid sin dl a Vol is anf " Ns As ln er a ey ll 5 οἱ οἱ A as se sa ὧν IR le, za lol Loläl, al ey an al 25 οἱ ἢ zAl pe a5 N N Ar AN 8 ir dm al Joel N] DB" - (89 (>. N) el Ss, οἷ ls 0 ΕΣ & οἷ is (ss el, οἱ ine; I οἰ >; , ua ἱρῷ gl Un 3 ei Lee des eglises ete... Cette partie est resumee en quelques lignes : LLls>, N © gi, ar ςτὸ (lire 110°) Io IN el) ΟΝ vie am LS νῦν He Set er SEHE, st = Be a a al | (lire 38 ἢ } 2) a)! pe EIN" ε Sl Se) s al Pe Dei Ἢ cr Al: — Ba Bes 2) ya 5 I, ΡΘΕ ΣΟ " Ex Us we Ku En ὡ’Ρ»ὶ ἰ...}. τ © - 3 4} pp: Aus il poursuit son reeit avec: ε ) = qui se trouve dans le manuserit it de Paris au fol. 27'°, 1. 19. 1. L habet:: hier. bonheur et joie. Nous enträmes dans la ville, puis nous celebrämes la messe le dimanche des Gadareniens'. Nous montämes ἃ Häret El-Djabal et nous οὐ]ό- ν΄. brämes la messe * dans l’6elise de Saint-Michel le jour de sa fete, le 8 novem- 8 J bre. Puis nous partimes pour la visite du couvent de la |sainte) Vierge ἃ Keftin οὐ nous c&lebrämes la messe. Le dimanche 19 novembre il eönsacra mötropolitain de Tyr et Sidon le pretre Elie Marmeniti et l’appela Jersmie. Nous sortimes de la le jeudi 20 novembre pour inspecter le district de Koura, puis nous visitämes premie- rement le couvent de Mar γα χὴν le Decapite et nous y c&lebrämes le jour de la fete de l’Entree de la Vierge dans le Temple. Ensuite nous vinmes ἃ Deir Belment olı nous celebrämes la messe. C’est un grand couvent royal. Nous y vimes ἃ cette epoque les grenadiers, les poiriers, les pommiers et pruniers en fleurs et ayant dejä nou6 des fruits mangeables, parce que les arbres de la οὐ produisent deux fois par an — que Dieu soit beni! — Nous sortimes du couvent et nous arrivämes au village de Qalhat, de la ἃ Fiya ou nous οὐϊό- brämes la messe; puis nous arrivämes au village de Betram eelebre par ses copistes, et nous y cölebrämes la messe le dimanche, Nous allämes au couvent 1. 11 est trös dillieile d’identifier le mot „a ΔΑ τοῦ 4 N TU 00 EN OR DYDR® WIR... ὙῊΝ [61] INTRODUCTION. 61 Mus Στ. 2 lie „8 οἱ ἰδ Wien au Le Mails Aula gl Sl ὧδ οἱ Mel οὐ» nl de ee el il bl 23 οἱ oo u ie FM ab ὦ ld u οὐ» bel ll 55 N an ul 5 ΟἹ ie ea Ὁ αἱ ἐς ποτ τι -.κΞ A ae ' ἷ τ πο οἷν ls le dl as; We κὰν» sl ins Ὁ. hallo sugel zleel u Su) As u fl ch τ Ξ eh ne ls Slen ll les le Αδαδ BE Yy ll ls al lin ann La gi wol «οἱ il ne (οἱ il u ge lm El u le οἷν 99} ὲ rel gl El A a Lu il N ee ὀβὰθ, »» “5 N A LE LBS Unle ὦ N ee la Sohlen 1.Ladd.: N lan, pi. de la Vierge du Räs pres de lä et nous y celebrämes la messe. Nous partimes pour Badiya et nous revinmes ἃ Beiram, de la au village Amioun connu par ses savants et nous y restämes une semaine. Nous partimes pour Kafar Akka et pour Kesba, et le saint couvent de Hamatourah. Le chemin qui y conduit est trös difhieile, il est creuse dans une montagne au sommet de laquelle on voit encore le couvent de Saint-Georges. De lä, la route va vers le pays de Beharre. Nous sortimes et nous arrivämes au village de Kafar Caher et au cou- vent de Saint-Elie pres du fleuve. Nous revinmes ἃ Deir Belment, puis nous alläames au couvent de Natour, de Ἰὰ ἃ la ville d’Enfeh, a Hämät et nous mon- tämes ἃ Deir Saidat-en-Nouriye jusqu’a Wijj-el-Hadjar, de la ἃ Bordj et ἃ Hämdit. Nous retournämes ἃ Tripoli oü nous passämes les fötes de Noöl et de l’Epiphanie. Nous sortimes et descendimes ἃ Batroun ainsi qu’a Abrin, a Kafar Helda, ἃ Kefour au pied du mont Liban ou sont les nids des aigles. — On en prit pour nous un, dont nous tirämes la graisse. — De la, [nous allämes] ἃ Douma, ἃ Toula le village du chef Ali, ἃ Bekhaaz, ἃ Gherzouz, ἃ Chikhan, ἃ Djbail, ἃ Ghazir, nous revinmes ἃ Barbära. Nous retournämes ἃ Abrin et arri- ‚vämes au couvent de Kefloun, nous passämes le nahr Qadicha (le fleuve saint) et nous y c@lebrämes la messe le mardi du caröme. De lä nous retournämes ala ville de Tripoli, le lendemain mercredi. Nous fimes nos adieux aux Tripolitains et nous sortimes de chez eux le jeudi de la deuxieme semaine du car&me. Nous nous dirigeämes vers le pays * fol. 10 τ΄ τ fol. 10 r? 62 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [62] sl le db We οἱ in Ya Οἱ Lil IE «αὶ οἷς ὕρ ul (ES Fa “Ἐπὶ e ἘΞ er . ὁ δ οὐ ἐμὰ ἕοκι ᾧ Lö as sl its οἱ Lil ραν ὁ» Sl a a ουϑ Ἐπ 13. ἘΠ αν δ τς u ΠῚ all al ey le sy ll du eV en ἰῷ lass ans ll lang ls Τρ. Lin gie U IS ὁ Lay WEL οἱ Lian Lay oh ll ρϑ ὦν -: - WIRST, : Der ἘΠ οἱ (5.9 ω- Ace] ul]! οῷ I) co! & Als)! ? Al | u οἷς ὑπ κἂν Spas! a! lag Arasya ei ὁ} ὦ N any bl > Yl ναι sol a Luasy Su ξεν" δ) οἷ ἐξ 3 ‚le a! Las Liale Sl Us „SI El 55 ll ἀ «οἷ ὕω. ΣΕ a 55 As Lass lo Ks (οἱ 5.59. „sl ὁ 4.,869 gab N ων 659 N ee ee ae ee 1. L habet : Jsl,. — 2. L habet : bl. — 3. L habet : as) pro εὖ" d’Akkar et nous arrivämes ἃ Bgerzla, de la, ἃ “Ἄγψα, ἃ Djabräil qui possöde une ἢ elegante eglise ou il γ ἃ une source d’eau courante qui jaillit sous la table du sanctuaire et coule ἃ l’exterieur et guerit les malades. Nous y c&lebrämes la messe le deuxieme dimanche du car&me. Nous arrivämes ἃ Khanigah et ἃ Rahbeh Οἱ nous restämes deux semaines. Nous y eöl&brämes la messe le troisieme et le quatrieme dimanches. De la, nous partimes pour ‘Aiath et nous revinmes A Ain Ya'qüb οἱ ἃ Bezbina qui &tait en ruines. Nous retournämes ἃ Rahbeh et sortimes le lundi de la einqui&me semaine du car&me. Nous allämes ἃ Sisnieh, ἃ Boueida, puis nous revinmes ἃ Safita, nous y dimes la messe dans la grande &glise de Saint-Michel, dans le celöbre Bourdj, le einquieme samedi. Nous revinmes ἃ . Sisnieh” ol nous c@lebrämes la messe le cinquieme dimanche. Et nous allämes- a Tannourin, ἃ Marmanita, ἃ El-Hosn ou nous visitämes l’Etoile du matin = Venus), sa citadelle, et de la, a Anaz. Nous retournämes pour la visite du couvent de Saint-Georges Hamirat. Nous celöbrämes la messe le dimanche des Rameaux et le lundi saint nous partimes pour le village de ‘Arbah. le mardi saint nous enträmes ἃ Aphioun. Le mercredi saint, 21 mars, nous enträmes ἃ Hamah et nous esl&brämes la föte de Päques qui [τ superbe. Le jeudi 25 avril, il y consacra le prötre Atalah I’Amadien m£tropolitain d’Amad et de ses environs et il Pappela © Γ [695] INTRODUCTION. R 63 es ss als ihn A Je ER ον! abe ὦ δον al τῶ» EN δὲν ee el ae ον κι ὦ» 08 Le ὦν Sl > ΟἹ 3 FR Br Yo u al ala 892 9 920 ἘΠ ἘΞ le a Eu Φυυζ 3, Ole a sy N N Id) a us BL u E Jiyl Us, aüslyelle ΟΝ > a le μ OK Yo an lin ὦ μὴ m! ἐμοὶ ον 5. εν ὦ} ar. all οἷς A: a ig «ἰδ . u ὅν. = ὧν si N ΑἹ 19} εὐ BEN; 9 ὧν ὧδ > ὦ 38 Ad u ss Jo ἘΞ Sl N ΑἹ ἡ ωύ GE ὩΞ δι Ja F ld aa als u bel Loge da un = Us τ: Br al ya ὁ 4“; lm An ls «δ᾽ > αὐ allg 8 le ie ar am Ey 59. di Ale δ bh «ὦ ad AU edel Ah en 1.5 1. L habet : also! su] pro SH „N Seel] Ὁ}: _ Theodose, cela d’apres son m£rite et sur le choix et consentement des habi- tants, et ille leur envoya. Quant Al’affaire du susdit mötropolitain d’Alep et A ce qui eut lieu dans son eveche ἃ l’inspiration de l’Ennemi du bien et ’Ami du mal, etä ce qu'Il sema — que Dieu le confonde! — de paroles, de querelles entre lui et les fils d’Alep, ceux-ci adressörent au patriarche des r&clamations et des plaintes indignöes contre lui au sujet de sa negligence ἃ leur &gard, de son manque de conve- ΟΠ nances et de son peu de zöle pour l’administration de l’öglise et de son insu- bordination vis-A-vis de son chef ainsi qu’ils en avaient &t& charges. A cause de cela les chretiens ne pouvaient lui obeir, le calme et la tranquillite ces- serent parmi eux, parce qu’ils avaient dit qu'il n’avait pas suivi le chemin de 2 son maitre, ni la conduite de son pred&cesseur. Cela peina beaucoup le sei- ξ _ gneur patriarche qui en fut tres courrouee. Il envoya lui adresser un bläme et d’apres les dispositions anciennes le priva de la dignit& de metropolitain, et τι suspendit, puis apres l’interdietion il l’excommunia en lui disant : « Pen- _ dant ma vie et apres ma mort 5015 excommunie et eloign& de Dieu. » A cause de cela l’&veque s’eveilla de son ivresse, de l’erreur de son ignorance, il se leva 7 et, quoique malade de chagrin, alla le trouver ἃ Hamah. Il [le patriarche] l’ac- Esabla de reproches amers. [L’&v&que] confessa ses fautes, se repentit de tout * fol. 10 v®. * fol. 10 v®. 64 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [64] SEELE Sal ze τ09ῷὁ:Ῥοε-ς:- οἷς ἘΠ N 8 SS ὡς 5, le ey ὡς ul „Lu 0 Sg Sl e il lass Ὁ ya ee Sr ae 5 Ξ ὁ οἷν Kst 25... ai «οἷ ὡς gie day lie «6 el) Gol LyI vi & Gb ülay> ze δὲ en Way ba 16} au τἰ59 la N | 0,595 au en lie za ῬΏΞΥΙ Zul Ἐπ «οὐ τς le σόν ον les LI Ey Sie el π AL le Ib Ge GM u ae ΚΙ ον ll un a | bl del is deleen alay glei Iyate AS aller en el all El el eh N il ze Al ya as ae ὁ LS le NN 0 ll dla Hl ya U οἰς ὁ) en a ll ρου le Ems al aut Wal Ta, ἐδ ἡ 1. Lire : δίψαν, comme dans le manuscrit de Londres. ce qu'il avait commis, et repartit. Par les soins des deux mötropolitains de Hamah et Homs qui intereedaient toujours pour lui, il jura de renoncer au vin et aux boissons enivrantes et ἃ tout ce qui avait &t& rapporte sur son compte οὐ de faire une soumission respectueuse. Puis il signa de sa propre main l’engagement de s’abstenir de tout ce qui avait &t@ mentionne contre lui et demanda pardon de tous ses torts. Alors |le patriarche] le benit, lui donna Vabsolution et lui pardonna. Alors il lamena ἃ Alep et y entra le 1” juin 7158 de notre pere Adam. Il resta un certain temps jusqu’au retour complet du calme; il en sortit le jour de la föte de l’Entree du Christ au Temple et se dirigea vers Damas ou il entra le 11 fevrier. Il regla avec les prötres, les notables et le elerg& le compte de ce 4} leur avait envoy& dans ce voyage, cela faisait plus de six mille pias- tres. Ils payerent une part de la dette, capital et interets. Le reliquat de la dette ne cessa d’augmenter au point d’entrainer la perte des öglises et autres edifices qui furent laisses aux gouverneurs des villes. Le lendemain de la föte de Penteeöte, le 3 juin, il consacra mötropolitain de Homs le pretre Ibrahim fils d’Amich de Killiz et Pappela Athanase — il eüt 6t& plus convenable de le nommer Arius, * comme je l’ai dejä dit — ceci [65] INTRODUCTION. 65 IT ὅθ ὦ le le sel al νος δ᾽ m ἰῷ a Aal) yLäl en ob asgball ἸΑΞῚ aba ἰὼ}. lie Ay LuSple un rd Als ln ey μοῦ Ὁ 5 ΘΒ al Al ai obs u 5 by 9 ὅθ Duo Hair gpmull a A ὁ ln ip nel ld Län Οἱ ον Sl rl Layt>l 5 x (is aan αὶ a ya Als „el ᾧ LS ν΄ „al ang ὁ Ey! SE 5) δ΄ 1 ὺυὺ.ς- οἱ 5 IT Ay audi we gl ls 1 ir al I le an Dat a al) Se I Sl ὧν ala) auel νοῦ UN ER 3 re cl ül> N ze a (ς λό el LE ale, εἰ 35 el d> οὐ ὁπ ὁ) les ‚ac el EU Bro u EEE ee 1. L. habet : γί. avec le consentement et le choix des habitants. Peu apr&s, Satan sema entre lui et eux-l'ivraie de la duret€ de c@ur et de la haine. 115 &changerent des propos malveillants plus nombreux que par le passe. Tout cela fut cause par leur mauvaise conduite et leur ingratitude envers lui et peut-&tre möme les intrigues qu’il fit pour obtenir sa consecration, parce qu’aussi ni lui, ni eux, n’avaient dans leurs caurs des intentions pures. Monseigneur le patriarche [αν decu ἃ leur sujet; suivant ce qu’on avait cru, il avait voulu les..." parce 4115 etaient tous deux d’Alep, pour augmenter en eux sa gloire. Ce recueil donnera de nouveaux details sur cela. Abchir Pacha etait alors gouverneur de Damas. Le patriarche se rencontra ayec Jui et Jui oflrit un cadeau qu’il accepta et lui fit l’accueil le plus hono- rable. Apres cela un groupe d’habitants de Gaza vint chez le patriarche se plaindre de l'attitude honteuse de certains d’entre eux, qui quittaient leur reli- gion les uns ἃ la suite des autres. Et cela ἃ cause de l’impöt foncier qui leur etait demande : cent quatre-vingt-cing noms y 6&taient astreints par celui que le pacha de Damas envoyait comme d’habitude en insistant parce qu'il etait charge de percevoir leurs impöts du restant de la province de Syrie. Cette annee-lä, ’impöt foncier des habitants de la Syrie atteignit treize ΕΊ u Ξ , . ΕΥ . 1, ς- Δ 1, nommer son vicaire, son Successeur, ne parait guere convenir. PATR. OR. — T. XXI. — F. 1. 66 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [66] NY! ie elle u οὐ ὰ 5 οὐδ. del σα A a αδὶ dal Iydch) ME ὧβ μα! as Y ab ie ll ee 18,25 Il Yo μές ΠΝ μον! oda Län λάρον de zn Lu al ans Zul it le ee Se ae a al ae οἱ Ion A alle de el as il il lo τί Lil, 3954 ar As ei Klo, ri N! Bet ΠΟΥ el) an gu Br «οἱ OR ls ale mie das ὧν ον εἰσ Bil μὲ οὐρὰν ΑἹ κῶς ΟὟ οἱ Rn N ee Gl 5 ὦ Da es all διῶ!» asldlaie οἷς Ay au ch EL sale sl ne u ἘΠῚ Ἐπ ἘΠ ΕΝ br Go ὁ 11 8 λα EV nl ec ae | a ke κε Δ 1. L add.: „re bi.l,. piastres. On nommait pour l’impöt foncier de Jerusalem et de sa province et sur les...', susmentionnes un grand aga independant, avec de nombreux cava- liers, leur reelamant les impöts sous les noms mentionnes. Les pauvres gens, tous tant absents que presents, ne depassaient pas trente. 115 d&clarerent au patriarche leur pensede, qu'ils n’avaient personne qui s’apitoyät, diminuät et reduisit ces noms en exc£s, et que si l’on ne le faisait pas, 115 d&camperaient, abandonneraient leur domicile, et quitteraient leur religion comme d’autres lavaient fait. Il s'apitoya sur eux et il eut peur que leur eglise aux antiques colonnes byzantines, qu'avait bätie saint Porphyrius son metropolitain, ne füt abandonnee par eux et ne tombät en la possession d’autres peuples. ἢ eut done pitie d’eux, il commenga ἃ s’occuper de leur affaire et il retrancha cent quarante et un noms de la liste inserite sur le registre imperial. Apres cela, il leur remit une lettre de recommandation pour le vizir Abchir Pacha, parce que le pacha de Syrie 6tait charge de la reduction des impöts fonciers et des impöts mobiliers suivant ce qu'il jugerait bon. Le patriarche döpensa pour cette allaire et-pour la reduction deux mille piastres, en se gardant ce qui a 6t6 dit anterieurement. Ils lui promirent que s’ils triomphaient dans leur espoir, ils lui enverraient ce qu'il avait BEBEnES pour eux, mais par la suite, ils prouvörent qu’ils &taient ingrats, parce qu'apres lui avoir envoy6 une faible 1. lei manque un mot. | ἴδε. Busen Bere: [67] INTRODUCTION. 67 ὅλα, ὁ za do) al IV za re ἢ Iyby aid 15h all alt ya De 3 Iyalls man a Οἱ Ol EV AN! Ile ὦ» 59 is, ὁπ U 5 NN IE ie day all al ae Is Is le Sys " ale Bil ἀρεῖ ἀρ οὐ [3] is al wii Kaas Saal 39 οἱ eye dal ye EU ul Zee Zus 6 al 35 US pe Igauy Il ὦ ὁ GV! zus ἮΝ ey abe „> al ὧς. N aus U Ks ll „YA au οὐ οὐ 15 All u NM Sub ὧς. Je pille AN ie ΟΝ Fe le al Δ Δ ala ‚le All ges yes Sn Al Dee ee Ne N ΚΠ ὡὸ» : lb a ala ed al ln, Sn le ὅθ με, I bl Us ol ol a el a en οὗ ΙΝ 1. Lom. (τ: partie de ses depenses, 115 mangerent le reste en le regardant comme une aumöne; et lui, parce qu’il etait un homme simple, il les croyait. D£s le debut, ils disaient qu’ils avaient des frais et ils se montraient menteurs dans leurs paroles. Leshabitants de Damas furent jaloux alors de ce bienfait et 115 lui dirent : « Le mieux est que tu nous rendes service ἃ nous tes fideles ἃ l’exclusion des autres! » Il s’interessa ainsi A eux, il s’efforga et s’appliqua et deduisit cent vingt“ noms; et quinze noms des habitants de Qärä et aussi des habitants de Ma’arouniye, trente des habitants de Yabroud, trente-eing des habitants de Deir Atiye. Cela coüta de quatre ἃ cing mille piastres. Ils ramasserent une partie de cela et laisserent le reste ἃ la charge du seigneur patriarche et cela lui fat demande comme une bonne auvre. Il remercia Dieu de l’avoir rendu digne de ce bienfait par une haute faveur du Donateur. Et ces charges nou- velles aggraverent sa dette et il &prouva beaucoup de soucis de l’accroisse- ment des interets. Le dimanche 13 octobre de l’an 7159, il ordonna le prötre Farah le Beyrou- thin metropolitain de Beyrouth, avec le consentement de ses fideles et sur leur demande; il ’appela Philippe suivant leur choix et le leur envoya. Le jour de la föte de l’Epiphanie, il consacra catholicos de la rösidence patriarcale de Damas le pretre Salomon fils du prötre Fardjallah l’Alepin, * [01.1172 Efol.Alne 08 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [68] gie an la Al do abs ΘᾺ An zer Se A οἷς u, 08 (οὐ Dr τ GN ΡΣ οὐ BES δ ὁ a EEE le οἷς El le da Οὐ Br νοὶ Sy als ul In „> ὡς ll an ὁ elinl, μα] de, ERBE Ν᾽ SUN ob ὦ pl eo ol Aal oT > ex : 5 re Elle gl ονι ae ee ie ἰαρί, 50} usläy Seal AS ey JE ν Ba: «ρον δ ne ia po] ἀφ.5- > aSliy Algil Slails en guy ul, ὦ Ay χα = nl) I οἱ oe οἱ el > göl lich 14 &5 ya all sasıly ss a! er Hl οἱ “op tb ζὥω,..:. = 2 ri) All 05 en τ 2 "ἢ Cola εν Er SEE “, u ἢ ἘΠ öl a Alan sü Be aprös sa vie monacale et son ordination comme diacre et pretre. Il l’appela Sylvestre. Le 10 janvier, il consacra metropolitain de Bäalbek le prötre Azarias le Tripolitain, ’hegoumene du couvent de Notre-Dame l’honorde connue sous le nom de Notre-Dame de Räs au village de Betram, du consentement de ses habitants, et il le leur envoya. Il l’appela Antoine. Le dimanche de saint Thomas, 6 mai, il consacra, apres son retour de Georgie, son disciple, l’archimandrite Gerasime, metropolitain de Zebdani et de Ferzol. IX. — PRrEPARATIFS DE VOYAGE. Lorsque le seigneur patriarche vit l’aceroissement des dettes pour le siöge d’Antioche etl’accumulation des interets, il rassembla tous les chretiens aDamas ainsi que les prötres et le clerg& et les consulta. Leur avis fut ἃ l’unanimite de se diriger vers le pays des chrötiens [= l’Europe] pour arriver ἃ son but: cela au moment m&me ou le Voivode Basile, prince de Moldavie, lui adressa un message pour l’appeler chez [αἱ et lui promit de l’aider et de lui payer ses dettes, parce qu’il 6tait toujours disposd ἃ faire de bonnes actions de ce genre. 1} avait acquitt la dette du Saint-Sepulere, celle du patriarcat ἘΞ Cons- tantinople et celle du patriarche d’Alexandrie. Le patriarche fut alors de son avis. I] choisit ce m&me Sylvestre qu'il nomma catholieos, pour le remplacer. BE ον, 4 τ. Ba 169] INTRODUCTION. 69 ΟὟ vi au bel „2 ie be el A 5325. ὁ» Lo 25 iS | u ὦ nal δ δον IT yo Us LE allg 5 EN on de SE Ay LS le zul δώ τὰ a ol AU 55 Amel Teil 5 el Aa Aal la sy ϑἱοὶ 35 αἷς nme OLE ως N 2 Koi üyellll mal ol Zu > ὦ BYARIS Ge las ze ze A ὦ οὐδ! ς Dr Ὁ (29 poll ul Wal la, Ai ol my οἷς FE Se u κοῦ τοι, τιν οὐ ρθε φυνβ obs Ἱ dt Us a σον δου τιν u οἱ ὦ u, 4) ih „ul Wal cola, }}5 5 ab οἷ Gb. se ii 67 σὴ ir sb AS κο we ὕσμαδο Mi Al oe UE Δὸς ὦ» οἱ 1. L om. us. Il quitta Damas le jeudi 11 fövrier de l!’an 7160 d’Adam et de l’hegire 1062. Il entra le 20 du m&me mois, vendredi matin, ἃ Alep pour la deuxieme fois. Abchir Pacha y &tait gouverneur, parce qu’il avait &t& destitu& de Damas. Le patriarche alla ἃ sa rencontre, lui fit un cadeau qu’il accepta. Le pacha le recut avec tous les honneurs. Il celöbra la föte de Päques ἃ Alep et cette m&me semaine il apprit la mort de Sylvestre frappe de la peste. Il envoya pour la gerance, d’apres les canons, le metropolitain Gerasim. Le dimanche de la Toussaint', apres la Pentecöte, le 13 juin, il consacra re metropolitain d’Akkar et de Rahbeh le pretre Naser de Homs * avec le consen- tement et ἃ la demande des habitants ἃ leur arrivee dans la ville d’Alep. II Vappela Nicolas. Trois jours apres, il consacra metropolitain de Tripoli οἱ de sa province le pretre Michel fils de Muhana l’Alepin et cela du consentement de ses habitants, et il le leur envoya. Il l’appela Melece. Apres cela, avec l’aide de Dieu, nous commencämes le projet que nous avions form& d’ecrire cette histoire. 1. L’eglise grecque fait tomber en ce jour la fete de tous les saints qui, ayant corres- pondu aux gräces de l’Esprit-Saint, sont parvenus au s&jour des bienheureux. Abel Cou- turier, Cours de liturgie grecque-melkite, Il, p. 326, Paris, 1914. το VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [70] * ol. Sal) al LS eh ir ut an all ee κα οι ols I ὁω La Se al U ᾿Ξ ls ai 5 all ἄλλο, »»ὸ a Le le ὦ». ala all lol za lbs ale US, (ll all Luzel, all sl 4} con gl; a! 53. ΠΣ er al>s &s5 el κῷ a ev ἃ οἷ ya 9. οὐ Hu sl a u δ] 65 say ἀῶ 9. ou οἷς Be | > un ἃ β > ol all eb οἷ ΠῚ las Bus) Ola sy 3. by 35 tr = 2 «sh 29 2 ls Fe Sl 1. Lom. &s.— 2. Lhabet: 4}. — 3. Lire: so). Si en ζ PREMIERE PARTIE LIVRE PREMIER VOYAGE EN ORIENT I. — Depart D’Auer. “ Avec les meilleures pensdes et les intentions les plus justes, monsei- + fol. 127°, gneur le patriarche persevera dans sa resolution de se rendre A Constanti- ; nople. Nous fimes done nos pr¶tifs, nous emportämes des cadeaux et tout ce dont nous aurions besoin, et nous placämes notre confiance dans l’appui du ᾿ Tres-Haut. Le patriarche — que Dieu lui accorde une longue vie! — partit d’Alep le jeudi soir 9 juillet ' pour Lädaqiye et Djebel afın de percevoir les ᾿ dimes et revenir ἃ Antioche. Je sortis — moi, son humble historiographe — et nos autres compagnons, au point du jour le mardi de la fete du prophete - Elie, et nous arrivämes avant le soir A un village appel& Ma'arretakwän. A l"aube nous nous levämes et nous arrivämes ἃ Härim et ἃ Ghaträrin, un village dans le voisinage de Djiasr El-Djadid sur le bord d’Al-Asi, et nous y pas- sämes la nuit. Nous enträmes ἃ Antioche le jeudi 22 juillet et nous assistämes ἃ la messe le septieme dimanche aprös la Pentecöte. Nous partimes pour visiter le couvent de Saint-Simeon le Thaumaturge, le Marin, sur l’aneienne et 1. Il faut corriger : 8 juillet, d’apres le man. de Leningrad. Musde Asiatique, fonds arabe π΄ 17, coll. du patriarche Gregoire IV, fol. 3, — autographe de Paul d’Alep. [71] PREMIERE PARTIE. — LIVRE Ir. 71 Ib se (ο- «ὃ οἷόν. Ina Ya ie ρον ὕγαξι 3 al a Ὁ EN 0. ὦν» " Sl; Su> 733, del Iyas WW σοὶ iS se μὰ. ὧν» «οἷς πῆρ το ἀξ ὧν οὐ δ οἱ αἰ ρον ὧϑ οὐ οἷ Kite τ΄ du 5 ΘΝ kan SE yn ἐπ τ τ ὦ 15 ὧν ἘΝ αὐ ὦ νὰ in πὸ ὦ le ΕΞ ἀν yagley {,35 za Ya As ll > ‚le lie οἱ Bd ts sel & Us aal! N ] \ „N Won; «οἷ An 029 g>3 a ll | ul > 3 3, of u 48 ΟἿ φῦϑνιαι us οἱ a! οὐ “8,9 or BE 9) ul or Be ur > u > «οἱ ἀς- 4. „Ul F Eu 2: IS Aa N Kal 5 ae el & Jels 4 alt lg - elle sy” Sy lan & 35 N go 3 ash] © Isle; «ὦ us AR L OM ade Er Ss. droite voie romaine qui avait &t& rouverte ἃ cette &poque, mais qui avait &t& oublise depuis longtemps. Et combien de fois dans les annees passees, lorsque - nous visitions ce saint couvent, on nous menait par le chemin de Sowweidiye ἃ l’eglise de Saint-Spiridon sur le lieu οὐ ses ennemis avaient coupe les tetes de ses änes. Nous passions la nuit dans le village de Zeitouniye et de la nous nous dirigions sur le couvent par un chemin tres diflicile et ἃ travers une grande foret. Quant ἃ ce chemin-lä, il est tr&s ais, droit et proche; combien de fois monseigneur le patriarche l’a-t-il demande d’apres les indications qu’a donnees le saint? Il ne fut ouvert et connu que cette annee. Louange - A Dieu, car nous nous sommes egayes et nous avons passe l’apres-midi dans le grand couvent du saint, qui y avait men& une vie d’anachorete pendant “sa jeunesse; et sa colonne qui subsiste encore est haute de six coudees. Et nous y avons entendu les vigiles et la paraclisis dans l’eglise catholique'. Lä il y a sept eglises, la plupart sont en blocs de pierre et le mur a quatre portes dont la plus grande donne sur la mer de Souweidiye. Ce mur est bien fortifie. Le fleuve Al-Asi descend de l’est dans le fond de la vallee; on le voit quand il se jette dans la mer pres de la montagne d’Al-Aqra et les navires s’y appro- - visionnent d’eau. Apres avoir cel&bre la messe, nous retournämes ἃ Antioche. Le jeudi 29 juillet monseigneur le patriarche vint ἃ Antioche οὐ il resta six ern er 1. Dans les villes, l’eglise oü l’Eveque a son tröne, la cathedrale, est dite commune&ment VEglise catholique. Mais on appelle aussi catholiques les autres grands edifices du culte „ eonstamment ouverts ἃ tous les fideles, I. Pargoire, ἢ Eglise byszantine, Paris, 1923, p. 83. erkenne; An Ξ. * fol. 12v°, τ fol. 12v°. * 72 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [72] le el U εἰδο Li any ΚΟΥ LK Sul a ey del a Wal srl as U ir LE all SA sie Luc IT ze U Es "al a EN el 2 ΤΟΝ a le aa alas Wal) 02.8 ul ae N rl ὁ lach (u la ats Ay kan gs del EN ie ee el τ Br 0 N > le el 059. ars I ii EV al oT cl NE br ol gl U, Ill gie > Sie KV dye ER ie ls do | ie u Us Οὐδ Is Ir Gib a ὀθεῖ a es ie Sl RE Si ae Us a ll ὦ» οὐ ee ab EN 5 al en SL τ ΠΝ (δ ὧν 8 5 1.8 us 9 0] el as ill sl οἷ 121 58 jours et eelebra six fois la messe. Nous louämes pour Adana une monture et nous sortimes de la, la veille au soir du jeudi 5 δοὺξ. Nous arrivämes le matin ἃ Beylän et dans l’apres-midi ἃ Alewandrette, e’6tait la veille de la fete de la Transfiguration. Les Chypriotes nous regurent avec les plus grands honneurs. Nous assistämes aux vigiles dans leur öglise et au moment de « l’entree » tout le clerg6 s’avanga, recut la benediction, se vetit et se se plaga en cerele a l’entree suivant ses habitudes en chantant : « lumiere 6clatante ». Le matin monseigneur le patriarche celöbra la messe. Nous partimes de lä le soir et le samedi matin nous arrivämes ἃ Päyäs οὐ monseigneur le patriarche eslebra la messe le huitieme dimanche apr&s la Pentecöte ainsi que le lundi et le mercredi. Nous partimes de Ἰὰ le soir, et le matin nous nous arrötämes A Djisr Albarnäs et nous arrivämes apres ἃ Qarn Qapou. Le chemin est eflrayant, c’est un defile ötroit et redoutable. Le matin nous arrivämes A l’auberge Qourt Qoläg ou « l’oreille de loup », ainsi nomme6e parce que dans l’auberge existe une mosqude avec deux coupoles ressemblant exactement ἃ des oreilles. Nous partimes ἃ minuit en compagnie de dix-huit fusiliers chretiens de PayAs. Au point du jour nous enträmes ἃ Missisa, ayant la forteresse de Hayyät ἃ notre droite. Nous en partimes ἃ minuit et traversämes le pont du fleuve Djihan qui s’appelle Tchihan. Nous arrivämes ἃ Adana le samedi matin 14 aoüt et nous descendimes dans les jardins chez les nötres du rite gree. [Adana] est une grande ville dans laquelle il y a beaucoup de jardins et chaque jardin, ln nn ren [73] PREMERE PARTIE. — LIVRE Ir. 73 ee I ὁ» LS Sp 55 zul 58 hell Lem] αν elle es all „el | pet ἢ Οὐ ὦ. τοὶ, las EL a σὺ a sb du el A ΘΒ Lan U el imo | 03... ες, ΠῈΣ FON © οἷο οἱ ll " ὦ» U Lie 5 üb οἷς Ulm, (δὲ ng JE οἱ EN US τὴν dl οὐ; ΠΑ el, U ale u un ll cl Ib Lay ass > στὸ ἀρ ON I) ὁ. le AL ζὼς ge la laney ur ὦ ne! a | A a SU > al ds (οἱ N 1.5. οἱ an ge las; ie ge all A ai, üb ülbL οἷς öl N Gr ie ai als SL Ayla u Soll 58 3a ΟἹ sa les Je οἱ Us Em ee 5 us, „as Li Wu; μι 5% is) ΔΝ 5 Als ὦ SED Kia contient plus de trois ou quatre cents orangers semblables ἃ des müriers. La location de chaque arbre &tait d’un quart de piastre. Quant aux limons doux et aux orangers, 115 sont tr&s nombreux. Monseigneur le patriarche partit pour Tarsous et pour le village de Timor, pour Dj’afar Pächa et pour les villages chypriotes qui les entourent, afın de percevoir ses dimes. Il revint ensuite ἃ Adana et de la nous partimes pendant la nuit de 29 aoüt en compagnie de l’aga des Turcomans de Syrie. Nous arri- vämes avant midi ἃ l’auberge Bairam Pächa et nous campämes sur le bord de la riviere Djägot. Nous partimes le soir et nous marchämes toute la nuit ἃ tra- vers des bois et des terrains pierreux. La nuit 6tait sombre et nous &eprouvä- mes de grandes terreurs et le matin nous arrivämes ἃ la forteresse de Kolak. Puis nous traversämes Qozloq Khän, c’est-A-dire « l’auberge des noyers », parce que tout autour il y ade nombreux noyers. Nous fimes halte avant midi ἃ Täkir qui est la cel&bre Aylat de ibn Ramadan. Ensuite nous partimes le matin et nous traversämes Soultän Khän, laissant ἃ notre droite la forteresse d’Anä- chah. Nous passämes sur Agh Koprou, c’est-äA-dire «le pont blanc ». C’6tait la limite entre les rois circassiens et les ottomans. De la, nous traversämes (irq Kädjy, c'est-äA-dire « quarante gu6s », parce que nous passämes ἃ gu6 quarante fois. Avant midi nous arrivämes ἃ Djiftä Khän, c’est-A-dire « l’auberge du mari6 ». Il est certain que ces chemins sont impraticables pendant l’'hiver par suite de leur etroitesse, du grand nombre deruisseaux et de rivieres. Nous nous arr&tämes pendant deux heures et, apr&s, nous nous levämes pour nous diriger ἈΕΤΟΪ 19. oh 10, 7A VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [74] Us sl) In LM bs zes sl (οἱ ὁδ- ES BE ee Loy u Lig as all EU Lig „el ne 1,55 LS ὑὸν ἜΣ ἘΣ τ 2 “9 «οἷ gu Kal ὦ “1.9 | go ala SV & “- ca JAl „2 Jl ἀκα en da all; > en ats MM ya E u I ι(5.. ᾿ ie Be ἘΝ er x «55 Be u ἘΦ, 5») nn os Au ἐν} au „18 en ὉΠ Ἐν στ τοῖς ls τι | Al>y Joys EIER] BEN 48 94.5.9 i> 0 oh! se ul Js N > a ΣῈ ΕΝ Ny el AEG AL ale de on MU eh δ > ET iin are 5 ἴὰφ 3 En) 1. L habet: _5>2!, erreur du copiste. — 2. L habet:: al. vers l’auberge Mohammed Pächä, c’est-a-dire Yenky Khän ou Olen Kouchloug. Le soir arriva sans que nous l’eussions atteinte. Nous campämes pr&s de maisons de Turcomans, parce que, comme nous l’avons mentionne, nous tions accompagnes de leur aga et nous passämes cette nuit-lä chez eux. Nous nous levämes le mercredi matin 1° septembre, commencement de l’an 7161, pour nous diriger vers Al-Bor. Nous marchämes dans ce pays qui justifie le nom de Bor'. Sur un espace d’un jour en largeur et en longueur, il n’y avait -aucune herbe verte : elle 6tait brülde et noire. Pendant cette journde, nous endurämes une grande fatigue jusqu’ä ce que nous arrivassions le soir. C’est un joli village ou la vie est bon march6, dont les eaux sont abondantes et les vignes nombreuses. Toute chose y est bon march& et‘ le ratl de viande en poids d’Alep coüte quatre osmani, un ratl de pain trois, un ratl? de vin vieux sup6rieur cing osmani et de vin nouveau un osmani. Ily a beaucoup de verjus. Il y a aussi une merveilleuse fabrique de poudre avec des roues semblables ἃ de grandes norias mues par l’eau; les vis se relövent et des marteaux descen- dent sur des auges en bois rangses et pilent la poudre. Un seul homme suflit pour mancuvrer pendant la journee et un autre pendant la nuit. C’est une belle invention avec des rösultats heureux et peu de fatigue. Les chretiens d’iei parlent ture; ils sont tr&s pieux. Ils nous firent descendre chez eux et 1 Bor en arabe signifie un lieu non cultive, — 2, Ratl correspond ἃ 2564 grammes, [75] PREMIERE PARTIE. — LIVRE Ir. 75 FR sul ar =)! An BZ Ju λον] 65 aaa ya be! „Lus] | "οὶ ine Il li sul Age as al Lady all ls ars El De sro τὰ als 5 τῷ τις Jain „N „ae οἱ ai ὁ» SL Lan μλω οἱ; Lola WU Ua 58 - Ban “Ξε no ” 4 Il 4 γ5:5 οδοὺ Jı>s bb οἱ γα Un > ah Isa iin üben gl üle Yylal ὦν = En Lil Jod ὋΣ we kl οἷς Ἐν Yo ἼΣ 2 Las 32% re ca! cl ΤΑΣ ἀϑοῦτο Οὐ, Ὧι: ἀρ Ε΄ -.--ὔ- 2 u ar > ans ἐς BR 1. L habet : 1,52}. — 2. L habet : 131,5. C’est une forme derivde de 213 = essence, substance, personne, individu. — 3. Lhabet : l»lı. — 4. L habet : ‚Lu 33. —5. L habet: 38 2. Erreurs du copiste dans les deux cas. nous regurent tres bien. Nous celebrämes la messe dans une de leurs &glises, dediee ἃ saint Eugene et.ses compagnons, le treizitme dimanche apres la Pentecöte; c’est une grotte sous un tres petit minaret. Nous restämes chez eux Βαϊ jours et nous partimes la veille de la fete de la Naissance de la sainte Vierge, le 8 septembre, escortes de Turcomans paye&s qu’on avaıt envoyes avec nous depuis le soir jusqu’au milieu de l’apr&es-midi du lendemain pendant vingt heures. Ce fut une longue etape, un long detour et une terre brülee. Nous endurämes une grande chaleur et une soif‘qui faillirent nous faire perir, nous et nos animaux. Nous desesperämes de nous-mömes et, gräce Ala sollieitude du Createur le Tres-Haut et ἃ l’intercession de la sainte Vierge sa m£re, nous pümes arriver pendant l’apres-midi dans un village de Turcomans appel& A Qirwän,; nous &tions presque sans connaissance et surtout nos montures _ [etaient &puisees). Nous nous jetämes immediatement ἃ l’eau jusqu’ä ce que la vie nous füt revenue. Et c'est dans leur village que nous nous sommes arretes _ vendredi. Le soir nous partimes avec eux par des chemins terribles. Le lende- ran BF main nous arrivämes ἃ l’auberge Qara Pounär. De Djifta Khän/nous passämes parla voie imperiale de Constantinople et de lä vers le Khän Mohammed Pächä, Yenky Khän, de la par Erekli vers Qara Pounar. Nous partimes de la avant minuit et nous arrivämes ἃ Ismil avant midi et nous en partimes le soir, 76 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [76] il 25 Ὁ οἱ m > μὲ. Sa τι us, & dal ἘΞ al al Ele any gel ὅίω, 23 a JA ΓῚ οὐ sis RR os & en lie IS U de ee δ κοῦ sad ὦ ze oa ἢ Us ὦ wc Bull ὧϑ 5 μέ ale gr 5 χα εὶς EI sy 5 {1 ih ol ζῶ db > iS glei En Als DU αἱ ὧν li al ee eu la ME za obs Jo » WS κῶς gr ἰοῦ ἀπ} σὺ se ld υπό οἵ 5 N om ll a or el Js aus ey Sl inte Ss Ih ἐρεῖν ες {π|5Ξ οἱ Ὁ αι Un > sul ie se las a SEE ee =>) ar U En ὁ „le II. — Iconıum. Le dimanche 11 septembre, le quatorzieme [dimanche] apres la Pentecöte, avant midi, nous enträmes ἃ Iconium Οὐ nous celebrämes la föte de la Croix, dans une &glise — de notre communaute greeque — dont le toit est en bois. Ensuite nous partimes pour visiter le couvent de Saint-Chariton, dont la fete est le 26 septembre, il &tait ἃ pres de deux heures de chemin. Toute la construction du couvent, de ses @glises et de ses cellules est en pierre de taille tirde de la montagne. L’öglise prineipale est grande, haute et construile en pierre ainsi que ses sanctuaires. Derriere l’autel il y a une grotte, dans laquelle on aceede par des marches, ou le saint s’est consaer6 ἃ la piete. "νὰ, il ya une pierre longue semblable ἃ un oreiller; on nous apprit que e'6tait son oreiller. Dans cette eglise il ya aussi une tombe sur laquelle est Ecrit en στρα : «de la descendance de celui qui est ne sur la pourpre ». Nous caleulämes la date contenue dans ce chronogramme et trouvämes cing cents ans. De meme sur la porte de l’eglise est sa date en grec. Les autres eglises du couvent sont petites. Un peu hors du couvent, il ya une ancienne grotte οὐ l’on descend par des marches. C'est lä que les voleurs emprisonnerent le saint. Il en fit sourdre pour eux une grande source miraculeuse tres agreable. Nous y passämes la nuit du mereredi dont le lendemain 6tait le 15 septembre. Pendant la matinde nous retournämes dans la ville. Les murailles sont grandes etil y a des &difices extraordinaires, des sculptures, des statues qui semblaient parler. Nous par- times pour visiter la fondation Mollä Khän de Molla Khandkäar, Il y a lä des [77] PREMIERE PARTIE. — LIVRE I". 77 al, Aal yarlas Up ber EI lE ὦ» Ip rd an SH 9,5 „u ὧν aa κϑ re) 55 lg" οὐ λαν λό 3 Ill „es u ai 3 „U alas als ul) 5 255 ἢ χὰ N a N ar ον NE 9.1 zn le ἰδ A al Ka pl yuSlage alas ΠΣ 1,11 Lily alie „ou ὁὐ ὦν Kia ds ὁ» I ἐδ Joy as ie Lily an US any Lyaäs bb 158 0 Sole φυνα ρώσεῦ we] 2 τῷ οὐῦ δ ᾿Ξ Ξε er δ ὼ ὦ „uw δ πὶ Ἢ ΕΓ © sl ἘΣ 2.5) & a, EB a a se Berl 3 “τς ἘΠῚ alas Slules uber su μοὶ (οἷο lin ls ἰώ sy a8 sei ee de bl dl lol ᾿ Jess ἔτι be μὰ ldap lol ats 1. L habet : „all, erreur du copiste. — 2. L habet:: st. — 3. L habet : Jr. edifices extraordinaires; les chandeliers sont en argent et en or, les lampes prises dans le tr&sor des empereurs sont nombreuses. Un seul chandelier [orne] * de toutes sortes de fleurs p&se quatre-vingt-dix oqgas d’argent et d’or. Les marches pour monter ἃ son tombeau sont en argent. Pres de ce tombeau est celui du moine son compagnon qui porte un vötement et un grand turban noir. La balustrade de cet escalier est un morceau de marbre transparent et ajoure tout intact ', semblable ἃ des eiselures d’argent. [En voyant ces splendeurs] tous eeux qui entrent dans cet endroit sont stup6faits. Le chef (däda) et les autres derviches aiment beaucoup les chretiens et les moines. [15 nous ont fait entrer.et nous avons regarde non sans crainte. Quant ἃ la race des Turcomans, elle est maudite, c’est pourquoi on ne les laisse pas entrer. Ensuite, nous etant rassembles avec le juge d’Alep et avec une caravane de la m&me ville, nous partimes en leur compagnie le jeudi et nous arrivämes le matin ἃ Zädäk qui est appele dans les synaxaires Lycaonie. Lä, il y a une grande &glise dediee a saint Michel, des edifices byzantins et beaucoup d’eglises. Nous partimes de cet endroit vers le soir, et le matin nous arrivämes dans un bourg appele Al- gham. A sa sortie se trouve le bain Qaploudja, d’eau thermale, οἱ ἃ sa proximite ilyal’eau froide. Nous partimes le soir et nous arrivämes le samedi malin 18 septembre au village de Aq Chehr connu par la tombe du celebre Djoha. Nous partimes le soir et nous arrivämes.le matin ἃ Saglah, le premier dimanche 1. Salimi : sens inconnu. — 2. C'est le Khodja Nasser Edlin. * fol. 13V’. * fol. 13v°. 78 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [78] is ll ui Aal as u Il ἀτὰρ als luch ats lie las USE a ig un Hal οἱ alde a Suhl) Ha ee ὑσωο ὦ as au Lass δ λα Lil SS, Ol di Wh A zu üb GE ὅλο Lie ia «οἷς Il ΤΡ απ Lely ats li le sie au οἷς μων lmuely ὦ λο Ἐπ κα yigg τ Πα ἘΣ ΘΝ ed a ig El u en N a ΟἹ, οὗ ἐμαὶ > Al a alle A| As Aw gu Ἄς ei E mel u] Le Lie I Lin Ian un m ale ἡ Allee οἶον de An se gs ll Wi us du are οὐ οἷς & SEN uch el span ᾧβ Οἱ Way zul Ya τ U un SE φὸ ζω» Ir οὐνεδεα wa es Y LE EI U any sr a a [λει ne ob ze dl Us Ley My 5 ai 1. L habet : kt. apres la föte de la Croix. Nous partimes ἃ minuit et le matin suivant nous ar- rivämes ἃ Beläidon. Le chemin de Saqlah ἃ Beläidon consiste en ponts et en une chaussde. De la nous passämes l’ötape de Khän Beyaz pendant la nuit, puis nous arrivämes le matin ἃ l’auberge de Khosref Pächä d’oü nous partimes le soir. Le mereredi nous arrivämes ἃ Seyyid Ghäzy. Nous en partimes pendant la soiree et nous arrivämes le jeudi 24 septembre ἃ Esky Chehr, connu par ses melons jaunes trös doux. On les suspend et ἃ cause de leur durete ils se con- servent jusqu’a l’hiver. Nous y sejournämes le vendredi et, nous etant leves le soir du meme jour, nous arrivämes le matin ἃ Bos Heuyuk. Nous en sortimes le samedi soir et nous arrivämesle lendemain ἃ Bazodjuk, le deuxieme dimanche apres la föte de la Croix. Le chemin du commencement jusqu’ä la fin est etroit, A droite il ya une montagne et une foret, et ἃ gauche un cours d’eau dangereux. Nous partimes le soir et nous arrivämes le lundi matin ἃ Yenky Chehr. Nous passämes la nuit par l’etape du Khän-Ag-Bezeuga. Ensuite nous quittämes la caravane de Constantinople et nous passämes la nuit dans l’au- berge. Le mardi matin nous la quittämes et A midi nous arrivions dans un village prospere dont le nom est Bä-Zäwenk. [Ce village se trouve ἃ] moitie | chemin entre Yenky Chehr et Brousse. Nous y avons goüte du lait ture, d’un goüt ineflable, du pain et des melons. Il y a aussi une fontaine d’eau douce, froide, excellente. u rn [79] PREMIERE PARTIE. — LIVRE I. 79 ent Se »Ὰ) rl U ass au, ὥς κα οἱ WI Zus ἐς ΑἹ Eur 59 εἰν ὡ ΞΕ τὸ bl ae je le | Pre ee a πο don ον Las, ao, ih LS le μα Δ ἐπι Dr su) A au N ὕω Nadla Rai ia (6, ; 29 Il | Aa 55. οὐ κι Ubs ᾿ Ir ee φοϑὶ = or ᾧ Ὁη}Ὁ Rn US αἱ "ον Ne ΤΣ N! Sy! "τοι. ur >15 e el> οἷ ὧς: τὶ N ERS IN ΡΣ ἘΝ u Zu UI Hyt! Ws ats δ ορίο IS oe θ al πὶ τ We BE) a) & LS as u SU oT Ip Le Ir 3 lach MA ee le ὁ9 ΕΠ} a ως SU ἴσο τ τς 56 5] Sy τς: ον Ku aus 1. Lire: u}. Il. — Brousse. Nous enträmes ἃ Brousse le soir du m&me jour, mardi, c’est-A-dire le 28 septembre. Nous descendimes ἃ Yenky Khän chez les Alepius; nos caurs se rejouirent de les trouver. Nous passämes cette nuit chez eux. Le mercredi matin le clerg& et les notables de Brousse arriverent au khan et nous mene- rent au quartier de l’eglise de Qaya Bachy dedice ἃ Notre-Dame — elle est restauree ainsi que toutes les eglises. On revetit monseigneur le patriarche du mandyas des le commencement de la rue; le clerge et les diacres nous recu- rent avec des cierges et des encensements. Les chantres chanterent jusqu’ä notre entree dans l’eglise. On mentionna d’abord le nom des empereurs [ehretiens], puis celui du patriarche d’Antioche et de tout l’Orient deux fois, * * fol. 14 re, puis on termina la litanie. On nous logea dans une maison prös de l’eglise. Le samedi matin 2 octobre, on nous emmena avec les Alepins au bain Esky Qaploudja ou nous nous baignämes dans son eau chaude naturelle. De lä nous allämes au jardin des chätaigniers. Nous revinmes le soir et chantämes les vepres la veille du troisieme dimanche apres la fete de la Croix, dans l’eglise u _ mentionnee. De Brousse ἃ Constantinople, ensuite dans le pays de Valachie et de Moldavie et dans les pays voisins, on n’a pas l’habitude de chanter les vigiles comme dans notre pays, mais quand il y a une grande fete, on les celebre pendant la nuit avant le service de minuit. On retarda l’encensement jusqu’äa 80 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [80] Er 156, U Ian Li) LSA > οἱ je ωϑ se sel has αν} 5b 158 Br] Key > lbs Sl A, ὕλωυ κε 51, ϑ el ων «δ᾽ a! 132983 te -Ξ en Iyau3 St wa ars se All er Lie ὧν ὁπ νὶ «ὁ δὼ pl a Adler οἱ BEER ἢ ἽΝ Fu? a > = a » a ae 3 Ἔ ; „ie a ni en Ἢ u er ἘΣ EN tan es "τῇ ey en ἘΠ Ant all als Kalb a Let lin LH al Sy er νὰ re et (use aa ul > Je) ul 5.89 ga re) il) ἀξ ἃ ω-: es) Js νὼ. el (οἷο Br > glau 9 | el. ae οἱ & Εν re (9. ἢ ἐν: οὐ » a) al, A| ΘΕ θυ 9 οἷ er) 32623 οδ LA el ω.ὶ ee u ῤνῖ Sr (5..3} 1. Lhabet : ua. — 2. L habet : 1b. — 3. L habet : ar erreur du copiste. « Eternel, je t!invoque », jusqu’au moment de la « Gloire », en attendant que le monde s’assemblät. Dans la litanie on fit mention, du nom de monseigneur le patriarche d’abord, et apr&s des me6tropolitains. A l’entr&e, tous les prötres presents recevaient la benedietion et revetaient des chasubles suivant leur habitude et tournaient en passant ἃ l’entree deux par deux en chantant : « lumiere &elatante ». C'est un signal pour les prötres qui tournent ἃ l’entree le soir, qu’ils c@l&breront une messe le lendemain. Remarque. L’archiprätre ou le prelat est celui qui recite les psaumes des vöpres et aussi « lumiere 6elatante » et « rends-nous dignes, Seigneur » et « maintenant laisse ton serviteur en paix » et de m&me dans les matines les psaumes du matin, ensuite « gloire ἃ celui qui nous a fait voir la lumiere » etc... Ge möme dimanche matin, monseigneur le patriarche cel&bra la messe. Dans tout pays grec, on commence par le canon et apres le septieme chant et les synaxaires, on dit « Tout ce qui respire », l’Evangile et « Ο Dieu, sauve ton peuple ». Le prötre sort en portant l’&vangeliaire que l’archiprötre baise, ainsi que tous les assistants, puis il va avec l’&vange£liaire chez les femmes aussi et s’en retourne pour encenser. Quant aux heures, chez les Grecs, elles sont sup- prim6es, except£ la premiere des matines, et ils terminent le service et le pr&tre olliciant les dit ἃ voix basse. Dans le pays des Cosaques et des Moscovites, on les dit comme chez nous; le diacre sort avec le saint corps devant les prötres et eux derriere lui. Dans tous ces pays, except& Moscou, les fideles er) a a κι νον EEE a ne = [81] PREMIERE PARTIE. — LIVRE I“. 81 la Il eu ul 5 el IE KL! ον ae ὦ SU win ὁ or ε΄ A ΕΗ μὴ I ls 4 τ λαὶϑο > (Ὁ δον δὶ er ᾿ ΟΝ (ὦ τὰ Au Οἱ aclbi) ἰοῦ ἐς αν Sol) gl ἀρ ala el Lo gl ZI ale SS Als Joy; ὕλας LS al any Zell Le 2 a8 ΘΟ N Is ΔΌΣ a>Yl us we len ya Je > 5 Be le λὶ ZU Um ER la Ar" al Kal yes EU AU, Cal dia a a wh Ἐπ᾿ ya le een ie ll a ΟἹ NN 0.9 ka EU 2,5 ai Tales οἱ ἴω Il WG kg Sl ὦ u >> Pe re re El οὐ a lol an hal u Le "1. L habet : τόσω», erreur du copiste. prösents dans l’öglise entrent pour recevoir le pain benit de la main du prelat ou du prötre, m&me les femmes et les enfauts vers lesquels il sort pour leur en distribuer. Le samedi 9 octobre, on nous invita aux bains de Yenky Qaploudja, qui sont comme Behräm Pächä et Moustalfa Pächä ἃ Damas et ἃ Alep. Nous avons vu la source de cette eau bouillante. Elle sort d'un rocher et ses vapeurs s’elevent jusqu’au ciel, son odeur est sulfureuse et il est impossible d’y plonger la main. On peut y ö&chauder une poule et y faire cuire des.eufs, comme nous en avons &te temoins. Pour les bains on y melange trois quarts d’eau froide afın de la temp£rer. Ce bain est spacieux. Le quatrieme dimanche matin, les pretres et les grands du quartier Baliy Bäzar inviterent monseigneur le patriarche ἃ celebrer la messe dans leur eglise dediee ἃ saint Jean l’Evangsliste. Il y alla cölöbrer la messe — l’Eglise est aussi restauree. La veille du mardi, les habi- tants du‘ quartier de Damir Qapou l’inviterent aussi A leur 6glise et il y οὐϊό- bra l’'oflice de l’eau benite seulement et il passa la nuit chez eux. Le mercredi 12 octobre, c’est-A-dire le seizieme jour de notre sejour ἃ Brousse, nous en sortimes. Les grands, apr&s nous avoir faıt leurs adieux, vin- rent avec nous jusqu’ä Moudania. Les habitants vinrent tous ἃ la rencontre de _ monseigneur le patriarche A une grande distance. Ils nous recurent dans leur PATR. OR. — T. XXI. — F. 1. 6 * fol. 14 νος + fol 14 v% 82 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [82] ἘΠ 85 Ci u Sl sb Au „us 259 Sc ya El 5 A ben all Gl YyLS Lil Als ey, dar) y θυ kan W > Lab ον] 2 u lin all 35 > m a al el u Sl, us ame asla Izl „SI Ai anlis Aa ag „ll als se ss ie LS ΣῈ Ay «οὐϑ ἘΠ 4 Ὸ eb οἷς al res Ὁ) Wa Saal u ill Aedl le azun Lölel Wi PN le og a lg gar u οἱ li Ar Aal) a os a 5 Ἂν Ägs ME N a ee το ον rs ale u ey ἰῷ la lie delt GE Ὁ Seh es el Me Il pe LU kn Zee öl a Ὁ Isa us Ile 5} κῶς 3,5 alas We di ag VI ὦ» in U 5} ala LS, Pl ὁ» Ui ai IE N de el or Gi Ne anlie 1.Lhabet: .b,sb. — 2. L habet: K, erreur du copiste. )Z 3 grande öglise dediee A la Dormition de la Vierge. Le diacre mentionna d’abord le nom du patriarche de Constantinople, puis celui d’Antioche. Il ne mentionna pas leur mötropolitain Clement — que Dieu efface son nom du livre de la vie! — parce qu’il est arrogant et hai par le peuple, surtout parce qu'il n'est pas venu ἃ la rencontre de monseigneur le patriarche ἃ son arrivce. Pour cela, nous ne nous sommes pas arretes longtemps et nous n’y avons pas celebre la messe. Son peuple nous honora beaucoup, parce qu'il est tres reli- gieux. Nous fümes loges dans la maison de l’archonte Krichy Kourty sur le bord de la mer. C’est une grande promenade. Presque toutes les maisons de Moudania sont jolies et la plupart sur le bord de la mer. [οἱ il y a pres de vingt eglises. Et dans le palais metropolitain il y a une petite eglise de la Transfiguration et au-dessous une fontaine sacree. Le Mont Athos y est peint ainsi que tous ses couvents. Nous y avons visite l’eglise de Saint-Theo- dore, qui est tr&s belle, et celle de Saint-Georges. Nous n’eümes pas le temps de visiter les autres eglises parce‘ que nous &tions presses de nous embarquer pour Constantinople avant la temp6te de saint Dömötrius. On loua pour nous une barque pour huit cents osmani et nous partimes de lä le ven- dredi 16 octobre. Apres avoir ram& sur une distance de douze milles, vers le soir on jeta l’anere et vers minuit nous repartimes. Nous arrivämes au milieu de la mer; tout ἃ coup une grande tempete se leva et l’agita. Elle fut si violente que notre barque faillit couler ἃ cause des grandes vagues. [59] PREMIERE PARTIE. — LIVRE I", 89 Sal tue. Le 53 Ile kl Wh ar gan ὕο399 igs Ὁ Lach gi au) οἷ gu hr sel del δρῶ! κ 951 5.1, οὐ άδο Joy λα τον el «δ᾽ ὧθ Br Aalal!s sale Gral lelarz.l, ΞΕ (5 sÄne ὧξ A & | le wur ἰὼ 9 ech Gel En U Ju) NY si “9 alas Be, aus in 9 ἰώ I, bau ἃ οἱ äll ya ὧν sus el are? er Bar as Sl Ians u in ae N] rn le δ πὶ Sa al u er ll ee | sl 8 ul a Je μὰ an I Οἱ βίο N Line ὦ > (οὐ ei er A ὕλρο Air ον 51 Und ὁδ- ἐς «οἱ ὦ οἷς Δ» N ie ο' ἢ | χὰ ὅλ ἢ 02.» he se u ul > ws ee all gu οἱ» UN & Seh] τ e s„e ἃ» οἷ Ἐπ δ N τῷ S ai) εκ 1. L habet : Us», erreur du copiste. Notre raison s’envola de nos tötes, nous pleurämes, nous nous lamen- tämes et nous desesperämes de nous-mömes. Nous nous fimes des adieux les uns aux autres et confessämes publiquement nos peches. Monseigneur le patriarche lut sur nos tetes la priere du pardon et de la r&mission ; nous atten- dimes la mort d’un moment ἃ l’autre. Mais le Createur — que son nom soit exaltö! — qui ne delaisse pas ses serviteurs, ne nous abandonna pas; gräce ἃ lintercession de la sainte Vierge sa mere, qui est le refuge et l’assistance de tous ceux qui sont dans la dötresse, puis de saint Nicolas, saint Simon le Thaumaturge, le Marin et l’Alepin, de saint Georges, chevalier sur la terre et sur la mer, de saint D&metrius dont la föte s’approchait — car cette ap est redoutse de ceux qui naviguent avant ou apres sa föte — les flots s’apai- serent. Apr&s une grande fatigue et une grande crainte, les matelots ramerent vers la terre et carguerent les voiles apr&s que le mät eut failli &tre brise par la violence de la tempete. Nous n’osions pas croire ἃ notre salut quand nous sautämes ἃ terre; nous 6tions dans un &tat mis6rable. Le lendemain matin ils nous conduisirent A force de rames ἃ l’auberge du celebre Bouzbouroun. LA, on jeta l’ancre et nous trouvämes plusieurs navires restös ἃ l’ancre de peur de ce qui avait eu lieu. Nous restämes ἃ Bouzbouroun ἡ depuisle samedi matin jus- qu’au mardi ἃ minuit; quand le vent se fut ameliore, on mit ἃ la voile et nous arrivämes le matin dans le village dont le nom est Qäterli. Nous sortimes pour en visiter l’öglise dedice A sainte Cyriaque. Le soir nous vinmes dans un tolsldrtes RENTE 54 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [84] «οὗ u. SL» 2% bs (95:5. ον! ἰμω eo) © ἜΣΕΙ > ea JH las la vr BIT) Se? ως ER] εκ se „ie sw 9 ὀν! bis] gl Ay! 18 (οἷο are ae οἷς Le UL Je luels Pape den ge! 05 ee ΟὟ «οἷ lu δ: is ΟΝ" N 5 al el ee UHR ar De τ ---. ws IN 2 0a a ον (κοὐ ὁ Wie ds as SI Any ld gylN u Ne ee yes aa Bl τ τΠὋτοὐ- ee ll ον gel ὁ μοὶ τ N) bush \gär Be] νος all es al 58 ek ] = er! a ὁ sel ie ὦ» Sy) ge von As ot Js 1. Lire : 65. — 2. L habet:: & lb». village florissant sur le bord de 116 mentionnge dans les synaxaires et dans l’histoire sous le nom d’ile Proty, ou « la premiere », et son nom maintenant est Birindgi. A l'interieur se trouve le cimetiere des patriarches de CGonstan- tinopole jusqu’aujourd’hui. Il y a aussi trois öglises dediees A la sainte Vierge, ἃ saint Demötrius οἱ ἃ saint Georges. Nous partimes ἃ minuit et arrivämes le matin ἃ Scutari. Nous nous dirigeämes vers Chaleedoine et Karam El-Arra- malah οὐ fut deporte saint Jean Chrysostome. Jusqu’ä present elle est comme une presqu’ile et porte le nom de Qady Keuy, e’est-ä-dire Chaleedoine. LIVRE DEUXIEME VOYAGE A CONSTANTINOPLE Il. — EntREE A CONSTANTINOPLE. Nousenträmes dans la ville de Constantinople le mercredi matin 20 octobre. Depuis notre döpart d’Alep trois mois s’6ötaient &eoules. Nous descendimes ἃ la mötochie du Saint-Sepulere ἃ l’entree de la porte de Qabra pr&s du palais du patriarche. Monseigneur le patriarche avait envoy& une lettre au patriarche Paisios de Constantinople et aux metropolitains pour leur demander, selon l’usage ancien, la permission de venir dans la ville de Constantinople. On le lui permit, parce qu'il avait fait son devoir au contraire de ses pred6cesseurs, et ils envoyörent tout de suite la permission demand&e. Alors monseigneur le patriarche leur fit demander des le soir la permission de se pr&senter chez οὐχ, Le jeudi matin, les mötropolitains vinrent chez lui et le condui- ii [88] PREMIERE PARTIE. — LIVRE MH. 85 K All 5.5. ὦ sus sus a)! 1.115. ἘΝ Ms po lu ya Seil lach Syäl Ey οἀξοὶ well διό az SU ὦ» Je a se le! a a ae! ee u say Kyle 9 le ΟἹ N yes Οἱ μἱ ir ae hai Eee - a. ee ey AL I le hi a ls ll 9.5. ES ge go En Kr δ Terre ul LUX πὸ ge! ar ul, | Eben sc 85, else, „iS UL sl Sal wet 55 Ma αὐ UN A sin 16 ag ülaill οἷς, λυ sel 8 se Er sl SEN! ον» 154} συν. 85 se ale Lin am ram ὦ bilan a SEN Yzy Mal A! > οἱ ano ὁ (οἱ „al lass el «90 6 as λό μ᾿ οὔλας, ον δ eb SE ἱαν rs gabe) ZUEN ul cl aglal 61» sirent au palais du patriarche. Lorsqu’il entra par la porte, deux prötres le reeurent, l’un avec l'’evangeliaire, l’autre avec l'icone et le diacre avec l’en- censoir, tous dans leurs ornements sacerdotaux. Il baisa l’evangeliaire et l'icone selon l’usage, et le diacre l’encensa. L’un des metropolitains lui donna "une crosse d’argent et les chantres chanterent « l’Axion » jusqu’ä leur entr&e dans l’eglise patriarcale dediee ἃ saint Georges. Pendant qu'il baisait les icones qui sont sur les portes du sanctuaire, le - patriarche de Constantinople descendit, entra dans l’öglise vetu du mandyas et se placa sur son tröne. On plaga monseigneur le patriarche dans un tröne vis-a-vis de [αἱ et le diacre dit : « Ayez pitie de nous, Dieu, selon Votre grande - misericorde. » Ils mentionnerent Alexis, ’empereur des Moscovites, l’impera- A a 2 Eee ee + trice Marie, Basile prince de Moldavie, son epouse Catherine, Matthieu prince de Valachie et son &pouse Helene, ensuite Kyr Paisios patriarche de Constanti- nople et Kyr Macaire patriarche d’Antioche. Les chantres chanterent pour chacun « Seigneur, ayez piti& de nous » trois fois. Le pretre termina le service etles patriarches descendirent de leurs trönes, se serrerent la main reciproquement et marcherent ensemble. Devant eux marchaient deux personnages portant de grands chandeliers d’argent avec des cierges de cire blanche;; les mötropolitains les suivaient et ils monterent au divan (salon) du patriarche. Ils se mirent ἃ table. tandis que les chantres ehantaient. Le patriarche de Constantinople se comporta vis-a-vis du patriarche * fol. 15 vo * fol. 15°, 80 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [86] ee Y tl lol Ye a ea" SEN u ill is Dal! La El yes oral Io Is Ste ll SusYl ze an ls A; 50 DA 8 si οἰ τοῦ ass All SA ala el οἱ : gr δὲ gl ZEN 15, θροϑίον μεῖς u Οἱ Tl ραγῖν a 15 αὶ Hs but ISIN I N Ay kan ae τσ τ ol 8 Ali aa 3 le ls ἕν pille sth za Jan ml Ilm Ha sa San SE LS a Sell ls gs ze je Wi οϑ Io las 14... Ey) a) Lu a! UN Lie ζῶ ΝΗ gl als οἷον Br lee 3. οἱ An 9 y.!5 ie dio SE! «γὼ ee ὁ.“ Y| N Eee ἀν ὦ» κα 1. 1, habet : ©, συ on! d’Antioche avec une grande solennit& et beaucoup d’honneurs et de sentiment. “On nous presenta tant d’especes de plats et de sortes de vins qu’on ne peut les decrire. Ce fut un grand jour dont on se souviendra toute la vie! Vers le soir, ils descendirent, ehanterent les vöpres et nous firent leurs adieux. Mon- seigneur le patriarche se rendit ἃ la mötochie avec des metropolitains et des pretres devant et derriere lui avec les Qapi Kehaia' de Moldavie et celui de Valachie et d’autres encore, jusqu’ä ce 411] les eüt benis. Alors ils s’en retournerent. Les notables des chretiens venaient et le saluaient. La veille du dimanche des Gadareniens, monseigneur le patriarche partit pour l’eglise patriarcale ἃ la suite d’une invitation qui lui avait 6t& adress6e selon la cou- tume. L’un et l’autre revötirent le mandyas et firent leurs prieres. Devant chacun se tenait debout une personne portant un chandelier avee un cierge de cire blanche, depuis le commencement du service jusqu’äla fin. Le kathisma* de psaumes fut lu par un diacre place entre les deux patriarches. Au moment de la « Gloire » les pretres firent au patriarche de Constantinople des genu- llexions, une premiere fois, une deuxicme fois, puis se tournant vers le pa- triarche d’Antioche, firent eing paires de genuflexions. Ils mirent leurs cha- subles et marcherent ἃ l’entrde en se rangeant pres des deux patriarches en demi-cercle; le diacre encensa les portes du sanctuaire ἃ distance, les deux patriarches, les prötres et les fideles qui 6taient dans le chour. 1. Une sorte d’ambassadeur de Moldavie et de Valachie qui residait ἃ Constantinople. — 2. Le psautier est divise en 19 kathisma et chaque kathisma ecomprendun nombre variable de psaumes. ne le ae nn " [87] PREMIERE PARTIE. — LIVRE II. 87 SEEN sell ll le ee Ἰρὸὰ 2 19.4.3] Ya her IK Ines οἱ οἱ ΟἽ sl DEE 55 In LS να Je en Na)! ts 8 2 m As ἘΞ] al Js le ya ὧν las Ss AT)! ΕΞ 9 155 LS „is se el εὐ ae say 5,2! RI en > a Ὁ ga an, x zb «οἷ ἴον .»,5:9 ΩΣ EN „a SW & b Y. a Il» 3 Et u) N Abd N IE ale gez 8 (5 Kun was sle.hles due All οὐ 4 nu N ur ροθαν SE U a Ay el AS! el ων rn [a| as ‚sie Jo; ΟΝ & 34 US, An Eye «οἷ all εν des 1 εἰ. - ὙΠ λαὸ Gi sl «οἷ ey! Se ΑΞ} ἘΞ «οὐ» eg ai: IV ala zo Ju 1. L habet : St. “ Les pretres commencerent ἃ chanter « lumiere Eclatante » ἃ haute voix, ensuite le diacre recommenga ἃ encenser les deux patriarches et les prötres firent des saluts aux patriarches, deux ἃ deux, puis 115 entrerent dans le sanc- tuaire et Öterent leurs vetements sacerdotaux, car c’est leur habitude pour toute veille de dimanche ou de fete prineipale. Ces prötres appartiennent aux öglises des quartiers qui sont autour du patriarcat. Cela est le signe qu'ils se pr&parent ἃ la sainte messe comme nous l’avons dit. Apres la fin du service, leur benedietion simultande et leur sortie hors de l’Eglise, pr&cedes de deux chandeliers garnis de cierges et tout le peuple se tenant debout, un de ceux qui portaient les chandeliers dit ἃ voix forte : « De Sa Saintete Paisios, archeveque de la ville de Constantinople, la nou- velle Rome, et patriarche oecum&nique, pour beaucoup d’annees », trois foıs. Le patriarche leva la main droite et benit le peuple. L’autre porteur de chandelier dit egalement : « Macaire le bienheureux, patriarche de la ville de Dieu, la grande Antioche et de tout l’Orient », et on r&pondait : « pour beaucoup d’an- nees », trois fois. Lui aussi leva la main droite et benit encore le peuple. Ensuite ils öterent leur mandyas et le patriarche de Constantinople emmena le patriarche d’Antioche chez luien haut et 115 dinerent ensemble. Il l’accompagna jusqu’ä la porte de la maison et rentra chez lui, parce que son äme n’etait pas orgueilleuse. 01.16 7° * fol. 161° 88 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [88] A ae a 15 Cal Cl LE γάλαν eV u αὐλῶν, aaa Hlaaty KU χἱ 599. al Il g ai u dh | See ee a ee Οἱ (οἱ sul sl Sl Le, Fo ἘΞ 50} as se ἘΣ bay] a BR ε Be an U eu alacdl οἱ οἡ Φ'Ξ «ο᾽ ΟὟ ad δ. Er EEE JUby! > laayl al an al ΣῚ μὴ ρὲ ΕἾ 5y Sl ὦ δι ΟῚ λα gas ar gr) ai Ὁ. Ἰρροῦτο U οὐ Lale di +Lı ost Ar Islam 9 u Aal κ᾽ et Ὄπ de ἴον οἷς ΑΝ ne Ass ἘΠΕ ΤΠ τ 696. Jen, ga doll sia δ᾽ OY Guy] ge gel U pa an a τὸ ας οἱ οὐ ΟἿ᾽ ὁ ΟΝ κι ὼ bus οἷ IS & 18 | 1. L habet : KARL — 2. L habet : „e:2’.,— 3. L om. N, Ce m&me dimanche au matin, nous revinmes ἃ l’eglise : les mötropolitains en sortirent vers la cour de la maison, allerent vers lui et le revetirent du mandyas, puis 115 entrerent devant et derriere lui dans l’Eglise, un chandelier le preeedant, jusqu’a ce 41} eüt beni son peuple et se füt assis sur son tröne. Apres « Tout ce qui respire », le patriarche de Gonstantinople descendit, ὦ baisa * les icones, b£nit le peuple, puis le patriarche d’Antioche fit de möme, ensuite deux ἃ deux, les prelats et le reste du peuple; parce que dans tous les pays de rite gree, la Moldavie et la Valachie, il ne reste pas une personne qui ne baise les icones le matin. A la fin de la messe, apres avoir pris le pain benit, m&me les enfants et les femmes — car celle-ci est !’habitude dans nos pays — on sort de l’öglise apres la messe. Apres les matines ils sortent tous et reviennent deux heures aprös. Quand on encense ἃ alleluia, le diacre descend pour encenser le patriarche ἃ son tröne, ensuite il regoit de lui la benediction pour la lecture de l’Evan- gile. Il encense les portes du sanctuaire et les icones, entre et prend l"evangeliaire de la main du prötre et sort par la porte du nord vers la chaire qui est de ce cöte. Les chantres chantent longuement « pour beaucoup d’annees, Seigneur », alin de donner au diacre le temps de descendre de la chaire. Alors il vient pr&s du patriarche pour lui presenter l’svangeliaire. Ils [les diacres] 7 [89] PREMIERE PARTIE. — LIVRE I. 80 518 «λα hast Sys ul 55 ΣῈ laye ἀπ as ΘΝ del in li le N u ρος ὧν Cal wel dir ὦ sel dl 5 ya u) Ka Jel ῶ9 „el SE AM bl 0 al A! by ραν alla Joy (5 I Lig; mel) Sul Il 9 el ἀπ ὦ ἱ Irel Kl on ul a el 9. An ὧν al SEN! Ans all UL τως 1 (5. U Ligen δον le lol u el on! del zbyl © al) 2 Yıl ἀξ se EM sul „3 85339 ξο 0 ea (μι. a el τς al Jis ae ao „dl | oe > Ay ab eh BE al SEN 55 la ,5 el 1,16. EI Ay N VE Lo ρόαι ulle ον, 158 AUS ie let a en ne ih gel an | al la ajoutent ἃ la fin de la litanie : « cat&chumenes, sortez », c'est la moitie de la - litanie — synaptie — c’est-A-dire lorsqu’on prononce la fin : « encore et ‚encore demandons au Seigneur la paix, pour son aide, pour le salut de Sa Saintete, pour le salut de tout le monde, pour cette sainte demeure, pour le patriarche et pour les empereurs et pour leur aide » et « avec sagesse », et tout cela pour que le prötre puisse lire la priere. Apres la conclusion : « encore et encore en paix, pour cette öglise, pour - la salubrite de l’air, pour ceux qui voyagent sur la mer, pour notre salut et l’aide » et « avec sagesse », tout ceci se dit pour que le prötre finisse la priere. Leur attitude reservee et leur humilit& sont grandes, leurs genuflexions ΟΠ jusqu’ä terre sont frequentes, je parle des prötres grecs qui oflieient ἃ la messe, principalement au moment de la communion. Le diacre portant le saint N corps prononce le nom du patriarche. A la fin de la messe les deux patriarches distribuent du pain benit, chacun d’un cöte. A leur sortie de l’Eglise, les porteurs hr ἥξ. ἮΝ 5 ξ R: .΄.-. ee de chändeliers disent egalement ce qu’ils avaient dit le soir, et les Janissaires du patriarche les ἜΣ continuellement avec des... et des bätons. Dans le m&me jour, il y eut encore un repas et nous nous en retournämes le soir. ‚La veille de la fete de saint D&mötrius, nous assistämes aux vöpres dans Teglise de la metochie de Saint-Georges. Le matin, le patriarche envoya chez = 8 a Ir * fol. 16v°. * fol. 16 v°. 90 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [90] lee el ΘΝ αὐ οὐ 52 στῶν ἡ σολϑ 5) Δ}. A >| aa! An 9 u οἱ sa>| ul 3 or ae δ Ian EL le ol de a oa] 32 le a ὼ US, σις on ἘΣ ΠΕΣ Ss os ΒΝ u or 4 EIER: San A) Aa) us ya Be eat N eb] alas © U οἷ all sts ὁ E alas wu? u e ie Sa 4...}5..5..Ν}} ϑ 225 el Ss dio yÄas 3 als Ai dass en la li, JE il Sul > 5 Se or οὐ οὐ Us lau> 29 Zblga EN Le "Ζ sr a. ἢ Je er. si) «δ zb ὧν ον εἰ δὴ ν τ Via Sr sÄa (5989 gel Sl, N οἱ ας IL AU a wel ln > an Jen SM sa Ina Ss al ur U >| gie ld I indie 1. L habet : UL. — 2. L habet: u. lui deux de ses mötropolitains, le protosyncelle et l’ardichiacre, pour le con- duire ἃ l’öglise; et apres la messe, il l’emmena dejeuner avec lui. Remarque. Tous nos freres grecs, oü 4115 se trouvent, font maigre ἃ l’oc- casion de la saint Demetrius, depuis le 1” octobre jusqu’au jour de sa fete, ainsi qu’& la saint Michel, depuis le 1" novembre, c’est-ä-dire pendant huit jours. Ils jeünent pour beaucoup d’autres saints dont nous parlerons si telle est la volonte du Dieu Tres-Haut. * Voici la description de l’eglise patriarcale de Gonstantinople, dedice ἃ saint Georges. Devant elle il y ala cour d’une maison autour de laquelle sont des arcades du cöt& du nord; les secer6taires du patriarche ont lä leur habita- tion. Devant l’öglise il ya un grand peristyle ou l’on descend par des marches. [5116 (l’eglise) est catholique, avee trois parties, toute en voütes avec une deuxicme porte dans le peristyle du nord. Dans cette partie se tiennent les femmes; elles ont une porte de sortie sur la rue. L’öglise a trois sanctuaires et est imposante. Les stalles du cheeur depuis le devant du sanctuaire jusqu’ä la porte de l’eglise sont sur d’autres rangs &gaux, et derriere il y a encore d’autres rangs, et de m&me tout autour. Le tröne du patriarche est dans le rang (de droite des stalles, il est tr&ös ölev@, avec des marches; il est incruste d’un travail tr&s fin. Vis-A-vis, dans le rang de gauche, ily a un tröne pareil ge κίων [91] PREMIERE PARTIE. — LIVRE II. 9 clio οὐ > be φῶ ὡς Br le BR< ee Be τὰ ὦ > Kaas sl MY ὌΝ ala else Lola >. οἷς \au> SL ὧν ai KL Eee ee el ee Deus ΒΕ © | sad a Aa <= U SL el IS U ἘΣ el zum d Δὲ „ee ul) il all m ER Gl u on del A Sch σοι ll ie il I A en σὐ Sl le eV an Uae τυχὸν ll Juls U nt ba az al, id Gr an get ar re be el ae il! lie day an Slot DS SW die lin > Go ol Walz 5... Zi (5. Ὁ δίκαιος Μελχισεδέκ le Kg U el ee ze se > 25 so ige all Liih τι ἃ γαίων! Ay ρα well ᾧ mais plus bas pour tout patriarche en visite. L’iconostase est vaste. Les icones des portes du sanctuaire sont tres grandes, elles ont &t& peintes ἃ Moscou. L’icone de saint Georges, d'un travail artistique, est placde ἃ droite de la sainte Vierge. Les chandeliers sont grands. Le lustre, qui s’appelle « choros », est en cuivre jaune, ouvrage cisele, travail de Venise, qui ressemble ἃ celui du Saint-Sepulere. Les sanctuaires sont vastes, Derriere le sanctuaire ἃ gauche, il y a une porte pour la bibliotheque; de lä on sort derriere l’eglise dans une cour qui aboutit ἃ la rue, cela pour rendre service aux prötres qui ainsi n’ont pas ἃ sortir devant les gens. Dans l’are eintr& du sanctuaire meridional sont les iconces d’Abraham οἱ de Melchisedek; la barbe de celui-ei est blanche et plus longue que celle d’Abraham, sa tete est envelopp&e de rouge comme le prophete Daniel et ses cheveux sont tombants. Il est vetu d’une chasuble comme saint Gregoire, eveque d’Armenie, d’apres le rite armönien, il porte des ornements brodes d’or. Il tient entre ses mains une sorte de navire blanc rempli d’une liqueur rouge comme du vin. Il ya Ἰὰ aussi comme trois pains blanes ronds qui por- tent des croix, e’est-A-dire sur le pain et sur le vin qu’il a oflerts ἃ Dieu. Au- dessus on lit l’'inscription : « le juste Melchisedek ». Au-dessus du sanctuaire sont les peintures du patriarche d’Alexandrie, le Christ se tenant devant lui sous la forme d’un jeune garcon sous une coupole portee par des colonnes, avec son v&tement döchire. Il lui dit: « O Seigneur, qui a dechire ton vete- * fol. 17 r φῶ ΔΝ ur 92 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [99] NM Eee Οἶσθ As ee LE gay gätn au Aal Ja! a & SH | πὶ Gun) laln is υ ὁ in Ar pP ELeTE ab. als > & Syyall sin AR, np Ka; „le „e al a se 55 LS us nl τον Ulead herz es ES, u; EN Al ΠΤ ‚WYols aus gi ὦ» "etz als Je m le | ia Sc mal Al sy) blog bpb ae PA | bs ale ul a ὁ νὸς τον al aan ag Sol ἀρ ρα! 1,&, JUSYI ςε οἰῶ, “πὰ ρ Ws Ale, al WE sr LS ame asl au srl. Go Ὁ} μος», wue ὧς zes a dl LT ie al οἷο 1 ne Faalell au ac) Is as a th EN οἱ & | ba I Äl σίνος is Als Au eis all a ἘΣ 1. 1, habet : als. — 2. L habet : «)}}»]. —3. L habet : Ss. ment? » Et la r&ponse sort des lövres du Seigneur : « C’est Arius, celui qui est tombe dans la bouche la plus basse de l’Enfer. » Quand le pretre se lave les mains dans un petit bassin en marbre avec reservoir, l’eau lustrale s’&coule au-dessous dans un autre bassin supporte par une colonne. On a peint une icone semblable aussi dans toutes les 6glises de Constantinople et de ses environs et aussi il y a le bassin susmentionne. La chaire est plac&e au nord au-dessus du tröne du patriarche d’Antioche, comme nous l’avons dit. Dans un coin de l’öglise, ἃ droite de l’entree, il ya une chambre avec des . fenetres* grillag6es ou se trouvent les corps des saints. Nous demandämes A Oo nous prosterner devant eux et ἃ baiser leurs reliques. Ils nous firent entrer et les archontes vinrent, apportant les clefs. Ils rompirent les sceaux et ouvrirent les trois chässes. Dans la premiere, le corps de sainte Theo- phanie, l’imperatrice, ötait dans un &tat parfait, comme elle &tait, avee ses vetements et ses souliers aux pieds — nous les avons baises. Ensuite le corps de sainte Asmon6e, la mere des sept Macchabees, femme ägee, dans un tat parlait avee ses vetements boutonnds A la facon des vötements europ6ens. Dans la troisieme chässe, le corps de la sainte martyre Euphemie, en parfait tat, mais sans tete, Dans un coin de cette chambre, ily a une cage en fer, dont l’entröe est au milieu de la colonne, c'est la qu’a et attache et ke k ΐ ; 2 ἢ ; > i [93] PREMIERE PARTIE. — LIVRE 11. 93 we Ὁ 55 da ιν BI su AS bus 43459 sl Er ἃ οἷο ls IS οἷ Dep) Isle! er) e dia aus 49 Am Deo >)! as οἱ Br) N a Yon ὦ u > (δ Sl τ κι χό9 οἱ „el οὶ ὁ"... Sl We La Sp] «οἷς alla a) lay! ge | Fe! > ur als = en oe «als! se do 5,85 2 οἷς τ ri ae Se Fee Ist 0 Du ae a τ τ lin ze EN wu τ se οἷ al Is as aus) © So Us ide Ben = SS Sl ste an En EB Sg ὧξ rs ee ar flagell& Notre-Seigneur Jesus-Christ. Sa couleur tire sur le vert. Au-dessus ily a une lampe allumee jour et nuit. Nous avons bais& la relique. Une des personnes presentes nous apprit que l’autre moitie se trouvait ἃ Rome et qu’elle l’a baisee. Ils remirent les sceaux ἃ leur place et nous sortimes. Remarque. Ce sont les pr&poses de l’Eglise patriarcale qui ont la garde des tresors et non le patriarche lui-m&me. Ils regoivent les legs pieux, mais les dettes sontä la charge du patriarche. Le palais patriarcal etle divan sont äl’ex- terieur plus haut; ilsdominent Galata, Scutari et la mer. etc. ;...ily aune porte secrete qui mene ἃ la metochie du Saint-Sepulere, car entre le palais patriar- cal et la mötochie du Saint-Sepulere il y a une porte de la ville dans le rempartinterieur. On al’habitude, quand on ferme les portes de Constantinople, le soir, de donner les clefs ἃ l’aga de Janissaires, c'est pourquoi, ἃ cause de l’eloignement de l’endroit, on n’ouvre les portes que le matin. Parfois nous venions frapper ἃ cette porte secrete et nous entrions dans l’öglise. La demeure des prelats est ἃ gauche du patriarche vers la porte. Sur sa droite demeurent le clerg& et les chantres, pres de la porte du sanctuaire; de möme le cöt& du nord est röserv& aux prötres et aux diaeres. Sur la porte du sud il y a une icone du cherubin arm& du glaive flamboyant. *f01.17v° fol. 17 YV®, 9% VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [94] A AI IS el ao] dl el I sth οὐδ ao 4. san ὧν Sol us 3, Mag Ale See en) ad ὁ 385 Ab SEN isle > ο ig Urmel Lay ον σῦν AR SE HERT REINE Et any la lbs Sl ee dr] El οἱ dla „LS LE u Bl N ee Sal bar ls u a F<] las; UN U. Je us al il aM N] χω. καὶ ὦ» lsl>| οὐῶϑ ap 0! a ULM ES ln DL τυ. lid ὁμ One ἐν Χριστῷ πιστὸς βασιλεὺς ul καὶ αὐτοχράτωρ᾽ Ipmell (9395 πο Sulee Se gell hin in ee βασιλεὺς ρωμαΐων καὶ ' αὐτοχράτωρ AKA Sort I ir ἴθ, οἷς 1. Lhabet: b,Jb, erreur du copiste. — 2. 1, om. xat. ee P II. — Qoum Qarov. La veille du dimanche du Riche et de Lazare, le patriarche de Constanti- nople invita notre Maitre ἃ l’eglise pour les v&pres. Dans ce möme jour, le patriarche lui envoya la permission, portant sa signature ainsi que celles des prelats, l’autorisant ἃ e@lebrer la messe dans l’eglise de Saint-Jean-Baptiste ἃ Qoum (apou, d’apres l’habitude des patriarches. Il ordonna aux prötres des autres &glises de ce quartier de ne pas c&lebrer la messe, mais de s’assembler tous dans l’&glise mentionnde pour assister A la messe celebr&e par monseigneur le patriarche. Ils vinrent immediatement chez nous des le soir pour l'inviter ἃ cel&brer la messe le len- demain ; le dimanche matin nous descendimes dans une barque et fimes le tour derriere le Sörail du Sultan. On nous fit voir la porte de Romanus mentionnde dans les synaxaires. Maintenant elle est ferme&e et pres d’elleil y a une source d’eau merveilleuse que visitent les pelerins chrötiens, le jour de la Transfi- guration. « Thöophile eroyant au Christ roi des Grees et empereur' ». ὁ Le cöte de ce mur fait partie de la construction de l’empereur 'Theophile et son nom est ‘erit jusqu’ä maintenant en grands caracteres grees : « Theophile roi des Grees et empereur ». Pr&s de (J)oum Qapou, parmi les tours qui sont sur la mer, on nous fit voir la tour de l’empereur Leon le Sage, dans laquelle il y 1. Cette phrase est inutile, [95] PREMIERE PARTIE. — LIVRE Il. 95 = ab nis a ὦ ἰοροο la,.$ ee ὧδ (ον ol οἱ ὦν» ὦ». a ὁ ὦ, ἐκ. re 9.9 u “Ἱ 955 Ξ \5183 Ἰκονδοσκζλη ἴω HI οὐ ὁ κῃ" RER er X pe >> a a lan el, ka ᾿ς ΠῚ se N ἜΝ In, al | sAo or se Al yÄA en e Sale NE au) 543 EN Ge day sn > Au sah τι 2 ach or τῇ 5 0 σῦς lügen al δ δ᾽, καὶ γα „ie KE dir a le de \3l aid ZN ls Se ρὸν id! & \islemı „als r los ναὶ & ya. 156 ee Jay de ὁ οἱ ἀρ all ὁ αὐ us al ἀῶ “5. erg) Gl ers Lg BIN" a) \alsey κε}. τὶ 4.3: οἷς γα» ee see a ee 1. L habet : le. — 2. 1, habet : öl)! avait un miroir merveilleux qui fut bris@ par Michel, fils de ce Thöophile. Pres de cette tour il y a une ancienne mosque&e. On dit que c’etait une eglise qui &tait habitee par saint Jean Chrysostome. Nous continuämes notre route, jusqu’ä ce que nous fussions sortis du port de Qoum Qapou. Le nom de Qoum Qapou 6tait autrefois Kondoskale. Tous les chrötiens et le clerg& nous atten- daient. Ils allerent au-devant de monseigneur le patriarche et le firent entrer dans l’eglise avec des cierges et des encensements, avec tous les honneurs possibles; une grand’messe y fut eelebree. On al’habitude dans tout ce pays, pendant ’hymne de «l’Axion », d’ap- porter au patriarche des prosphoras; il les prend entre ses mains l’une apres l’autre et fait avec elles le signe de la croix sur le calice et sur la patene ἃ la _ memoire de celui qui [65 ἃ oflertes et dit : « Grand est le nom de la sainte Tri- nite. » C’est ce qu’on appelle « panagia », ce qui chez eux a une tres grande importance. On la porte en voyage comme viatique pour tenir lieu des sacre- ments, lorsqu’il arrive un accident, un naufrage ou un danger de mort. Apres avoir recu le pain benit, tous les assistants mettaient de l’argent sur le pla- _ teau. Ils emmenerent ensuite le patriarche dans leurs maisons et lui offrirent un dejeuner. Apres avoir passe chez eux deux nuits, nous partimes pour visiter les autres eglises : la seconde eglise est dedide ἃ la Vierge surnom- mee « du dösert », la troisitme, dedide ἃ sainte Cyriaque, sur la porte de * fol. 18 1° * fol. 18 1°, Sl) aa) a KEN Sl] a EN ii Ti π΄ E 96 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [96] kb u dä de Il le ll u eb οἱ or dl ae ω δ οὐδ᾽ RE re De Se κι οἷς ad) as Οὔ, SLHYL Ya ı, a οὐ EN ον στό οΣ 5 Slals Ssbe, ΑἹ kin Aue sell S> ὑλαὶθ sd ὦν las οἱ Ve. EU um Liye ΞΕ] le las Us (δ us a, Lüge ΞΡ 4 οὐ ZN FU 5a gl ars ὑεῖ» all ΩΝ οὐ ΟΝ, κἀς οἱ tan BR WUuzlua E\ aa N ee sind Sul L\ule>s Be Be Es pe SUN ZU Any ag) 5 αἰ ar ὦ. οϑ ὩΣ u I al a! πὶ er ῳ δ ΚΡ sr il zul EN ἔρον VER geiles zen ll oe li τὴ la) αν all Gy Wlzla bb ‚se sl ol 855 as la ὙΕῚ ὁ θυ A ἴω nes re ee ee ae ee 1. Ladd.: we. — 2. Lire: Sl‘ laquelle est la erdation des eieux et de la terre, c’est-A-dire de « Tout ce qui respire »; la quatrieme, dedide A saint Nicolas. Dans toutes ces eglises ilya des lustres et des symboles neufs. La cinquiöme, dediee ala sainte Vierge, est re ee ee N. contiguö ἃ l’öglise armenienne. — Les Armeniens ont deux eglises ἃ Qoum Qapou. — Le mardi 2 novembre, le jour de la föte du sacrilice, nous nous rendimes devant la porte du Serail oü nous vimes en personne Sa Majeste le sultan Mohammed — que Dieu le preserve! — avec sa garde et ses Soldats al son entr&e et ἃ sa sortie de Sainte-Sophie. Puis nous y enträmes pour la visiter dans toutes ses parties et ses lieux solitaires. Nous montämes au second. stage, puis au troisitme ou nous vimes des colonnes de porphyre, vertes ou | couleur de styrax ou de lapis-lazuli, et d’autres couleurs de marbre merveil- leuses et brillantes. Nous vimes aussi ses balustrades de marbre allant d’une colonne Al’autre, portant des traces de eroix, ainsi que les dalles et les mar- bres; ses pierres pr&cieuses, la fontaine sacree et les amphores de marbre transparent. Chacune de ces amphores, quatre hommes n’auraient pas sufli ἃ les entourer, tant elles 6taient enormes; leurs orifices &taient etroits. Nous admirämes la magnifique blancheur de son marbre, la hauteur de la coupole, l’image de Notre-Seigneur Jesus-Christ benissant au haut de la voüte et du sanctuaire ainsi que la multitude des croix sur les murs et sur les balus- trades, les catögories d'icones, les fötes * de Notre-Seigneur au haut des coupoles, la variete des eouleurs de la mosaique diversement coloriee, le [97] PREMIERE PARTIE. — LIVRE I. 97 hie Ko Y ὁ") κω WSLE 55 Ile 95} ρα SU „len ᾧ}»} ὅλο le an ae ὁ en οἱ (οσϑ N ὑσδν Sys al SEN cl als se la, Le li be „Eu a ὦ DEN lan οἱ la Ta U μὴ σθαι Guam, τ Any Aal ες. ἄκος ἘΣ Sal Ss οἷς: >> ὅθ... ie laaliy ul π΄ et dich - a ὦ Yin > le | ul oa! (a) ἐξ θυ ἰοῦ „oe ὦ Ομ ὍΝ οἰ 373 ἘΣ ab zul 15; N ee er δ᾿ Kung Ley Waby sel, abs res Sg se 38 | dal u aueh προ Eee ὮΝ >| zul) aa Oslar ἴω 1. L habet: ul, erreur du copiste. grand nombre de ses portes, la grandeur des ceroix d’airain, la multitude de ses ienetres — et que dirai-je? — il n'est pas πες ἃ l’esprit humain de decrire toutes ces beaules en detail'. II. — Ar-Mkıvan. De lä, nous partimes pour visiter la mosqude du defunt Sultan Ahmed, connu par ses rebellions. Les dalles sont en marbre brut, non poli. Nous contemplämes ensuite le panorama de Constantinople, connu dans le monde entier, At-Meidän, ou hippodrome. Nous vimes une chose adni- rable sur une pierre, le nouveau Dikili Täch. Cet obelisque est un monolithe de couleur brique rougeätre grav6 sur les quatre cötes d’images, de figures _ d’animaux symboliques et d’enigmes philosophiques. Il repose sur quatre cubes d’airain. Au-dessous d’eux est un soubassement blanc d’une seule piece, _ dont la longueur, la largeur et la hauteur sont de quatorze empans de chaque ‚eöte. Il porte des figures sur ses quatre cöt&s. Chaque cöt& differe des autres, ᾿ etsa hauteur de la base jusqu’en haut, c’est-A-dire en comprenant la colonne ei le piedestal, est de la hauteur des minarets de la mosqu6e du Sultan Ahmed. 1. Sur l’eglise de Sainte-Sophie et sur les autres &glises de Constantinople, cf. Charles Diehl. Manuel d’art bysantin. Index. p. 916, vol. II, Paris, 1926. PATR. OR. — T. ΧΧΠ. — σ᾿ 1. 7 / 98 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [98] 4 N eo eh Bee en lee ll ll Ol Ins; EL ee ee u Ι Σ Σ sa yon Yo AU es us ὁ Sell a, «οὐ aa σοῦ ae a U er a) Is SL 5 35 all Ed) ia ον ον I. Y er al Flo οὖς als al ya Ὁ 521 auge Lei > du, ua le ans ei ὧπ ὁ A en Sal) AN 3 sie ὑ5- ἀν Wil io sa ee oe 5 ΟΥἿ (οἱ a. Il zu Le le al All es ae I 59 üye δος N Joy lei ΟἹ ol Jen ll za ee 2> oa sa EN Ei ἰδ uael δ Jels gl ge dal Ey al ai EV Hell anb ᾧ ὅν οἱ ᾿ A un jet de pierre de cette chose admirable, il y a une grosse colonne de bronze, torse en trois, comme s’il y avait trois serpents ou dragons enroul6s les uns autour des autres. A son sommet il y a trois t&tes de serpents tendues en avant, Jes gueules ouvertes vers les trois cötes de la ville; la mächoire de un est brisce. On pretend que le defunt sultan Osman l’a brisee avec une massue. Elle protege contre les serpents depuis le temps de l’empereur Constantin, pour les empecher d’entrer dans la ville. Lorsque cette mächoire [ut cass&e, on dit que les serpents entrerent dans la ville par ce cöte, mais qu’ils ne firent pas de mal. A un jet de pierre de l’obelisque il y a aussi une autre tour construite en“ pierre appelee aussi Dikili Täch. | Nous partimes pour visiter les tombeaux des sultans ottomans, depuis la conquöte de Constantinople jusqu’aujourd’hui, avec le tombeau du sultan Mourad et.de ses dix-neuf enfants tous &trangles, enfin celle de sa mere Keuse (Jason. Nous eirculämes parmi leurs tombes. Au-dessus d’elles, il y a des lampes ἀν et des objets rares qui &tonnent l’esprit. Le gardien, pour un pourboire, conduit les visiteurs ἃ l’interieur. ; Les tombes du sultan Mustafa et du sultan Ibrahim sont dans un autre — cimetiere pr&s de la muraille de Sainte-Sophie sur le chemin du Diwän. Elles sont bäties en marbre tres blanc, tr&s öpais ἃ l’extörieur et neuf A l’interieur, d’un aspeet agr&able pour les spectateurs. Vis-A-vis d’elles il y en a une autre [99] PREMIERE PARTIE. — LIVRE Il, 99 Il rs ip ὁ». gyb als U >| sel li bl az sus ΣΝ rs I - © al Su gr fol.ıs vo Le is ak > gli au I m ab Di elite οὶ (W >88 BI 8) ih νιν «ϑὶ Ὁ au ΒΝ ud EOREIREA +2 el Au 49 las «69 ol als lab or δ) 48 χὰ» ΒΗ ἵππον O9 > ρ gl &-\ aa 9 ed Zu δὴ Au Sl) ah a Ja BASE) a οὐ» IMs nr Ode Lay Ju el sten οἷος ni sch SEEY ΑἹ οἱ aus ste ls sl» L> sl> lol 8:9 al ο is ß μ ls) > van el ὦ» Als κοὸ lo sb οἱ gie εἰ ss Be ES > 32 ἰρὺ us 5 Jelss IS ze τὰ in Se nl LI ὡἱ 59 ΟἹ > (οἷς οὗν (ἰός, NSLas οὐ ὼ ΟΞ ὦ Οὐ any a DU ον pen a 1 55 semblable. C’est la que passe le chemin du Diwän et que sont les scribes des requetes, puis ceux qui echangent les turbans, c’est-A-dire”“ des... et autres ἃ * fol. 18v°. leurs proprietaires. Ensuite nous partimes pour aller voir Aslän Khan. C'est une eglise basse, ancienne; il y en a une autre &levde avec coupole au-dessus d’elle, ayant encore des figures en mosaique, puis [des images] de Notre-Seigneur et des quatre Evangslistes, qui existent jusqu’aujourd’hui. Dans l’eglise basse il y a des animaux sauvages, dont quatre lions, les uns d’Algerie, les autres de notre pays, quatre pantheres de divers pays, un chacal, un renard, trois _ _ loups, une hyene, une t@te d’elöphant ancien, l’image d’une girafe ancienne avec un crocodile ancien. Dans cette eglise basse tres veneree, dediee A ο΄ saint Jean-Baptiste, on voit encore les images en mosaique bien conservees. On pretend que c’stait l’eglise de Saint-Jean Chrysostome. Pr&s d’Aslän est Djebä Khane. Sur sa porte est suspendue une tr&s grande botte et une autre semblable sur la porte de Top Khane, ainsi que d’autres curiosites. ΤΥ ΞΞΥΙ SERÄTL, Ensuite nous enträmes dans le Ssrail — que Dieu en protege les habi- ᾿ς tantst — A Vinterieur de la cour est une dglise appelse aujourd’hui Siläh Khane; rien n’en. a encore &t& detruit, son autel et toutes les autres ass sont restes en etat, mais ses portes sont fermdes, 100 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [100] :- LAN SE ὅκου > ἐὰν BAM ar Boys Aal ae cl len, EN 59 Jo! II Hell Hm > Aa ALS ὦ» ale it dl I5s ae 08 Tl ar Old Lay u el οἷς Sie u lie lol 3 6 5 ea ῳ υὶ: ei. N > ὦ As Eh Eure Θ᾽ Ὁ ex gi a) τοῦ Sr (3 Joy U u nie LS ee N ὁ89 wen eo Ay ΤΣ ΔΝ de and 5 5.60} a οἱ Immer αν λσεῖν I Ge A a Li WW hal Saas GL Ju Sl A By el θυ θῚ en] Er Sy) my a „as ον Zul one! μοῦ ὦ το πὰ pe) „Le ὦ" οἱ οἷν Inge Ämuno Je ὕρυὰ F Lu) As Waiyn «οὐ a MN δ ὧν δὐ9 SA le ati 1. L habet : „bb, deux mots reunis; erreur du copiste. — 2. L om. ‚ol. — 3. L habet : un. Nous arrivämes ἃ la celebre 'coupole, la Sublime Porte, οὐ siegent les juges de l’armee et les sept vizirs. Le Sultan les regarde par une fenetre, c'est la qu’ils composent le Diwan pour le monde entier. Entre le Serail et Sainte-Sophie il y a une petite öglise dediee ἃ saint Jean-Baptiste, celle que l’empereur Justinien avait bätie avant Sainte-Sophie et oü il se reposait. Elle est restee dans son 6tat. Nous vimes aussi le troisieme Dikili Täch qui est dans Tawouk Bazar pres du bain de la Walid& et le Khan des ambassadeurs. Ce sont des margelles superposöes et s’elevant fort haut, dans le ciel, mais elles ont 6te fendues par le feu, c’est pour cela qu'on les a cerelees de fer. On prötend qu'un certain juif a döelare ἃ un certain sultan ottoman que des empereurs grees y avaient cach6 des tresors, alors il ordonna de l’incendier et l’obelisque se fendit. On eraignit qu'il ne tombät, e’est pourquoi on le cercla de fer de haut en bas. Les Grees nous apprirent que cet obelisque est celui que fit dresser l’empe- reur Constantin le Grand et qu'il deposa dans les fondations douze ceränes et certaines reliques de Notre-Seigneur J&esus-Christ. Kusuite nous vimes la tour Avret Bazar, Vune des plus grandes des tours mentionndes; elle est construite en marbre blane sculpts ou l’on voit des croix, des anges et des prötres depuis le haut jusqu’en bas. Elle est ereuse, Elle est situ6e dans le quartier d’Assamata. [101] PREMIERE PARTIE. — LIVRE II. 101 οἷν» 2 ls al Lyeb ya A) IKa οὐ. Se ey) U re N a πὸ LS τ * fol tom. un 15 Ka all) DE ya se αὐ Be Ab Je za „Us. is BE) «οἱ »»ὐ 4 Ol deY Ay τα» je aus als 2 > υἹ ΞΕ ul del 2 δ N 5 ὦ ἀκ ὦ 9. ὦ IK As ge ὁ Mel le, uch a ὦ ὦ» AS a se „a Us JYy au dl En WE se LS July Usa WW Δ αὐλοῦ ὦ Kay 1ögo lol ζῶ ὅλως db οἷο ον ls «Ἱ τ ΚΝ οἱ». ΟΝ] Τρ. 6.5] οἰ > ὡς οἱ des as! sr 38 ul! «οἷς al Δ ini ὧν αν». » »αϑ "οὐ Ὁ a ee all a Us a Al u sinl οἱ» AL οι, ἐπ 3x. αἰ μὰ ὑροῦ we gl ie sell el LT we οἷς el is m gi Nous demandämes aux Grees οὐ se trouvait l’eglise des saints Apötres. Ils nous repondirent quelle etait ἃ l’interieur d’Esky Serail, reservee aux femmes. Nous avions vu cette eglise quand nous 6tions en mer, "pres de * io. 101%. Galata, aux environs de Seutari. Elle est haute et remarquable par ses douze coupoles. Elle est pres de la mosquse de Soleiman; nous la distinguions, mais lorsque je vins pour la retrouver, je la perdis de vue ä cause du mur tres elev& du susdit Scrail. Cette eglise est au milieu sur le sommet d'une des sept collines de l’interieur de Constantinople, e’est pourquoi on voit le haut de cette eglise depuis Galata et de Scutari. Elle est peut-etre plus haute que la coupole de Sainte-Sophie, ainsi que nous la vimes pour la premiere fois en entrant ἃ CGonstantinople..... '. J’appris par le tailleur de Esky Serail que l’interieur en est demeure en bon &tat, que les peintures et les icones en mosaique existent encore sur les murs et que personne n’ose entrer au Serail sans un guide de connaissance. Nous demandämes aussi οὐ 6tait l’eglise de Chaleopratia. On nous r&pondit qu’elle se trouvait sur la place de la mosqu6e du sultan Bayazid. V. — MosquEE DE SOLEIMAN. f Nous partimes enfin pour voir la grande et celebre mosquce de Soleiman, - une des merveilles du monde ἃ cause de la multitude de ses colonnes de por- 1. Six mots douteux. 102 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [102] glei, ἴαχον, LS Shell by, „N sh ee] τ τ τὰ „ol ὧν All ὑμῶν ae de AUS Aula το πο ὦ» alle ἀὲ ie E& n ala lo τ ὦ» Mol Al 42 ame ale εἰ." m <= pen ἘΞ Aulsall ei ἘΞ Als Al an 38 6 259. Au Hal > se τ τ eu ap De es ana 6 το δῦ οὐ δ ὦ». Ὁ οἱ ἐς u Ayla ka aslı SEAL dl el er (οἱ ne ee μὴ ale He ὦν ὁ Se ee ᾿ 8 ee BSR se - τε = Eee Ara. τ ΝΣ ὕες ui edel ai again El les Jet λῶν eb Se 5 SI As I Cal IS lg Koh wis Sl a bl das ls ἘΞ phyre, de couleur vert pistache, et de la diversit& de la couleur de ses grandes dalles, de sa hauteur et de ses minarets @lances. Dans la cour, il y a une coupole haute en marbre et des colonnes pareilles; l’eau descend du toit parce que ces colonnes sont creuses et l’eau en sort par un dispositif merveilleux, — elle est plus douce et plus agr&able que celle d’Alep. Nous vimes ensuite la mosqude du Sultan Mohammed qui est au dela du palais patriarcal au Phanar, sur le sommet d’une colline. Nous descendimes du Phanar daus une barque et nous partimes vers Khäs Keuy ou nous ötions invites. Il ya la beaucoup de maisons de juifs et de chrötiens. Nous visitämes son eglise dediee ἃ sainte Parasceve. On invita monseigneur le patriarche ἃ prier sur la tombe de Pavlachi' qui etait le Qapou Kehaia de Basile, prince de Moldavie. Lorsqu’il l’eut trahi, le prince envoya le tuer. On nous mena dans sa demeure, que dis-je, dans son palais merveilleux situ6 au milieu de la mer, construit sur de grands pilotis suivant l’'habitude des constructions de Gonstantinople. A lVinterieur il y a des endroits et des chäteaux qui ravissent l’esprit, un bain tout en marbre, des jardins agreables A voir, une conduite d’eau en mosaique de dilferentes couleurs et egalement 1. N. lorga, Vasile Lupu ca urmätor al impäratitor de räsärit, Bucuresti, 1913, pag. 28. Les ministres des princes de Moldavie ἃ Constantinople avaient leur residence non loin de la Corne d’Or, au-dessus dır quartier de Balata dans le Bogdan-S£rail ou palais de Moldavie. Il y avait aussi la rösidence des princes de Valachie souvent mentionndee dans des voyages ἃ Constantinople et gräce ἃ ces mentions nous connaissons l’endroit oü se trouvait ce palais. A οὐμό de ce palais il y avait une petite eglise en style byzantin. Non loin de Bogdan Serail il y avait Vlah Serail la residence des envoy&s des princes de Valachie, avec une pelite eglise, Buletinul Com. Mon. Ist., A916, p. 11-18, [108. PREMIERE PARTIE. — LIVRE II. 103 en ee ee ee Er τῷ "tale Al Est er ge >, ὕλαν] ωΝ Son | ν τι ze KU lin pay ας all Tan use ὧν el! > ol «οἱ olau re a! lb ,.} «δ᾽ Ir p >> κ᾿ Ali ay ail.ä le A ἋΣ yas abge ya AS ΟΡ age us ἃ a μωὶ «δ᾽ ὧν oy ol δον a il ας nd! Ilm alas 5 0 μεῖς gi Aal As ago ai aan all" a οι. ΝΣ δος τ. ll. >> | „15 τ. ἀ «(1 ι1:.5 " ας ya ἜΣ τῶ „alle! 2! % wa lab sl sl u ee ee li SE gr als Je)! as „lb Er ες sl 5} 99 Es | Iglu Ussleg All all) νι. SI, sie ἐπ 3: ἐς οὐ» une eglise, et tout cela surplombe la mer. Nous descendimes enfin dans une barque qui nous conduisit ἃ l’extr&emite de la mer de Galata. Nous enträmes alors dans la grande riviere d’eau douce jusqu’au bout, de la nous montämes pour visiter la fabrique de poudre de Kar Khäne semblable ἃ celle que nous avons vue ἃ Bor, merveilleuse avec des roues se mouvant par l’eau. Cet endroit s’appelle Käyhat Khane. Nous sortimes de la sur la terre ferme et nous nous dirigeämes vers Aq- Meidän ou le champ de tir des fleches, ou il y a une colonne dressde dans ce but. Ce champ de tir est une place verdoyante et d'une vue delicieuse, qui domine Constantinople en face. C'est la que les chretiens celebreut les Päques avec joie. On nous apprit alors que l’annee derniere, Sa Majeste - le Sultan Mohammed * — que Dieu le garde! — vint et dressa sa tente avant ᾿ς lafete et eut du plaisir ἃ les regarder. Il y prit un tel plaisir qu'il leur donna deux bourses de mille piastres turques. Nous enträmes ensuite ala Takieh du Silahdar du sultan Mourad, qu’il a fait construire recemment. Δ Ξ:- GATARA, De la nous descendimes au quartier de Qdisim Pächd, puis ἃ Galata, ensuite ἃ Top Khan, puis ἃ Ters Khane οὐ l’on construit des navires. Nous vimes ἃ Top Khane des canons qui peuvent contenir chacun un homme et d’autres ‚canons ἃ trois chambres. Nous revinmes ensuite pour voir les navires mer- veilleux de l’Angleterre et de la France et nous nous en retournämes. EN * fol. 19 v°. 104 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [104] Kl ee Δ (μι. δ N ee] Lo aeyi äh z 1 115... al! ur Ὁ > ee Al se ol ΟἹ u GE yes ὀγοίων! n Gl spe. dal τ al Joy Ball > 25V] Inn ga le | ρώρεο ll LS Aa So) EI en LEN Saal any Ἐς Gl. a ei) Ay Al ur gl ua ll 5 en Ἐπ Ξ en la ütr el au aa ὁ & lo sc sa Y) a Yuan rat se u al ge οἱ > ee las lan 5 ee Si Kal las Er das ul) bb a5 uelas Js loy a ΟΣ Ay Sub sel ILS Je lin le a lan u ze ΔΙ 5 Sal Sy Eh EL, ον va ),5. — 2. L habet : LS}. La veille du dimanche, nous chantämes les vepres dans la metochie et le patriarche de Constantinople envoya ἃ mon pere une permission comme la premiere pour qu’il püt aller le lendemain cölebrer la messe dans l’eglise de Saint-Georges ἃ Galata; les pretres et les notables de ce quartier l’inviterent aussi. Le lendemain matin nous chantämes les vepres (— matines?) dans la chapelle de la metochie. Nous partimes avec eux dans une barque vers Galata et l’öglise mentionnee; suivant l’habitude ils vinrent ἃ sa rencontre. Il y celebra une grand’messe, qui fut suivie d'un grand repas. Et moi je partis pour visiter les autres eglises de Galata. La premiere eglise est celle de la Vierge, Chrysopigi, ou « la source d’or »; Al’interieur ily a cette source, un puits d’eau ou l’on reprösente dans les icones « la Vierge assise dans une piseine », de cette source jaillit une eau guerissant les malades. Cette öglise est vaste et ἃ l’interieur il y a deux grands chandeliers de cuivre jaune. On nous apprit que le patriarche Karme' fit faire les chandeliers de l’eglise d’Alep d’apres leur modele. Le tout est un ouvrage de Vönitiens. Au dedans il y a aussi une icone ven6ree. De la nous nous rendimes ἃ une troisicme eglise dediee A..... ἢ c’est-ä- dire ia Mere misericordieuse de Dieu, et A saint Jean le Theologien, dans laquelle il y a trois grandes icones de Cröte. On y voit une peinture de l’"Apocalypse de saint Jean et les sept chaires, au-dessous desquelles ses deux I. Eutliyme Karme, commencement de mai 1634-au commencement de dec. 1634, — 2, Manque le mol gree, [105] PREMIERE PARTIE. — LIVRE I. 105 SS ne a ea οἱ le in ad ds > ai aa ai lan sugar as Ale dus au) al u DV I ρύ LU 8 Ans) τες ἣν iS m ge pl SEC le 5 ar ea ar lm εἰ I δ a el hl a ee se u 5 As 5 εἰ > οἱ ων elle Dune) ey ΟΣ ὦ» Lola us el ee δ οἱ Ὁ lim a es Me! ee 5 Ολοὶ I oem Ss ls aa ον... Shell ne ὡς Si a οροϑ ΑΝ ὸ μη] ὦ καῖ 2,5 layle gie ΟἹ Js ee τ δὶ us bald üb u u μα ων Gr sad σον anal nändl un (55 age disciples l’enterrerent. Nous enträmes dans l’öglise, l’une des plus grandes öglises orthodoxes de l’empire, qui est maintenant en la possession des Jesuites francais. Elle est ancienne, tr&s haute, toutes ses peintures sont en mosaique coloree, les fötes de Notre-Seigneur sont expliquees en grec. Il γ ἃ un clocher eleve et ancien. Nous partimes ensuite vers la quatriöme eglise, voisine de la precedente, dediee ἃ Notre-Seigneur Jesus-Christ, ἃ l’interieur de laquelle il y a une fon- "taine sacrde. Nous nous dirigeämes ensuite vers une einquieme, dediee ἃ saint Demetrius. Sur le mur de la porte est peint: « Tout ce qui respire », c’est-ä-dire glorifiez le Dieu du ciel, toutes les er6atures, les animaux, le ciel, le froid et la neige ete...'. Nous visitämes une sixieme eglise, dediee a la sainte Vierge, situee aussi pres du rempart. Une septicme &glise est dedide ἃ saint Jean-Baptiste; ἃ linterieur il s’y trouve une fontaine sacree. Une huitieme öglise est dediee ἃ saint Nicolas, ensuite une neuvieme est dediee ἃ saint Jean Chrysostome. Toutes sont en poutres avec des toits ornes de symboles, le lustre est dor& ἃ l’intsrieur et A l’exterieur. Nous vimes ensuite l’eglise des Francais * fol. 20:5, qui avait te incendice. * Elle egale Sainte-Sophie par sa hauteur, sa grandeur, * fol. 20 1”. sa forme, ses peintures ἃ l’interieur et A l’exterieur en mosaique dorde ainsi que les fetes de Notre-Seigneur, Au-dessus de la porte est l’icone de la » Bs, cxuvim, let 566. 106 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [106] οὐ m οἷος yo I 8 alas ἀρὰ δὲ ES IS bl οἷς ni | er μέ; δ) Ξερ οὐ el Se > Se ΟΝ ner N Alb N dal Litas le) Zellen re ee οἷς ae DE dl ee allg ey Ja Al out any bs Al uns di Y ml u Ἰρρ ἢ Gr da a IS u ὁ. Seh ob NE Hl ὅλο ὁ. AN EEE αἰ κ᾿ 2 Il > od οὐ. Se ed all In Lil 233 > 2 EEE er en EI EN LE E gl üle alle all ee IS aley YI ül5 yes le ls al hab Ib 3 Gh za all U dr, LIE 1. L habet : NP pro SE Dormition de la Vierge en mosaique; sur ses murs toutes les inscriptions sont europdennes. A l’interieur il y a quelques petites &glises en ruine aujourd’hui et abandonnees, qui appartiennent aux Frangais. VII. — L’IncENDIE DE (ONSTANTINOPLE. Le mardi soir 10 novembre, un grand incendie &elata ἃ Constantinople. Il dura jusqu’ä mereredi soir, Tout le centre de la ville fut brüle, e’est-ä-dire les marches, les halles, et l’incendie gagna le quartier de Qoum Qapou, puis Ouzoun Teharchi, ensuite Meidan Qatir Ghoulman. A ce qu'on pretend, le feu a ravage de quarante ἃ einquante mille boutiques et vingt-eing mille maisons d’habitation, trois cents fours ἃ pain, un grand nombre de bains et trente-deux caravans£rails. Khän Eliousry fut brül avee tout ce qu’il eontenait ainsi que le Khan de Biry Pächä. Les sapeurs et les soldats de la garde se voyaient impuissants ἃ combattre cette dövastation; ils appelerent le peuple ἃ l’äide. Le feu volait d’une place ἃ l’autre comme un oiseau. — Quant aux cimetieres et aux fontaines de marbre, ils sont en tres grand nombre, de m&me des sommets de minarets. — Nous avions vu hier des marchds, des caravanse- rails, des &difices, et le matin la terre 6tait devenue döserte, le spectateur en pleurait. Tout ce qu’il y avait autour dtait ἃ döplorer — que Dieu conserve la prosperit& de notre pays! Aussitöt apres, on invita les habitants ἃ recons- truire; il ne s’6coula pas un mois que tout revint ἃ son ancien 6tat, qu'il y ait ER RR TE Are ἃ δι τε [107] PREMIERE PARTIE. — LIVRE II. 107 BES Er) a ον bl cos ον (ἀν ἐν» εὅ:)5- DEU οἱὅ SL ut Sales gl Las) Ai (οἱ «οἱ > L>! Jels BERN) N Ju gr ἘΞ DB sl! «5.» ll! vs li (599 u us is as A «οἷ ER (55. ἐπὶ το] {μι ls \ au a Pen ao Are Eye 1 er ee ie ans 255 fe (οἱ 6 EL re Ba μας (ΑΝ γἱρα Fe u Sn ud lau > > Alle ἘΠΕ m a lu κε «οἷς ἘΣ N ὁ ὅσω ll Al AM αν πριν: πὰ ον ὦ» Hol ill οὔ» ὧν el als Er Eh a ll bu ae Il μἱ se |56 a) Ad Mol u u! 05 & GL are Bu a Σ 22) Us ΟἹ Wach galal ἴω οὐ cell lass de ἐν 8 38 El al 08 ὅὰς- 1. L habet : as eu ou non d’incendie ou autre chose semblable. Comment pouvait-il en ötre autrement sous l’empire? En ce jour j'ai visite la sainte et c&lebre eglise de Saint-Nicolas dans Aya Qapou, ou la porte de Sainte-Euphemie, qu’on a trans- form&e en mosquöe. De la j'ai visit l’6glise de la Vierge, au-dessus et a l’in- terieur de laquelle ily a une cölebre fontaine sacrde qui guerit les malades. [μὲ jour de la fete de saint Jean Chrysostome, je suis parti pour Top Khane et de la jjai loue une barque et me suis dirige vers Qis-Qoulesy ou « la tour de la fille ». Elle est bätie sur un petit rocher au milieu de la mer vis-a-vis de Seutari et nous avons bu de l’eau douce de la fontaine qui est la. Nous nous dirigeämes ensuite vers Qady Keuy ou Chaleedoine. J’ai visite son eglise dediee ἃ Notre-Seigneur Jesus-Christ; c’est une voüte ἃ coupoles tr&s hautes en pierres anciennes. Ensuite je suis revenu ἃ Scutari et ἃ Top Khane et ἃ notre quartier au Phanar. Le samedi soir du commencement du car&me de Noäl, nous chantämes les vepres dans l’eglise de la metochie. Trois jours auparavant, le clerge et les notables du quartier de Qoum Qapou vinrent aussi chez monseigneur le patriarche et lui apporterent une permission de leur patriarche et l’invi- terent ἃ celebrer la messe, pour la deuxi&me fois, dans l’eglise de la Vierge dite « du desert », cela parce qu’ils &taient heureux de sa venue et que Vincendie general dönt nous avons parle arriva pres d’eux sans leur causer de dommage et parce qu’ils eroyaient qu’ils avaient ete &pargnes gräce ἃ *fol, 20 v° “ fol.20v°. 108 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [108] gUü LS el 26 οὐ υ al ον a ma Lass alas ale ie ἰδ] ὦ] ὦ" οἷν οὖν σ»όοὶ &- | ὧς ας dla Re "5. s m 18 u E Sylt Lplär] ae | Un U aule u «5... aa δὲ Us τ me lie ty les en Οἱ par μὴν, lien οἱαδ Jo „lie = See re IS ge UL il ὦν Ka an Sell ls lass ml al le Sl ρον. ὁπ} Hall ala un a Se a a ee ug & Sul ol > a ar Gy λα el ul > Ale all üb LE SE > ΟΝ ld sl Be yo se 1565 33 ὦ" ins ζω. σϑ de Wii ὦ» Ale Au u AS ee 1. ἘΠ Ποῦ: 8... l’eflicacit& de ses prieres. Nous partimes avec eux dimanche matin par mer dans une barque. Nous eümes ἃ supporter bien des terreurs chaque fois que nous nous rendimes par mer ἃ cet endroit-lä derriere le Serail connu sous le nom de Bournou Serail. La mer y est eflrayante* ἃ cause du courant de la mer Noire qui arrive par le dötroit dans la Mediterrande. Combien en eflet de navires y ont fait naufrage! Lorsque nous arrivämes chez eux, ils nous regurent en grande procession : on edlebra ensuite une grand’messe. Nous restämes chez eux jusqu’au mereredi 19 novembre et nous retournämes ἃ notre quartier. Nous demandämes ou etait l’eglise Pammacaristos', c’est-A-dire la Mere de Dieu en trois personnes, la bienheureuse qui est relat6e dans la chronique greeque que nous avons traduite en arabe : ὀρ] δ qu'ils ont transformee en un palais patriarcal, apres l’eglise des saints Apötres. Elle est sur une colline en haut du quartier du Phanar et en haut du patriarcat. Elle est entre ce quartier et Ja mosqude du Sultan Mohammed ἃ mi-chemin. La mosquee aujourd’hui est belle et ἃ l’interieur il y ade nombreuses sources anciennes. Beaucoup nous ont appris que derriere Ouzoun Teharchi, pres de Khan Wälide, il y a une petite mosquee, une ancienne eglise, avec une haute coupole carrde, au-dessus de laquelleil y a une croix qui tantöt se voit, tantöt se cache depuis Ouzoun Teharchi; je n’ai pas cess« de la chercher et jarrivai 1. Charles Diehl, !Art dysantin, vol. Il, Index, p. 916. 4 | } [109] PREMIERE PARTIE. — LIVRE 1]. 109 de ia Salt; be An aus all ἀπ... ale οὐ. > ce) % sr gdadı Inle > sel mo 56% oe sb al il u Ss Ale ba Inge el sl 495 nal re a a a ae ö -- Rp OL sm Le ὄγκον ad 340 „la ΟΝ ln οἱ I ze el > ae N al a lb) SR AU ey) ls Jels le nel ὕφος 5 en il +8 N ea 69 Ge a a A Ben IS SEN nel u A Äal ῳ zir > alin alle > Ay ud nn | A Bene el πὸ Su Zah 55: Su Aal sand aa Gb, „Le Jah las N As Any UM ylebes 02. ὁ» ml Inh Eee οὶ en ὦ» Sl yet 1. L habet:: run, erreur du copiste. — 2. L habet : BT pres d’elle. L’eglise est encore en son tat primitif; j’ai vu cette croix en nombreuse compagnie — et nous nous en retournames 6merveill6s. VIII. — Le quantıer D’Assamara. Jeudi, les pretres et les notables du quartier d’Assamata, avec la per- mission de leur patriarche, vinrent inviter monseigneur le patriarche ἃ eelebrer la messe chez eux. Nous partimes en leur compagnie dans une ᾿ barque par mer, ἃ environ seize milles de leur quartier; quant au peri- metre de Constantinople, on pretend qu’il est de dix-huit milles. C'est une langue de terre qui s’avance dans la mer, c’est pour cela que les trois quarts sont maritimes. L’autre quart va de la porte d’Andrinople jusque derriere le Phanar. Tous ces terrains sont en vignes, en jardins et en pistachiers. — On nous regut en procession et nous c&lebrämes les v&pres chez eux la veille du premier dimanche du car&me de Noöl. Le lendemain matin, nous c&lebrämes la messe dans leglise de l’empereur Constantin le Grand. Cette eglise est 5 tr&s ancienne, tres vönerde, haute, en pierre, avec voüte, et ἃ l’interieur il y a une icone de Notre-Seigneur J&esus-Christ et une de la sainte Vierge, celle de - saint Nicolas et celle de saint Jean-Baptiste, toutes tr&s grandes et anciennes. - On pretend qu’elles datent du temps de l’empereur Constantin. Ce jour il y cut une messe, une grande solennite et!’ ordination d’un diacre. Nous ne la main droite de ἐπα νας Constantin qui est en os jaune comme de l'or, ER ol 1 . qui disaient : « "sanctifi& soit celui qui s’est fait crucifier pour nous » et ἘΣ 3 110 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [110] | LU le al nl mes el 5.9} del ὙἹ ad el „ie a I lau LS se ls de ge ον za ὦ ον ὁμ3 ἃ... ἘΣ lo [u Ep en A! be ya, u a a ἰρ δ hy δ cn alla sin Ode buy! ob εἴ Hl Sell Je μα, κα ΕΣ "ὁ 9: Ile U 5 A ya, sah god Eee ὁ» I El ἢ SAN us au us Sy Vi let le all ae (5.0 οὐ a δὲ ll, all Any ἘΞ οὐ σῦς οὐ 5 ἘΠῚ sau Ὁ ul; ΠΕ τ ὅ. - en Bar TE Br ge ug > Je el e ls Rec 5 > 9 wu le Ay Ὁ lölel Loy uber οὐ Se in au aus δι» Ὁ ὦ id) ei) rl > a Hl Lil] ze bb „LS 1. L om. Le. — 2. L habet : s», erreur du copiste. — 3. L habet : dl, erreur du copiste. comme les melodies des petits enfants et leurs chants : « Dieu saint » aux epitres et « alleluia » ἃ l’Evangile, « Seigneur, ayez pitie », pour toute la litanie ; leurs m6lodies sont belles et douces. Ce quartier d’Assamata portait dans l’antiquite le nom grec de Psamatia et en turc celui de quartier de Qarämän. Lorsque le sultan Mohammed con- quit la ville, il fit venir ses habitants du pays de Qarämän, les fit habiter lä et leur donna cette eglise et pour cette raison elle porta leur nom. Dans cette Psamatia il y avait une procession d’anges, lorsque apparurent les höretiques, r x e # “ “ Rien ne m’a enchante dans les &glises de Constantinople et des de l’enfant fut enlev& dans les airs, et il descendit en disant : « glorifie soit celui qui ne meurt pas », selon qu’il avait entendu la glorification angelique. Apres la messe et le repas, nous partimes pour visiter les autres öglises d’Assamata. La deuxieme &glise est dedidce ἃ saint Nicolas, elle est belle; la troisiome est une 6glise de la Sainte-Vierge; la quatrieme est celle de Saint-Georges, elle est ancienne, les voütes sont en pierre et les dalles sont ögalement anciennes. Intörieurement il y a sur le mur l’image de saint Georges en mosaique doree, tr&s ancienne, d'une ex&ceution merveilleuse. On y trouve encore une source miraculeuse. Dans chaque öglise de Constantinople ilya toujours une source miraeuleuse. Nous baisämes le corps de sainte Anastasie [111] PREMIERE PARTIE. — LIVRE Il. ι1 μϑρν δ) ὧδ NH > ee Lux (ce ὁ 5. As & ui a VI us! «οἱ ὁ (ςὰ a! Ile wu > Τὸν N nal Se οἷ ars ὧδ ya Σ les en (598 Ilaely σὰς u! ρον ΒΒ...» & sy Us a! οὐ Ὁ» la ae ee dl I olyel al gay Lala ud, sur! ill Er «δ᾽ 55.255.) UL ὦ δον el Alay glell zu αἷς οἱ ον ΕΞ mul ως ὁ are IS Sl Ay τα». a εἰν ἥμιν Lalay UM sit 229 aäcl Ile ge iss ol Us ll Lite! ul Le Ὅλο So us al N Sell al ὑσσ BY Üben ρὲ 5) Aa 3 u gi il um Ui er «δ Lore a te Ὁ Um ii 55 „a Je 1. L habet: ΟἹ οἱ, erreur du copiste. — 2. 1, habet : \sslay, erreur du copiste. — 3. L habet : pP, erreur du copiste. qui delivre [les hommes] de la magie. Parmi toutes les eglises de Constan- tinople y compris celle du patriarcat, il n’en existe pas de plus aneienne du temps des empereurs chrötiens que cette &glise du quartier de Qaräman. IX, — Les sepr Tours. Nous restämes chez eux jusqu’au lundi matin 23 novembre, et nous partimes pour aller vers Yedj Qoule ou les sept tours. Il n’y a dans les murs de Constantinople et dans ses tours, rien de mieux construit et de plus solide. Ils consistent en tröis murs concentriques. Nous sortimes de Top ‘Qapou pour aller au cimetiere chrötien οὐ il y a une source miraculeuse, nommde dans les synaxaires Zoodohopigi, ou la source de la vie, appar- tenant en propre ἃ la Möre de Dieu, dont la föte se termine le premier vendredi apres Päques. On l’appelle maintenant la source miraculeuse de Bälougli. Nous descendimes pres de la source, nous bümes de son eau sainte qui guerit les malades. Lä les chretiens f&tent le lundi de la Resur- rection, en mangeant, en buvant et en se divertissant. Nous passämes par la porte d’Andrinople et revinmes ä notre quartier du Phanar. Je partis pour visiter la source de Blachernes; elle est maintenant ignoree, se trouvant dans le quartier Baläta vis-a-vis de Khäs Keuy, au-dessus du quartier du Phanar. J’entrai dans une maison habitee par des bohemiens. C’6tait l’Eglise, mais de ses traces on ne voyait que peu de choses; la source sortait d’un * fol.21v‘ * fol.21v° 112 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [115] El ὦ» ga δ» πη μὲ ὙἹ ἰρρου ὁ5 Alb οι δ ὦ τς Guns „u el A Aa u can EIN > & Gab ll oe ln md) IS Ey S Ai a χϑοΝ ar] Li zb el ὡσεὶ © BsBre Le Seel © u te ee sl IuKaleel yuigzie go Le ab »». Οὐδ ρον e iS le Sohn Js Is a Je Bas u Je yon ol Se 05 Il μὲ ΟΣ" > σον u A are ὁ gel lau US, 3 as] IE aus lei gay 3 5 el Ayla OV abe AK Blech N ls οἷο ee ne " [95599 dis Js Jul 08)» «- 361...) 5 ὑφ» U m en ee GN 59 5. > = ee on» Be s Ὁ: Ἐπ s «5.25: | Lil ae φ᾽ 1. L habet : „eye >. μ᾽» Αἴ souterrain qui etait dans la sacristie de l’Eglise. Je sortis de cet endroit-la et je visitai l’eglise de Saint-Demetrius dans le quartier mentionne, elle est grande et vaste; puis l’eglise de la Sainte-Vierge οὐ nous baisämes l’icone- perc&e par la lance et d’oü sortait le sang. La veille du jeudi 25 novembre, nous celebrämes les vigiles de la fete de sainte Catherine dans l’eglise de la mötochie. On fit venir l’&conome du couvent du Mont-Sinai, le pretre Sophronios, avec l’autorisation du patriarche d’y eelebrer la messe ἃ l’occasion de la fete de cette sainte. Il y eut la messe et une solennit6, puis l’ordination d’un diacre. Et ainsi la veille du deuxieme dimanche du car&me de Noel, des le matin, nous assistAmes aux vigiles, puis ἃ la messe dans l’eglise patriarcale, car monseigneur le patriarche avait decide de partir et de faire ses adieux au patriarche de Constantinople. Apres la messe celui-ci l’invita ἃ monter chez lui. Ils se dirent adieu * l’un A l’autre, en pleurant — chacun d’eux pria sur la tete de l’autre — et il lui donna des lettres de reecommandation pour les empereurs et leurs sujets. X. — Lr ΒΟΒΡΗΟΒΕ. Le lundi 29 novembre, nous sortimes de Gonstantinople et nous montämes dans une barque. Nous nous dirigeämes vers N&ochory ou Yenky Keuy pour = UT [113] PREMIERE PARTIE. — LIVRE II. 113 τος Al Ya De Ne u SV Hl JE, May all Ay zul 55 un ll Als Sl ἴοι» N U a > um as cl RL u le! Br "ol Ale ll ads Syn lo Ali Ale se ol aa us Ola m gl «δ᾽ J; sl “ A μόν κα». Dlayy „das eis! ΟὟ gaoleel Jlbl, ala aul μοὶ ls SUFCHENS) «5.96 Fl AM yo ὦν ΟΝ nl any OL ie Val an La Aus] a EN kan es Il Ju as ἡ gl EIN 045 οὶ. el al Sue ne al 8 Je aM ee all Anl Ab ae A El 5 u 5 al Lay ayeyl Us ΟἹ 058 ee oe gr ri u el LE a ee le a 1. L habet : «105, erreur du copiste. — 2. L habet : lm, erreur du copiste. louer un navire et aller dans la mer Noire en Moldavie, car il n’etait pas facile pour nous de voyager par terre vers Andrinople pour deux motifs : premierement ἃ cause des frais, car le prix du louage des voitures 6tait de plus de eing cents piastres; deuxiömement ἃ cause de la neige, dela pluie et du froid. C’est le detroit de la mer Noire creus& dans l’antiquit@ par Alexandre. Le passage y est tr&s diflieile. De Galata ἃ Neochory ἃ droite et ἃ gauche il ya des villages, des maisons, des chäteaux, des serails imp6riaux, des jardins, des vergers, des lieux agreables, des bains, ete... Nous descendimes ensuite ἃ Neochory daus la maison du Dadian Rais dont le surnom est Kälekäri et Teodori. Son fils s’appelle Djazaghäki — que Dieu prolonge leur vie! — car leur large. hospitalite envers nous et les etrangers ne saurait se deerire. Le troisicme dimanche du car&me de Noel, c’est-a-dire le 5 d&cembre οὐ tom- bait la fete de saint Sabas, monseigneur le patriarche eelebra la messe dans l’eglise de Saint-Georges et de Saint-Sabas dans ce village. Le lendemain -lundi, il eölebra la messe dans l’öglise de Saint-Nicolas, le jour de sa fete. La veille du quatrieme dimanche du car&me de No&l, qui coincide avec la fete de saint-Spiridon, le 11 decembre' nous cel&brämes les vigiles et nous assistämes ἃ la messe dans la troisieme eglise, dediee A la sainte Vierge, dans le village susmentionne. Nous y vimes l’icone d’or deCrete si merveilleuse qu’on ne peut 1. C’est une erreur du copiste; il faut lire : le 12 d&cembre, PATR. OR. — T. XXI. — FE. 1. * fol. 22 r°. + fol. 22 γ᾿, 114 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [114] As EV Ss τον ὦ» al u οὶ λῶν ὁ ie Y > 5! Use Ze ἀκ Su al) υτοίο > ἀξ! ol AN bau zes al U le ᾧ ai AL fa | ee γαῖ Soda u zer > a in il Zee κα hy 8 se Δ ὁ» is οἱ μὰ A be lu le er il ΠΑ Lasy Sl ee als ag Has al IK ur 2a ar Bett e U a U 55 25 er N 5ὲ, ᾿ 522} 3 le elleny ein οἷοι „Er gold der ᾿ς NE Ay ΘΝ ae il οὐ» Sl οἴω αν gl Al u er ρληὲ ölle> alas κ᾽ 18 EI EL a) | a | οἷς 203 La Ma (3.959 aus BER RN ER ETS) al) So Ὁ dell οἷ» «᾽ 2 ca Is Sl > sa ni [ao yo" il ρῶς Il alien gga LileT las us N, la deerire. Les trois eglises susmentionndes sont construites en poutres et en planches. Le lundi soir, monseigneur le patriarche eelebra dans cette @glise les vigiles fungraires d’apres nos usages pour la döfunte Mira, femme de had ΕΝ fils du prötre Mansour, en presence de ses fils; de m&me il celebra ° la messe pour elle, le mardi matin 14 döcembre. 115 firent en sa m&moire une offrande de colybe orne de dessin, avec le vin et le pain suivant leur coutume. Ensuite nous embarquämes nos bagages dans le bateau par un vent favorable du sud (nothos), attendu par les navires de la mer Noire se dirigeant vers le Danube pour importer des cerdales. Le soir de ce m&me mardi on mit ἃ la voile dans deux barques et nous renconträmes ledit bateau reste ἃ l’anere dans un endroit portant le nom de Qara Tach en ture, c'est-A-dire « le rocher noir », pres de l’entröe de la mer Noire et dudit detroit, du second des forts que les Tures ont bätis, parce qu’avant d’arriver ἃ N&ochory vous apercevez A votre droite et ἃ votre gauche deux grands forts. Il y alä deux autres forts et au-dessus d’eux sur le sommet d’une colline deux grandes forteresses anciennes en ruines. On pretend qu’elles ont 6te bäties par Alexandre. Au- dessus de cet endroit, il y a un couvent qui porte le nom de la Dormition de la sainte Vierge, en grece Mavromolos, c’est-A-dire le couvent du rocher noir. Jallai le visiter. Il se trouve au sommet d’une colline, et est habite par quarante moines. L’öglise est grande et ancienne; ἃ l’exterieur il y a une grande source miraculeuse, trös agr&able, qui gucrit les malades. *Au-dessus [115] PREMIERE PARTIE. — LIVRE 11. 115 U EN] san) gr bl Anl Leber iu 3uge Zoll de Liyy ; BAT yes EN gb Vs egal μα τὸ si Hall Ci SU kan ὦ οἱ ὁ ΝΕ = sr bay anbs su, las le u, οὖν YI ὦ ae & κἰῷ ὁ JE ὦ» sa ui Sr al 2.Sl el A U (ο Mm ὧν» δ 5 ul stud wall I Οὐ ΟΝ aloe S ας Σ > ER (5.0 & Un zu ER Bas] gr la ba; ιν lauıla 58 οἷ. s ET RE τος ὃν N is Al ir > er el μόν al Sl pe > ir le wu, al le ‚ll Sid at S Y ii I bay UT nel N ne ulis SALY) sl ul I kr zo YVES ἀμ “» Be em dl A 9 ill u al Joy U yes (9 d’elle, sur le mur, il y ἃ ΤἸπιᾶρο de la Vierge Pandanasa, la Thaumaturge, eonnue par la gu6drison des maladies. Il y a egalement une autre source miraculeuse ἃ l’interieur de l’eglise. Ensuite nous montämes dans le bateau. Le ciel 6tait serein, les etoiles brillaient; le capitaine döcida de mettre ἃ la voile A minuit, quand soudain se leva un vent violent qui souflla en tempete, et une neige abondante tomba d’une nuit ἃ l’autre. Dans ce temps les quatre navires qui 6taient sortis du detroit firent naufrage. Avec l’aide de Dieu, on conduisit notre navire avec adresse vers le village appel& Therapia au-dessus de Yenky Keuy ou ils jeterent l’anere. Nous trouvämes ἃ cet endroit plusieurs navires mis ἃ l’ancre. Nous descendimes dans une maison chrötienne — il yen a lä cent vingt — parmi lesquelles il n’y avait pas une seule maison turque. Il y a la une eglise _ dedide a saint Georges, celui qui assiste les hommes par ses miraeles. Chaque ᾿ς [οἷδ que quelqu’un d’entre eux quitte la religion, il landantit, c'est pourquoi _ Aln’y.a pas [d’apostats] parmi eux. Remargque. Nous trouvämes le patriarche de Constantinople vetu de son Η -mandyas. Les insignes qui sont sur sa poitrine et aux pieds sont d’un couleur Ä E bleue et non rouge comme ceux des patriarches d’Antioche, de Jerusalem οὗ d’Alexandrie. Nous en demandämes la cause et on nous röpondit qu’il n’avait pas le droit d’en porter de rouges parce qu'il est archev@que. Nous ᾿ς _ vimes ses mötropolitains vötus de la m&me facon. Quand il est present dans « 116 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [116] old ΟΣ AUS, Cs ati a hl u ἢ κι > a le 5 0.9. Saal a) ol Fol ὁ Oli e οὐ Ὁ ΟἹ Je a "ober Sal is ἡ κι > er > ὁπ "98 gel El AU se bay Zzlb ld Html AS οἱ ‚le U ll ala IS ale el κεν ah nu ee ἐόν nal τ (αὶ or le Jels οὐ δὲ ὅν U Lo Gi ul I se el ἀγα ὦ» „a le rap Mi Ye Gil il dl re al el leigdh ts a us Jets al ja a der Je EN u οἷο Io ya Ja ὦ} nv les ars 5. as AL by Ken lad Ξι & N ὅλο & As Alle ag ("5439 Ola Axel ailı Ἂν ὦ ee διε ll σοῦ ge αι ως 1. 1, habet : 5}. — 2. 1, habet : ber. l’eglise, personne n’est vetu du mandyas. Et nous vimes de m£&me les mötropolitains de Valachie et de Moldavie et leurs &v&ques ainsi que le mötropolitain de Russie, ses ev@ques et les hegoumenes de son pays, parce que les patriarches d’Orient se rev&tent specialement de vötements rouges. Remarque. Nous vimes, dans toutes les &glises de Constantinople et envi- rons, peint sur la porte du nord du sanctuaire un cherubin aux pieds rouges, tenant dans sa main un glaive flamboyant, ou l’archange saint Michel avec un mort sous ses pieds. Dans les öglises de Moldavie, de Valachie et des Cosaques on peint sur la porte du sud l’image de l'archidiacre Etienne avee l’encensoir; deuxiemement, on ne connait le nom du patron de l’eglise que par son icone [peinte] sur la porte au-dessus du mur; troisiemement, la peinture de son icone ἃ linterieur A droite de la sainte Vierge; quatriemement, l’icone de la föte de Notre-Seigneur ou celle du saint qui tombe en möme temps que sa föte — elle est exposde sans cesse sur le proscynetaire jusqu’ä la fin de la semaine et chacun en entrant la baise —; cinqui&mement, des lampes d’argent suspendues devant l’iconostase et la porte du sanctuaire et brülant continuel- lement; sixiömement, l’iconostase complete; septiemement, ἃ la place du pain benit on prösente dans la soirde des plateaux de colybes de toutes sortes de couleurs et de dessins et des fleurs belles et merveilleuses. A la fin de la messe les prötres prient sur elles pour l’äme du mort et on les distribue avee [117] PREMIERE PARTIE. — LIVRE Il. 117 8 ld Yang el ὁδὶ 3% © ll ὧν» δῖον IS 5,23 cl 8 a ee > > Sdgan| & * fol.22v° ed le el Da lei Alp le 5 ὁ: & WW ἰΞ F u lb AS 5 All ie ad ΟΝ 556 Ze al u ρα 5 ya ol ΧΟἸ UI AG bie lo be a 08 dl Lola] ig ade ws any al al al IE a le EN Lu El τὰς a Se ee οἷόν ine ne 290) ar Ὁ «Ὁ Be Ss 5 Al sl Anl ae ιν. cl AU 58 Rp οὖν LE 35) ὦ» δ EN ὦ Klee > SE N leur.) Iyerih ar mar «9 al: «δ᾽ als Ay Su As ame CP] kan Τρ] 156 4. L habet: ol, erreur du copiste. du vin, du pain et du caviar. Huitiömement, on remarque que le parrain du nouveau-n6 apporte de l’huile ἃ l’occasion de la grande cör&monie du bapt@me, parce que nos freres grecs font une grande cör&monie pour le bapteme avec une grande depense d’argent, *[en donnant] de grands cierges pour l’eglise et [en * ul. 35 ν". en distribuant aussi] aux assistants. En Moldavie et en Valachie on fait plus encore, on resle tete nue du commencement du service jusqu’ä la fin. On fait egalement une grande cer&monie pour les funerailles de leurs morls. Mais revenons ἃ notre sujet. Le vendredi 17 decembre, monseigneur le patriarche cel&ebra la messe dans l’eglise de Therapia, et il porta le saint chr@me. Il y faisait grand froid et il avait gel& tres fort..La veille du dimanche des saints aieux de Notre- Seigneur, nous assistämes ἃ la vigile du dimanche. Le patriarche celebra aussi-la messe et l’ofice de l’huile sainte. Suivant notre habitude, nous lümes l’Evangile en quatre langues : en persan, en turc, en arabe et en grec. Plusieurs personnes des navires ἃ l’ancre y assistaient. La veille du vendredi ou paramonie de la fete de Noöl, le patriarche de Constantinople Kyr Paisios invita le patriarche d’Antioche, lui envoyant une permission avec sa signature et celle de la plupart des prelats — parce quwils aimaient beaucoup monseigneur le-patriarche et ils avaient peu de sentiment religieux pour leur patriarche et les uns pour les autres — pour que les deux patriarches celebrassent la messe ensemble, car ils lui dirent : 118 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [118] be MM ae air > ng le dal EV Ar Se! al bar a ce All as 0. «5. 2 κοῦ ως ὁ 9. are dl κίων lach ZEN! «τὴ im οὐδ Ede 3 a a RL AS LE LEN U Sul EYE les de Mel ar ul Sliäl el Sue Eee a a N le αἱ wg Ally gelzl tel Is] οὐ 05er lin Kl An Se Fun li Hy a μὐ Ds N le el le el JS 315 Se lc dis = il Stel) wu PAR Re Se SL. Fe Ye ye φοβοῦ σὺ (δ τυρῶι Se el a A ee al la nal 5 κόρ a οὐ οὐθονν ὃ So ΟἹ Any ale aus] a has ΟΣ gs 13,5. ΟἹ any oJ As « ll est heureux que tu aies ete retarde afın de eölebrer la messe de Noäl chez nous et que les fideles recoiveut les saints mysteres dans ce jour de Noöl de la main de monseigneur le patriarche. » ΧΙ. — ÖrrıcE DIVIN A CONSTANTINOPLE. Il,partit dans une barque accompagne des pretres qu’on [αἱ avait envoyes et nous arrivämes vendredi de bon matin. Nous descendimes dans la demeure de Cyrille d’Alexandrie — devenu plus tard patriarche de Constantinople — demeure unique par sa beaute, bätie par lui-m&me, ornse de marbre, de faience et de cristal, situde dans la partie la plus haute du palais patriar- cal. Le patriarche n’a pas l’habitude d’assister aux heures du matin de la paramonie, mais on les retarde jusqu'au jour. Le lendemain matin les deux patriarches descendirent ensemble dans l’eglise, revetus de leurs mandyas, avec leurs crosses; les chantres commenc£örent les heures et les propheöties. A la leeture de chaque Evangile aux heures, larchidiacre descendait la cassolette ἃ la main et encensait les patriarches et les icones suivant l’usage. Tontes les heures et les sticheres ötaient chantdes. A la fin de la neuvieme heure, le canonarque ou chel des chantres mentionna pendant le polychro- nion le nom du patriarche de Constantinople, ensuite celui du patriarche d’Antioche, puis regut la benediction selon l’usage. Ils ne finirent la messe de saint Basile que vers le coucher du soleil (9). On ne fait pas de vigile. Apres avoir distribu& le pain benit, les deux patriarches sortirent ensemble de IE EN ΠΤ TORE u Pe ἐπ ὦ»... ν. [119] PREMIERE PARTIE. — LIVRE II. 119 a le Il EU ur zele ll Hlames hl JE oe! ‚ste Be Ile wur EL welais lea el sl > BIS) se nz Jam ὁ, > BIN Ks las r le are BEFORE ab Ber seh > elo; Br en Γεθ (9 γῶ9 Ol > Ib il sÄAs ‚se Us Je (Δ ge ur BZ I „= Is Zu | me Br = Je „ts 2 ih all les al oe ee ee dal Ey νοῦσοι! Lay al 5, Sal guy! des" ἘΝῚ alas (nebel Ss 28 Ale Wr οἱ» a Ss LEN SS ll ne οὐ Δα ὦ de fol. Bel A ςρυϑ ee 9,» Sy Anz las sell sie Le ὦ οὐ Jill el es sa bl ed as Sl MA ee ee 55 0.9 - ab oma... = Co ἘΞ Behabetz 55. l’eglise en benissant d’abord les fideles. Le porteur du chandelier d’argent dit pour tous les deux le polychronion, puis ils sortirent avec leurs mandyas et leurs crosses et allerent au salon et les Janissaires marchaient devant eux avec leurs bätons (?). Ils s’assirent sur deux trönes en velours, revetus de leurs mandyas; les mötropolitains, les pretres et les notables se plac&rent autour d’eux. Sur la table ötaient ranges des flacons de eristal remplis de vins de difförentes sortes et d’eau-de-vie, douze vases de vin, douze plateaux de biscuits, douze assiettes de pommes et de poires, douze assiettes de confitures indiennes; tout cela selon le nombre des douze apötres. Le patriarche de Constantinople but le premier et le chantre chanta pour [αἱ le polychronion, ensuite il dit pour les metropolitains et pour les autres assistants — et ici ils sont en fete. Le patriarche d’Antioche fit de meme ainsi que les prelats et les autres assistants; et il leur distribua _ "des biscuits. Nous montämes ensuite au refectoire au-dessus du salon ; * fol. 23 1”. ᾿ς ἢ a plusieurs fenetres qui donnent sur Ja mer et d’autres vues agreables, Chaque patriarche etait assis sur un tröne et les metropolitains ἃ droite et ἃ gauche. Nous nous levämes ensuite et nous allämes nous coucher. Lorsque la pendule placse dans le palais patriarcal sonna dix heures de nuit, le patriarche de Constantinople vint lui-meme appeler monseigneur le 120 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [120] ill a ἀν ms ᾿ 1 Ξ ΓΝ Ὁ vo Ya elnerike Fu ui δ = a U al Polls Heiler Iye du EYE Kl el ee ek ee kan Jan ἀμ u zus LS a1$ ul alas gs us a εἰ N! yolloeuuube , ae) SE ey ls Ib as üuaeler 1 doll Ma Ss null NS Iso es Ay Sul! «οἷς BaRS Ar λοι es AUS: SAN Sy ς- τυ" 25:9 > 35 τα Sul lol LE δ al il u ls gang AUS, ll ei Ay as λοις „> eb Slıls Kesszeldle 41. L add. : 2. — 2. L habet: luilbe, erreur du copiste. patriarche et tous deux descendirent dans l’eglise. Les chantres du patriarche et leurs compagnons presents chanterent du commencement jusqu’ä la fin du service, longuement et d'une voix agröable. Apres la septieme [ode], les deux patriarches descendirent et baiserent l’övangeliaire et donnerent la benediction au peuple comme nous l’avons dit anterieurement. Et l’archi- diacre du patriarche de Constantinople encensa pendant la neuvieme [ode]. insuite le deuxieme diacre ainsi que le troisieme entrerent, regurent la bene- diction des deux patriarches en faisant des genuflexions. Ensuite j’entrai, moi, l’archidiacre du patriarche d’Antioche, avec le deuxi&me diacre, et nous fines de m&me. Puis apres nous, entrerent les grands ö&conomes des patriar- ches d’Antioche et de Constantinople, apres eux deux protosyncelles, ensuite trois autres pretres pour completer le nombre des sept prötres. Nous 6&tions eing ou six diacres. Les intendants de l’eglise placerent sur l'autel dans ce jour une autre paire de chandeliers d’argent plus grands de deux pies et demi que les premiers que nous avons mentionn6s, et une autre paire de chandeliers avec des supports, une grande croix et une paire d’öven- tails (ripidions). Et ainsi on plaga une ὁ grande table devant la porte de l’eglise sous l’en- droit οὖ sont les corps des saintes. Ils y exposerent differents calices, patenes, encensoirs et chandeliers d'argent precieux, c’estun plaisir pour les spectateurs; parce qu’iei ont l’habitude de se tenir les secretaires du patriarche pour EA TE NE ep 5 ἐς δ νεὼν Νά δὰ νος οι νυ νον» [121] PREMIERE PARTIE. — LIVRE I. 121 53 Enz un a ἀρῶ 9 RA ll τι ἘΣ an, or Ku % SE! sl bil I ls ib ae eh IL (59 N N EN ee 5} el λα οοἱ en I EN N) SS in al 5Ὺ} Me er Ohr] sel IL ὁ. ge las αὶ φῦ wi als Be | > κ᾽ ΔΝ LES le γάρ Lilly UK ans SEN οὐ el ἘΠ \Jaby Al al ὁ» SE Id te sl a ὁ SL Se! Id 3 el ee, 15 ZN as "le N Fass Hin ss SEEN set SUN SL sn ua μοὶ Sol οὔτω 1. Note marginale. — 2. L habet: als, erreur du copiste. — 3. Lom. a. inserire les revenus de l’öglise. Apres « Tout ce qui respire », les patriarches ΄ . . descendirent, baiserent les saintes icones et apres eux les metropolitains, les pretres et les fideles firent de möme. ΧΙ]. — MessE DES PATRIARCHES DE (CONSTANTINOPLE ET D’ÄNTIOCHE. A la premiere heure, l’ecelesiarque vint et &tendit des tapis avec du drap rouge dans le sanctuaire et sur le tröne patriarcal, depuis la porte imperiale du sanctuaire jusqu’au milieu de l’eglise, c’est-A-dire entre les trönes des deux patriarches et d’un tröne patriarcal ἃ l’autre. On placa au-dessus deux trönes oceidentaux (europeens) en velours rouge avec des clous argentes. Ensuite nous sortimes du sanctuaire, c’est-A-dire les archidiacres des patriarches de Constantinople et d’Antioche, tenant les chandeliers ἃ trois branches dans nos mains et nos orarions enroulees sur nos epaules gauches; puis deux diacres sortirent, chacun avec une croix, et les patriarches descendirent ensemble de leurs trönes. [15 firent longuement leurs prieres devant les icones avec des genuflexions jusqu’ä terre, puis 115 benirent le peuple et vinrent s’asseoir sur leurs trönes. Et la troisieme rang6e de diacres sortit portant les mitres des deux patriarches sur des plateaux couverts de serviettes [lam6es] d’or. fol. 23v°. * fol.23v°. 122 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [122] Sl βοὴ ἀν hair aeg ΠΟ as ale 5 08 bl εὐ ὦ. δ ὦ als en de a es EN A ΘΟ an = κί δῦ A ei als IE fer el Ha > IE Iplasy eröle gsle grnn ὍΣΟΝ alball is les elle Ὁ. τ db οὐ ΠΕ ὧν pls Sl 1,16, sa δότω AS οὶ ai) τῇ (5 Sl na ale. uäle slee 56 7. -.. a le AS ee el 5 55 lan ABl] Ole nal 8 αὶ Sol ol ir 5 are ul uyie 9 Nase ol il SE Var ὁ. «ουδὲ 55 ie > sl gie dl al ol ll rl He ul 1. L habet : |, =", erreur du copiste. La mitre' du patriarche de Constantinople est un ouvrage neuf * avec vingt-quatre ornements brodes et entoures de perles et de pierres pr£- cieuses. Elle est troite du bas et large du haut. Deux prötres sortirent chacun avec un paquet d’ornements, puis trois diacres et un prötre d’un cöt6 et trois de l’autre. Ensuite les metropolitains presents vinrent suivant leurs rangs et firent ἃ chaque patriarche une genullexion et leur baiserent la main droite, tandis que les patriarches se soulevaient lögerement de leurs trönes. D’abord deux metropolitains entrerent ensemble : le premier Kyr Ignace mötropolitain d’Ephese et Kyr Möthode mötropolitain d’Heraelse*, puis ils partirent. Vinrent ensuite Kyr Anthime m&tropolitain de Cyzique* et Cyrille ' metropolitain de Nicomedie, puis Kyr Gabriel metropolitain de Chalee- doine et Kyr Neophyte® mötropolitain d’Andrinople, ensuite Kyr Parthene mötropolitain de Mitylene et Kyr Gabriel metropolitain de Philippopolis ®, ensuite Kyr Philotee mötropolitain d’Agathopoulos’ et Kyr Pancrace metro- politain de Marone *, jusqu’ä ce qu'ils eussent parfait le nombre de dix metro- politains ou eing rangees. 1. La mitre ou couronne # μίτρα est une coilfure en forme de bonnet spherique, ornde de broderies et de pierres pröcieuses et surmontee d’une petite croix. A. Coutu- rier, Cours de liturgie, vol. I, p. 88, Paris, 1912. — 2. Le Quien, Oriens Christianus, I, 00]. 1118. — 3. Op. cit., 1, col. 766. -— A. Op. eit., I, col. 598. — 5. Op. eit., 1, 00]. 1179. — 6. Op. eit., 1, col. 1161. — 7. L’eglise d’Andrinople avait l’&vöch& d’Aga- thopolis, op. eit., I, 60]. 1171. — 8. Probablement Μαρώνεια, une ville de la Thrace pres de la mer de l’Archipel. Op. eit., I, col, 1195. Les noms autres des mötropolitains sont diflieiles ἃ identifier. rd ἜΤ > σα ΨΥ ΠΟ ΡΣ [123] PREMIERE PARTIE. — LIVRE II. 123 αὐτο Sul I ὁ γόνον! If σμν ρώω u ΕΠ μετ AN u a LS Be ob sb Jul 0.9 us ΤῸ ἴτε ΒΝ BEE Y SU Ἀν al ee εἰέ es BE ae ee τρ a A Su 1 a3 DE Ber ΔΝ οὐ Bas ae a ES Ὁ 38 er) En a u ger ΩΣ ol 6 οἰς rin ad νὺξ ly 1,515 Ga 9525 le)! „le u, May PR ΠΣ zb «659 luEl ὺς u ai) Am ἜΞΩ ζω ον ὦ» " ee 1 > σῦν a yalb Habll ann αὐ Ian ag! ς ἘΞ ἰϑλρθο. And ᾿ς Li, ὁπ ΟἹ ὁ Le el οὐ σειν τοὶ el an An ὁ "gan = lg, L>| iin, a IK br En 1. L habet:: δ} 1l;, erreur du copiste. Ils entrerent dans le sanctuaire avec leurs diaeres et revetirent leurs orne- _ ments sacerdotaux. Les diacres commenc£rent ensuite ἃ revötir les patriar- ches deux par deux et se revetirent A leur tour. Chaque diacre de la deuxieme range prösentait les ornements un A un; chaque diacre de la troisieme rangee tenait ἃ la main les chandeliers ἃ trois branches, la eroix et l’encensoir et encensait chaque ornement de loin en disant les stiques sur les aubes et les autres ornements jusqu’ä la fin. Nous revetimes le patriarche d’Antioche en silence selon l’usage. [15 revötirent le patriarche de Constantinople de l’aube par-dessus le veston en fourrure de zibeline. Ils furent longs ἃ se revetir. Les patriarches benissaient chaque ornement en levant la main haute. Les manchettes' du patriarche de Constantinople ont, avec des anneaux d’argent, des bandes de soie pour les attacher au vetement. Ils benirent le « saccos » plie et ses boutons-grelots avec des bandes pour les boutonner ensemble des deux cötes. Et on met un mince mouchoir sous les chaines des icones pectorales. Dans le pli de l’omophorion sur la poitrine, on met un mouchoir d’or visible des deux cöt6es. Lorsqu’on mit la mitre du patriarche de Constantinople, on lui enleva le kallous et on s’y attarda. Apres avoir beni le peuple, ils s’assirent sur leurs trönes en silence. Puis nous, les archidiacres, tenant les chandeliers ἃ trois branchesäla main, avec nos compagnons, nous nous inclinämes de loin dans la direction des patriarches. 1. A. Couturier, op. eit., p. 81. * fol. 24 Tr. * fol. δὲν 124 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [124] a A ΟἽ en ee u ls IS Se ai Si SEN u IE a SE ἰωβ Οἱ (9Ἱ ροίαδ Ol EU Ile; > Sl Gel dan lal Ind, ὡδὶ μ᾽ de οὐ ἀπ 1516, UV Iu2 glay Tail a le ἀρ cn as οὐδ Ἰγὰϑ59. IS) log Ing la ce 5 Iiiey SS ul has οἱ ΩΣ, Sa Sul ann ll oA er IE oe in gell ὦ I SS ae Ike ie ὀντύαϑν Ia Οἱ sl Sal kiss a SUSE Gala gi οὐ Se BIS AFERTEN ir tel ο ὧν Sl 1,2}. a! any ἢ σον! El JE a SI ὁ 5, LE Se ET 133 ad N le AN a nr aa gell ὡς be ων ul ὡς Be 5 JE 1. L habet: eb], erreur. Lire: al]. —2.L: UN, erreur du copiste. Nous allämes ἃ la porte du sanctuaire et nous nous inclinämes aussi devant les prelats. Deux d’entre eux sortirent ensemble et, les pr&cedant, nous nous approchämes des patriarches et nous fimes une inclination de töte avec eux. Ils baiserent la main droite des patriarches et s’arr&terent chacun d’un cöte; puis nous nous inclinämes encore ‘et allämes en chercher deux autres et ainsi de suite, jusqu’au dernier. Chaque groupe de eing s’arreta ἃ la main droite du patriarche de Constantinople et ἃ gauche du patriarche d’Antioche et tous &taient revötus de chasuble sans icone pectorale. Ensuite les sept prötres sortirent et s’arreterent plus haut d’un cöt& et de l’autre. Ils ne se rangerent pas en cercle, mais en long jusqu’aupr&s des chandeliers et nous nous arr&tämes au-dessus d’eux, pres des portes du sanctuaire, tenant les chandeliers ἃ trois branches, et nos compagnons portaient les croix, jusqu’ä ce que les chantres eussent achev& leurs chants. Les patriarches benirent pour la deuxieme fois. Nous regümes aussi leur benedietion. L’archidiacre du patriarche de Constantinople dit Ja grande litanie. Ce fut lui aussi qui dit l’Evangile et porta le saint corps. C'est l’habitude* dans tous ces pays et les pays de l’interieur, avant que le diacre reeite les litanies jusqu’ä la fin de la messe, qu'il reste tete nue en tenantle chandelier Atrois branches dans la main gauche, l’orarion dans la main droite et la face tournee vers le nord. Il mentionna le nom de l’empe- reur de Moscou, Alexis, et de l’imp6ratrice Marie, de Basile prince de a ne Er .ς ee ni [125] PREMIERE PARTIE. --- LIVRE Il. 125 "Erı δεόμεθα ὑπὲρ τοῦ πατρὸς πα RR] ‚3 ΘΕῚΣ SEN 363 el el, er χαὶ ἀρχιεπισχύπου ἡμῶν [Παϊσίου". Ἔτι δεόμεθα ὑπὲρ τοῦ πατοὺς χαὶ πατριάρχου ἡμῶν Μακαρίου Ἀντιοχείας" As ᾿ I get slrsl og) οἰ la sl IN ὦξ59 Am ὦ» 4, Ws a3 σε 9 ei Meer Sl, gu IN Pen BER) «σῦν! oe IS En ὁ glei Sa oa Stel ii, ala ὁ ὅλ νὼ pe gas οἰ 3} τῶ as ἘΣ ige Us sl u τ. 0} el Te 0.25.5. Ay a le Jı> pe ee) Sl a) «6.}..} N il αὐ} μὴ Je LS, ζῳ 5 ine ὧν» καθ ἘΝ EBEN Alessi u le) ze) sul & a Je Δ 41.4.}}9 sl], σις ur IS οὐ ΠΕ ye ls 1. L om. Ἔτι δεόμεθα... --- 2. L om. τι δεόμεθα... Moldavie et de Matthieu prince de Valachie. Quand il mentionnait le nom du “ patriarche.de Constantinople, il disait ainsi : « Nous prions encore pour notre p£re et notre archevöque Paisios. » Ensuite en mentionnant le nom du patriarche d’Antioche il dit : « Nous prions encore pour notre pere et notre patriarche Macaire d’Antioche. » Il inclina la tete, avant et apres la litanie, vers les deux patriarches; puis nous recümes la benediction de loin. Nous enträmes dans le sanctuaire avec les pretres. Nous sortimes pour « l’entree » : deux archi- diacres avec deux evangeliaires suivis de deux seconds diacres avec deux encensoirs et pr&cddes des diacres portant les chandeliers ἃ trois branches et les quatre chandeliers d’argent. Chaque archidiacre et son compagnon passerent pres de son patriarche, et nous nous arr&tämes de loin vis-A-vis d’eux. Ils baiserent les evangeliaires et nous dimes : « Avec sagesse, debout! » Nos compagnons leur presenterent les chandeliers ἃ trois branches. Ce ne fut pas par les patriarches mais par les mötropolitains et les prötres que fut dit le « sauvez-nous ». A leur entree, les deux patriarches baiserent les icones du Seigneur et de la sainte Vierge selon l’usage ; nous et les pretres, nous les preeedions, puis venaient les patriarches et apres eux les metropolitains. Le patriarche de Constantinople encensa deux fois l’autel tout autour, precede de l’archidiacre avec le chandelier ἃ trois branches; le patriarche d’Antioche et son archidiacre tournaient avec lui. Et il n’encensa pas devant la porte du sanctuaire selon notre usage. Les metropolitains et les prötres dirent les 120: - VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [126] KEY οἷς PS 85 δ ἐδ σία ee ed AUS, sale) ὦ» Alay MW Js ars, m ὧδ al Ay Ip le LS pp in Ball X ds ET abe) re oe Ὁ εἴ SA U > ΦυΞῪΝ ee ἘΣ Iayles of A Κύριε σῶσον τοὺς εὐσεύεῖς Js : BA re sie ee) el οἴϑν κ᾽ ἕν Sl ls se ὑκαὶ "ἐπάκουσον ἡμῶν LU ὁ δια, ,yl σοῦ al ρας 35 8 als 12: is; den u -Ξ SIR TE) τον οἷ Ju τ STE τ Aa ἜΝ U All la οἷς als ud Pe Παϊσίου τοῦ" ἁγιωτάτου χαὶ οἰχομενιχοῦ πατριάρχου Js FR «ἡ ee al as, bl Js οἷς en Re) ae Eee οἷ ῳ αὶ AK ae As le οπειαι ὍΝ . L habet : 9. -- 2. ἢ habet : 02 >}, erreur du copiste. — 3. L habet : ἘΠῚ 31. - 4.L om. \ay&. — 5. L om. χαὶ... — 6. habet 5 δευτερεύων. --- 7. L habet: maleyiinrzou. 8. Ii,habet: BE tropaires et les kondakions, mais non pas dehors. Pendant le « Dieu saint », au trisagion, il fit sur l’evangeliaire le signe de la eroix avec le chandelier ἃ trois branches et vers la fin il fl&chit le genou gauche jusqu’ä terre et baisa l’autel et fit de möme une seconde fois. Au premier « Dieu saint », on &tei- gnit un eierge du chandelier ἃ trois branches, et au deuxicme « Dieu saint », on l’alluma, et au dernier « Dieu saint », les deux patriarches sortirent par la porte pour benir le peuple. Les chantres röpondirent de dehors d’abord au diacre aux paroles : « Seigneur, sauvez tous les hommes pieux »; puis ä Varchidiacre : « et exaucez-nous » ; troisiemement, au troisieme diacre. Puis le patriarche de Constantinople partit et monta ἃ son tröne &leve et s’y tint debout. Le patriarche d’Antioche se tint debout ἃ sa gauche. Et on lui mit aussi un tröne et 115 s’assirent en möme temps. Les me6tropolitains se tinrent debout, eing d’un cöt6 et cing de l’autre, autour de la deuxiöme marche, et les prötres autour de la troisieme marche. Les chandeliers A trois brauches &taient tenus par les patriarches. L’archidiaere du patriarche de Constanti- nople s’arröta ἃ la porte imperiale et dit: « De Sa Saintete Paisios patriarche «@cum6nique [pour beaucoup d’anndes) »; puis l’archevöque, c’est-ä-dire le metropolitain d’Ephese, qui se tenait debout A la gauche du patriarche de Constantinople, le dit aussi. Apres avoir fini, le patriarche de Constantinople se souleva lögörement de son tröne et le bönit avec le chandelier A trois branches. < & 4 A + > [127] PREMIERE PARTIE. — LIVRE 11. 127 Μακαρίου τοῦ μαχαριοτάτου ᾿ πατριάρχου τῆς μεγάλης Sy! Stat! Js sn 9 Θεουπόλεως Ἀντιοχείας χαὶ πάσης Ἀνατολῆς " ale ls Jos ls ss σον! Se ὧς el δ,» ᾽ ὁλ Δεν μὸν Je Sr el ee US οὐ - - AUS) SEN τὸ οὐ Sl en AUS US de hs Jay ΝΙῸΣ sale) u Re οἷς Ar Aulaz)| 9 J ΟΝ \Jasl e rs “ lie e Al, ur us gu Je ls Js KL la,o ur dp hl S5 Kol ul 85 Kal οὐ. sl ὦ» air 58 Οἱ Kerl! Jän sl πολλὰ τὰ ἔτη τοῦ πατριάρχου ἢ" αὐ 1}. la! Ὁ Y, Wssle u Jay ΑΞ en οἱ «5 Be er “Ὁ las N Bee, 56 öl ku! = GL. SR 18 El U u gs se Jul oder able τος Wal Is Lil by ll 5 LS geil Ib LE any ΟἿ 1. L om. Μακαρίου... --- 2. L habet : JS. — 3. L om. πολλὰ... — 4. L habet : Sen Apres [αἱ l’archidiacre du patriarche d’Antioche dit : « De Macaire le 'bienheureux ἢ patriarche de la grande ville de Dieu, Antioche, et de tout l’Orient. » Puis le mötropolitain d’Heraclee, qui se tenait deboutä la droite du patriarche d’Antioche, le dit aussi. Quand il eut fini, le patriarche se leva legerement et le benit aussi avec le chandelier ἃ trois branches, de möme les autres metropolitains et pretres qui etaient ἃ gauche du patriarche de Constantinople. Il se souleva lögerement de son tröne et les benit, puis les - autres me6tropolitains et pretres qui etaient ἃ la droite du patriarche d’An- tioche. Et il fit de meme. Hs donnerent les omophorions aux archidiacres qui ΟΠ les mirent sur leurs epaules selon l’usage. Et ils dirent « soyons attentils », «avec sagesse », « soyons attentils » avant que le lecteur dise la pericope de l’Epitre, puis « avec sagesse », apr&s « soyons attentifs », ils les disent toujours ainsi dans le pays des Moscovites. Et le patriarche de Gonstantinople ne mentionna pas les noms des empereurs suivant notre habitude et les metro- politains ainsi que les pretres ne dirent pas : « beaucoup d’anndes pour le patriarche ». Celui qui lit l’Evangile, s’il est archidiacre ou diacre, encense r la porte imperiale et prend l’evangeliaire des mains du prötre. Apres la = _ bönediction du patriarche, il sort par la porte du nord comme nous l’avons ἔν mentionne, vers la chaire, et apres avoir fini, les chantres s’attardent beaucoup ἃ dire : « pour beaucoup d’annees, Seigneur! » en attendant que _ le diacre soit descendu et ait donne l’&vangcliaire au prötre. Le deuxieme * fol. 24 y° * fol. 24 νος 128 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [128] Ile ον} uhr, IE I IE ul al Key! ον. ΠΡ I De a a ῤῆἦ λ Λἦ΄΄- >>! Haössgel L,| “5 υϑν lad Il a τὼς κω. San EIER «(5.5 as host up LI AE ob Ὁ» no! ae a5 0 φάτω, 9 Ms Spa le Ni I Hyogegel LI El Cu Sry USE A als al el das Hy bl u Jelal ab [al A ne 2 des e By aueh All ES 55 LS se ΟὟ χοῦ auely lg 9 SG Il us ia Jel ὦ» N re «ἰός, Jar aoly 38 ὡς Ss a an Ian L all] Ss er Sr any AN N als als et ls wi u us Jr gr edel oe > el ll JE > Is 5 zul Ay il ul 2 DV aa 1. L habet:: BEZ erreur du copiste. diacre dit : « Disons tous », et l’archidiacre du patriarche d’Antioche dit: « Catöchum£nes, priez le Seigneur ». Le troisieme sortit ensuite et s’arrdta dehors. L’archidiacre du patriarche de Constantinople dit de l’interieur, avec le chandelier A trois branches ἃ la main suivant l’habitude, du commencement jusqu’ä la fin de la messe : « Vous qui &tes catöchumenes, sortez. » Et l’archi- diacre dit pour la deuxieme fois : « Vous, cat&chume£nes, sortez » dtant tourne vers le dehors. Le troisieme lui r&epondit du dehors : « O catechu- menes, sortez. » Et celui du dehors dit : « Qu'il ne reste pas de cat&chumenes ici. » Et celui de l’interieur dit : « Mais vous tous les fideles ». Et celui du dehors dit : « Encore et encore prions en paix le Seigneur », puis le reste de la litanie, la mention des noms des patriarches et des empereurs et « secourez-nous », et « avec sagesse ». Puis un autre entra et sortit en disant: « Encore et encore », ensuite « pour cette Eglise, pour la salubrite de l’air et pour ceux qui voyagent et pour notre delivrance », et « secourez-nous », et «avec sagesse ». C'est l’habitude que les diacres ne sortent pas tous, mais chaque fois que l’un dit la litanie, un autre entre et un autre sort, jusqu’au dernier. Et le patriarche tient le chandelier ἃ trois branches et la croix et ses mains bönissent comme d’habitude. Le patriarche de Constantinople encensa ἃ l’extörieur de la porte, puis tous ceux qui sont dans le sanctuajre. Il se lava les mains dans un bassin en se servant d'une aiguiere d’argent, mit l’omophorion et alla ἃ la prothöse; il fit beaucoup de genullexions et les prolongea jusqu’au moment de lever le voile qu’il donna ἃ l’archidiacre. On ἥ 5 3 Ξ e κ᾿ ΕἸ 5. [129] PREMIERE PARTIE. — LIVRE li. 129 Lay ΟἹ αν poll lg las Sl 15 κα Lulel E) μοὶ; alas ἴρω EB: gi ls es EISEN Au ei 55. ih zei) ng Ele hl sy > ὦ» IS N 9. oe ns Ju BeL2,53 ll n SS 3 ui ὅποι τ ΞῚ ς- Ὁ 99 A κε ἡ το τον. ya | οὐ ὦ EL ee Kelly 5a Dal > Eee A| a go aM SEN NY ES al din IL ον > >V el Jr I HEN 49 Je ll ll N ae SEN is el οἷς τι An, a οἷς Ile LEN = Any ll Ay N LU UI air al > a > ἱμὰς 55 οἷς way a a N el es 1. L habet : 12,83, erreur du copiste. mentionna premierement notre patriarche et les mötropolitains ainsi que les pretres presents, les empereurs [chrötiens] et le reste du peuple. Et moi, je sortis devant le saint corps avec le chandelier ἃ trois branches, accompagne d’un deuxieme diacre avec un chandelier pareil et deux diacres en troisieme ligne avec des croix. Les prötres sortirent chacun avec un evangseliaire ou le voile d’un calice, une cuillere ou autre chose. Des que sortit l’archidiacre du patriarche de Constantinople, il mentionna le nom de son patriarche et “ moi je mentionnai le nom du nötre, puis chacun des pretres mentionna le * fol. 25 τοὶ patriarche ou le peuple. Les fideles s’inclinerent jusqu’ä terre pendant le passage du Corpus Domini devant eux et [cela est ἃ remarquer] surtout en Valachie, chez les Cosaques et ἃ Moscou. Lorsque le patriarche de Constantinöple arriva ἃ la derniere marche de la porte du sanctuaire, il recut le saint corps et nous mentionnämes les noms des deux patriarches. Le patriarche d’Antioche prit le calice. On n’&venta pas, avec le voile port& par le diacre, les tetes des patriarches selon l’usage. Apres l’encensement du patriarche, ils firent beaucoup de signes de croix sur leurs visages. Apres leur priere, la benedietion sur le peuple et sur nous, je sortis, le chandelier ἃ trois branches ἃ la main, selon l’habitude, et je dis : « Gompletons notre priere au Seigneur. » Lorsqu’il benit les pains, il n’enleva pas sa mitre (couronne). I] mit l’omophorion, enleva la mitre (couronne) et la posa sur l’autel, en disant les paroles sacramentelles : « prenez, mangez ceei... », puisil fit un signe de la main sur le saint pain et le benit'. Apres 1. Litt. : « tandis qu’elle est benie, debout non benie ». C’est un lexte douteux. PATR. OR. — T. XXII. — F. 1, 9 130 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [150] Ms om za u 9. «bb αν Gar DIS ds > Full) Ian u ee | BY su yudls il us Letll & EL > 5 ὁ 259 nes Sy Se I 5 τσ SEN 3. φῦ da IST SE Be ee dee ale 9 ΣῪ gel ὀγοὺ So Sry] οὐ ee ee Δ ὦν κυρ ὦ» se Mal I ir N Im mn ion Y οὐ Kal Sl al οἱ ὧν νυ ee ze συ el Alle ale I IE ER el ee οι SEN cl el re οὶ» als el νὴ ou Sol ὦ Je 1. Note marginale. avoir dit: « Surtout », il s’attarda beaucoup dans la mention des chretiens et des serviteurs, l’encensoir ἃ la main, etc. XIII. — ELEVATION DE LA PANAGIA A ÜONSTANTINOPLE. Les metropolitains, les prötres et les fideles et tous ceux qui le desiraient, presenterent beaucoup de panagia pour quil les benit, au-dessus du calice en forme de eroix, comme nous l’avons mentionn6 au commencement, jusqu’ä ce que le diacre eüt fini de mentionner les diptyques des patriarches. Et l’archidiacre dit : « Et de ce que chacun [a en esprit], et de tous et de toutes », en entier. Les chantres lui repondirent de l’exterieur. Le calme extröme et la piete qu’on observe dans ces pays grecs, en Valachie, chez les Cosaques et ἃ Moscou, sont indeseriptibles. Tous s’inclinent jusqu’ä terre, depuis le commencement jusqu’ä la fin de la messe, au point que si une aiguille tom- bait on l’entendrait. Alors le patriarche de Constantinople dit : « Souvenez- vous, Seigneur, de tous les prelats loyaux et justes, qui s’attachent ἃ votre parole de verite. » Puis le premier de ces mötropolitains, celui d’Ephöse Asa droite, dit : « Souvenez-vous, Seigneur, en premier lieu, du patriarche de Constantinople », en entier. On ordonna apres au grand &conome du patriarche d’Antioche de mentionner le nom de notre patriarche. Chaque metropolitain i τᾷ 2 ki) ’ ᾿ [131] PREMIERE PARTIE. — LIVRE Il. 131 οἷς A δ ge BER Gel se ol 36 ὁ ἰζ κἀκ Ὁ] οἷ A>!y Ass ESS ER, el οἱ ΚΝ 5 «25,9 AS, Ja Sp] eis BERN] Je we I 7 > Ξ- , ἡ ν Παῖϊσίου του παναγιωτᾶτου χαὶ οὐχουμενιχου πατριάρχου πολλὰ τὰ ern + "Ioavnztou Ἀλεξανδρείας, Μαχαρίου Ἀντιοχείας Παὶσίου Ἱεροσολύμων sl Kyle LA ou tel lb al οἱ Ἔ ἘΠ: us, [a] ἘΝῚ wiyg a ἀεὶ Ale Ey 5 > el ce hans ee ir Οὐδ el u et sd EM 5 zul A N go Al u Utz u ler il Hr ls τὶς le li als 5 ni (ῷ mie te Ya bu "auge > in οὐ u SE «Ὗ pollainsbe I el fol. 35 w. 1. L om. Neistou... de droite mentionna le nom du patriarche de Constantinople, et les ecing de gäuche, celui d’Heraclee etses compagnons, mentionnerent lenom du patriarche d’Antioche, jusqu’au dernier, et de m&me les pretres !’un apr&s l’autre. Puis Varchidiacre dit les diptyques des patriarches : « [Souvenez-vous] de Sa Saintete Paisios, patriarche oecumenique, beaucoup d’annees. De Joannice d’Alexandrie, de Macaire d’Antioche, de Paisios de Jerusalem », — puis il mentionna les prötres et les metropolitains ofliciants. Aprös la fin [des diptyques] et la benediction des patriarches sur le peuple, le diaere sortit pour reciter les litanies, sans fermer les rideaux des portes du sanctuaire. — Ces portes sont sculptees et dordes. — Puis le diacre entra et le patriarche de Constantinople retira sa mitre (couronne) et la posa sur Vautel. Il fit beaucoup de genuflexions et il dit : « Aux saints, les choses saintes! » Alors nos freres grecs se decouvrent la tete et descendent de leurs stalles. Avant de communier avec le [saint] corps et avec les saints mysteres, il fit beaucoup de genuflexions et s’humilia longuement, puis flechit le genou pendant longtemps et il demanda le pardon pour communier. Ensuite il dit la priere sur la töte de l’archidiacre et du protosyncelle, parce que depuis qu’il fut [eleve au rang de patriarche) jusqu’a pr6sent, "il n’avait pas encore cel6- * fol. 25 ν΄, bre la messe, ni prie sur eux. Puis il donna la communion aux mötropolitains, 132 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [132] Er u); ee) a ae ls ee al τ᾽ Iyny Iyaiss 158 aan AS, Hall ie el N a a ὦ» ol 1.8 en Ss zul. MW nn ze al N δ. a u Sole Ba euro "Ὁ PM „u ll U ὦ» say οὐ ως, τοῦ! «ὁ καὶ Per ur re N LS ale ug 5 li I os dass Al Im as As de ie Ib a se Laayl iu al cd ee es ya bez IX) el Sl gan x Ile) N ae el {9} EAN ΘΔ κε Οὐ Ὅτ er Οὔ EN a) οι τ wie bs εν a sel ΐ 1. L habet : SSL. aux pretres et aux diacres. Le patriarche d’Antioche communia avec le saint corps et les saints mysteres et les donna ἃ ceux du cöt& gauche. Ainsi tous s’humilierent et flechirent les genoux jusqu’ä terre, faisant beaucoup de genuflexions; ils demanderent pardon longuement. Puis le patriarche de Constantinople se lava d’abord les mains et on lui mit sa mitre (couronne); il donna la communion des saints mysteres ἃ trois per- sonnes hors de la porte imp6riale, etc. Le patriarche d’Antioche se lava encore les mains et donna la communion ἃ trois personnes ἃ la porte du nord. Enfin ils sortirent et se placerent sur leurs trönes, les archidiacres devant eux avec les chandeliers ἃ trois branches, puis chaque patriarche distribua du pain bönit [au peuple]. Lorsqu’ils eurent termine le service, ils entr&rent, pr&cedes par nous, dans le sanctuaire et se devetirent de leurs ornements. On emporta la mitre (couronne) du patriarche de Constantinople, sur un plateau d’argent recouvert d'un mouchoir [brod&]) d’or, au palais patriarcal. Ils monterent au röfeetoire prepared pour la reception des mötropolitains et de tous les notables. Ils y restörent jusqu’au soir, puis descendirent pour les vöpres, c’est-äA-dire samedi soir. La veille du dimanche apres Noöl nous dormimes chez lui et le matin assistämes aux matines, ensuite ἃ la messe, puis nous allämes ἃ table. Nous avons dormi aussi chez lui la nuit du dimanche au lundi. Le lundi matin, [133] PREMIERE PARTIE. — LIVRE II. 133 nd al ba any a il τὼ al al AU mie ὦ ee ὦ» al a a ἰὼ ξρὴ» u ebil ESF UEFA NEN wu sol Aal Cl 9 Lues a de ὧν er se a Le ΟἹ μ᾽ basley Sb elay means τ Fo or L> u a5, in 3) ΕἾ a) NN 558 51 οὶ wis u De 5 Sl Si ὁ δ 9} sed ae N τὶ ΡΝ DM ka ae EU LA el δ el A μι ES 59 ὦ dan Key ee ὑόν wa) ey 5 Al aus a) air, > de N ὧν bsy ὦ δ ὁ us (οἷ 0} ὦ ὁ (οὐὶ Saale ol ποθ δ᾽ τε „ee U gl al δρῶ el ὁ το (δ ey Ella Je abi 4. L habet : >12. monseigneur le patriarche lui fit ses adieux et retourna avec le patriarche de Constantinople ἃ l’eglise et dit adieu ἃ l’öglise. Celui-ci ’accompagna hors du palais et envoya devant lui ses metropolitains, tandis que ses diacres et ses pretres soutenaient sa traine. Les capidjis marchaient devant lui avec leurs bätons, jusqu’ä ce qu’ils l’eussent fait descendre dans une barque. Ils lui firent des adieux une seconde fois et s’en retournerent. Ensuite nous partimes pour Yenky Keuy. Nous y restämes jusqu’au vendredi matin, dernier jour de d&cembre. Nous allämes vers Therapia, rejoindre notre bateau, et le vendredi soir nous assistämes aux vepres. Samedi matin qui correspond ἃ la föte de la Circoneision, le 1” janvier, la messe fut celebree dans l’eglise de l’endroit; nous celebrämes ensuite l’oflice des vepres le soir, c’est-a-dire la veille du dimanche avant l’Epiphanie. La veille au soir, le protosyncelle et les prelats du patriarche de Constantinople vinrent chez monseigneur le patriarche dans une barque avec une permission flatteuse en disant que Dieu l’avait emp&ch& de leur faire visite pour la troisieme fois et assister au synode. Kyr David le metropolitain de Gatitsa &tait parmi nous; il tait devenu metropolitain le jour meme οὐ nous enträmes pour la premiere fois ἃ Gonstan- tinople, tandis qu’il se rendait par mer ἃ son si@ge, mais comme nous il avait ἐϊό emp£che par l’absence totale de vent. * fol. 26 r°. 2101.26 7% 134 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [134] lub. «᾽ Gyr 3) „le rag Be «οὐ Iiyay Ein mann alas IS 5. a ey Zus Lit S Be 5 ὦν ad sl > il an N ba) Τὴν Igalby ὡς „Iaäll Gt ai sie) > As „ol Se 3% IE € 4393 gs ei als N ὁ" ὡς Kell «ὦ.» IS μὲ pl Δὰν σῶν ia οὐ μον! κυ AEX, ΖΞ Los ug ὦν ὦ πρὶ IS id ee Ὁ a all se Ca 3, öl Js Wels ἰοὺ οἱ ὦὧξτο > Je or % θὲ λον. En Al ya ade il Ai bob di ES zb ἀν HS lin ον Je rel, all dk m οἱ: Al, el TE Es as Say ΡΟΣ en Sl οἱ intel AS ai a En ah" σ κοι 1. Note marginale. — 2. L habet : rd. XIV. — LE syNoDE DE CONSTANTINOPLE QUI EUT LIEU PENDANT NOTRE SEJOUR. Le dimanche matin nous vinmes au palais patriarcal, nous vimes tous les membres du clerg& nous attendant et ayant A cause de nous retarde la messe. Ils se porterent ἃ la rencontre de monseigneur le patriarche et le firent entrer dans l’öglise suivant l’'habitude avec le mandyas, la crosse et les cierges. Il se tint debout sur son tröne. Le patriarche de Gonstantinople etait la. A la fin du service, le didascalos Sirigue, hegoumene de l’6glise Chrysopigi de Galata, le savant de son &poque, le plus capable de ses contemporains et de son temps, le defenseur de la foi orthodoxe, monta en chaire. Il exhorta beaucoup et, en pleurant, il dit: « Qu’est-ce que cette agitation, ce trouble, ce d&sordre dans l’Eglise de Dieu? Lorsque saint Jean Chrysostome revint d’exil, il fit un sermon οἱ il compara l’Eglise du Christ ἃ un navire au milieu de la mer que les ennemis attaquent de tous cötes et que nous, ses enfants, ἃ l’interieur nous allons encore faire sombrer. » Il insista beaucoup sur ces paroles et ce sujet, puis il descendit. Le patriarche de Constantinople se leva alors et se tenant debout devant son tröne pr&öcha ainsi : « Aprös l’assassinat du patriarche Parthene, Kyr Joannice lui succ&da* et resta un certain temps [en cette dignite]. Alors vint Gyrille Spanos ou Kousa, mötro- [135] PREMIERE PARTIE. — LIVRE 11. 135 ee Vals oe Ya as ui ge Y las Mol ii lu Sl a5 gl ὦ unsre ιοϑ Ὁ ὁ» Κ, ὦ ὦ δον EL ρῶν ὁ aus ὦν >38 en Sb nic) yyrlil is ἴον 5 Ole we & ie 5 RL AS de an Kr le let le ul Lust 3a 1 ale zael οἷς PR ἀκ αὶ ἐν δια & λῶν κῶν» ἀρ. μὸν ΠΡ τι sl is El en To LS Sb leg ἐν Sl za ΒΒ ΣΝ ely ὅδ nie Eee ὐν! ὡς 2 Ὁ le ὦ» ἐξ οτος wel NN le ee lass ΩΣ a gl au yell οἱ an SE alish ale, asY Ol 1. L habet : 215}, un mot qui a provoque des confusions jusqu’aujourd’hui dans toutes les traductions. politain de Tärnova, et on le deposa. Lorsquil vint au palais patriarcal, per- sonne ne se presenta devant lui, ni des prelats, ni des pretres, ni des laiques, parce que tous le haissaient. Il y resta trois jours et parce qu’il n’avait rien ἃ donner au vizir et aux autres [dignitaires] de ce qu'il leur avait promis, on le deposa d’une facon tres humiliante et on installa Athanase connu sous le nom de Patallaron, ancien metropolitain de Thessalonique. Ensuite il devint patriarche apres la döposition de Cyrille d’Alexandrie au temps du Sultan Mourad, puis il [αὐ depose. Il alla aupres de Basile prince de Moldavie, qui lui donna une eglise et un couvent ἃ Galatz' et tous leurs legs pieux, ensuite les sujets des villes de Bräila et Ismail et leurs dimes, estim6s asixmille maisons;ily resta tout ce temps. Puis il partit pour Constantinople sans la permission du prince et redevint patriarche, comme nous l’avons dit, contre Cyrille-Kousa. Lorsqu’il n’eut plus de quoi contenter les gouverneurs, il resta seulement quinze jours et fut depose. Il se refugia encore en Molda- vie. Les prelats et tout le clerge &leverent au patriarcat Kyr Paisios”, metropolitain de Larissa, avec leur libre consentement, apres lui avoir fait rötrocöder son siege de Larissa et ses dimes pour douze mille [piastres] en faveur de celui qui l’occupa apres lui. » Il est notre ami et nous sommes venus 1. Οὐ. B. Radu, Voyage du patriarche Macaire d’Antioche, etude preliminaire, p. 13, Paris, 1927. — 2. Paisios alla en 1650 en Russie en passant par la Moldavie. Il fut d’abord mötropolitain de Larissa, puis patriarche de Constantinople en 1652, apres neuf mois. Apres son abdication il s’6tablit ἃ Lesbos. Le Quien, Oriens Christianus, ΠῚ, col. 195 et I, col. 339-340. 136 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [136] οἷ" N Sl Re & > «οἷ le Is au al ὦ Gl ‚te Ἐπ ea ΡΠ ς΄ - τ I le en der a ee ᾿.- ep So me um on al, AS Eu > Se a ers) Il rare τυ N > ud al za) ir οὔτ δε ἘΠ glas a nn a a ... οὖν «οἷς ΟΝ er as Il (δἰ lbs; ach ia οὐ οἱ ab GLEN NS ir sl als Al lin le silläll Bey an Al gr al el al Gy δ ng A u hy οὐ al Gt N ee Eee rn Lay La] ib ge Elbe so Οἱ» Cal μον, ya ale σον se dans son temps. C'est un homme vön6rable et humble. Il est ami des grands et des petits, modeste, son äme n’est pas orgueilleuse. Il resta dans cette situa- tion jusqu’a maintenant. Monseigneur Cyrille Spanos habitait dans la maison d'un homme äg& qui travaillait contre lui et le patriarche depos& Joannice lui aussi habitait une autre maison ἃ Galata. Et moi, humble historiographe, jaallai chez lui la oü il habitait cach& et coifl& d’un turban blanc. Les prelats et le clerg& tinrent un synode et prononcerent sur lui l’anatheme et la malediction parce qu'il avait commis des actes abominables qu’on enregistra dans les archives du patriarcat de Constantinople. Le protonotaire ou le premier des secretaires alors en donna lecture publique dans la chaire sur la tete des notables. Apres, le patriarche de Cons- tantinople fit un sermon A ce sujet, et dit en substance : « Ce Cyrille' appele anterieurement...” contre le meötropolitain de Corinthe et l’a tu pour lui ravir : 1° son siege; 2° pour occuper aussi le siöge de Philippopolis quand le prelat etait encore en vie, sans la permission du patriarche de cette &poque, mais avec la puissance des gouverneurs; 3° il occupa aussi le siege de Chaleedoine par la puissance des gouverneurs; 4° il devint aussi mötropolitain 1. Il est connu sous le nom de Cyrille III : Ioannieio subrogatur Cyrillus Ill, quem catalogus cognominalum Spanum fert fuisseque Tarnobi metropolitam, Κύριλλος ὃ Tapvo- Bou ἐνχλὴῆν Σπανός, ac viginti dies sedisse, ἥμερας εἴκοσι, Dositheus vero hune Corinthi quon- dam metropolim gessise. Qum vero episcopi translationem ejus probarent, ejectus fuit et in exilium missus. — Ce patriarche n’est pas mentionne par Le Quien ἃ Philippopolis, ni ἃ Chaleedoine, mais seulement ἃ Tärnova. Le Quien, op. cit., Il, col. 339 et 1236. — 2. Mot douteux dans les deux manuscrits. [37] PREMIERE PARTIE. — LIVRE Il. 137 SEIN 5 se LM NS Eu ςτὸ Se Je He un, ὦ ai! Kell ΟΝ 5559 > Ian) ud is le Yo Je ol za mia ol ΟἹ ui ἀπ re ee Is lb οἷν 5 a Ἢ ὦ Sul Ma in EV 0 el Be ...:- οὕς Je al, 5 el li BL καὶ zul 5] in mes Je dl λοὶ Ga ou 9 als ul ae Br οἱ Ki WE 4.9 Den ee a EN ὁ» ge de Tärnova; 5°il devint patriarche. » Le fait qu'il fut la cause du meurtre de Cyrille d’Alexandrie ' du temps du sultan Mourad, obligea ἃ prononcer l’ana- thöme et l’excommunication contre lui, parce que le saint synode ne lavait pas approuve. L’usage parmi les prelats de Constantinople est que si l’un d’entre eux devient d’abord mötropolitain dans une ville, puis est elu pour un autre siege et si dans ce temps-lä il arrive qu’il prenne un troisieme siege, 51] est depose, il tombe au rang d’arkhiereus et il n’a pas le droit d’occuper un autre siege conformement aux nouvelles lois — et c’est comme pour le mariage dans leurs idees. Et s’il devient patriarche et occupe un quatrieme siege, il devient comme celui qui Epouserait une quatricme femme; il est alors ana- thematise et excommunie. Apres que le lecteur fut descendu de la chaire, le patriarche de Constan- 1. On trouve Cyrille Lucar en 1594 comme syncelle dans la Russie polonaise pour appuyer Basile Ostrog contre les uniates. Il fut en relation avec les orthodoxes de Lemberg qui se grouperent autour de l’eglise de la Dormition, fondation d’Alexandre Läpusneanu, rebätie par Pierre le Boiteux et les boiars Stroici, continue par Jer&mie Movila. Pour la deuxieme fois nous le trouvons comme exarque en 1599. En 1620 il etait en Valachie attaquant les catholiques sur les deux points : la procession du Saint-Esprit et le Purgatoire. Pour son entretien, le Prince lui donna le grand village de Segarcea du distriet Dolj. En 1622 il etait patriarche de Constantinople, chef de l’orthodoxie quiil a troublee plus tard par ses opinions calvinistes r&sultant de ses relations avec son protec- teur diplomatique. N. lorga, /storia Bisericii Romäne, vol. 1, p. 254-257. 2 | Sur sa profession de foi, sur les protecteurs de Cyrille Lucar, ef. N. lorga, Geschichte des osmanischen Reiches, vol. IV, p. 23-29. A la suite de l’intervention de Bairam Pacha qui voulait mettre fin ἃ cette crise, en profitant de l’absence du guerrier sultan Mourad qui se trouvait en Asie, le fit deposer le 7 juillet 1638, le fit ex&cuter et fit jeter son corps dans la mer. Enfin un synode condamna sa profession de foi. N. lorga, ibid., p. 29. * fol. 2δ v‘ * fol 26v 138 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [138] Le ze μος οἱ 4} ag SE" Se, 5 En οἱ τὸ Se γον ἢ παρ Se wunde Ayal aelı ie a ὀρ goal Le Gl u οἱ u, a, ‚as | sl 54 bel Na BBETSNE ale! > +) | Stall Br «οἱ Bo 3% RABEN 0 sl A>!s An A>ls ὌΞ τς ἘΞ 2% Y A ae ol > Je N pe {Ὁ} προ οὶ "3 οὐ. Rn ΔΝ 098 οἴ5,...,3.9 Αἱ}. «ἢ οἱ 33.915 Na gs us Wis, Es; le un sub,ns gi a \Aa 1:51 \galas öl An Ὡ BESTE „si. a veget7) ὕω ll GM SL 5 IS Ad al IN La 659 ide Sell ann ὸ 1. Lire : „pl. tinople prononca l’anathöme contre lui (Cyrille) conform&ment ἃ une feuille de papier qu’il lut en disant : « Moi, je ne suis pas devenu patriarche par la richesse et la puissance des gouverneurs, mais par votre consentement ἃ «. tous.” Ce miserable travaille ἃ notre ruine οἵ ἃ notre perte; quiconque l’aidera, sera anathömatise. » Ensuite on demanda ἃ monseigneur le patriarche d’An- tioche de l’anath&matiser aussi. Il prononga un sermon en arabe, qu’un inter- prete expliqua, cela pendant une heure. Il l’anathematisa, [αἱ et tous ceux qui [αἱ preteraient leur aide, tandis qu’il portait l’&tole et ’omophorion. On donna ensuite le papier aux metropolitains presents qui le lurent et anath&matiserent Cyrille ’un apres l’autre, v&tus de leurs 6toles et omophorions, au nombre de douze, ainsi que les dix que nous avons 46]ὰ eites. Il manquait le metro- politain d’Agathopoulos. Ils ne cesserent pas d’habiter chez le patriarche. Le patriarche ne celebra pas la messe toute l’annde si ce n'est eing ou Six fois; lorsque a lieu une ordination de prelat ou d’hegoumene ou de pretre, il donne la permission ἃ plusieurs prelats d’ordonner d’apres leurs usages. Il y avait encore trois autres prelats, ἃ savoir : David meötropolitain de Gatitsa', Christophore metropolitain de Salona*, Gabriel eveque de Dimitria- dos°. Apres avoir fini, ils inserivirent ce deuxieme synode dans le registre du patriarcat, signed aussi par monseigneur le patriarche et ensuite par tous 1. Je ne peux pas liidentifier. — 2. Probablement Solona, autrefois Amphissa, dependant de la mötropolie d’Athenes. Le Quien, op. cit., 11, 226-227. — 3. Probablement Dimitrias mentionne par Le Quien, op. eit., Il, 111. ee ten [139] PREMIERE PARTIE. — LIVRE II. 139 ds lei oh οὐ lo AN ee EN Il ρ ib un Iplary μεῖνον U ὁκόσαι ach ziel IE > sl Ba le SC las Cal Sl Sina I Hy eV ee οἷς sl u el : (a) I τ su ekil a ch Le el ὦ ae AU gib un Ἰρίμον ΟἹ», KR οἱ a A 5 U a ll N 5. Any len 3,5 A τ οὐ ὦ» Au! Me has Το Es ey) el)! ex N Beer N ἐρ 3 5338 Want [5.51 Blei ag SE a et al wo rl ἐδ ὁ ἫΝ 0 u as el len ag ae Ἰὼ LEE u UL A ϑ οἱτο 1. L habet:: Bar. erreur du copiste. les prelats mentionnes. [15 se leverent pour aller ἃ table. Nous restämes dans le palais patriarcal jusqu’au mereredi matin, paramonie' de I Epiphanie. Les deux patriarches descendirent dans l’eglise de bon matin et les chantres commencerent l’oflice des heures qu’ils firent suivant l’ordre de la para- monie de Noöl et aussi le polychronion pour les deux patriarches. Apres la messe, le patriarche fit de l’eau benite en se servant selon l’habitude d’un vase de porcelaine et il aspergea l’eglise et le sanctuaire. Ensuite il vint pres du patriarche de Constantinople et ils s’aspergerent r&eiproquement. Monseigneur le patriarche, debout ἃ son tröne, aspergea tous les grands prelats et le reste du peuple. — Tous 6taient dans le caime le plus grand. — Ils allerent ensuite au diwan (salon) et firent un service d’apres l’ordre de la veille de Noöl en buvant des coupes de vin et en faisant des vaux. Quand eut sonne la dixieme heure de la nuit, les patriarches descendirent dans V’eglise et commencerent le service de l’eau benite, apr&s que le prelat eut fini la premiere heure et lesmatines. Avant « Dieu saint », quatre diacres sortirent avec quatre prötres, deux par deux. Ils regurent la benediction des deux pa- triarches, puis ils entrörent et se rev6tirent de leurs ornements. Ensuite l’ecelösiarque mit pres des trönes des patriarches une table couverte d’une nappe brodee d’or et dessus un vase de porcelaine contenant de l’eau, comme 115. avaient fait la veille. 1. Le jour de jeüne qui pr&cede les f&tes de No&l et de l’Epiphanie est appel& « para- monie » ἣ παραμονή. A. Couturier, op. cit., vol. I, p. 119. * fol. 3775. δ ΤῸ] χει 140 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [140] CL. 5 ΩΝ By „el κὰν ὧς les N >> «5.9 δΞ a pcs ὧν u easy N or τς ihr Bl bill as de ροτόν ἐς, ὁ. ἀκ ὡς δον ὀρρῶ Aelilh St! Le ee ee ide ll la lei a U A οἷς Ar Hl El, οροϑϑρόν! Ca N gb οὐβρὸν edel re τ ΠῚ εἰ! πρωτοψάλτης ? a) ᾿ξ δα! ΟΝ el zul senlell συ οἱ el I LSA SE N us Sl IE Gl m ar al Sb All ee el I οὐ sy Nee κὺ Sr ee ze sl Lu" 1. Note marginale. — 2. La 259, apres πρωτοψάλτης. XV. — Rırte pe L’ErırHANIE ET OFFICE DE 1, Ὁ. Ἶ BENITE A CONSTANTINOPLE. On plaga devant la table trois chandeliers d’argent avec des cierges de cire blanche. Les quatre diacres sortirent du sanetuaire, les premiers tenant des ογοὶχ ἃ la main et le troisicme l’encensoir. Ils se rangerent ἃ droite du tröne du patriarche de Constantinople, le deuxieme diacre tenant dans sa main droite l’omophorion et l’&tole deploy&s. Le quatrieme se tenait ἃ gauche, avec l’euchologe et un bouquet de, basilic. Les trois prötres se tenaient devant l’eau, laissant trainer leurs chasubles. Ils commene£rent ensuite l’offiee de l’eau benite. Ils revötirent le patriarche de Constan- tinople de l’&tole et de l’omophorion; lui il mit aussi son latieh '. Le cano- narque ou chef des chantres commenga ἃ chanter. Le premier chantre, c’est-A-dire le « protopsalte », chanta d’abord les morceaux connus sur une melodie douce et ils les röpeterent. C’est lui qui dit les propheties. L’archi- diacre encensa au moment de la premiere « Gloire » les portes du sanetuaire suivant l'usage et vint pour encenser l’eau de tous les cötes trois fois, ensuite les deux patriarches * selon l’habitude, neuf fois chacun d’eux, puis les metropolitains et le clerg6 seulement qui se tenait debout depuis un bout du ch&ur jusqu’a l’autre. Il se tourna vers le peuple, l’encensa ἃ droite et 1. Le latieh est un voile noir tres löger qui couvre le kallous et descend sur le dos, οἱ il se partage en trois bandes. Abel Couturier, Cours de liturgie, vol. I, p. 73. en »υ [141] PREMIERE PARTIE. — LIVRE II. 141 m ὦ Es A AS an ὁ» Ya ba ae il κὸ ΘΟ Ay Se N zul) LM se Se gt Ων se la τ Il Y Ὁ» 35 uill Je dur δι NL SL ὁ56...5}}} ὁ» gs > Bl un in Ayla I dr οἱ ὁ «οἷον lb su Jede el ὁ Lalyy U a Ju οἱ del ὦ As way ol „le ae N el I E CM nel ‚sle ls Ela Enh ὧν λοι ul Are Lil a al SR ae see Il ὅν Allel. oa U EA A ee el ὧν „de apa ἢ» σὲ ade ls az lage Ile oda u Οὐ φυΣῦ sl) a ll a Ὥς BEN u Au 35 Cs lan ὧν be οἷ ὧν IL ze ie ee θὰ IN 8 des al 2 AS Il AU Ede KEN de USE ἃ gauche de loin ainsi χα ἃ la fin [de la lecture de la pericope] de l’epistolier. L’archidiacre encensa de nouveau l’eau une deuxieme fois ἃ l’alleluia. Le patriarche descendit de son tröne et se tint debout devant l’eau, lut l’Evan- gile tete nue et benit ensuite le peuple. Il ne le benissait pas ordinairement si monseigneur le patriarche ne levait pas la main droite avec lui, et ils benis- saient ensemble. Pendant que l’archidiacre reeitait la litanie : « pour qu'on benisse cette eau, ete. », le patriarche faisait le signe de la croix au-dessus de l’eau du bout des doigts trois fois et il benissait le peuple trois fois. Il dit ensuite la grande priere οἱ ἃ : « Vous &tes grand, Seigneur, et Vos @uvres sont merveilleuses », trois fois, il benit encore trois fois le peuple. Et ἃ : « Preserve tes serviteurs nos empereurs croyants », il les benit encore trois fois. Puis, apr&s la conclusion, il prit la croix, en plongea d’abord le sommet dans l’eau, ensuite le reste, et la fit sortir une premiere foıs et les chantres chanterent : « Dans le Jourdain », en psalmodiant jusqu’ä la fin. Ensuite, ıl la plongea une deuxieme fois et ils psalmodierent une deuxieme fois, puis il la plongea une troisieme fois et ils chanterent une troisieme fois. Pendant ce temps, l’archidiacre tenait ἃ la main un vase d’argent pour recueillir l’eau qui tombait de la croix, lorsqu’il la sortait de l’eau. Il aspergea en forme de eroix avec le basilic. d’abord dans la direction de l’orient vers le sanetuaire, puis vers l’oceident, puis vers le sud et vers le nord. Il entra ensuite, aspergea le sanetuaire, l’acathiste et le d6pöt des corps saints; il sortit en se dirigeint 142 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [142] u db sel uS Sy u U ἀρ οἱ el πρλῶν ΠῚ N LS Ih ὦ Le Le sry dos ΠΥ Ss 0 ol le lach El al en Sal Iyalby yIaäl a > Cal dl ec I el ἐς ὦ αὶ len οὐδ ἄρα (ΩΣ οἰ, ΦῊ ee ee In ze ΤΆ μὰ ὩΣ οἷς as ΘΝ ὁ ee en holy In el ὅδε. ὁ 8 Lin zung far ob SE be Sr ΟΝ ie a lb Οἱ il 5 ῳ ΟἿ st od us DS a al A Ip All χὰ ae Lil A ie an 2, al? 1. L habet : BIS — 2. Note marginale. Lgrd 1700 habet : ‚= jen ao. υ us >}. — 3. Le manuscrit de Leningrad de 1700 commence ici. vers le patriarche d’Antioche, l’aspergea et l’autre aussi. Puis il monta ἃ son tröne et s’assit, tandis que l’archidiacre tenait le vase avec de l’eau. Il commenga ἃ asperger les prelats, les pretres, le elerg& et le reste du peuple avec le plus grand calme, avec de l’eau de ce vase. Ensuite les deux patriarches vinrent, bais@rent les icones et sortirent par la porte du cheur du nord. Pendant la messe et avant la fin de la procession du saint corps, il envoya un pretre avec ce vase pour asperger les femmes. Ils sortirent ensuite de la messe et monterent au r6fectoire vers midi. Ils se firent des adieux mutuels pour la troisieme fois. Le patriarche de Constantinople envoya ses capidjis devant lui, les diacres et les prelats, au bord de la mer. Ils nous firent leurs adieux et s’en retournerent. Nous partimes dans la barque et nous passämes par Yenky Keuy et arrrıyames A Therapia, en nous hätant parce que le vent du sud 6tait tres favorable. Nous assistämes ἃ la messe le deuxieme vendredi de l’Epiphanie. XVI. — EMPLACEMENT DU DETROIT ET CELUI ΟἹ FUT CREUSE PAR ÄLEXANDRE. Le navire leva l’ancre apres midi et nous arrivämes avec les autres navires qui jeterent l’anere pres du Phanar, — c'est un endroit connu. C’est iei [143] PREMIERE PARTIE. — LIVRE I. 143 EN! 55 οὐκ 5.0} de > 6} ον > lala 5Y u Gl σαν za &> Us WE οἱ ln Jul las El u do sr ὦ wm x le ug ale Ex uns EN da) 929 JAN λον οἷς lin a a θλκο δ, ρὲ > ao le lea Lila] nt oa ὧν μι,» ALN ὅσῳ οὐ ee ἀρ δὴ ἀκα! ἣν Wal SS ἘΞ ey ig 16) aeg Oli οὐ. ὁ» All ag Je) go Ma" dl υϑο Le ale ds anıl Tas ao all Aal Las 5 Br Sr „le on οὐ dl el se es en m οἱ Je ὦν Be CH, ab «δ᾽ τ τ κι SS al ῳ ὦ ὦ (οἱ πεῖ τις τ νιν το} >> all ds 5 ih El Any ul las 5 ΩΡ eis Sy Ey Izlao U „lau 3% ἘΣ 89 N Ἐ Jerzy gr ln ale er Ol pl 1. Lgrd 1700. a la note marginale : δὰ» ὑφ. — 2. Lgrd 1700 om. - 85». qu’Alexandre a creus& le detroit pour faire communiquer la mer Noire avec la Mediterrande. Il tailla une montagne, travail qui &tonne l’esprit humain. Nous debarquämes et nous montämes sur le sommet d’une montagne ou il y a une colonne splendide, en marbre blanc, dress&e par Alexandre, sur laquelle il y a une inscription &erite en grec ancien que personne ne peut lire. Le chemin pour y monter est tres diflicile. Nous descendimes et mon- tämes au village du Phanar situe pres de la. Nous y contemplämes l’ancienne et grandiose tour qui date de l’&poque d’Alexandre. Sur le sommet, il y a trois phares, plus grands que les torches qu’on allume la nuit, avec du gou- dron, de la poix, de l’huile, ete. pour y conduire les navires, car la mer — Dieu nous garde! — y est tres dangereuse, son nom en est une preuve. Cet endroit et le village portent le nom de * cette tour, Phanar. Les chretiens ont ici une öglise dediee ἃ saint Georges. Nous y lümes la neuvieme heure et y chantämes les v£epres. XVII. — Dosroudsa. Puis nous mimes A la voile le vendredi soir; nous naviguions par le vent pP favorable du sud. Mais il augmenta tellement que nous faillimes faire naufrage - ga ge, _ mais avec l’aide de Dieu, nous arrivämes le dimanche ἃ midi apres l’Epi- phanie au port appele en grec Costanza et en ture Kustendje. Nous sortimes les bagages. [οἱ il y a un douanier. Apres avoir eu l’intention de marcher * fol.27v*% * fol.27 v°. 1A VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [144] ip Ba Jr Alk ls (lach ge π΄ lu > ῬΟΣΎΝ AV ae u gr ll ll eb | a Ma „Is ΟἹ S de Ss Abs ch (ὁ “5 36, Sl ee Ar il ia ei μὴ ὁ φ' gl des > yon ASS Ye di, tal abs ho ge a N τὸ N Aa. Be We οἱό 2 al all EG ἕω 18 ans los ül=Vl δες WE SEE lu Le u Al u ala La aaa ka dio N u ae AS ὁ5»}» As Aal Le > «οἱ au Les Is «ὁ asl ἰμα Ὡροῖς, Lk lu ale οἷς. ls seh E& > 4] pe el eV! 55. hir za ὦ Ἰρῶξο 156 > Ay ll ὦ» all SU > m ons Sl Ὁ Aal > ie Ai lu zii 5 ab, alles οὐ 1. Lgrd 1700 om. .. 3 59. — 2. Lgrd 1700 om. ...il). trois cents milles, d’entrer dans le Danube et d’aller en Moldavie, nous descen- dimes iei. — La distance que nous parcourümes de Constantinople jusqu’ici, stait de plus de trois cents milles. Nous y restämes deux jours, ayant le vertige par suite de la frayeur caus6e par l’agitation des flots au point que la mer embarquait et que tantöt nous descendions comme dans une vall&e, tantöt nous remontions comme sur une montagne. On dit que letour de la mer Noire est de huit mille milles, de sorte que depuis le moment οὐ les navires entrent dans le Danube, ils y parcourent cinq mille milles, environ la distance de Constan- tinople jusque-lä et m&me plus; mais la navigation est tres diflieile ἃ cause des meandres et des detours, parfois du manque de profondeur et de la presence des pirates. Apres tout cela, le vent nous 6tait favorable. Et comment aurait-ce &t6 — que Dieu nous garde! — s’il nous avait &te contraire ἢ On nous montra dans le voisinage de ce port presque cent vingt navires naufrag6s, avec leurs @quipages et leurs cargaisons, la nuit οὐ nous avons essuy6 la tempete pr&s de Bouzbouroun avant la tempöte de saint Demetrius. Voici la description de cette mer, d'un bout ἃ l’autre. Elle est dans une vallde et ses bords sont de hautes collines. Ses flots n’ont pas de remous, mais restent dedans de sorte que nous avons vu ses bords des deux cötes et il s’en faut de peu qu’ils soient invisibles. Elle n’est pas vaste comme la Mediterrande et ses bords ou se brisent les flots sont bas. A notre droite ötait Trebizonde, Sinope, Castamouni, et le port de Mingrelie, c’est-ä-dire de ne ee Ὡ» ἀνιῶν Nantes [145] PREMIERE PARTIE. — LIVRE ΤΙ. 145 A Ur se sol Als UN αὐ Los ling 2A U (οἱ IK de Jar Wal 5 Kl ΟἹ Les ΟἹ a ea ε ge Yo ir m!) al ς = AN ia as ὦ a HlbL „aluel ὧν bill Se I) As EM sul I, ὁ" ah gel ai Dal za As GEN Al u A > a wo I GV gta! ch 3a N En ΟἹ μὲ ee ee ρθλθ9 AUS ans ME ΡΟ ia us οὐ ler men Un Sin οὐκ es el 5 Οἱ ὡς I EN ia) ya ao En le I A bu, gs All lb sell li Fü | oy6 ze gt ΩΣ σι en ip la, N de ae ee ὁ τω Ele u Ei Y AN ὧν We al AS el a ὑτσοο ὧϑ οὐ 1.1. habet : et, erreur du copiste. — 2.1: lan. — 3. Lgrd 1700 om. X. Göorgie. Devant nous en face, la ville de Kaffa, le pays des Tatares et du Khan. A notre gauche ötaient la Turquie d’Europe et la Silistrie, puis la Dobroudja, c’est-A-dire le pays oü nous &tions entres. Tous ses habitants sont des Tatars musulmans, car le sultan Mohammed, apr&s avoir conquis ce pays, en a expulse les chretiens et l’a peupl& de Tatars, peuple haissant les chretiens. Beaucoup d’entre eux sont de Qaramanie et de notre pays; et cela pour defendre les bords du Danube contre leurs ennemis chretiens, parce que c'est un pays de plaines qui se trouve ἃ la rontiöre de Turquie d’Europe en face du Danube, de la Moldavie et de la Valachie. Tous ont leurs maisons construites sur le bord du Danube en chaume et en bois. Nous restämes deux jours dans le susdit port et louämes eing voitures et dix chameaux ἃ deux bosses. Les chameaux de ce pays sont comme cela, nus, sans bäts, l’ete et Uhiver. Nous primes en location aussi une voiture ἃ un cheval pour monseigneur le -patriarche. La location de chaque voiture jusqu’au Danube £tait de quatre cents osmanıi. Nous quittämes Constantza le mereredi matin 12 janvier et nous traver- _ sämes des terrains bas sans voir de cailloux. Le soir, nous dormimes dans les voitures pres d'un village ou en rase campagne jusqu’au samedi matin. Nous _ arrivämes A un village de Bulgares chretiens appel& Iylitsa au milieu du PATR. OR. — T. XXI, — Τὶ 1. 10 πΠ0]. δὺς. + fol. 28 γον 146 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. 146] SEN EL ge ya > U ES AN ir οἱ Ha sa οἱ Llons li Lil ale HlbE ae all aus Io ud ir 1 a om le a dl) Ὁ ὑμὴν δος le in ᾧ SEY! zus WS al ἐκ Laile el U as st Sl SS UN U τι τὰν ον il N A ὦ an a Un 5 sl Ha ra bla «ἰς pet An lo il a Danube; il ya un chemin de terre jusqu’ä lui. Il est sous la juridietion turque. Nous avons vu des croix" de bois dressees sur les bords du chemin et au-dessus de leurs tombes. Lä, il ya une @glise. Les habitants elevent des troupeaux de pores. Nous partimes de lä et arrivämes dans une ville appelee Mäein sur le bord du Danube, ville de quatre cent vingt maisons de Bul- gares chretiens. Elle est la derniere localite de la juridietion turque dans le pachalik de Silistrie. Il y a des douaniers et un juge. Nous nous y arrd- tämes le dimanche de la Chananeenne. Le lundi matın nous louämes un bateau. Nous y montämes, et nous remontämes ἃ force de rames le courant du fleuve. Dans cette m&me semaine la glace avait fondu apres qu’on y avait fait passer des voitures et courir des chevaux. 4 "4 Σ ξ & ἕ E7 EEE Sa ib ll Stall Se ἡ» & El ΠΩ Un so „all de, Y (5,5. al Ei lu Sul sam Es u Ia> ss „le οὐ U AlE se alill Lan ns ΣῪΝ οἷς N N a a Ya op N) om AM ua Al -- a ul, led) HLy all Je ale sa lee hl bez Οἱ οἰ Ὡς κι. ul («- «δ ΤΥ bley ΟΝ (οἱ IE οι ΘΝ el u) WU ls Il ir Sul 358 1. Lgrd 1700 a le titre : οὐ καῖ." > Las aiz. DEUXIEME PARTIE LIVRE PREMIER VOYAGE EN MOLDAVIER Il. — Extese ex MorvaviıEr. Garanz. Dans l’apr&s-midi nous arrıvämes A Galantz, e’est-a-dire Galatz, οὐ com- mence la juridiction de la Moldavie. Le Danube y est trös grand, trös pro- fond et si large qu’ä certains endroits on ne peut voir d’une rive ἃ l’autre et qu’une fleche ne le traverserait pas : on ne peut bien entendre d’une rive ἃ l’autre. Entre Mäcin et Galatz sur la rive gauche, il y a une ville et une for- teresse musulmanes appelees Bräila, qui auparavant faisaient partie de la juridietion de Valachie et qui ont &ie retrocedees ἃ l’empire turc. Elles etaient sur la frontiere du pachalik de Silistrie. Nous nous dirigeämes ensuite vers Galatz dans l’apres-midi du m&me lundi 17 janvier. Des notre arrivee, on envoya informer le gouverneur avec un cäläras ou courrier. Les autorites, les prötres et les autres habitants de la ville vinrent ἃ la reneontre 148 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [148] Gau du μὶ ge Sl ar N La ΠῪ au al day al al a ye NE Was a aa Erd) EN u ae u ὁ ale = GL „oa ὧν er Eee ὑὸς οἷ en ee) A a es as di (6 a je als ala Br em N Pr el. ποὺς: el le oe „sy au εν EL IH a > νὰ EN kan Jess ἊΝ zb) u all zo Y n Sala! un bat Ali, u ls N ee 0 1. Lgrd 1700: 2. — 2. Lgrd 1700 : ἐν. — 3. Lgrd 1700 : ἰο.λ.5.. de monseigneur le patriarche. Ils l’emmenörent ἃ l’eglise de Saint-Demetrius construite röcemment par Basile le grand prince, lequel la legua ἃ Athanase Patallaron', patriarche de Constantinople, dont nous avons parl& plus haut. Lorsqu’il partit pour Constantinople pour la deuxieme fois et qu'il devint patriarche, le prince se fächa contre [αἱ et en fit don aux moines du Mont Athos’. Ce Patallaron, des notre arrivee en Moldavie, partit pour Moscou parce que le prince &tait tres irrit® contre lui’. Il y resta un an et demi, vint au pays des CGosaques et mourut le troisieme jour de Päques. On fit sonner les eloches, c’est-A-dire les cloches d’airain : e’&taient les premieres que nous entendions chez eux — que Dieu ne nous prive pas de leur joli ἃ l’entree de monseigneur le patriarche dans l’eglise et A sa sortie, son! selon l’usage. Nous chantämes pour lui « l’Axion ». Ensuite les pretres le recurent rev6tus de leurs ornements sacerdotaux, avec des cierges et des encensoirs, et 115. dirent : « soyez miserieordieux pour nous, ὃ Dieu », etc. Ils mention- 1. Il resta en Moldavie de 1642 ἃ 1654, ayant pour residence le couvent de Saint- Nicolas, qui possedait des donations faites par l’empereur de Russie, Alexis. N. lorga. Istoria Bis. Romäne, vol. I, p. 206, 314-315. Cf. Le Quien, Oriens Christianus, I, col. 333-330, Convorbiri Literare, an. XXIII, p. 1015 et XXIV, p. 30. — 2. Apres la mort de Patellarios. — 3. Il partit pour la Russie avec des recommandations de Basile Παρὰ, done l’afirmation de Paul d’Alep n’est pas exacte. Pour de plus amples renseignements concernant l’epoque de Basile Lupu, voir la chronique de Miron Costin : Mironi Costini Chronicon terrae Moldaviae ab Aarone Principe, edidit 1)" Eugenius Barwinski, Bucu- restiis, 1912, avee une table des matieres, ὶ ὃ ὶ & " ra ? [149] DEUXIEME PARTIE. — LIVRE 1er. 149 Eu O3, Fully Ile A) .}} \yai> N “a, eu 2 ® A| 833 als es all ls al Op] vn <> 19 ἴω] 3 As IS ΟΞ] ω ᾿ς ἢ un Js a, te un nal, Ia>Is Gmb Ne) me & „ba «| bc le δι. ac) εἰ lau οὐϑι} 1,59 Ol Aw [N ats Isle ® | a S Ya @ ls) τὶ 1, Sy os A) ἘΞ AL Se AS gli ai ae EN μον a) la ων Au αι! Rare) Ele Ὡ >>; ὦ ΕΣ οἷς ὁ τὴς | { al er ὁ > ur ΕΞ τ ol ala! yÄA © δε alle ol u re le suolss Se? „u ' «οἷς ‚tele Yıs ul EN: \au> li Be sl” | se sa>|s N uvm. „les lt σοὶ “το. a. Bere] en Wels al zu u alkell 3 "τυ οἷο ὥϑρξω. Ule -9 τ» SE δ nr me 050} Des ne κυρ ale ἰρλτὴ a Em 1. Lgrd 1709 BAT Il semble que dans le manuscrit de Paris ce mot a Ele Ecrit sur un autre, car si nous retirons le Y et le ᾿ final, nous ayons la lecon correete. — 2. I; habet : bl. — 3. L habet : 78:2): nörent son nom, ensuite celui du prince et de sa femme. Ils finirent le ser- vice et reciterent le polychronion pour le prince, sa femme et son fils, selon l’habitude constante ἃ la fin de chaque ollice. Puis monseigneur le patriarche sortit, avant tout le monde, preced& des cierges. Il s'arreta ἃ la porte de l’Eglise et benit les hommes et les femmes], tandis qu'ils sortaient un apres l’autre, selon leur habitude. Nous restämes quelque temps dans le presbytere de cette 6glise, puis nous y retournämes le soir, apres qu’on eut sonn& toutes les cloches en comme&moration de la fete des saints Athanase et Cyrille, patriarches d’Alexandrie. Nous assistämes aux vepres et le len- demain aux matines; nous sortimes et revinmes pour la messe. Nous sor- limes aprös quatre heures et demie. Dans cette ville de Galatz il y a huit ὀρ} 565, la plupart en pierre : deux dedieesä la sainte Vierge, deux ἃ saint Nicolas, deux A saint Demetrius, une ἃ saint Michel, la huitieme ἃ sainte Parasceve et ἃ saint Georges. La plus grande d’entre elles est dediee " ἃ la sainte Vierge. Elle est toute en pierre + fol. 28“. τς polie avec trois coupoles hautes, elanedes, sur les sommets desquelles il y a de grandes croix dorees. A linterieur, ily aun tres grand clocher, avec des meurtrieres de guerre. Elle a &t6 construite A neuf par un boiar chretien grec de la forteresse de Bräila'. Le mercredi, nous partimes de Galatz dans des 1. Cette eglise fut bätie par deux Roumains en 1617. Ef. Melchisedee, Notite istorice si archeologice, p. 311-316. 150 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [150] Un lu Nyzoy ρλῦ ει A Sl οὐ el la a] ὃ > N ya is hal an el ee τ „ae ᾧβ ὦ Un la age sl el οἱ Ρυὶ Nee ee U al a οἱ > glg Il ls las yon EU on lb U all τὰ VE, οἱ ἀρ ae U ale ia ΟὟ Aal Dllll οἷς La II U ὅν al 8 I AR ὦ ὦ he ai ἰῷ Ins ee Ὄ Dass gel E 55 ὦ» Is eu la,.c FE voitures A chevaux qu’on nous avait donndes. On plaga nos bagages dans des chars ἃ b&ufs qu’on avait envoy6s devant nous. Le pärcalab de Galatz, en valaque, ou soubachy, ou gouverneur, sortit avec les autorites et les boiars de la ville pour nous accompagner assez loin, puis ils s’en retour- nerent. Nous marchämes pendant quatre heures en compagnie des cava- liers ou guides qui avaient dte designes pour nous et nous descendimes dans un petit village. Nous nous levämes le lendemain au point du jour qui etait le jeudi de la [ete de saint Buthyme le Grand, et le soir nous arrivämes dans un grand bourg, c’est-ä-dire une ville nomme&e Ivesti-Teeuciu', sur une grande riviere. On y trouve trois öglises avec des cloches A leurs portes. Le pärcalab de cette ville nous procura des voitures et des chevaux de la part du prince; il nous donna aussi un guide. Celui qui 6tait venu avec nous retourna avec la voiture et les chevaux, car telle est leur habitude: dans toute ville il ya un relais de voitures et de chevaux. Nous sortimes de Ἰὰ et, assez tard le soir, nous arrivä- mes dans une autre grande ville appelde Bärlad. Il y a trois eglises : l’eglise de la Sainte-Vierge, construite en pierre nouvellement par le prince, l’eglise de Saint-Demetrius et celle de Sainte-Cyriaque. 1. En realite il ya deux villes. C'est une confusion de Paul d’Alep, quw'il laut attribuer ἃ ses notes qui ont servi ἃ la redaction definitive. Cl. B. Radu, Voyage du patriarche Macaire, etude preliminaire, Paris, 1927, p. 77. ἡ χὰ ea [451] DEUXIEME PARTIE. — LIVRE I. 151 pri sul dl Sy Οἱ} ΕΝ ἐλ Ey δ (as> „las! > οἱ Us Or AU Aa Dan eo U Joey is; zUe οὐμὼ- Gil > en re τ ΤῈ Ef zu dio 1... ls ἰω „Ns ἘΠῚ αὶ «(159 se ar Υ je! οἷς Bgm bu3 BR ur Nase 2:9 2, τι «ως οἷ 523 Ara ὧς ὑὸν > οἱ „> „ls ὧς ὁϊ.-- ἃ δι. a ὧν Ψ I Ὁ > ge lol ὯΔ ἰ cl Js bu rn οι. | 2. τ 48.989 .53.9 Le: Levy il las τ dio NE ie ml Ile I) δ. > ale, b& Ley; ey, al bei BE n Be 1. Note marginale. — 2. Lgrd 1700 habet : XS. — 3. Lgrd 1700 habet : 28, —r erreur du copiste, — A. Lgrd : 1700 om. ... Ei nn II. — Les MAISoXS ET L’HABILLEMENT EN MOLDAVIE ET EN VALACHIE. Les maisons de ce pays, depuis Mäcin jusqu’en Moldavie, Valachie, le pays des Cosaques jusqu’a Moscou, sont construites en poulreset en planches. Le toit est en double appentis et haut pour que la neige n’y reste pas. A l’interieur des maisons il y a des chaises tout autour et une table, comme dans les maisons des Europ6ens, dressee sur un pied central. Le mobilier se compose exelusivement de tapis et de carpettes deployes contre les murs. Dans chaque maison il y a un four — et en dehors de ce four une espece de mur carre d’argile verte ou rouge, de faience chez les riches, pour empecher la fumee, s’appuyant sur deux colonnes et au- -dessus il y a une poutre en fer — nommee dans leur langue couptor. Il y a de nombreux fours. Pendant P’hiver les maisons sont plus chaudes que les bains. Les femmes. de Moldavie et de Valachie sont vetues d'un costume comme celui des Europ6ennes.. Elles portent les cheveux tress6s, roules sur leur tete en forme de gimblette, et recouverts d’une coiffe blanche, et chez les riches d’une coiffe rose et par-dessus d'un voile egalement blanc. Toutes portent des manteaux-voiles bleus d’Alep et les riches des manteaux- voiles ΘΟ} θοῦ * fol. 59:75; 152 3 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE, [152] ΡΩΝ τ 3,,ε ἘΣ Seele na κι ΩΝ «οἷς pie agäle nat UK SIE sg es, a, le τ ἐκ, ἜΣ Be ul Aka Zu eb) ME) εἰ. Lels ziel sr „L ις 2 EP) rs ἜΣ alba τ aA ἴω: “Κι, >% & Lals al, dio δὶ Na ED De is Sal RR Be Au 3 ς.9 Bla 4 .cH An )| Ja) Az ᾿ — Ὧν & [5:19 δ N Der el “3 GA νὰ ,9 BEZ) οὐ re) Ze εὐ. los la (| Lage δὶ a LY, or l>,> r ΟὟ dl En an) πὸ ST gl la Lil, sul ἀνε pr ale sie Apr ll el 000 οἷς la! ον Ξι: ὅν" 58 1. Lgrd 1700 om. a: 2. Lgrd 1700 add. er. — 3.1, habet : ἦτ 52). de Brousse en soie noire, ete, Leurs filles portent ὀρα]οπιθηΐ les cheveux en tresses, roules sur la töte, mais sans coiffes, et cela pour faire une distinetion entre les filles et les femmes. Les enfants sont nus, on ne les habille pas du tout, ils sont laves matin et soir ἃ l’eau chaude; les jours de neige on les frotte souvent avec de la neige. Toutes les femmes ont le visage decouvert, möme la princesse. : ; Les veuves, ἃ Constantinople et ses environs, portent sur leurs tetes un bonnet jaune-orange. Les veuves de Moldavie, de Valachie et des Cosaques ont leurs bonnets et leurs vetements noirs comme des religieuses. A Moscou elles portent des vetements de laine noire tres amples et longs, avee des manches tres larges. Revenons ἃ notre sujet. La juridietion* du prince de Moldavie comprend vingt-quatre distriets et chaque chef-lieu de ceux que nous avons mentionn6s est la ville du district. ΠῚ. — Vasiun. Nous quittämes Bärlad, apres avoir regu de nouveau des voitures et des chevaux, le samedi matin vingt-deux janvier. Nous arrivämes le soir ἃ une . autre grande ville appelee Vaslui ou la residence du prince', parce que e’etait I. Le prince de Moldavie avait encore d’autres rösidences ; ἃ Husi, a Roman et ἃ IHärläu. Melchisedee, Cronica Husilor, p. 17. ALL = Eee DIE KERN SEE δῶρ ε re ee φ ξεν [158] DEUXIEME PARTIE. — LIVRE Ir. 153 ἀφο Anl al el IS As le sl a οἱ, IS a ἀφοῦ ὦν de ἘΞ καρ αι ge ie σον U a A en Dymo Zul Sl, all ὦν ag ας > Als (05, oT Belag. ἘΞΕΝ, τος ὡς alas Alan ALL Ge lag eh sul älle in Au Sri ll le MS > ai οὐδ!» yo pls bis ΡΣ lan ὦ ulas a a ne οἱ is el a ae N Di 5 el are Σπ ΡΣ ὩΔο 5 5» ὯΔ Il, οὐ- als ls Kal τ τια El ll en El ee I AN] ns a ρρ a et .,» 1. Lgrd 1700 habet : 5... iei, il y a cent soixante ans pass6s, premierement la capitale de Moldavie au temps du Voivode Etienne. C’etait un heros connu dans la guerre et redoute de tous. Il fit quarante-quatre expeditions ou campagnes contre les Turcs, les Tatars, les Polonais et les Hongrois. Il les battit un grand nombre de fois, de sorte qu’il devint celebre et fut eraint de tout le monde et cela gräce ἃ sa finesse et ἃ sa belle intelligence. Parmi les constructions qu'on lui ' couvents et eglises de doit et ses bonnes @uvres on compte quarante-quatre pierre. A Vaslui il y a ses palais, son bain, ses promenades, puis la grande et haute eglise elevee avec ses coupoles @lanc6es et tres hautes®. Tout autour de cette eglise, il ya des arcades et des ares eintres ἃ l’'inte- rieur desquels sont des peintures et des icones de tous les saints. Sur la porte, au-dessus du mur inferieur, est peinte la scene du jugement dernier en or et en lapis-lazuli, puis le portrait de Moise conduisant Anne et Caiphe et les autres Juifs au Seigneur. Ce sont des peintures laides. Apres elles, ilyena d'un autre genre; ce sont des peintures de Tures eoilles de turbans et de mous- selines blanches, vetus de grands cafetans de diverses couleurs, avec de longues manches derriere eux, avec leurs couvertures de laine jaune, ensuite leurs derviches et derriere eux et parmi eux des demons qui les chassent et se moquent d’eux. Satan est devant coifle d’un bonnet long. L’un des demons se moque de Jui et fait tomber le bonnet de sa tete. 1. N. Dobrescu, /storia Bisericii Romäne in sec. XV, Bucuresti. A lafin, il &numere - les eglises d’Etienne. — 2. L’eglise de Vaslui fut bätie en 1490 selon son inseription. Melchisedec, Notite istorice si archeologice, p. 133. 154 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [154] or UMS alas als Ass, Js 40} ur BeART, ALS Rast Ιουδου ι. a N go Fr Ye 9 U au> 23 lan nye Yels 4, 218 Ba ee ee ds δ a la oas I all le UN er AN gi al οὐ» Ba el ls el hy Lebe ἡμῶν ον Bol se 13 οὐκ lg Aal a > bl» «δ᾽ we ὦν ala Br «15. Dlesjl balel 85 >| e> \ {5} u en Seo) 0) la,. ia a UK au] κὰν ᾿ Ὰ οὐ N! σῷ ῷ a Sr τε 5 Ella A νὐ a,b ῳ by eg un IS le „cn hl. el N TEAN ae τ 0.0. 1. L habet: ll, — . Lgrd 1700 om. ... a. — 3. Lgrd 1700 om. = —!aN!. — 4. Lgrd 1700 om. τὶ ἣ L'interieur de l’eglise est rempli de peintures. La construction en est belle. Sur le plafond de la coupole il y a la peinture de Notre-Seigneur Jesus- Christ. On y voit aussi la place du tröne du prince. A Tinterieur de la porte il ya une grande eloche. Les eglises de ce pays se composent de trois parties : la premiere partie est hors des portes, reserv6e aux femmes; la deuxieme partie est partagee par un mur et une porte pour les fideles, et la troisieme partie aussi avec un mur et une porte est reservee au prince et ἃ sa suite. Le chour est dans les absides du nord et du sud de l’öglise avec des stalles. Ily a encore d’autres eglises. Les Armeöniens en ont une. Nous y sejournämes le dimanche de Zachee On nous donna des voitures el des chevaux de poste. Nous sortimes de lä le lundi matin. IV. — SCANTER: Nous arrivämes le soir dans un autre petit village appel& Scänteia. Notre marche avait &te plus rapide que celle des oiseaux. Nous avions traverse sur notre chemin avec nos voitures une riviere gelde qui a un grand pont en pierre'. LA, il y a une grande öglise neuve — construite par le susdit prince, I. Ce pont est identique'ä celui oü s’est livr&e la bataille entre les Tures et Etienne le Grand, il est appel& « podul inalt ». Il a &t& reconstruit au temps de Basile Lupu par le hatman Gabriel, le frere du prince, en 1636. Emilia Cioran, Calätorüle Patriarhului Macarie, p. 7 u“ ἘΣ ln ἐν 2 rer ᾿ [155] DEUXIEME PARTIE. — LIVRE Ier, 155 us olsan ὁ zus οἰ. La μι ge ol cs οὐ rl he, {3} Ze ὦ lan oda Dog les log al ale Ἐπ el) as Js ΟΣ u Sao was 5» & ole sr All aa „5 gi We Amy Y| ame Ab Pal al a as LS El Any ige "bs rs ἀρ yb AV ans > μὰς gu οὐ as ee ee US ls il A 5 ar ‚> ms A Aug Ka) wii Ares Zell] se 3 lie un SE: (σοῦ ji ὦ zu ya 3,5 5 05 al Je N ὦ.» 4 em Br] u) > (οἷς BE) El) a we cl ὉΠ 5 U: all ba) a oa 50 Ace υὖ - 1. Lgrd 1700 om. ... Er»: — 2. Lgrd 1700 om. ... 3. — 3. L om. ne ami des bonnes @uvres, qui aime la construction des &glises dans le monde entier — dediee ἃ sainte Paraseeve' avec deux coupoles hautes Glanc6es, et deux croix dordes. A liinterieur, l’iconostase et le erucilix sont grands. Nous sortimes de lä le mardi matin; et, cette nuit-la, il s’etait leve un vent violent avec un froid intense qui gela la terre et la boue et toute la glaise ou nous nous enfoncions. Le sol devint dur et il tomba sur nous une neige abondante. C’est une &tape rude et bien connue, parce qu'il εἶν a qu'une seule route “A travers une for&t immense et dangereuse. L’apres-midi, apres nous ötre enfonees dans la neige, la chaleur commenga et la neige fondit. Nous nous enfoncions dans la boue jusqu’au poitrail des chevaux dans un terrain salin jaune. C’etait la derniere etape et la plus diflieile. Les chevaux s’arreterent apres un immense eflort. Nous arrivämes dans l’apres-midi pres d’un grand vivier appel& dans leur langue helesteu®. Il a et construit par la main des hommes, par les voivodes et les princes, pour 6lever du poisson. Il a öte alleete comme un legs pieux au couvent de la Sainte-Vierge, connu sous le nom de Barnowski. Les boiars avec des chevaux vinrent chez monseigneur le patriarche et chez nous. Nous montämes [ἃ cheval,| et ils nous conduisirent pres d’un moulin 1. C'est l’eglise des Saints-Archanges de Seänteia. — 2. Le Voivode Barnowski a fait faire un lang qui porte son nom jusqu'aujourd’hui. Michail Kogälniceanu, C'ronicele Homäniei seit Letopisetele Moldaviei si Valahiei, Bucuresci, 1872. I, p. 25%. fol. 29.v®. + fol.29 γος 156 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [166] Sing ὁ ΘΝ νας hl li al Sad zul se sy ὁ» Ai a IN ey ie a αν Εἴ). ας de nn 0 SE May ak AN at lan τ᾿ el EN a5 ud AN au U) Aa a el ὧν σα kel ἘΣ ll Sans gu DU de Sole ὡς ρει τὸν Ὁ ze ὅδ ν ANY all bad τῆν Sl aa! AR a Cl MI usa ul εἰ θῶ (Ja al So lu IE al, a8 EIS ade Ian οἱ alasl ul Ur ll a el de ὦ οἱ οὐδ Hab an zei ag τον lc lass SL 5, 2 22 ge WE U bl ne te Bl oe ul za] üues „LE ann δα», ΘΝ aus is 18 AU Se Am gay al ala 2 1. Lgrd 1700 om. -. -- 2. L habet: bl. —3. Lgrd 1700 habet: 2, pro e> qui est aussi un legs fait au susdit couvent. De la, ils firent monter monsei- gneur le patriarche dans une voiture prineiere ἃ six chevaux blanes, et moi, humble historiographe, j’etais assis ἃ la portiere tenant la crosse d’argent. Le representant du prince, Jean le Sloudjer, c’est-A-dire dans leur langue cassab-bachi du prince, vint ἃ notre rencontre, car il nous avalt accompagnes depuis Jerusalem οὐ nous nous 6&tions rencontres, lorsqu’il [αὐ envoy& par le prince pour caleuler les dettes du Saint-Sepulere et celles du couvent de Saint-Michel. Enfin il passa chez nous ἃ Alep avec la somme mentionnde. Sa Grandeur le metropolitain connu [du pays] avec les autres boiars et l’armee allerent ἃ la rencontre de monseigneur le patriarche. Le prince n’ötait pas ἃ la rösidence. Il s’etait rendu ἃ Suceava pour faire la paix entre Hmilnitzki et les Cosaques avec la Pologne'. Lorsqu'il regut de Galatz la nouvelle de notre arrivee, il envoya des ordres pour nous recevoir en grande pompe et tous les hegoumenes sorlirent A sa rencontre avec des voitures, De tres loin, rejouissant les spectateurs, on peut apercevoir les coupoles des eglises et les ceroix @tincelantes des couvents. Lorsque nous arrivames au eelebre couvent de Galata qui est tres loin de la ville, on sonna les eloches petites et grosses jusqu’ä ce que nous nous &loignassions 1. Le 7 janvier 1653, Basile Lupu s’etait rencontre avec Timothee Ilmilnitzki pour [aire la paix entre les Polonais et les Cosaques. Hurmuzaki, Documente privitoare la Istoria Romänilor, Bucuresti, 1885 et 1897, vol., IX', p. 18, et vol. V!. p. 14. ee κὼ a nn te u a as da äs, [157] DEUXIEME PARTIE. — EIVRE I. 157 el τὸ ab ὁ An > de > ἰῷ AS, we le ol οἱ ls Su wie! „ul En BET) Ὅς UN zes Hlaad ee οἱ ὧς: σαν οἱ lass ur Sp] ge von I) Ξ "ἢ IL. 2% Bl Br ἘΞΞ οἱ ΠῚ οἱ δ οἱ aan gusl Dun σε „el Be] <> ai ὌΝ weil Ba Ne es ide he u 5, ka EN U Ga) N "ἢ AR © Gr ed AN τοῦ il ie οἱ ll ἀρῶν εἰ ἡμέ le] se A lan Lad oayl Aal, allg cl 5 Le ale = Ὡς RR a) A Sl Eh re “555 al U Lu] ul Ir as N Ab EDS er ὦ 1. L habet : LL*, erreur du copiste. — 2. Lire: ἀκ. 3. Lgrd 1700 om. 53 IR d’elles, de m&me devant le couvent de Saint-Georges, qui est en la posses- sion des moines du Mont Sinai, on fit la m&me chose et les troupes se ran- ξ gerent sur notre passage. Va eRosse Nous enträmes dans la ville de Jassy, capitale de la Moldavie, le mardi soir - 25 janvier. Tous les couvents et toutes les öglises sonnerent leurs eloches, ce qui produisit un grand vacarme. On nous conduisit devant la porte de ἢ _ Veglise du couvent de Saint-Sabas et de Saint-Michel. On aida monseigneur z le patriarche ἃ descendre de la voiture. Nous le rev× du mandyas, les _ prötres sortirent avec l’evangkliaire, et le diacre, avec l’encensoir et des B ΟΠ eierges, marchait devant eux. Monseigneur le patriarche baisa l’evangeliaire, le diacre l’encensa, les chantres chanterent « l’Axion » jusqu’ä ce qu'il füt & arrive au milieu de l’eglise sous le lustre, ou il fit le signe de la eroix. ᾿ Ensuite il baisa les portes du sanctuaire, les icones du Seigneur et de la sainte Vierge, les autres saintes icones sur les portes du sanctuaire, puis _ Ticone de saint Gregoire le Theologien dont nous avons ceelehre la fete; elle etait place sur un proseynötaire elev6, couvert d’un tapis, comme nous Pavons dit, dans toutes les eglises des pays grees. Il monta ἃ son tröne et le 2 Ὁ τ ἀἴδοιο dit : « Ayez pitie de nous, ὃ Dieu, etc... » et mentionna le nom de ΤΟΙ ΒΟΟΣ * fol. 30r°, 158 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [158] üb χαῖρ» LE Lay Lay eb El all μα Een οἱ lm: ai le ls es üb al AN u ES Lay It el j ES] re A Een ulKe, ati a LS u : las al ὁ ἰδεῖ (ἰδ ας m ee ; cl Usss (| ἜΣ ul ὧς ΣΝ el GIS Aw 9 u al,cy ol ® u DM) De u Ὡς EN u IK ee ee ον. κατ Οἱ Je 3 ee a > ὧν As ke BY Dal I ul : ὁποῦ MU τὰ μὰς ον πὶ ae a a δ A SA: Ja) & „Sy! εἰ: 2 ERISE este > 3,» cr SE i Ja N Bey oe base Ja Yes Ken ἐν! & Us JyR Im : 1. Το νὰ 1700 habet : gehasl]. Ὲ x x Ἄ monseigneur le patriarche, celui du grand prince, le Voivode' Basile, la princesse Catherine et son fils, le Voivode Etienne. Ensuite on dit le poly- chronion pour le prince, puis « Seigneur, |gardez pour beaucoup d’anndes] », et il benit les fideles. Nous sortimes de l’eglise,* [αἱ en mandyas avee la erosse. On le fit descendre dans la cellule de l’hegoumene et tous les boiars vinrent le saluer. Ensuite, on sonna les eloches la veille de jeudi ἃ cause de la fete du transfert des reliques de saint Jean CGhrysostome. Nous assistämes aux vepres sans vigiles. Apres avoir sonne dix heures de nuit, j ine ΡΨ on sonna encore les eloches; nous enträmes dans l’eglise et nous termi- nämes le matin l’oflice des matines. Remargue. Dans tout le pays de Moldavie, de Valachie, des Cosaques jusqu’ä Moseou, ‚on reste dans l’eglise du commencement ἃ la fin du service, le soir et le matin, dans toutes les saisons, la töte nue, surtout devant le patriarche, le prelat, les högoumenes, le pretre, parce que dans ces pays on porte des calpacs de drap avec de la fourrure; de m&me leurs princes et leurs boiars. Les femmes des boiars portent aussi en Moldavie des calpacs de velours rouge avec de la zibeline. En Valachie et chez les Cosaques elles n’en portent pas, mais une coiffe blanche; les plus riehes en ont une couverte de perles. 1. Basile Lupu avant d'&tre prince &tait « vornie ». Nous le trouvons avec ce nom dans la delögation qui se rendit ἃ Constantinople pour demander Barnowski comme prince de Moldavie. Kog, Let., I, p. 296-297. [159 DEUXIEME PARTIE. — LIVRE Ir, 159 sley! en «9 ΝΕ au PIE u (},..} | Be (U is a ls «1. ib) ὁ! λα ἀκ ὁ a ge von “7 N es a IS (9.9 mi > > us) se gl Als lem A An US, alas Ale)! ale len ode hu ls <> LS, ul en) 56 οὶ le ἘΠ ΕΞ «οἱ als > 3:0. % glaal ΒΕ Ορε ν a An e σέ τ da 1 N zul se El ee δον Fdo ai kl nn ee ee δῦ . I, habet : 7}. — 2. Lgrd 1700 habet : ge Le pretre, avant d’encenser le patriarche, encense le tröne du prince. Toutes les veilles et les lendemains de fötes, pendant toute la messe, on tient allum& devant le tröne de monseigneur le patriarche un cierge dans un chandelier elegant en bois dore, du commencement ἃ la fin de la messe, des qu’on descend aux matines. Apres « Tout ce qui respire », si e’etait un jour de föte ou un dimanche, il baisait l'icone du patron de la fete ou les icones saintes que l’archidiacre portait devant lui, de möme apres le ser- vice, on la portait devant lui, jusqu’ä la sortie de l’eglise, jusqu’ä ce que le peuple sortit ainsi que les femmes; chaque fois qu’un fidele sortait, il la bai- sait, ensuite il la donnait ἃ l’ecelesiarque. Apres le coup de la troisicme heure, on revenait ἃ la messe et on n’en sortait que vers la sixieme heure, que ce füt la fete d’un saint, ou sa mort ou la fete de Päques. Avant de sonner les cloches pour la messe, on les sonne pour la proth&se, c’est-ä-dire que quiconque a un don ἃ faire A l’eglise, c’est le moment convenable. 100 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [100] ILL RSS TE srl Lie „u iS Ki sin Le οἷν Big ale gm Al de u ao DL 99 als τοῖς. len 5- AN ia ale > sale Mut ASS AS eh ge as ills LS ab aa al ll a YA χὰ ur lade ar „SALE οὐ LE LK 1 ὦν οὐ sh ae „KL οὐδὲ να Sl at 58 5 ge LK ey Allan UN Aus ες Sb er U U ψ 1. Note marginale. Lgrd 1700 habet : „las! 4 νῶν ΡΣ aus dar, : VI. — DescriPTIoXn DE L'EGLISE DE SAINT-SABAS. Voiei la description de ladite eglise' : Elle est toute en pierre interieurement et exterieurement. Elle n’a qu’une porte du cöte du sud sur laquelle il y a l’image de saint Sabas suivant le style de toutes les eglises de ce pays. Elle est longue et « catholique », ses murs et sa base sont solides avec deux grandes coupoles turques, c’est-a-dire semblables ἃ celles de chez nous, extrömement grandes. Elles sont uniques dans tout ce pays, car le defunt qui les a bäties, du nom de lenachi, &tait originaire de Constantinople et postelnie des princes de Moldavie. Dans la eirconlerenee de chaque coupole, il ya treize fenötres ἃ lucarnes rondes. Elles sont tres grandes. Le revete- 1. En 1625 des Grees d’origine [ont reconstruire, par l’architeete Gregoire de Cons- tantinople. l’eglise de Saint-Sabas sur des principes absolument differents des principes moldaves. Elle rappelle plutöt certaines &glises de Constantinople, mais avec une lour- deur de formes surprenante surlout en ce qui concerne les tambours bas des tours. l’ornementation est melang6e et presente certains details orientaux. N. lorga et Georges Bals, Art Roumain, Paris, 1922, p. 363-364. L’architeete du couvent de Saint-Sabas de Jassy eut un domaine en Valachie pres de Slobozia lenachi (aujourd’hui Ja ville de Slobozia), autrefois centre commercial sur le Bärägan. Dans cette ville 16 prince Matthien avalt bäti une eglise. N. lorga, /storia Biseriei Romäne, vol. |, p. 285. Sur l’eglise de Saint-Sabas, voir les inseriptions publiees par N. lorga dans : Ins- eriptü din Biserieile Romäniei, Bucuresti, 1908, p. 137-141. ; 1161] | DEUXIEME PARTIE. — LIVRE Ir. 161 US, lei al Sue IS Tolle de 5 Dlleie Am ei N U el A IS a Sl de δὸς US, say a Säle „is ΟΣΊΑΝ ἀφο ὦ» μεθ ἘΣ SS, le = ὦ: | 1,8, GE 83 a) a οἷς U ia οἱ ὡς je [en ϊ Sy b > ΟΞ N sl $ a ω lass ce Re) gu i> ΕΟ vr BEI el LA er re el sy Ä Αἱ 44} συν Is, ass en 2 si 3 «6.9 τ da 2 wm ὁ «Οἱ ὁ ὅν We 5 4% τι a τς U 9 lass ls 43 io χὰ ΟΞῚ 413-15 9 AL Als O3. An ἡ 429 Sc ey BIS . 15} ὁ al lb gie er κὐ U Er 5 us a ee eV a ee ὁ οὐδ ρος 1. Lgrd 1700 habet : „UL. — 2. Lgrd 1700 habet : rel οἱ au. — 3. Lire : IL), au singulier. ment de fer-blane qui les recouvre ötincelle de lom au soleil. Sur leur sommet il y adeux grandes et. immenses croix dor6es. Le toit de l’öglise est egalement couvert entierement de fer-blane. L’une des coupoles est au-dessus du chour et la deuxieme au-dessus du narthex avec deux pilastres seulement; devant eux, du cöt& de l’entree est l’iconostase sur laquelle il y a les icones du Seigneur et de la sainte Vierge. Ge modele est reproduit dans toutes les eglises du pays. En arriere du pilastre droit, est le tröne &elev&e du prince, avec une coupole et des colonnettes de bois. Il est tourn& vers l’est. En face sur le second pilastre est un autre tröne plus bas, soit pour son fils, soit pour la princesse. A droite est le tröne &piscopal contre le mur, parmi les autres stalles, car tout autour du mur "il y a des stalles. A droite du tröne episcopal, se tiennent debout les deux hegoumenes et les pretres, ensuite le clerge pres des portes du sanctuaire et de l’autre cöte. Le lustre, appel&e par eux « choros », est tres grand. Il est suspendu ἃ la coupole au-dessus du chaur. Il se compose de vingt-quatre pieces dorees; al’interieur, il yen a un autre petit en forme de coupole. L’iconostase dans toutes les &glises de ce pays est divisce en trois parties : celle au-dessus des portes du sanctuaire contient toutes les fötes de Notre-Seigneur; celle au-dessus de la premiere contient l’image du Seigneur votu du sacos ct PATR. OR. — T. XXII. — F. 1. 11 * fol. 80 v° + fol. 30 v°. 102 VOYAGE DU PATRIARCHE MACATRE D’ANTIOCHE. [162] ds Fr es als ὡς on yo or „I ΝΕ oil; εἰν lass er ie Las Lals ur ey; u δ ὁ Sl Ego ἘΞ yÄA «3999 ds ee sul; lee a Se AS alas ba Alle ad, al ἀκ ὦ; NS Pre Er en ge > > 31 a, auisll > ἰοὺ os 5. BOCH Be lerelele IR ἰδ us bb «6.9 Δ As chasg Οὐ )ῶν in AUS ἀκ οὐ σις a EN 5 os lo; or οὐ Anal ads ἰμ.}}» US sol ALLE Is El well οὺ se Ἐὰ lo! ὧν anal Haie SV Kal οἱ ἘΣ λα: „LS δ - οἱ > 2.) e Sa us öl oh u) ya e> el | lg! 1. Lom. δε]. coiffe de la couronne, assis sur un tröne, ayant ἃ sa droite et ἃ sa gauche les apötres debout, mais toujours l’image de saint Paul ἃ sa gauche et celle de saint Pierre ἃ sa droite; la sainte Vierge et saint Jean sont autour de lui. Au-dessus de cette partie, il y a au milieu la peinture de la Trinite avec des prophetes de chaque cöte et le crucifix au-dessus. Le sanctuaire est tr&s spacieux. Il a trois fenötres avec des lucarnes rondes et de hauts barreaux de fer. Au nord du sanctuaire on va par des marches dans le mur vers la chaire qui est tres haute, toute construite en pierre sculptee. La coupole a &galement sa croix. Au-dessous d’elle sont des colonnes de pierre cylindriques. Il y a de nombreuses cachettes pour les ustensiles de l’eglise et les autres objets du culte pour le cas ou il survien- drait une terreur. Dans le mur m£ridional de l’eglise, il y a trois grandes fenetres avec des barreaux de fer et des lucarnes rondes. Pre&s de la porte ou est le tombean de Ienachi qui la construisit avec art, est une fenätre bouchee par des ieones et un cierge consacre qui brüle. Dans le mur du nord il γ ἃ cing fenötres avec des lucarnes rondes. Le sol est pave avec des carreaux de briques, car depuis Brousse jusqu’a Moscou, la plupart des eglises sont pavdes en briques. Les icones sont sur les portes du sanctuaire. C'est une habitude dans tous ces pays de reprösenter Notre- Seigneur au milieu ‚et, sur un vaste tableau, toute la Passion, ou bien les RE ER Te 7 ere ὁ" Pe or Mike ee 7 u u“ [163] DEUXIEME PARTIE. — LIVRE Ir. 163 wu iss νὶ u Soil Jess J,> ων αὶ \au> NY] ον» ΕΝ »᾿ Sal I koles er ιω lu Au lıs; Yo u Sal . ἃ, Ν ον! κ᾽ τ} Ay HK (δ! Sl SU ai! se Aa, cl Sal Als Se ui Leo) Li) ὁ aus) Sl Ὁ. ΤΩ Se wur il si ln υτό er BI „pls Me ΤΣ > ar ga Ge HN Km gl «δ᾽ Al via SE un (6. «ἀξ ον lg pl ME 2:39 > no) ge a Sl SU de la πῶς u ol Al, RE lb re ss ee μὲ By > zu Ai zul LS ὁ Al ie ls Lil; Lay) 4. ἘΓ habet: _ apötres autour de lui et autour de l’image de la sainte Vierge, vingt-quatre strophes de l’acathiste, ou les prophetes, et toujours l’icone de saint Nicolas et de ses miracles, celles de saint Sabas et saint Michel patrons de l’eglise, ἃ sa gauche l’icone de Notre-Dame et aussi l’icone des Trois Hierarques. La place oü se tiennent les femmes — car elle est dans la partie la plus haute du fond de l’eglise et est garnie de treillis en bois — a aussi une iconostase. Leur sortie se fait par une porte de l’&glise dans le mur. Le clocher est contigu ἃ la porte de l’eglise. Il a deux portes : la premiere qui mene ἃ l’exterieur de l’öglise et l’autre au couvent. C’est une grande tour carröe, tr&s haute, tres solide, toute en pierre. Au milieu, il y a de petites ouvertures ou chambres, des cachettes pour les provisions dans les temps de - detresse; il y a beaucoup de marches; tout en haut de grandes arcades en surplomb. Les cloches au nombre de eing sont suspendues ἃ son plafond. La plus grande a ἐξέ fondue ἃ Dantzig; toutes ont leurs battants en fer. - Toutes les cellules du couvent et de ce qui l’entoure sont construites en bois comme dans tous les couvents de ce pays. La veille du dimanche du Pharisien et du Publicain — qui coincide avee la föte des Trois Hierarques, reservee pour la fete onomastique du prince qui fit bätir le couvent ἃ leur nom; le jour de leur föte, on offre un repas princier aux riches et aux pauvres r&eunis ensemble — nous clıantämes les _ vepres dans l’öglise du couvent. Nous assistämes egalement aux matines. ΓΟ το: * fol. 31 r0. 164 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [164] 3 HN ὦ» > € | τοι SR \,89 Lu) Anl εἰν] dass la ,>a0 3 x ur ϑϑ ἐς Ὁ 54(ς r IE saw) > say) er Ju An ale)! um a OU τος u Ze ae lan Ay! „ua 95 ob «5 m 23 DR EM ἀρ es «αἰ...» Kl wos ey sul N Sr po LA Dh Jall dh οὐ» el e τε BUN Igauu ἰο (5:5 Ass A>| uis RG ‚ss se οἷς > el a "εἷς en » Its WS 51 „del ΓΕ τὰ BR IE aayı τ BR. οἷ ἐπα ΜῈ a Ἢ u UN el ΠοΠέοΨφοιψοιιἔἕοι΄ EA 1. Lgrd 1700 om. ey ΠῺΣ “On retarde le baisement de l’evangsliaire jusqu’a la septiöme ode et aussi la leeture du synaxaire. Ensuite nous sortimes des matines, selon l’usage, aprös avoir bais6 toutes les icones. Nous retournämes ἃ la messe. Pour la lecture de l’Evangile que le diacre fait avec elögance, on place sous le lustre un triskelion, au-dessus duquel on met un tapis brod& ἀν. [Le diacre] met son &tole, au-dessus du tapis, sous l’evangsliaire, et fait trois fois le signe de la eroix. C’est lui qui encense la porte imperiale pendant le « cheroubicon ». En Moldavie et en Valachie, les pauvres retournent dans l’eglise le soir des dimanches et fetes, lorsqu’ils entendent la grande cloche. Remargue,. Quand on chante les « B&atitudes », on sonne la grande eloche ainsi qu’ä laneuvi&me ode, ἃ « l’Axion », ἃ la messe toujours, puis aux matines et ala messe. La princesse, femme du prince, envoya ce jour des plateaux de « colybes » princiers ἃ chaque couvent, des offrandes, des cierges et du vin pour la föte en l’'honneur du prince. Aprös que monseigneur le patriarche eut distribu& du pain bönit, le pretre et le diacre descendirent, encenserent les olfrandes contenues dans les plats et les vases de vin, les « colybes » avec du miel, puis les plateaux du prince, enfin monseigneur le patriarche et les assistants Monseigneur le patriarche r&eita la priere du « colybe » sui- vant l’usage, et mentionna le nom du prince, de la princesse et de leur fils, qui avalent ollerl ces Jdons. [105] DEUXIEME .PARTIE. — LIVRE Ir. 165 en 38 el a a le a el N an U Ἐν als au Gb; Ka ale I ale ὦ» ago All ie in ων oe Aal le ph an el zug ih za ala [5 SL 5, Dal Sal A LS ee ρὸϑ σρυρυξ el sch AU ls an ὁ 59. el WI AN En se air all rl on Sl ya N a 35a SU GEN Sol Lie AS; gl Ile ale & ΟΝ 56 ea eV Zu 1. Lgrd 1700 habet : 312. — 2. Lgrd 1700 om. ... 22,392. — 3; Note mar- ginale qui manque dans le man. de Londres et celui de Leningrad. — 4. Lgrd 1700 om. Tal N Quant ἃ la föte des « Trois Btoiles », on la c#lebre dans le couvent de Saint-Sabas ἃ l’adresse d’un homme qu’on appelle Basile et qui portait auparavant le nom de Moustala, turc de pere et de grand-pere'. Il etait originaire de Geumuch Khan&*. Nous vimes chez lui un veritable sentiment religieux et un zele ardent pour la foi, une hostilit@ manifeste pour ceux d’une autre religion. Il accorda la preference au nom de son patron Basile, saint de la fete, sur ceux de Grögoire et Chrysostome, parce qu'il s’appelle «le Grand » et qu’il y en a des milliers dans les pays de Moldavie et de Valachie. L’apres-midi, nous vimes arriver Son Altesse le Prince et on sonna en son honneur toutes les cloches de la ville, et le soir il fit prövenir monsei- gneur le patriarche qu’il le recevrait chez lui le lendemain. VIJ. — ENTREVUE DU PATRIARCHE AVEC LE PRINCE DE MOLDAVIE. Ce lundi matin qui tombait ἃ la fin de janvier, le boiar Jean le Sloudjer, lieutenant du prince, qui &tait venu au-devant de nous avec une escorte de cinquante soldats ou Janissaires en habits rouges, &tait arrive dans une Er 1. Basile Lupu, lui-m&me fils d’une Roumaine, Irene, mais aussi de l’aga Nicolas, peut &tre un Roumain venu avec Radu Mihnea d’au delä du Danube, mais aucun d’eux ne voulait pas passer pour Grec. N. lorga, Histoire des Etats Balcaniques ἃ ᾿όροφιιο _ moderne, Bucarest, 1914, p, 56. — 2. Localite au sud de Trebizonde. ΜΠῸ] ΘΙ νος * fol. 31 v°. 166 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [100] u Δ ὦ οἱ ὦ ὦ AN La hol 0. che rs un ἀόρν ans a ὁπ ll ls Nyon Bel eb he ρον ΞΕ u hie θυ» ul zus A le a a aa u οἱ lol soll > als Cl Fall als a9 Ge οἱ abs el ba 15: ee ee NN yär 1a sl > al, Il kan As an A a ze ee ὦ» οὖν οὐδε τοῦς ΜΝ ὥστ u a ey Id ade als my ae eG > ie MW il ὦ Lee lan Ya 38, I a «ὦ ΘᾺ καὶ δε by el ze χροὶ» 2. Sale οἱ ε᾽ asles „al οἱ ὕω ἀπ μὴ Ὁ 1. Lgrd 1700 om. ..._ua. — 2. Lgrd habet : 209], voiture princiere trainde par six chevaux gris. Il y fit monter monseigneur le patriarche apres que nous l’eümes rev&tu du-mandyas selon l’usage. Bt moi, j etais toujours assis ἃ la portiere tenant la erosse debout. Les soldats, deux par deux, nous precedaient jusqu’a ce que nous fussions entres au palais — « courte » dans leur langue; les troupes 6taient aligndes aupres de Vescalier du diwan. On aida alors ἃ descendre de voiture monseigneur le patriarche, puis il monta ἃ l’etage tandis qu’on lui tenait les pans de son vetement et moi je le pr&cedais, suivant usage. Tous les notables sortirent au-devant de lui pour le recevoir dans le salon extörieur, ensuite dans un autre. Le prince' sortit de son salon partieulier situ& ἃ l’interieur et ui baisa la main; ἃ son tour monseigneur le patriarche, suivant l’usage, le baisa sur la tete, lui donna la benediction et ils s’assirent. La joie quil eprouvait de le voir et l’afleetion qu’il.avait pour lui, lui arrach&rent des larmes par deux fois. Tous nous lui fimes des gönuflexions* jusqu’ä terre, nous lui baisämes la main droite, puis l’autre, et de möme quand nous sortimes. Il resta assez longtemps ἃ causer avec lui et ἃ lui tömoigner son alleetion, sa gratitude et ses sentiments devouds, puis [le patriarche] le benit, lui fit ses adieux et sortit. On le fit monter de nouveau dans une voiture pour le ramener au cou- vent. 1. Apres Moise Vodä, il oecupa le tröne sous le regne du sultan Mourad, avec l’appui d’Abaza Pacha de Silistrie. Kug., Zet., I, p. 300. nn [167] DEUXIEME PARTIE. — LIVRE Ier. 167 49 (as> Al yÄA & its u> sy lu alba U & ωἰ (au>s ee AN ee al τὼ 5 ana Sl, Sul mn το all el 25 56 aa El SL Le Üe LU Se le 279 ge les de 5g> ubmedl| AL aan Ego San lb le ss lb lb ügle ups de ügle le ln Sale ee ee eV al el en tb "Us Ey as ae gu Se si in a ee ee οἷο el Jon ade Iyazel gi Cal --.-ὕὖὦ > ‚so Sllbe J We ὁ bad Lil 1. Notes marginales qui manquent dans le man. de Londres et de Leningrad. — 2. Lgrd 1700 om. ...s323. — 3. Lgrd 1700 habet : LE}. < Le mardi matin 1° fevrier, nous allämes lui remettre les cadeaux de monseigneur le patriarche. Tous &taient sur des plateaux recouverts de ser- viettes brodees selon l’habitude de tous ces pays, möme pour le cadeau consistant en pain. Lorsque nous enträmes dans le grand diwan, le Sloudjer, representant du prince, vint assiste d’un secretaire. I] &crivit le nom de tous ces cadeaux, les uns apres les autres. VIII. — CapeAux FAITS AU PRINCE DE MOLDAVIE, [A SA FEMME] ET A SON FILS. Voici la liste des cadeaux faits ἃ Son Altesse le Prince : une paire d’oreillers brodes A carreaux roses, deux boites de sucre candı, une boite de savons musques, deux boites de savons de toilette, des savons ronds d’Alep, un pot de confitures de gingembre, un pot de confitures de myrobolan, une boite de fruits europdens confits, des parfums, des amandes, de la quassia, des raisins secs, des boutargues, des dattes, des abricots, des pistaches sal&es et non saldes, etc... Il entra en les presentant au grand logothete ou secr6taire, ensuite on nous fit entrer chez lui. |Le prince] se leva de son tröne par respect pour _ monseigneur le patriarche, nous lui fimes de profonds saluts, tant ἃ notre 108 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [165] Sl UN a SEN! EN ὁ See le ne τ τ Sen Be a NS ass gut. Sy bush ie US ze ze Sy) u ΟἹ οἱ πα nes (93) ἘΣ Ll> An λ25- "ΠῚ ΑΔ] ὅλα Us US, ul 2 ie Wis 50 οὐ Yo su ῳ ας AS > La ie HESS ZIESEIG: gl) Jess Erler 25, ug ol a ze ze le ann in) aa AUS, ἀξ Je a 5 ge ul al „eh ΒΕΓΟΝ, wur SC ZEN ud ling WG θεῖν, Ey ΤΣ Ga) Aue yes Π ἰω 3959. (5509. Gl (5525 er 5956 οὐ ὕυ1λὰ a ως οἷς ie δ [| Gh Ib ὑπ.» üple „Kay Dal οὐδεν a asliäs λίαν anne βία, 9. οἷς u äh οἰ IN le a Io a6 (3. „ey Kal 1. Lgrd 1700 om. ...ass. — 2. Lgrd 1700 om. ‚le. — 3. Lgrd 1700 om. SS, τσ, — 4. Lgrd 1700 om. ...sE,,. arrivde qu’ä notre sortie. Ils lui presenterent les cadeaux dans leurs plats, tandis que le secr6taire disait : « Le patriarche d’Antioche presente ἃ Votre Altesse telle ou telle chose » jusqu’ä la fin et il le remereia beaucoup. Nous repartimes et emportämes pour son fils le Voivode Etienne, qui habitait seul, des cadeaux semblables : une paire d’oreillers brodes ἃ carreaux roses, etc... ensuite nous presentämes des cadeaux ἃ la princesse sa femme. Nous lui fimes aussi de petits saluts au commencement et ἃ la fin et nous lui baisämes la main droite, tandis qu’elle etait assise sur un tröne, portant un calpac en velours rouge garni de zibeline; son « kehaia » entra d’abord et la consulta, puis nous enträmes. Elle nous remercia aussi et se leva de son tröne au moment de notre arrivde. Voici les cadeaux oflerts ἃ la princesse : un voile brode d’or, de l’encens de styrax, de la cr&me de jasmin, ete... Nous fimes parvenir ἃ tous les boiars des presents semblables, mais ce fut en pure perte. Helas! combien je regrette notre fatigue. Les cadeaux consistaient en toile A carreaux roses, de l’etolle ἃ ceintures et ἃ turbans, des tapis extra, des serviettes persanes, indiennes, de Gaza, avec des mouchoirs brodes d’or, du sucre, du savon de ladanum, des amandes, des pistaches de plusieurs sortes, ete. et A la fin tout fut perdu, lorsque Basile fut vaineu et qu’ils furent mis en deroute. Dans la journde du jeudi 3 fövrier, Guzel Efendi ou le papas [109] DEUXIEME PARTIE. — LIVRE Tr. 169 U, 22 Ὁ Ὁ Be εἰ «οἱ gl Js Sp) lu ο 5 υἹ Lil ll 1YLU zul ‚say “Us «} 3 bau) el ze ei ἀρὰ] ls ul EL U ὡς El ll de Say EN pe ze Te yes Yo, g se Je bl Las ls ui Tone Si 509}} I 1 59. al ze Tas sl u Γ σὰς ἴω 008 2b an pol Au κα Ἐν δε un (δ Ph | ae an ee ει 4. Notes marginales qui manquent dans les man. de Londres et de Leningrad. — 2. Lgrd 1700 habet : ...üo. — 3.Lom. 2. — ἅ. Lgrd om. ...iio δ... Theodosi, hegoumene du couvent de Golia', vint inviter monseigneur le patriarche. IX. — Rartıons ALLOUEES EN MOLDAVIE A MONSEIGNEUR LE PATRIARCHE. LE CoUvENT DE GoLIA. Voici le detail des rations que nous alloua Son Altesse le Prince, ce qui dans leur langue s’appelle mertie : quatre pains blancs pour monseigneur le patriarche et deux pour sa famille, six oqgqas de vin fin, et quatre oqqas - pour sa famille, une oqga de beurre fondu, une oqya de pain, six oqqas de viande pour sa famille, une ogiy& de cierges de cire jaune, une de graisse de viande, deux voitures de bois par semaine, puis de l’argent pour les d&penses journalieres, et si nous avions eu des chevaux, ils nous auraient allou& de l’orge et du foin. 1. Il nous faut encore citer l’eglise de Golia, une de plus importantes de Jassy. Reconstruite ἃ l’emplacement d’une ancienne &glise par Basile Lupu, elle [αὐ terminee seulement en 1660; elle possede quatre tours d’inegale grandeur qui trahissent l'influence russe. Il faut remarquer le prineipe de couyrir chaque voüte individuellement, prineipe _ ignore jusqu’ä present en Moldavie. & L’ornementation de ce qu’on voit encore des parlies superieures de l’edifice est de _ m&me d’une influence orientale ou russe et est gauchement ex&cutee. On ne peut plus Be des facades, car l’eglise a et completement enveloppee d’une nouvelle construc- _ tion de style italien dans le courant du xvırı® sieele. N. lorga et ἃ. Bals, Art Roumain, Br is, 1922, p. 371. Cf. N. lorga, /nser iptüi, vol. II, p. 161 seq., Bucuresti, 1908, *-fol.32T°. + {01.32 2°, 1 170 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ ANTIOCHE. [170] ala, vis aus ςς.}}} N > Lsll ae sul = REN ES Am ie me Ἐπ de a Las ἀπ δι Lass AU > De & or Mel al lb ὦ» 15 ραν ul Ale μ᾿ AU LS ua εν Je lau ΠῚ SE ϑ I au> Deu > Jolss ze ὧς “ἢ da yÄas al a se ΩΝ ol ον ala a We: Ey A os zb ur en a Deu y£ 4] Ν > ar ea 5 3 Kay Ὁ» αὶ sub se el Es τῆς ὅλο VI sic us ia 5.» 2:39 MM poll une za Ih ν»» ,5:1 IS πριν pin a! u ee ie nl 1. L habet : pl. — 2. Lgrd 1700 om. ...“el=?,. - 9. L habet : 5,2. — 4. Lgrd 1700 habet : _55Cas)l. — 5. Lire : B,le. Le couvent de la Sainte-Vierge appartient ἃ la princesse, la femme du prince, qui l’a fait construire r&cemment sur le mod&le du couvent du prince. Nous nous y rendimes en voiture et nous nous y prosternämes. De loin il a un aspect de grande beaute. Les coupoles* qui en sont tr&s hautes sont d’un fer-blane qui brille comme de l’argent et surtout au soleil. Les croix qui les surmontent sont enormes et trös belles, elles brillent d’un grand selat par l’or dont elles sont rev£tues. Elles sont plus hautes que deux tailles d’homme. Voici la deseription de l’erlise : l’exterieur et l’intsrieur sont en pierres Ρ 8 de taille tr&s hautes, la voüte aussi, car nous avons vu beaucoup de couvents _ en Moldavie et en Valachie et de vastes eglises jusqu’ä Moscou, toutes en pierres non tailldes, petites et enduites de chaux A l’exterieur et ἃ l’interieur. A la longue la pluie et la neige les ont degrad6es. Quant au style, c’est une construction en pierre de taille. Personne au monde’ n’a excell& dans l’art de construire des &glises et des couvents en pierres tailldes et sculptöes comme le Voivode Basile, car il fit venir ἃ cet &gard des maitres de Pologne. Toute la corniche de cette öglise est sculptde avec art et sous l’auvent tout autour sont sculptees de grandes etoiles de pierre. Elle ressemble par sa cons- truction aux 6glises de Hanak avec des sculptures ἃ l’extsrieur. Elle a [174] DEUXIEME PARTIE. — LIVRE I. 171 Sal ce St Ih lol iin Als ul ie ati m „lb bb > r al ala BR za 2.3 (399 οὐ LI u, ei ol en ‚ls I ale a5 ol ir gi 5 Ahle ὦ ΟΝ ago br all az AS ls zen a We > N se lee ὦ 1β. as Mo ll as go οἰῶ > οἱ» lt SHE zul RE ὁ yp ἐν Ki la au ai Sn ἴδοις πο il SAN ζῶ äs Stel. u Jos 029 43.» ςζ-ὉὉ οἱ | sa sul Ay 9 ul) As 6) US Ge! Se ὃ ὦ ze ae οἱ AL τ SU se 3,8 de u le ΟΝ rs 5 ὁ» 5 de Sl es NE ἀσῸ a ὁ ὁ a ὡς äh ΛΩΝ ge ὅλοι se Sala ie ἀκ ς LE ὁ. μέγαν! all per be 905 ὧν τοῦ! οἱ τοῦ LS ὦ deux portes, une au nord et une au sud. On entre par une porte oceidentale. Elle est longue, « catholique », composee d’un seul compartiment, partagee en deux parties par un mur et une seconde porte. La partie röservee aux femmes est au-dessus de la voüte du susdit p6ristyle; elle aun escalier de l’exterieur trös elegant et bien &claire par plusieurs fenetres ἃ lucarnes rondes. Au- 3 dessus du cheur, il y a une haute et vaste coupole au-dessus de laquelle en est g - une autre d’une hauteur extröme. Au-dessus du narthex, ıl y en a une sem- = blable. Elles sont octogonales. Le sanctuaire est tres haut avec trois fenetres Ὁ tres longues, 6troites, surmontees de lucarnes rondes. Au-dessus du sanc- & tuaire, il y a une tres jolie . coupole et entre la coupole du ch&ur et la f eoupole du narthex il y a un comble merveilleux en forme de navire ren- verse. Toute la toiture est en fer-blane brillant. On monte par des marches en spirale pour aller dans une quatri&me coupole au-dessus du lieu οὐ se tiennent les femmes; c’est la place des horloges. II y a cing croix grandes et majestueuses auxquelles on ne saurait comparer les croix des autres - pays et que l'or fait &tinceler plus que le soleil. "Au-dessus de la coupole du narthex est la premiere et au-dessus de celle du cheur est la deuxieme. Entre elles et le faitage sont placees deux croix et au-dessus de la coupole du sanctuaire est la einquieme. Le ch@ur est en deux absides, !’une au sud et l’autre au nord. Les trönes sont des merveilles de l’art, en eypres tourne et seulpte ἃ jour. [La princesse] les fit venir de Gons- ol ϑ9ν9 Ἐ{0]. 32 v° .incomparable d’un habile peintre; 172 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [172] AS Lan A 5 N ie οἷν αι ῷ οὐϑ ἐς, aa ee ul Ey EI Lan 56 a NR ον el al SV EU Ze un ul da I ἘΞ τς ie Err Aula οἱ ΡΣ 5. M r το ὁ αὐ 0 ig lie ae a I le IE κι u a Sb sin E& N οι οἷς οὐ ὦ» As! Gb „le Πότ er U e S „üb e-\ 2 Οὐαυ 3, οἰ ὦ» Ὁ ee 4} > ἀρ u bb ὦ dh Sl a Go Elan Sal ey ZELLE ὁ gl „ba KA ὁ» Le! οὐ Sl Ey ΟΝ ΧΟ all sl 5 ll je se hy τος PB ee al U Sal 1, Lgrd 1700 om. >. — De Ter If! tantinople ainsi que le tröne &piscopal qui se trouve ἃ l’extremite de V’abside du ch®ur du sud. Le tröne du prince n’est pas acheve, les dalles en marbre blane ne sont pas terminees. On les a fait venir de Marmara pres de Cons- tantinople. La grande nef est entierement en marbre blanc; ce qui sur- prend le spectateur c'est que chaque morceau est deux ou trois fois plus grand que les tombes des Europeens d’Alep, les dalles sont plus minces; quant aux colonnettes et aux montants des portes, on 6tait en train de les tailler et de les polir. Combien je regrette de ne les avoir pas vues finies. Et quelle peine et quelle difieulte n’a-t-on pas eues ἃ vaincre, pour les faire venir de Galatz dans des charrettes traindes par des boeufs, sur des che- mins 6troits et diffieiles. L’iconostase et le symbole sont des travaux mer- veilleux et rares. Nous n’avons jamais vu chose pareille. C’est l’ouvrage “ nous n’avons pas encore vu un talent egal au sien, au point que ses @uvres surpassent celles de la Crete. Il a quatre s6ries avec des arceaux : celle qui est au-dessus de la porte du sanc- tuaire reprösente toutes les fötes de Notre-Seigneur; la deuxieme, les miracles (le Notre-Seigneur; la troisieme, les apötres et Notre-Seigneur au milieu; la quatriöme, la plus haute, les prophetes et l’image de la Trinite au milieu et au-dessus de tout le erucifix. Quant ἃ l’icone de Notre-Seigneur, il est assis sur un tröne, vetu d'un « saco » vert, merveilleux. Autour de lui sur la cor- niche sont les fetes de Notre-Seigneur. L’icone de la sainte Vierge est tr&s [173 DEUXIEME PARTIE. — LIVRE I". 173 Wr bl Klo fr au N Al ba σον 0} οὐ αν δὴ ΟὟ le Ele an el or Ὁ | wu ἀφῶ} χὰ ass) gb ἕω Bra en 99 129 ge ΘῈ ΟΝ al, & ὧν» 59 SL la! ΕΟ ls as aa a ὦ» als Τοῦ! wie lady Jul «τόδ 1X gl 55 KEN ar al a eh al γον yle parles a) IN ὦ AS a5 > gelte ne AUS el Em gl as li el N us Aa AS N 30.» ame ze Del SM A ὁ 183 ey ea gl Dub al 0. ὌΠ σε Ἐπ LH 5 ll go wo G Yel ἘΣ ΟΞ alas ΟΝ ὧν τ 5 el er EN I ya hl ee N el ar al ba 1. Lgrd 1700 om. ...5.». aneienne, c'est une @uvre d’art; autour d’elle il y a vingt-quatre strophes de l’acathiste; les mains et les bras sont en or pur. La princesse depensa beaucoup en son honneur, car son fils le Voivode Etienne', etant tombe gravement malade, fut pr&sent& ἃ cette icone et ἃ l’instant il fut gueri. Devant ces icones brüle continuellement une lampe d’argent dore. Devant les portes du sanctuaire ıl y a quatre chandeliers de euivre jaune plus bril- lant et plus beau que l’or, travail de Dantzig — on raconte qu’ils ont coüte leur poids d’argent — couverts de drap rouge; parmi eux il y a deux autres grands chandeliers en argent. Le sanctuaire du haut en bas a de magni- fiques peintures en feuilles d’or. Depuis le narthex exterieur de l’eglise jusqu’a linterieur et ἃ la place des femmes, il y a des repr6sentations de ce genre en feuilles d’or, les ch&urs des anges, tous les saints et les miracles. On dit que le peintre a touch& trois mille eing cents piastres. Dans le haut de la coupole du cho&ur, il y a une grande image dorde de Notre-Seigneur, et dans le haut de la coupole du narthex celle de la sainte Vierge; le lapis- lazuli tient lieu de chaux, tant il est abondant. Derriere le tröne du prince, dans un angle, il y a le portrait en pied du Voivode Basile. Il porte 1. Le Voivode Basile eut deux femmes. La premiere fut la fille du vornie Bucioe, la princesse T'heodosie, avec laquelle il se maria en 1618. An. Ac. Rom., sec. ist. ser. Il, XI, p. 133. Apres la mort de la premiere en 1639, il envoya le postelnic Ienachi Catargi au pays des Cosaques, qui lui trouva la princesse Catherine avec laquelle il se maria. Hurmuzaki, IV?, p. 505; IV', p. 673; Kog, Zet., 1, p. 309-310. 174 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [174] ale > LA ale Ahle gay ul Ile oil LS u lag Han οἱ “Ὁ als ag Wil kan AUS gun a Lil > οὐ Su> > Gl Aust ΟΣ lalbel ll DA au U ae ar 090. Ni ΦΘΝ φυβν υδρὸ κα Ἐπ ae) u οἱ ὦ Dell EN lese ee. Αἱ > Yy & Y Mel ν ὦ ἐν „las φ᾽ Ξ oa) nee] et Bora] (1,3 8 „zul οὶ >| lass Bey] b,a> δ αν ὑσὶ δ᾽ „la>y α-- οἷο 9 un manteau avec de la fourrure de zibeline et tient dans sa main la susdite eglise; il la presente ἃ Notre- Seigneur qui le benit, ayant les anges autour de lui. Derriere lui est sa femme, une princesse circassienne, vötue d’un man- teau de brocart d’or et de zibeline avec ses bijoux d’or, portant un calpac de Ρ Ρ zibeline. Derriere elle se trouvent ses filles, l’une qui est en Pologne, l’autre qui a 6te maride au fils de Hmilnitzki' le Cosaque depuis peu de temps. Plus bas qu’elles se trouve le Voivode Etienne? et ses trois fröres qui moururent en Russie, tous richement habilles; on dirait que ce sont eux en personne. Ensuite nous sortimes de l’eglise pour aller ἃ table. Puis nous nous levämes οἱ montämes dans le majestueux et vieux clocher, tel qu'il n’yen.a pas, en Moldavie ni ailleurs, de plus haut, de plus large, ni de plus vaste. Il est tres elev& et etroit. Nous retournämes au couvent et nous assis- tämes aux vepres. Le dimanche de l’Enfant Prodigue nous entendimes la messe dans notre couvent. 1. Le rapport de l’ambassadeur Dell Hayc sur le mariage de la fille du οἴνοιο Basile avec le fils du hatman des Cosaques en date de 1% oct. 1652, se trouve dans Hurmuzaki, V?, p. 2. 1,6 mariage eut lieu le 1” septembre 1652. Sa Gräce le Ilospodar donnaa sa fille une dot. de vingt mille thalers sans compter le trousseau et en outre deux mille ducats, un carrosse et beaucoup de chariots et d’autres objets. Hurmuzaki, vol. III, suppl. Il, p. 33 564. En fevrier 1645, Movila, selon les invitations failes au 1° novembre 1644, arriva et avec les pr@lats moldaves ainsi qu’avec Etienne, metropolitain de Valachie, benit le mariage de Marie, fille du Voivode Basile, avec lanus Radziwill, le prince lithuanien calviniste, mariage que les boiars pieux, comme les [r&eres Cantacuzenes, eslimaient dangereux pour l’äme de l’&pouse et indigne pour le prestige orthodoxe du pays. N. lorga, /storia Bisericii Romäne, |, p. 313. %. Le Voivode Rtienne 6tait le seul fils de Catherine avec Basile. L’autre fils, Jean, mourut ἃ Constantinople en 1639. Il etait tres aim& de ses parents. Voir l’inseription slave sur la chässe de la sainte Parasceve reproduile par BEER NEL dans : Notite istorice si archeologice, p. 171-173. Pour la mort de Jean, cl. Kog, Letopisete, I, p. 309. enges. [175] DEUXIEME PARTIE. — LIVRE Ir, 175 ll A sub a SlY! Ib gl! Aal zn sl all > „EN 5 re el al A ir ill) Al ΚΘ Du 5 οό ον ll a el ale lan! Ws US ll el JE ce a a a 9 μα ὦ «αι Sb ὁ» οἷ IL slbels καθὸ JE εἰρα. & 4 a) ab ‚all οἷ᾽ Usss LE 5 a au ll a u dl Silent ΠΟΙ SEN bar ΟἹ ga we u ροῶ οὐκ δἰ 5 ὦ» ge ἐ 3 ὧν ler πὶ τ dus RN tl a ei >» als AR sl&e 3 8 a; ,E as al al, αὐτο» a ὦ» Se ul, aA a dl als ol oe Sl ei ey U de . Note Το ΓΡΊΡΒΙΕ qui manque dans le manuscrit de Leningrad. — 2. Lgrd 1700 Ε΄. br X. — RENCONTRE DU PATRIARCHE D’ÄNTIOCHE AVEC BASILE, PRINCE DE MOLDAVIE. Le mardi matin 8. fevrier, fete de saint Theodore Stratelate, Son Altesse _ le Prince envoya faire dire ἃ monseigneur le patriarche de se preparer ἃ _ venir le voir. Vers midi le Sloudjer vint chez lui avec une voiture sans roues, appelde dans leur langue « sanie », c’est-A-dire traineau, car il etait tombe beaucoup de neige et il avait gele. Tandis que les voitures A roues ne pouvaient circuler, celle-ci nous trainait rapidement et sans secousses. Les gardes marchaient devant nous. Nous enträmes au palais et _ arrivämes chez [le prince], qui etait seul dans l’appartement. [Le patriarche] lui donna des lettres de recommandation de Paisios patriarche de Constanti- nople, de Joannice le patriarche depose et du patriarche de Jerusalem. Chaque fois * que le grand logothete avait fini la lecture d’une lettre, [le prince] se levait de son siege et ötait son calpac. Et monseigneur le patriarche αὶ donna un cadeau de prix, ἃ savoir : la mächoire inferieure de saint Basile le Grand, jaune, dure et lourde, brillante comme de l'or et dont l’odeur est plus parfumee que l’ambre; ses dents et ses molaires y &taient restees fixdes ans s’ebranler. Nous avions acquis avec peine cette relique ἃ Constanti- _ nople des parents de Kyr Grögoire, ancien mötropolitain de Gesaree. Nous N * fol. 33 1°. ons 176 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [176] gr fa SU ge le Lei lie Sul JE u πὲ AH an a I amp at I ball ALU ΟΥ SE de nd el | u do y ab al se > 15 „ea Go si Sb ὁ» dgl ld A ἀρ il ae ge ἘΞ «5.3.5 il κι οὐ ae N ὦ λα le] καλοὶ 9. ὁπ N ee ea N el Zu el ul a all ya) ὦ» au BISORN saald)l yo ge > 9 el οἷ = Sul) is ll oT IM Sr wur elzel ὦ . all δ y ab ii ud ὦ. ὧ9 ilee) rosa 25 (pls ι΄ u) A! Ὁ» a a 5 >> ἜΞῚ “9 ΔΑ] Us ey) io el a «οὐαὶ Puh ρέρε Islas 195 γὁ ls en LS Nu „U «οὐ lol 1. L habet : al. l’avons achetde pour une somme d’argent et d’or ainsi que les autres ἃ difle- rents endroits: dans le nombre des choses vön6rables, des reliques de Nolre- Seigneur Jesus-Christ, des reliques des saints et illustres apötres, car on peut tout trouver dans la reine des villes. Voieci la liste des reliques que nous avons acquises A Constantinople contre de l’or : un peu d’huile suintee par le corps de saint Demetrius, un peu de sang de saint Georges, un fragment du front du saint apötre Philippe, des vertebres de la martyre Anastasie qui delivra les hommes de la magie, une molaire du martyr Hermolaüs, le doigt de saint Auxence l'un des οἴη com- pagnons, la mächoire de saint Basile le Grand, une partie d’huile suintee par le corps de saint Antoine le Grand, du sang de saint Anastase le Persan, du front de saint Cyprien et de la martyre Parasceve, une des cötes des quarante martyrs, des reliques de saint Severianus de Seidjar de notre pays, un doigt de l’archidiacre Rtienne, un doigt de saint Theodore Stra- telate, du saug de saint Blaise eveque de Sebaste et de saint Busthate le martyr, un doigt du martyr Mama, quelques morceaux de pierre du saint Calvaire, teints du sang de Jösus-Christ, quelques debris du bois de la vraie- Croix, de couleur noire comme l’öbene lourd. 4 Nous les avons essay6des au feu, et elles devinrent comme elles sont; nous les en avons sorties : elles se refroidirent et revinrent A leur ötat. Nous [177] DEUXIEME PARTIE. — LIVRE Ir. 177 Gl ge u a as ug ale οὐ eye 0 IN las ΩΝ λα 523 οἷν 5 irn | 5 le γον» {πὲ ον ii a el! EN ba. ad JE W ς οἱ se Nm % „= au er KW 3...» ὁ en ka Le (a ὦ.3.κ9 Σ.)4..Ὁ ΡΤ “, Lim 289 Ant \.\a Re gl all a ὁ 25:99 En EUR Ar ölg-ul «σ᾽ “5 τὴ bau) leo © a κω er =? οἷς Bew fe) » 0.5 Lsy4Jls sy zo abi us al ee sul se Ay ao se 5] =? Sp] \gul>3 Gola sol > d lky a ΕΘΝ &> \aliy 593 non] e ae λα ΟὟ li, > N yo) ll me Albin ügrell aus wi 1. Lgrd 1700 om. ...ä> sA2, \p, de la page precedente. les avons essaydes dans l’eau : elles descendirent au fond. Elles &taient enferm&es dans une boite ronde, travail de l’Inde, artistement sculptee, ouvrage tres fin, envelopp&e de coton, et par-dessus une 6tofle de brocart d’or couvrait la surface de la boite plac6e dans une bourse rouge rose, avec des ficelles solides en soie bleue. Lorsque le prince la vit, il fut tres surpris, puis il eprouva une joie extreme quand monseigneur le patriarche lui dit :« Ceei est ἃ Votre nom et qu’il Vous garde. » Il lui donna aussi une fiole de saint chreme. [Le prince] prit en affeetion monseigneur le patriarche, il lui parla d’autres patriarches grecs d’avant lui, et il lui r&vela la peine que son c@ur ayait ressentie de leurs proc&des. Ensuite ils sortirent ensemble pour se rendre au salon exterieur, οὐ &tait dressde une table princiere avec des plats d’argent et d’or, des cuilleres et des fourchettes. Il s’assit ἃ la place d’hon- neur sur une chaise en velours rouge aux clous d’argent, puis on placa ἃ sa _ droite pour monseigneur le patriarche une autre chaise. [Le patriarche] benit la table et le prince, puis prit un morceau de pain, le trempa dans les _ mets et se leva. Tous les boiars presents se leverent, il fit le souhait de däi’man' selon usage et tout le monde s’assit?. Tous les plats 6taient ; recouverts d’assiettes pareilles qu’on n’enlevait qu’au moment de manger, ΜῈ x & ΕἸ 1. C’est-a-dire : « puisse le ciel vous permettre de toujours offrir un pnreil repas ἃ ® vos hötes ». — 2. Sur les banquets des princes, cf. D. Cantemir, Deserierea Moldovei, pP. 114 seq. PATR. OR. — T. XXII. — F. 1, 12 * fol. 33 v°. Ka 0) WERE 178 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. ee Ab a ed ee N! I alir ὁγκο τρια üye I 55.} 6 ee. ol me me N WE sel Sy an all le & „in Lil ἀξ ὦ Page ir alas any CU el ge sis ἀξ Sal se τὸ = = ὩΣ sl, N ὧθ 5 κέ ρλὦ Fu ἔδει ΟῚ Al ze ul aa" üyll 5 δὶ πὰ σὰ ῥὶς (ὦ 3% gl ee a Jul ul al ey lg ul a E aa gl en Lola (als κω ὧξ ls a ω 593 δ «95 «ἀν Aldo, a ab οὐδ gun Ὁ ὁ alle ἐξ SI6 ἐξ by ala al aa al) οὐ alles «le Sei el be 4 - ἀπ πες ὭΣ - ἘΣ 3 By „> a 1. L om. [δὲ ac, parce qu’on a chez eux l’habitude, en apportant des plats ἃ table, de les tenir couverts. L’« ächdji » ou megas kellarios, c’est-a-dire le cuisinier en chef, lorsqu'il apportait un plat accompagne des garcons, le presentait au prince et en ötait le couverele. Si le plat plaisait au prince, il le placait devant lui en silence, prenait une fourchette et en remuait le contenu- de l’assiette, en mangeait, ensuite il lui en presentait un autre. Si le prince nen voulait pas et levait les yeux', alors le cuisinier allait le mettre sous la table. A sa gauche se tenait un gargon debout, bien habille, qui prenait les assiettes * et les mettait devant Son Altesse; un autre garcon prenait les assiettes d’argent, puis en mettait une autre devant lui, l’essuyait et la remettait. Le « silihdar », c’est-A-dire le grand spätar, avec la couronne incrustöe de pierreries, se tenait, ceint d’une öp6e et le sceptre prineier ἃ la main, debout toujours ἃ sa droite. L’&echanson et son garcon se tenaient debout toujours pres du prince. Devant celui-ei il y avait un vase en bois ἃ trois pieds, haut, contenant de l’eau. On y mettait des bouteilles en eristal avec diverses sorles de vin, de l’eau-de-vie et de la biere. Pres de lui il y avait une table couverte d’une nappe blanche sur laquelle &taient des verres en cristal, des tasses en argent et en porcelaine. On versait ἃ boire au prince dans un verre et A monseigneur le patriarche dans un autre. Chaque lois qu’ils avaient bu un verre, tous les convives se levaient; les autres buvaient 1. En signe d’ahnuitio, geste encore en usage dans les Etats barbaresques. [179] DEUXIEME PARTIE. — LIVRE Ir. 179 gell ZEY Aa ὦν all abe Yan DE χοῦ il ae 8 U γι Or > ll due 2 LE I «δῶν am ya Oil Sud ir 151% BEL Ey En abe ΠῚ] Eee ὌΝ zus el Alb DIN a οὐ ce ech Ey en ὥραν ἡ ΟἹ ἡ 8 ἘΠῚ Cola αν laE andy "un ΟἿ δ Sal se A Ὁ ΟἿ a οἱ bl Luless τς Eee τ δ, Bee οὐ ul U El ὦ Las ἃ, 3} Se N has bs ein EN 5> μὲ JE „u Mir 5 ya a a u ἰδ we al σον 9 A) a! ee e tl ἀῷ. 859 «2.239 αὐ Αϑεΐο αὐλαῖς Ds EUR γ39 aläe ns) al, EU HEFT) Se] La Lola nl ὅδο ὦ ο90} πος U SER τα de m δ le 4. L a deux fois ces deux mots. — 2. Lgrd 1700 habet: Br dans d’autres verres et d’autre vin. Lorsque l’&chanson lui donnait un verre ille goütait d’abord, puis le lui donnait. Les autres dignitaires appointes se tenaient debout et les « postelnics » ἃ οὐϊό de lui avec des bätons d’argent. Chaque fois qu’il avait bu plusieurs verres de vin, il buvait un bol de biere, car elle etait froide; et apres avoir bu on mettait le verre dans l’eau ou on lui en donnait un autre. A la place oü le prince est assis, ou son fils, ou la princesse et tous les boiars, les grands dignitaires appointes de Moldavie, de Valachie et du pays des Cosaques, il y a toujours une icone au-dessus de la tete avec un rideau, et un cierge qui brüle continuellement devant l'icone. Moi, je tenais la crosse et je restais devant eux avec mes compagnons et les prötres et les diacres peu nombreux du palais. Son Altesse le Prince fit signe au « postelnie », qui nous conduisit ἃ la salle οὐ nous avions dejeung ; un des garcons de la maison du prince tint la crosse, ensuite je revins et la lui repris. On ne cessa d’apporter des assiettes pour remplacer celles qui 6taient mises et cela jusqu’au soir. Il se leva et l’on fit la priere pour la table et monseigneur le patriarche benit le prince et la table et lui fit ses adieux. Nous partimes en voiture pour le couvent. Quant A la modestie du prince, ses connaissances, sa perfection, sa belle . intelligence, ses etudes dans les ouvrages anciens, modernes et turcs, son habilets dans la discussion, nulle intelligence humaine ne saurait les reunir. En verite, il &tait comparable aux premiers rois de la Gr&ce, m&me il les sur- 180 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [180] πᾶς En > Ve = FE 3 μα & χοὸς ὐἰό κοὶς ὧν σον 33 τ τ δος 15% πον ω 3a ἘΣ Syke Lie al au> ᾿ Gym OS Jill ζω5.9. δὰ All SE es! τ ας a A, τὴ ne 2 er sh > Be passait ', parce que sa parole faisait autorit@ dans le monde entier ἃ cause de sa gen6rosite et de sa bienfaisance, non seulement envers les patriarches, les mötropolitains, les prötres, les moines, les laiques, les eglises, les couvents, au point que les « agas », les negociants, les Tures, les derviches et les marchands ne juraient que par lui. Mais il etait detest6 par eux le plus souvent; il ne m’est pas possible de -r&unir cela ni tout ce que l’on disait ἃ ce sujet. Il etait connu dans tout le monde. Les empereurs et les seigneurs de Moscovie recevaient ses lettres avec respect et traitaient avec tous les hon- neurs celui qui en &tait porteur, et cela parce qu’ils avaient appris avec quel zele il faisait construire des Eglises et des couvents et faisait du bien A tout le monde. Le τοὶ et les seigneurs de Pologne " faisaient de m&me, Hmilnitzki 1. Sur la personnalite de Basile Lupu et son influence en Orient, M.N. lorga dit : « On trouve du temps de Matthieu et de Basile vers la moiti& du xvıı® siecle des prelats qui mentionnent ces princes a la place des Cesars, Basile juge entre les moines du mont Sinai, rempli egalement de donations roumaines, et le patriarche d’Alexandrie. Ilnomme ἃ Jerusalem des chefs du patriarcat choisis parmi les moines qui l’entourent (tel apr&s Theophane, Paisios qui passa des longues annees en Moldavie et en Valachie). « Les patriarches d’Alexandrie eux-m&mes vivent par la gräce de Basile qui payait aussi le tribut du Mont Athos. La grande eglise de Constantinople, dont il couvreles dettes, se soumet ἃ l’administration du prince magnanime et en recoit une nouvelle constitulion, Les metropolitains grees sont contraints ἃ se rendre dans leur diocese, cessant leurs intrigues habituelles aupres de la Porte, ils se declarent pr&ts ἃ accepter la punition du prince pour leur inobedience eventuelle. Les patriarches s’elevent et tombent par sa volont& et l’un d’entre les Grecs les plus lettres, Athanase Patellarios, longtemps ahrite dans un couvent de Galatz, 6erit en vers heroiques les louanges de ce « nouvel Achille », qu'il döclare considerer comme successeur des empereurs et chels de la chretiente orientale. « Les princes roumains et surtout Basile faisaient et defaisaient les patriarches, don- nant par exemple ἃ Jerusalem des chels religieux pris dans les monasteres dedies des environs de Jassy ». N. lorga, Histoire des Etats Balcaniques ἃ l'eEpoque moderne, Bucuresti, 1914, p. 57 et 72. ΟἿ. N. lorga, Vasile Lupu ca urmältor-al impäratilor de räsärit, Bucuresti, 1913, pag. 21-27. 2. Le Tzar de Russie le nommait le riche et poli prince de la Moldavie. Papadopol [181] DEUXIEME PARTIE. — LIVRE I. 181 Le A ὦ 1,56 Jh Sl ὦν a Asia Sal us US sr re SL ae Stand ὁ ? Un Ian aus a > ΝΕ je ss ll SEN SS τὴν τὼ ga Till Yıl ars, 03V τξῦωιὶ AS, ch bir me" Ka ee N ie an ὦ li Ὁ 5 Dal οὐξαν al ὁ hm > 3 Jul N bp elek 5 ab > us nn se eV Er Ka Js - 1. L habet : alas. — 2. L habet „avant 2. > et les Cosaques prirent sa fille, le Khan des Tatares encore plus, l’empereur d’Autriche, le τοὶ de Hongrie et les Venitiens. Il fit imprimer dans son temps beaucoup de livres ecclesiastiques, d’ouvrages laiques et de commentaires, en Moldavie, chez lui, dans la langue valaque, parce qu’autrefois les sujets lisaient le serbe, c’est-äA-dire le russe, car depuis la Bulgarie et la Serbie jusqu’en Valachie et en Moldavie et jusqu’aux pays des Cosaques et jusqu’en Moscovie, * tout le monde lisait le serbe; tous leurs livres sont &cerits ainsi. La langue du peuple de Moldavie et de Valachie est le valaque. Ils ne comprennent pas ce qu’ils lisent, c’est pourquoi il bätit pour eux pres de son couvent un grand college‘ en pierre et fit imprimer pour eux des livres dans leur langue. Les Serbes, les Bulgares, les Cosaques ainsi que les Moscovites ont une seule et m&me langue avec des differences suivant les &poques, mais la langue de leurs livres est Ja m&me pour tous. -.- τ. ΄, Calimach, Gheorghe Stefan, p. 74. En 1650 Basile regut l'indigenat polonais. Engel, Geschichte der Moldau, p. 269. L’eveque de Gnesen Matthieu Liubenski le remereie pour ses services. Cf. E. Cioran, Calätorüle patriarhului Macaire, p.17. 1. Le college fonde par Basile ἃ Jassy avec son premier recteur Sophronios Pociatcki, recteur de Kiev, avait comme objets d’enseignement : Ja grammaire, la rhötorique, la dialectique, l’arithmetique, la musique, la geometrie, l’astronomie et la theologie. N. lorga, /storia Bisericii Romäne, vol. 1, p. 308-309. + fol. 3£ 1°. * fol. 3er”. 182 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [182] LE See ICH EEN BCE] gell u al Al ΡΩΙ al za ll μων! εἰ ru Ay ΔΟΡῚ Hlläsy zn del «οἷς al 5925. Δ} ὕει > & Er τ ζω. ΟΣ «οἷς se ig οἷ aba a Ann 5 lag IN ba ze N ey Al LS a Hat ul SU λον Al ir ya all a es Se ee ὦ iely als) ano U 59 >> ὧν oe ua bo „ls al Ads oe el & is Ali © aälee geil „LS less Ian las ὦ» > Sa) Sal ee] el an ab, I ic ἡ ἀνθ ὁ“ "sr U gb yb t> 595. 6 ῷ5. ὁἱο- lab akät an SS as hun el ol 1. Note marginale. Lgrd 1700 habet: (1... er! 2? Se. —2.Lom. 2. XI. — DesckiPTIoN DE L’EGLISE DES Troıs HırrARQuUES. Le mercredi matin Ὁ fevrier, le prince lui envoya par son Sloudjer, parce qu'il s’interessait ἃ tous ses actes, un mantelet de drap noir double de zibeline et un cafetan de satin, avec de l’argent pour ses depenses, et lui promit de payer sa dette entiere. Du palais jusqu’au couvent on apporta ces cadeaux sur les bras. La veille au soir du samedi du carnaval, il n’y eut pas pour le memento des morts de solennite dans les öglises selon l’usage. Dans la journse du samedi, l’'hegoumene du couvent qui a pour patrons les Trois Hisrarques, invita monseigneur le patriarche : nous y allämes en caleche. Ce eouvent est unique et magnifique', il a l’aspect d’une eitadelle et est entour& d’un rempart de pierre. Au-dessus de la porte est le clocher?, et l’horloge de la ville entierement en fer avec de grandes roues. Les cloches sont suspendues par en haut sur un &chafaudage en bois; il y a une cellule au milieu. Une corde en fer p@netre par le plafond au-dessus jusqu’'au bord. de la grande cloche; ἃ ce ΠῚ de fer est attach@ un lourd marteau de fer. Lorsque vient le temps de sonner, une longue piece de bois sort par la I. Le couvent des Trois Ilierarques fut bäti en 1639 et d&die au Mont Athos. Sur les inscriptions des Trois Hierarques, ef. N. lorga, /nscriptüt, vol. II, Bucuresti, 1908, p. 149. — 2. Le celocher du couvent des Trois Hiörarques fut demoli, mais on conserve l’ins- eription qui nous apprend 'qu’il fut bäti en 7146 (1638, le 6 avril). N. lorga, /nseriptii, vol. II, Bucuresti, Ρ. 150. E “ > ᾽ ) RR NE nn cr x fra ΩΝ Per ri, rd ε > Fr be ὦ [153] DEUXIEME PARTIE. — LIVRE Ir. 183 gl ill ah Sb al) Se ee N ὁ ὦ» A ee 1.2} le οἰ πω! ΟἽ ὼς ὧς AU ποτ ὁ ui gt > al σον le οἷς din, So! aau> Islas Εἰ ἘΝ Inge = ὦμο FT 1... & «οὐ ll u U fenetre de la tour et le plus löger mouvement sullit ἃ mouvoir la petite cloche suspendue par son sommet au dehors — on l’appelle « avertisseur » — ou pour avertir les gens et: qu'ils &coutent, puis elle s’arröte. La corde de fer est tirde en bas par les roues, le marteau s’eleve et descend sur le bord de la eloche; elle se met A sonner et est entendue de toute la ville. L’eglise est au milieu du couvent'; elle est toute en pierres de taille et 1. Voiei l’etat actuel de l’eglise : « L’eglise des « Trois Hierarques » peut &tre consideree comme le chel-d’oeuvre le plus remarquable par la richesse et par ses ornementations. Neanmoins, elle ne peut rivaliser avec la sombre Elegance des eglises de la belle epoque, la maniere exuberante dont ses murailles sont couvertes d’ornements indique une decadence du goüt. Les proportions cependant sont harmonieuses et plus r&ussies que celles des &glises des cinquante annees qui l’ont precedee. « Les dispositions exterieures de l’Eglise ne different guere de celles que nous connais- sons des la belle epoque de notre architecture, si ce n'est l’adjonction d’une deuxieme tour sur le pronaos, de m&me hauteur que celle du naos et a socles pareils, c’est-a-dire une etoile a douze pointes reposant sur un soubassement carre. « Autrement, m&mes fenetres, petites au naos, plus grandes au pronaos et surtout ἃ l’exonarthex, möme corniche en cäble qu’ä Dragomirna. Ce qui lait l’originalite de la bätisse, c’est la decoration sculptee qui la revet en entier avec une telle profusion qu’il n’ya pas une pierre qui ne soit travaillde. Les motils les plus divers s’y rencontrent et s’y ceoudoient : Motifs geometriques, motils floraux, rinceaux d'allure occidentale, motils renaissance, ornements arabes, byzantins, persans et surtout caucasiens. Les ereux sont colores en azur οἱ les reliefs sont dores. Plus de vingt bandes decoratives a sujets tous differents se superposent du socle ἃ la corniche superieure et couvre comme une passementerie continue toute la facade. Sous la corniche, deux rangees de petites niches ἃ arcades trilobees et en accolades couronnent ce parement; le rang inferieur est supporte par de pelites colonnettes renflees, pareilles aux colonnettes russes du xvıı° siecle. Le champ des niches est orn& de vascs persans garnis de lleurs. « Deux larges bandes de marbre noir ἃ rinceaux graves en creux et dor&es accom- pagnent ἃ la hauteur de la naissance des voütes le cable tors de la corniche m&diane. « A l’interieur la paroi de l’exonarthex est pareillement couverte d’ornements sculptes. « L’eglise possede les trois compartiments, exonarthex, pronaos et naos, ces deux derniers söpares par une paroi ἃ trois arcades supportdes par deux piliers ἃ section _ octogonale. 184 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [184] Se a eV el m ll Ill τὰ δὺς οὐαὶ el nal N low οὐ oe ΟἿΣ sa al Sy 5.1 ze ol; ala a ge he le ale a ee il ὦ» N ag de οὐ (οΞὶ sl: Lala Er wo sy gli gl ΩΣ ug a A a Me De cr τ tout son extsrieur sculpt& avec art, qui stupefait l’esprit du visiteur. In’ya pas l’espace d’un doigt qui ne porte de seulpture et les corniches au-dessous de l’auvent avec deux bandes de pierre noire sont aussi sculptdes. Elle a deux coupoles tres hautes. On entre dans l’Cglise par deux portes suivant l’habitude du pays, une au sud et une au nord. Au-dessus de chaque porte, il ya une fenetre haute et etroite avec des lucarnes rondes. Dans le mur de l’ouest, ilya deux autres fenetres avec des lucarnes semblables; cet endroit est une voüte en croix. Dans le haut, il y a l’image de la Trinite. Au-dessus de la porte de l’ouest, il y a la peinture du Jugement dernier plus belle que celle « Les absides sont &clairees chacune par trois fen&tres. I,'ornementation interieure est egalement des plus riches. Dans le pronaos, quatre niches ἃ baldaquin places sur les eötes sud et nord abritent les pierres tombales de la famille prineiere et a l’entrde du naos, abrit6e par une construction d’une grande richesse, se trouve la chässe de sainte Parasceve. « L’eglise a et& entierement restauree sous le regne du roi Carol I par l’architeete francais Leconte de Νοῦν qui a aussi restaure l’eglise Episcopale d’Arges de Valachie, dont l’eglise des Trois Hierarques est le digne pendant en Moldavie. « Tandis que les grandes lignes d’architecture et des parties constructives respectent la tradition moldave, l’ornementation par contre nous montre des influences toutes nouvelles et oü nous ne pourrons meconnaitre ni linfluence orientale venue du sud, ni l’influence russe qui se traduit surtout par les colonnettes des petites arcades qui se trouvent sous la corniche. « L’architecte de ce bel &difice est connu, il se nommait Ienache (ou Ionasco) Etisi de Constantinople. On se trouvait done devant un probleme du m&me ordre que pour Dima, l’architeete de Dragomirna. Un maitre meridional connaissant l’ornementation de l'Orient musulman ainsi que celle du Caucase et l’ornementation russe se servait pour- tant encore de maitres macons ou tailleurs de pierre au courant de la technique gothique. Les nombreux signes lapidaires qu’on trouve aux Trois Saints en sont une preuve. « L’influence russe s’est traduite surtout dans la d&coration peinte. Basile Lupu avait demand& au grand prince de Russie de lui envoyer des decorateurs et ce sont des peintres du corps imperial de peinture qui vinrent dans ce but ἃ Jassy. On connait les noms, ils appartiennent aux premiers de cette elite. Cette peinture primitive a malheu- reusement disparu. » N. lorga et G. Bals, !’Art Roumain, Paris, 1922, p. 364-367, Er ee “᾿ς ek [185] DEUXIEME PARTIE. — LIVRE Ir. 185 I mlasy AK le ne ah gu μὲ αν οὐ " Ἂ σῦν ea μῶν Alien u ge δὲ Eye übel ζῶ μὴ EAU I μ᾽ ουΡῸΝ Jar est Ian bt σελ!» bl ἐπ le) Feb NM ul El a an goal Sy ll) ll u.a 5090 ar em le slaäl) ll, lade te! an ar Sl SU ya a ke ν᾽ SI ον 348 "τῷ bis slb> er ἘΠ οἱ Lg Eli) bb δ Als ds rt ee ul u ee Tl nal un SS US guten Ale il Lay aaty λέω ae Als Ju air ὦ, aus PN Sa al MEY Sa a ac AT Ey u 8 le Sail EEE ee ee ΟΝ 1. Lgrd 1700 habet : „;N!. — 2. Lgrd 1700 habet : bl=’. — 3. Lgrd 1700 om. δα Ξ ἘΣ que nous avons vue ἃ Vaslui, et des Turcs avec leurs vetements de differentes couleurs, coifles de leurs turbans et de leurs hauts bonnets. Sur les autres murs, il ya des peinturesde « Tout ce qui respire » et toutes les er&atures du monde entier, depuis ’homme jusqu’aux animaux domes- tiques, bötes sauvages, des oiseaux, des arbres et toutes les plantes, de quoi emerveiller les visiteurs. Ensuite « glorifiez Dieu dans ses saints, avec les cymbales et les fifres, les jeunes hommes et les jeunes filles et tout le genre humain et les musiciens », d’apres leur rang, et « de toi se rejouit », « les jeunes filles et les rois et les juges » selon leur rang; tout est en or et en lapis-lazuli. Al’entree, au-dessus de la porte de l’ouest de l’eglise sont representes les Trois Hierarques — elle est bardöe de fer, couverte de sculptures et de travaux d’art. Par elle on acc@de au narthex. Dans ses murs, il y a des niches οὐ sont les tombeaux des fils du prince et de sa premiere femme,’ la princesse, recou- verts de rideaux d’etoffe de soie brodee et de brocart d’or; au-dessus ily a des lampes en argent consacr6es qui brülent jour et nuit ainsi que des chandeliers et des cierges. Il y a quatre fenetres avee des lucarnes rondes, deux dans chaque mur. [On y trouve aussi] le portrait du prince et de la princesse defunte qui a te peinte de son vivant, puis ceux de trois fils morts successivement en Russie, v&tus richement et coifles de leurs calpaes orn6s de zibeline et d’ai- grettes. A gauche de celui qui sort par la porte dans le mur, est peinte * fol. 31 v®. * fol. 34 v°. 180 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [186] Sl SI de zu U a ΚΝ el U a Ale a) ads Sl Ay Ay LM ale AL 39 ul) Uhl se EL Mia ig a De 5,5 „ie τ; al are ro Sl ἀξ A I ὦ gar ale ls was N eo JAN Se SE lm Sl τ Il cu ὦ» m ds 1. Lgrd 1700 habet : 35 N. u l’eglise tenue dans la main du prince sur laquelle sont reprösentes les Trois 8 I I I Hierarques qui l’offrent A Jesus-Christ, qui, entour& de ses anges οἱ de ses 4 8 apötres, le benit. Dans la haute coupole du narthex est suspendu un lustre en euivre, tr&es grand, artistique. Dans cet endroit il y a aussi des images 5 ’ Are δ 5 N, rares, surprenantes, telles qu’il m’a et& impossible de le retenir en depit de mes ellorts. On entre vers le ch&ur entre deux colonnes, deux pilastres octogonaux sculptes et peints en vert pistache, qui ne different pas de la pierre verte; entre elles, ily a des rameaux (?) d’or de haut en bas'. 1. Nous eitons iei l’opinion du voyageur Anatole Demidov, pour donner une id6e de ce que pensaient les etrangers de ce monument. « Jassy n'est point comme Bukharest, riche en 6glises; soit que les boyars moldaves des temps passes eussent moins de melaits a expier que ceux de la Valachie, soit que la foi ait manque, la capitale de la Moldavie ne compte pas un grand nombre d’edilices religieux, mais encore, parmi ceux qui existent, faut-il remarquer une elögante üglise, monument trop curieux pour qu’un voyageur puisse oublier d’en faire mention. Elle est entouree, selon l’usage du pays, d'un monastere spacieux autrefois fortifi6 et consacre ἃ trois saints : saint Basile, saint Jean Chrysostome, Bossuet oriental, et saint Gregoire le Theosophe, y sont ἃ la fois reveres. L’6glise est construite en belles pierres, deux tours @lancees la surmontent. La surface entiere de l’öllifice est recouverte d'arabesques d’une admirable varidte, sculptees en relief, sur chaque assise de pierres; ses fenölres &troites ne laissent penetrer ἃ l’interieur qu’une faible lumiöre qui lutte ἃ peine avec celles des lampes religieuses, allumdes nuit et jour sous ses trois nels. Des fresques d'une naivete remarquable recouvrent les sombres murs du sanctuaire. Fondee par le Vosvode Basile vers l’an 1622, cette riche chapelle fut d’abord toute doree A l’interieur, mais trois fois l'incendie et Je pillage vinrent la ravager au temps des incursions des Tatares; sans compter qu'en 1802 un tremblement de terre faillit la ruiner entierement. L’6glise des trois saints, Tresphetitili, tel est le nom qu’on lui donne ἃ Jassy, a possöd& autrefois un tresor pr&cieux dont quelques debris subsistent encore. L’un des plus eurieux debris est, sans contredit, la collection de tableaux brod6s par la princesse Theodocde, femme de Basile, le pieux fondateur. Les ouvrages d'une rare perfection representent en grandeur [18] DEUXIEME PARTIE. — LIVRE I. 187 dung 4189 οἷς za WS 5a air ST) ὅν sis & AN = Nas «δ zum! U >| Asde ann alalsy el) us as 553 Ins eo all El ὧς δυὸ Y = = 48 lo 3 οὶ ἘΣ ge Sell Se al en ls ul sd al ll οὐ BEN ea As a>jlay alals Bye er (ar, «9 | la) zo ιωἹ δ- &el. Le tröne du prince est derriere un pilastre tourne vers l’orient, comme d’habitude, avec de hautes marches, et une coupole. Tout est en feuilles d’or d’un tres beau travail, l’intsrieur est en velours rouge, les marches et le sol sont couverts en drap rouge. Au sommet de la coupole est une croix et au- dessus deux aigles merveilleux, qu’on prendrait pour un ouvrage d’orfevre. A la droite du tröne dans le mur du sud, il ya une grande arcade, dont les colonnettes sont en marbre blanc, recouvertes de sculptures d’art ; on y monte &galement par des marches de marbre. Au milieu est la chässe dont interieur et l’extörieur sont en velours rouge, orne de clous d’argent, avec naturelle la princesse elle-möme, habile artiste, qui a su donner un air de vie a ses por- traits d’or, de soie et de velours; vient ensuite son fils, l’aine de sa race et de ses vingt- sept enfants. Le costume de boyard qu’on retrouve dans cette naive representation, tient beaucoup plus du vetement hongrois que de l’habit oriental. On conservait aussi dans cette riche basilique le portrait du Voevode lui-m&me; mais cette image, derobee par une main inconnue, fut enlevee du sanctuaire il ya vingt ans. Tout d’abord, le clerge qui avait la garde du trösor, fut aceuse de cette fraude que justifiait en quelque sorte la grande quantite de perles dont la royale brodeuse avait parsem& la robe et le bonnet de son noble ἃ ὄροιιχ. Mais si le portrait de Basile ἃ expie un larcin infäme, la richesse de son vetement, " ilest heureusement demeure intact sur une [resque qui permet de contempler les traits ΟΠ du Vocvode dans le plus pieux de ses triomphes, ἃ l'instant m&me oü l’eglise etant ΕΞ acheve, il la porte toute entiere dans sa main, pour la consacrer ἃ ses trois patrons qui le benissent du haut du ciel. Ce n’est pas tout; une fois ce temple erige, Basile dans son ardeur chrötienne r&solut de le sanctifier encore. Depuis longtemps, les reliques de _sainte Venerande, profanees, etaient au pouvoir des Turcs : Basile sut les racheter des ᾿ mains des infideles; les restes vendrables furent apportes en triomphe sur la terre _ chrötienne et le Sultan lui-m&me ne dedaigna pas de les accompagner jusqu’aux confins de son empire. Telle est du moins la sainte lögende expliquee par deux compartiments _ de peintures qui surmontent la chässe d’une richesse remarquable oü sont exposees les ΠΟ reliques, objet de la veneration des fideles. » N. lorga, Tapiterüile Doamnei Tudosca, Βυ!]. Com. Mon. Ist.. An. VIII, fasc. 32, Bucuresti, 1915. I. .« A la suite de la restauration recente, il ne reste presque rien de ce que le pieux fondateur a fait en depensant tant d’argent avec les meilleurs artistes de Russie pour ' glorifier en Moldavie son nom, comme le Voevode Neagoe l’a fait en Valachie. Son Epouse, artiste, s’est appliquee ἃ faire des tapis et des rideaux d’un aspect merveilleux comme aujourd’hui on n'en fait presque plus. » N. lorga, ἐδ. Ay Ξ = 188 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [188] SEAL ua us ὦ» li Lions U une εἰλ5ν τὸ τ oT ll EN IS u All ae Ὀ πε. 0] 58 a Re A ESEL SL LE a le ls = al) gl al. soll 18 ἘΣ ΣῈ οὐ οὐδενὶ τ le ale ya sel Le os Din Kay any ass, als IS zn Εἰ eh in apa ἡ ΟΥ̓ ie st N la > iS, lagiis uns las a el AE ls re dl ὥρα »» US er du κὐ al ὦν (5:39 Ὁ εν Ally un aileil r why ὦ». lei Kuh Alm Bi 5 Ey wel er Dlale alE os Bl (ᾧ ορι 1. Lgrd 1700 om. 5,45 IS. une serrure merveilleuse qu’on ouvrit devant nous. Nous nous prosternämes et baisämes le corps de sainte Parasceve' la Bulgare, la Nouvelle, qui a te transportee de Constantinople de l’Eglise du patriarcat, du d&pöt des corps des saintes, dont nous avons baise les reliques, comme nous l’avons dejä dit. On a pay@ du patriarcat plus de deux ou trois cent mille [piastres] pour les remettre en bon 6tat et cela fut impossible. Elle est, comme pendant sa vie, couverte de voiles en tissu brod& et d’autres choses. Au-dessus d’elle sont suspendues des lampes d’or et d’argent qui brülent jour et nuit. Sur le mur de l’arcade sont representes son supplice, le lieu ou elle fut enterree, et le detail de son transport par les Tures jusque-la. C’est une @uvre artistique, Lorsque les prelats apporterent son corps, le prince designa ses capidjis pour l’accompagner par surcroit d’honneur et pour se rendre par ce'a plus glorieux. Le chour, comme celui de l’öglise du couvent de la princesse, forme deux absides rondes au nord et au sud; les trönes ajoures, en ceypres et en sbene, sont artistiques, travail de Constantinople; le tröne Episcopal est le premier. Dans chaque chour est un lutrin ineruste d’os et d’ebene 1. Ch. N. lorga, Inseriptii, vol. Il, p. 150-153, Bucuresti, 1908. Les reliques de la sainte Paraseeve, qui a soulfert le martyre en Serbie, furent apportces de Constanti- nople avec la benedietion du patriarche Parthene. La chässe fut accompagn6e par trois metropolitains : Joannice de Heraclde, Parthene d’Andrinople et Theophane de Palaio- patrai. Le prince lui-m&me et parmi les prelats du pays Euloge de Roman et Georges de Husi sorlirent ἃ la rencontre des reliques ἃ Galatz et ἃ Ismail, Basile lui-m&me allait derriere elles, N. lorga, /storia Biserieii Romäne, vol. I, p. 307-308, [189] DEUXIEME PARTIE. — LIVRE Ir. 189 ς--ἱὶ LaNel ws BIN es alas we ἀϑ Lls „>| ce Ns Sypul al ‚ie di Re) νὼ. (3 lag οὐδ laise Fe] Aa 3 SL. Δ dio > A>Is alas οὐ δα} „=; kelios „> 5 οἷ» 4.38 da sAc „Aus we alt Ge) LEN la] elai sol HELE ».95- τ be sh „üb ὩΣ ll iS "ὦ 3 CH us gr ze Na ΟΝ ΩΝ τ ΡΣ ie * a SE ae, rn il bb Am ὦ ὦ res ms 2501430172: 1. Lire : \Sg)!, au singulier. seulement, un vrai plaisir pour la vue, et recouvert en drap rouge. La coupole du chaur est tres haute et au plafond est peint le Christ qui b£nit. Les coupoles de cette &glise sont 6lancdes et hautes. On y voit suspendu le grand lustre compos& de seize pieces toutes en argent dor& et cisele, d’un art surprenant. Dans l’intsrieur il yaen un autre en forme de coupole avec des arcs. Dans les murs de chaque chour il y a deux fenetres avec des lucarnes rondes. Devant les portes du sanctuaire il y a quatre chandeliers de cuivre jaune sans pareils dans leur dessin et leur fabrieation, puis deux autres grands en argent. De m&me le symbole a quatre series merveilleuses ἢ sans * fol. 35 17. pareilles, Ticone de Notre-Seigneur et de la sainte Vierge, l’icone des Trois Hierarques et celle de saint Nicolas. Elles ont &te faites ἃ Moscou en argent et en or'. 1. Jusqu’aujourd’hui on ne connaissait pas exactement l’auteur des images de l’eglise, M. Sylviu Dragomir a decouvert ἃ Moscou une serie de documents publiss dans les Annales de l’Academie de Bucarest. Nous donnons ici quelques details : on a acheve l’eglise, les murs, les cellules, la trapeza et le clocher en ayril 1638, et la consecration cut lieu un an apres, en mai 1639. A cette &poque, l’eglise n’avait ni icones, ni peintures murales. _ _Pareille chose est arrivde ἃ l’eglise du Voivode Neagoe : Curtea de Arges, qui fut eonsacree en 1517, neuf ans avant l’ex&cution de la peinture. D’une lettre du 13 septem- bre 1638 adressee a Feodor Feodorovitch Lihacev, nous savons qu'il avait fini l’Eglise et 60} avait en Russie ses peintres pour faire l’iconostase et le crucifiement aan notre ἶ eoutume cecclesiastique. Il envoya la lettre par l’intermediaire de Isaie Eustatievitch * Cämärasul, laissant ἃ son appreciation le soin de diriger son messager et, en change, son nom sera mentionne aux services dans l’archeveche nouvellement bäti. “ La peinture des icones fut vite terminee, car le 12 juillet 1639 le prince &Ecrivait par son messager au Tzar: « Nos hommes qui ex&cutent ce travail, apres l’avoir fini, qu’ils κάκ γιὰ: 190 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [190] ὑγρῶν Ulm DE a las all oe > IK Us a ee οὐ „5 AL: EM ας «9 ds * > ge en N ey N u ἀν φῶ) a οἷς ἘΣ al ua SD» > en Οἱ LE es 2 a le le a IK N Ms οἱ Il Au De γι a as IK DL ey Al dass ὡν lo Ya Ylagis Ya Hol acc nina ar I 5.3 Du ΣΝ sy) oz «ἂν are! Lily all as οἱ Al la,ze I ὅπ ee 1. Lgrd 1700 habet: le, - 2. Lgrd 1700 habet : Urn. Le sanctuaire est tres beau et &legant. Autour de son abside ıl ya difle- rents arcs entreme@les pour l’orner, tous dores en feuilles d’or. Dans la pre- miere place il ya trois fenetres avec des lucarnes rondes et les colonnettes qui les entourent sont aussi en feuilles d’or. Au sommet de la voüte il y a l'icone de la sainte Vierge. Les peintures et les images ἃ l’'interieur du sanetuaire et A l’exterieur sur les murs sont en feuilles d’or et en lapis-lazuli, d’une beaute incomparable. Devant la porte du sanctuaire il y a une tres grande lampe d’argent. Tout le monde est d’accord pour dire que ni en Moldavie ni en Valachie, ni chez les Cosaques, il n’y a une &glise qui egale celle-ci, ni par l’ornementation, ni par la beaute, car elle &merveille le visiteur. Dieu la con- serve jusqu’a la consummation des siecles! Ses chandeliers d’argent, ses retournent chez nous, car par la gräce de Dieu, l’eglise est achevde et nous altendons seu- lement pour l’orner, les ornementations qu’on execute dans ton empire orthodoxe tres grand. » Le 29 decembre 1639 les icones &taient ἃ Jassy, ou tout au moins une partie. La peinture de l’eglise fut ex&cutee par des peintres de Moscou. En 1648 le prince s’adressa pour la deuxieme fois au Tzar par l’intermediaire des messagers : Eustrathie Mitnin, le moine Silvestre et deux boiars moldaves, avec le peintre Micolai, afın de demander des peintres pour ex&cuter la peinture de l’eglise des Trois Hierarques. A la suite de la lettre du mois de mai que Basile avait envoy6e au Tzar, sa demande fut satisfaite et l’empereur lui envoya deux peintres : Sidor Prospeev et Jacob Gavrilov. Au commencement de juillet les peintres se trouvaient ἃ Jassy, comme nous le savons par la lettre du 19 juillet. Le travail commenca Τ᾿ 616 de 1641. Le premier peintre est connu comme un des meilleurs de l’&poque, le deuxieme l’est moins. Le deuxiöme peintre mourut et Basile demanda en decembre qu’on lui en envoyät un autre. Le Tzar lui en envoya encore deux. [15 commencerent le travail en ᾿ fevrier 1642 et retournerent avec son messager, Michel Ivanov; le 17 aoüt 115 se trouvaient r ala frontiere moscovile. Pour les details οἵ. Annales de l!’Academie Roumaine, t. XXXIV, Mem. See. Ist. « leonografi rusi,pentru bisericile moldovene », p. 1081-1092 et Buletinul, An. V, Bueu- resti, p. 110- 114. [191] DEUXIEME PARTIE. — LIVRE I". 191 (9 zn ὦ καθὸ ἰμι5.89 [ul 00} ἱρῶν φὰς μον νὰ 2 aen „all ΘΙ τὶ ses ae, za ia as] ΞΘ 34.13 a! εἴ: Be Jels ἰθὺ le al οἷς ae Al Lil ll EA ὡς An > σα ἸἈΠΝ AS a glei οἱ ale N ζοις. bar Pe >. ne br SUB ρ >| Er Al >. "5 πο r ar! y] = ie 55 «σα! τὶ ee, e\ οἷ. Sp] εὐ ὧδ οὐδ ΟΥ Als a da um al ale el ia. Ss ea oO or) 2a} ael, BEFR sl or un 3 Als ἀπ: a,b ne 5». 3 \561,N αἱ. οὐαὶ Ὁ ,μ5:.9 an Us δὴ οἷ \as> Rap) lag ὃ ale Us 1. Το ρα 1700 habet : δρῤίοι. voiles brodes d’or avec des pierres pre6cieuses, ses chasubles, ses aubes, ses calices, ses lampes, tous ses vases sont inappreciables. Le dallage tant ἃ lV’interieur qu’ä l’exterieur est de marbre blanc et noir ainsi que toute la eonstruetion de ce couvent, les cellules et les chambres. Le refectoire a la voüte en pierre. Un peu plus loin, pres des bains, est le grand college eonstruit par le prince sur le bord du grand etang — helesteu — ou vivier. La veille du dimanche du carnaval, nous assistämes aux vepres dans notre ξ couvent et le lendemain aux matines. L’hegoumene du celebre couvent de ο΄ Galata', dedie ἃ l’Ascension, bäti par le Voivode Pierre, vint y inviter mon- seigneur le patriarche. Monseigneur le patriarche partit en « sanıe » trainde par quatre chevaux noirs, parce qu’il etait tombe beaucoup de neige et qulil faisait grand froid, au point que nos ongles semblaient s’envoler. C'est ἃ une heure et demie loin de la ville. Lorsque nous approchämes, on fit sonner toutes les cloches jusqu’ä notre entröe dans l’eglise. Nous assistämes ἃ la messe et apr&s nous montämes au relectoire. = Ε Η 3 ΕἾ 1. Les documents nous apprennent que c’est une construction due aux architectes transylvains. Dans une lettre du 24 juin 1577 le Voivode Pierre annonca aux habitants de & Bistrista qu'il voulait bätir un couvent pour la gloire de Dieu. Il demanda ἃ cette occasion quinze ou seize homınes. Ge sont peut-&tre les premiers architectes qui cons- truisirent le couvent de Galata, aujourd’hui en ruines, dans la vallce. Le Voivode Pierre bätit dans le troisieme regne l’autre couvent de Galata, qui existe aujourd’hui. Kog, Zet., I, p. 236: N. lorga, coll. Hurmuzaki, XV, p. 669, cf. le document en date de 24 juin, 1577; Buletinul, An. V, Bucuresti 1912, p. 28-29. Ä E Pour les autres details du couvent de Galata, cf. N. lorga, /nseriptü, vol. 1, Ἂ p- 299 seq.; vol. I, p. 15-16. 192 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [192] al > Bee] oe a ἀρ οἴδεν Ay 2.335 or ΕΣ as 5 ὩΣ us le Al5 alle 3u5Y1 „Lo ARee) x, ©) ab ‚all se ἜΣ ΕΣ ὩΣ οἷς le 06 Gleis οὐδ all U οὐδεν, ὁ And > μού Ey ee ee el aut Aules δ ὦ lan: F Ta)! aa as gene = BI ul ᾿ σγάς 38) ἀφ 6 a I βίρ Οϑὲ μῶν ϑῤν ϑυ βθν οἱ σίρε SE m δ ol An le is AR al a ul Se we by Lo se Alin u ge aA κῶν ed ds δρπὴ sb day u! hl ul ul Der ul) Lesall au, yo 1. Note marginale. Lgrd 1700 habet : ...ato. XII. — CouvEnt [ET EGLISE) DE GaLara. Voici la description du couvent et de l’Eglise : Il est tres grand et entour& d’une clöture en bois, ainsi que les cellules et les chambres : il fait plaisir ἃ voir et il est gai. De la ona vue sur le palais et l’etang [appele dans leur langue] helesteu; tous les couvents ainsi que la ville sont devant nous. L’eglise est construite en pierres et en briques et a deux coupoles elanc6es. Elle a deux portes, l’une au sud et l’autre au nord; au-dessus de chaque porte est une [enetre haute. Dans le mur de l’ouest ily en a deux autres &levees. En entrant par la porte occidentale vers l'ouest, dans la deuxi@me [partie de l’eglise], il y a quatre grandes fenötres; c’est le narthex, qui a une seule coupole. En entrant entre les quatre colonnettes octogonales, le bätiment est en pierre jusqu'au chour. Au-dessus de la deuxi&me coupole est suspendu le lustre. Devant le pilastre de la colonne de droite est le tröne dore du defunt prince, avec une coupole surmontee d'une croix et tout autour deux aigles. Au-dessus de leurs t&tes il y adeux couronnes toutes dor6es en feuilles d’or. Le tröne öpiscopal est A sa droite. Vis-A-vis, sur le mur est le portrait du Voivode Pierre, de la princesse, sa femme, et de sa fille, tous coifles de diademes. Ils portent l’öglise en l’offrant au Christ qui, entoure de la lögion [198] DEUXIEME PARTIE. — LIVRE Te. 193 Al u ει ΒΞ ss «5 Per) ω; le Ay ya ill SM Lu era (οὐ AUS Ay «οὐδ ALLE δῷ 7.8 US ὦν Jlslls, a AM Ele οϑῶ με ]ο9 lol Aula es as sul (59,9 Ba er τὺ πῶ τ 5 din a ὠνΡῦν „os Us us I ll „ey ΟΡ. z5 el ll; nie u) all Ele ὡς Ge Y ah le el a el al ΒΝ sach 2 ums ale Dan > pass ὧν LISL olyl elaiy as sh Al ρου MEN αἢ Ὁ Ἔτι lbs Sl ὁ},5 (δὲ Go) a) se Ans 4,59 en BETON) N Jlukas 8 olssäl WE Lily a say iS rl any U a a a > οὐο lan sul ul 2 ὦ» I sl a) YA US U ige > zu 1. Lire : κυ), le singulier. fol. 35 ν᾽ des anges et de la sainte Vierge, les benit. Le ch&ur est en forme de deux absides, au nord et au sud. Le sanctuaire est grand * avec trois fenötres + τοὶ. 85 ν". surmontees de lucarnes rondes coloriees. Les deux choeurs ont six lucarnes rondes. Au-dessus de l’autel est un baldaquin en bois avec des colonnettes, ἃ l’interieur et A l’exterieur il y a des ornementations de Pologne avec des fleurs et des lis, tout en feuilles d’or, d’un aspect magnifique. Une lampe 6galement en bois dor y est suspendue; on ne peut la distinguer d’un travail d’orfevrerie veritable tant elle est bien faite. Le symbole a deux series [d’icones] seulement : la premiere comprend les apötres avec le Seigneur au milieu d’eux, la deuxieme, les fötes de Notre-Seigneur surmonte6es de crucifix et au-dessus des nimbes : l’un en argent, l’autre en or. Devant les portes du sanc- tuaire il y a quatre chandeliers en bois dore d’un merveilleux travail'. Dans le chour il y a deux lutrins ajoures, sculptes, dores. Entre les colonnettes, derriere letröne du prince, il y a deux grandes icones moscovites magnifiques. La premiere est celle de saint Demetrius et sa jument foulant aux pieds le ‚cheval de Lios, le sang sort de ses narines comme du feu, la lance du saint est brisee en morceaux; il tient un glaive dans sa main. Le verso est entierement peint avec l’inscription : « Ὁ Verbe de Dieu, fils unique, eternel, immortel », choses trop subtiles pour que l’intelligence les puisse 1. Notre mobilier religieux dans ses exemplaires simples a des formes populaires et originales, tandis que les frontons et les trönes charges d’ornementations et de dorures sont d’origine orientale byzantine. Duletinul C- κι. Mon. Ist., An. 1915, p. 55-68 et 69. PATR. OR. — T. XXII. — F. 1. 13 ΄ 194 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. : [194] All ing WE 5 > u ige el al > Sal ὧν ἐῶσα! (μᾶς u μὴ δ» al Hay Gi ll Bel Sch KH iii : ον u ul ES ed ποι le αν ἐς LE ee es Ya al Ka οἱ δὲ 1 : or Be " a ὼ sie ὦ» an rer mag Kopp gi ni 1. Note marginale. Lgrd 17 embrasser. L’autre icone qui est en face est celle de saint Georges et derriere elle est celle de la Nativite. Dans le haut il y a les che&urs des anges, les saints, et la sainte Vierge tient sur ses genoux un vase blanc et long au milieu duquel est le Seigneur entour& de beaucoup de rayons de soleil. Ensuite nous c&l&brämes les vöpres. Nous retournämes ἃ notre couvent et les cloches ne cessörent de sonner jusqu’ä ce que nous nous &Eloignassions d’elles. Le clocher est au-dessus de la porte du couvent. XIII. — Covvent DE BaRrnowsKkı. Le jeudi de la semaine de l’abstinence du fromage, l’hegoumene du couvent de la Dormition de la Vierge, connu sous le nom du Voivode Bar- nowski', vint inviter monseigneur le patriarche. Nous partimes chez lui en « sani& » avec des chevaux ἃ lui. Μοὶ, jaccompagnais toujours monseigneur 1. Le prince Barnowski construisit ἃ Jassy en 1627 l’eglise de la Dormition de la Vierge qui differe aussi totalement du type moldave. L'eglise est large et relativement trapue; elle a deux tours basses dont l’une est plac&e au-dessus de l’entree. Les votes sont en calottes spheriques. L’exonarthex support& par des piliers est ouvert. Les petites niches ornementales ont perdu leur caractere moldave, de m&me les fenetres qui ont encore des moulures gothiques, mais leur forme gen6rale ne l’est plus ni celle des petits motifs ornementaux qui s’y sont ajoutes. N. lorga et G. Bals, Art Roumain, Paris, 1922, p. 364. On conserve ἃ Barnowski le portrait du fondateur et de sa femme. N. lorga, Inseriptü, p. 129, Bucuresti, 1908, [195] DEUXIEME PARTIE. — LIVRE 155. 195 NSIEUBES BEE ELE SISC/EER EINER EN "δ οἱ Cola N bau ν ὧν Us : 5 A ΘΝ NN ee! ee as dm ἀφο oe aus IE Gr Hg get öde δ Va ul U ad za (οἱ we al) el 5 IK Gy Cal As dur le üylee gas ya δᾺ a Kr cp lau äh öglsclı öl al als „IS SU ds κδ» N ae ξῸ y, MY oa er ee οὐ λα (a Gr Yo dr Yay lin In "N 5 ie ls ul Ὁ,} > so «οἷς Δ 99 rl la,.e „u> pl ya 99 1. L om. WS. — 2. L habet : ya}, erreur du copiste. le patriarche quand il voyageait, dans la voiture et dans la sani& : la erosse devant lui et les hegoumenes des couvents se tenant ἃ sa droite et A sa gauche. Il benissait de ses mains le peuple dans les marches et dans les rues, tandis que les Turcs nous regardaient. Nous enträmes au couvent. L’eglise a deux hautes coupoles octogonales, rondes. Voici la description des coupoles du couvent de la princesse : il a une toiture en dos d’äne &levee comme celui-la. Au-dessus du sanctuairel il y a une coupole haute, elegante. Toutes les coupeles sont surmontees de cing grandes croix dordes. Les coupoles, la toiture et le faitage sont recouverts de fer-blane qui brille aussi. Ce travail remonte au temps du prince Basile, parce qu’au commence- ment la toiture 6tait en bois et fut incendiee; on la changea au temps des Tatares pour qu’elle ne brülät pas, ni ne füt volee. A Jassy il y a des bains construits par le Voivode Basile sur le modele des bains tures avec des coupoles, beaucoup de marbre et des chambres tres jolies'. Nous avons pris des bains plusieurs fois. Il fit construire encore dans 1. Sur les bains en general voir l’artiele du Buletinul Com. Mon. Ist. oü on deerit minutieusement les bains de l’&poque de Matthieu Bassarab et de Basile Lupu. Les bains mentionnes par Paul d’Alep et qu'il a vus ἃ Jassy, n’existent plus, ayant ete demolis en 1894. Par les relations succinetes que le voyageur donne, il est presque impossible de nous faire une idee de ce qu’staient les bains d’autrefois. Il donne plus d’informations £ sur les bains de Valachie pendant le regne de Matthieu Bassarab, mais ses renseigne- } ments sont insuffisants. Heureusement un document de Matthieu Basarab en date du z 20 avril 7150 (1642) du registre du couvent de Cälädrusani, qu’on conserve a l’Aca- 63 demie Roumaine de Bucarest sous le n° 2077, nous donne une idee complete de ce % qu’staient les bains ἃ cette &poque. Quand Paul d’Alep a vu les bains, ils etaient 3 repares et en l’etat deerit par le doeument. Buletinul Com. Mon. Ist., An. 1910, p. 89-92. Ci. N. Iorga, Inseriptii, vol. II, p. 149. * fol. 361°. * fol. 36 γο, 196 VOYAGE-DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [196] all ag τῶ ale sel u. SL, Mel > un gold; SI ὁπ ZN de Ib A geb > ab) 05Ἱ lee ill > Fe Le a 5 ne ae Sl ee Be Iyäi al US ya us Sa gps eh Sl EI UV gl Kin ig 1; ae "le ld) Ip alas οὐδ ἀσὶ οὐ PIE N FE N IN ie ne del A al VI > lau il U 0 opaelaty hal ab) S9YUy «ὁ Gl ah ah 35 νου ΚΝ τ» day δρο ol N IK LE äh οκϑ la olbL as U al uns οἷς EL an al Mia ie ll anyy Loy, Glan ans [al ad ii 56 > κυ) κα ua wa Jo ὁ ὥστ el τῶς οὐ αν ge br Se a ee 1. L. Js&x!, erreur du copiste. — 2. Lgrd 1700 om. gb ὅδ er — 3. L habet : 5,2». ᾿ son palais, pres de la maison de la princesse, un bain en carreaux de faience, et un autre bain tres öl&gant pour son usage personnel et le sien avec beaucoup de marbre et aussi des bassins. L’eau y &tait apportee de l’etang par des voitures. Quand il fut vaincu par ses ennemis, la troisiöme fois, alors que le palais stait vide, on chaufla ce bain pour l’aga du Tresor. Nous y avons pris des bains plusieurs fois. De Constantinople et en degä on chauffe le bain avec du bois. * L’eglise a une porte ἃ l’ouest. Elle a trois parties. Elle est toute en pierre blanchie ἃ la chaux ἃ l’interieur et A l’exterieur. La premiere partie est pour les tombes. Le narthex a une autre porte. LA, sont les tombes des princes et des boiars. Un lustre elegant y est suspendu ainsi que des lampes, des chandeliers, des cierges et des icones. Au-dessus est la place ou se tiennent les femmes. On entre ensuite dans le ch&ur. Au-dessus est le portrait du Voivode Barnowski, fonda- teur de ce couvent. Il est reprösent& mont& sur un cheval blanc. Lorsque le Sultan Mourad le fit tuer, le portrait &clata. Au-dessous de ce portrait est son tröne, οὐ il se tenait debout, entierement dore. Un lustre artistique est suspendu ἃ la voüte du chaur et renferme un petit lustre de prix en cuivre. Le chour de möme a des absides eireulaires. L’iconostase est trös grande et les ρον [197] DEUXIEME PARTIE. — LIVRE I". 197 UL οἰ Kor mad οὔνῶνυ > ale a μου δὴ U αν!» Ll> τὰς: cal ze Ash a5 Gy > ee ἀρ αν ὧν 2 1 all Ai SE Ar an re u IK by | (ς» al ya a ee! a ὦν 5.1 ER | ol θῶ lyio 8 εἰς U zu 16] El dio ἐρῶν Yo A a lg LAY nn Js «δ᾽ 15 Ist τὼ» nr Sl Aula) goal La dein A zn οὐ al a EN ia Sub y AS Ey N δρῶ μου ἡ Ley us] zlelin ME and JE UI, amall yo Bäll u cn ya Wir il gumäll Sal KH ee N N N er ρα ii Bes γὰ 1. Note marginale. — 2. L habet : 1...3}}. icones sont entierement moscovites, d’une grande valeur. Les elegantes colon- nettes des portes du sanctuaire ressemblent ἃ des ceps de vigne sceulptes, dont les branches sont d’or et les grappes vertes. Le dallage est rouge comme la brique. La porte du sanctuaire est entierement ajouree, dorde comme dans les autres eglises. Le baldaquin de l’autel est comme celui du couvent de Galata. Le pave de l’eglise est en dalles noires. Le elocher, extreme- ment solide, est tr&s haut. XJIV. — ÖRDRE DE LA PRIERE QU’ON DIT POUR LE PRINCE A CHAQUE REPAS. Nous montämes ensuite au refectoire. Les invites, ἃ chaque table, com- mencaient toujours par boire Ala sant& du prince. Monseigneur le patriarche se levait, tenant la coupe ä la main, et disait : « par lintercession de Notre- Dame la Vierge, toujours Vierge Marie », et tous r&pondaient : « par leur intercession, ayez pitie et sauvez-nous, Seigneur », puis « par la puissance de la croix » et ils repondaient de m&me. Et : « par les prieres des anges et les legions des saints et des martyrs » comme il est speeifi& dans le missel, ἃ l’office de la prothese. Lorsqu’il en disait une, ils r&pondaient : « par leur intercession » jusqu’ä la fin. Ensuite il dit : « Que Dieu accorde au souverain qui aime le Christ, le Voivode Basile, la sante et la gräce ainsi qu’ä sa femme et ἃ son fils! » Il pria beaucoup pour lui, puis il but la coupe, * fol. 36 v°. * fol. 36 ν᾿. 198 VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. [198] Αἰ2 18} „> Li! ol ΝΣ ai Ἐπ yÄA Lu, N ᾿ ln, Ass or ἘΠ «9989 ao ya ae (al os In, τ ra g,) «ὐϑο οὐ Les, „2 is \dgü 1518 N ed ses XS Hl οἱ ah el la al 5 © Πολυχρόνιον ποίησει ὁ Θεὸς τὸν παναγιώτατον nal μακαριώτατον SÄA «95 Os Pal, A ἡμῶν πατρὸς πατέ έρων ποιμιένα. ποιμένων χαὶ φυλάττε αἰ τὸν εἰς πολλὰ ἔτη. Τὸν Δεσπότην. ea N ee de a ee a SEN bl ,5 9 > οἱ al eh AST: Sub. Sy Let ei] ο᾽ ὁ δ Se Yo) a a II za ΘΒ Οἱ ml as ὧν AU oldee 0 πρὸ ala > ὦ A Em (οἷς Las dl ug Bein. as 58 ὧν eV. ὁ.» ὧδ las 65 ei Ede ee 5,5. Οἱ Je 1. Lgrd 1700 om. „Wlbn. tandis qu’il se tenait debout, et apr&s s’assit, et nous restions debout. Chaque fois qu’il buvait, il s’asseyait, et ainsi jusqu’ä la fin. Ces couvents, c’est-A-dire le couvent de Saint-Sabas, celui de Galata, celui de Barnowski, sont des legs pieux appartenant au patriarche de Jerusalem. Ils burent ἃ sa sante, de la maniere dont nous avons parl&, tandis que monseigneur le patriarche restait debout jusqu’ä ce qu’il eüt fini de prier pour lui et apres il s’assit. A la fin, ils dirent pour lui le polychronion : « Que le Seigneur accorde de nom- breuses anndes ἃ notre tres saint et bienheureux pere, le pasteur des pas- teurs, et :«[Seigneur] » ; gardez-le pour beaucoup d’ann6es. Seigneur, [gardez pour beaucoup d’annöes notre] Maitre et Pontife », puis « pour Kyr Macaire d’Antioche et de tout l’Orient », comme le polychronion pour le prince. Nous buvions ἃ sa sante, debout. Le soir, nous descendimes celebrer les v&pres avec de grandes genuflexions. Nous retournämes ἃ notre eouvent en voiture, parce que le patriarche n’a pas l’habitude de sortir sans mandyas et sans voiture, Le vendredi matin, nous vimes Son Altesse le Prince lorsqu’il sortait en procession et allait faire visite au me&tropolitain du pays appel& Barlaam, qui stait malade. Remarque. Son Altesse le Prince Basile tenait * un divan chaque jour, mais celui du samedi etait sp&cial pour juger les brigands; il mettait ἃ 1 E ’ [199] DEUXIEME PARTIE. — LIVRE Ir, 199 U zb ὦ ΟΥ ak ie Gun Alb ie age Ki ld an οὐδ N ἐκ ὩΣ ie Al En un ee ee ὑπ ὁ" ΟἹ lan se 58 5% dsl 3 5 le di EL ia 23 σα ΟΞ Ἐῶ κὲρ aka (ἢ 9} (5.03: sa ὦμο N αΝ] ei ἜΣ eb als Fr Ὅλὰ Rs pa ll Abi ya zus Al gl ν» Als χορῶν als Ubi Fl ῷ 9} οἱ 5 mort les uns et mettait en liberte les autres, car Dieu le Tres-Haut n’a pas cre& sur la surface de la terre un peuple plus möchant que celui de Moldavie: tous les habitants sont des voleurs et des assassins. Pendant le temps que Basile fut prince, presque vingt-trois ans, on compte qu’ila mis ἃ mort plus de quatorze mille voleurs, cela d’apres les registres. Il ne faisait pas ex&cuter un coupable des son premier crime : d’abord, il le faisait fouetter et marquer au fer rouge, il faisait publier son crime, puis le mettait en liberte. En cas de recidive, il lui faisait couper une oreille; la troisieme fois l’autre, la quatrieme fois il le faisait ex&cuter. — Nous avons vu chez eux une chose, dont Dieu nous pr&serve! — leurs prötres 6taient chefs des bandes. — Malgr& tout cela il n’en venait pas ἃ bout. Quant ἃ leurs femmes et leurs filles, elles n’ont ni pudeur ni honneur. Il [le prince] &tait fatigu& de leur couper le nez, de publier leurs erimes et de les noyer par milliers; il demeura impuissant. TABLE DES MATIERES INVANT-DROPOSEN era τ Στ ες Re Bee ee FEEEEEZZEEZEZEEZZZESEZZEEZZZEE ET NTRODUCTION 1.2 MohlsYdu@voyager ne Velen ee ee BER EEE E EERN Re II. — Transfert du patriarcal d’Antioche ἃ Damas............... νος δ τος. {{Π|ΞΞ »Histoire des patriarches d/Antjocher= were ee ee FE ee EVA —:Mäcaire’eluhmetropalitain ΠΑΤΡῚ. ee ee σου V.—"Arrivee du/sultan Mouradra2Alep, ens 4049. re ren A WE RE Sa TREE VI. — kei pelerinagelanTerusaleme. Zee een πο erh nte aisleiegete EL ee EEE ee VII?’— Election, auypattiancatn ar ee πρὸ ee ee EIER NEE VI. —Nisite de (son dioceserar, rer ee REG IX; Ἐξ Pfeparatifstde Voyagasa ee RR ee ee PREMIERE PARTIE LIVRE PREMIER VOYAGE EN ORIENT 1.»>=,DBpartidAlepr..aaases τ ΤΠ Στ το Tee TREE EEE IT TCONIUmM Reese ses rana lee szene alone ne arena ee SAFE RESTE RESET LTR IE. —=,BLOUSSe a: es ἐπι νιον Biermann -eleraarsese fie che ialerteetteteheTe Breite Eee LIVRE DEUXIEME VOYAGE A CONSTANTINOPLE I. — Entree ἃ Constantinople............... ehe ech ἐρῶ τ ΕΝ EEE U 4Q0umQapomkr ee πον ee πο SORGE EEE ORIERDRENET IT: =: ArMeidant. 4.2.2 ee ee ee ee ra Eee TV SELA Sr ee NE τ Ὴν ἘπῪΣ ΚΕΝ ΤΠ ΠΕ Sa BEN V„-—=.Mosquee dei. Soleiman.n rss Se ee ee EEE VI) Galatareise sn. e ταν, τε τ μ τ ΤΉ τ eee τ λοι ΕΣ ΚΤ ΥΣ ΨΙΙ: —Miincendierde3Gonstantinople>2.- erctres ne nr ρέέρρέροέΕσέἔΕΨἔέΨσέσ͵σ στ π᾿ VIII. — Le yquartier d’Assamata.........-. -.----2200..- BERN RER RR eg ας τς IX. Tess Sept LOULS Sn. 2er ee Ak ee ee re SSR ee X. — Le Bosphore. EN IHETETRRHOHEE #3 HE EISEN GE HOT EA RE τυ δου. τς ΧΙ: :-- Office, divin’ a Gonstäntinople.r 1er. ae Rees ee Mer τ ΚΕΝ XII. — Messe des patriarches de Constantinople et d’Antioche..............rcrcracneeeeeenneee XII. — Elevation de la panagia ἃ Constantinople DO Er ae nen XIV. — Le synode de Constantinople qui eut lieu pendant notre sejour........ VER XV. — Rite de l’Epiphanie et office de l’eau bönite ἃ Constantinople.............--ereneeeerere XVI. — Emplacement du Detroit et celui qui fut ereus& par Alexandre........zurseeerc0o τα κεν XVIL?— Debroudja. ee. an sertataere πιο οἷοι slalan.ersierneretele afelagayetefare/sänle τε ΡΝ DEUXIEME PARTIE LIVRE PREMIER VOYAGE EN MOLDAVIE L —Entröe en'’Moldavie. Galalze.. ar nee ein ehe ae elete Eis) win nln are ee ie aaa a Te II. — Les maisons et l’habillement en Moldavie et en Valachie.............--ururereereeer X III. — Vaslui........ PREV SER τ προ EDEN eg IV. = .Seänfela a. ea une nern meta lage oje armer ekete falage tee nlele ὸρ πο τὺ πὴ δὺο ροδι. Eee V.,— Αγ REES UT EG τ, τυ, VI. — Description de Raise de Baint-Sabas.... Sur us men nen en steuer m area Error VII. — Entrevue du patriarche avec le prince de Moldavie ER este Rn. Dale are Er ne etE E VIII. — Cadeaux faits au prince de Moldavie, [ἃ sa femme] et a son 15... ννννννννννν κεν κεν ννν IX. — Rations allouses en Moldavie ἃ monseigneur le Patriarche. Le couvent de Golia.. .... X. — Rencontre du patriarche d’Antioche avec Basile, prince de Moldavie...... Rn nn AR XI. — Description de l’Eglise des Trois Hi6rarques οὐ τ τς ον νιν ον τ πον 1. τ ὴρτι πὴ a XII. — CGouvent [et 6glis6] de 'Galata. .....%. τς Mu sanieren ee ne νι τ er XIII. — Couvent de Barnowski..ueessnensesesnessnneeneennensunnsennennee ee 07. LES HOMILIAE GATHEDRALES DE SEVERE D’ANTIOCHE TRADUCTION SYRIAQUE DE JACQUES D’EDESSE (HOMELIES XCIX A CI) 5 Br Er rs Ἧ * hr ur ET LES HOMILIAE GATIIEDRALES DE SEVERE D’ANTIOCHE TRADUCTION SYRIAQUB DE JACQUES D’EDESSE (suite) HOMELIES XCIX A (ΠῚ EDITEES ET TRADUITES EN FRANCAIS IGNAZIO GUIDI > 2 Ὶ ἕῳ ee γ» Ὰ ι ν᾿ ἢ ὍΣ; x ‘ NIHIL OBSTAT ἔνα IR: ERAFFIN ἢ ΕΚ ἀν 09 Ἐν γον Parislis, die θ᾽ Μαὶ! 1929 Rn ig PERMIS D’IMPRIMER Paris, 47 Maii 1929 ρου πιο DL ᾿ ag ᾿ ᾿ = AVERTISSEMENT Les homelies XCIX a CIIl de Severe d’Antioche que nous publions selon la traduction de Jacques d’Edesse sont editees d’apres le ms. Add. 12 159 du British Museum qui seul nous les a conserv6es. Il existe une traduction latine de l’homelie € sur sainte Drosis dans A. Mai, Scriptorum veterum nova collectio, Rome, 1825-1838, tome IX, pp. 750 a 754. On trouve aussi dans le m&me tome aux pages 726, 727 et 738 neuf fragments grecs de l’homelie CI et aux pages 731 et 733 quatre fragments grecs de ’homelie CIII, que nous repro- τ΄ duisons en note ἃ la place correspondante du texte syriaque. Nous tenons ἃ remercier ici M. Maurice Briere qui a bien voulu mettre la derniere main ἃ ce travail et se charger de revoir toutes les epreuves de ce fascieule, ce qui m’etait d’ailleurs rendu impossible par suite de l’etat de ma vue. l. Guipı British Museum Add. 12 159. I 10 Ihalo asals \solso + lasaamas) ΜΙ τον αὶ uaLozuad pP JS Jlasudo> or οὐὐ .|Auar Joa, Ss ars Jjn.> lad, ası το :μϑοα. «οὶ Ds ram. 135 — Le JHolscı — μὶ ὙΠ λον Ὁ ΜΟῚ ἐὸν 809 udor βου 19 Lado : 00a. Jans, Nana; αἷς μιλ6᾽ λον ".-Asızs μοι (ad, So bllguo Κα το]. 99 Non; Sr 061 τον} Haag bl sp κϑὸ Μὲ has or Μὲ on 6 + JN>as „0 :lamsaS yaus [59] 00 το Jos gas οἷς olası) Ikas> Lu) Muhuliaso als "ol I] :yor zoo Kun] Janis Yopsi μὲ ΔἸ» uNSag (χω o Dailo sg as Is] al Dr τ]! 1. Lin margine : wu |Dea. - 2. Lin margine : Qu: — 3. Ms. Sl. HOMELIE XCIX Sur L’ANNIVERSAIRE DU JOUR DANS LEQUEL, PAR LA GRACE DE τευ, x ’ IL (SEVERE) REGUT L’ORDINATION (χειροτονίχ) ET ΤΌΤ PROMU A L’EPISCOPAT'., Aujourd’hui quelques-uns de ceux dont le goüt? est port& vers la chair et qui sont eblouis par les apparences (φαντασία) des choses exterieures, s’ima- ginent peut-Ötre 'que je deborde de bonheur et que je suis dans la joie, parce que je suis arrive ἃ ce jour “qui acheve ma quatri&me anne d’episcopat?' *L fol. 219 Pour moi, je reconnais que je dois des actions de gräces A Dieu qui, ἃ cause er de sa charite (φιλανθρωπία), ne m’a pas seulement appel& ἃ cette (dignite), «a souleve le pauvre de la terre et a releve l’indigent du fumier‘, comme cehante David, mais (qui) m’a encore donne abondamment le temps pour me pr&parer au repentir, afın que je ne perisse pas avec mes peches et que je ne dechoie pas de la vie heureuse. Je tremble cependant et je redoute le jour present, 1. Note marginale de L: Cinqnieme annde. Les homelies XCIX ἃ ΠῚ ont done et&e prononeees du 5 novembre 516 au 5 novembre 517. Ci. P. O., XV, 771. — 2. Litt. : « le gosier ». -— 3. Le 5 novembre 516.— 4. Ps. ΟΧΙΙ, 7; ef. I Rois, 11, 8. 208 SEVERE D’ANTIOCHE. [8] he 55) od μὲ Jr 2» Ὁ ον har ou ae μὲ Die Yo er „wo ταῦ.» Sull; Jamad, \asöı lass : ya» Lay Jans "μὰ ” JAs>ly οὐν Joa. x ΙΝ βου, Nas Jusoo Nuoha| μον, IJN5; „JADsS| Da gandıı Jeso5ly Ko ΑΝ] μὲ] asy2do „Muh; „lo ‚oral Jans pe Jane us jan bl lo La Ludin boys Dr wog „el Ha, wa, Jsl Jasaas Nas] all] — wıss,| lass) Asau; SA : lc’) χοὶ > Jod; τις el Mus, JLojarıns mol Anis }! «Ὁ μὶ -ϑοι N] kam » Is! Jos 5 a « Sun «Ὁ Ηἱ am ,5 τάδ ἦν. 001 Jan VB dor som Aus! J 2 hl oh Mio μὲ] sun. [39] au las JADID00o Kuss Ano wabası olarslıno el 59] a2, μων er Hor> :)lascıa Ἰὰ κυ» )lauıasas κιϑὸ Nor; hl Ἀ] Ps La]! :bl Sul μὲ soo μυοοιδλο 001 [ρα Jojo >o ἘΝ " ΜΙ μμὶ Ko „Jaime dor "μοι μῦν. Sao] wa en le voyant revenir periodiquement chaque annee dans la revolution du temps, a l’exemple de ceux qui, debiteurs d’une somme d’argent qu'ils auraient empruntee, lorsque les intörets ont &gal6 le capital et que de la sorte leur dette a doubl6, redoutent le jour du remboursement quand il est prösent. Je crie les paroles de Jördmie, pleines de gemissements, dans l’&motion seeröte de (mon) c&ur et je dis : [66 est passe et la moisson est passce; et nous, nous ne sommes pas sauves. Je suis brise, je suis dans l’obscurite, je swis dans le doute, je suis oppresse de douleurs comme une femme qui enfante'. Car tandis que Dieu, comme je l’ai dit, ἃ cause de sa charite (φιλανθρωπία) m’a soulev& de la terre, moi qui &tais pauvre, je ne me suis pas redress6 en möme temps par les pratiques de la perfetion avec celui qui m’a soulev£. Pauvre jusqu’ä present en fait de bonnes @uvres, je suis clou& au sol, et je reste assis en bas, n’ayant pas fait mourir ces membres’ qui sont sur la terre, selon l’avertissement de Paul, ni rendu mon äme elevee et libre. Mais je me suis enorgueilli de l’oncetion &piscopale, et je suis demeure dans la fange des passions charnelles, et de ce fait j'ai perdu la finesse de mon odorat intelleetuel et je l’ai laissce disparaitre, de sorte que je ne puis plus percevoir la suave 1. Jer. (LXX), vi, 20-21, — 2. Col., III, 5. ur - u δ ΡῚ or . 10 10 45 > % [9] HOMELIE XCIX. 209 Da ud apa badas ul; ka:sLlo „Jaisl]o Jkuol al lo .. 3.9} anı ana a )asaamus|; Jos MI οομὶ .arl) ra big har] :hoio JLaisse Jeans] do τοδὶ Mich am ING ))asaam,s]l »öl «οἱ κ«ἱ κα an kon 5A ς9ο "9: oa ab ..Jhom om ul N-IYE "JND0 ! pas Ἂς" 7 Jeaämnsslso od vol! 2 x Joy oa HI Ira] οὖν ον αἱ Dusıs my „"JNasas200 |Nsaso "Jasaanss|, οὐι gel AD (οὐ „Jusos ΙΝ Ilojarası <> oo . Dazıs Sams Jy οὐι μος 9] „LANs Aus )anıas [95 | ‚oäasa.s od] Joe -.oraaıs 001 22 ERS | od aa aa ol; SA or Jar] oc El mel PINS: os Jadbo „wabas msn, sl, La! .JEoAs Jo —» Jh UML 5ranor μοὶ 00 nano hu] pm] Lars Lass „| Iro3 1. L in margine : αξιωμα. --- 2. Ms, ᾿ξαϑρρα,ϑῇ, odeur des choses celestes. Que me reste-t-il, sinon ἃ pleurer, ἃ m’agenouiller en meme temps, ἃ me cacher et ἃ examiner A quelle fin me conduiraient ces * 1, fol. 219 ΤΌΣ (fonetions) honorifiques, si nous apportions une complete negligence. (Que l’episcopat soit une manifestation d’@uvres spirituelles et non pas une dignite dont on puisse s’elever et s’enorgueillir, comme beaucoup le pensent, nous l’apprenons des Livres saer6s : Si quelqgu'un, dit (Paul), desire la dignite d’eveque, il desire de bonnes @uvres'. Cette parole fait connaitre ἡ que cette (dignite) doit &tre desir6e non pas par celui qui n’a pas encore regu cet honneur, mais par celui qui l’a dejä recu, et qui, compte parmi les ev@ques, doit desirer et souhaiter un &piscopat actif et ellicace. Car m&me celui qui π᾿ ἃ pas encore obtenu cet(honneur), 51] est riche en bonhes @uvres°, est purifi6 en lui-meme, il est 6clair6 dans ses pensees, il n’est pas enivre de la folie de la eupidite; mais, möme si l’honneur lui vient, il le fuit, parce que personne ne le prend pour lui-meme, mais lorsqu’il y est appele de Dieu’, comme dit le sage Paul; et, ἃ celui qui l’appelle, il dit comme Moise : Designe un autre qui soit capable, que tu enverras‘. Au contraire, si quelqu’un, vide des belles manifestations et des 1.1 Tim., 111, 4. — 2. ΟἿ, I Tim., vı, 18. — 3. αἵ. Hebr., v, 4. — 4. Ex. (LXX), τν, 13. *],fol. 219 "Ὁ. 210 SEVERE D’ANTIOCHE. [10] ΙΕ Ἐν > LosMum, Ira |dydaa > „oh, Jasııo 13. «Ὁ ad [5 Janus; Jg har nu] Bun 5 Π]Παθαο ο.9}} NO mon a a Ἂς μι 3>> ao . öl Jar N Jasoı> Ss sgar> wolo si Joor ro «Ὁ .JAuso „ao Jooı Pro . Joa )osaro Jo han Jar] ..Joor Jay ΝΟ or „2 .Jooı Joy Amo Joor un] Jo 5) „ua20 οἷν wusaro [sabasddo . IN’ Aro Jboo;Do [u>Ado; μας Aus by yol ‚Nasanans] Lass bl bl 158]. -Jashu μεῖς Ass ao SD SIa50 Silo Ss s]lo :-μ5 JAuad, oo οι Ir..k>3 οὐἱ ad οἱ ad sl Jl οι! Νὰς SAD Yrao za ἢ ἘΝ ΟΝ ΠΤ πὰ Jg Hasd IuLs 132. > Zr am „gan yaumlIy „Any 00 Joa ha! 36,0 ach μὸν za AD 0 JE] Παϑοοοο.. 9}}59 oo οὶ 815 rs ya ya] .yaıı> )Ass> abo 333 > „rıaso [ö)Na> yl travaux de la perfection, desire la dignite d’evöque, ilest certain que celui-lA veut revötir la pelisse episcopale comme une peau de lion et ne desire pas les bonnes @uvres. Car, s’il desirait celles-ei, il les aurait d’abord pratiquees en partie; et, les ayant d’abord pratiquees et &tant ἃ son tour saisi par ces ceuvres m&mes, il serait purifie; et, une fois purifi6, il ne desirerait pas un simple honneur sans action. Car moi, jaflirme que la dignite öpiscopale ressemble ἃ une maison que l’on bätit, qui s’eleve en hauteur, qui est bientöt pres d’ötre achevöe et qui va &tre couverte de solives et de planches. De m&me done que celui qui bätit une maison, qui arrive A la partie sup6rieure et qui monte peu ἃ peu, ne deraeine pas et ne brise pas ses fondations, mais prend grand soin et pour celles-ei et pour la construction qui (avance) peu A peu et la rend bien forte et solide, pour qu’elle puisse soutenir le poids qui va reposer sur elle; de m&me celui qui arrive ἃ la dignite d’&v@que doit prendre soin des premiers degrös, comme des fondations et de la construction, (et cela) par les oeuvres elles-m&mes et non par la parole seulement, de sorte qu’il chante avec les or 10 15 [11] HOMELIE XCIX. 211 ed) A JaD FOR Sm NET so a8. ep gro > wi wa ya I por wait Jar na gussalarıg ao Jan pas a; δ ars An as Jar amlı ID | am, βϑοιο Jar Io! a Hari dar, act as σα. mal lau, ua] hä RS) CH) aa ἊΝ Nun, Jo ul δ..4.. Das mise μὴ kuss ol Kos μόνα, οἱ yay 5 80 „aMNahı OO (Ana OOLDN Yan )asaamrs|, Joa; un] Βα Ji Dos 001 "Lam opa-aıo Ing: oo, alas Sn el Jess «Ὁ as „Juo3 Srso JLojou ‚lho „JA “orad> Jans vol Joolo „Nayo 001 πα od „Laxns kupel I>ra> a ung IA35 ονϑδαϑϑο Ds Au ya jeaamss]| οἷν. «οὐ BEN? Ns NO > μμμοβο [,5}}} el ‚as lasıiz su D AD wa μη. ὶ chantres, qu’il veille avec ceux qui veillent, qu’il lise avec les lecteurs, qu'il serve avec ceux qui servent, "qu'il prie avec ceux qui prient, qu'il offre le sacrifice raisonnable avec ceux qui l’offrent, qu'il s’applique ἃ toute espece d’@uvres ascetiques avec ceux qui s’y appliquent, quil coure avec ceux qui courent la bonne course et que de cette maniere il fortifie ceux qui ne courent pas d’une facon incertaine', qu'il combatte avec ceux qui combattent dans les luttes, et que de toutes parts il rende plus solides et qu’il affermisse ἃ tout instant et les fondations et la construction, afın qu'elles puissent soutenir le poids de l’episcopat qui leur est impos6, de crainte que — comme pour la maison de celui qui dans les Evangiles (Εὐαγγέλια) est nomme insense, [αἱ qui l’avait bätie sur le sable — la pluie ne descende sur (cette maison spirituelle), les torrents ne viennent et les vents ne soufflent — cela indique les luttes necessaires des tentations — et quils ne battent cette maison, et que celle-ci ne tombe et que sa ruine ne soit bien. grande’. Pour pouvoir porter les vertus de l’&piscopat, l’&veque doit done soutenir sa maison par tous ces degres, ainsi que par des cödres et des cypr&s de haute taille (εὐσταθής) qui s’elevent en hauteur et qui repandent une odeur suave, 1. C£. I Cor. ΙΧ, 26. — 2. Matth., vıı, 26-27. ἘΤ, fol. 219 v2 9% * L fol. 219 ν᾽ ἃ. ἘΠῚ fol. 219 v°b. * 1 fol. 219 vb 22 SEVERE D’ANTIOCHE. _ [12] hass 22 us ϑαχροθο dass βοοῦδο Mus Νδαο μα INaasl Nusahs . Dar yalız fo So .cocds sanmlin [Alfo Na, Aus δὶ > od ΙΝ Job :kuas woohsl, οὐἱ LA ὅμοια De UI Es tl Der οὐ πα ΠΝ, ons Dr Aus hl, οἱ ol So > Js] aa oo ya μον dar jo Kuch 0 Nas wood] Joony wor) Kulyo war Jul yolı lass Οἱ ..uor2 Nas 55Naxo (us As add an ab 51] Lam > pas) Als Jon wor) μοὶ yln „a-anco Joor yaa'5 „> :umabas „dor aD «rd od 09 oa SA > :Joo dia war) lab :jsaamıs! υοιον. Joan 5 LALjaaS wo 2 ge a. Ja ha Jasal Jooı wor, Jo ..oo2'! ss) ον Vo m μοὶ os Νυοοι usa, | 13 So Οὐ] μὲ Laos [55 rer „DS Jam waala „do 3 | Naar ad Lisamı hun oe ol a war Fo ‚Ju ἢ κϑο parce que (ces degr6s) reposent sur Jui ἃ l’exemple de solives. C'est ἃ propos de telles solives que, dans le Cantique des Cantiques, l’&poux, qui est le Christ, dit A sa propre 6pouse, l’Eglise : Les solives de notre maison sont des cedres, les planches de notre toit sont des eypres'!. Comprenez-vous comment l’&poux a appel& « notre maison » cette maison placde sous les solives dont il a &t€ question? Par consöquent avez-vous en möme temps recherche necessairement quelle est sa grandeur, et quelle doit ötre cette maison dans laquelle le Christ vient habiter? N’est-elle pas construite et alfermie en tout temps par tous ces (degres)? Paul n’envoyait-il pas ἃ Tite de tels (avis) en indiquant et en prescrivant quel doit etre l’&vöque, se donnant lui-möme en tout pour modele de bonnes auvres®? Et n’serivait-il pas les mömes choses aux Corinthiens, en disant : J’ai ete tout ἃ tous, afın de sauver entierement les hommes’ ? Et que personne, en entendant ces (paroles), ne pense de moi que j’affirme quelque chose de grand et de grave, et qui döpasse *les forces. Car il est facile d’apprendre que les choses dites par l’Apötre sont confirmdes par la nature m&me des faits; ἃ savoir que celui 1. Cant., 1, 16. — 2. Tite, 11, 7. — 3. I Cor., ΙΧ, 22. σι - 0. σι σι 10 45 [13] HOMELIE XCIX. 213 on Kanafı μι» Joan co od wrj zoll! μενα 0 ejau3 Au), ‚0004 wa wär ION μμοϑ αὐ Joorsy Jans]. ss μω Nun), JS Duo anna] οὗν use 2 ad ja un Sl ee I, 00.2.30 us Νὰ » I „Das Syb Jun ass gonar [γί > δ, οἱ LED Lumsas [οι Joon νος Dr τὸ re ee Fly pe pas La Deo Pe „Jä>,sa5 Nasa (aM al NLI0 .J0 open al +/Nupo, J μα ο .)NuAs;o, Jo MD ‚som Joous Lra.Nmso ΣΝ). 530 Aus οἱ wo Nooh RN) μϑο 9 Na oNL .3 3. SD Hard 0 KEN οἷν. 0: Aus οἱ Il Sau Jo oa Ja» [539 Lass δὰ, alıu As οἱ Nalo „ausos |) 0% μοὺς \oopar wum3o Joam> οἱ Hän> ‚sopas on Nr om ws ga god Nso ΞΔ > ya» ya? (01. 220 aaa Es, Ds „20 a ὁδι wall us ΠΝ, f ya Jısjas (amaı IS ..Juı05a2 (was os Audso „six » Ja as μμροοωδ. aut ἢ 1) sa Jans 001 τΞ οἱ ««“5} κ-ϑο Ἰνωο NE CHE) guy (a0 0 Joh γα .’001 el ID ol. Jay) bilans yorıo „20 JNäs Daisy „am Jr ir ab von ΙΝ ΞΘ κα „ae Ns aD Sn ΙΝ Δα les manieres qui sont ("apanage) de l’autorite, c’est peut-ötre contre lui, au lieu des barbares, qu’ils tireraient leur &p&e, ne consentant pas A se soumettre ἃ un orgueil vain et non militaire et ἃ une audace qui ne prend pas les armes. Et comment serait-il supporte par les ναύτης ou matelots ou par le pilote qui conduit le navire, ce ναύχληρος OU proprietaire du navire qui reste assis sur la πρῴρα ou extrömite du navire, et commence (ἃ donner) ses ordres ἃ haute voix sans toucher avec eux aux cordages ou au gouvernail, ni soulever avec eux le bois du mät (ἄρμενον), ni aller et venir partout sur le navire, ni (faire) tout ce que doivent faire ses subordonn6s ? Il est done certain *1,101.220 pour tous que, s’il ne prend pas * exactement tous ses soins, son navire sombrera dans la mer; et ces matelots, l’ayant laisse sur le pont dans l’embarras et sans aucun moyen de salut, confieront aux flots leur propre salut. Et de deux choses l’une : ou bien il p&rira lui-möme avec son navire, ne pouvant pas supporter cette perte et s’attachant au profit du com- merce; ou, enfin, lui aussi, il sera un de ceux qui naviguent sur l’eau, qui jugent agreable de vivre (cette) vie sans espoir et qui endurent de fr&quentes angoisses sur la mer. --» υ = 40° - οι = ς [15] HOMELIE XCIX. 215 „ar spa od μὸν. Mjmons ode Jo molar on 15 wa AD dus οἱ ap Jo may 0 vorolaul; arör „Dot Jarımıo βέβαιο yore Joe Mama! „or χοὶ Dar vera oo smoorasiber ua! Da χὰ 2 Dr gan «οὐδ ν nl yelı ans „öl udn, καλοὶ „hl „öl νοὶ =! oo „aänAvo Jatel» bl N] od Lara; ar ir Da ol ..kl a yl 13 :oNal| Loras "r20 20, ascr hay <> EN oo οἷ. una ἐν jamso Josh zo [SS 001 Βα „00 |Nxaal κϑὸ Las, EL RERG Ba ” :μὶ τοδὶ yo Lanz "μοι [3.ω] οὐ ᾿ς, οἷα onm;a So INS30 :pas Juasäaso JAN some „se οἱ hojs 0 „2 ur δι ‚Las οἷν. gp-N> JLauasasıoı dcr has ab aD )aro,0, οἱ Jy20'0y3 Kr as < αι Joos Nuss κι ϑὸ μ.]α99. οδι5 Ὡμβο Ιου Loy οὖ kando I aso NR.) Aalp asia Sy οὐἱ Lupo Bay) An las do Jlaaynuo asus ‚vor κοι τσοὶ En Apres avoir entendu ces (paroles), ne reconnaissez-vous pas clairement que le chef doit faire et accomplir les (oflices) propres ἃ ceux qui sont ranges sous lui, sans dedaigner ni möpriser les degres de ceux qui 1] sont soumis, et sans se tenir loin de leur travail comme d’une chose partiellement extraor- dinaire et ötrangere. Tel est done notre etat, quand on le compare et qu’on l’examine avee la condition (du general et du propriestaire d’un navire). Lorsque je dis « notre (6tat) », je veux parler de (l’etat) de chacun, plutöt que de celui d’un grand nombre, dont je suis le premier. Celui qui, du groupe des chantres, a &t@ inserit parmi les lecteurs, fuyant comme un piege les hymnes et l’oflice de la nuit, ne croit-il pas avoir trouv& la libert6, parce qu’il est sur son lit toute la nuit et qulil dit : « Je vais me lever maintenant », tandis qu'il laisse &chapper le ronflement de sa gorge? Et cet autre qui, des lecteurs ou des chantres, est passe aux diacres, fait-il quelque cas du chant ou de la lecture? Ne recherche-t-il pas hypocritement les fonctions du diaconat, pour le (seul) fait qu’il soit revetu : ἀπὸ tunique splendide et 41} soit orne et resplendissant d’un vetement de lin somptueux et remarquable que (le diacre) porte sur l’&paule ? Il oublie % 216 SEVERE D’ANTIOCHE. [16] Io. haszsosı 0 ‚ass LS Jo Jussässe asöı lab a Mail Sy J ao ‚Lip a> pas; el hl sn IN: a sad wor 0 0001 asp Mons 0 ol. hi early Bl ΣΦ μᾶλα, «ασὸν oo ἐ9 ae Jo ar 1.101,20 Möpm, Ja 0 yo JNasaal, οἱ gr) or Juasäddo ,A23a} aa Jam a5 μὰ lad; 1a) Ιβαορο ΙΝϑαλυμδο ala, μα wo m 0 won m] use at Da hass „ac lud nn ıa2loNar aD Aus or 001 )aars;o Jans no aa .zsofsaa Νωὶ JLslo .aanaiao Ja; KabLso 15. «κοϑαρο σον ui δὲ, Lusaaso „ mam>Am [5 )a-)> μμωὶ Jeao aaa pls ls Jaja Joaoo [τοι JNasasl aD. Jor2o), οὐι har o 00 usoofise oo Hascrs „Ay dm us r2! 1. L in margine :\Lps wa0 & & (sic) aD „Doiay „Don \DBowmat.s | köks. que cela est le symbole des ailes qui denotent lagilite, la rapidite et la mobilit& des arme6es (angeliques) qui servent' et qui sont incorporelles. Je connais aussi beaucoup de sous-diacres (brodızzovo;) qui rougissent de ce degr&; et si ce n’&tait pas pour leur nourriture qui leur vient des distributions journalieres°, ils fuiraient, comme un deshonneur, la charge d’allumer les lampes de la maison sainte. Ils ne songent pas ἃ ce que, si ceux qui servent * 1101. 220 les rois sur la terre et portent les lampes (λαμπάς) en leurs mains " ou accom- "» plissent un service quelconque, (pris) parmi ceux qui ne sont pas en vue et qui sont vulgaires — et combien de fois n’a-t-il pour but que de satisfaire le ventre! — sont r&eputes heureux, et, pour ceux qui sont au dehors, sont resplendissants et tr&s beaux, parce qu’ils ont part ἃ ’honneur qui est attach6 ala maison royale, ceux qui servent le Cr6ateur de l’univers et le Roi des rois jouissent d’un honneur beaucoup plus grand — on ne peut m&me pas dire ἃ quel intervalle et ἃ quelle distance — et ils jouiront d'une gloire plus grande, lorsque, en 6change de ce service et de la place (occupee) ici-bas dans l’Eglise, ils recevront une autre place devant le juge de toute la erda- tion, dans ce temple spirituel, qui est saint (et) admirable par la justice®, 1. Gl. Hebr., 1, 14. — 2. Nolte marginale de L : Les diaria sont les dons que les cleres (»Anpıxot) recoivent de la communaule (κοινόν) de l’6glise. — 3. Of. Ps. Lx1v, 5-6. or 10 σι τ 8} Ben σι 10 15 10 [17] HOMELIE XCIX. 217 „mas on «οομαϑα δ «δὶ 13. τοῦ „oo ον ΝΛ λον οὐν ‚Saas, aha? OD ὡοια πο δος ysauaiaı κα, ya .„yAuas = yli> Jay „uowlsıo ol lol :ὁμδνο ya) Jasyy μον Jasoı IN ar) “N ussoh|; hör a; 001 un 0 NIS Ja] Lu IND oo . Kan, ‚Jon ads JNuo Wmjly 01 :001 „jo τ: δαλὸν woraus] οι :a20,0 aD υϑιδ,. [5 )Namal [νος ..Jlooı kun Iran Jeliaso Laonss wit JaS (rs Sso „(iso μι..." N ΞΦνϑ Marsa Joa „2,90 — πὰ Nil play „Al ..las jollo “ol DS ..,55| „> βμαϑο μιϑοι Kon It Islas oo Jlrımo, 202 Nasa τᾶς. οὐδ. > | ass! Jrımy 2059 Nasalı ZN u «ϑϑοι »kaasas Lo „a2; Lu] Jeaams|o Jasıc [KERN og Aa. . jeaäm,sllo (iso a oo fa JA LS +)Azan} go ἃ IR „Dal gas «3) Juno )Nı,2 κϑὸ er Al ze Mid „wos So „m so) I} ‚asawos“s οὐἱ Iwsası Jaısllo .. es Aloasıo ML DSmaso . as 04 Do Jlaijen od nun] ἔχων Fire (ori As] AN Los INusa> ER has „com N! hans oa> Ulm Jh „har 30 aa >00 (a2%5 jaasl Jh οὐ au JUL "νὰ Ja; N Ira. 3 sol.) os „us; 5.5 Luraso In aa ‚(30501 Ja! „la.o Los Na Nu] 2 061 Jr’) worml Jh ‚Lısaso0, sl, ua] „Los Inu I ro „oly od As was ἢ" οἱ „walas „25/5 las δαὶ Ju Am 2 oo sl ! hal „aalu..o Ja. ru Moral 1. Lin margine : σχολαστης. aussi ἃ ceux qui sont laiques; et si par hasard quelqu’un * entre frö&quemment a l’eglise, il se nomme σχολάστης ou perseverant, et il s’enfle et se prevaut de cette appellation, tandis que nous ne le voyons meme pas la nuit et qu'il ne va jamais avec nous aux oratoires des martyrs, des qu'il a seulement fait avec nous les prieres du soir. Mais tu diras en tout cas que tu chantes en ton particulier. Sors done de la ville, fais preuve de force parfaitement et conformöment ἃ la loi, et appli- que-toi au d&part philosophique. Pourquoi melanges-tu ensemble les deux genres de vie, celui qui est propre au monastere et celui qui est propre ἃ la ville, qu’on ne peut pas confondre dans les oeuvres? Gar tant que tu es dans la ville, tu es tenu de venir ἃ l’öglise pour ne pas renier la composition et la coordination des membres, pour rendre complet en tout temps le corps du Christ ', lequel est l’assemblöe des fideles, pour ne pas rompre le lien gräce auquel subsiste !’union du Saint-Esprit, comme dit Paul. Ou bien ne l’entends- tu pas dire : Un seul corps (et) un seul esprit, comme aussi vous avez ὁϊό appeles a une seule esperance de votre vocation”? Pourquoi, en te montrant, ne nous es-tu pas aussi prolitable par ton exemple? Ne penses-tu pas ἃ mon dgard 1.Cf. Eph., 1y,.16. —% Eph,, ıv, 4. or [19] HOMELIE XCIX. 919 N_.00 Inn pi ul udn Au sat Ἐ} 15] ya) > | ΟΕ ΠΟ JLADL, wär Jade Nasaals > ko DS Lund Jo Luise Nuss aa μὲ se I Jan oo κου το. Ju209 Jrolam —ı Li „lopwaa200 Lsawal.s μιϑὶ on Lil Νὰ ΟἸΝλοα.-ο So 001 I: Jasaıso INT a NEE) JNzauaso Ir [59 wrölo küso Aus Jia, od aa. Hapı Ks οὐϊ 2 rs Nun? wi ΝΘ ‚am ua od D&D gas 9 > „sam Ὁ} ἢ" „öl, koarsaı χοῦ οὐδ. use ana : ὄχλου ‚ham Ss abo .Jönas Sn I A] JasuA2o INS Jyor ὀΐδιο Joasy δι wor ado .,soodul; „Nm wir «5 λα »ὶ auDado ID . kN An [a5 Ja 09 Sr —! "πω. ΘΟ οιοδ οὶ FR my EN αν) Jora, Ksojor do Sl an 05 Jeaamnıs] Joor DAS» sa 5 Jönaa Vs ab sam Sn u Joor 5: Τ, fol. 220 que, plus que toi, je me r6öjouirais dans le service et la priere particuliere et separee qui se fait dans la tranquillit6? Mais je ne trouble pas l’ordre, mais je sais distinguer les lieux et les temps, et je n’ignore ni ce que veulent la philosophie et la solitude, ni ce que promet la vie que les chre- tiens menent dans le monde ainsi que la föte et l’assemblee dans l’eglise qui sont communes ἃ tous les äges. Je passe sous silence ceux qui ont choisi pour eux-memes la vie monastique, tant hommes que femmes, qui disent et qui eerivent dans leurs lettres et dans leurs manuserits : « un tel qui est revetu du sac », « une telle qui porte (des chaines) de fer », « un tel qui est reclus », et qui oublient que le Legislateur dit : Que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta main droite'. Telles sont l’attention et la sollieitude que nous portons sur les noms, et non sur les actions. Tous les hommes, pour ainsi dire, cherchent ἃ passer pour ötre tels, et non ἃ l’etre. La cause de tout cela remonte A la tete, ἃ l’eveque, a cause duquel les autres membres aussi ont &t& corrompus. Car si γ Ὁ. moi je me pr&oceupais “465 actions et non desnoms seulement, les autres eux- +7, fol. 950 memes s’en pr&occuperaient. Or maintenant si quelqu’un m’appelle « eveque », τ. Matth., v1, 3. v°b. 220 SEVERE D’ANTIOCHE. [20] gr aD τάμα Leaam.s] ul „| go [οι hr] won so aslaio Lil Do u χὰ Ἀὶ το με 9. οἱ wasaam.sh.n;| N DI ob ame ko 5 „Dor org2r hojar ir Μοὶ ol ANY as I) SS Ὁ» Π!|}αϑο 9}! οἱ «ἰ: -μ] Νέοοι So a ΙΝ Αραδ]. ΔῸΣ J5aas ado :ὁμδΝοὶ His, JNawol [μα ἱν JNamolso Masssassan ws) «ἐν ugs So —o huamas | Jocı Sp gain Jra=ly done ‚Lanao οἱ lass > or has. y hans Jasd ]; oO οἷν ia ἢ . Los Lan; Jan Ano zamoll | «ΟΝ 5. 20 οδι ur a μῦν κϑο Jamamo LDgn οἷν air Halo „ano: u «3 Jr oa Day wi .walbasy δὲ Jyor Nun Θ᾽ 5.501} ENG 77) DAS rad SA al μὰς S| ‚oo ἈΝ and I] u Dasoh IA Holo ‚Lussasse „>| Jar. Jlanzao, Jlasogal ur oa Ir κι ya op aD N, .Mamolıly wir Jlarusaaso, Nasa, old} a: a. sool.] » mo] yo 001 wol] ge god ‚JEo3 et non « archeveque (ἀρχιεπίσχοπος) » ou « patriarche (πατριάρχης) >, sl retranche de moi ces deux syllabes (συλλαδάς) ', j en souffre comme quelqu’un dont on couperait les extremites des membres prineipaux et necessaires de son corps. Mais si je savais que, lorsqu’on desire la dignite d’eveque, on desire de belles oeuvres, et que l’augmentation d’honneur est une augmentation de travaux et non une renonciation aux degres anterieurs de la hierarchie, necessairement le diacre aussi saurait que, lorsqu’on desire le diaconat, on desire une belle @uvre, et il en irait de la m&me maniere pour le pretre ‘galement, en sorte que les fonctions honorifiques qui viennent s’ajouter ensuite et l’el&vation dans l’ordre sacerdotal ne depouillent pas celui qui est honor& et ne le privent ni le vident des degr6s anterieurs. Il faut dire, en ellet, aussi ἃ ce sujet la (parole) de Paul : Parce que nous ne voulons pas nous depouiller, mais nous revetir par-dessus (le vetement ante- rieur)*. Car ce n’est ni parce que nous avons revetu le ministere de la pretrise par-dessus le degre precedent, que voici que le diacre a disparu, ni non plus parce le ministere du diaconat a &t& ajoute, que le chantre s’en est all& et que le lecteur s’est &teint. Cette seule (personne) est tout cela, obligee d’accomplir l’auvre propre ἃ tout. Et si (cette pensde) &tait I. Les deux syllabes : ἀρχὶ ou ἀρχῆς. — 2. II Cor., v, A or 10 ur ns rang -- or [21] HOMELIE XEIX. 221 Jor> aa.soıo :L| „20 JA) ws 1J00L> τὸ loan ὁδοὶ αὐ, Aus ws ‚Ja! Jooı Amon ,> wor3 Win 0 -Lunano k>l> Yor2? οϑι μμω" en Pils 00 τ κὰν Joa ΩΝ γ5. I] „00 mass Ιομρᾶλ 9 ab pa «-ὸ «9 Sg un Jo} 000 Kas5A0 00 κυ ο „root #lu 061 (mass Sa jo Faso ll] I or ar] „as bl Dasor Kuss Sa Hol „Nas J Da-sa-a-m.s', Ins) Aus τῶν Da job ul χοὶ INusors wär do Kr ag 8 Jg Aasaio [Asa] Ja» ge gas ‚aan kuss δι 2 :lsas Jah et δι Jesu μ9] ὦ ad>ho ‚sus hl Jo ı bar ‚ou ὡοιοδ οὶ > oo, od Wr) | yo han τ δ᾽ μὰς a a υὀϊδοςς ο(}] Ko) .lz wör pol „are κϑομιϑοξο ον Jans lass „2 τχϑομδο „N! Jo Ne Jan „ama, ‚ooau| JaS waaıy kü> „u 1. L in margine : wasıl. (r6ellement) dans notre esprit — je veux dire les comptes ἃ rendre et le proees terrible qui aura lieu devant le tribunal du Christ — necessairement, lorsqu'un honneur nous est ajoute, nous ne serions pas enfles par les noms; mais, fixant les regards sur le fardeau, nous nous trainerions sur la terre et nous songerions avec tremblement : « Que nous arrivera-t-il donc de la au jour du jugement? » Que ferai-je done? Comment ne pas gemir et (ne pas) pleurer amere- ment, pour n’avoir pas jusqu'ici touche aux choses qui sont devant les propylees de l’&piscopat, et mis le pied sur le seuil? Car combien grande est la puissance de la premiere parole, pour ainsi dire, que nous adressons au peuple, lorsque nous crions : « La paix soit avec vous tous »! Et com- bien j’en reste eloign&! Ou plutöt (μᾶλλον δέ), je ne me la suis m&me pas representee en songe. Car, pour ce qui lui est propre, chacun doit ἡ etre paisible, faisant preuve de mansuetude et de douceur envers son prochain, suivant la (parole) dite par les fils de Jacob ἃ leur frere Joseph : Nous sommes des gens paisibles et tes serviteurs ne sont pas des espions '; et suivant celte 1. Gen. (LXX), xuıı, 11. * 1, fol. 221 Γ᾿ a. *Lf0l.22] τ ἃ: 222 SEVERE D’ANTIOCHE. [22] a, κοῦϑι as 09 hans 80 [πλοῦ μδοῦ wär χοὶο Län yes Ian >03 Je] Am walas N) vol ot y.lo Juris Nor As] kurs ὩΣ fans, ομθο ‚ads yas αἰοι fur 5As .Jlau)isas Ass οἱ » asläsı5 ax ὡοιοδ οὶ yadı> Jura a . Jura 5236 Jolıs ID; ! oo OD ara (asoy Jläsdsn, aa ha] ‚kurs, „as }}} -οιοδὶ Joorss „ana ταὶ a asal Lyy Jeans Jonuaso )adbusor20 Jura as! „Jasiıso JoN; μλρο οι" „Haszo ΙΝ δο χοὶ „55 ον Las ss Sy don Aus αἰ τα μο]» Ja] ad Joy pam guiay 000 «οι „as Js] Sy 2 done ‚Jesaasy „Do Aus Jbl 2 gan ms <> Is Ινωο „Ja Jora, Jän «οὐδ Slums] „.Jasaa2y or DD „mil dor ao no Jar] Laa,aso Nha.n NoJl20 Kuspaso ὡϑιοδν ον Jariın far, daS Jusäs [5}}} us > kusas .gauaiar Jasas κϑὸ ng bN:Do „uns Jun Joor ὡοιον οὶ parole) qui est chantee par le prophete David : Avec ceuw qui haissent la paix, jetais paisible'; et encore suivant ce qui est dit par Paul par maniere de conseil ou d’avertissement : Cowrez apres la paiw avec tout le monde; et: (Que la paix du Christ demeure dans vos caurs°. Quant ἃ celui qui annonce la paix ἃ l’Eglise de Dieu, il est tenu d’ötre non seulement paisible, mais encore paeifique, afın que dans les caurs de ses auditeurs il puisse faire la paix, la tranquillit& et le calme (εὐστά- θεια) de la mani6re (de faire). Il reprösente, en eflet, le Christ, le grand pretre supröme°, selon la parole de l’&conomie, celui qui est mediateur entre Dieu et les hommes‘, celui qui a pacifie par le sang de sa croie, comme dit l’Apötre, soit ce qui est sur la terre, soit ce qui est dans le ciel’; « ce qui est sur la terre », d’une part, parce qu’il a r&uni les autres peuples ἃ Israöl et qu'il a fait des deux (categories) une seule Eglise, appelant egalement et avec un egal honneur ceux qui (faisaient partie) de ces deux (categories); et « ce qui est dans le ciel », d’autre part, parce qu'il a reconeilie le Pöre celeste avec le genre humain tout entier, qui dtait son adversaire et qui etait justement 1. Ps. exıx, 7. — 2. Hebr., xtı, 14; Col,, u, 15, — 3. ΟὔἿὔΚΣ Höbr., iv, 14. — 4, I Tim. 1, 5,25 10 10 10 10 15 23]. HOMELIE XCIX. 223 „2 homo us) Jopaaa faisa> usa [53] Ὅλο .-JoD/) (morsas Joa μοὶ ram | Ds Jan) κα rs «ϑομδν ὗν sin Ὁ γα ϑὸ ao ud „30/y 061 χοὶ 00 Ν JoN; Kiss Jura ädD sa μον, 25 La gas] bpels har] bl AS] Jans, za Nscı har] INN 20) za 0 od Jaya oluıo μ9] „Mus, J τοὺς οὖς <> [SW < βωμοῦ „Jo; Nasa ς"» <> Ιμωω,5 - an 20 001 "9... 4.5; Kos hal 08 μον, « " 9 κοῦ, Alsaas Ir Dar rl Jän Alle .oaaı JAsıı labo HN "okuon Je) ὁμ.5}5 Jeaämss| a; «“" karl „mars [5 μμ 19 soo] Ja] al 0 0 “οἱ ado „Jana ἃ Ds Jlausıs; AN) ‚asus rm Lrrl 05 „ass op ooı as yl „Kulyas Jr μιῖδνϑ» Μοὶ οδι :kama „alıy has 0 unarıs bası οἱ op N JAss; Niso δῶν Jo ER > Iso zug ριον. ἡ odieux, et qu'il ἃ tire du ciel les anges qui (le) glorifient : Gloire a Dieu dans les hauteurs et paiw sur la terre, bonne volonte (εὐδοκία) parmi les hommes '. C'est pourquoi, en faisant connaitre que ceux qui sont pacifiques tiennent sa propre place, il disait : Heureusx les pacifiques, parce qu'ils seront appeles fils de Dieu®, comme s’il avait dit : « Parce qu’ils me ressembleront. » Comment done suis-je pacilique? Comment ferai-je la paix chez les autres, lorsque je n’ai pas procure cette paix ἃ moi-möme, et que je η΄ αἱ pas encore obtenu que l’homme exterieur soit en paix avec l’'homme interieur, la chair convoitant contre l’esprit, et l’esprit &tant en opposition contre la chair® sans pouvoir la vainere, de sorte qu'il est submerge par le debor- dement des plaisirs ἡ et qu’il se laisse aller ἃ la colere et qu’il incline vers les passions, leurs seurs? Οὐ est le patriarche en cela? Oü est l’archeveque? Que son caractere de chef se montre en son temps! Que son caractere de chef domine les passions honteuses, et qu'il ne soit pas domind par elles servilement! Qu’il se soigne lui-m&me tout comme un serviteur, lui qui soigne les autres! "Vous voyez combien nous sommes loin de la designation de pacifique; cette (designation) est tres vaste et pleine de beaucoup de sens divins et elle exige beaucoup de sueurs et de grands combats pour &tre expliqu6e correc- 1. Luc, 11, 14. — 2. Matth., v, 9. — 3. Cf. Gal., v, 17. *L1ol, 221 Tab, *Lfol.221 ΤΟ b. 924 SEVERE D’ANTIOCHE. 124] an Πα ον δοὺς, Kr μαδοο: PIE δι Ja asım (3505 μᾶς ἰο Ὁ Βαβι 5 οἱ Jans οἱ Ἴγβοιβ ϑὲ II gas Nssa> ab u his, no] Joan; are.) Lilo Irre os hama οοι [μ᾽ }ν oa, rs οὶ „Mfuss οἱ yaum Joou udn Lady wär my DD un; Laoor μὲ} οὐἱ σοὺ. a il ‚Da δ 5 Jo Jar] <> ‚Js ads N] [οι D «" pm μι Jo Alias ano ἢ ar) J ἱἱ}» “3 ὦ FOR “räsDao so Βα ac anno [300110 is fan, mal om Io I>r>203 001 .! J>a.ad,> ul] Js Se aan κοὐ υϑὶ ΡΣ μΊόλβϑβοαδο 5 ως on OD Jala.0o a5 N by Loarso zo Ns JlauyoNasedo : as, oo Los; Jusäsems 1. L in margine : \5a82, | om> -Jauy umansaw arm [005 ara wmurpo :;tsol» om Isa, ΔΘ > οἷν μὲ wel Im Nele, od αν aslo -lbamy Mus Anı „wel am 00 δον mas >as arın μα. WO eo :ϑοῶο δ N ws on Na0aly μῳς ωοι „cDrams lau gel dl us a’ay a8 ja tement et elle est un peu ardue ἃ comprendre. Car le pacifique qui l’est non seulement dans la parole, mais (encore) et dans la conduite et dans le regard et dans l'attitude (σχῆμα), et en ce qu'il distingue quelle est la paix vöritable et quelle est celle qui ne l’est pas, prend soin de donner la paix aux autres. En ellet, avoir des sentiments paisibles envers tout le monde, ce n'est pas le propre du pacifique. Comment’ Mais nullement. Gar le fait de ne pas nous dmouvoir et de ne pas nous &lever d'une maniere vive et brusque contre celui qui vit dans la debauche, si cela arrive, mais de fermer et de detourner les yeux et de tolerer les amours pernicieux de la passion ', ce n'est pas le propre du pacifique, mais, au contraire, de celui qui augmente et multiplie le combat de la passion, et livre ce malheureux ἃ une corruption complete et ἃ la perte. Mais le fait de reprendre celui qui est tombe, de le piquer äl’aide de remedes qui l’instruisent, de le conduire Ala connaissance, d’avoir pitie (de lui) de cette facon, d’eteindre l’incendie de la concupiscence, 1. Note marginale deL : La phrase qui dit: «et de tolerer les amours pernicieux de la coneupiscence » suit, pour Ja force du sens, la negalion # qui est devant wıL& (nous &mouvoir); et pour que tu saches ce qui est dit, je te le mets selon la force de son sens : « car le fait de ne pas nous &mouvoir et de ne pas nous elever contre celui qui vil dans la debauche et de lolerer les amours perniceieux de la coneupiscence n'est pas le propre du paeifique ». 2 10 10 Neon [25] HOMELIE XCIX. 225 Jana > yo :)lasın „0 vorano;a,o | γϑιο: "ΝΣ ὀεβοίδαονς ya no ὅμκα γον Span χοὶ wor Ja> {γι ran Jar;> harry wur -.Joor jojo ρον Joor Su JMussl [τοὶ Ἰὰς „> Ba; ul] μας ha Da ud ars I oder wi fs ‚“umao 5 biorasdo „as wamslo “μι AMjlsaan " fi. Sansa, us Junao "1,101. 201 Ries |N-änso ISN>0 „uaisl Jäasese Jofaas - Laie «οὐ τικ ιν, .[λ 69 ERS ol „Da „> ao Alu |Amiaro Sa ot ΩΣ ass oaeDIo [2..} «-ϑὸ 2) Ieu> Ip ad; Joors A1>o woNwsolo soll, ds x od Sl hs Wilaso ωϑαϑ 10 09 Lila, οἷν Ja) aD. ‚lo . Jaxıms us Jlaslanso zorol;lo ra wol No: D os NL μου, <= wor ‚kasasy wor Saas .-Luuuo Sul] βαθὺ fur, as] sl βιό > 00 Jans] :wolal oma wor kojas Hy, δι ‚None Kara, hol onul, or JoDjl sr Jr os 1. Lin margine : 1558). de le delivrer et le sauver de la folie, et de mettre le calme dans son äme, cela est bien veritablement l’euvre du pacifique. Ayant en vue cette pensee, David chantait : Que le juste me reprenne et me reprimande avec misericorde, mais que Uhuile des pecheurs n’oigne pas ma > tete‘. Car la mis6ricorde et la paix consistent en ce que tu viennes "en adver- " ne 251 saire contre les passions pour les retrancher ; que tu soulllettes l’arrogant et l’orgueilleux par des procedes qui humilient et que par des moyens et par des artifices remplis d’instruction et de sagesse, doucement et non tout ἃ coup, tu lui fasses courber son haut front; que tu ne reprennes pas lavare, d’un 10 coup, en une seulefois, pour lui enseigner le renoncement, mais que d’abord tu lui parles sur les procedes et les profits justes et qu’ensuite tu en tires et en extraies la matiere (ir) de sa passion, et que tu l’exhortes ἃ partager avee les indigents, et que tu lui fasses entrevoir le profit spirituel, ‚le royaume des cieux. Mais donner le pouvoir aux passions et les passer τὸ toutes sous silence, pour les cacher en soi, c’est le propre d’une paix negative qui ne connait pas Dieu, de la (paix) qui est la mere de la guerre et de la SSRSSOXL, 5; “ 220 SEVERE D’ANTIOCHE. [26] Pas, J ol a Sl or μμ5 Dolls or> oo BIN N Is a Jura μοι SSasalı 13 JoSs «Ὁ "νος, οἷον AU] Jr ΙΒ οι ."ωοιοδὶ ‚Novo JE λον Kira 10 .amäses, 115 Nuids -.Joor 26] a Joot er na sol; Ni» sv war. 280 ‚ag oäse | ‚Jos „00 bon (un, ab aaS μὲ vor ds fra aan μ᾽ aa ESS ad os Au] Joy haaml; ϑἱ -.μ..αὶ aD or ON Wr) h>+03 JE Jaan!; „later 220 Nas οἱ Kol> am οοι a 0 aan ENG νλοὶ NSsol a Do ‚Jans Lusolo hm} wa JNasi> ϑο Ἰὼ, Lopaaas In: Jean! As! Jaime Isäso| <> has :βοι δὶ Νὰ 9 Isle Al Sr τοῦ ya :Aul Aal 199) ao » :Asl Ἂς] «Ὁ Npsasd τοδὶ Ir δι SHorasan As] slim » sl, wi ss) 151}. ce N don aa Lab Ja mus] μαι μὴ} Jan 5 ὼς Aufın, ip N! :) Nu 35 discorde, qui ne peut pas ne pas ötre divisee et ne pas chanceler elle-m&me d’une certaine maniere; car rien encore n’est bien ferme qui n’a pas de fondements en Dieu. C'est contre une pareille paix que David se premunissait en disant : Je portais envie ausw ‚mechants, voyant la paise des pecheurs'. C'est ἃ cela que nous conduisent aussi les paroles de notre Dieu et de notre Sauveur Jesus- Christ qui a dit : Je vous laisse la paix, je vous donne ma paiw; non comme le monde la donne, je vous la donne*®. Le pacifique doit avoir egalement une tenue (σχῆμα) conlorme aux @uvres. Car l’acception des personnes ou hypocrisie suflit ἃ implanter dans les ämes des speetateurs un faux air (σχῆμα) de combat, ἃ les faire tomber sur l’obstacle et ἃ les mener dans la fosse. Car, ὁ un tel, lorsque tu montres par des vetements noirs une fausse apparence (σχῆμα) de piete (εὐσέδεια) et que tu laisses pousser ta barbe et que tu baisses les paupieres et que tu regardes vers la terre, en prenant une apparence de tristesse qui n’existe pas, tandis que tu convoites les biens d’autrui et que tu es plus prompt ἃ les ravir que les loups de l’Arabie', comme le dit la parole du prophete, et tandis que 1. Ps. LXX1l, 3. — 2. Jean, xIv, 27. — 3. Hab. (LXX), r, 8. 10 10 [27] HOMELIE XCIX. 927 co» δὶ μὸΣ ΒΝ Jar «" μι} ‚kass5 vos yNlı on SA ru ton. ass laS; gs as ad οὐδ haus, „an < IND I ..2D8so roh Alan Do Nubada : als Jr509 SA Jlauslso, „kon J5Na> I|N D5aas wars „aös „>Namı mon: δι «οἱ 5 „adar lab |Na.An μων. «οι Lad ρα Aula Iso N.{NDaao 3 Saas [Nino [γῶν 5Nao „u JNasrin li lass „Lin * «ὔϑίοοο wlärhh, orslihz oö Ja wood] ur äaumo „malen Ns Sl Juris ‚soa>| Jos οὐἱ who „ar; 309 ON I» Ja RS) im δ ρον. [5}. Msalso JA DSaan gamıı ano vo Οἱ 10 gel :Muaias JAus5Äs Ja Ir „xo οὐ οῦλο ER you Da το θα ls uöDo Lsalols zöo mass |z \ö8o wa sh Son 2] μοὶ Ja>o :Laxo Jax ul ng Sohs 55) »εὶ Jr, Jbä> ale „9 "Don dor öl αὐ Nas Lusaa ἐμὴ Nausaon JNun no Mjesa, Jay war 0010 «hans κοι. wo as ‚aA ,I0 ass 0001 1. Ms. vorDo. tu es avide d’amasser de l’argent, quelle paix donneras-tu A ceux dont tu es le chef? Au contraire quelle ἢ guerre ne jetteras-tu pas parmi eux? C’est le propre du pacifique non seulement de s’ingönier ἃ enseigner E integralement et convenablement ce qui a-trait ἃ l’enseignement de la predica- 5 tion en ce qui concerne la maniere de se conduire, mais encore de resoudre savamment et convenablement les (questions) qui, dans les Livres sacr6s sont cens6es pr6senter ἃ tout moment des contradietions, d’accorder les (doetrines) de l’Ancien Testament (Διαθήκη) avec celles du Nouveau, comme les cordes differentes d’une seule cithare qui produisent une seule belle 10 symphonie, et qui montrent que le Dieu des deux Testaments (Διαθήχας) est un et ferment la bouche athee de Marcion et (celle) de Mans, le miserable p“re des Manicheens. Mais tirer par les paroles de la verite, comme par les mains, les heresies (αἴρεσεις) opposees qui se dressent en adversaires les unes contre les autres et qui se .detachent de chaque cöte et surgissent les 1» unes des autres par des opinions qui se heurtent, par exemple celle de Sabellius et celle d’Arius, celle d’Eutychös et celle de Nestorius, les trainer de-ci de-lä et lesmener ἃ la voie intermediaire de la foi orthodoxe dont, aveugles, ils sont dechus et tombes, c’est encore l’auyre du pacifique et de celui qui sait r&unir ε 228 SEVERE D’ANTIOCHE. 128] NDS μωροὶ In ” wa. sl a τὸ Ἰομϑ Ar LS och! Sr 05 Jod; kam. [ano ΔΝ, Alasımo Nas per μὸν Do - Jaio INS Ja fajas m war; or βου bashdueD as οὐκ} Ραζοὶ „adas Jay J ..umols wor „> ware ον umols Jais Jans zaniaso; [νι ϑο Jo; Linn „u rolle: Jin „a JausA> she Jo ΟΝ αύοοινδοο Aus Jin fası> als, |e3äns 091 ϑὲ Jo το —! ΘΒΟΝ ‚an As <> μι Joan ancı ko v2 u Jod) In > ‚uuao Duo wasadlass Sen Joala „do (μα... J οοι » 09 aso han «οὶ ἴων ΘΝ .. ΤΙΝ [01.292 Jo NJLD», J yaıa ' ya 0 ON] μαι “an a, N-horlo :35 wior> δυο Ἴνα LKmssoljolo :)larssaso Jlaau, Ju Vo 5. Lu] asön Juojaaso δαλὸν unse; mu 0 χοὶ #öu N] hina ua ad rl rn Il a Bay ae eh a ee 1. Ms. )- sagement ceux qui sont divises. Que Sabellius, en effet, solt couvert de confusion devant la seule essence (οὐσία) de la Sainte Trinite, et qu'il pretexte et apporte en vain la division de la divinite qui n’existe pas! Qu’Arius rougisse de la belle distinetion des trois hypostases et, parce qu’il y a une seule et meme essence (οὐσίχ), qu'il n’apporte pas la confusion! Qu’Eutyches rejelte l’imagination (φαντασία), en voyant qu’on confesse une seule nature de Dieu le Verbe qui s’est incarne (en prenant) la chair laquelle est de la m&me essence (οὐσία) que la nötre et est animde par une Ame raisonnable et intellectuelle et qui n’est pas divise par la dualit6 des natures aprös l’union ! Qu'il s’approche aussi et qu'il se röunisse Al’Eglise celui qui tremble et deraisonne dans les raison- nements horribles de Nestorius, en voyant que Dieu a souflert dans ce qui etait capable de souflrir — il est clair que c’est dans la chair — et que le meme est rest& impassible! Ce sont (la) les marques des paciliques. Car anathe- "1,f01.222 matiser * seulement d’une maniere non raisonnable par ignorance et par manque d’instruction, cerier en orthodoxes, s’exalter avec de grands mols, parler en maitre comme des remparts d’une ville et nögliger le salut des autres sans tendre la main ἃ ceux qui sont dans l’erreur, cela n’est pas propre aux pacifiques. Parce que moi je suis d6pourvu de toutes ces belles qualites qui ont ete Ey or 10 10 or [29] HOMELIE XCIX. 229 aa. Ns hl oh] De Fer )asaamxs|; [1 Mus lady ass ΙΝ ΩΣ Jr Ja. ‚Je t Ja; uwsasyol; μὲ wasamo .„andaS μὶ αἱ -ΟΝοϊμαδϑεο 007 „Nyols Jıaslo ..'oi']» sa), ads Lrmwanı Das ‚ad JaD za pa DA» ‚JA Jasras Sabo Jan.) las RD Was Lan Jan. udn, Aus Ἀλλ. Ass) AjoS.ay soll; an-ol Na 0} 01 ΓΝ ΌΙ ger Jar my» „aa ass! Asan,>0 as 5 - Joh er) Jos οὐδὲ .Jasasz JLassuxo bruolo Jalo JNuaasl, Lo Ἀ5}} orası ‚Luna was „00,90 J> JaN; wa] aan JaDSdo <>) δῶ λϑο ao Lin „asxo ἘΣ μωμο Lu03 > 1. L in margine : aly- enumerdes (et) qui doivent se trouver en ceux qui se tiennent devant les propylees de la dignit& &piscopale, je vous prie tous et je vous supplie de me preter des larmes (et) des prieres, afın qu'’on ne me demande pas de rendre un compte defieitaire de chacun, et alin que, ἃ quelque moment que ce soit et (m&me) en retard, j’aie mes regards (tournes) vers le repentir et vers une insigne conversion. Car c'est pour cette raison que je me suis servi differem- ment envers vous tous des choses qui ont &t& dites, parce que c’est sur moi que repose le risque (κίνδυνος) des choses qui vous concernent tous. En faisant cela, en eflet, vous recevrez la recompense d’en haut et le royaume des cieux; puissions-nous tous l’obtenir par la gräce et par la charite (φιλανθρωπία) du Dieu grand et notre Sauveur J&sus-Christ, ἃ qui sied la louange, la gloire et la puissance ainsi qu’au Pere et ἃ l’Esprit saint et bon et vivilicateur, maintenant et toujours et dans les sieeles des siecles. Ainsi soit-il! os Ar Jo 09 „usa fan or ΕΝ το λον. »aalaanso N ‚rm INa.,o um Ss #}a.,0 us, |Nuaı [solls us sol» No δι μο 33 12 oo Jı>o3 eskarı NOT — ὃ Mon 60008 same usa „san, Jassm Hm Also 'asol 5 EN go ‚JS > ro END ΙΝ, Sol] 2 δι ' οι. δνϑοὶ ον IN, «αἱ Ja) [us en sl Jr Da Jod Juäs χρῶ | 1. Lin margine : Aposız. | | En HOMELIE € SUR LA MARTYRE SAINTE Drosıs'. A LA FIN DE L'HOMELIE EST UN APPEL (D’APRES LEQUEL) IL FAUT QUE CHACUN OFFRE CE ΟἿ, PEUT POUR ACHEVER LA COUVERTURE (LE Ciborium) DU SAINT AUTEL. A ceux qui posent la question : « Quelle est la puissance de la parole divine qui dit : Repentez-vous, le royaume des cieux s’est approche *? » il est bon de leur montrer la tres vaillante vierge Drosis et de s’abstenir de parler; car ce que tu peux voir devant tes yeux, il est superllu de le montrer par la langue. En eflet, lorsque tu vois une jeune fille, tres jeune — et que 1. II ya lieu de remarquer que, landis que sainle Drosis elait földe chez les Grecs le 22 septembre (Acta Sanctorum, \. XLVI, pp. 300-302), elle &lait Γ 60 ἃ Antlioche le 14 döcembre, cf. P. O, 1.X, p. 140, La prösente homelie est done bien ἃ sa place entre la pr&cödente prononcee le 5 novembre 516 et la suivanle consacrde ἃ la Nalivile. Sur sainle Drosis, voir sa vie dans Selec! narraltives of holy women edided by A. Smith Lewis, syriac text 1 - Ss] and translation pp. 70-76 (Studia sinaitica, IX-X, London, 1900) et son pandgyrique par saint Jean Chrysostome dans P. @G., t. L, col. 683-694. σι 15 [31] HOMELIE C. 931 INSsoa0 „se Jaoız ugs Μὲ 5381 Kanes τινὰ ungaoı IDG Ira un era} 001 a wuhjid: Dh Jkası kayı Na :lasıı |Nras :Nusl| JS Mas 1|μ5. loc SuM] " soo5 Sun Joot yras :]οοι uN] Ir Lore yol om Jar kr! "35. Aus οἱ I Aarämı, | :Jooı Amar olda> [οι Jain; (A501 ‚sosa> Locı 3,203 yelı :Looı ΘΝ αλο a 8200 Id Ki ka De ον win No, βαωυ 55 a5 dor 0 DISS Jain Kurse μὰ Kö oa hose ud; lass Jams UNI Po :furam ua „0 fs, |, Lado Jay er ade „om Asa, ad „poll J Jun] ν ϑαὶ οὐι Imonzo olasaaı [βαῖνον γε τοὶ [ars Id oe horn audi Iirana Jlolisody ascı u» χοὶ σοι J :βμλοοῦ Lad wahaa [2,12 us κοΐ τι οΙ Νλο Aral „os Al? or ‚ansoNal, χοὶ lan arıa> Ινα Δ ymal KARO „0000 opuhl| Juisaiso [N Jain ascı y> > dis-je jeune? — sortie ἃ l’instant de l’äge de l’enfance, nde sur la pourpre royale — car elle stait la fille de Trajan qui r&gnait alors sur les Romains — * elevee dans le palais royal, deja maitresse des σχήπτρα ou sceptres paternels en qualite d’heritiere, ornee de toutes les fleurs de ce monde, comblee de tous (les biens), inond&e m&me de toute espece (γένος) de delices qui seduisent et troublent les sens avides — (lorsque tu vois une telle jeune fille) courir au delä de tout cela (ὑπερτρέχω) comme si c’&tait pous- siere et songe, voler au-dessus (ὑπερίπταμαι) des choses d’ici-bas, aller tout d’un coup jusqu’ä la vocation du Christ et s’attacher entierement aux esp£- rances celestes et A la demeure bienheureuse; comment ne dirais-tu pas, non pas que le royaume des cieux s’est approche, mais plutöt (μᾶλλον δέ) que le voiei proche et present? Car de möme que, au sujet de ceux qui sont les esclaves des plaisirs honteux, il est dit qu'ils sont sous l’empire du peche, selon ce qui a ete Eerit par Paul aux Romains : Que le peche ne regne done pas dans votre corps mortel, de sorte que vous lui obeissiez dans ses convoilises', de la meme maniere ceux qui dans leur intelligence sont saisis par les pensees divines et celestes, - 1. Rom., vı, 12. % Ι, fol. 222 ralh; * 1,501.222 Tan? 232 SEVERE D’ANTIOCHE. - [32] las ara el «-": > as wabar od 2 od )Ii „| 20, As Jasass; so Jasuido Jod] ao! Saas 1. „aa „020 „03 μοι (al λον dor „Lass μέοαϑ, aD Jalı ze 2 aus gerad Ds fuisaas «το ον λων, oo [sad ans aa od a \oos Jar "Jooly [a5] Nuss ga Lin No Nuss NL {159 Jr20 gu m Sn 00 ."[usaay us) Aa <30 las —epaa80 049 80 ‚00 auıiao ἽΝ αοδιδδοο aa 0 ERS Joı „soo AIaN Ja 00,9 lg wir oe 2.00 N] anı a Jo; «“ οι Paso ap δι : βββδαδηο Jo, Saas suN.] ung PEN . Jon kuss „ussl Sn Joa han dar oo Kruse «Ὁ χα» δὲ .«1ο Δ} Also IJAs5 us Mad Jasa) οοι Sl γϑμοο * Lfol. 359 Jos url .ylaa>»o JLjl ie ; ml: a ΝΘ. m „28 vo 1. Lin margine : Delis&s. — 2. Ms. Ἰϑομ (qui), selon la parole du m&me Paul, ont offert ἃ Dieu, comme des armes de justice, leurs membres' et non moins encore les operations de l’äme et (qui) sont assimiles, pour l’accomplissement des ordres royaux, aux armöes celestes au sujet desquelles le prophete David chante : Benissez le Seigneur, vous toutes ses armees, vous ses ministres, qui faites sa volonte*, lors meme qu'ils vivent encore cette vie terrestre, font que le royaume des cieux leur soit proche, ils sont sous son empire, en montrant une conduite qui convient aux esprits celestes et intellectuels, deja 115. y sont partis et pass6s, ils le portent au dedans d’eux-memes et ils l’entourent; c'est ce que notre Sauveur dit ἃ ses disciples : Car voiei, le regne de Dieu est au dedans de vous”. En ellet, que le regne de Dieu et (le royaume) des cieux consiste en ceci, que nous voulions et fassions les choses cdlestes et tout ce que Dieu veut, et que nous m&lions nos pensees avec la volont& divine, c'est ce qu’a aussi atteste le modele (τύπος) de la priere, grande et digne de Dieu (θεοπρεπής), que notre “1, fol. 292 Sauveur nous ἃ laissde. Car apres avoir dit :" Que ton regne arrive, nous disons : Weg, 1. αἴ, Rom., vı, 13. — 2. Ps. cı1, 91. — 3. Luc, xvIs, 21. or 10 10 15 Pen ὧν [38] HOMELIE C. 233 as sul! Jon Suusyası „ Js] Sa οἱ Lsaas Lu] yo yo lllo μι... ul) Lwasiıs J5yAso nass JNuo Jasoray δι Jod; N] oa ds voolan) SD, οὐι yolo Jos] zalay ga 8 Ih, Ns hu] Lpsas kann 0 ἢ 2 alone Kun] |„axamo oh ‚ass Sad. «Ὁ Lanz μαι] Lo μαϑὶ Is! Ss ol Dos Loser 3005 00 wir „ars 2] Saas SuM] Jooıl. Io Kaas Sa, dar Ib KUN Nor 000 LA AUS: Ja „ads; rin Hass arms Loans „La Aso Ja! Syn} Ιοομ »ιαῦδδο ji, δι re Da Do u] EN 5] SS οἱ Las; ον ρόδον, I Οὐ οἷο μοι :fasaay JLaadisoo Ἰοΐδα» —! lass am Io 000 ."slola m „> am on has Ins 0 “AD: ‚ )aslass aa, Asoo «Ὁ paso (> χυδδαϑὸν οόι [οἶδα may τὸ }Παϑ]α 5 (Que ta volonte soit faite egalement sur la terre comme au ciel', faisant connaitre que le r&gne de Dieu consiste en ceci que, ἃ P’exemple d’une ville bien regie par les lois (νόμος), l’äme soit &prise et dominse par les choses qui plaisent ἃ Dieu et comme si elle &tait tout entiere sujette A [αἱ seul et soumise A sa seigneurie, ne songeant ἃ rien qui soit etranger, en sorte que la volont6 divine soit accomplie &galement sur la terre par nous comme elle l’est au ciel par les armees qui y sont, et en sorte que, encore ἃ cet egard, il n’y ait 1 o 15 qu’un seul regne qui vienne depuis le haut jusqu’ä ce qui est en bas et qui depuis ce qui est en bas jusqu’a ce qui est en haut presente de la conti- nuite et de l’union dans la doecilit6 (εὐπείθεια) et l’accord de ceux qui en font partie. Car c’est en ceci, et en rien autre, que consiste la (parole) : Que ton regne arrive, que ta volonte soit faite egalement sur la terre comme au ciel. Mais nous devons bien comprendre que le regne de Dieu et le royaume des cieux sont aussi diflerents l’un de l’autre que celui qui regoit parce qu'il s’associe et celui qui est regu par le fait de l’association. Car c’est ἃ cause de Dieu qui regne sur nous, habite en nous et est recu par le fait de l’association qu’un seul et m&me objet est appel& et nomm& « le 1. Matıh., vr, 10. PATR. Ol. — T. XXI — F. 3. 16 ne 224 SEVERE D’ANTIOCHE. [34] ars ass er 0 ‚Jorsolamo Lois Jo; Jlaadın wa HEISS > οἱ :HassouAseso No lass SloNaxo 0 χα „as, lass Rey JNnudäa, arcı is ol :lamaaz :|pasaDAD 0048 zaoly :p2öl 22 26 “As yormo τ Jul Aisam οοι „a „ol 5 or ἔθος Lass [lass sp Aa \olul sl 22 gya,l ὁ Ni>;0 ‚oo op20| „do .3 AS A ‚som ” xooD 091 > 09 a2 Jo; Has andıs δὴν Los μ.5. haus οὗνοδο :uaımoj; Asısoll| JlasSsso [20 «ὃ τ JiyAe as Δ. υδὲ Landis :ljorsk] ᾿όμαθθο :Mohso Aufaa, ἢ ‚ach „sl pl dot vn wol „Sasse No, Jo I; . Mia, 10 "1.101.222 »Loas, Jos ; DD U saadımgo Lu. lı Nil he ey u Lo JaSsaxio „sold, yol om 5, I Loc suhuls μὰς sn Na (ash; Kran ars; Joor aa in] Jocı Nu] Juso »,oudn 1. Ms. nSu20 (sic): regne de Dieu », tandis que c'est A cause de ceux qui en font partie et sont associes par la gräce divine et par l’illumination, ou ἃ cause des arm6es qui sont dans le ciel, ou ἃ cause de nous qui avons des pensdes c£lestes, ‘que (ce seul et m&me objet) est designe « le royaume des cieux ». Et Matthieu l’atteste en disant que notre Sauveur dit aux disciples : Pröchez en disant : Le royaume des cieux s’est approche'; et Luc (!'atteste), en &crivant que le m&me (Sauveur) commanda aux memes (disciples) ἃ ce m&me (sujet) : Dites- leur » Le regne de Dieu s’est approche de vous?. Lorsque Drosis a fait partie de ce royaume et quelle a goüte sans se rassasier toute la lumiere de la volonte divin :, quelle a öte 6clairde en elle- meme et qu’elle a foul& aux pieds le royaume qui se traine sur la poussiere, elle prononce une parole qu’on voit (et) qui dit par ce qu’on voit : « Repentez- * 1,101. 223 VOUS, car vous voyez que "le royaume des cieux a pris en moi et que dejä il “best venu parmi vous. » En eflet, celle qui etait maitresse de la terre, de toute (la terre) pour ainsi dire, et (qui) regnait sur elle, quelle autre chose pouvait la convaincre de tout mepriser d’un seul coup, sinon cette demeure et ce repos des 1. Matth., x, 7. — 2. Luc, x, 9 [35] HOMELIE C. 235 Je» aD5 νον „20 Lusaa Lustso kras0 001 JH. Da <> os do wos N > Joan aa. Νϑο . MUS; o80/lo Ἴοοι „30, Aso ἴσοι II sNas das Iady ui Aus [τοι [5] won Ira Jooı 536] aa Joa Au] ol 0 Jam oh ku a2 Sl, J No ‚Las, [lass 5 «ϑομοοιβο :0001 sous LoiNo Liuaa De Jaaiso :feälam ROSS 1 o u gt MA NSS gadıı ia 13 2000 κ-αρρν [55] 00 :009 χα 5 ΙΝ λο „arslAs jNaSs οἱ Jooı ἢ ᾿ς EEE) ac Losls ar μι» renö0 as Iso Jana Ja. „als hrwolo L.D» h al Dur 700 En ar " Rh, SH zorls 0 una ον a ‚us us > wi | )ausesoı No ol ua „oa Size JaLızo MD! DS ul) θα » ol :ὀμομιϑὶ Aus & IND] woal; RN or as, Lolluaso :bam'sso [5] δ. Jlaulssas οἱ :Muasdlllo Miu or; κοῖλοι τι 1äro Dei or dor Lu jaaso :loray 1. L in margine : kyoLds. cieux? Et tout homme, voyant cela et en 6tant &tonn& et stupefait dans son esprit, reflechissait necessairement et se disait A lui-m&me : « Il est done vrai ce royaume des cieux reconnu par les chrötiens. Et si möme dans la vie d’ici ils n’avaient pas de gages de l’espoir de l’au-dela, s’ils n’staient pas eclaires par une certaine Jumiere celeste et divine, s’ils n’&taient pas transportes dans leur esprit, s’ils ne quittaient pas la terre, pour ötre conduits vers ce qui est en haut et pour habiter en quelque sorte dans les demeures superieures, ce ne seraient pas les reines qui se laisseraient aussi convaincre de prendre en change de la pourpre royale et de la puissance royale une simple esp£- rance sans fondement. » Quoi done? 1] nous faut croire le Christ qui, par l’intermödiaire de ce que l’on-voit, montre la verit& de ses paroles qui sont m&me au-dessus de la foi. Car le fait qu’une jeune fille quitte la maison paternelle, attirde et seduite ou par la beaute d’un jeune homme, ou par de grandes richesses, par le bonheur, par les autres illusions (φαντασία) du monde et par lattrait de ce qui est propre A charmer et A seduire, ce par quoi le sexe (γένος) feminin surtout est 236 SEVERE D’ANTIOCHE. | [36] No] [Nass Νέαν 5 οἱ oo] Je m hs faın Joa οἱ or 22 DD I .gadorn 0 οὐἱ βμϑμ59 Slo ana ΡΠ Ms bag: lade :)lasie, J INS Lad zwanl uns, Hräs λαὸς το βροῦν, mr wir :haal Jo os JAN Ds war μανοῦ τον. 001 :hopay wor Jo5Mume Jlaupso DS or Jlaanı 0 on] | ᾿κι-ϑὸ IN ia 0 0 za, K20 ige’ 20 179,80 2035,00 Jyon SQoso aus; Dy ‚asöı „20 :laS35 0 :mäsıı „so : Sal ) IN a-Naw, Jo NOMS ia δάδο JasD 2, δᾶ χοῦ ars 0 imma Naspa,ado etc. need: poly wör Ja My 200 τον Dany Löts] Jin ‚solar ae ANA wir ia μὸν ἦοοι ul] Jain υοἴοοι Ἰκκων τον, a Moar [5 „eo [5] Da Beil; LE] Jos .-Joo a6] μι υδ an μιλῶ. 5 ‚codab .Adas Ihomy Saas „2 :jjas Duo [γ9ι facile A prendre, on peut le trouver ögalement dans les recits anciens et aussi dans le temps qui nous a pr&cedes, et 'm&me ἃ notre (&poque) il y a neces- sairement de nombreux mauvais exemples de ce genre. Mais que le fait que la vaillante Drosis en arrive ἃ des travaux volonlaires, ἃ une religion inusitce, et ἃ la foi (δόγμα) des ehretiens qui lui demande de m£priser des dieux nombreux qui sont renommes, mais qui n’existent pas, qui enseigne la chas- tete et la force dans le reste de la perfection et qui, ἃ cause de cela, est poursuivie, pers&cutee, tourmentee — car laquelle de ces choses p£nibles et insupportables n’endure pas (la foi des chretiens) de la part des lois (νόμος), de la part des rois, de la part de ceux qui ont la charge des commandements et des administrations, de la part de ceux qui organisent les reunions de +1,11. 993 soldats et de la part m&me ἡ des usages des aneetres (r&pandus) partout et du "a oulte des d&mons qui, pour ainsi dire, tenait l’univers? — (que Drosis ait fait cela), e’etait l’euvre de ce feu dont le Christ disait dans les Evangiles (Εὐαγγέλια) : Je suis venu jeter un feu sur la terre, et combien je voudrais qu'ül füt deja αἰ υπό" ! Ce feu, tomb& dans l’äme de la martyre, brüla et consuma done toutes les pens6es terrestres et mondaines comme de la paille; et apres qu'il eut enve- 1. Luc, ΧΙ, 49. or [37] HOMELIE C. 237 > aNssl or ad τον λο IAaı lass Krao] kinadso Kuss] Sa, ΝΟΣ faaso 0 upuhlz ον Kaum kasg,> :Naado Maas Jiraus ‚Jo ΝΠ). ὩΣ Adass! Nun Jap :Jocı al Jo Jost ua „00 ‚ou Jasaa Lobo : AS ssa5] 5)L> JNuorS Jasıı> 1 Js] lady Dorn . Jajino ἰοο Kun od Nor jeans E »loor ka #0 ! -.D wo our bay „Las Liam JUN. „o στ Aus 780,00 | ad :ADa.l Numero, wir u κοῦ EN: u La orLaso ia. za has : Je κϑὸ Ναυῆ „oh Jad5 ul; hal er 10 ra Jo Mass; do ρος SD Janım IAsemuo ro ra Se WE TE) FENG χοὶ Jlası.> > INN. I 2522 00 > JN35 ‘Jo EN Jo, > Loc bam>Amo τόδ N kun oh ul νοὶ "ον ωο Del ars > Alias :La2, οϑι Nas Jho μδΝϑοῤο :looı (δ. 9. Jar ὡοιονα δι „ur la er |Nsas 0 :locı βροῦν 1, Ms, |j9aa>. lopp& et saisi tout son esprit en l’entourant, ἃ l’exemple du buisson que Moise voyait etre en feu et ne pas brüler ', apres qu’il eut fait monter en haut une flamme brillante et qu’il fut monte en haut, il fit monter la jeune fille comme un oiseau dans les airs et l’eleva jusqu’au ciel. Desormais tout ὃ oceupee et attachee aux beautes d’en haut, elle &tait insensible ἃ ce qui Vattirait vers la terre. En observant soigneusement ces faits, on admire certes combien le Christ a fortifis et renforc& notre nature. Eve, en effet, fut la premiere formee’, ou plutöt (μᾶλλον δέ), pour parler comme le Livre, construite par Dieu; car le 10 nom de « construction » montre que la er&ature 6tait quelque chose de ferme et de solide, et que celui qui la ογόᾶ ne la fit ni delieate, ni faible, ni enervce, mais forte de la möme maniere que l’homme; elle avait, pour ainsi dire, les pr&mices et la nouveaut6 de la nature; elle se plaisait dans la demeure du Paradis divine et heureuse et exempte d’angoisse; et elle se nourrissait ἢ» librement de tous les arbres; mais elle avait la defense de goüter du fruit 41. Ex., 11,2. — 2. Gen., II, 22. 238 SEVERE D’ANTIOCHE, [38] D gl JNsnsohase N] | ΝΆ, INS Lad Ds fall; Linz] ofen Alarıaas „> ‚ars| mwarcs «ὃ „d Nas] lyo Je Sul Sad Jude 0] AN) Jans lad „00 un pl Ὁ .. Asa Jyası -.Loor δα am „ans Sm ϑιοδ ᾽ν os Jar! ἊΣ Jordi =D] jasde uk] Aal, or Dr husay wär :jllomımel ira wir or wnumojrn ‚cosas ΝοΝ ᾽ν zuoy δον „ol wu ll] Kspsas Ik 00 :JöHdlus “Li.22 yolo Jo Joa Nas! JlosAuse, 5385. Labo Jooı " upasco N nn JAzuma>.o μ5, Assasyo Musst Jlöho Insjaas a,,yas> :Loot jr Ssaslı Ja Auas » Muss Loc Lara μοι Jan, οἱ :Jooı Jam Jo lady wär :20l a Ἰοοι pn IN>y Im Jolo 09 „Jaasso odı Ike ὀΐδδιομλο δι δὶ J - Loc kun.) JNumarıı IN: j-risy20, Hy ma D> κι ϑοΝ δοῦν asöıd ol „pol »ὶ sad, er EN | d’un seul arbre, pour examiner si la libert de son esprit acceptait l’obeis- sance. (Dans cet 6tat) le Calomniateur la trompa et lui persuada de manger malgr& la loi (νόμος) ; et lorsqu’elle fut tomb6e par suite de la pente glissante de la volupte, il l’entraina vers la terre; et, apres qu’elle se fut tourn6e vers la chair, il la fit esclave du peche. Pour cette cause, avec Adam qui s’6tait associe ἃ elle dans la transgression de la loi (νόμος), elle entendait (dire): Tu es poussiere et tu relourneras en poussiere ". Mais Drosis, vraiment admirable, a &t& de la m&äme nature que nous, laquelle a vieilli dans les pech6s, a &t& foulee aux pieds par les demons ΚΕἼ, ΤΟ]. 993 ennemis, comme dit David — J’ai vieilli parmi tous mes ennemis? — * etait rb. affaiblie et fut languissante ἃ l’ögard des travaux de la perlection; elle vivait somptueusement et mollement, ainsi que dans le Paradis, dans les delices ct les fastes de ce monde mensongers, passagers et semblables ἃ un songe, lorsqu’elle demeurait dans le palais royal de son pere et qu’elle ne voyait aucune plante plantde la qui l’&levät vers Dieu ou qui renfermät un plaisir conforme ἃ la loi. (Dans cet &tat) le d&mon tortueux ne la trompa pas et ne l’entortilla pas, lui qui, pour ainsi dire, vole adroitement tous les hommes, möme ceux qui dans leur caur se vantent d'ötre invincibles. 1. Gen., Ir, 19. — 2. Ps. v1, 8, 10 or ι or o or [39] HOMELIE C. 239 as Spas Mumin Nuss) Jan aaa .Joor Au] ἢ my Jo ! ol. — :k>019 Jlarl;amo Aus ann loc Kopa.20 > 501 Jan, Kal Haas Jlonors wo :ὁ δοὺς, Jehso Aus loc Kara. ma μα οἱ :asıdado aalı.iası (aalsyo βὰς» ΙΝ ϑϑοϑο > Βακο bl τς I ὧδ τ ass so samaıs abo δυο» is, J}saao Jlas5 :faa.ad; Jlaxsıso Ja ya>o j>ra> ar loc Jam AP hass lopaaa Jabo ἰδ JMD Jo,20 >| <> ΣΟ] „> Jia ass οδι «3» so aroyasaslı ol Kl) sl MD als hl wor ΓΝ 55 ὡδι Das ui] Jar a τοὶ oaaıs ons ;5 Im20o ds as as zn Juin Iwols lad oäasar, Jlasıso Ja > :soäsor [35005 δ Ἀλοο ἘΝ SA wa Βα λα, οἱ: gar „as [iso -,Joo num Bil 0 ya So oo :)Nwsor) JNSola> or Jjohe zo] „LS Jaam>0 or JLojomsy2oo Jia D so 2000 nano yw > Car quen'y avait-il pas qui füt capable d’entrer en lutte avec un esprit bien affermi? D’un cöte la splendeur et l’abondance de l’or ne (le) combattaient-ils pas, tandis que d'un autre cöt& combattaient et attiraient A eux l’eclat et le prix des pierres pr&cieuses et aux couleurs varises, capables de corrompre et de seduire m&eme des yeux qui regardent chastement et non (seulement) selon leur propre loi (νόμος) ἢ D’un autre cöt& ne s’elevaient-ils pas en guerre contre (Vesprit) le luxe royal des vötements, la grandeur et la beaute des edifices, (beaute) qui du sol arrivait jusqu’au toit et qui rivalisait avec l’aspect fleuri (εὐανθία) des champs? Nabuchodonosor, roi des Babyloniens, enorgueilli dans son esprit par de telles choses, dit aussi une fois: N’est-ce pas Babylone la grande, que j’ai bätie comme residence royale par la puissance de ma force (et) pour la gloire de ma majeste'? Et aussitöt ἃ l’instant möme, pour l’orgueil et pour larrogance de ses paroles, il fut condamn& ἃ la stupidite et ἃ la folie de ses pensees; tellement cela est capable de faire d&choir du bien möme une pensce affermie! Parlerai-je de la table sur laquelle abondaient des mets princiers recueillis de partout, de la terre (et) de la mer,-qui, par leur raret& et leur 1. Dan., ἵν, 27. ἘΠ, [0]. 223 γ 8. ἘΠι fol. 223 va, 240 SEVERE D’ANTIOCHE: [40] Ιου us Kopad οἱ Niko ID SD a0 κοοδι δὰ END) "χορ, ΠΝ. OD wana ZU Ne 5) An .00 ων. Aus 85 ZERO Jos So N wi laryo Πα και ΒΕ μοι λοι. [Das μοὺς 0: ὡδὶ Dino :fasaaıo für Aus lab; :)Llo5 Muse :μιϑο ἡ JAsoas δῦ Nun No assch Ὁ έν Jose ha. ᾿ς JNus „Anso IN N] μοι omay καλοὶ ἽΝ ΘΝ ill ον. Lass οἱ 9] Dam οὐδὸν τοῖν aus Joons aM Jusoı 13 μμϑ 051 Jaso5| | "οβοθ udn wöl “ον οἱ «3» wir) Du ur has :oyas ΟΝ Ξο du, INS, Dos ll bad; »Jıso ‚con A; dor Asia, lass . Jod) ΝΜ ρῶν wor> —! Ds As I arms, I] od la > -JN] Loc Suhl, won Dur Οἱ «οἷν Loc Jlauııo Musi); iss Alas Lmaaso .oiun ΡΟΝ, Js 5 dot 4. L in margine : \Lawmsaso, penurie et la difficulte de les trouver, augmentent l’appetit et caressent souvent möme un ventre austere et temperant, ἃ plus forte raison (un ventre) gour- mand? Enumererai-je le grand nombre des satellites (δορυφόροι), l’elite et la gloire qui vient de toute nation et de (toute) race (γένος), tout le service de l’appartement des femmes et tout ce qui *& l’exterieur remplit l’imagination (gavrasiz) d’etonnement et de frayeur, les habitudes des servantes du meme äge, la parure, les ornements, choses que les femmes aiment et recherchent ἃ ce point qu’il leur serait plus facile d’oublier quelquefois de respirer l’air. ou de boire et de manger, plutöt que de les (oublier)? C'est ce qu’atteste aussi le prophete Jeremie, en &crivant ainsi : L’epouse oubliera-t-elle ses ornements et la vierge sa ceinture? Mais mon peuple m’a oublie pendant des jours sans nombre'. Mais Drosis n’oublia pas, ou plutöt (μᾶλλον δέ) par la m&me quelle avait connu Dieu, elle ne se souvint plus et oublia m&me ἃ son propre sujet qu’elle etait femme, ayant ferm& les yeux ἃ toutes les choses sensibles, ayant fixe sur le οἷο] les yeux de son esprit, &tant partie tout entiere vers les choses 1. Jer., 11, 32. - - 0 εὟ rn Ἵ io 15 [41] HOMELIE C. 241 Da ..Lo01 5A DS; dor vos ."Nurs SS „dor Las ὀΐνθο JaSs ku „o ol ὡοονδοὶ καλου Jar] „Loc us Ss; en so N] IS5ls „one Loor ρα Jar yol Halo. Ja D long pp. Nado οὶ Jodie „unml asdo ud] Kaas} > loc JNiaD» {150 κϑὸ „ad „oo „Nass no Ja has Läiso 9 kin Mus) lm Kim ass Duo or ΙΝ 3 wars Mad υδὲν [αι κξνρογθος εἰς 3 Θόιδιλοο „ser ki Παρ la +2 :lopn sp kiss NoloN..| Kar 1 and rl! No; Saas Dior 000 :)losoran, οὐν Klar Ikudo Jod, as Dan ud vlansors λα los μοὶ wabas yaso Jo [μὲ)ο aa ας οὶ 00 : Jam > Aa 13 AucNa| Nana Jaja :JamA200 Judo Jası or aa) ID Musik ul A «-αὐϑι „Muss ΟΝ ΝΑ Jar 22 τιν wos Ada | ke las, =0 al] NJesjo Mass AN >, μὲ 1. L in margine : 32) > „aNaoy οἵου bo. τυμπανον, d’en haut, ne s’appliquant qu’aux choses d’en haut, cherchant les choses d’en haut, οὐ le Christ est assis A la droite de Dieu'. Pour cette cause, elle ne l’entendait pas, comme Eve, (dire): Tu es terre et iu retourneras a la terre*, — mais: «Tu es ciel et tu monteras au ciel ». Pour cette cause encore elle monta, s’elevant comme une colombe sur des ailes spirituelles. Lorsqu’elle setrouva en dehors des demeures royales, elle fit peu de cas d’elle-me&me et se cacha secretement avec les vierges qui menaient la vie humble et ascetique du monachisme et professaient le christianisme alors plein de dangers (κίνδυνος). Etant leur compagne dans la vie s&vere du monachisme, dans la conduite pure, dans l’espoir en Dieu, et, ἃ la fin, dans la course du martyre, course quelle accomplit pour son äme, elle a dit avec Paul : Jai acheve ma course, j’ai garde ma foi, 7 αἱ obtenu la couronne de justice’, tandis quelle a confi6 iei son corps venerable, cet instrument (ὄργανον) de l’esprit des athletes fort et courageux et point paresseux, ou plutöt (μᾶλλον δέ) prompt et vif et pröt. Mais, par son esprit, elle s’est jointe pour vivre en societe avec ces ämes, lesquelles, d’une maniere semblable ἃ la sienne, combattirent vaillam- 1. Ci. Col., Π|, 1. — 2. Gen., ıı, 19. — 3. II Tim., Iv, 7-8. ὄ je ® A: ΡΙ, [0]. 228 veb. *L fol. 223 v°b. 242 SEVERE D’ANTIOCHE. | [42] Su Mohn Jam; Io] m Na 2 as do „Mu| yr μὲ» Judas ein: wär Jan „old „erde Imuslo uam «hans „og JAD20 Lojanyıs SD Jan) „29 Mus wär 056) as; Das use, 5 »IDpa> das Is Aus erg κϑυόι sA> μοῦ asonn.,6l μϑοι „As! Mjasso ol J ut nnala dor 22 κὰν Wusoı Kuss JNisıS Kor go Mu ooladız «οὐόι :kaisas [DIAS yo con INpys Jr Jean or οι ol -.unan δι DS; θυ : JS Joo aus Suse Mu, dor hop ὼς :c8 AA Nuss οἱ τὸ lasse Juri JS. Jadı Jo Jay wi Dur Hass JLasudse, αὐ JaS :maanuı Jay Kr μονὰς on ol J . Jam Jr204 Jo Jado Jojo yanı Junl; Jans: κοῦδι his Lado :liisae Joy on ment et valeureusement, et par les travaux de la perfection * Jaisserent leur corps se dessöcher comme une peau de tambour, ou le firent mourir dans les tourments (endur&s) pour la religion (εὐσέδεια); c'est avee ces (Ames), une fois qu’elles sont joyeusement delivröes du lien de la chair — car elles pr&me- ditaient (et) attendaient cette delivrance — que des chefs spirituels et des 5 arm6es angeligues montent en möme temps (au ciel) et chantent en meme temps et, comme avec celles qui imposent d’une certaine maniere des couronnes, ils chantent cet hymne de victoire, designe deja en peu de mots par le prophete David, qui dit ainsi: Les chefs avancerent en tete, apres ceuw qui chantent, au milieu des jeunes filles battant des tambourins'. 10 Pourquoi done nous-memes, en entendant cela, ne desirons-nous pas, m&me en retard, ἃ quelque moment que ce soit, les avantages du ciel, vers lesquels se dirige la course des ämes raisonnables et leur marche naturelle vers le haut? Et, au contraire, comme si une Ame de pore ou d’un animal queleonque nous 6tait 6chue, regarderons-nous vers le ventre et vers ce qui est au- 15 dessous de lui? Et d’une maniere deraisonnable oublierons-nous notre res- semblance avec Dieu? Ne nous appliquerons-nous pas ἃ la patience ni ἃ une eonduite pure, et n’aurons-nous pas un peu d’estime aussi pour la virginit6, pour la pr¶tion aux demeures celestes, ἃ cette vie de cohabitation 1. Ps. LXVII, 26. “ὧν 10 10 15 [43] HOMELIE C. 243 Ass uöt ie hu JAID 3 lopnaası on and ‚ass Kisjas, as; ΜΗ μοἱ za ID a Da τόμ δ 3, Jo} :)Nanas Ich] Jh μᾶς ΑΞ za] δ ὦ har Jpea jan Jon εἰ βόμοον Kae pass ads aD :o ie dsaiaso οἱ Jod ὀμδοὶ \arör \ooloiuse; Jlarrsorso :Jla-a20.2a 50 yorassı Jun! Suche τος 39 SD os As „20 μοι μ.5}} woäan ars ἢ ADS 00 Jam :]lopmun la ΨΘ Ὁ INS .Joous 15 > Inh eds el Nass), Ja :faon gan eo Ja>as Jim las; NL „iD Ka Ια JA B yo hasse Jane fps „san Ir add Jo Judas +|19jaoD «5 N] 58) Kr ass arms Sladohal ΠΝ] δὶ ud τοὶ δ] kalam walaaıı hal ara LAD; Jia.) ..Asl Jadkiasıı | οδμθ wu 1. Ms. MeDel. — 2, L in margine : saw Iyo, avec les anges, et ἃ la grandeur des delices qui sont pr&parees ἃ ceux qui vivent dans la piet6 (εὐσέδεια) ; ce qu’il ne nous est pas facile, en verite, non plus de comprendre par l’intelligence : Ce n'est pas monte, en effet, dit le Livre divin, dans le ceeur de Uhomme!'. Ce n’est pas ainsi que nous celebrerons la commemoraison de la martyre. Car la veritable comm6moraison des martyrs consiste dans l’imitation de leur perfeetion. C’est pour cette raison aussi que nous faisons cette (commemo- raison) et que, comm6morant les (martyrs), nous eelebrons leurs fetes, c'est afın que par la commemoraison et par limitation de la patience, de la vaıl- lance, de l’espoir ἃ cause duquel les souffrances du temps present ne comptent pas en comparaison de la gloire qui doit etre revelee en nous”, nous devenions parfaits, nous secouions loin de nous le sommeil des pr&occupations mon- daines, nous apprenions quelle fin visent les choses des chretiens, et que nous ne soyons pas inopinement emportes nus, indigents, laids, n’ayant aucune provision pour le salut. Tu loues, dis-moi, ὁ femme, la virginite *de Drosis; aie röellement de l’&mulation pour ce que tu loues, afın que tu obtiennes le Christ en qualite d’epoux; car tu as entendu pour toi Paul qui dit : Je vous ai fiances a un mari 1. I Cor., 11, 9. — 2. Rom., ὙΠῚ, 18. ἘΠ, fol. 224 ra. * 1 fol. 224 Ta. 24h SEVERE D’ANTIOCHE. [44] [REN ro ‚aamuo|) I. Ικβῳν ‚alas öl; “ab „Asse KEN Joa; ka! por dar Ὁ ul IAnoro Ir wöno „Nun; JNboh> N] JNarss do Au] J3öl har er kai „Luoroo Imaso Iso NS INN JAmauiay wusı INssıS ΟἹ I > MN JyohD ads Twoasd er Jam ey Id 5 ναὸ or ΕΞ rl agjael ihr 06 Ja J . Jain „0 ua una „lo ‚JAanı 0 Kb I Μὲ as; hau) She jun alas zuilı od lab οὶ προ λα clan aD); IAsaal | ΜΝ NT IND); NS Jh; oc ..oo kuasaay ihr 00 u | .Jax οἱ Ια θολὸ ab Jeans . luasas 09 ol; SA .cor frasas In Il -phad > eu, J μα. max Jo -.„.Nmmo a3... 2,3 joe Dso ass θα Ss home ?hor δὶ Au] alas us οἱ Maiasal 01 „po 00 ον. voran Jans . Nam.s| 1. L in margine : waasjaßv. — 2. L in margine : Dh unique, pour vous presenter au Christ comme une vierge pure‘; et : Gelle qui n’est pas mariee songe aux choses de Notre-Seigneur, afın d’etre sainte et de corps et d’esprit?. Mais tu dis que cela est grand, et que ce n'est pas facile ἃ faire correctement; en parliculier ce n'est pas trop grand pour les ämes qui sont frappees de l’amour de Dieu. Du moins charge-toi du joug dü mariage, mais conserve-le honorablement en le gardant chastement; et, si ton mari est parti de ce monde, ne t’arr&te pas A un second (mari). Que si tu (regardes) A un second (mari) — car il est permis pour la n&cessit& de la chair — ne te laisse pas aller vers un troisime, surtout si tu as döpasse dans les anndes l’äge de la jeunesse, et si la vieillesse ou la mort approche de toi. Car si le second (mari) est permis, pour le troisieme je ne peux rien dire sinon qu’il n'est pas permis, parce que möme la permission est renfermee et comprise dans certaines limites et n’admet pas une cohabitation sans frein. Tu loues, un tel, la martyre qui meprisa la gloire royale et les biens. Montre röellement ta louange (κλέος); donne de tes biens aux pauvres, ou — ce qui est different et d’un m&rite moindre — ne convoite pas les 1. I Cör., xt, 2. — 2.1 Cor., VII, 3. 10 10 zn, [45] HOMELIE C. 245 οἱ All ae οἱ Μ] Apadı il I .biesyp Lil 2 Il. us »ε9 βοὰν Han ua! Sy I oansll „nänl| Il μὴ ! » lo χεᾶϑϑυο y> ER im ΣΝ «οὐδ lisa, uaal Jo ger yo «οἱ aan οἱ il aa rg} 5 kam] 0 use ἢ 2 ID gas ou Dr Joan un NAD) βαρ δὶ Al alla :L nano alas μοι μᾶς |5; lauımsan sch μ5, [μο » "Al alla dor „as u Llo 93} «τὸ . )5 Nas )aussoı 1.5 Jr? Jolo „JMD, Lopmaa Ad, κου δι a ano] 10 Ko Bay (wuöd 5 wbislo „Lay yas hal Jo „sad Ἰοοι (δ A sa Juan, δι Js Jonas κοἡ ao), ask] Zu Ja [a5] gas ‚Jon Ja; ὡδνλοὶ Jo .-L55'05 yas Jaiioiino IND μι BONN) 0 «9.839 ST Ni Nas οἱ Jogua0 - JLo5Aun0r 1. Ms. vlaumsatusoN. — 2. L in margine : w58> Wal. choses d’autrui; mais egalement tiens-toi loin de ce qui a &t& derobe ou pris injustement; ne va pas avec de telles choses, de peur que tu ne paraisses devant le juge alors qu’elles sont en ta possession, car elles te seront attribuces et t’entoureront, m&me si tu ne veux pas; et tu desireras alors les cacher ou les eloigner de toi, et tu ne le pourras pas. Car les images = (εἰκών) de nos actions s’attacheront ἃ nous, sans se separer de nous, comme les ombres s’attachent aux- corps. Tu loues, ö excellent, la patience de la servante du Christ dans les luttes sacrdes; que ce que tu loues t'apprenne et tenseigne done, quand 1 o τὺ looccasion l’exige, ἃ supporter les igaominies pour la religion (εὐσέθεια), ἃ | confesser devant les hommes la saine foi, ἃ ne pas changer avec les circons- ο΄ tances, ἃ louer d’une part ceux qui ont lutt& jusqu’au sang', et ἃ suivre | _ d’autre part” la religion (εὐσέδεία) qui n’etait celebree que par la langue et Ernie ο΄ 48] etait louee avec emphase, et cela quand c’etait permis. C’est par ces belles I ‚ 15 formes de la perfection et par ces ἀνάθεμα ou voaux de notre homme interieur 1. ὉΓ Hebr., χιι, 4. N“ 246 SEVERE D’ANTIOCHE. [46] ar wi SA κ. με δας {5 om Ἐν mo Nils ud > “οἱ Jo No ab 0 ud κϑὸ ‚Sl 33 an μοι Jan : «“οἴθο ray u a god ‚os ἈΝ. fl on :κϑοιβᾶδ. 5 >paso ‚volä 3 grad lm ς αὐδυ ao Ja. Jı-m>D&i Do Jlaxo]lo I gamaam->A0 ΠῚ "οι οἷο )ausamsaso Ma dd, Mus dor τον mu, Da; JAalian |Asötasco “0 JNa.o Lauras, Jkasso J5ohs Jalı ! sul Jo N JAas; a han Janeb u) alas mario; Solo; Län] labo Ye κϑὸ haiasy .yaam| Jo 'aaso JADE 005 > "So; μοι Nass)! Mfjduas Nu} Io, χοὶ Jyäas Aus οἱ Is bus Jab οἱ Il 5 θὰ ὼς δ. Aus us „Aumsl] } < ww de Muslalo Mushl] ha ud ol Je Ja! Ns οἱ 35 Da 3 9. Dan Jason; oo han! ‚Nass JESD ul ana „> so ὁ Dis Ss Αϑομο ID won an el que la vaillante Drosis veut qu’on lui tresse des couronnes de louanges (κλέος). Pourquoi done parl&-je des choses interieures, attendu que personne de ceux qui possedent πὰ bien voulu lui faire don des biens exterieurs et superflus? Car tous les hommes et toutes les femmes accourent frequemment ἃ ce temple saint; ils font leurs prieres et presentent leurs demandes, et, se röjouissant de l'’aide et de l’intercession de la martyre, ils obtiennent des gu6risons et de la sant& et des faveurs diverses de toute espece (γένος), que chacun demande d’obtenir. Mais personne ne fait altention ἃ la table venerable du saint ministere sacerdotal, ni aux colonnes d’argent placees aupres d’elle qui soutiennent la coupole (ἡμισφαῖρα) δ᾽ ὑπό au-dessus de leurs tetes, qui est nue, laide et informe, qui a &t@ simplement figurde par des χανόνες ou barres de fer comme dans une representation symbolique, mais qui n’a pas &t@ recou- verte d’argent. En v£erite, ce n’est pas seulement au point de vue de la beaute, mais aussi au point de vue du 06x; ou de la gloire adorable, ἃ ce qu’il me semble, que (cette coupole) a &t6 jugee et imaginde par ceux qui ont construit les saintes öglises. Elle reprösente la forme (σχῆμα) du ciel, s’6levant gräce aux ares ainsi que gräce ἃ la couronne pour former la calotte eirculaire d’en haut, se trouvant suspendue en l’air et se terminant en son centre semblable 10 10 15 [47] HOMELIE C. 247 ὁμλα δὴ κου δι > τ, Lad; Jun] .-LDalaso [san Lusöy wsı JA pas bu I wa μά... Jaso.> glamaus μοι ag le κι ο λλο μον Re u Ιεθ sslo ‚Jasä,.ad ‚oo ie german M.Jsy);o as J > οἷν. gan ο al, as > 100% gas In | ΔΑΝ ο Jun! add 2 Ὁ >> οδι .Joor worAinoy [39 001 Nasa, 520 Joa al; N LI oh ἢ go has, zo Issams Joor Isola ..Jooı ΙΝ δοῦ |Näs) Nuss wars RS ."Jooı Kaas oa, Joor aa'o ὠοιονα δ. 5 yo ὅς ἌΡ ΝΟ -“ὐδλο JE [NN <> Je, Jaizaso ar un „DSDS N er ga go „ku SA οἱ μοὶ] oı Lu» Ns οἱ Samjas Nuso „as io Aus Isla, μι3α9 ‚oo Jh Ja] .-\ zoo wol, Jaolas 2 "nA ρας ay> Nasa Ja>3: [}Ὲ5 <>» aN „As ‚Jlasäs Img Hol Lo —> mm wo, Wo „0 .,looı Jam Jlaslasn Ἰωὰς Jojo ujlo „NupeN 12] 1. Lin margine : L>3a2. — 2. Ms. hssam>. au nombril, afın de montrer que nous qui accomplissons les fonctions sacer- dotales sous (cette coupole) nous nous tenons ἃ l’interieur du ciel ἃ l’exemple des armöes incorporelles et que nous c&lebrons mysterieusement les saints ölfices. Et personne cependant n’a condescendu ἃ apporter pour une telle @uvre pieuse l’offrande ’une livre (λίτρα) d’argent; et pourtant si chacun de ceux qui möme possedent peu avait donn& une (livre) seulement, le donateur ne se serait pas apercu de ce qu’il donnait, tandis que ce qui serait recueilli ensemble de la part de chacun arriverait en röalite ἃ parfaire, et amplement, la (somme) suffisante. * J’omets, en effet, de dire que meme un seul (fidele) pourrait oflrir le tout, un de ceux qui sont couches sur des lits eleves et qui prennent leurs repas dans des plats d’argent portes par de nombreux serviteurs. Que dirai-je encore des femmes qui toutes, se rendant au bain, sont conduites avec des objets d’argent (du poids) de beaucoup de livres (Arge), et sont portees au milieu des places sur des θρόνος ou sieges ögalement resplendissants d’argent, ἃ tel point que m&me les mors des mules n’en sont - pas depourvus ? Et puis si une fille de roi venait dans notre ville, et si elle stait ici fiancde A quelqu’un en vue d’un mariage, chacune de vous necessai- * L fol. 224 ν9 8. *L fol. 224 γ ἃ. 248 SEVERE D’ANTIOCHE. [48] wor Lab wor ὩΣ um Ay Lost Hua 2 au I. So > οἱ „Joy νᾶ god > Jooı „aa „A, [0 οδι : JoloNaso wir or Ihr Jar Nuss Jussas Joo LAUD „Li ua, LS Jo, :Juumas (lo (ass; Ir Loco :lyas Js5| Δ. us Jlaadısası ll; Il Louise Ns) ana Aus] Las :Lussah IA «Νὰ Δ Jo Mlua, soo Aaol μ᾿ «ἀλλ. > > ao soo) aan }|9]ο . βο ἡ ady Aus SA . Ihn uns Jar; vooiu! ao a2 «ϑὸ „Ay . Juseba, und, Lu SU or“ J3 | 7 Mus] gar Jieada, las Musik μα blass ara οἱ Jusaba, Lomas yar "NA, “pad Hr Sn καλοὶ god ἙΝ οι <> )aaulo Ns5as βάλον, NusS ‚Li Joh Ds Jooll; om ‚usa; Jlaasıo ‚Jaja 20 Juan Ν5. so una was, „50,20 [55 Jo; ollası) Amn.,>0 . „orasaunso las > μοι Nas SD μος as brwolo ),a-lo Maas) Is [>] omas; 10 wa] κα Χο κ 3) Daso 15 rement, s’empressänt de se mettre soi-m&me plus en vue aupres de celle qui va se marier, apporterait comme cadeau ἃ la chambre nuptiale ce qui serait le plus precieux de tous les bijoux d’or ou des objets de grand prix. Mais pour la martyre qui renonga au royaume terrestre et devint la fille du Roi et Pere celeste et devint l’eEpouse du Christ, tu es paresseuse, tu es negligente, et tu hesites ἃ donner quelqu’un de tes objets. Mais etends (la main) et donne joyeusement et ne te retiens pas. Tu obtiendras de riches r&com- penses — car son &poux n’est ni ingrat ni indigent — ἃ tes enfants il donnera la sante, bien plus precieuse que de nombreux talents, la finesse de l’esprit pour les etudes, et les autres choses par lesquelles les parents se rejouissent de leurs enfants. A ton mari, il donnera egalement, avec une bonne sante, l’abondance des gains-honnetes, ἃ (ta) maison (et) ἃ (tes) biens la benedietion et la gräce d’en haut, et, apres tout cela, apres le d&part d’iei-bas, le royaume des cieux. Puissions-nous tous l’obtenir, par la gräce et par la misericorde et par la charit& du Dieu grand et notre Sauveur J&sus-Christ, A qui sied la louange, la gloire et la puissance avec le Pere et l’Esprit tres saint, maintenant et toujours et dans les sieeles des sieeles. Ainsi soit-il! ὃ »» -» 0 ὃ “ον en Ασα ον» ‚Las Aus Mus οἱ | Aus Us =! Jar ass, μοι LINSE απ Kl I; anal .5 -- τ Ju, Aus olulkao Πλο Jod; ὠὰ, usa 0, Nun SUN! 58 Jan are Jun, zaisly υδι any wöl :$s5] Nas alas. As0o hr Kin! :lasym „ol kariıs χὰ ysärklo upu lo IL! :lamols δου 9]. 9. ayu. NN ax Ir 0:0 ον 0,0 Juäsaaıco I kur] omas ansöllo woraasaisy |ascı Joel. ἽΝ kn] 2 Na) Las; Nana =! el I aamı Jam iasy * HOMELIE CI *L, fol. 924 vb. Sur za Narıvirk ou L’ErIPHANIE, ΟἹ EST LA CINQUIEME (SUR CE SUJET). Voulant eelebrer l’objet de la presente fete, qui est la descente du ciel vers nous de Dieu le Verbe, sa venue resplendissante et sa manifestation sur la 5 terre — en vertu de laquelle, parce qu’il s’est incarne (en prenant) une chair veritable et de la m&öme essence (οὐσίχ) que la nötre, il s’est manifeste, il est apparu et il a v&ecu avec les hommes en tant qu’homme, de sorte que les disciples qui l’ont servi et ont νόοιι avec lui, sont appeles les t&moins oculaires et les ministres mömes du Verbe', lequel ne pouvait pas apparaitre 10 ni tomber sous le sens de la vue — comment aurai-je la force suflisante _ pour le louer? Quelle gloire convenable trouverai-je, et quelle langue fera connaitre (tout) cela? Je ne trouve qu’une parole &crite dans les Evangiles 1 πιο τ᾿ 2, PATR. OR. — T. XXI. — F. 2, 950 SEVERE D’ANTIOCHE. [50] LS göl> J2.N53 μὶ aan Jo 1.5 Ir ὦ. don N) 'o wlo ..Lysam> > J}35lo :yasslL [βοοῦδν Lu Ans > Joo;Namo Ds; μπὰς μα» ka As > Muss ϑαϑὸ “μας .) Ss loc Jeöls wsohalo Hass Nun)! 58.3.9 hap ἘΠ ΨΕΨΕΥ ΥἹ Ιβοοῦβαβ Nass Zu Pen " ΙΔ. zaas Joel, οἱ οκααν )"ο χοὶ :} ϑοῦϑο Jalay ᾿λο lojaxynz [τοι Lo Kun Js ον m JNaJlaıs y.lo :bl JE» INssasyyo αν un ana I SD Al koo os μὲ IE har yuly - polen Iaw'lo pl ΝΑ Ξο Jr DS ΝΣ [Ns öph> rl 00 -,gaddr0, asdı [5}.}89 «ΞΡ κεν JNSoN5 = Dully oo Ja; [οὗ ΜΘ Nasa 45 Nas, 5] Day dor JÄN .. Jod mine uuaisıy κα ars or aDSh20 .Laiaz wor mo karisyo od ur Iamuo 1. Ms. ον. [Εὐχγγέλια) qui se häte et s’eflorce de s’elever vers le haut et de rivaliser avec le fait lui-m&me, et qui cependant avoue ouvertement avoir &t& sur- passee par le prodige lui-möme; en eflet, une multitude de la milice celeste et une troupe d’anges apparurent aux bergers, et on entendit qu’elles disaient au sujet de la merveille de l’&tonnante naissance selon la chair du Verbe inere& : Gloire ἃ Dieu dans les hauteurs'. Examinant la puissance de cette parole, condensöe dans la brievete de l’expression, autant que j’ai la force de l’imaginer, moi qui suis petit et qui vois peu, et comme dans une goutte et dans les ombres je me repre- senterai et j’essaierai de dire comment je vois l’esprit des anges qui pro- noncerent (cette parole) et ce qu’ils me semblent dire par elle d'une maniere developp6e. En voyant cette gloire digne de Dieu (θεοπρεπής), dont l’enfant ne de la Vierge est l'objet, et en voulant nous-m&mes la cölebrer et la louer, nous voyons que les gloires de la terre sont pauvres et döfectueuses et que toute parole humaine et qui se prösente sur la terre reste bien en arriere de ce qui convient, ou plutöt {μᾶλλον δέ) qu’elle tombe bien loin. Par suite nous 1. Luc, 11, 14. ων σι -- ε or 10 10 [51] HOMELIE CI. 251 “οι Nasa Jsjor 20 hl Is5] So Nass] Jo us So .-Jlas ‚DAS; ga Ινχώοοινδοο NiDoo, J INxo5 > :JE303,30 (ϑοοῦϑα 3» Ss Jay μοι δ] δ. «κιοουλὸν, nid us Klar ui] ὡς το) a, asHar Tui AN ie orale ρθνδοο Jsohisso [55] Jo :)lousos Jo Ialalıy Jo :lolke ums ass vol Jslo :|5}.23.9 Words assı Ka0423 ‚oo wo I - JHadiis Jo Gd>ası Jo lass aD do (wsöe ou] kan.) Do ς.5ὸ Pl. Jmsans οἱ Neben βοοῦβ Muaasl 0] " a hoisdie a νῷ ΒΟ es No > mel soo;sas Nasa μας N SD ao «ΕΟ god > „N ws JNwansl . lau. Km . Ms. om. — 2. L in margine : >ely ben bayMa> [μα0, ον Lwoj.e2y Mo Lis Iyons wpad wyı = EISC9) 0,20 a Sl Na ss has Nike 3 τάνδ δι Ἐν „ID lsoj;x> |Mwanıl -- „umodsl Jia "Was μὸὰ9 has wo Mo Lay Mau ur ΟΞ »Juzam Jon hassy zul ;ollly ler NH% ‚|lamsd se 5 „AN sel Iyn SH Jon rn; 82 0 jan are Lojsas ISlaast rl ‚|Lasus0soy . haus, 1.9 ah, „0,0 ‚hd ‚ge30, Ds . eo|iso μοι ΙΔ In>aa son>2 μα. has, x»; 9 το Deo ΒΕ je Duy0 -1303 ES pensons que cette gloire qui est chantee dans les hauteurs par les esprits immateriels et intellectuels d’en haut est ἃ peine tres conforme et tr&s convenable ἃ ce mystere qui maintenant s’accomplit et se passe sur * la terre, non pas celle qu’oflrent les ordres (τάξις) des anges, ni encore ceux des archanges, ni des trönes, ni des dominations, ni des prineipautes, ni des puissances, ni des arm6es (celestes)', mais celle des cherubins eux- memes qui sont au-dessus de tout ordre (τάξις), et de ceux qui en appro- chent. Pour cette raison, en eflet, (les anges) ne dirent pas: « Gloire dans la hauteur » au singulier, ou « dans le ciel », mais (ils ont dit) au pluriel : « Gloire ἃ Dieu dans les hauteurs qui sont plus hautes que tout? », mon- trant par le superlatif que cette gloire qui est 6nonc6e est plus haute que 1. Gol., 1, 16. — 2. Traduetion du superlatif. Note marginale de L : II faut savoir que celte expression « dans les hauteurs » qui figure dans eette phrase que nous disons : « Gloire ἃ Dieu dans les hauteurs » ne figure pas seulement au pluriel dans la langue grecque, mais aussi avec un certain superlatif de l’expression qui ne peut pas &tre rendu dans cetle langue syriaque, Voici cependant la portee du mot qui figure dans le texte gree (ἐν ὑψίστοις) : « Gloire ἃ Dieu dans les hauleurs qui sont Plus hautes que tout ». C’est de cela que le docteur a parl& quand il a mis le superlatif; car dans la langue greeque tous les mots sont dits de {rois manieres. On les nomme ainsi (πρωτότυπος), par comparaison (comparatil), extension (superlatif); par exemple haut par-dessus tout, : premiere forme : haut, plus haut, et * 1 fol. 225 rca 252 SEVERE D’ANTIOCHE. [52] . Joa naaı> 09 - Lo mo eye m Shoyu oly won ‚Jr ἢ . „0001 rl, 6.49 Kg „ol ‚Joa Js) As Jop«>» χοὶ » Jyoto „sasola 2, 0 er) ᾿ΠΝ 909 ‚ds ᾿ΝΝ509 > +03 oMwass), [aa NT INiDoo, J wine] . Las. har. "οι Dir ΟΝ σον, Basin JuN, END Ἐπεὶ ERSTE ga «I „Nu 0 ar DIN Jo βυθόν δο os Jjoras oo No sollo Jlaslas > er Sn Jalaxo od umwjas | -. τοι; N ls A co). <>” oa »οὶ „br: χοὶ RER) „No L>3 el )assouÄso Ἐ55: τ βοῦς 2 solaD jo <>}>a>0 OD us) Am ON. “aD wu od [Ν 209 «Ὁ Lo, lass), [52.592 Ss δι | kun us a a οἷ Jo] Jsorsa> Nana om suN.] N! [5] N «“ Mara Jod] »Ἐ3. οἱ ala wär > sooh! Jen Il. Mai, Seriptorum welterum nova collectio, t. IX, 738 : Ἀπὸ λόγου ps. Τόπον δὲ Κυρίου νοητέον ἐπὶ τοῦ προχειμένου, τὰς ἐγγιζούσας ἀύλους οὐσίας, παρὰ τὰς ἄλλας δυνάμεις αὐτῷ, χαὶ πλέον τῆς θείας μετουσίας χαὶ θεωρίας ἀπολανούσας, καὶ τοῦ ἐχεῖθεν νοεροῦ χαὶ ἀποῤῥήτου φωτός" τούτου γὰρ ἕνεχα χαὶ θρόνος αὐτοῦ χαὶ χάθεδρα χαλεῖται τὰ Χερουδίμ. ὡς διὰ τῆς μείζονος χαὶ τελει τέρας ἐλλάμψεως χατὰ τὸ δυνατὸν, οἵονεῖ ἐγχαθεζο- μένον χαὶ ἐνανχπαυομένου καὶ ἐμφιλογωροῦντος αὐτοῖς. toutes (les autres). C’est la gloire qu’Ezechiel aussi &couta en lui-möme, lorsqu’elle ötait chantce par les cherubins, et cela lorsqu'il &tait initie comme dans une vision. Il dit, en eflet, les avoir entendus dire : Benie soit la gloire du Seigneur de son lieu'. Par « lieu du Seigneur » il faut entendre, ἃ cause de ce qui a 6tE mis prec&demment, les ötres (οὐσίας) immateriels qui sont plus rapproch6s de lui que les autres armees (c6lestes), et jouissent bien davantage de la socidt& et de la contemplation (θεωρία) divines et de la lumiere intellectuelle et ineflable qui (vient) de la. Car c'est ἃ cause de cela m&me que les chörubins sont encore appelös son tröne et son siege, comme, si or 10 5 du fait d’une illumination plus grande et plus parlaite, autant qu'il est 10 possible, (Dieu) &tait assis et se reposait sur eux et demeurait toujours aupres d’eux. Cette (expression) : Benie soit la gloire du Seigneur de son lieu, est done absolument la m&me que celle-ei : Gloire a Dieu dans les hauteurs. « Toute nature erde, dit-il, en ellet, est (trop) införieure pour glorifier ou benir Dieu. Mais ils le beniront, s’ils ont quelque chose de plus convenable, de preference 1. Ezech., ııı, 12, 15 or 10 10 15 [53] HOMELIE Cl. 253 οὐν Jill; «οὐδὲ -.Jaras assı voran <> „N ]α „A Jr COS “öl 00 „onoNsas [rsoy ons; Kun] aus Ws „Aso [βϑορ 9) |Noja2o JN aaa; \auaaı "ον δου No |Nranals " usloNaso, „Lucie Joa; or00uN Jar aD. asyya,sc. aD \ansoys Lalaco 0 a3 has Sl andy. Luasas Jjoraus 23 kis lası> asia οὗ. LAS [sau 20 0 χοὶ «JAN 001 μος sy ES μοιϑ wo Am „005 ὼς. ΟΝ wabas (un, οἱ or μοι yels J05 001 1436| „> .oo0l u 1500 aan, ka. o >05, )Naoaxo JLaslaa, #J' 00 Ns κ᾿ Nuss J ΙΝ 5 Jos Te Ja Dam am; D, asöı «ὁ Jolliso |Nasslo [olao οὐ ἘΣ τϑ +,0001 up Ὅς λα. ASS Ια. .‚Dd0 aams Jlaunmso :fausis Aus, Jo I;20 „old, el "op hl ass (oda «Ὁ SS Sol ol 220 ‚on Jbor> Πᾶς. 1. Ms. #»l- a tous les autres, ceux qui ont obtenu une place qui est dans la hauteur et qui est plus &levee, ἃ tel point qu'ils seront appeles « le lieu du Seigneur ». Et par le fait qu'ils sont associ6s * ἃ la gloire divine et en sont illu- mines, ils pourront donner en retour et rendre en @change de cela gloire, benedietion et louange (κλέος) ἃ celui qui leur a donne la lumiere intel- lectuelle, tout comme des eaux qui, recevant la lumiere du soleil, &elairent egalement en reflechissant la lumiere; car, de cette maniere, 1] arrive que Dieu lui-m&me est glorifie en quelque sorte par sa propre gloire. » C’est quelque chose d’analogue que le sage Paul «erit aussi aux Romains, au sujet de ceux qui avaient regu la partieipation et le don du Saint-Esprit et priaient, lorsqu’il dit : L’Esprit lui-meme demande et prie par des soupirs ineseprimables ' Et les anges qui apparurent aux bergers, ayant en vue la gloire inexpri- mable de ’Emmanuel, jugeant mesquin et blämant, pour ainsi dire, toute louange (κλέος) et (toute) gloire et (toute) parole qui (se rencontrent) parmi 8 8 jur ἃ les hommes, tourn£rent leurs regards vers les armöes qui sont dans la hauteur, et la encore ayant tourn& leurs regarıs au-dessus de tous les autres, 115 1. Rom., vıII, 26. * Lfol. 225 γ ὩΣ *T fol. 225 Th: 95h SEVERE D’ANTIOCHE. [54] JN>älo μιαϑαῦλο κοὐδι [οο 3) [5.9 JNasınz γβου aus] χοὶ Du Sal Jasj Jr gen κϑὸ 59 PA ws θαυ Lada aadı.m αὐοι oo „>.lo Pa god „> :asa.o an; 2a oo yo STE ER Jod) mopsa> |Nuaasl ..aasy| ἰόν αὶ» [so ‚Kaas μυὶ yani5o J305 ὡοιοδ ον} οὐν I] Haas ga «Ὁ; ra Da 00 aan Jooı sy Js „ol m JA lAS οι odiso has ss] οἷν 020 220 00 uam wu ac . yon -JNDs00 Loco Ss xx DS 061 aus, >N0, ID soraursohs Kara! ἜΝ Ikas 05 wohs ..Lai Ih Lasaf yS am ..ob pol u r0l. 25 Na a Ihre 8 "asafo "pa Mes 1:55 Ya ar 4 .1}5] Yor2o NL] Ir2 Kilos Jess ar age] DER.) 1. Ms. aunDaly. — 2. Lin margine : \QX%2. — 3. Mai, op. εἶ, t. IX, 726 : Ἀπὸ λόγου ρά. Καὶ χαινὸν μὲν τόμον μάλα εἰχότως τὸ Εὐαγγέλιο, προσηγόρευσεν, ὑπὺ τῶν προφητῶν ἐναργῶς προγραφὲν χαὶ προα- ναφωνηθὲν, τὸ ἀεὶ νεάζον χαὶ μηδέποτε γηράσχον, κατὰ τὸ ἐν πλαξὶ νομιχὸν γράμμα παλαιωθέν: μέγαν δὲ ἔφη τὸν τόμον᾽ πῶς γὰρ οὐ μέγα, πρᾶγμα τοσοῦτον εὐαγγελιζόμιενον ; χαὶ μέγα χαὶ ἀξιάγαστον' ἐπείπερ χατὰ Παῦλον ὁμολογουμένως μέγα ἔστι τὸ τῆς εὐσεδείας μυστήριον᾽ χαὶ ἄλλως δὲ μέγας ὁ τὰ τέλεια χομίζων, οὐχ ὡς ἔτι παισὶν, ἀλλ᾽ ὡς μεγάλοις τὴν νοητὴν ἡλικίαν μαθήματα. monterent en courant vers ce qui est, pourrait-on dire, le sommet et la tete des ordres (τάξις) qui servent et qui sont bienheureux, ils jugerent que la glorification (δοξολογία) la plus grande de toutes etait quelque chose de petit et, comme s’ils eussent et& dans le besoin apres que tout eut &te Epuise et fini pour eux, ils crierent ce qu’ils avaient Lrouv& : Gloire a Dieu dans les hauteurs. C’est par des (voies) oppos6es qu’il vient celui qui est haut et charitable par nature; il descend au-dessous de son "essence dans la mesure oü il savait que nous en avions besoin, nous qui avions besoin d’ötre sauvös; et ayant charg& le prophete Isaie de predire le mystere de l’incarnation qui est au-dessus de toute intelligence et de toute parole, il lui dit : Prends-toi un grand tomos' neuf et ecris dedans avec une Eeriture humaine : « Qu’on se häte de *1,f01.225 faire le partage du butin, car c'est proche* ».* C'est bien convenablement qu’il a | donne le nom de « tomos neuf » ἃ l’Evangile [1 ὐαγγέλιον) qui fut clairement 6erit et pr&öch& d’avance par les Prophetes, qui est toujours jeune et ne vieillit 1. Severe base les deiluctions qu'on va lire sur le mol τόμος de la version des Septanle el sur son sens &lymologique, qui est « seclion »; on a done prefere garder le mot « lomos » plutöt que traduire par « livre ». — 2. Isaie, ΠῚ, 1. ur or 10 ψν αν 10 10 τ οι or 155] HOMELIE Cl. “οι JNumasıı JAN lass „lo ol Halo am i „>pP>a>, os 0 (9 ad un δὶ μοϑοο μοὶ or bi ‚Noll; Läds; alD20 „ey Nas Ws .-JasoopS Jaiayo [339 .—alsnso [οι os, han Nase! οἷο Du, lopuası Jy); soo] [59 MlusolAe .„umabası 50, dr el DA) KiDmas Lieda, οδι „woohs] 5) ‚er Ἐ29}}}9 gas ἝΝ ς μοι 3) of «ἹΝαοοιΝϑο JAmaas ra] al yo SS Ir ΟΕ] el or bl. Sal Ir Las oo hl öl öl wär lad jack Holy «οὐ Μὲ sang Ir wol »olllo ἢ »uooh.| Dass lusia οὐν ‚asasly μ᾽ „LSsaas οἷν. Jos „as Jasly Iahas ..La5 won] [βϑοιν oc ἱμαϑοα φῶς κῃ "Pl «ho δὲ Auoll, Jr Ir Joa „sl old; „ul > woraus Kan Lais 1. Mai, op. eit., t. IX, 726 : Ἀπὸ τοῦ αὐτοῦ λόγου. Ἀλλ᾽ ὁ μὲν τὸν οὕτω μέγαν τόμον γραφίδι ἀνθρώπου γράφειν τῷ προφήτῃ προσέταττεν, μονονουχὶ λέγων, μηδὲν δείσης. ὦ οὗτος, μηδὲ πρὸς τὸ θεῖον χαὶ ἄφραστον τοῦ μυστηρίου βλέπων χαι σπεύδων ἐφιχέσθαι τῆς ἀξίας τοῦ πράγματος" χαὶ ὡς περὶ Θεοῦ μέλλων ἀπαγγέλλειν, χαὶ ἐπιζητῶν θεῖα τινὰ ῥήματα χαὶ νεήματα χαὶ μὴ εὑρίσχων, ἀναγχαίως ὀκνήσας γράψαι" γράμμασιν χαὶ ῥήμασιν ἀνθρωπίνοις σοὶ γράφειν παραχελεύεται" λίαν ἀχολούθως: καὶ φιλανθρώπως χαὶ τοῦτο οἰχονομῶν" εἰ γὰρ ὁ τοῦ Θεοῦ Λόγος χαταθέδηχεν εἰς τὸ γενέσθαι ἄνθρωπος, μὴ ἀποδάλλων τὸ εἶναι Θεὸς, πῶς ἀνθρωπίνοις γράμμασιν ἀπη- ξιωσεν τὰ περὶ ἑαυτοῦ γράφεσθαι τὲ καὶ διαγγέλλεσθα: ; ὃν γὰρ ἡ ἐνανθρώπησις οὐχ ἔτρεψεν οὔτε ἠλλοίωσεν οὔτε ἐμείωσεν, πῶς ἔμελλεν ἐλαττοῦν φωνῆς ἀνθρώπου γραφή τε χαὶ προφορὰ, τὸ σωτήριον ἡμῖν τοῦ Εὐαγγελίου φέρουσα χήρυγμα: --- 2. L in margine : Dil. jamais, comme la lettre de la Loi &erite sur les tables laquelle est tombee en desu6tude. « Le tomos, dit-il, est grand »; en effet, comment ne serait-il pas grand cet(Evangile) qui annonce une telle rdalit@? grand et digne d’admiration; car, en verite, selon la parole de Paul : Sans contredit, le mysiere de la piete (εὐσέδεια) est grand‘. Et il est encore autrement grand, celui qui apporte des enseignements parfaits, non pas comme (ἃ des enfants’, mais) comme A ceux qui sont grands par l’äge intellectuel, celui par qui nous avons entendu clairement : Il a et dit aux anciens : « Tu ne tueras point »,; mais moi je dis : Ne te mets pas en colere contre ton prochain en vain (εἰκῆ). Il a ete dit encore : « Tu ne commettras pas d’adullere »,; mais moi je dis : Ne regarde meme pas celle que tu comwoites. Soyez parfaits comme votre Pere celeste est parfait'. Mais ce iomos qui est si grand, il ordonnait cependant au propheöte de l’eerire avec une 6criture humaine; il disait, pour ainsi parler : « N’aie pas 1. I Tim., π|, 16. — 2. Le tradueteur omet ici des mots, ce qui rend le texte obscur, tandis qu’il est clair dans l’original grec- — 3. Cf. Matth,, v, 21-22, 27-28, 48, ἘΠΕῚῚΟΙ: 225 Verb: #101. 225 v°b. 256 SEVERE D’ANTIOCHE. [56] Kl Jaaso ΟΝ 5a I) αν ϑο, Jo alascı\ Lal „> Hol . As! NS Jod SA ku] y.lo „sam, hai yelı “on Δ55}}. „As zasn Jo Joräso INS Kr > Asl Io „assıNiaman . soNal; ΩΣ μὶ „aD INS! Häso JAasNa> oda pP „el ΜΙᾺ SNSSEN EN [bl Dr ha οἱ ἡ Asasio Νά ng » .JaI soo] Joorsy οὐδ, Ins Jo Jay Joonss “od Aus Jos gend rNo Na NN, ΙΝ] I)NasNa> Joo Has uns] Jo lu Jo za... ἢ Jar ἘΝ a SO ‚old μο 1.59. )MS20% Laaso [5Ν9 a a Jooı „Ns har] al 5 ΕΠ A κοήϑμοοο RS JA angel, IAx0949 Jloyopads .Lasıas «δι JNuaaslo .Lsol> yasıa, In20'] Anı.o χοὶ οἷν. 0001 ἢ he Nass “OD 0001 rar am Jeoysa>3 han Jr Aus SA ἡ ταὶ HI πὶ ae Don has Sn 1. Ms. |Laas;20003 (sic). — 2. Mai, op. cit., t. IX, p. 726 : Καὶ per’ ὀλίγα. Διὰ τί δὲ μὴ βίδλον εἶπεν, ἀλλὰ νόμον (sic); ἐπείπερ οὔτε προφητῶν χορὸς οὔτε εὐαγγελιστῶν ἢ ἀποστόλων χατάλογος ἤρκησε τὸ πᾶν τῆς θεοπρεπεστάτης ὑπεροχΐς, A τοὺς τῆς ἐνανθρωπήσεως λόγους ἐννοήσεσθαι χαὶ εἰπεῖν, ἀλλὰ τὸ πολλοστὸν, χαὶ ὅσην ἄχροις ἐπιψαῦσαι δαχτύλοις χαὶ βραχεῖ τόμῳ περιλαδεῖν. peur, ὃ un tel, pas m&me en considerant la divinite et l’incorruptibilite ' du mystere et en t'appliquant ἃ atteindre ce qui est adequat ἃ la realite; en tant que tu dois parler de Dieu, tu cherches des paroles et des expressions divines sans les trouver, (et) c'est necessairement ἃ contre-caur que tu vas serire; je t’ordonne d’6erire avec des lettres et avec des paroles humaines, dirigeant m&me cela d’une maniere tres convenable et (tr&s) charitable (φιλανθρώπως). En eflet, si le Verbe de Dieu est descendu pour se faire homme sans cesser d’etre Dieu, comment dedaignerait-il qu’on &erivit et qu’on annongät ce qui le concerne avec des lettres humaines? Car celui que Vincarnation n’a ni change, ni modifie, ni amoindri, comment devait-il etre amoindri par l’6eriture ou par la prononciation de la parole humaine, qui nous apporte la predication salutaire de l’Evangile (Εὐαγγέλιον) ἢ» C'est ce qu’attestent les anges eux-mömes qui, comme je l'ai dit plus haut, voyaient “ un enfant couch& dans une cröche et lui adressaient la gloire qui est dans les hauteurs. Et pourquoi ne dit-il pas « livre », mais tomos ? — Parce que ni le ch&ur des 1. Le gree porle ἄφραστος. Il est possible que le tradueleur ait conlondu ce mol avec ἄφθαρτος qui ne donne pas un bon sens, or 10 10 10 [57] HOMELIE CI. 257 Lam oda, am Kids, οἱ ᾿ξ βέλος οὐν kan |) lo As δι BEN jieuanaksas JEAN} -JoD] Ale, MaDs | Sarg ans lsS} 3,55 [saso . has JAuas | „„olseso N, od :kaniy [Ὲ5. οδι mas S| Joa» „aaa hosas, LasadıSo oNo| aruı>Adog Io :oWcor> ;orshlo an BER N ads „a N] .. Joa >l IADgol JarsNased 5 zei „2 UI „N Io Do sau an «οι os “πᾶς Null ol κ : [NSS .-Joor JE Kl za Kain o01 Aolo 2 Ir N soot MN Ja αὐ "χα ον, un ..„20l |y :Jooı κερὶ Josie :0509 καλοὶ Se ha! ἴοοι Sud] Jr Aus wir sa as pol Δ] τ ΒΜ] as bl el er Jpasası ‚asöı Assaae „MID. κὸ Joa ὁὀμδνν Kaas ον Ὁ }]ο Ὁ] μλὰς μοι oma Prophetes, ni la foule des Evangelistes oudes Apötres, n’est capable de com- prendre et de dire toute la ralit6 de cette sublimite digne de Dieu (θεοπρεπής) ou les paroles de l’incarnation, sinon en pelite partie et dans la mesure ot quelqu’un toucherait seulement du bout des doigts et ne prendrait qu’un tout petit fragment (τόμος). C'est pour cette cause que Jean, le fils du tonnerre, qui plus que tout autre fit de la theologie et fut claire dans son intelligence, et qui, d’une maniere tres sublime, a &erit ce qui se rapporte ἃ l'incarnation, enterminant la rödaction de (son) Ev angile, disait aussi : I! y a encore beaucoup d’autres choses (parmi) tout ce qu’a fait Jesus; si on les eerivait en detail, je ne pense pas que le monde meme püt contenir les livres qu'on eerirait‘. 11 a dit cela, non seulement lorsqu’il montrait la quantit6 de ce qu’a fait Jesus, attendu qu’il &tait le Verbe qui (existait) avant les siecles et la puissance qui regissait tout ce qui est venu A l’existence — c'est pour cela qu’il disait : Mon Pere agit jusgu’a present, (et) moi aussi j’agis” — mais encore lorsqu'il en fait con- naitre la grandeur que l’ouie de ceux qui vivent dans le monde n’etait pas capable de percevoir. Car tout cela n’a &t6 revele et &erit qu’autant que c’6tait comprehensible pour nous. Et on dirait — et bien justement — que m&me tous les Livres 1. Jean, xxı, 25. — 2. Jean, v, 17. 258 SEVERE D’ANTIOCHE. [58] Ομ }5 ao sl oh :]οἱἷδα «I us L5N5 ‚on οἷο Νέον Ass oma, Jan; JAumoo Zone fasal; aa - No Aa od Jaalı; oo SD εϑδὶ Joroy Ip, Ano „20'j204 οι uns any ‚Nun “8 era] Jald INS us |Nasaalı |Naasado . „mas NsLeD syalaso J0r00 ‚00,2 IN-ı05 Js KDa2, us; ΙΝ δὰ. [ea Jän any Judo „us; ! Jussaso JA, μοὶ ὡοιαϑὶ abo μωρὸ Ing! βωμὸ As 1430] gar „Nass J IK du DoQireo Pate [κᾶν τ Auol or Ing μοὶ μὰ Autol Jen er μὰ NA ho Jahoz δος ΠΗ DET Im ΤΣ fol. 226 „AndoNaso Kmasıı χοὶν dar sl aka [νᾶ Ns Lis: "al U Ναί μος, fol δὲ ul NSS \ola-Isaare, Jo gelang Se ..osoı ao gDaado Ds JSaymsAs Loy); Do „> „Nr wir or Jeasasy δι» μα. 8. ‚>30 oma. Isa] ΙΝ Dsas2 ung! pl J Sera koasası Kus υδι „> Al KL μι ϑονο [δηλ Aus „Ad pool anno Nun a: J>No, μὲὲϑ -.Liaa «ὃ "Doro ser [EINE onman 13 ‚Ja.n.'S 130 a5 Nun οἱ ‚ojlas gr wa inspires de Dieu, en comparaison de toute la science divine, ne tiennent que la place (τάξις) d’un tomos quelconque et d'une petite partie du livre entier. Il semble en verite que notre Sauveur meme predisait cela par le prophöte des Psaumes, et qu'il faisait connaitre d’avance sa venuedansla chair ainsi que la röpudiation du service ancien et figuratif ä l’aide d’holocaustes, et son remplacement par l’exereice du sacerdoce spirituel et veritable de (son) corps saint; et il disait ἃ son Pere : Tu n’as voulu ni sacrifice, ni offrande, mais tu m’as forme un corps; tu n’as agree ni holocaustes, ni (sacrifices) pour le peche. Alors 7 αἱ dit : γοϊοὶ, je viens,; c'est ἃ mon sujet qu'il est eerit en tete du livre''. * 1101.26 Ces (mots) : Tu in’as forme un corps, signifient ceci : « " Les sacrifices et les "® _ holocaustes, dit-il, qui etaient accomplis selon la Loi (νόμος), tu les as abolis, ὁ Pere, A cause de leur caractere figuratif et de leur imperfection et, ἃ leur place, tu as inaugurd la venue de mon incarnation qui est plus mysterieuse que tout et l’exereice du sacerdoce de mon corps qui est parfait et ne manque de rien, parce qu’il possöde la remission des p&chös et une purification com- plöte, ce que la Loi (νόμος) ne pouvait pas operer. Ges choses, des le com- mencement, sont 6crites et pr&dites ἃ mon sujet en t&te du livre, c’est-A-dire 1. Hebr., x, 5-7; Ps. xxxıx, 7-8. σ' -» 0 5 — σι 15 [59] HOMELIE CI. 259 gar NO) sl, SA eo Δ 55) (as; ro ΘΕ rel 000 aus τ" Do many δι οἱ πος, op «δὶ 000 JAsaıo 5A κϑ TAN 2 ol Joa οἱ "NSusoı Jar SA „od2 „mo kaaro 0 ua 223 .Lujohs oo orig sl] Mu 2: 02 «ϑοδιδδιο ‚ol AL} «λοι 5A ‚solsas |com Jon ana :.. 8. Ι5Ν5 οὗν las „ul „sl omas has; „wo - [5A βου Jam γ 2 00 ΝΟ gas usa od, Aus οὐν ΟἹ Νοῦν, Any eadäad, Jun] „Anno INsar, Nie Mär od or] Jas0 δῷ Jjasy ro Nun ss 0 πκς Ja .wabas „AD NET κιϑὸ Pl.) ads oe οἷς Jo .LamalDo ‚jan $orAs „od N] Joors nu Sal Jun.l „Njp +2 ww > "Nut κ,ϑὸ «"͵αὉ ol IADman Ans J>N5 kom .Lio)l Lad Las ua „aD 800 Nun a, 0 [οἱ Anz ou us Aa οἱ ost oA ‚ara lasse «1930, λα Ὅλ [|οοἱ τ αϑιὐο dans un χεφάλαιον ou chapitre et dans une section, » appelant « une tete du livre » tous les Livres qui predisaient ἃ son sujet, parce que tous @galement, et non seulement un seul, predisaient sa venue dans la chair. C’est pourquoi done Luc aussi a derit que, lorsqu’il apparut apres la resurrection d’entre les morts ἃ des hommes qui marchaient sur la route, ayani commence par Moise et par tous les Prophetes, il leur ewpliquait dans tous les Livres ce qui le concernait'. Gependant par « tous les Livres » il designa une petite section du livre et un chapitre, en comparaison de tout le livre de la science divine, lequel en vörit& n'est connu que du Christ seul, en qui se trouwent tous les Irsors caches de la sagesse et de la science”, comme Paul l’a eerit aux Colossiens. Car de ces tresors il n’en est descendu jusqu’ä nous qu’une parcelle qui peut @tre comparde ἃ un chapitre (κεφάλαιον) et ἃ un tomos, et cette (parcelle) n’est pas saisie par tout le monde, mals plus par les uns, moins par les autres, selon qu’il appartient ἃ chacun par suite de sa preparation et de sa purification ἃ l’egard de la contemplation (θεωρία). Jean l’Evangeliste [Εὐαγγελιστής) aussi a vu dans l’Apocalypse que ce livre de la science parfaite 6tait &erit au dedans et au dehors, et qu'il etait scell& de sept sceaux qui signifient la perfection du secret; il dit ἃ son sujet : = 1. Luc, xxıv, 27.)— 2. Col., 11,13. 400 SEVERE D’ANTIOCHE. [60] >> NNS Jislo ἰὴ Ds Jo usaas Jooı | μϑὸ ul Hay „sl sd De 05 [μδ] «καθ ων wi )aaj „James Jay, os „| Hl --ομυδϑβδοὰ, [59] NS A, od kunde ὡοιοδ οὶ «" ha .nsog2 00 Jras .Jsoows Ana "Lfol.226 05. -Jyoos il» μας ἡ σοι τοδὶ Las rD >| a5 00 „I wann „2, Aus οι oD aaa lass SA [5] 13 „Jsl „ol ΝΑ ΟΣ An 5 Jay Dun „au Auso ad, υδι ΙΝ. yaayo mo ΜΝ, 5) has κοῦ wabas ..)Asan.o „us „ano ya yaol No Ss οδι 20 wu 00 20 a = un „kusor Joa ΔΝ 5 [asoa ἡ ομιδος .Jocı el MlıSas ee) oa Jahal «Ὁ „Ns μοι gl soo „ans gie er Sl EN μοὶ. „Jarius lab Aus ya lo eh wir ol oo Sl asNas aly wär yas .-Joor Sasse Kuna! In μμοϑοαὶ y> am .Joor λα | Jo SA .’0r53 «Ἄλλοι as μόν «59 Inu Kama) ya m ..\00r> N] kan, — «“ μερῶν «5 ΝᾺ οὐϊ ωσοαδ.39) oöı [}}}5 -.59 ΗΝ MIDI ai Ser} ΕἸ personne dans le ciel, ni sur la terre, ni sous la terre, ne pouvait louvrir, - esccepte celui qui a remporle sur la mort la vietoire a notre place, le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David‘. Et celui-lä est le Christ, au sujet duquel le *L fol. 226 patriarche Jacob disait en prophetisant : "Juda est un jeune lion; lorsque tu as ἐκ: ploye tes genowx, tu as dormi comme un lion?. C’est ἃ cause de (sa) royaute qu'il lui donne le nom de lion; et lui-m&me, en verite, apres avoir completement ploy6 ses genoux, s’etre couch6, s’etre endormi du sommeil (qu’il a dormi) pour nous et ötre mort, il a montre que par sa resurreetion il a regne et prövalu sur la mort qui avait regne sur lunivers. De son cöte Paul &erivait aux Hebreux en ces termes : Car il est notoire que Notre-Seigneur s’est leve 10 de Juda® C'est celui-lä qui nous a ouvert le livre de la science qui &tait complete- ment ferme, dont un seul fomos est descendu vers les hommes. En οἰ, nous n’admettons que celui-lä, ainsi que ceux qui, comme Isaie, etaient charges, en plus d’6erire et de dire, de montrer aussi aux autres ce qu'il y avait dans 15 ce (tomos). C’est pour cela qu’il entendait encore : Prends-toi un grand tomos neuf. Quelques exemplaires ont : Prends-toi un tomos du grand (ouvrage) neuf'. Par la il est clairement montre qu’il parle du grand (ouvrage) neuf, du 1. Apoc.,v, 1,3, 5. — 2. Gen., XLIx, 9. — 3. Hebr., ὙΠ, 14. — ἃ, C'est, en effet, l’ancienne legon de I ᾽ 5 ’ ’ ) ’ ς B : τόμον χαινοῦ μεγάλον. or 10 or 10 15 [61] HOMELIE Cl. 361 SA» οἹπο (550 Inn REES οἷν. «οἱ ομϑος οι .;36| AN, Jooı ΙΗχϑοσυσ» yl Ir sul > voNas „As 0 Jama) Nuss rs} ιονο Sa volus kiss > sl ol! ba <> JaNo, Jo och! „glads Jopdo I wo Jadı ul τοιονδὶ «δ Joh . Lot „as, I>N5 lady ul er hama) ΝΜ δῶν dor od Sn „uslaaso Jo [ADS 061 ‚Lens is wNasıh Asa] zasA „Jul; [Ras hs Jos 4] DE ERENTO TEN De εἰν ade καθὸ za DA 8 JE Kiass ‚sor> Lo oe yal » Naaso Αι} Jain hau, do So :Jla Sa IN as 22 τοῖν Jo zum! Jo Do oo JS Dan (>40, Jlasy 1 ἰβο Maui IL. 00 gend βιϑοιο ig00l ep Nora» 000 Kuudi20 ie) pa> KB 000 paid jan]; Ks Ds; 1. L in margine : Ἰφϑαϑ. — 2. Mai, op. eit., τ. IX, 726 : Ἀπὸ τοῦ αὐτοῦ λόγον. Τὴν αἰτίαν ἐν προοιμίοις ἀποναλύπτει τῆς θείας ἐνανθρωπήσεως. mystere qui devait &tre eerit dans ce fomos, ἃ cause duquel il a egalement appel& le tomos neuf et grand ». Car il est notoire que tout fomos dans lequel on doit &crire est gäneralement neuf et non £erit; (il suit) de la que, si quelqu’'un des Propheötes recoit aussi l’ordre d’ecrire sur un livre, c'est d'une part un livre par rapport ἃ nous qui ne savons rien et qui n’avons pas du tout part aux choses divines, et c’est d’autre part un iomos par rapport au livre sup£rieur. Mais voyons pourquoi Isaie recoit l’ordre d’ecrire dans le tomos avec une eeriture humaine. (Qu'on se häte, dit-il, de faire le partage du butin, car c’est proche'‘. C’est la cause de l’incarnation divine qu'il met en &vidence dans les commencements mömes. Car parce que par le pech& d’Adam la mort est entree en s’insinuant et a prevalu sur le genre (γένος) humain tout entier, et que le Calomniateur, emportant (son) butin commeä la suite d’une victoire (remport6e) en guerre, nous poss6dait d&sormais, alors que nous faisions les euvres du peche et que nous portions ainsi un malheureux tribut au tyran (τύραννος), celui quia dit au sujet des enfants d’Israöl qui fahriquaient des briques en Egypte 1. Isaie, yııı, 1. * L fol. 226 d. ἘΠῚ [0]. 226 ἢ va. 262 SEVERE D’ANTIOCHE. [62] „al So ig) pa>ı "ot du hary Jasasalı Aus, [μμαδον τρδοὶ ‚anal +. Muse sah μὰς hl spe san od udyg ar „so Ansala wa ka or hl Dr har, do lab 0] og ul were], NMlas, lau u od οοι Jaiumoo .-Joor 35,0 [μη ϑο had us; Ms so „43 0 μος voran Dino ya „wor AujLD0o „sarah July Jos el LDgöls οὶ Ja SA ge ao SATT: Yo si Dad I say wol [I 9 .soäslo sad LAND ger 0 pad WERT οι Da οἱ Il. ons gas [1.3 wre kiss -.Jila oo Jo Na „o oO am, nr OhgNa9 yol LS] «ον 20 rl 2 J)NupasAs oDa> » DD "μα; lab ums κκϑὸ mas 3.20 JS Ns bj yuslo „mas, ‚aa kl τοδὶ .Jsası «λοι — m DS anal Joa Jaasoly si yl 1. Mai, op. eit., 1. IX, 727 : Ἀπὸ λόγου px. Προνομὴν ποιῆσαι τοὐτέστι διανομήν λαθὼν γὰρ ἡμᾶς ἀπὸ τοῦ διαθόλον χαὶ τῶν δαιμόνων, τοῖς ἀποστόλοις διένειμεν, εἰς πᾶσαν τὴν οἰχουμένην χαταμερίσας αὐτοὺς, Kal χαταδιελὼν" ὥσπερ χληρωτοὺς γὰρ χαὶ ἀγγέλου: ταῖς ἐχχλησίαις ἐπιστήσας χαὶ ἑχάστῳ τῶν πιστῶν, καὶ ἀφορίσας πρὸς φυλαχὴν, χατὰ τὸ εἰρήμενον, ὁρᾶτε μὴ χαταφρονήσητε ἑνὸς τῶν μιχρῶν τούτων᾽ λέγω γὰρ ὑμῖν ὅτι οἱ ἄγγελοι αὐτῶν ἐν οὐρανοῖς διαπαντὸς βλέπουσι τὸ πρόσωπον τοῦ πατρός μὸν τοῦ ἐν οὐρανοῖς" ταῦτα χατήπειγε τὸν Ἡσαΐαν γράφειν μετὰ τάχους πολλοῦ λέγων, πάρεστι γὰρ, τοὐτέστιν αὐτὸ τὸ ἔργον ἐφέστηχε χαὶ ἐπὶ θύραις ἐστίν. et qui &taient les esclaves de Pharaon : «αἱ bien vu P’humiliation de mon peuple qui est en Egypte, et j’ai entendu le eri que hui font pousser ceux qui le perse- eutent par le travail, car je connais sa douleur et je suis descendu pour le delivrer‘, lui-m&me s’est pench6 aussi vers toute notre race (γένος), persecutde par les d&ömons qui la pers6cutaient par un dur travail, et par la prophetie il montre qu’il se häte lui-m&me promptement et rapidement pour enlever le Malin et le depouiller du butin que nous &tions nous-memes, Ö’est pourquoi il disait aussi dans les Evangiles (Εὐαγγέλια) qu’il est venu pour lier le fort et lui prendre ses armes*, nous faisant encore connaitre qu'il se hätait, dit-il, non seulement pour enlever le butin, mais aussi pour en faire la captivite, c’est- a-dire le partage; car, apres nous avoir pris au Calomniateur et aux d&mons, il nous a partages entre les Apötres en les repartissant sur toute la terre habitee; il leur a partage la terre comme en tirant au sort, il a &tabli les anges sur les Eglises et en a attribug ἃ chaque fidele pour le garder comme il a &t& dit : Voyez a ne pas mepriser un seul de ces petits, car je vous 1. Ex., 11, 7-8. — 2. Malth., xı1, 29. 10 σι 10 15 [08] HOMELIE ΕἹ. 963 »asaası od als 20,9 «Ἐν «Ὁ Da> „Jans ‚oodus Jo): a » [LEN JD-Do Jar „oNaseS usa] or Joor «ϑοιμίροδο „dor „wood! [Ὁ Ss Jo ..yo’ko Jaı as er WO BD öl Do iu u, | 2 cd οἷος sc Je zo ul or al 5.835 Janaido arakl „No κα. Sansa, μ5, 5A Sl uno Joan ohul; o> I kun > dc Jasal Jooı „as, ash, [μοι Joouy Jo „AS om 00 „5A ol μ.5): rs > Sl ..oa or> Hans za war Jar „oo Diele Jlanaın dor Luaaso Sarso fing du] Jası yol ln dar zaro .JMussl ad) 10 νοὶ :0000 open; ascı Jmamy ‚oops „2 user Na» .Jooıl. Njjepao Aufal . Lana] Jooı yo oo uns DD Jos ml Nr un er wi ..Joor δὰ > Kap - Lo io] „Lusäsone Kür] in mn el Je sl I Pure NS or „5 Jana] oo Ja’ -.Liel Jororo μα καθ 5 Loc „lo ‚Lusr>: - dis que leurs anges dans les cieus voient continuellement la face (πρόσωπον) de mon Pere qui est dans les cieux'. Il pressait Isaie d’&crire ces choses avec beaucoup de rapidite, en disant : Car c’est proche, c’est-A-dire : « Voici, le fait est imminent; voiei, il est aux portes. » Et si quelqu’un dit : « Pourquoi a-t-il done tromp& le prophete en disant : Car c’est proche? C'est non pas immediatement, mais apr&s un espace de eing cents ans et davantage, que (le Verbe) s’est fait homme et qu'il a accompli la prophetie » ; que celui-lä rell&chisse bien dans quel temps Isaie recevait ainsi cet ordre; ce n’etait pas dans celui oü il 6tait Jui-m&me, mais or 10 e’&tait dans l’espace de temps qui devait suivre, οὐ allait se realiser ce qui &tait dit dans la prophetie. Car telle est la prophetie, que l’esprit soit ravi et qu’il demeure avec les choses futures comme avec celles qui sont presentes et actuelles. II apparait done qu’Isaie, etant en presence de ces @v@nements qui devaient avoir lieu comme de ceux qui &taient deja presents, entendait 5 justement et veritablement cette (parole) : Car c’est proche. Mais : Constitue-moi aussi, dit-il, en qualite de temoins, * des hommes dignes ἢ 1 δ! “50 de foi, le prötre Urie et Zacharie, fils de Barachias*. Comme une pensee simple 1. Matth., xvııı, 10. — 2. Isaie, ὙΠῚ, 2. ἃ 964 SEVERE D’ANTIOCHE. [64] Janl> os μεϑῦδο -,Jooı \ra20 001 μιϑμϑ9 001 Aus μ99}} οιδαὰ me Ἴοοι „No ὦ} Ay 00 er θα yol ‚Jssaao Jlauesoreo ., „JA Kama οὐι go) . Joa >} ᾽να λον, ko {15 ΝΟ μὰ <> sol .Joorı sol. kiss 0 Lsamı «ον „Joa do Am I Kaoasas, |N2o; Jo case mass yuly oo Jasos dasd 1 iu a5 ai ὦ Il bel Kuso ..Joor vor] aan or 05) .Joor are hysamı ‚oo ‚oolana.n . Joräa old. «Ὁ Va lo .Jooı Jsotas es ACT) Nas ὡοιον. οἱ JoaN » Joras <> μοὶ ug τ [οἷοι haus -.Lfässo βμωοοαρᾶυ NS 9διαν. oe ΟΝ μον ΝΟ Jo; [κ5 μιμο) sooN.]! hear x! go md) N) os Jr Lo 1. Mai, op. eit., t. IN, 727 : ᾿Απὸ τοῦ αὐτοῦ λόγου. Δεῖξαι προείρηται τὸ Εὐαγγέλιον, τὸ Ev τῷ χαινῷ τόμῳ γραφόμενον, ὑπὸ νόμου Kal προφητῶν μαρτυρούμενον. Οὐρίας μὲν γὰρ τὴν χατὰ νόμον ἱερώμενος, τὸν τοῦ νόμου τύπον ἐπλήρου. Ζαχαρίας δὲ προφήτης ὑπάρχων τί ἄλλο ἢ τοὺς προφήτας ὑπέγραφε; χαὶ τῶν πραγμάτων αὐτῶν ἔνδειξις γίνεται" εἰ γὰρ Οὐρίας μὲν φωτισμὸς Θεοῦ. Ζαχαρίας δὲ win Θεοῦ, φαίνεται σαφῶς ὡς ἐκ τῶν ἀπομνημονευμάτων “κα τῶν προφητιχῶν χαὶ νομιχῶν τὸ φῶς τὸ θεῖον τῆς χατὰ Εὐχγγέλιον ἀληθείας ἐξέλαμψεν. --- 2. Mai, op. cit., t. IN, 7 727 : Arno τοῦ αὐτοῦ λόγου. Βαραχίου δὲ υἱὸς ὧν Zayaplas τοῦ ἐπωνύμου τῆς εὐλογίας τῆς τοῦ Θεοῦ, δηλοῖ πλῆρες εὐλογίας εἶναι τὸ χήρυγμα τὸ εὐαγγελιχὸν τοῖς πιστεύουσιν. et qui est sous la main, il veut qu’Isaie, en 6erivant cela, prenne avec lui Urie qui exercait le sacerdoce en ce temps-läa et Zacharie qui tenait la place (τάξις) d’un prophete', afin d’honorer d’une maniere grande et veneree les choses predites et de les faire croire et de les confirmer. Et dans un sens qui est plus rempli de myst£ere, plus vrai et partieulierement plus digne de l’esprit, il voulait designer l’Evangile [Εὐχγγέλιον) qui etait eerit dans le tomos .neuf, auquel rendaient t&moignage la Loi [νόμος] et les Prophetes. Car Urie, en ac- complissant l’exereice du sacerdoce legal, tenait la place” de la Loi (νόμος), et Zacharie, qui &tait prophete, quelle autre chose symbolisait-il sinon les Prophetes? Et la signification des noms eux-memes° est aussi une dö&mons- tration des faits; car si Urie dquivaut en hebreuw ἃ « lumiere de Dieu » et Zacharie ἃ « m&moire de Dieu‘ », il apparait clairement que c'est par ces mentions de la Loi et des Prophetes qu'a brill& la lumiere divine de la vörite qui 1. On sail que le Zacharie qui est menlionne dans le versel d’Isaie, el au sujet duquel on ne eonnait rien de preeis, est qualifi@ de prophete par les Peres grees. — 2. Le gree a τύπος que le tradueteur a dü confondre avec τόμος. — 3. Les mols « significalion » el « m&mes », nöcessaires pour intelligence du passage, manquent dans le gree de Mai, — 4. Proprement : « dont Dieu se rappelle » ou θεόμνηστος, mais l’interprelalion tradilionnelle est bien memoria Domini ou μνήμη Θεοῦ. 10 σι -- ρα πῇ οι 10 15 [65] HOMELIE CI. 265 MS wa. . Joe <> δι ΙΝ 53.5. δ Ss wood, οὐι δ κλλοϑιδοΣ ao IND οἱ sy Mu! JAsjas on SD] tdi ld wär :)loormm; Laaa.fo Jasa) Lo ΝΑ ua do Ban do worfal Ἐν Κλ 2 ud LS Ssols 20 ‚oo Jain Jooı 5ὴ :3 :5044| Jasca > „No lan Nasullo :} ρα ὁ ‚Jaaso χὰ ..‚)Lany IN. D> Las.s :LoN ousar <> Jr δὰ τῶν ἢ an golo 'olauıı,>Ao » [ajoı — Jam „2 Naar op] EN yaso EN <> haoya> „lo ls xo Joa x mas Jod οὐι 9] ads si N Län or 0015 .Joor Ju No (aaso . Loasaı, oA OLAAN -,0001 rl “αν, ἊΝ Jia) Ds αν 2 . Joa ;36| * NN -onuaa.n Jo wohn] er Jus0 yaDssols μιλῶ [οοι „As „)Axso <> )N>a.00 Ja, Joorı “roh Aus o0ı haspar2o ᾿ΕΝ ΥῪ [οοι „As :3 ‚Jon war [usa] οἱ δ ϑοι Luc .οὐν ΙΝ 5 το) δι μβδαζοιδο (ul u van Jr «539 Ihm J);, oa Kama vohas est dans l’Evangile (Εὐαγγέλιον) ; d’autre part, Zacharie, &tant fils de Barachias qui est le synonyme de « bönedietion qui vient de Dieu », indique que la predication de l’Evangile est pleine de benedietion pour les croyants. Ce symbole (τύπος) et (cet) arrangement (τάξις) du t6moignage dont nous parlons, Notre-Seigneur aussi les a accomplis lui-m&me dans les Evangiles (Εὐαγγέλια). Ayant conduit Pierre, Jacques et Jean sur la montagne, il fut transfigur® et ilresplendit plus que le soleil, voulant leur montrer un peu de sa gloire divine, comme une petite &tincelle. Il apparut parlant avee Moise et avee Elie, montrant par la que son incarnation et l’Evangile (Εὐαγγέλιον) qui l’annonce, ont pour temoins la Loi (νόμος) et les Prophetes; car Moise appa- raissait personnifiant la Loi (νόμος), et Elie (personnifiant) les Prophötes. Luc dit aussi ἃ leur sujet que, lorsqu’ils apparurent sur la montagne avec Jesus, is parlaient de son depart qwil allait accomplir a Jerusalem‘; * et qu’stait son depart, sinon la consommation de l’&conomie, qui 6tait la croix et la resurrection d’entre les morts qui la suivit? Ainsi donc Isaie, lorsqu’il &tait sur le point d’eerire le tomos du nouveau et grand mystere, entendait aussi : Constitue-moi, en qualite de temoins, des hommes dignes de foi, le pretre Urie Το τὰ, 831. PATR. OR. — T. ΧΧΙΙ, — F. 2. 18 +1,fo re > δ) τῷ to 7 266 SEVERE D’ANTIOCHE. [66] EMO καλγαΐαλο μι. "ναὸ μοωορδ .LoPDo Low μ99} Kal oo JA 1 Kae ὃ τ π} ΒΑΘ Εν .JEo ἸΝΔῸΝ 5. Jo ne UNasso 5 Ko μοι > za Jar wir sa; Span Ads » JNoN JAasıs was Dod; wo .Aaja ode (aa) DD ΚΝ, μμοϑοα „sam war 2 Lu al) DS LI ua er Behllı |Nams „2 ΟΝ κυ Lab Major J] „kaascag Mais jap] N 155 Π γα u Mans war mm oo Kama „m wor As; JKunsk, Sa Bil 8 ol bl μὸὶ μὲ harte No ir „Jon I aD. Jans IS τόμ Spas; lo „oäs — Im ms u τ ‚Jo SM] Lama) Aus οἱ Jay sc alas > JuD . oA, „| :Mols] ud aD soo 4 Kama) Ju, Susoı SA Ὁ] 1. Mai, op. cit., t. IX, 727 : ’Ano τοῦ λόγου ρά. ΙΙροφῆτιν μὴν τὴν θεοτόχον παρθένον χαλεῖ, ἐν τῷ ἀσπάζεσθαι τὴν Ἐλισάδετ προφητεύσασαν ἐξ ἐπιπνοίας θείας, τὸ ἰδοὺ γὰρ ἀπὸ τοῦ νῦν μαχαριοῦσί με πᾶσαι αἱ γενεαὶ, χαὶ τὰ τούτοις ἐπόμενα. --- 2. MS. «0. — 3. L in margine : wa:!3N0 » :haasat >> ho Pas ;>0|d80 > Je:a9 „JujamN ua ©. et Zacharie, qui signifient et attestent la Loi (νόμος) et le chaeur des Prophetes. Mais voyons ce que dit Isaie apr&es ces (mots). Et je m’approchai de la prophetesse, et elle congut et enfanta un fils'. Il appelle « prophötesse » la Mere de Dieu, la Vierge, qui prophetisa en vertu d’un dessein divin en saluant Elisabeth : Car, voici que desormais toutes les generations me diront bienheu- reuse”, et ce qui suit. Il m’arrive de m’ötonner beaucoup comment le prophete, ayant entendu : Prends-toi un grand tomos neuf, n’ait pas dit : « Et je pris le tomos », mais : Je m’approchai de la prophetesse, nous faisant monter jusqu’ä une grande pens6e, et (nous apprenant) que le nouveau iomos est la prophötesse, la Möre de Dieu, la Vierge. Et comment? C’est moi qui le dis. Dieu forma Adam de la terre; puis, apres avoir coup& une de ses cötes, la lui avoir ötde et l’avoir remplacce par de la chair’, comme ilest &erit, il erda Eve; la femme done est une section de ’homme, c’est-A-dire un ltomos‘. Par consequent, puisque Eve, le premier tomos, a vieilli ἃ cause du pöche, une fois qu’elle fut condamnde ἃ enfanter les 1. Isaie, ὙΠ, 3. — 2. Luc, 1, 48. — 3. Of. Gen., 11, 21. — 4. Note marginale de L : Traduit du grec en syriaque, le mot que nous disons τόμος se dit Jema9 (section). or 10 10 ee [67] ı HOMELIE CI. 267 06 Kama Jo DL Ham] las „is Dj Ras Mat) γ,0 oh] Lanz Jo oo So „Munsl! ,o 5 .3 „MNamsl] Ihm MJiyuo Njorasgl „-Nasaa Los Jo ‚60 Jos LS ἐδικόν [Kaso Jh ΟΝ 39 .Jorisolo Jun] Ip Jasa) SuM lo Jo La,)so 5 :)Nauoose "or A| Jaasy τον INS ums Hrn > Ira> 13 EN aS :yaol S| ul “Ol Span 13 :Allsaio οἷν. Ara Lodo Njuas Na, J μοο15}}}}. oo oo "uno [μ.5.,ωἱ :Jooı aa Na »ρ οἷο our κὸν bin] sl abo Dullo Jallı 5 :Vliamshw, Jo Ag So κϑὸ dar lan Lo oe ΜΠ} ag Bir ὁ κῶο «ον 10 Jo @N5N μον [Nas „2.ufLa οἷοι Joor „ans Njoifio Aulo;s "li Nu) 2 or a ums οὐ ud. yel -Ἰδοαλ5 NuD>as Nuss ;Naso „Lo οὐν ul ID po Sa, A200 1. L in margine: wwaloo ‚wob .Lubas jsoldso wastmaa uL50S ἡ ΠΕ ρων κα λον bon wol Jana ϑὶ — 2. Ms. #2. — 3. Lin margine : sopy won eu oda, wo oral Many [Aunus [wars Las Vo wl Br ἀμ» "50 son wo Ads „Jay [Naa woldy un Iyonpe. enfants dans les angoisses, c’est au point de vue de la guerison que la Mere de Dieu, le nouveau tomos, a &t& envisag6e, apres quelle eut &t& purifiee par le Saint-Esprit et qu’il ne se trouvait en elle rien de ce qui est vieux et qui est la peine du peche. Elle servit ἃ l’enfantement divin d’une maniere admirable, ° nouvelle et digne de Dieu (θεοπρεπῶς), elle est un tomos ἃ la fois nouveau' et admirable, et doublement nouveau. D’une part, Dieu le Verbe ἃ pris d’elle une chair qui possede une äme intellectuelle, et il s’est uni cette (chair) hyposta- tiquement, attendu que la (chair) a subsiste ἃ l’instant m&me oü elle a &te unie; car elle ne subsistait pas avant l’union, en sorte que c'est celui qui s’est 1% incarne sans changement et sans division qui passe ainsi pour avoir &t& congu et avoir &t& enfante, et que ce n'est pas un autre homme en dehors de lui. Et d’autre part, (il a recu cette chair) non pas *d’une semence virile, mais du Saint-Esprit qui, en dehors de toute concupiscence, op6rait cette conception d’une maniere cr&atrice et divine, tandis que cette (conception) &tait &erite !5 dans le tomos avec une &criture humaine, selon la r&velation prophetique, c’est- ä-dire tandis que cette conception divine est d&peinte *, representee et figurde ‚ d’une maniere humaine, et qu’elle attend qu’elle ait grandi peu ἃ peu et qu’elle 1. Note marginale de L : De möme le mot que nous disons IL (nouveau) se dit encore en grec par deux expressions (λέξις) : νέος et χαινός. — 2. Note marginale de L : Chez les Grecs, dans l’usage de la langue, « &crire » est mis pour « peindre ». C'est pourquoi, on peut done prendre, si on veut, «e€crire avec une &crilure humaine » au lieu de « peindre avee une peinture humaine ». 1019227 τ ὯΝ * L fol. 227 roh: 568 SEVERE D’ANTIOCHE. [68] „N I Duo NJoeN Jajs Νὰ Ν 59). οὐδ Jun] .-LAacasdo SuDo INS SEN Sa,s ἸΝΔῸΝ 9 οἱ μοὶ al, SAm Lo Δα [9 »Luor os [53Ν9 sl [REN Dh δι" » :Loo,20 [um] o9 J.l Al; gas, J m ud my go > > 80 mo 130.3 ϑιοδ αὶ aA, χοὶ SS Ja2o.> ὁμ5 ὃ a | 2 gs ee) La! BR IT BRD JA Jans, 0 »Jlasmlo (uojas .ὸ τορος μεθ Nuss ὼς Νϑῆοο „oo εξ 5A; Susor 25 «ϑομϑαθ μόν Hoi sa]. Isar Ass: <> ws Καθ la 0.00 =) pP wm od pol; od Laie Sn ur wir ΟΠ] βάλον» Aus τὸ os σωρὸ μος Εν 585. ..Joor ὠοιον οὶ «" μοι Jo} Nr hama) „um göl> Jöls, wär JLo 155 yol „JADoN5 JaS μον „Nas [sis KDuo Nillso 1555 A| “οἱ Ja DA udn Jh ars 05 su aD wooasıı kao Los ou um] ..}}5 1. Ms. sel». se soit developp&e, de sorte que les jours ou elle devait enfanter furent accom- plis', comme dit le Livre sacr&, pour celle qui concut d’une maniere digne de Dieu (θεοπρεπῶς) et qui enfanta d’une maniere plus digne de Dieu, parce qu'elle est ä ce point et mere et vierge. C’est par tous ces etats qui nous sent propres, et sans en omettre (un seul), ; en eflet, qu’est venu le medeein et le sauveur, ayant participe de la meme maniere que nous, comme il est &erit, au sang et a la chair’, et ayant evite seulement la ressemblance dans le pech&, afın que, dans toutes les (conditions) ol nous sommes, il nous m£&nageät le salut et la guerison. Dans certains livres done il ya: Et jem’approchai de la prophetesse,; et dans jo d’autres : Et il sapprocha de la prophetesse*. Ge (mot) : Je m’approchai, indique que c'est Isaie qui s’approche de la contemplation (θεωρία) et de la rövelation du prodige, tandis que l’autre (mot) : Il s’approcha, montre que c’est celui qui lui a dit: Prends-toi un grand tomos neuf. Et celui-ci etait le Paraclet [Παράκλητος), le Saint-Esprit, qui parle par les Prophötes, qui s’est 5 approch& de la Vierge, selon cette parole qui dit dans les Evangiles (Εὐαγ- γέλια) : Le "Saint-Esprit viendra sur toi‘; c'est pourquoi (Isaie) aussi ajoute ensuite : Et elle congut et enfanta un fils, pour montrer que c'est du Saint- Esprit m&me que (venait) la conception. 7 1. Luc, 11, 6. — 2. Cf. Heöbr., ı1, 14. — 3. Isaie, ΥἹΙΙ, 3. — 4. Luc, 1, 35. 10 [69] .HOMELIE CI. 269 Ἰωὰς, .Jr> Ne} wöt Ban ὁμϑε5 ao Ash soo Aufira ag » «ὦ kai Imxa) u A ‚JhasR2220} (as od - ‚Joor 9 EN [οι aD τἰκϑὸ μαλαθ sol 00 .[}15 abo "μοὶ Jasys Aus had Km. „Sts'sAms0o looı Ira, | INA > 00 nA Na or [λι5 er οὐδι mm Kasca.) 0 Jay Ja.Nıs <> «Ὁ Joa βμλυϑοο ΩΣ ..001 00 KaaaLmo NND Joa Ia> A τῶ [55 Jod Kid ws kürs lawarııı Jlası) DI aan Ja Jua> υοιοδ ἦν [85 SE FEN gs «οἱ ὄμιδου „wasadlmnsg ὡοια 5.9 Ir? „gardaa ga .3 > Ι karl 0 χοὶ « κϑαϑαδλόνο Lüge ᾿οόι; λϑᾶς ΟΣ. del μὰς Jajar :JoN 20, Jo μικαϑ ὡοιον., ἡ) any OD ‚Jo; ἸΝ ων Joraud 00) Sams δ, Samt Kom . 52 mas DL 091 > gie u I Wusoı La] rl uyanıı od as κϑοὸ kius lawaxı, aaa (ass ‚Miso,o er AS Saas 00 Je οὐ „Nass C'est tres veritablement et proprement et bien ἃ propos qu’il est Eerit : Elle enfanta un fils, car c'est ἃ cela que visait tout le but de l’economie. En effet Eve, l’ancien tomos, apres avoir enfante Cain, dit : J’ai acquis un homme', et non « un fils ». De la (il suit) que nous naissions desormais en qualite d’hommes et non de fils, parce que le peche &tait maitre et puissant, et qu'il nous &Eloignait de (toute) parente avec Dieu. Mais le nouveau tomos, c’est-ä- dire Ja Mere de Dieu, enfanta un fils. C’etait n&cessaire pour nous, en eflet, 2110102027 va. et nous avions besoin du Fils qui est Dieu par nature, qui nous fait cadeau Ὁ de la gräce de l’adoption * dont nous 6tions depouilles. Comment ne rougissent-ils pas, en entendant cela, les petits des corbeaux de Nestorius, car ses dogmes (δόγματα) sont des corbeaux qui sont impurs, et qui, en ce qui les concerne, obscureissent la lumiere de la science de Dieu? En effet, celui qui, par nature, est Dieu de Dieu, et le m&me qui, selon la chair, est n& en qualit& de Fils, ils affirment que celui-la acquit par gräce la plenitude de l’adoption du fait du bapteme dans le Jourdain, Comment donc me ferait-il des lors cadeau de ce dont il (ne) s’est enrichi lui-m&me (que) par gräce? Par consequent il sera range d’abord avec ceux 1. Gen., Ivy, 1. ἘΠ, fol. 227 va. 270 SEVERE D’ANTIOCHE. [70] Jia. lo DD 9 KA ai og wos ado „mas gr “ans, 000 ."Loo,2 βόα, aa ll: rl INN JS as Na auım } . Koo,80 [55 ll; a 04 Ode 0 Ma οἱ aD ui Samuohe "wol Solo Jassessen Jin] JNamol => Sul] Samolas Hl oopasy wir ADS << all, Has Auması ui LmlAuls «95 6ι x! μϑο ‚con sol | > sa .),> Mas ooDr som of nn Loasaso Ja.A ru Nas gl In: (as <Nas ol „aus so slo vor] δ | „20 ug as INS Sa (ano SS sl Ir όμϑο Lass OD MD, vor > JA „| 5 od Aus 001 J pas > 02/0 . amusIA Is ME αϑϑ μρραϑ u 0 Wu κιϑὸ οὐι Nö ıl τα δ. Ju γχυίο DS Lily μὸν ἰοῦ, Abupel bel Sr saugt Ahmad qui sont bien traites (εὐπαθέω) et non avec ceux qui sont bienfaisants (εὐεργετέω) : notre Sauveur sera sauvd avec nous; et quelle confirmation recevront les paroles divines qui disent : Aujourd’hui il vous est ne un Sauwweur qui sauvera son peuple de ses peches'? Gar celui qui est n& en qualite de Fils et de Sau- veur, n’a pas besoin d’une autre addition pour ötre parfait; et, de plus, le (fait) de sauver n’est pas pour lui une qualite qui est acquise ou ajout6e, mais qui est en lui par essence (οὐσία). Pourquoi (ne rougissent-ils pas) ceux qui professent l’imagination (9xv- τασία) d’Eutych&s qui est ἃ elle-m&me sa loi (αὐτονόμος) et qui regardent comme loi (νόμος) ce qui leur parait? D’une part la negation de la verite leur est commune, et d’autre part i!s (se) divisent en une quantit6 de sectes de croyance fausse, comme chacun peut le montrer. Et, bien qu'ils soient des gens qui sont dans l’erreur, m&me dans cette erreur ils se vantent encore de n’avoir pas de chef” et de n’obeir ἃ aucun des maitres de la theologie et des interprötes des mystöres de l’Eglise. Ils sont beaucoup moins raisonnables que les sauterelles qui n’ont pas de roi’, selon le proverbe; si en verite celles- ci partent en bon ordre ἃ un seul commandement, eux, au eontraire, 115 expliquent leur imagination les uns d'une fagon et les autres d’une autre 1. Matth., 1, 21; Luc, ı1, 11. — 2. Les ᾿Αχέφαλοι. --- 3. Prov., XXX, 27. 10 Ὁ σι 10 [71] HOMELIE CI. 271 ejlopnad 5 (nass ai ‚ar BAD [9 us οἱ 8; τοδὶ ΟΝ 5 Jo ΚΡ oo pam I Inn os Kama) > 15] Jar eh ul, γοὶ Nuantlo Namsl! De μοὺς ar wöt hl a ὀμϑοῦ wir ΝΟ δοῦν ws JLasuıdor >axo |Nassl lab :kan „Jana ‚gold st :asöo gr ai aD cr Jaxo γεἱ las ἢ ale Bares «158. 'Liol, 227 a N all bar :loli, Joa οὐ} Jo oo τος anrolamo m SI Jyato :}9.5. [σοι 5 βυλ9. Dr kun, μοῦ „us AN me mn hy yol wadas; aD yolı hal 18} san el Ἢ.9 Lade Hass μὴ Jlaussohase, J pas zes ADS IN de Jura Sao : Jim 000 hal) er Jhaınsohan „us | μϑοι ll 00.01 > los JS Juss ..JLises INsauo μεθ us δὶ :)lam Jans um Sau, >Ano Jlaym!>As en) facon, comme cela leur vient ἃ l’esprit et comme des ὀνειροχρίτης OU interpretes de songes qui nagent. Est-ce qu’ils ne rougiront pas du nouveau omos, je dis de la Mere de Dieu, la Vierge, qui a &t& separee de notre race (γένος) et choisie pour ainsi dire en qualit& de temple saint, pour le ministere et l’accomplissement de l’&conomie qui a lieu pour nous, (cette Vierge) de qui germa l’Emmanuel? Ne montent-ils pas en courant vers Adam et Eve, les premiers parents, ἃ cause de qui nous sommes restes dans le besoin de la gu6erison, "qui astra eu lieu par lincarnation et ’humanation? Et reconnaissent-ils manifestement que ce qui devait etre gueri, cela a &t& pris? Car si (le Christ) ne voulait pas vsritablement passer par les limites de notre nature, et cela lorsqu/il est venu möme dans ces (limites) en restant au-dessus de la nature, de sorte que, selon la parole de Paul, comme par un seul homme le peche est entre dans le monde ;et: par la desobeissance d'un seul homme beaucoup ont ete pecheurs, de meme aussi par l’obeissance d’un seul beaucoup seront rendus justes'; et: Puisque la mort est venue par un homme, c’est par un homme aussi quest venue la resurreetion des morts?, pourquoi fallait-il tout ce eycle de l’incarnation ? iR Rom., y, 12, 19, — 2 I Cor., xv, 21. 272 SEVERE D’ANTIOCHE. [72] IN Axo [Nasa [τοι opus, ον λον Amor Jiyan μοι on yels Aus Dar Joa; „Dar „ano 0 De Kills καθὸ Joy p Jaluı Dr aDd0 sul] Jana I Da m ir IL rt N] Jr, Jana. . Jun EN Jha.Du,0 ‚Jonas aaso ἢ} ga eashus; Do ‚sn wö „el körsan lad, 9 PENE αν, ol! gr Duscı «κοι m Dur wölr «go aD ‚oo JL5Muso JAusoso dl daS ι5.Ν5, Jas μος oluiso loan „ash An Θὲ zoll μας wa Juaa ‚Jo; JE or] μὰς J Dh] our Soli Han aan: od aD bl μοὶ Jahr oo 2 oe au. Jar al „Dur Jo ol „as Na, χορῶν Kay eo ‚ho Jr Jin Jän: As SA „> JNjaso os ων .hpsog Jin [πδϑο „al Jr wär Ds." oollausias: "So ID. I Jo 0 ua JM 0 aan „usa 095 > 003,3 Jo süss || [5195 [βοΐο (Pourquoi fallait-il) qu'il monträt avec fourberie cette imagination diffieile et prolong&e? (Pourquoi fallait-il) qu’il passät par la conception et la naissance et les autres (ὁ α 5), lesquels en verite devaient &tre montres comme dans des hallucinations, par le moyen de choses qui sont inceroyables, ou plutöt (μᾶλλον δέ) par le moyen de choses qui ne peuvent pas £tre; car lusage de la nature prösente une demonstration de la verit& et non de l’imagination (φαντασία) ἢ Connaissant done ces choses, sachez clairement que vous regimbez contre les aiguillons ', comme il est &crit, et soyez une portion excellente ou plutöt (μᾶλλον δέ) (soyez la portion) möme de Dieu. En effet, il est bien qu’on dise aussi de vous : La portion du Seigneur est le peuple de Jacob, (et) la part de son höritage est Israel’; car vos dieum-ne sont pas comme notre Dieu’. Je vous tisse‘ eneore ceci du me&me livre; car les ennemis de la verite sont sans intelligence et la vigne de leur doctrine vient de la vigne de Sodome, sur laquelle les nuages du Seigneur ne repandirent pas de pluie, mais du feu et du soufre, lorsqu’ils descendirent sur elle’; et les reproches qui sont emprunt6s au Livre inspire de Dieu, ils les rendent sans fils et meres de fruits non parfaits et qui ne viennent pas en leur temps. 1. Act., 1x, 5. — 2. Deut., xxxıı, 9. — 3. Cf. Deut., xxxır, 31. — 4. Ce mot indique que la suite est formed de diverses citations. — 5. Ci. Deut., xxxt1, 32; Ezech., xxXVvIil, 22; Gen., XIX, 24. σι 10 10 [73] HOMELIE CI. 273 „una was hai gl ul rum μβοᾶο Suoor Jans ‚ID ip [Maaufior Join obs 80 cd ala Hana ILpil INsol; us ie Sl wir .Laso ‚Las 1155. Ihn μαοδοα δὰ IN Jusjan iso "mama INa > Jlaslaso Isar; 55 0 „2. Jh Jansca) Joorı μαῦρο hai γ9 mans Lo ul juli or Jos] Nas AS} Nojanas er " ao Ns. läsı> „npas ον Νλο Nun Jar] Se Ja ur us (soo; Ja SA Jlanıno Ju Joopsa> |Nwaasly δι wor «οἱ a Jamxo Ing N NS 3 ΧΟ Nass) οἷ. haus) Joraaa αλλ „Jura [59] Ὅλο . Jo] 2 λϑοὶ „ara 1. L in margine : ;e|d |o“029 „Jusos μὰ 9 Jana 9 ὥβοο οὶ unsa9Ns. — 2. L, in margine : kın>. Par combien de bouches, ö mes freres, pourrions-nous done glorifier comme il convient le Christ qui nous a donne la confession orthodoxe de la foi et nous a delivres de toutes les tenebres höretiques? Quelle offrande porterons-nous au nouveau Zomos du grand mystere? Quoi? Ceci : que, nous- memes aussi, nous soyons de nouveaux fomos, separes' de tout amour et de toute societe mauvaise, et, autant quil est possible, completement unis ἃ Dieu, ayant ses saintes ἡ lois (νόμος) &erites en tout temps dans nos caurs et scellees "par les bonnes &uvres, avec toute (notre) force et (notre) appli- cation, parce que nous d6esirons aller jusqu’ä la hauteur d’ou le Christ est descendu. Car c’est lä que nous entraine et que nous fait monter egalement cette parole : Gloire a Dieu dans les hauteurs et pais sur la terre, bonne volonte (εὐδοκία) parmi les hommes’. A lui soit la louange dans les siecles des sieeles. Ainsi soit-il! 1. Note marginale de L : Il dit « coupes » parce que les τόμος en langue grecque sont dils « sections ». —2. Note marginale de L : Sacrees. — 3. Luc, 11, 14. ἘΠῚ fol. 228 EEE * 1 fol. 228 12239 «ὐϊο [βου Inobs | Va wasjsaunygO ma Dums rar Κα, Labs Sn Das Jusos soo], γοιδ. ον :Jodı; Jun οὐν Jaa — AR μοαϑδοῦν, am. „2 gasöıh|y ga iD kun > δας aa d00 :0 a5 or) Jr aa 0001 aaalıy τ] οι yamızo hrsas Jazz :LäNny o6ı da hisam m 20 I Kal: ΝΣ, wg do Sad od ia Jong Μὲ : god hsaras ya ne „ad Day badınsı utainy Ja); JNaoıo u; κὸο Ku 2.) > losary wor Hans wol Jsol Muse ;A> „ao Dojo] Jos wow;o0o „Sotnm0,o oma rar ya woorals Jab Sam [οἱ v2 . JNussDs00 JN2555 δι Kira HOMELIE CI SUR LE GRAND DOCTEUR DE LA VERITE BasıLe, ET GREGOIRE LE THEOLOGIEN (θεολόγος). Moise, le ministre de Dieu, qui a recu le t&moignage qu’il etait fidele dans toute sa maison! et qu'il pouvait conduire selon la justice les paroles” qui lui avaient &t& confides, ayant recu la Loi (νόμος) (serite) sur les tables (et) limitee aux dix commandements qui renfermaient ce qu'il ne faut pas faire et ce qu’il faut faire, de sorte qu’aucune des actions qui (se prösentent) dans le monde ne tombe en dehors de leur legislation (νομοθεσία), mais de sorte que tout soit renferm& dans la teneur du petit nombre de ces paroles divines; — (Moise), &tant descendu du sommet de la montagne du Sinai, exposa cette (Loi) devant Israöl et la lui promulgua. Et, apr&s la marche (dans le desert) pendant quarante ans avec ses instructions et ses enseignements, comme il se trouvait d6sormais quelque part (ro) sur les bords du Jourdain, il pensa 1. Hebr., ıı1, 2; Nombres, ΧΙ, 7. — 2. ΟἹ, Prov., ὙΠ], 8. 10 or σ' σι mi σι [75] HOMELIE CN. 275 Jo 0 ΘΜ} oh Ira ΔῸΣ wär or aDDhe jam.! μον -.Jocı Ja/No: 051 βροῦν Jilan oe DVDs Jo τόμ Imwasaıy voraszoaad, al σα. Das ID „"l Loos N) y.lo ΙΝ ΩΝ δ᾽ Jooı Joor ὁ uam marc Joa oo je ..Joot wor‘) KERR Joan wor’ «ον Joa ;35| [οον 3 walas οὶ la τ “ Jarl ausoo ὅωοιοδ. ,ἱ uunc; Lwasasy un Da, = Maas Juuasso οὐ. LAS [ario Nusc μοὶ. mon DD kaso.> > 2 od ‚oasıı us, [>NaS omas . Jaaso od [ai Mlul;an .an,so Νέαν, ] pa» Ἰωοαϑω; μᾶς Νο Js ὑὸν οἱ 8.5... «οομδοὐν so > ad or om, Jarumoo ‚aaa „As|s ἡ Joouo ‚uno ;>öl 13 Μμω Mu) «ον ἑν som οἱ -.‚Lilaso IN > I>Na> μοι Loascı «οἷν οἷ. volle .‚olauı.; Ws ΟΝ. „woraiu |Asoä, ‚von or> Jo Joorso .oras Joorso - Lab assı Lörs Kosyo -.oasoas ‚ood5 Aad ‚Too Lieb δ ρος Ομ. Lu] 1. Ms. N. qu’il convenait — ou plutöt (μᾶλλον δέ) disons ce qui est plus vrai — il recut. de Dieu l’impulsion de developper les commandements de la Loi, de mani- ‚fester une parcelle de la richesse de l’Esprit cach& dans la lettre ' et de faire sortir, ainsi que d’un noble sein, un enfant parfait et (venu) en son temps. Il fallait, en effet, il convenait que ce füt apres que la Loi s’etait approch6e du Jourdain qu’elle füt expliquse et qu’elle apparüt spirituelle. Paul, ayant cela en vue, disait aussi : Car nous savons que la Loi est spirituelle®. Apres avoir donc achev& cet expose developp& et &tendu et cet enseigne- ment de la Loi, Moise appela le livre « r&petition de la Loi » (Δευτερονόμιον) ; brisant en petits morceaux et reduisant en miettes ces dix maximes de la Loi, comme s’il s’agit de pain, il en nourrit copieusement l’auditeur, et il montre que la leeture de ce (livre) n’est pas moins profitable ἃ ceux qui sont chels qu’ä ceux qui sont sous un chef, disant ainsi : Et ἡ quand il sera assis sur (le tröne de) son commandement, il eerira pour [πὶ dans un livre cette repetition de la Loi aupres des pretres (de la tribu) de Levi, et quelle soit avec lu, et quily lise tous les jours de sa vie, afın qu'il apprenne ἃ craindre le Seigneur son Dieu, ἃ 1. C£. II Cor., ıı1, 6. — 2. Rom., ΥἹΙ, 14. \ *L fol. 228 Lab: *L fol. 228 r° b. 276 SEVERE D’ANTIOCHE. [76] — > Ir hal «οιᾶ οἱ > ad Χ Βα, 5 has] ad ad »jbeo> οἱ us .Lroas sam ,s] ‚aan μι...» ‚oa ” μὰς Jan «-"ὸ ro JNuusjase αν, Js Kuss :wabas, ou„sas m mas or Ss νον} „lo JNLaimas yon Jän, Jlasjo Joh m 2.25 Ja ] Ir any «ριον οἱ Joors “de In - Leaamss] REN aD Jar mal; «“"ϑ9 Js ars], ya; ‚Jasıs ie. WE DEREN wanum|>; JAIs0 +20 Dr Loascs ul „Lanz oo> MuNso No ΣΝ, ko el so Laasıs, Loos #) polo )aussseh, yl Den at ws ‚soo yr2 Jauno' a5 μοι Lvasas sd; ..Laaro [>55 lanl;so „.] Duscı Joa wor «οὐ οι...» Nas olauıs; Sn ol „A| Jeaamıs] τα No τοι ΙΝ δα, ‚coD> μι, > [ρ Joonyo -.omas ον ΐ Joous μοὶ l. L in margine : δα: observer tous ses commandements et a mettre ces preceptes en pratique, afın que son ceur ne s’eleve pas au-dessus de ses freres, de sorte qu’il ne s’ecarte des com- mandements ni a droite ni a gauche'. Voilä ce que Moise dit d’une facon generale lorsqu’il commande ἃ tous les chefs. Mais, pour les @v&ques, la Loi, d’une part, est le commandement de Paul lequel est limitö brievement ἃ peu de mots qui indiquent des sens nombreux et importants, et dit: I! faut done que l’eveque soit irreprochable, mari d’une seule femme, vigilant, pur, modeste, hospitalier, capable d’instruire ἡ, et (le reste) qui va de pair avec cela. Il y a, d’autre part, une röpetition de la Loi dans la conduite et la parole de Basile et de Grögoire, (parole) qui a beaucoup dtendu et d&velopp& par les faits mömes, autant qu’il est possible, le sens de la Loi sacrde, et qui est mise pour leur instruction et leur direction devant tous ceux qui veulent s’instruire. Il fallait donc, selon l’avertissement du grand Moise, que tout &vöque, lorsqu’il est assis sur (le tröne de) son commandement, &crive pour lui cette röp6tition de la Loi episcopale, pour qu’elle soit avec lui et qu’il y lise pour lui-m&me tous les jours de sa vie, afın qu’il apprenne ἃ craindre le Seigneur 1. Deut. (LXX), xvıs, 18-20. — 2. I Tim,, ıı1, 2, σι οι 10 10 [77] HOMELIE CN. 277 „a saD od „Je „on sa upon dh, ua] ‚oärnus [ERRTRN μέραϑ > as I, ka! ons! > aD ya 5 Luna] μὶ Ins :koasıı ul horn use; mann mo bl Su zo Μὲ Bl zus [| χϑοιδὸ „Dur Ja202 Jo Aus ware Jwamıı yanımy oması ha. οἱ; von .bl hr Nun . Luop ‚as μα, Ana „m „hass any wo an Isoasns ."yo,20 μας .565:9 ,οὶ yanıs ΒΕΓ Ιν- τον Nas <> ro „aaliNo were was Ja sfo8 A, Nano το Sao lo „Naar ws Nude ws, Jan Moor Kos :Nsoor Jg aröıy Da us u κϑὸ AN : Νά JI5Aum = Ja, oäsD 5 ms, :\aröıy oöl |>as IN Do01 go |Nssı> NSfso Saul „als Laos «“" Ια D> τοῦ ΩΣ dor w000 „una go ob Jo aan „Ayo “Ds döy Nr lo u "ΝΟΣ wi IJA2,NaS soo Ai wär son Dieu (et) ä observer tous ses commandements, afın que son c&ur ne s’eleve pas au-dessus de ses freres, de sorte qu’il ne s’&carte des commande- ments ni A droite ni ἃ gauche. Mais moi, redoutant la copie de cette r&petition de la Loi (plac&e) devant moi, et voyant que ma conduite combat et lutte contre cette legislation (vouohesiz), je detourne mes yeux de l’exemplaire de ces enseignements sacres, et je trouve agr&able aujourd’hui encore de me polir et de m’aiguiser seule- ment, ainsi qu’avec une pierre ἃ aiguiser, avec la venerable commemoraison de ces hommes saints, et d’eflacer et de rejeter loin de moi une partie de la rouille du pech& qui est vieille, qui ronge et qui consume peu ἃ peu et d’une facon cachee. *Car si je marchais par de semblables (chemins) et si je possedais cette ᾿ &p6e ἃ deux tranchants qui leur 6tait propre, qui coupe les passions de la chair, gräce aux vertus actives, et qui, par la parole de l’esprit, passe dans l’enseignement et penetre dans les ämes materielles et bien grossieres, sans leur causer de douleur, ma (conduite) se trouvant en contact avec leur (conduite) pourrait accomplir la lettre des Proverbes, et, ἃ la fin, me pro- \ * 1, fol. 228 Nele ἘΠῚ [0]. 228 γ᾽ ἃ. 278 SEVERE D’ANTIOCHE. [78] hl τοὶ μοωυομικο ze» ad Seas Js EN a.N bil ΙΝ δου Nu .JNud Nass Jeolo als :lyaols Ju] pl polsaN, »»ἱ „lady κοὐόι οἰκο ΚΘ ΝΟ, „2 >| ws Da kaso5ino ‚ooujoos Jolz ΟἹ Νωόνο Nas wa sn δὲ ng 1.5.5) 0, JNoops „ul Iso LuadAno [3315 Im Η] Jana SA Jo 2 θὲ janol μος yo yo,> βάδην Juice .-]loiluneg Iris IR gador <> N Lorso As] Sy) u ad ‚Slam Μὲ z30lo Kup! dor Job Sb ὦ Ns Kuda; δῦ] δ᾽ NE) Ἐπ δ insonaon hoaas INN, opuaaz Kal oa Dan Πα κέκον, (0 Jana (omiep 30 Joe mM] „ar oö > Jarüıs μὰς 3% sold „Jo; Kurıo Joous wre JNSsa30 aa Ir! Im lol; ale Sanyo x! μ..0 »öl W'po > βλαὶ ol τοι „orashaso ἢ Jay Kudo Jon U Pl eurer un avantage; car il est Ecrit : Le fer aiguise le fer‘. Au contraire tandis que je cours le risque (κίνδυνος), comme je l’ai dit, d’ötre consum& et detruit par la rouille du pöche, ces Peres dont nous celebrons la comme&- moraison, feront l’oflice de la pierre ἃ aiguiser, (ces Peres) vers lesquels je tire, pour ainsi dire, ainsi qu’au moyen de cordes, mon äme oppressee et malheureuse, qui ne consent m&me pas ἃ faire leur comm&moraison ἃ cause du reproche (qu'elle m£rite), mais qui rampe sur la terre, se cache, tremble comme si elle fuyait loin des travaux de la perfection, et a peur de faire quelque bien par hasard [πού] et m&me en rougissant. Et je lui dis ceci: « Pourquoi t’en vas-tu et fuis-tu ces bons exemples, ὁ toi, craintive et malheureuse ? Viens, allons vers ces statues (ἀνδριάντα) de la religion (εὐσέδεια), au jour de leur comm&moraison, comme en une föte vönöree et splendide, soyons remplis de z&le pour quelqu’une de leurs belles actions, et d&sirons leurs semblables richesses, en sorte que nous soyons la possession de Dieu; car tous les hommes sont la er&ation de celui qui les fait, mais il n’yen ἃ qu’un petit nombre qui soient sa possession et ce sont ceux qui en fait et en parole ne connaissent rien autre chose que Dieu et ne sont pas 1. Prov., xXv11, 17, [79] HOMELIE CII. 279 le ade I ul yıro job Li „DD uno „Dur Jo iso .Jocı Sole dus has, ma MjuNo :]loiAune; Asse bis or! ja κϑὸ μα Do amadı850 arm mal ID» (>43; Jlas5o Jasom yası 5 org sl oh μάβαδλοο Li) wc ! au ro ‚oben Au] Jh »jis|300 ἡ (uisoorso rl; son „"Jhasnso.2o JaS ang ass 5AD [μας > Bor «οι Muss (ass Lady "Suscı m) ws un μᾶς)» Js) Kalos ‚asöı „Lo, Aussen Ινὰμ an Del 0 000 sd asöı ‚nass [usa AD, öl .0001 κα αὐ ρου 10 Jos Jo JA Jr2 ylaııa> No Wir wör wor kuss .aalal!; Joos JNusonm op mass cas No JL2öy oo wr'yy0 „Ascot HEN Ip SA u Miro un u Li Funden pe oh AL ads us wasons Jr wir [μια νοι δον do ..kuns omas JNzo asservis aux passions d&öshonorantes. C'est ce qu’Isaie disait aussi dans sa priere : Seigneur, notre Dieu, possede-nous,; Seigneur, en dehors de toi nous ne connaissons aucun autre (dieu) ; nous celebrons ton nom‘. « Diffieiles, d’une part, en effet, sont les euvres et les fatigues de la per- 5 fection, surtout celles qui sont tout ensemble determindes et ordonndes par le sacerdoce et la charge pastorale des brebis raisonnables et celles (encore) qu'il est impossible d’enumerer; mais d’autre part, gräce ἃ ces personnages zeles et illustres qui les ont mises au point, (ces rögles de perfection) pous- sent ἃ les imiter ceux qui sont nögligents * et paresseux. 10 «1] faut donc que par notre esprit nous courions vers eux, et que nous nous mettions avec zele ἃ la suite de ceux qui avec science ont fait paitre le troupeau du Seigneur, ces vaillants combattants des luttes sacrdes, qui aspi- raient ἃ souffrir pour le Christ, qui apprenaient, par ceux qui avaient com- battu, ce que signifie : Je parlais dans tes martyres en presence des rois, et je 15 ne rougissais pas?, et qu’il faut que celui qui porte dans sa bouche les paroles divines ait l’energie des martyrs et quil soit tout pret A souflrir. Car c'est pour cette raison que le prophete a donn& le nom de « martyres » aux paroles divines, et non pas pour que nous proclamions et exaltions avec 1. Isaie (LXX), xxv1, 13. — 2. Ps. ὌΧΥΠΙ, 46, * 1, fol. 228 vb. * L fol. 228 vob. 280 SEVERE D’ANTIOCHE. [80] am Lie Lasoys Mjaıs uno unanad or Joop ."Sjono aa Ns 85 dos μι. ας ad mal ϑβοο „lau Doro Kol Jowo „bh ass] ko yasd ββῆο „Au Ja Au) «“; «τοι ms00L50f.> ap gaär ς 30 “οἱ yr heiss ud 5o «ἰδ spam ὡὰμ haullı kaisls μοὶ δ λϑοο ans Lmasopios Sur Ji-saD> .usodio| Jän] JS ‚nass δὶ „Al Jos dar „> ‚a0 an DL] Jlarımooroo καλὰ pam τιοθα θα νος 0 warn JS >; I ai] ! as As! 30, “Dascı ai ὃ Jia, wol, D pay Jhausono „20 Jo; wos mad osa> do „ao roh iss), Jo Lusysspo, 4} μα ϑὶ “002 κοὐ κανϑ. 9], μοὶ Pl PausopeN ad; τ. (aflaso ίμαβαθο Min, JH Dos wl Jason (Da,0l 001200 - Lu. oöı konn zuausoın udanm JLaumarah solo pol 2 Ns χὴν Nolan kam Dohaspı as au 00 1. L in margine : vannhevoat. la langue seulement une orthodoxie (ὀρθοδοξία) depourvue de (tout) risque (κίνδυνος), et que nous soyons revetus bien modestement d'un faux masque d’acception de personne {προσωποληψία) et d’hypocrisie, que nous trafiquions de la parole de la verite, et que nous disions ceci et gardions cela sous les dents, que nous soyons asservis aux Occasions, que nous vivions une vie de lievre, et que nous craignions et tremblions, de peur que, par hasard (πού), quelqu’un de nos voisins ne s’apergoive de notre orthodoxie (ὀρθοδοξία), que nous courions des risques (xivduvo;) et que, pour cette raison, nous observions de quel cöte vont pencher les aflaires. « Toi, ὃ mon äme, malade de ces (maladies), häte-toi vers les medeeins, (vers) les images (εἰκών) de Basile et de Grögoire qui, par oubli et negligence, sont eflacdes en toi; aujourd’hui encore represente-les de nouveau en toi- meme ; ne t’eloigne pas de leurs ligures divines; ressemble-leur de toute ta force autant qu’on peut atteindre ἃ leur ressemblance. Car si maintenant tu ne les fixes pas dans ton esprit volontairement, (de fagon qu'elles soient) immuables et inebranlables, tu les verras, contre ta volont6, dans la tristesse et dans la douleur du c@ur, dressdes devant toi, non pour £tre imitdes, mais pour accuser, au jour du jugement, et tu soullriras de leur part des condam- nations. « Car, en v6rit, celui qui a menace terriblement par le prophöte Kzechiel, ςι [81] HOMELIE Cl. 281 555 „Dar Ἰωὰς uaaavo wiss . Jj2: lab Jo, Auso :3,88 Jan Aus No :Jyoı ln JNusp2o; kas5 oo old el yl:b) DI. rn 00 wen ka] .poho Nil ui [|| 9} μη |59. Islas Wauso JNassex Jlasıms » „Joa „lo Isasy Joh. oh " "1,101. 229 > gas JNupa> ..Joor arım [μὰ Ss Suaxo .-Joorı san τε ΤῺ] otası 0 οοι Ja δι Juno Ιῶὼο .auMNlasoo Joor Nu>/Aso üsaaDS Kiss μον» 5) „> „Jost ΝΟ Aufıns) Jsacdı wär yaso he. Virar ΓΜ »> 06 Jreasdo .-Joor Ja anıdöly Lujuo Ju, aus χω μια» .3 Joa eye „Joa 3 » Jon As0 .-Jooı Jaluso „öl (οἱ Jooı IA | ."wabas ΣΝ μὲ I χα, Sn ui » „Joa er ern »Joot ΟΝ. οἱ Jo ΠΕΣ Mon Isar Ds "τᾶς 0 „wowoiis „Moor kbam.>Aso “ N al ᾿ς „Jo νοὶ 3 mh ΙΝ δος Ns ui ᾿ἸΝϑαλοοὶ — ads 1. L in margine : ᾿ς) Sb. disant : Je jugerai entre brebis et brebis et entre belier et belier', t’examinera et te demandera en presence de ces böliers puissants quel (profit) tu as retird A _&tre devenue le chef d’un tel troupeau, et ἃ t’enorgueillir du tröne patriarcal; et il te dira comment Gregoire, qui etait ἃ la t@te de la petite bourgade s 46 Nazianze, alors qu’il etait tout courb& sous le poids d’une extröme *L fol. 229 ra. _ vieillesse et des cheveux blancs, et qu’il avait desormais besoin d’un bäton, 6tait pourtant afllige et abattu par les soucis de toutes les Eglises; (comment), _ de lui-meme, il se rendit ἃ la ville imperiale; (comment) volontairement il se melait aux adversaires, renversant, pendant une periode de dix ans, les 0 .desseins pleins de ruses et de querelles des heretiques (ziperizof), et montrant dans sa purete la noble beaute de la verite ; (comment) ἃ cause de cela il stait traine (devant les tribunaux), tandis qu’on le frappait et qu’on langait des pierres contre lui, et tandis qu’il pensait et disait et Eerivait avec Paul cette (parole) : Tous les jours je meurs’. ᾿ς « Mais toi, tu dormais tout le temps de ta vie, te repandant dans les h mneurs et te complaisant dans le tröne (θρόνος) ; tu as fait peu de cas des injures (lancdes) contre moi, et tu n’as pas οϑό remuer les pieds en dehors du seuil, comme on dit, et si peut-etre tu as remu& le pied, du moins tu a. Ezech., xxxıv, 17. — 2. I Cor., xv, 31. j PATR- OR. — T. ΧΧΙΙ. — F. 2. 19 98 SEVERE D’ANTIOCHE. [82] μα ὦ a hssyläs, Jo ua Jr οὐν ud as Jan Jin; oo .)Ausilam aD ..}}}} :3 οἱ -“μμ.5..5|9 oo una); 19,5 vaio IN Jr wor Loc Luas ou „As :poJA0 Joe Lu, oo τὼ... Jo’lo 15 uam δὶ yrsasl „Do .3 „an lllo ud wor Jar] maus Ἰοομ [iso μὲ JNSLIS ᾿ΝοῈ5. 55 „> ara | Jan ἢ » Da} garsaaı rn] —! μι. ai πο IND Jaja ao; ἀϑϑαον, basino „Joa as wasjly do wa io lab Wo Spar wär „mahumls JS Joa As won JD> ya > ‚oo Ja,2001 walm)sam Lalo sol>, Jy5 Joa ὠοιοδ οὶ «Θ᾽ .an.sa Jooı „ass hiams|> „oo. Jaus Dar „son JLio.s0 Joor Yu? 05 Jad „2 ad orası „20 09 Mulandın νλδοὶν vi was am, οὐι ὼς .3 Pl Joa 5’ [οι Su »α. ὁ μὶ som aa asoıs „JNupso 1:95 as usyiy [867 l. L in margine : »as=. n’as pas (remu6) la langue qui est restee äAl’intörieur des dents sans oser et sans se mouvoir dans des circonstauces qui demandaient la franchise (παῤῥησία) (du langage); ou bien, si elle s’est remuede, ce n’eiait pas (pour dire) des choses profitables, mais (des choses) telles qu'il eüt &t& plus utile qu’elle ne se remuät pas. « En entendant ces choses, ὃ mon äme, lorsque le jugement aura lieu — et elles seront dites par le juge et Dieu en presence de toute la creation raisonnable — qu'arrivera-t-il de toi? Oü te traineras-tu et te cacheras-tu? Comment supporteras-tu d’entendre ces (paroles), toi qui ne supportes pas qu’on te compare et qu’on dresse devant toi la figure et la force vaillante et gigantesque du grand Basile, avec laquelle il parlait ἃ Valens enrag& pour les choses d’Arius, οὐ ἃ Modeste son gouverneur (ürapyas)? Avec la parole, il offrait son cou ἃ l’Ep6e; et, ayant recu l’ordre de demeurer en exil (ἐξορία), il se mettait ögalement en route promptement de lui-m&me, ne faisant pas attention ἃ celui qui menagait et qui terrifiait par des terreurs quotidiennes, mais (bien) ἃ celui qui a donn& la loi (νόμος) que voici : Quand on vous persecu- tera dans cette ville, fuyez dans cette autre'. 1. Matth., x, 23, ’ N ; ; ur 15 [83] HOMELIE CI. nass pam Jun] Liu sn hass Jr>0, ds .20] ur us ᾿ Nas [u 00 .Laas 5}{3ο5 lo el Ayo] «μοι πο, (a aso „"Joy280 χοῦ 2 No „ASS ör Jar „lo Jan, βὼ γοὶ Dr Moor; βοῶ -|γϑὶ „el οὖς il ‚Lad yelo ἰβοβς, „ul “am .Joou also Lu „sl ad. Junsaro ΙΝ 5 χ»ὶ ol za helo „> Nil Lasslly δι Dis Lese od zusols oo Jolsad oo “οἱ χοὶ “αθου9 Der Lim, ον ul „Lsaması.s Loc Jar eo Do Jaansado fa 5 > gas abo Ja Lass pol Spar Lau win) Leise; by el .Molmadıno Nbosa, Ινωμβαϑ Susasıo Jar. Jans Ao Jäy PL god χα. Aus Joh yor> har Jade [ab Lo kaisAnos "βάλαν I85D ‚cos οἱ HoA> J »o „ua; oö 0 ware Jam Yoras „Io J λα ων Zoo jasaı agb oe LI, Jo halt Ih Jude ummaAso οὶ εΦ οΌ ῶϑ « *Et que dirai-je de la conduite pure de cette vie? Comment supporterons- nous d’etre examinds et compares ἃ ce (saint), lorsque, selon la parole du prophete Malachie : Le Juge entrera comme le feu du ereuset et comme l’herbe de ceux qui lavent, et s'assiera, fondant et purifiant comme de l’argent et comme de lor' 2 N’est-ce pas comme du plomb que la scorie de nos actions sera enlevee, ou, comme du petit bois et de I’'herbe, ne deviendra-t-elle pas comme de la poussiere et de la cendre? Prends et lis !’homelie prononcee par le Maitre sur la (parole) : Fais attention a toi-m&me?, et tu verras un esprit de philosophie qui est assis sur la forteresse m&me de la chastete, pour ainsi dire, comme un roi; et non seulement il commande et preside avec sagesse et avec ordre aux sens et aux operations de chaque membre, comme ἃ des serviteurs qui portent la lance (δορυφόρος), mais il guette et observe d'un regard penetrant et fatigue par l’attention les mouvements mömes des pense£es, et il examine et il regarde d’un cöte et de l’autre, de peur que par hasard (πού) quelque mouvement violent d’une ‚pensee inconvenante ne s’elance et ne sorte de la (pensee) principale, et, pour ne l’avoir pas retenu et reprime, il ne commette intörieurement, par suite de 1. Mal. (LXX), πὶ, 2,3, — 2. Homelie sur Je texte du Deutöronome, xy, 9 : Πρόσεχε σεαυτῷ, P. G., t. XXXI, 60]. 198-218, * 1, fol. 229 Ὡς ἘΤῚ [ΟἿ ὦ το b. L Ι, fol. 229 Va. fol. 229 ν᾽ ἃ. 98% SEVERE D’ANTIOCHE. [84] οἷν do So os [185 horn BETEN IA J pop lass wasum|l> οἷν... {385 πιὰ 77, -Πᾶτ. Jain JERT ΕΝ, Na Jals 00 «“λοιθ aN «οι. m μρὸ "" Aus SA κοι] „wolo soo aus Joa vor! an Los ac ‚omas ol Jos —> ap DD :0000 ars As Jason; JH2090 "rar mnsamanıs „> Jroaso u, Jo » τον dor μᾶς ΝΘ was Jia. «Νυοιϑὶ ΠΝ, anna ad Sa zone J..000 ont] Kon | :Jasy ar Nu !ouıso as Jasıy wörr οὐι ‚Jısjas; [5Ν5 os INssano - > Al ID won Miss (alas; «λοι > | »LIUS JauD; . „0001 Kassa Lisa As paso 20091 «ἡ μον, ὶ «- ICHS 1. Ms. ws la violenee du mouvement, « un p&ch& qui n’a pas de t&moin et qui n'est pas τόνό]ό et qui (reste) inconnu ἃ tous les hommes, jusqu’ä ce que vienne ER qui connait les secrets des tönebres et qui manifeste les pensdes des caurs' ». Car il me eonvient de me servir des paroles m&ömes de Basile, puisqu'il n’est pas possible en verit6 que nous montrions οἱ exprimions ses propres (pensdes) sinon par ses propres (paroles). De Ἰὰ (ἐντεῦθεν) il Gtait Egalement revere de tous ceux qui faisaient partie de son troupeau et de tous ceux qui pratiquaient la philosophie et qui s'adon- naient ἃ la vie monacale, non seulement des hommes, mais aussi des femmes, leur röpondant comme un medecin, comme un serivain, comme un docteur, comme un pere, ἃ tel point que ses propres r&pouses, 6tant comme des röv6lations et des pröceptes de Dieu, ne laissent absolument rien sans u6rison, mais qu’elles sont tout un code de salut; et le fait de s "en ecarter et de s’en detourner un tout petit peu, m&me pour ce qui semble juste, constitue un danger (κίνδυνος) manifeste et une pente glissante qui mene ἃ la fosse. ‚Quant ἃ ceux * qui vivaient dans le monde et qui &taient aux prises avec νι. Ch P.G..t. XXXI, col. 199-200 : "Audortu;ov ἔσω τὴν ἁμαρτίαν εἰργάσατο, ἄγνωστον πᾶσιν, ἕως ἂν ἔλθῃ ὁ ἀποχαλύπτων τὰ χρυπτὰ τοῦ σχότους, χαὶ φανερῶν τὰς βουλὰς τῶν χαρδιῶν, εν 5 10 15 [85] HOMELIE CI. 285 hr gan ‚oo Jr wär .Joor [156 .“]οοι Χο Miasao ,5 ΝΟ .kdorr> pad array Klar par oh ΠῚ Jo am Jos ss ‚Jo aa ha IADSeNo „aamolANı ax.oo «ΝΣ gnı Nas aa „00 - JLoasoy Jioa, some ϑϑοὶ και λο ‚voor un 5 m5' IA 0001 a2, ‚wöo ΟΝ μου Jod 0 0001 [ao »,0001 900 ua «ϑοῖδιθο :laoögkany [5}}} yiyl «9 Kuas „so Aus Jusor .oocı Ja; δα orsas NS .,0001 land ardı NJuNso :0001 gro Na A» KAi> RN Νλο κϑ ϑι Sjel Juno “Νὰ 39. o06ı hnsas χοὶ wood [οον | Jams Nass; ΙΝαδ αϑο }} wor β’Θϑα ον. „0001 10 Jans Ἀν .-La0 Loc dor wir Jo] „ans JuasnNano Loc La, an); As oo or Jän „09 „el ‚Sua2o «λοι μαι I ..:} μοι Hl 5.5) Ιοοι | ul Jo μοὶ 20 .uo0l «9 νι 43ο J;L| omas #0 κιϑὸ les affaıres, en leur adressant frequemment la parole, il les avertissait et ıl leur apprenait ἃ ne pas se laisser surprendre par le flot de la matiere (ὕλη), mais de depasser en courant ce qui passe en courant et de s’appliquer aux choses futures et durables. Le fait accompagnait la parole : ceux qui 6taient 5 riches se dechargeaient du poids de leur fardeau, et, bien congedies, 115 quittaient le monde en toute s&curit&; et ceux qui avaient faim 6taient nourris. Ainsi, ἃ une epoque οὐ la famine atteignit une fois le pays de Cappadoce et οὰ tous les (habitants), et en particulier les pauvres, souflraient de la faim et ‚ perissaient, il ouvrit sa bouche' pour (prononcer) la parole de Dieu, selon le τὸ pr&cepte qui est dans les Proverbes, et aussitöt les greniers de ceux qui faisaient le commerce du bl& s’ouvraient, (greniers) sur lesquels 6tait la serrure qu’on ne peut fracturer, ἃ savoir celle de l’avarice (φιλαργυρία), qui ne s’ouvrait et n’obeissait {π᾿ ἃ la main pleine d'or, et qui ne r&pondait pas 51] n’y avait pas de monnaie; et alors le ble, repandu abondamment dans tout le 15 pays, coulait comme des sources et personne ne manquait de nourriture. Mais voila pour (Basile). » 1. Οἵ, Prov., xXXt, 8-9, ‚fol. 229 veb, L fol. 229 ν᾽ Ὁ. 286 SEVERE D’ANTIOCHE. sol [393 : ySo20 05 „Aus οι ee οἱ JaDJ, ad go οδι ara Joor wood! sans dus ἸῺΝ ,5 Ju οἷς . Jon yol τοι, ῦϑοο Jooı «θοῦ Jlosorms Kaöho) SuAso Aue Iso; Id. }]} |} 35.26.39 on “οἱ νοὶ Νὰ (δι JNune las ! NOS ET .} koasaso - οἷν. woor (zo; dor Ἴοοι ΘΝ 5 ER 3 2,0000) μων ar Jars, EN NINO ‚oöts “Sa nas o001 om] Junyaspe, [86] ΤᾺ N ΣΕΥ pe aD es TS Dane a Des ae HaD4pDo μα, Jooı Juaasoy βοΐ SDor Jar, ΠΝ ϑοιαϑὸ “οἱ am Jusoy ut :)Ni.o "» το Jun Jans Jjoha, Las) gas ‚lamasS Nuas] |. arxo „uud „Ay οἱ :Jocı or) um ul Als Habe „any Ile amdis JNssbo ange ss ‚ai Μὲ ‚man as > Jar wa, Jar, yr )Nsotasa> 1a ‚ana limlas 5. 0 .,0001 uS0Hr 0001 epaaıo Jo] μας AN Mobs mo Ds Quant ἃ Ignace revetu de Dieu (θεοφόύρος), qui marchait sur des hauteurs plus grandes et cela en tant que martyr, il instruisait non seulement son propre troupeau; mais, lorsqu'il allait en toute häte vers la ville de Rome, et (cela) pour les luttes du martyre, ou plutöt (μᾶλλον δέ) vers la ville sup6rieure de Jerusalem, il 6crivait encore par lettres ἃ ceux qui l’avaient vu A son passage ce qui .lui semblait (convenable), et ses commandements &taient une loi (νόμος) immuable; car les paroles des saints agissent et font agir. Et moi, parce que je n'ai pas exerc& mon äme par les travaux actifs, je ne convaincs pas mes auditeurs. C’est pourquoi, lorsque je vous avais parle pr&cedemment d’un petit don d’un peu d’argent qui püt seulement suflire ἃ couvrir le denüment et la nudit@ de la table vensrable dans une des saintes eglises' — et quel (but) imaginerait-on qui füt plus convenable que celui-ei “ou plus revöre et venerable? — je n’ai pas pu vous bien convaincre. Mais les uns &couterent et louerent ma parole, en agitant la main et en faisant cadeau d'une langue elogieuse; d’autres, par quelque petit don, montrerent hypocritement de l’amour pour mon amitie; car s’ils avaient songe qu’ils 1. Ch. pp. 46-48 la fin de l’homelie sur Drosis, σι -» - υ [87] HOMELIE CI. 287 Ι κω OD 0001 nn — Jay -.JA55 > Mas won οἱ Aus wmors Jassl wir 00r> I ge Jo ον. häsas il, asiy [59:55 τοί 80 arnas, slosasyıs ET) ‚Also Sunıo οἷο Jigwo Loc ΝΑ oA δι JA]; Mus <> Jay οομἱ „LAU "μικω Nam δο,ο | asoıy, al μ5.᾽)ο I son Joan ala Luis, χοὶ „> „Jos Ns; J.j5aas x μων. ‚so Jooı „as asyay Jans olopuaıs nor udaiam Joa 1.5 JG Ἰαϑορθο ." \0oWooL> 0001 alle 50 807 κα όμθο .Lyr> τοι „ga > 0001 Kusorg ‚asör 6 Jyot „soon Dpolinos sn Jilas ‚poly Juas] .-\oomas 0001 ra al ka won ol) ar «ον > „N as AUS Ina: Ja, δι o00t gIaası asöı | oocı arasse Lies χαῖθ Da Ja 1 Lin margine : amasL|. donnaient ἃ Dieu, necessairement 115 auraient estime petit ce qui (leur) parait grand. Un plus grand nombre s’est pr&valu aussitöt de l’exemple de la veuve qui fut approuvee et louee pour l’offrande des deux quarts d’as seulement ', sans savoir que par eux elle avait donne toute sa fortune puisqu’elle vivait dans la mendieit6; et ceux-lä, imitant (cette) petite quantite (prise) sur le grand superflu qu’ils ont, ignorent combien ils restent en arriere et se tiennent eloignes de l’intention de cette femme digne d’eloge. ‚Et comment cela ne releve-t-il pas de la misere et ne donne-t-il pas lieu a une grande accusation (κατηγορία), vu que Moise, dans les debuts de la connaissance de Dieu, alors que, comme en figure, il s’oceupait de ce qui n’etait pas encore achev6, donnait le commandement de faire des offrandes pour la construction du tabernacle ἃ des gens diflieiles en quelque sorte . parmi ceux qui avaient rapport6 de ’Egypte un esprit grossier; et l’abondance des offrandes coulait comme un torrent, soit de la part de ceux qui donnaient seulement, soit de la part de ceux qui aussi ex&cutaient avec eux les travaux, ἃ tel point que m&me ceux qui recevaient (les oflrandes) disaient ce qui est eerit : Le peuple apporte beaucoup plus quwil ne faut pour les travauc que le Seigneur a commande de faire*. 1. Mare, ΧΙ, 42. — 2. Ex. (LXX), xxxvI, 5. 288 SEVERE D’ANTIOCHE. [88] ‚alas » ΠΕ: „ol Jr wii [WA BOT aa): μαϑαλϑο κ΄ τὸν —> lo wär “ΟΝ ΟΝ. Αἱ μκκ5. Ἰακοαλον ww dar add kuasaxı 59] las ads wa na] Lusam ! ol wis .JoN; As TER 2. ΤΌΣ KOMM as, lab ἢ] Nil rn μοι od ΝΣ dor Lido, Jo μνϑὰἃ Ko ass So yaaıy. | ao r Holy οὐι pl: ES Ni] Joow u: so Dass "1,fol 290 JS > δ᾽ Mina ΠΝ ϑοιαϑὸ ar won ja) ar soul ἢ mr, io san ui dur si, Janus — δὶ Jlaumucı, omas ‚als Am I wc as N] er) 209 - sis ga us ϑοϑοδ» may wül sl Ῥω ! ..Η] NT RT )Naso μα. rl, Das or vr LAS Lila, SE JS; Jam] Asaios lands ὁμδο Jahr wi ὅδ. AN {μα μμοῖο [5] χὰ τ᾿ Βρμοο JNuaaal {μ|99 oo ‚Lunam San „00,80 ς 9) Φκαϑοὶ „ara χϑδο «Ξῆλϑϑο μοι ano Mais nous, qui sommes les ministres de la gräce et du Testament (Διαθήχη) qui ne vieillit jamais, en nous adressant ἃ vous-m&mes qui avez regu l’adop- tion, qui tes les heritiers de Dieu et les coh6ritiers du Christ ', qui n’etes pas en route vers la Terre promise, mais qui vous hätez vers le ciel m&me, parce que la r&surrection et la vie future, heureuse et immaterielle, sont pr6- sentes au bout de peu de temps, serons-nous si Pann > et, moins encore, *Lfol. 230 nous conduirons-nous comme 5.1] n’y avait aucun espoir "que quelque chose "* 46. bon füt rendu ἃ ceux qui donnent genereusement? Ὁ manque de foi! O pauvret@ de mes paroles! C’est l’oeuvre de la comm&moraison de (ces) saints de venir au secours (de ce manque de foi) et de parfaire ce qui manque, et je ne rougis pas de rendre solennel mon bläme ἃ cause d’eux. Car ötre bläme dans la vie presente procure un avantage, tandis que l’ötre dans la vie future cause un dommage et un malheur inconsolable. Puissions-nous en ötre delivres par la gräce et par la charite (φιλανθρωπία) de notre Dieu grand et notre Sauveur Jesus-Christ, ἃ qui sied la louange et la puissance, ainsi qu'au Pere et au Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siöcles des sieeles. Ainsisoit-il! 1. Cf. Rom., vııt, 17. - Ὁ 10 IADLo Is \solso » 30, „oolu|s ο. Ds Ja „lo μοι Ja SA aa ASS Lo JAis) > — up OLD90 as an sa san. s un sl, dar zus Auly οδι er> „| :Naalo Ds Jans Juris Nun οἱ „olaah; y-l wa No|sooı Jo) omas] Jo :Nuosı Is’, oNasaN .Jlaramse; Juıs zul, wor) Aus aD bus Laos Lina.) 0] Sy Jo ‚län Us yanımy οι aan ΙΝ. 9 INS» Jasl Yorohz ‚Hona> sy on oo Is ‚ua 2 0 μοὶ το ‚so,0 Ηῤόύο Jon δος Jjor> οι ."„a's Lone Mm οα΄ 5,Naso Jojo al N "gas 001 vol, IUSD οἱ. + [4303 A208 ro Bee) Jusjas, s5ol ano HOMELIE CIN Sur L ErıpHAnIE QUI EST LA CINQUIEME (SUR CE SUJET). Bas Apres vous avoir bien des fois parl& sur cette fete et, selon les faibles moyens qui sont en moi, vous avoir fait les rellexions philosophiques (ἐφιλο- σόφησα) qui me sont venues (ἃ l’esprit) et avoir epuise, pour ainsi dire, toute ᾿ὑπόστασις ou ressources de ma pauvret6 — si en vörit& l’on peut parler des ressources de la pauvret@ — je voulais me taire sans faire aucun reproche au lien d’indigence qui est sur mes levres, et je ne sais comment la voix de celui qui crie dans le desert meut en ce moment ma langue; le heraut et le precurseur de Dieu le Verbe fait que la parole court en avant de l’intelli- gence qui s’attarde; de nouveau Jean lui-möme fraye deja un chemin meme aux intelligences, lui qui est envoy& comme un ange devant la face (πρόσωπον) du Seigneur' pour etablir d’avance et preparer la voie de notre salut. 1. Cf. Matth., xı, 10; Mal., ıı, 1, Ἵ, fol. 230 Tb: 290 SEVERE D’ANTIOCHE. 190] :lä20 οἱ ‚aSS/e Joan alas Dr pad οἷς Ne JaaıD sa Ὁ. 59] μηδ BD MU! Jo Zu IDs> 51800 Nas; μὲ waao Jr ««οὐν hard; Js Aus μὲ λό „„osr>0 nA A wol] zu ku. 05 Lo Jnoasy | polls Mo μὲ a ca sam'lo JA]! „Nuss; (aa, N,ocı ) eo N; a] u ou,0a9 Ass wos No <> 3 Jen Ja) Ss JNu,2o Not Nu lo :μμο9 „Jo; Al ad 00 erde :Jowy voäsl > 0001 N » "pop 2 τον hans 326] χοροῦ [μ5οὶ J)oaas, Joy Nass τ Ja .J5oy Jo Je „N, «" μον μον, NS) da EEE Alan u ol > yarso Juass J bo od; DaI yasou Jaja „200 SonI0 And ol ol gi u hun μονα". oda : any Im JNsaJo "Δ mu: JMD 0 .Jyp0 Je vois que le Jourdain lui-m&me roule des flots de lumiere plutöt que (νᾶλλον ἢ) d’eau et qu’il s’eleve en vagues de science, sans que je sache comment supporter (cette) lumiere; et c'est ἃ propos que je crie les paroles du centenier: Je ne suis pas digne que lu entres sous mon toit', Car, si je m’etais &largi moi-m&me par la rectitude du precepte divin — en eflet, comme il est &erit, son precepte est bien large” — si je pouvais ouvrir toute grande la bouche de mon intelligence et attirer l’Esprit’, et si *L fol. 980 1 6tais la ville situee sur une montagne ‘, "c'est necessairement que les cou- r° ἢ rants du fleuve que je recevrais en moi rejouiraient la ville de Dieu‘, comme le dit quelque part (ποῦ) en chantant le prophete David. Comment un fleuve d'une telle lumiere, en entrant dans une petite maison tres 6troite et malpropre et sans clarte, n’obscureira-t-il pas et n’eteindra-t-il pas, par son grand &clat, les yeux remplis de beaucoup de boue? Ou m&me n’inondera-t-il pas, n’arrachera-t-il pas et ne deracinera- t-il pas tout? Par consöquent la prösence de la seule humidite et d’une 1. Matth., ὙΠ], ἃ. — 2. Ps. cxvıu, 96. — 3. Οἵ. Ps. exvım, 131. — 4. Cf, Matth., v, 14. — 5. Ps. XLV, ὅ. σι 10 10 15 191] HOMELIE ΟΠ. 291 aM +5 a Ser) „las [τοι 6.9. uses uns] - ojousa am) DL, "3m yo; DD 0 wor un) ua woäsany [005 JaS γ5 :h] Kaseo AUSSÄN SD Lil χθόνιον Ἀ] οι "or „als sau on μὲ Jen Jun bl > J EN ΝλοΣ ran NS us Nam. No Day JA>0 υχδαδιδὸ Jauso ha.o [ORTE οἷν. μὲ Jesu ΝΟ N] Das Luo;so „ul JE Jun] [mist RN Jo. οὐἱ Jal ΝΟ »> u Joor Ju No (365 ΠΝ. 25). 05 ‚Jonas Dass ara; N <> Das ot «μοῦ» Koors os .Iao,2005 ΩΣ. o4> δ᾽ I] μοι Jar sau οἷς .omoNlano; [aa δ 50 Jlo,0o μ᾿... ERANS » usoauo μὲ οἱ by με» μὲ τῷ, I IN "Liol. 2 Da 0 Mass] kp y-l Mood; älaDıaso yas JLunlo RAS Nun Do 20 Ομ, 058 Mo Muss Jlasıs.o; Lamas lab Io > Misolino; 00 solo] 001 135. op So "ΠῚ ‚9.80 μὰ. (μαλοὶ μοι τὸ χα Doll [5] Jen oe Nlisy, κοῦ ao sujan oe Lnol>s οἱ ! SloNa| Lo Due} oo βοαλου Ja 0 JNzaasl; har! ᾿μωωϑιϑο Jo ϑίοδ δὶ I Jlasyı> 20 :]louds mus Fin mus har! :)Nawoohse Lass m DD ΚΣ Jans 86] wabas; Da δ 5 gas Audi 00 : Diss Jod; Jans λα δου et l’esprit; tandis qu’elle coule en bas, elle enfante en haut; et, de ceux qui sont enfantes, elle fait des fils du Tres-Haut, ἃ cause de celui qui est venu d’en haut et du ciel, est descendu vers elle, (y) a et& baptise et lui a donne toutes ces (qualit6s) divines et sublimes. Mais je ne sais pas de quelle maniere, moi-meme aussi, apres m’etre *1,101.930 envole en haut jusqu’a (cette) hauteur par la parole, "et m’ötre &leve avec ‚@ Ja sublimite de la divinite autant qu'il est possible, tout A coup je suis parti pour la profondeur de l’&conomie, et j’ai vu celui qui est au delä de tout descendre vers l’eau et (y) &tre baptise. Mais, parce que c'est le möme qui, d’une part, eternellement et sans commencement, c’est-A-dire ind&pendam- ment du temps, a &t6 engendr6 par Dieu le Pre, en tant qu'il est la splendeur de la gloire et l’image de la substance' de celui qui l’a engendre, (et) qui, d’autre part, a aussi participe ἃ notre essence (οὐσία) ἃ la fin des temps par la naissance, et a participe de la meme maniere que nous au sang et ἃ la chair?, comme Paul l’a dit, et A une chair qui n’est pas d&pourvue d’une ame intellectuelle, en sorte qu'ıl recoive completement la ressemblance avec nous, ne manquant absolument que du pöche, tandis qu’il tient du Saint- 1. Hebr., ı, 3. — 2. Höbr., τι, 14. σι 10 or 10 10 [93] HOMELIE CI. 293 JS) Li, ')ADoA> 0° ko 03 os δι —! SET EN ER :NSujJausas Luis ) <” MID: J soo! —» Jod 5 Ausoso ‚Jo Io NN ΝΟ Jo; zaniaso; Juno Aus βοαλο το NN; «“ οι „Jbawo ον λον wi INS δὶ su! Ια, ἘΝ ϑο Jo SA; χοΐο τῴο! [βοῦν „lo Jäde Sol Dod Naa.ui, Lamas Ja ΟΜ] Se ! „20 ΝΌΟΝ, ho wuyahl, NS] Josua, |Aulsas ἊΣ lo JbasoA> oollo - Jar) Nlms Jlasıl „Nus 009 Joa EN aD Jpol. ! Jamar N > Ἰωὰς ..ysoor> 138: χοὶ pas haus; ‚assı haso.> ΤΆ θοῦ κοῦ lab ΚΝ Ja) ον ϑσοα, > on οἷν .οἷὖς As ναοὶ μυμϑ5 „0 ΝᾺ] SS (iso Joel. a “IH lu, al] )Naxas gas | JAN as) 00,9 N Joa ha .Aı, 5 Aus SA Νὰ Don > > alaso .uasl, «λοι ΟἹ ΟΝ, μοιον., ἡ]: OLD «τοι — [RS Halo x? μδϑοδϑὸ Js το 51» ον ‚Jısa5N%, J )la,asAs ro “οἱ yon Joa vor ἡ» Esprit et de la Vierge ce qui convient ἃ Dieu et ce qui est excellent; pour cette raison, puisque l’Emmanuel est un de deux natures, sans confusion, ἃ savoir la seule hypostase et la (seule) nature incarnde de Dieu le Verbe, (il s’ensuit) necessairement que la parole qui se rapporte ἃ [πὶ et la signification sont aussi unes et indivisibles, et que ce qui esten bas se r&unit avec ce qui est en haut. Et, m&me si tu cours vers le haut, et (cela) afın que tu parles de Dieu le Verbe, tu comprendras que celui-ci s’est fait homme, et, sans le savoir, tu descendras, d’une facgon inapercue, aux profondeurs dela charite (φιλανθρωπία) et tu t'etonneras du prodige. Et m&me si tu descends dans ton esprit avec les mesures de l’andantissement, d’une part tu n’arriveras pas jusqu’au fond, car tu ne parviendras pas ἃ comprendre combien il est descendu; et, d’autre part, tu seras soulev6& vers le haut, ἃ l’instar de ceux qui se baignent dans la mer, comme par la poussede de l’eau, et en prenant l’'homme tu trouveras ndces- sairement que le möme est Dieu. Möme si volontairement il s’est fait pauvre dans.une condition inferieure, tu trouveras qu’il est superieur; il est capable de prendre (pour lui) les choses humaines, parce qu’en verite il s’est fait homme sans changement, et il n’est pas susceptible d’ötre domin& par une seule d’entre elles, parce qu’il est Dieu qui leur &tait inaccessible meme avant ἘΤ᾽ [ο]. 280 γο ἢ. * L fol. 230 velh? 29% SEVERE D’ANTIOCHE. [94] > 3 οἱ Ιν- Jr ! De ER See) ; Na: Js! gollaN sl 'Jhar> on Joa an; «οἱ my ολο κω. > > voor Als ga god Il paaslsı χοὶγ ya lo „Jam ἢ ΝΘ 0; kiss Jlaniis hob u N ‚Nohis, Deo Ε:915 amm> ομοὶ m καϑϑι lo „aus5L] kas'y has] bung ocı Jun; Jans \anmisls „Dar zul (wär Käms yumıo arm oe Jh ssly re JOD N wär Jo is + ju5 po Kol> οϑοοῦν Jar alu I hal ol ..uipe om Jul mais Joou u Duscı har! oo „oaams „AD 0] = gl «Οὐδὲ ‚sl pas wamsı BJ Sr Da Fi, Iso Jeil> ol ‚Luna van. oo (0 γὼ NA wir [Δαν Jaja, ass mas Loos kp Ns glepana 0 ro OD Soras JASS Mfis) od 00 wir cin la μέγαν, l’incarnation. Car, par le fait qu’il s’est incarne, par la möme il a accepte * de souflrir toutes les (choses) humaines, sans rien öter ou diminuer de tout ce qui etait en {π| par essence (οὐσία). Pourquoi, en effet, s’eloignerait-il aussi de ce qu'il est Dieu? Qu’ils soient done dechires et ansantis, ceux qui divisent ce m&me (Christ) par la dualite des natures apres l’union, ainsi que ceux qui en apparence (σχῆμα) ont eu des opinions orthodoxes et ceux qui ont dit (ces choses) par acception de personne [προσωποληψία) et hypocrisie! Car de tels individus seront coup6s en deux morceaux au jour terrible du jugement, comme le veut la parole certaine (ἀψευδής) de notre Sauveur laquelle dit : Son maitre viendra et le mettra en pieces, et placera sa part avec ceuxw qui ont egard aux personnes et (avec) les hypocrites'. Comment donc serions-nous charitables envers ces hypocrites? Ou comment n’excommunierions-nous pas et n’expulserions-nous pas ceux qui, en ce qui les concerne, ont coup6 en deux cet un, notre Seigneur et notre Dieu J&ösus-Christ? Ou, tandis que nous ne supportons pas l’insulte qui nous est faite ἃ nous-m@emes, pour quel motif pardonnerions-nous ἃ ces insulteurs de la divinit@? Ils ont pris pretexte du manque de dignit& (μικροπρέπεια) accepts, alın de nous venir en aide, par celui qui volontairement s’est 1, Cl. Matlh., xxıv, 50-51. σι 10 οι 10 or 10 15 [95] HOMELIE ΘΠ]. 295 μων δ ϑοο Jlaum|; Dodo Ja, > JusNasm, Jo Is ἢ] or 2as0 τἀϑομοὸ ads Do ur Las ua Ben! Naar; ws was Da „aiLl oo m alasimarı SA 0 kam] ψοιον σον Jam'oSo μοοϑνδο, Jo och! JusNam, » ei OÖ „0001 KuOhsrDy δ στο Alu φρο 1] ya Lab Jojo I sm "as husyno hass; ha> > on Na ..kisas wir giwas |Ayasanıo woran kuss; La 5Ao Lisas IKANANo ..Jao ror20 Jjauzz od Ds ΙΝ. 05 χεὶ .3 οι, une Morausı wir hä ΙΝαοοινδο 0 «ϑεϑϑο Μρο μοῦ 5]. ΠΠοοΐδδο Lumol Aus uud HD hm anım [| Jo „ol 09 „2 09 or δα Jans ol Aysassah as; Js » „fa wanna, wir μίϑιδοο (ον, Νὴ JE] Aslo ax] yo hl mM] aspspo ED Ijalsz wir 0 „do Jena ui so SD > IN) load; las, : wöl 4. Le sens demande uAxo. andanti lui-m&me', pour detruire le grand et insoluble mystere de l’incar- nation; ils ont assign& et attribu& en propre ἃ la nature humaine ce qui se rapporte ἃ la guerison et ἃ la condescendance charitable; ils ont fait un etranger du medeein, qui, A cause de sa pitie, s’est pench@ de la hauteur sur ceux qui &taient malades; qui, alors qu’il n’est pas susceptible de solution et de coupure et qu’il n’est nullement sujet ἃ la coupure blasphematoire de ceux-la, est aussi venu au bord du Jourdain; (qui), apr&es avoir accepte pour lui-m&me, comme homme, le bapteme de Jean par l’eau, a place dans ce (bapteme) möme, comme Dieu, notre propre purification qui (a lieu) par le feu et le Saint-Esprit; qui se mele ἃ l’eau sensible de la source intellec- tuelle de la vie, dans la lumiere de laquelle nous avons vu la lumiere?, lorsque nous avons vu en elle, comme dans un miroir, l'unique essence (οὐσία) et divinit@ du Pöre et du Saint-Esprit; (qui) penche, comme homme, la tete vers le Baptiste, et le m&me entend, comme Dieu, la (parole) : C’est moi qui ai besoin d’eire baptise par toi ei c'est toi qui viens ἃ moi, et (qui) repond cette (parole) : Laisse faire maintenant” — empe6chant ce qui est tr&s lointain et * 1, fol. 231 ra en dehors ἡ de ce qui convient aux paroles de l’&conomie, ἃ savoir que la * En 231 grandeur de sa divinite füt manifestee (alors) parmi nous. 1. Cf. Philipp., τι, 7.— 2. Cf. Ps. xxxv, 10.-— 3. Matth., πὶ, 14-15, 296 SEVERE D’ANTIOCHE. [96] NJon Ir DI Apiu200 anpD0 ua! Jasoy asos Susoı aus Jas,20o JEAN Joor ori oc1 » om Kos SA „Melys,200 "ν-ϑὶ δὶ II δ, Jo Mjsse μὰ δ καὶ (a was ne Jilas DA ‚Las; Jam; AseS, ums Jawası δὶ ass JaD 000 hly word ua sone yo Do mo lau) Νλο δὲ mad; Lang Hoppe Lady as οἰ κοοὶνι Jooı Jo Kal ID) Nyasasıo san.so 4 lau, Jun las οοοι gras 09 „0 τοις ΝΑ] 20 lady os .Joor JE] se ὼς κε λϑι > me yl Id Sn Js οδι a. ol .. Joa > Joa She IN. Kuss μα I 2 0 3 ER Js) Js); oa; RN “ἢ Jay Ss Luis); (omas 10 Ilias :kauys ol) naaly oa Je Do] :Laro users Lu; mul el zoroie μὰ} bb ai οἷν orlaul My asäı od N] Sem hair ac mu] omas hu du 19 Dun Jaısız II, Ια 2.5 aus χοὶ pp kai umas ao 1. L in margine : \}209. Les choses qui sont ainsi composdes ensemble et unies les unes aux autres d’une maniere conforme ἃ la fois ἃ la divinite et ἃ l’&conomie, puisque le m&me etait Dieu et homme veritable, qui done oserait les diviser entre les deux natures d’une facon blasphematoire et ignorante? Mais — ὃ mer- veille! ὃ profondeur de l’&conomie qui est incomprehensible et qui &elaire de toutes parts du fait de l’abondance de la charite (φιλανθρωπία)! — Jean appelait‘ enfanis de viperes' ceux qui venaient au bapteme, |parce qu'ils 6taient tombes jusque dans l’amertume des reptiles venimeux et quiils en ötaient deja venus ἃ la nature des betes sauvages. Et Jesus, qui ne connait pas le peche, venait au bord de l’eau comme l’un de ceux-lä, (lui) ἃ qui David disait en le regardant des le commencement avec des yeux de pro- phete : C'est toi qui as brise les Ietes des dragons sur leau, c'est toi qui as eerase les tetes du dragon*. En eflet, le dragon, lancien chef et le serpent, le Calomniateur’ qui fit sortir Adam du Paradis, et les dömons places au-dessous de lui qui, eux aussi, sont justement appel&s dragons, en tant qu’ils ont avec lui une seule et m@me volonte, qui ont beaucoup de tetes, qui sont en nombre &gal aux passions, et qui ont exere& leur empire sur l’humidite de 1. Matth., 111, 7. — 2. Ps. Lxxıı, 13-14. — 3. ΟἿ. Apoc., ΧΧ, 2. ΄ι - Ὁ" 15 [97] HOMELIE ΟΠ]. 297 ‚Ja voaal__s ar > KDn asus Jabo :)lauı; Or. | ho oa I. M'lz Io od Janus abo „Lol; Duo > war Jia. ERTL IN 2 0 MD VER Joh „ul a οἷς 56. 25 san JE] Pads ‚yo SQ I μι Lu] JE ou ya Lab [νοὶ Sud Luis ul or „> og Μὲ golden μὰ. A] Joou wol Jo ..Wadas Janus Kor No ad ha; τῶν μα9 — Ja . Jo’ I! ΙΝ... Jo a5 m Kae Il. Jar Ku> „ol JöNam wol | ig 0, Honda Jo Ja EUR Josı oN5 \wabas Jooı Jaime Jr 2 ur ol .lurao Ποῦ Aus ol a8 Lasab \olmas Lussan κοΐ u an ey add .JNaao Jay ID Lu 55 Jel Ja LS ‚Jar Jo SAD al al ἩΑ φρο 5 3 er 09 | ‚sam. Kuss «δον ὶ 2 00 ὶ en wg ol, Jua.] -. „>| > a0, öl la vie des hommes, ainsi que sur la mer, et, en quelque sorte, ont change la nature (humaine) en leur propre mechancete, nous montrörent serpents et enfants de viperes, et non hommes que nous sommes, mais ce que nous sommes devenus lorsque nous sommes tombes malades du p6che. C’est pour cela que Jesus vient dans le monde, tandis qu'il le remplit comme Dieu, et qu’il y entre comme homme; c’est pour cela qu'il est venu au bord du fleuve du Jourdain, pour qu’il tuät les ttes diverses (πολυσχιδής) de la mechancet6, et pour que nous ne soyons plus leurs enfants; mais lui- m&me, puisqu’il est la seule t&te et le seul principe de l’Eglise, il nous mon- trera enfants d’une seule töte par le bain divin de la regeneration', n’etant plus varies comme enfants de plusieurs (t&tes), mais 6tant simples et veri- tables comme (enfants) d’une seule (tete). En montrant cela, Paul &erivait aux Galates en ces termes : Car vous tous qui avez ete baptıses dans le Christ, vous avez revetu le Christ. Il n’y a plus ni Juif ni paien, iln’y a plus ni esclave ni ἘΠῚ fol. 231 Tab: libre, il n’y a plus ni homme ni femme; tous, en effet, vous @tes * un dans le Christ * Lfol. 231 Jesus’. Et dans les Evangiles (Εὐαγγέλια) notre Sauveur dit lui aussi ἃ (son) Pere au sujet de ceux qui croient en lui : Afin qu’euw aussi soient un en nous. 1. Οἵ, Tite, ΠΙ, 5. — 2. Gal., ıI1, 27-28. — 3. Jean, xvı1, 21. PATR. OR. — T. XXII. — F. 2. 20 298 SEVERE D’ANTIOCHE. [98] ΝΟ :)NS ro Ja 0,20 γι ϑὸ Jocı Pro νῷ or ea | Ham Ὁ γαδὸ Joor yoro -.Joor anps zoll] Joro anal 0; dar πο UN us Da. Joor 3360 pas „any wir war, ον το) Ja»! Lasa.ao do Nous Nass go «“οὔμο „aaasNı JAsjo Ja) oo JAN, ομιοαϑ Jans So Juuso Mia. JNsso] [iso ana, Asio Ab JNussl Joor wonulz; jan I os Na aNo [9 ui = . sa | ni οὶ ‚Joa aaa JjaJo JA Do udgo Jod; Am, Hr "SuN] Jawarıyo Jaasaı „u, Vo as’ „NarsgoNaxoo Jar Sa Sn; Na [As „us AuDsl] „Loss pe Do aa „udn (aa Jo „ol, wi Lei; Hans ol NOWAaI) I hass ‚od DAm ‚Lad ὩΣ Bl 2 or ul ΒΑ Iso „ass, asöı κϑοῖδι9 τ “ΠΟ ΝῚς 3,0 |Asaäsıo κοῖλοι ϑὶ ‚Aus >y] 1. Mai, Seriplorum velerum nova collectio, t. IX, 733 : Ἀπὸ λόγου py'. Πᾶν μὲν γὰρ εἴ τι μετέωρον χαὶ ὑπέροφρυ, χαὶ βουνῷ χαὶ ὄρει παρεικαζόμενον φρόνημα, τὸ εὐαγγελιχὸν ἐξωμάλισε, μέτρια παιδεῦσαν φρονεῖν" πᾶν δὲ χοῖλον χαὶ εἰς βάθος τυγχάνον ἀγνοίας Θεοῦ, χαὶ φάραγγι προσεοιχὸς, ἄνω πεπλήρωται διὰ τῆς ἐπὶ πάντα ἴσης χλήσεως: χαὶ διδασκαλίας χαὶ ἐπιγνώσεως. — 2. Ms. ομδωΐ. — 3, Mai, op., eit. t. IX, 733: Ἀπὸ τοῦ αὐτοῦ γόγου. ᾿Αλλὰ μὴν καὶ τὰ σχολιὰ ἐγένετο εἰς εὐθεῖχν, πάντων τῶν προσχεχλημένων ἀνθελομένων τῆς σχολιότητος τὸ τῆς ἀληθείας εὐθύ. Jean, prechant ἃ l’avance et &tant pr&curseur du Verbe et eriant les paroles dites auparavant par Isaie, faisait &galement connaitre ἃ l’avance que par le bapteme Jesus appelle ἃ un seul et möme honneur et il disait : Toute vallee sera remplie, toute montagne et (toute) colline seroni abaissees, ce qui est tor- tueua sera vedresse, ce qui est raboteuse (sera change) en chemins aplanis, et toule chair verra le salut de Dieu'‘. in οἴου, tout ce qui etait d’esprit superbe et hautain, et qui 6tait sem- blable ἃ une colline et ἃ une montagne, l’Evangile (Πὐαγγέλιον) l’a aplani, en apprenant et en enseignant A penser avec mod6ration; et toute d&pression et ce qui est dans la profondeur de l’ignorance de Dieu, et ressemble ἃ une vallde, a &t6 combl& par la vocation egale en tout point, par l’ensei- gnement et par la connaissance, selon la prophetie de Jer&mie laquelle dit: Et personne n’enseignera a son prochain, ni personne a son frere, disant : Connais le Seigneur,; car tous me connaitront, du petit jusqu'au grand?. Mais, en verite, les choses tortueuses ont &t& egalement redressces, 1. Isaie, xL, 4-5; Luc, ı11, 5-6. — 2, JEr., XXXI, 34. 10 10 15 10 10 [99] HOMELIE CI. 299 „Loor host I or har .Jira lol „Nasaso a. ‚oo SI ERR «δοῦλο os Lau Ds Jans Ko N] banal τοὶ Jona; Lin. Ja πο .Jlasas, JasNas oroL| μβϑορο, οὐι .kass II los 9. οϑι Na sau AL], οδι Jar o Jo, Hau μοὶ —ı Jen ‚Jlamanıo Las „Aus las as ol, [οὶ Sly on „ao, unsly voauzDy .Lüso usa waNas Jos yormo DS Jod; JA va „lau! Au.;,> Nusor Jo <> Ὁ Jod; AS soo], οὐν „wos, Janmo . +36] » »Loopo Joa καλὸ {ΠῚ Jans ums J . Jus) Du EN INN „50 |Nzaa No] ΟΝ λα. " go | [539οι <> "fol. 38 Jh Di 0 äolyo :fsäsan; Mundo, Jo JNussiAe, I 1. Mai, op. eit., t. IX, 731 : ᾿Ἀπὸ λόγου ργ΄. Τὸν ταῖς χεφαλαΐς πολὺν, τὸν πρῶτον νοήσαντα τὸ ποικίλον τῆς πονηρίας καὶ πατέρα πάσης σχολιότητος" μάχαιραν δὲ φησὶ τὴν τοῦ ἁγίου Πνεύματο: δύναμιν, ἣν χατήγαγεν ᾿Ιησοῦς ἐπὶ τὸ ὕδωρ, τὰς τοῦ δράχοντος συντρίθουσαν χεφαλὰς, ἧς ἔτι χαὶ νῦν οἱ ἱερεῖς τὴν ἐνέργειαν τῇ αὐτοῦ φιλανθρωπίᾳ χατάγουσι, διὰ λόγου Θεοῦ καὶ ἐντεύξεως᾽ χαὶ μαρτυρεῖ τούτῳ Παῦλος λέγων" χαὶ τὴν μάχαιραν τοῦ ΠΙνεύ- ματος, ὅ ἐστι ῥῆμα Θεοῦ" ταύτην δὲ καὶ δεδειὼς ὁ δράχων οὐχ ὑπομένει τὴν τομὴν, ἀλλὰ καὶ δραπέτης γίνεται καὶ φυγάς. — 2. Mai, op. eit., t. IX, 733 : ᾿Ἀπὸ τοῦ αὐτοῦ λόγου. Τὰς γὰρ ἀδάτου: τῶν ἐθνῶν ψυχὰς, καὶ τραχυνθείσας ἐκ τῆς δεισιδαιμονίας, ὁ ἀποστολικὸς διώδευσε λόγος, χαὶ λείας εἰργάσατο" καὶ τοῦτο οὐχ ἐχ τῆς οἰχείας δυνάμεως, ἀλλ᾽ ἐπειδὴ πᾶσα σὰρξ εἴδεν τὸ σωτήριον τοῦ Θεοῦ, τοὐτέστι Θεὸν ἐμφανῶς ἐλθόντα, χαὶ δείξαντα δι᾿ αὐτῶν τῶν ἔργων ὡς ἔστι σωτήρ. parce que tous ceux qui ont 6&t& appeles ont choisi pour eux-me&mes, au S lieu de la tortuosite, la droiture de la verite. Et ceci n’aurait pas lieu, si, comme l’a predit Isaie, le Seigneur n’avait pas porte l’Epee sur le serpent tortueux, qui fuit, qui a beaucoup de tötes, qui le premier a &t& malade ' d’une mechancete variee et (qui) est le pere de la tortuosite*. Il appelle « &pee » la puissance du Saint-Esprit, que Jesus fit descendre sur l’eau, qui brisa les tötes du dragon*, dont, m&me maintenant, les prötres font encore descen- dre l’efficacit& par sa charit&e (φιλανθρωπία) au moyen de la parole de Dieu et de la priere. C'est ce dont t&moigne l’Apötre Paul, en disant : Et l’epee de V’Esprit qui est la parole de Dieu‘. Le dragon, eraignant done cette (&p6e), ne souflre pas d’etre coupe, mais il change de lieu et devient fuyard. De la (il suit) que ce qui est * raboteux a ὀδό egalement change en chemins + Liol. 331 aplanis. Car ce sont les ämes des nations, lesquelles ne pouvaient &tre foulees aux pieds et atteintes, et qui s’&taient endurcies par la religion des demons, 1. Le grec a νοῆσαι; Jacques a dü lire : νοσῆσαι. — 2. Isaie, ΧΧΥΠ, 1. — 3. Ps. xx, 13-14, — 4, Eph,, vi, 17. 800 SEVERE D’ANTIOCHE. [100] Nas Jun 20 ad oo καὶ Kran Müaao ΝΜ JLuuDa [I ΠΝ NIS JS er οὐοι Jod; ousjas Ju „as Sn; SA Il ὅσιον οἱ [00,9% N \OA> was „0,90 ID N] 0 hans .uoha] „DoD 22 iu Suocı La] Ip Ds Janissadyo .„bamio Jy> Juisso „Linse Jo Ju 5 Jr Jr oa ol „Al Kol gung) Ju, Mundo . umso «οἶς VD Kl; Da 800 iu adada no Jamjlo „au ai Do bl oa „If ul yanası τὸς [53 ‚oo ya, wör Assassas om μὲ za Kor Mayo pad u Hass gan LS Jay Jay ar Jo "Mans po μόνων (a8 Joh τὸ gab oh | yol NSS wa lol; so SA „e'] x Jo ..}} u ὍΝ ας. ΔΙ) rn ETW ei or» „Jia «οομνο <> βοιο mu] DD samı or bil a bull bon Joh 1. Lin margine : el. que la parole apostolique a recherchees et qu’elle les a aplanies; et cela non par (sa) propre puissance, mais parce que toute chair a vu le salut de Dieu', c’est-A-dire Dieu qui est clairement venu sauver et a montr& par les faits mömes qu’il est le Sauveur. Comment donc, ayant obtenu cela, sommes-nous les uns ἃ l’ögard des 5 autres des gens en quelque sorte tortueux, amers, durs, fourbes dans la maniere de faire, envieux, inventant des injustices les uns contre les autres, trainant devant le tribunal parfois m&me ceux qui ne doivent rien, les livrant aux fers et les d&pouillant de ce qu’ils ont au point de les laisser nus? Je garde le silence sur les langues qui accusent en vain le prochain, je passe en courant sur l’ouie qui se plait ἃ boire, comme du lait, les calomnies et les injures, et qui ne sait pas qu’elle remplit les oreilles de charbons ardents. Que dirai-je de ceux qui, pour ainsi dire, ne s’accordent pas avec eux-mömes? 115 sont tantöt paisibles et tantöt durs, hier flatteurs et aujourd’hui superbes; un jour ils sourient et un autre ils sont diflieiles ἃ aborder et durs; ils se rejouissent et s’attristent sans motif; ils font -- 0 ξι 1, Luc, IT, 6. σι 10 [101] HOMELIE ΟΠ]. 901 „Miu po nn > as; .Mflasm grmaali2o lee „"Jös_00 "Nam AS «ρ pP aNmx ass, "gr p> x! ja.» As. ; „pussas von λα 9 Kal.axo BR Ὁ" No, |Nuass), 5A, „solo Mls_ıso NHL aa δι"ο μιο95"9 > ΙΝνϑὰϑ.. rm Mär Nas; Πα λας IASAdLS ga aaa) μϑ. JNäade, JH Mopujlo or δ al en )Kadon Iso ddl Nur amo'| «“ ΙΝ 65), Hol .-IN-Arao Aus Ifuna ὀμλδνοοῦγο JaBo | Ja33, ws Jlanıa la <= hs Jh> <> Jay aa [ER gadıı „ia lu, Jlasıso Jlauns.oyo las, ga dl ka ὀδ. Kaamäno „als Nodo 9 N >5Saao NL θα Jod, Hays Isoyo el Jasopo Lass ΠΝ δὲν "1. 101.201 ES τὶ τ γ᾽ Ὁ. ὁκααῤμόδνδο ὯΔ, ἱμόμο 0 y.lıo μάν. ΜΠ μα Joa 0 LabSas Las oo .ἽΝοβοο νον ὅλο [Mais Dar 1. L in margine : wre). — 2. Ms. |Nasjo. L in margine : \DIa%. hypocritement parade de pauvret& volontaire et poursuivent l’avarice (φιλαρ- yuelx); ils feignent d’une maniere trompeuse la purete et ils sont impurs dans leur esprit; ils courent apres la vaine gloire et louent par la parole ce qui est modere; ils ont grand soin de leur habillement et de leur barbe, de baisser le front et, pour le dire en general, de temperer les choses futiles par un mouvement doux et de rögler les pas de leur demarche, mais 115 n’ap- portent pas m&me une lögere attention aux mouvements et aux ardeurs desordonn&s de l’äme et de ses lambeaux honteux et meprisables. Y ajoute- rai-je ceux qui sont maintenant ἃ l’eglise, et qui vont ensuite ἃ la folie des (courses de) chevaux et aux theätres (θέατρον) de la mollesse comme (ἃ ceux) de la durete et de la cruaute des bötes sauvages; toutes choses qui se partagent en passions contraires, et qui tirent d’un cöte et de l’autre et mettent en pieces l’äme malheureuse ἡ de ’homme? Citerai-je les psaumes et "1.10. 29} les chansons de debauche, la priere et le blasph@me, les gemissements et les rires sans retenue qui s’echappent en bouillonnant comme d’une mar- mite (plac&e) sur le feu? Ces malices variees et differentes appartiennent ἃ ce serpent sinueux et 802 SEVERE D’ANTIOCHE. [102] san ‚al 419 „al ki Δ, dor „00 RE μι." ὌΝ ar Je; γα οὐ; Εϑοοια ἡ Loss or JaS opus „26 go x J>5 Jo 2009 Jia, JLaluaso Jans ΒΕ | ΝΟΣ ομϑος οὐι .᾿35..» Ὁ Null: ya oa χϑὸ Yan Im JNea) μ5οὶ Nil r 43 :Joy Jo Ὁ Jo us ud, μονας οἷο Maaslo SD ad χρυ μοι Joh οἱ" τῶ Jin, wir Jaaı Jah: ls ais As Jonas τοδὶ „Nax Jo>> as ‚Nil el 15. Nasıdıs -.Johas Ds; ]οοιλν wo ‚Lsasy lasse \ooNalo .opasl 8 ΕΞ a, ‚Jun was „50,20 )>5 ον. Hass] Asın,>0o Do κ9, 339. μα ἢ.» „a2.200 Ja} kurs 05 χὰ ..)Nuanal 1. Ms. hm». tortueux; ce sont les enfants de ses nombreuses tetes que Jesus, le Dieu grand, a brisees et ὀογαβόθβ sur l’eau. Fuyons done ces (t£tes), fixons les yeux sur la noblesse (εὐγένεια) de cette tete unique de laquelle nous sommes nes spirituellement, et poursuivons l’unite et la simplicite de la verite. Vous voyez comment une seule petite goutte des flots du Jourdain a inonde, arros& et &clair& ma petite maison seche, sans humidite et sans clarte, pour que, dans la mesure Οὐ nous comprenons, nous puissions dresser encore cette table devant vous; en &largissant reellement ἃ votre tour cette (table) parmi vous, vous ferez demeurer dans vos ämes une lumiere abondante et vous obtiendrez le royaume des cieux; puissions-nous tous l’obtenir par la gräce et par la charit6 (φιλανθρωπία) du Dieu grand et notre Sauveur Jesus-Christ, ἃ qui sied la louange, avec le Pöre et l’Esprit saint et bon et vivificateur, maintenant et toujours et dans les siecles des siecles, Ainsi soit-il! or TABLE DES NOMS PROPRES SYRIAQUES (Cette table et les suivantes renvoient a la paginalion placöe entre crochets.) > las RER: „| Sa3 39 37. MT 51 295. 48, ὅδ, 7 Ian I 88... Po =2989 Jam 37, 11, 66,15 lg 97,, 102, — j5> 39, “ βου, 52, 80, νὴ 38, 61, 66, ΤΙ; 96, ᾿Ξ 66, 69,5 69.6712 703 kai 63, 6%, wann 7, 76, 80, 82, 84, INSOn> 50,, 664.5 68. 71, 98, CH. 68 Sa To Ια οὶ 327. 38, 70, μὅο] 63,5 64, 5.0 66, σοὶ 65, 86, Er ware 86, 10 Shan 2, 61,72, 7% ou 81. 13 9 Πρ Wal 38, 61,, 62, 96, IN 75 I 5 29... Dis War 27 Kb 975 ΨΥ 28. 29, 32, 9-9-410-11 3, 3-11-14 3. ἘΠ 37, τρϑοα νι TA, 76, 80, 81. 38, 40,, Ayo 42 48,4 50, δ, D- 2. 52410 τι δὲ, 06% ss go 85, 66 hot 60, 48 97,0 dr Peso n, υ 74 1, "u. 13 ὃ 9 Des - 8, 865 875 88...» 00% 3, 11-13 u ST Baptiste Eee it 95,0 96, 97. 98. ς 9%, 100, 102, , κε ΡΠ I A Be 59, 65 ᾽ - nor 78 17, 22,25, 20, 3°, 38, 425 60, 90, — os (dans l’expression os p;) = \ — basis [}5 od as 57, 9 27 = 5. ΟἹ 8 ἘΞ ΤΠ πο rn. 3 — blos 920 — koa., [ku 51n.2 an. 1 2% — 830 Jo} 28, 49, 98... he. EN 66,, (8) ama, 21, SS sa 69, 74, 7, 90, 9, 95. 97. 102, kail 26,5 jo 82, Jo βρῶ 66,,, 67, 69, 71, es] 27, 8; 8% saan Apötre 65, 313,50, 98, aa, patriarche 21, 60, 7, Ha>asay 5} 88, j war 57, 0 6, 9, 96, 97, 98, 99, 102, Hal 54, 60, 6, By Odin 66, 68, — as van 36. 39. 48... 88... θέ! Ra 58) oo, kai 63,5 Sn 66, 102, 904 TABLE DES N jo uoygasaslı 39, opl.jb Bi, μῶϑα 6 δι ρου 27 28. 6% SS wulo 27, wahpjsamo 32, ka 9, Won Hy 5% 5 74, 704] aan 27, 28, 7, 87 Yo, 721 Se eijas δι ἢ. 266.0. 3 aD 49, 50, 57,0 98, us Thy — Jo |N0 67, 89, — Jod oo 56. , Kuno 27, wire 6l,z 62 87,0 μῆλο 17,05 32%, 44, 52,40 ὅ32 60, 65 Par ds 3A A 96 Br 9% — Jo Lie 7, 7,79, Pano 92, Ὁ ἘΠ ΡΟΣ Ἀν : huaso 12, ,; 18,0 21, 22,7 31, ϑ0. 36, 0 47. 4. 43... 44 37, Al, Hug μ΄, 79, 88, 97,0 — wann [usa 95 “No 34 4 45. 48. 5 % #5, 48, 59, 60, 73 ΤΕΥ P) 099 ‚wabas 8, Yı 29 18,5 200 ὃν 3: A 4: ΒΩ 5 5 η 5 τ An Bug 53, 55, 59, 60, 71,0 7; 99 7.9 810 52:0 970 99. MS PROPRES SYRIAQUES. eo; 6ö, ΣΟ ΧΟ ΝΣ res; 26, I, ga 94, 48,5 70,.».9 88,4 94.) 957» 100, 102, la 56,0 ware 62, Hoi 29, 53, 75, 90, 99, 102,, — Nas un [ORT] 48,5 — kurs Koi 18, 53, 67,5 9 95 Q Ban 95 98. θδ.ρ 99. ποδὶ 28 II TABLE DES MOTS SYRIAQUES ETRANGERS OU REMARQUABLES " 37, 40, 46,, pazyl ἼΞ 24, 45, 7% perl 11, 45,5 gel) gl 11, 365 50, 54 56,0 62, 64, un 68,5 57,» 387 — μοί, "δι οὶ 57, 65, rel Alu, μμιραϑοϑοιῦοὶ 28. 79, 80, Nfaapl 180 loryrl 46, rel 55, μέϑι 96, 97, μὐαρωϑὶ 820 hoasms| 9, Kama} 15, oo 3, 92, 94,» 906. γ9 ef. 56, Hair! 78, μου] 44, Kap! 46, Ireol 17, aaso| 24, 367.5.10 An 9%, — yaml μ 43 N. 2 46, — „Nas 26,5 jeaamusl 9, 10, ΠΡ 12,0 13, 175 15. 20, 1. x — jlasaamsol 7, 9,7 MWygız 17 20, 241,29, — jlaaamıs] 9 N. 2 51 12,18, 19, 35, 52,5 71, anıbr| Bl, wasaamsshsi| 20, «ϑυδοῦὶ 14, INSEL ἀν “> Kab 47,5 55 21, Ins}, a Bl, Jr>l a2 80. μας Do 48. aus Aus 100, ass Aus 49, Ip N #9, No Nas 16, 31, — jlassso Aus 880 Mo Bu Aus 40, Pit Νὰϑ 21, 29, JLoLlj > 88, has Ni> 40, us vaio 12, jpaa ws 65, I Ds» 27, μο 1:5) Hzo Nis 8, 21, 30, 34,4 50,7 51, n.2 53, 56, 68; 76, 90, 94) 9» μιϑο» La an Ab, Jan 2,3 316 3, 40, 46, θ΄. 62, 712 9 Φ Paysıı Haar. 0! 3%, 699 Ik Dur 800 ro μῆμν 16, ἢ. 1 μουν 27, 88, —— μασιν 27, ep. Du 36, Lau jLADo Labudı 16, Θ᾽ hooı 25, 85, — ᾿Ιναϑβοοι 77,9 — μώμοο,, "5 INamspooy, ) δ1, 52, 88, aucs}Amla00: 89. Haz,900) 16, )};3001 82, [WORT 73, au}0, 270 |NS30 Lojasj, 6 Losası 42, 50, Τάς ho) ᾿ωϑαὰ5) 38, las lau 28, 67, 9, ναῶν Iipaluse 675 93, — pl 67, a Lau 90. 1010 μ5.» 97. μωϑοαὶ δίριο Dorn His Ir 8, ὅ9|0 ΤΑΣ 0 a 6% 65 2 n. 3 67,41 8 695 71 By, ἢ. 1 306 TABLE DES MOTS SYRIAQUES ETRANGERS OU REMARQUABLES. [106] Jeasag 12,, 13, 22, 32,, 65, Feaap 13, 19, 20, & — amade Δ) 58, 64, 65 N 38, 64, 69, Pru “riss 40, , 89. μ)ὲ9 Nust 19, Korb Öl, — μοῦ 39,7 — North 23,1 Lo μερο. 45, 80. hr uam 48, IN. 54. 6 — μὰ Ιου] 38. 7 9, kuolojun 7, „arsolls 15. Kuda; 19, 35, 36, 48. — Jlauı hen ;a Al, Jo), „anal 86, Ινϑϑα9 Mo Bö,., wwasortun Mio Al, (Se) — jo Susay, [No IA 70,0 7%, — jusas Labisaso δή, soob 67 n. 1 «-οοορομ 14, Has 14, μϑαξω 33, 36, 58. 39, gg θές, 65, 3 "°2- 7 2 2 66, 70. 73, 4. DD, 76 86 1 0, τος τῆς Opa ag 99. — μροαϑου, |Numasıı 33, 5, 64 7 — Has Mumamıı 70. — πμιίμοαρω 18, — βαροῦσαν ji 26, — |masıı masaı 2, yo 19, 82. — Jam am 74, TI, (as) — öl am 20. 80, , 9, (as) — usa aan 21, $ Fo, τομάς οο 70, «ρα ϑβδρο 20, μβαρο 14, 77,, 82,0 Mas muhmjlarc 18. (ne) — Ku lawauıs 69, ., 88, ara 31, JLawsjsisab, „a, ms 96, INäa laamz 39,470, PD “ass 100, (S Pikste 3, — jlasiL 440 Bl, — «αλοῦμη!5 30, Ιοὼβν no 32,9 50,1 57, — JS Laute 67, 68,., JLoja 5) Lau}s 94, μεροηδ 9 7, 70, — Koyus 28, 3,5 40, 72, uan5jo 82, Heasaus 18,19, 83, rm Jearsamasıs δή, 89, ass 34a — mus], asaso 20, 36, 38, 46, — Jlamayo 86,5 — Jumuas 13 86, — μροαϑϑο 86, — sl, ausıhse 3, 70, — μοαϑ pr 72, an τότ 9 46, ΙΝχϑαθ 19, 77, (Sur2) — Uran 83, kenn; 37,, 38, My, ug 85, 86. m 87, 90. Br — wmisll 27, — Iojala ©, , 10:9 14, (use) — ano ὅθ. — mal öl, 20452 17,011 63; θῦς 89, = hass; 80, ksayne 4 ἢ. 1 δι Π. 1 τῷ 8%, ἜΝ sale 61. 1 „>> μβροδαθῃο 80, μαϑαβ, καβορο 5i ἢ. 2 kors 10]. 44 6. 55 μωλορο 44... 46, baren 50,5 86,, 101, — μρολοϑο 86, — Jlaısehaso 48. — mllol], soo Aüj, 87, — ᾿Ινααρῦονδο 87, as 16 n. 1 (δ) — yo 100, — un. ko 87, waropinn 18... 29, 79, Bi — won 18. —p> Haaso,ıns 78, 80, Ναρο 27, an; 16 n. 1 hoaus 28, 73, 92, 9; “0;0, Jesjas 12, 14, 18, 20, 21, 0] — suis, ta 4 A [107] TABLE DES MOTS SYRIAQUES ETRANGERS OU REMARQUABLES. 307 Neaıo 67, μϑιϑ ass 17.22, aLmusıNso lojaas 33, pauzo 46, — kun να» 70... 59 lopas 39, Korte 90, τ Jluop Laas 7, 80 Ha } >) lojnaa 23, 73, las 58,; 59, jnas;o „u; τής Bogol 10; 102, Sn ar Nas uraas 12, Φ Rn μαϑς ΝΟ 93. 9 a: — jboao lojuaa 9. ΚΔ. 135 «5505 3 him], De 76, (aa) μοὶ yawi, Js] Anass δή. 04, 96, | — Hau] Mai 7,8, 9, 48; 88, ee τς 98... 9, 99, 102, hmol> ja; 28, 49,., — Na] Man; 56, Ian ΑἸ ΣΙ 9 967° > mu Ὅλο]! 57, Nu Lahusa 38 Jams Na; 3, 101, J 1 IrölL 101, - ron N μῖο!. 52, 95 68, ᾿ en τι Ὁ 59,70 -- ἘΞ τι Ππδεϑὶ κυ 60, war 69,270, μιοαϑοῦ ul 7, 10 7, 1, 77, eaanmxs| «ij 3, vp> pas 70, kesuojt Bil, Böroı «οὐ 20, ID loan 26... 42, 48, 45,4, 55, 7%, ae Lust 77,04, Hau wu; 13, Haba, lopuas Ad, μμϑολ Lil 27,4 Π TABLE DES MOTS GRECS CITES DANS LES MSS. Α χαπηλεῦσαι son. 1. Σ A χανῶν 46, ἀνάθεμα cl. 45. , ὃ 4 eü : Ὁ = κεφάλαιον 58, σέθας cl. 46, ὠμὰ 9η. 1. σχῆπτρα 31, ἀρχιεπίσχοπος 20, Ν σχολάστης 18 η. 1. Δ ’ vauxAnpog 14, T Δροσίς son. 1. ναύται 14, Θ γέος 67 N. 3. τόμος 66 ἢ. 8; an. 1. ᾿ τύμπανον 4: η. 1. θρόνος οἷ. 47, Π K E ; πατριαρχὴς 20, καινός 67 ἢ. 3. πρῴρα 14, ὑπόστασις 89, IV TABLE DES CITATIONS DE LA BIBLE ANCIEN TESTAMENT GENESE To rel RE ΚΕΝ ὁ ας 66 DD Re eke af ap eier mie ala oefet nun 37 ΠΙ, 19 38, 41 To RR ADD 69 DE Dee ee 72 SI ee re 21 SITE et 60 EXODE a OR 37 Re 62 N, ENseRS aeg SESSER Dossier 87 NOMBRES VE ARE 17 πεν ΤΥ ΤΠ τον A 74 DEUTERONOME raten aan 83 ΒΟΥ 18. 90 ep ee anelegenaper en 76 τεσ πα ΡΥ aeeen 72 ποι Οὐ ΡΥ 72 ee train etefaraa 72 I Roıs τς DEREN 7] PSAUMES τὸς δὲς ρα ΟΠ ΣΝ ΣΎ τ μος 98 ΕΣ ΥΣ NT BEN 5 ιν πῆφετῦν οὐ είν 58 FEED, Aare ERDE 2090 οτος eter seien... οὐδὸς 90 N ΤΣ τ ἐδώ νον τορνζοβνοῖνς 17 er Ὶ 16 DB er era s 42 WEBSITE SIE 26 ERSTE TS UND. la. ἐς 96, 99 REST De een ocean 17 ee EEE 32 BIT Zn aer.n: ERBEN Ν 7 DR RER 79 a aa 90 ἀχν 431. 5 Ὡ01π| Voten 95 (ρὸν οξ σι NER AB era an ade τπὴ- 23 ENTE Nee ee Ὁ a ΡΠ ὙΠ ἘΠ": 90 —:21-22, 27-28, ἀϑ 2... 220000 55 PROVERBES VIER Re, 19 ΨΠΙΣ Seren EN ET OT ee 33 ὦ Δ TE te πῆ τ- σὰς ΒΝ 05, πε πρὸς 11 RER, ΤΥ σα πα σσο ΑΝ 5 AO EUEENS Be ee ee -- 90 NEID aU na ven EN han gene een 34 CANTIQUE DES CANTIQUES ERREGER = - N e ἀ τς 89 I AN ano σα ον ano A Te 62 A KYLIE ON ἐστ " 63 nu SS τὴν πε προς 9% Te ee ὙΓθαν δ 54, 61 ROTE NR TRIER neh 63 MARC Ze πόδας σ650 το ρ roscr 66108 | KIT a ee τ τ τὸ 87 SOLAR naar“ 79 RVM ee ee 99 Luc RIED eh τ οΣ ποι τότγα “Ὁ 98 ΠΟΊΕΙ RT RE 19 JEREMIE —8) Budra DnEDOTET TROLL 68 ALS HOOTOD ED AOODE.IUND 66 2 881. Donna our EN 68 N aha Honorar 3 a RED ἀκα ΕΑ ΡΣ Σ 70 ἜΧΥΝΕ ee GER Me 23, 50, 73 EZECHIEL len HS 500 one ORT 98 ἘΣ 52 ON sr Veknenehalerate ne epseokssssenererefayere 100 ode ee ὙΤΩΝ EN RE ER 81 En ee ῆδῃς, ΑΙ ns zu Der ar er DANIEL LAN Heeres 35 RIND re ware wenigen Eiginfain 59 ἸΣ 27 οτππο ΤΑ 21 5 ΟΣ 39 HaBacuc an Re a En a) Ne os 57 ΧΙ ἘΣ ΡΤ τ tie eeleree 26 MALACHIE ger esse 92 a ἘΠ το Ὁ Τα 809 ΧΧῚ, 25. «εὐνντνετνν κε κε κε σεκεν 57 IE FRE ARBEIT 83 ACTES DES APÖTRES NOUVEAU TESTAMENT DR ee alfeneddieree ENG 72 MATTHIEU ᾿ ὶ ΡΟΣ νον τν 70 ἘΌΜΔΙΝΕ Zn Sao OR aaa BER ID IV ED2 ET ART τος πὰς ee Al Re ὁ ἐπ τοαι Sy en δε Μη 310 TABLE DES CITATIONS DE LA BIBLE. [110] N Ron 32 EPHESIENS II TimoTHEE A one 75 van Fl a N ΑΕ ΗΝ TE ερεοοΕορο τ τ᾿ 41 BRUT Se ea BB τύ DL ΟΝ ὙΠ σεν 18 SUN sro a a EN En) 18 TITE ee ΡΘΕ ΤΡῚΣ: 53 VI 17 ennneesnneennenenennnre 99 De ee 12 I CORINTHIENS PHILIPPIENS ἘΠ ΡΤ ἘΣ τε: τς end 97 ΓΘ EN. © PAS oem 95 HEBREUX ER EEE EN 4: A COLOSSIENS τῆν οὐ ἐπ N En. ΤΟΣ 99 once 12 2 1 de Nr: 16 AIR LAN ES ΡΟΝ sarsnaeeesne 51} πρὶ BE Se = er N RE RL le I Mann τος un ne 68, 92 AU ων. nennen nennen ne 1 a a a A = 9 - Er 8111 Du We ES δας BO TIN, Denen seen ne teee 74 ea EN TIL, AD nen ernennen ae URAN A Samen ernennen 2 II CORINTHIENS RE EEE RAT Ri s|Iv; Rene orale Braten aeg 9 — 15 - DO VIII onen een 60 το πον 75 DFB‘ 58 Vu nr το τς ποτ 20 I TIMOTHEE SI Ewa ee 45 RITA eesnele συ τΙΣ Win elmiaintn leer 44 ee Re ιν 99 EHE neh nn. 22 GALATES an, ἢ a ΑΘ ξεν, ΤΟΥ ΔῈ ἐκ APOCALYPSE — Mens nn ee 4 τ: 7395. ee ee eee ἀτῖς EL ers δ ν 1.50 Ὁ ae ee 60 Ve el DIENTE Le ee: ρου A See 96 > GLISE E Υ PERES DE 1; CITATION DES . P.G., t. ΤΠ 199-200. . δή Saint Basile le Grand. . . TABLE DES MATIERES Pages Homelie XCIX. — Sur l’anniversaire de la cons&cration de Severe. ........ - 2 Horaelie.G- —Sur:la/martyre sainteDrosis-2. 2 eu 0 σἘΕΠῆπ -- 30 Homölie Ci. — Surla Nativits ou Epiphanie. 0.2. a ee 49 Homelie CII. — Sur Basile le Grand et Gregoire le Theologien. ......... 74 Homsölie CHI. —: Sur l’Eipiphanie.... 2.2 esse ee 89 TABLES τ ΞΘ Rablerdesanoms/propres7syriaquessuer ne ΠῚ 108 II. — Table des mots syriaques etrangers ou remarquables. ............ 105 III. — Table des mots grees eites dans les manuscrits. .... 2... 222.20. 108 Ιν-: Ξ-Ξ- TablerdesteitationsideslaBibleze.e. ara See 109 V. — Citation des. Pöres de PEgliser ..: 2 cr a ee 111 THE ARABIC LIFE OF 5. PISENTIUS PATR. OR. — T. XXI. — F 3 21 THE ARABIG LIFB OF δ. PISENTIUS ACCORDING TO THE TEXT OF THE TWO MANUSCRIPTS PARIS BIB. NAT. ARABE 4785, AND ARABE 4794 EDITED WITH ENGEISH TRANSLATION BY DE LACY O’LEARY D.D., LECTURER In BRISTOL UNIVERSITY INTRODUCTION The life of St. Pisentius exists in five recensions : (A.) — An Arabic version in Paris Bib. Nat., Arabe 4785 which was copied for Am&lineau from a source unknown. As being the fullest narra- tive it is the text given below, according to folios 97 to 215 of Amelineau’s manuscript. ((.) — An Arabic version in Paris Bib. Nat., Arabe A794, earlier and briefer than the preceding. This, numbered in folios 122 b. to 163 b. is given below in its variants from the preceding. (B.) — A Bohairie text published by Amelineau (Un eveque de Keft au VIII siecle, in Mem. pres. et lus a Ulnstitut egypt., 11. (1889), introd. 261-332, text and trans. 333-423). This has two numberings, ff. 124-159, and also pp- 1-71, where p. 1=to124a,p. 2 = fo 124-b, etc. The page numerals are cited below in noting parallel passages. (S.) — A Sa'idie version published by E. A. Wallis Budge (Coptic Apo- crypha in the Dialect of Upper Egypt, Lond. (1913), — text 75-127, trans. 258- 391), from the manuscript Brit. Mus., or. 7024 of date A. ἢ. 985. (D.) — An Arabie version in Paris Bib. Nat., Arabe 478 b, but as this appears to be only a second copy of (A) above it does not need further attention. The four first named contain a considerable amount of common material, most of which appears in its fullest form in A., though S. interpolates a number of scriptural illustrations and other matter of a homiletic character. In A., after the introduction (97°-104°), the incidents are arranged in 55 « Wonders » numbered 2 to 56 (there is no number 26). In all the versions the matter is set forth in the form of a homily to be read on the saint’s festival, 13 Abib (— 7 July). The following table shows the relative contents and arrangement of the four versions A., C., B., and 8, INTRODUCTION. —_ τὸ REICH ὦ Ὁ ὧδ -.Ὁ ὦν ς J a ᾿Ξ Introduction. Vision of a pillar of fire. Devil cast out of a boy. Woman helped in child-birth. Brother and friend visit the saint. Elias comforts him in sickness Fish procured for sick monk Water rises in well The Saint's fingersburn is ascetieism. His reeitations. Two women at the well. Visitor sees Pisentius reeiting Seorpion stings him Angels call Pisentius. He is made bishop. His epistle to the diocese Water given in the desert The harsh overseer. Pisentius’ ecstasy at mass. Shepherd and the cheeses. Hyaenas attack John The marriageable youth Calf marked with a cross. Demoniae boy The jealous husband (none bears this number) Soldier tempts Pisentius A eriminal priest Another eriminal priest Priest who spits in church Serpent in the mountain Converse with the dead. Sinful man and sick son Man brings wife with quinsy Ihe boastful man The repudiated wife Water given to Theodore The saint saved from demons Serpent in the mountain He forgets to eat food Thief detected His trials as a bishop Barren woman bears son Woman unable to feed baby Epiphanius visits Pisentius The partners Pisentius’ trials as bishop Sign that prayer is heard Vision on St. Vietor's day. Pisentius’ asceticism. Ile fills a bucket at the well Disciple fills a bucket Warned of death : his death Miracle of his shroud Portion sent to anotlıer Vision at his tomb. Conelusion. 97.a- 104.a- 105. b- 106.a- 107.b- 110.a- 114.b- 116.a- 117.b- 118.b- 123.b- 124.a- 127.b- 129.2- 129.b- 131.a- 134.a- 136. b- 140. b- 141.b- 142.a- 145.b- 147.b- 148.b- 149.b- 151.b- 155. b- 158.a- 159. b- 161.a- 166.a- 167.b- 174.b- 178.a- 179. a- 150.a- 185. b- 156. b- 187. b- 188.a- 188. b- 189. b- 190.a- 191.a- 192.a- 194.a- 196.a- 197. ἃ- 100.,}- 201.a- 201.b- 202.2 205.3- 2ll.b- 212.b- 213.b- 214.a-2]5.a. 20.b-22.a 32.b-33.a 22.2-24.b 4.b-28.b 33.b-34.2 39.b-36.b 39.a-39.b 129.b-133.a 129.a-129.b 123.a-127.b 142.a-144.b 127.b-129.a 129.2. 148.a-149.a. 149.a-151.a. 133.2-135.b 152.a-153.b 151.b-152.a 135. b- 136.a-l4l.a. 62-64 145.b-146.a. 141.a-142.a 146.a-148. 78.a-79.a [79.a-81.a.] ἃ. 151.a-161.b. 162.a-162.b, 78 a-Sl.b. 163.a-163.b. ee ΨΎΨΎ EEE a .... [7] INTRODUCTION. 319 The introductory portion in A. giving information about Anba Pisentius’ home, parentage, ete. contains some material not found elsewhere : especially we are told that he was for seven years in the monastery of Anba Magqär south of mount Shama (= Jeme, cf. fo. 102 b), W. E. Crum (in Z. d. Deutsch. Morg. Gesell. 1914, 176) suggests that Maqär (‚l) is an error for οἷά» and thus the reference is to the Phoebammon monastery, and so in fo. 97 b. and in 106 the place is named Psamer-Pshamer (Sys) fo. 10 b). The greater part of his monastie life was spent in mount el-Asäs, i. e. Tsenti near the Der el- Bahri. « From the life of Andreas, we gather that the Gebel el Asäs em- braced the series of monasteries Iying between Danfik and Nakädah. Thus it would lie mainly, as the Synawarium tells us, in the diocese of Keft. At the present day the name El Asäs seems however to designate generally the mountain between the Theban neeropolis and the Tombs of the Kings and thus to have usurped that of « the Hill of J&me ». » (W. E. Crum in Winlock-Crum : Monastery of Epiphanius at Thebes, Part I, N. Y. 1926. 108). Pisentius was born about A. D. 568 and was admitted a monk by Elias the head of the Phoebammon monastery at Jöme, probably NE. of Medinet Habu. After dwelling some time in a « cave » or deserted tomb in the λαύρα of this monastery he moved to another which lay to the south of the monas- tery (cf. 103. a), and later again to a community on mount El-Asas (106. a). Elected bishop of Qift he was consecrated by the patriarch Damianus at Alexandria, probably in 598. He retired into the desert during the Persian invasion of 616-627. Of the ὅθ « Wonders » in the A. text, 21 are peculiar to it(i.e. 2,3, 18, 19, 28, 29, 34, 36, 37, 40, 41, 42, 49, 45, 46, 47, 50, 51, 52, 55, 56). Of these, however, 2 may be only a variant of 33 which occurs also in B : pos- sibly ὁ and 43 are variants of the same incident : 28 and 29 are closely related : 37, 5l, and 52 may be variant accounts of 7 which occurs also in B. and $.:42 and 47 seem to be portions of one narrative : whilst 31 (also in-B. and S.) may be a variant of 39 (also in C.). For the most part the C. text gives a briefer account of the wonders rela- ted in A., only fo. 158.a-160.b. contain any passage of considerable length which is without parallel in A. The arrangement, however, is quite dif- ferent. Of the 56 wonders recounted in A. only 18 are given in C. but the repetitions and variants which serve to increase the A. text do not appear. The incidents, according to the numbering used in A., occur in the following Brder 1, 9,.128, 5,17, 32,39, 11,7, 38, 48,14, 15, 23, 20,53, δά. Pro- bably the A. text has been arranged with an attempt at a roughly chrono- logical order, 1-14 giving incidents for the period before Pisentius’ episco- pate, 15-53 those after his ordination as bishop, with some (e. g. 31, 32) which had been overtooked in the previous group. The omission 9-26 320 INTRODUCTION. [8] suggests that the classification and numbering in A. was the work of the copyist. The material in C. ıs as follows : 122 b- Introduetory (later hand) 122.b- Vision of pillar of fire. (A. 103.b-105.b.) 123.a- Asceticism of Pisentius. (A. 118.b-123.b.) 127.b- A visitor 5665 Pisentius reciting. (A. 127.b-129.a.) 129.a- Pisentius’ fingers burn like candles (A. 118.a-118.b.) 129.b- Elias visits Pisentius when ill (A. 110.a-114.a.) 133.a- Water given in the desert (A. 136.b-140.b.) 136.a- Pisentius converses with amummy (A. 167.b-173.b.) 14l.b- Serpent on the mountain (A. 187.b-188.a.) 142.a- Two women meet him coming from the well (A. 124.b-126.b.) 144.b- Water rises in the well (A. 116.a-117.a. and 201.b-202.a.) 145.b- ‘Water given miraculously (A.186.a-186.b.) 146.a- Sign that prayer is heard. (A.197.b-199.a.) 148.a- Angels call Pisentius. (A. 129.b-134.a.) 151.b- Calf marked with a eross. (A. 148.b-149.b) 152.a- The shepherd and the cheeses (A.142 b-145.a.) 15A4.a- Pisentius warned of his death. (A.205.b-210.a.) 158.b- He gives advice to his disciples (unique) 160.b- His death and burial. (A. 210.a-212.a.) 162.b-163.b. Concelusion. (A. 214.a-215.a.) The orthography of C. differs from that of the modern hand of A., > is very seldom with the diaeritical point, the dots below . are generally written, and similarly the points over 5». This orthography is reproduced below : where A. gives WE and C. WE this is not treated as a variant, but when u, _2 ete. are eited in variants they are written as in C. The Bohairie Text is nearer to A. but much briefer. It contains 27 out of the 56 wonders related in A. and these are for the most part in the same order, thus 1,.2,/9, 10,44, 12, 43,.5,:6,778, 44715. 5099. 16700799. 7983 24,27, 31, 17, 32, 35, 48, 53. It contains nothing not also found in A. but has several items not found in C., viz. 2, 10, 13, 6,30, 33, 16, 22, 24, 27, 31, 35, and of these 6, 16, 22, 24, 27, 31 oceur also in the Sa‘idie. The Sa'idie Text is nearest to A. both in its material and in the order of its arrangement, thus 4, 5, 1, 6, 7,8, 14, 15, 16, 17, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 27, 31, 48, 49, 51. Of these A, 21, 25, 49, 51 do not oceur in C. or®.: 6, 16, 22, 24, 27, 31 are also in B, but not in C. Im no case does matter not in B. oceur in both C. and S. The Sa'idie is interpolated with a great deal of homiletical matter, e.g. 29).a-31.b. story of Jacob, 37.a-38.b com- parison to Moses, etc. EEE nn .. [9] INTRODUCTION. 321 As for the form in which the narrative is expressed, it is of course easy to say that it is barbarous and bad Arabic. That may be admitted and is very much as might be expected. Unfortunately it is not a true reproduc- tion of Egyptian dialect as those who wrote Arabie did not write the lan- guage as they spoke it, but tried to write an artificial literary language according to the rules of grammar devised by the ancient grammarians of Kufa and Basra and totally inapplicable to the living dialeet. This text is written by one who tried to imitate the literary language with which he obviously was unfamiliar and the result is full of solecisms and errors. Oceasionally, e.g. in the confusion of persons, it betrays its Coptie original, but most often the errors are those likeiy to be made by an imperfectly edu- cated denizen of Lower Egypt (for this is indicated) attempting to imitate the literary language with which he was unfamiliar. *fol. 97 a. * fol. 97}. * fol.97 Ὁ. * fol. 98 a. sg U On gr al N al N I" YES a N A a 10} A δ WEN ὟΝ ἀρ All ae IK LM LEN! ὁ» Eu 55. wi) an le u I ΟΝ sy ale In il ὁ Al lin 10 al an 5 9a ας Ai weis, Io τό, lllel) Li u 7 Je El al > lm al νον zalb een SE an Je all s.>\ U wie «νὼ Ὁ S pad Kl il de alien Fl αν 5.85. »Ν ss Iplas als N ΩΣ etz LAN a5 a led AL 1.C. 122,b. (later hand). — 2.C. »» Sal. — 3. C. yo (sic). — A. Ὁ. EN. omit.— 6-6. C. omit. — 7-7. C. 1. —8.C. 45} les), N a a als. 3. «εἰ ai. — 9-9. C. om. — 10. C. then passes to... 8.9} ωϑ (103. b. below) B.S. have briefer introductions, cf. 98.b. below. 2 “In the name of the Father and of the Son and of the Holy Spirit One God. We begin by the help of God Most High and with his excellent assis- tance the life of our holy spiritual father, the good, faithful, blessed one, eminent amongst the saints, the bright star who was honoured amongst the elect in all senses with God and men, our father Anba Pisentius, who was a hermit in mount Shama and in mount el-Asas, and according to his merit was found worthy of the office of bishop over the eity of Qift and its distriets. May the blessing of his prayers and intercession acceptable before God * be with us. Amen. At his hands God performed mighty deeds and excellent wonders and marvellous works and miracles, so that he raised the dead and heard divine things and reached the ranks of the kingdom of heaven by his intelligence. And after his death in this ascetic career and in these pious, pure, and angelic devotions and lofty spiritual virtues, his blessed disciples and spiri- tual sons began to follow his virtuous and pure life, their hearts and minds 3 Ar pr ee nn [11] PROEMIUM 323 Ops SSH) Ne mt „u zitel, öl) Vu Ge) ἜΡΩΣ Grab gell Ah οἱ a ale St a ὁπ Öl u ΟἹ ου ναι N .» al al ar So ale ho li aus Yeyl auell zei ac u δ ὦν Nr all Οὐ ὧδ aa μον SU a Δ γα aeg lan Mi αἱ 55 EA a N VI an il τον" κὰν oral >) ae I sa | a in lin a ΓΞ τοὶ u JS Hola JH Lay Ul σὼ» ΟἹ ΣΌΝ kn u lieh δ Sell ὁ» el ee el ee | 2 glei b ul ch N EN IS Sr sl A a οι wi N a Οἱ el cl de U ui Sir" toren. 1. B. « the Christ-bearing Anba Pisentius ». B. then passes to 104. a. below. vied in light with lanterns and the eyes of their intellect were enlightened by his exhortation and teaching. The noble father Anba Theodore, Ihe: perfect monk from the desert of Scetis in the Wadi Hubaib came out from the desert going towards the upper land and went to the neighbourhood of mount Shama and dwelt in the monastery of Abu Abfam (= Phoebammon) Djoj, with the vigilant Abba Elias until “our holy father Pisentius came at the time of his youth to the monas- * fol. 98 a. tery already mentioned and asked for the clothing of the monastiec habit. And the father Anba Elias received him by a revelation from the Lord, and celothed him with the holy habit in the presence of Anba Theodore who was to him a director and teacher and companion until his death and his partner in the character of this life full of all the glory of the great fathers ‘who became his disciples in mount el-Asas, and they are Anba Yusas (— Musas) and Auba John who did not leave him until the completion of his life. And his death took place on the thirteenth day of the month Abib, in the peace of the Lord. Amen. The subject of this feast full of all spiritual gladness and heavenly joy, O my beloved, is the commemoration of the holy anointed Elias indeed, our father Anba Pisentius, the chief amongst "bishops. And it is full of the * fol. 98 Ὁ. ἜΤΟΙ. 99. ἃ: * fol. 99 ἃ. 324 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [12] οἷο ἀκ αὐ N VI US ae ὧς ET Fu Me sn ya Ad N ὦ a de le συλ Ma yull AS ll ad EN IS N 95. zelisy all u Sa «όν εὐλεὰ N ee Le ΟὟ οὐδὲ N ραν θὰ ὩΣ lach, οὐ, N ὁμον" Su ab le δ ul αὐ > ἀμ «. 9. all ἸΟῪ IS Sa λον All Lay] dl ὦ θῶ ΟῚ 5,0. Ὁ ἀξ US U ων ὁ ΊΛΟΝΙ IE ii το» Le ὦ Sl ui aa El Il Ad ui ἱ 5915. U ES ol κα N yo gl λα N lea ab Ss en ὧξ GL οἰ. eo ach Aldo al gl al „LYI de ga ὡς ein αὶ auzil Us ad Al LAN 89. BE Al 5,8 las Leer ecll ὁ YES us light of splendour and heavenly glory above all the days of the year. And we find mankind in general exult and rejoice, and the beasts of the field pasture and disport themselves, and the birds of the sky sing and give glory on the feast day. His blessing enfolds them and the grace of his prayers and intercessions possessed of saving excellencee and glorious memory spread to every place, and the lofty spiritual virtues extended to the ends of the earth provide them the lamp which shines with the oil of unders- tanding and heavenly wisdom. In truth our hearts are merry to-day, O thou who didst strive in the teaching of the sound faith which confesses and preaches the doctrine of the Lord Christ, thy prayers directed us and were to us a fortress and stronghold against the enemies * opposed to us as they were full of the saving perfumes of paradise. So let us take to ourselves the words of the noble prophet learned in the serip- tures, the blessed king David, the father of Christ in the body, who 5814: « Thou didst guide thy people like sheep by Moses and Aaron, and thou didst direct them to thy holy mountain, the mountain which thou didst obtain for thyself by thy own right hand »'. That is the holy mountain of el-Asas to which came thy prayers and which thy abundant teaching illumi- nated, for the sun’s rays and brightness are during the day time only, and in the evening and night they pass away, but light and brightness was on mount el-Asas when God favoured it with the presence of this pure saint 1. Ps. 77. 52-54. ἂν u δια. [13] , PROEMIUM. 325 Well N rl le le ls AU Lie δὲν well ala LE lin ΟἹ τὴ gu nn uisls DEE ll le! υ ον! ᾿ Δ. ἔν 5) Al] ES) VE N oaleyl ab Ui Las yo I ὁ lyeay ὦ» οἱ Jul Sy) eV ol U ges il el das ὧν A νυ 2.} οὐ ον ia solle LI N I gl U oa ud Lass) I a5 Dad ln oh Bu τ 955 ai | τ al u Mi aA)! Sy! Lala a ai wear Y sl le, len ai) u „| lelest mr 59 a A ill ig Amel τ a Sol alas) ὌΡΙΝΕ ὅλο aub)| Ομ a Re] & | 3313 „ul EU IE sen Gb le ill) ΟΝ ini a LE dis en a N ls our father Anba Pisentius, and brightness and illumination were perpetually upon us both by day and by night. May he intercede for us that the Lord may heal our sicknesses and cure our infirmities and pardon us our oflences. “Now, O my beloved, our hearts are glad and our souls cheerful at hea- ring the voice of the apostles warning us and exhorting us at all times and awakening our minds by urging us to the commemoration of this father the perfect and blessed one whom we commemorate to-day, our holy father Anba Pisentius, because he was to us a father and teacher and director and bishop and shepherd and peace maker, and united us with the bond of love by his love to us and by his acceptable devout prayers whereby we have been enriched and the way has been opened before us to the ascetic life and angelie service. And so we know that he is amongst us glad and happy to-day, with all of us at our assembly in his holy church and in our great hope without disappointment for his holy intercession. And here now in this * glorious feast come the ranks of the saints whom God invited to gladness. And, on account of their coming, came the holy king David, the excellent reciter and collector of admirable melodies, in whose hand is the spiritual harp of divine praise, who trills and recites within the ranks of the fathers and saints, as befits his glory; and so it is said : « The company of the righteous shall be in remembrance for ever and ever, and their horn shall be exalted with glory'. » And elsewhere it is said : « The 1 ΡΕΞ111:9, * fol. 99 Ὁ. * fol. 100 ἃ. * fol. 99 b. * fol. 1008. * fol. 100. * fol. 101 ἃ. * fol. 100b. * fol. 101a. 326 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [14] Si 59h Joel μὼ a N il EX a κατ» NOV SE gl u ν bb A Sa el hasl Sub os al υἱοὶ οἷν EM a an a Ze u en Län aläch wurd Κις a ὑπο VI Sl dl UA az In al la de SU Ich ον rl al al hä ρὲ ar | de DMiy amd le a sl ὁ δος el er ἀποι 595 Kal ll Asa) Ars pol Als u al αὐ le not dal ol, 2:39 id, ἀκ ua οὐ ων» οι all eh A BEL 7" righteous shall be exalted like the palm tree and spread abroad like the cedar of Libanus, they who are planted in the courts of the house of our God'.» And others reeite saying : « Rejoice, O ye righteous, in the Lord, and be uplifted, all ye upright in heart’. » « For the righteous rejoice in spirit and melody befits the upright in heart. God is glorified * in the presence of his eleet?. » And elsewhere it is said : « Praise and salvation are in the dwellings of the righteous, wonderful is the Lord in his saints and elect and pious ones‘. » Elsewhere it is said also : « Rejoice, O ye righteous in the Lord, and make confession of his holy remembrance ®. » And also it is said : « Praise the Lord with a new song, for his praise is in the congregation ofthe saints°.» And: « Know that the Lord hath chosen his eleet with glory to-day, let all the saints rejoice, for they are praising with glory and exulting upon their seats : and let them magnify God with their throats. » Verily I have been glad at thy sweet melodies and spiritual hymns, O thou singer David the prophet, to-day in the commemoration of this holy saint the blessed Anba Pisentius, and we and all the faithful who are assembled with us in this holy church * keep festival to our holy father Anba Pisentius, and glorify God in his beloved and admirable commemora- tion, especially the children of this church and his disciples and all the 1. Ps. 91.12. — 2. Ps: 32.11. — 3. Ps. 33.1. — 4. Ps. 117.15. — 5. Ps. 96.12. — OPEL 149777 ᾿ A a ch ἐδ AR ὀῤρω [15] ‚PROEMIUM. 327 LH LE ann US ον Anis a 4 m il u ον. Ἄρα Kl si All al ii sy Ku li sell sel zellen a Al N zu IE u μον anlan ΑΝ καρ ον οὐ Ὁ» N Ya Ὁ Δ RN 5 al Aloe ER) won Ipod Ἐν Ὁ gio u nel iz ei" ul Del φλειρὶ EU ll gg Leben Lil Toy! Ab Sl 3 ai ae ὁ > mas 33 gm SU gl ἡ el an ai dl ὁ ge Il us zul 592 ἐδ a Ayan Ma Lin Am αὐλοῦ ll, ya a au ll za le > Ὁ ER Sl 05 a 15 2.23} Va I IE ge UI ges el ER ΟἹ Ada ne ol le ee eh ee ον monks of his holy monastery who perform service to him to-day with great joy, all elothed in bright garments and in the habit of angels, who share in the orthodox faith and adhere to purity and virginity, adorned with wisdom and meekness and lofty spiritual virtues. And their church is like the heavenly paradise with the odours of choice incense going up to the Lord of Lords, and pure fragrant perfumes, and its lamps and candles glow like bright shining heavenly stars. And, in fine, it is the likeness of the church of the first-born, which is the heavenly Jerusalem of those who mingle the sound of their cantieles and the sweet * melody of their hymns with the ranks of the apostles and prophets to cause sweetness with them in their holy.company. And especially is there the Lord of heaven and the Spiri- tual God, our God and Saviour Jesus-Christ, who says in his holy gospel : « Where two or three are gathered in my name, I am with them and in their midst'. » Truly he is so, and great indeed is the glory of our monastery, and noble its repute, so that all the monasteries of the world have not so great an honour. It deserves such respect as this, for it is written : « The memory of the righteous is an excellent recollection?. » And when they commend the just, the nations exult and increase their joy. Verily the commemoration of our holy father Anba Pisentius is a plea- sing commemoration and joyful recollection : it is like perfume diffused and 4, Matth. 18.20, — 2. Prov. 10.7. Ὁ fol. 101b, * fol. 101}. ἘΠῸΙ. 102 ἃ. * fol.102h. * f0ol.102a. * fol. 102. 328 THE LIEE OF 5. PISENTIUS. [16] Sul 3 τ τ se, nr dl nz > δἰ δ᾽ (δ Jo ἢ & nl Ns sy ee wei 55.» le ἘΞ Ju Aa] \,.8&3 las a N ὁ ΘΟ a | 3a) 56. 29 ud) > zu Joey ale Lu I U ae) alliy allael ον... Ὁ} ai zul N A el Je N a a LE N Iaazl Mia el οὐ ZU ΟὟἹ a 5 SE U ee rl εν als " or οἱ a) al! ὡ Jos” ἘΠΕῚ 53 Vu „ie > e ur EIER) 31 al ES 2 de Golall anal) 5 IE 3505 «εἰό I ij sy ΟΝ a) de A SE Jul > I ia, Il du os τό un οὐ ἰός τὰ le DE ᾧ ὁ" mr. all ol N νλωλῷ Sal oe ar aa el de el N il dl οἱ er Wa] er eb be ei ME | ας 5555 μὰ αἱ al rn lei Kl, le Säle AT a LS HE del nie ἐκ, „Uhl fragrant ambergris, and whenever the day and his name occurs * it causes sweetness in the mouths of all the faithful and those who hear it : they invoke his excellent prayers in the time of trouble, and invoke his blessed name asthey sow seed in their fields and gardens, as it is the grace of interces- sion in the rest ofthe Christian race. He was the most excellent of monks in the communities and the joy of the ascetes in the deserts and solitary places, the chief elder and pattern of leaders, by his deeds a benefactor, and the teacher of all men as concerning the kingdom of heaven. There- fore assemble with us to-day all of you, Ὁ sons of spiritual philosophy who have indeed put on erowns of generosity and purity and virginity, so that we, the three disciples, may disclose to you the life of this holy father the blessed chosen one, the main part of his life from one mouth, as the Lord “says in his holy gospel that from the mouth oftwo or three witnesses every speech shall be established and every statement verilied; and you have obviously reliable witnesses in heaven as we were with him, in the beginning οἱ his monastie life and until his burial we did not leave him but, were devot- ed to his service, for we were his sons and disciples, I the poor Theodore the monk by name, from the desert of Scetis in the Wadi Hubaib. The Lord, — glory be to him, — willed my going up to the Upper Land and I was led to the regions of mount Shama and dwelt in the monastery south ol that mountain, which is known as the monastery of the holy Abu Bifam Fa dd πο Ba [17] PROEMIUM. 329 alas all al su al, IS οἱ geh Las τ WU „> la ΟἹ "tot 1088. W ul UI il λιν Ed als es 9 Am JE ὦ» ec A ὁ nel SI Sy! In la al ΟἹ JEI ES Al, ἡ ll τ Eee le LS NIE eb ae sl Οἱ A aa) u ie ὧν οἱ u le ab Aal ia ul I a5 üb Αἱ οἱ yaalas ν᾽ il sl is ab) ol ng all Sale De es le ὧν hy du) Aiig aulis ai üben "| ὦ» ὥσπου ἀλ.} IX Ida Eli κοι 1080. Bar . ul us u AK is δυο. Ling ad mean N a οἱ δ ae a N 5 ee ὦ a N Lil ol ia WE dl ὁ a a a LEN a 9 al sl el 1. C.to 122. b. — Δ νὰν sb, “τι Lu! ὑπ Yo» all 5.ΕΞῚ 23, IS! 53 IE ἜΣ (123. a) “5 al! 5,65 ω. BEN all es ya FOREN) ἘΠῚ ΠῚ ἐν ER El anal HI 5, οι NT NG A dee Per =, Ws! er ἘΠΕ EN! es Lira W) 5) ι} ΟΣ ὦ 3 alsc 02 so! 5 lb Rn] C. then passes to au) L au (cf. 105. b. or (Ephraem) Djoj (= erowoose?) with a father perfeet, elect, and virtuous, whose name was known as Anba Elias, and tarried with him a few days so that I might hear his discourses full of the fragrance of understanding and wisdom, and whilst * I was there he brought to us a young man who asked + το. 103a. to become a monk, his name was Pisentius, and the elder received him with great joy without examination or scrutiny. And so I said to him : « O my holy father Anba Elias, when I was in the desert of Scetis I saw that the fathers tbere used to examine the men who came to them in search of the monastic life before they received them into their company. » And he answered me saying : « The case is so, Ὁ beloved brother, were it not that God, — blessed be he, — had revealed to me the virtues of this chosen youth and declared his coming to me six years ago, and disclosed to me what would be his devotion to God, and this youth is Pisentius whom thou dost now behold with thy eyes. He will be a blessed bishop and deserve from the Lord * — blessed be he, — a high rank and exalted habitation, and will *to1.103». be conversant with mystic laws and learn by heart the ordinances and con- vince by words of truth in wisdom, as the canons of our fathers the apostles have commanded. » Thus this holy elder informed me of the great prophe- PATR. OR. — T. XXII. — F. 3, 22 * fol. 104 a. * fol. 1048. 330 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [18] “Ὡς bus A u οἱ nee dal le a κα ἰῷ δ ὠκο AS ee re db ST de πον οἷν, ὅλο», δ. SS 3 ὦ ὦ Isa ὦ 5] Ἰρίξῳ ἱμεὶ πρίων EYE οὐδ τὼν an υἱῷ ὠκο ων Le αν Gray ἀκα. Alb ἀξι ὀξυ αι J Ja zo Jh, ou N UN op abs md Je ὦ Les lo al, lb ΜΒ... I, sÄ>4 IL ΤΙ gen | IS or ξ 13} δ ὩΣ I a Je ον Zul οἱ ai ru u ei All οἱ ein An αἽ οἱ Lu is Jul οἱ οἱ au „es Be) οἱ 2 aa Br % LA ὠσὶ la 3° cies before he put on him the holy habit of monastieism, and after he had put on him that pure habit, he conversed with me about.their meaning, saying : « This youth’s father is of a village kuown as Shubra (Pshemira?) of the nome of Erment and when he was seven years old he learned with great readiness all knowledge of the seriptures, and learned by heart twelve books, and continued reeiting them without breaking his fast. And his father had a few sheep and they appointed him their shepherd : and when they gave him food every day they sent him out to act as shepherd until the time * of evening. And he took all his food and gave it in alms to the poor. And he continued every day fasting and praying and assiduous in meditation. He learned by heart from early morning until evening, then he went home and ate bread with his father. And when he had finished eating bread he went out alone to a secluded place and spread out his hands and kept vigil as he prayed, and humbling himself before God Most High he praised and glorified him from nightfall until morning. And he continued this asce- ticism assiduously without breaking his fast from when he was fourteen years old until he had completed twenty years. May his prayers be with us. Amen». Ὅν Re Δὸν Pte ον κως ὦν τ Wi [19] f THE FIRST WONDER. 331 X al ab ze AU a al ee lb ὧδ al geil Ma ὧς "hs sy ὁ 2} ol ΡΟΣ ne, ὁ Ξὶ ὁ Fan οἷδε all κὸ Iagas κε» τ τ τὸ 9 δεν λο ες " 69 1, n LI Puls sl U Syall hin Ials LS) MOL Ya 10 sie il ol ὙΠῸ le,” Jr all LS Ulpaales JUbYl ie ig ab U Del eh ὦ] al, a LS Su 21 sa sual: ah WI SI I al) no u Οὗ ὦ a ey Οἱδ a a 01 τὼ ul γὼ Sa a, ai ST Eee ΑΥἹ τὰ 1. S. 32. b. (continued from 114. b. below). B. 1-2. ““ Let us continue. We must tell you the wonders which God has done at tlıe hands of our holy father Anba Pisentius from his infancy”. — 2. From this B 2. closely like above text. — ὃ. B. ‘a little boy” (and so * fol, 104h. singular throughout) “like himself”. — 4. B. ‘to the little boy who was with him”. ἢ S. ‘‘to the other young’ meu who were feeding sheep with him”. — 5. 5. 33. a. — 6-6. B. “No”. — 7-7. 5. ““and he cried to heaven”. — 8. B. ‘“Anba Pisentius. — 9-9. B. omit. — 10-10. B. « my brother ». — 11. S. « the pillar of fire » — S. then relers to the fire Moses saw in the bush, to Samuel called in his childhood, and cites Psalm 99. — then (f. 33 b.)!passes to Wonder VI. (cl. 114. b. below) B. « and were greatly astonished » — then B. passes to Pisentius learning the Psalter (cf. 118. b. below). — 12. Peculiar to this text. The first Wonder of the holy Anba Pisentius. May his intercession be with us to our last breath. It is said of this saint that once he was keeping the sheep of his father, and God opened the eyes of his heart and the perception of his mind and “he saw a pillar illuminated before him. And there were with him other ‚boys who kept their sheep, and he said to them : « Do you see the pillar of fire which is before us? » — and they said to him; « We do not see anything. » And that saint made humble prayer to God Most High saying : « Ὁ Lord, open the eyes of these boys that they may also perceive the pillar of fire as I perceive it. » And at once God answered his prayer and opened the eyes of the boys and they perceived it as he also perceived it. And when I was conversing with him one day I said to him : « Why didst thou become a monk? » He said : « When I reached these days the enemy ofall good instilled into my heart unclean ideas and laboured for my destruction as with other ruined men, so I prayed to the Lord, — blessed * fol. 104b. * [0]. 105 ἃ. 9: * fol. 105 b. * fol.105a. * 01.1055. 332 THE LIFE OF 8. PISENTIUS. [20] N he sh εὐ Yu” u) Aa αἴρω οὐ N ll αἱ ωὸ Sl N dl ai El N wen ὁ}. al> υ = US all gu a Lore N oe dad A ποθ a 5 el u IE αἴρω ον SYS δὲ San SE U are ἢ I aid τον τ u a AN I ale Dual UL) 5 wann AD) nn a οὐδ πο ὦ» da Wal yaäcl Asyl 39 all Hey est GE im Al Hy ὦ ὡς d che As ag Il ae nl ἰὼ IS Ei a οἱ 51} a a Is äl AV en el AUS 55" el Le >V| 0,5 ΟἹ il Tan) „LI FU ὦ > ao obiel οἰ al, WI U 5,5 U Wil U a τ πὸ ‚Wil su) u ala all u on „ae all 1. Ὁ, 123. a... a) b a. — 2. C. 9 8} 00]. —3.C. „N. — ἃ, ala, -- ἘΝ δ πε το Se C. Sl ΞΕ τος 3.5 wolale ἘΞ ΠΕΣ — C.then passes to... 15] 35 (cf. 118. Ὁ. ἘΣ be he, — with petitions and humbled myself * saying : « Ο Lord God, do not deliver me to this envious foe the destroyer, for I am the work of thy hands. » And I went to the holy church and prayed to the Lord, — blessed be he, — saying : « O God if it be thy will that I should be a monk, them delight my heart with hearing chapters from the books, let them be appro- priate to the holy life which I am contemplating. » And when I read it happened that the way was made smooth and acceptable to its seekers. And I heard in the epistles of the-blessed Paul who said : « I have learned that those who love God he helps in every saving work'» And in the holy gospel also it is said : « He who desires to save his life shall lose it?. » And there are other sayings recited. And with that I departed secretly without informing my parents and brothers. »* And that day was the holy Sunday when the holy Anba Elias put on him the monastic habit and I receiv- ed him according to the custom of the brothers. And he continued serving God unceasingly. And when I saw his virtues I was greatly benefited by his society with great spiritual yearnings and did not leave him until the end. And to our Lord be glory always. 1. James. 1.10(?) — 2. Matth. 10.39. 2929 [21] THE THIRD WONDER. 333 5) ὁ = Le al >] rw! υἹ οὶ Je ge kl 65 5 585 Das nn) a5 ὧ οὐ! olill co sale li υ Er] Aa) SR Mus τ) el aa HA ee re li LER „Le ' Ar u As SET ET MU IE LM 5 am IE Sn να ai) Dre EM a re d οἷ The second Wonder of the holy Anba Pisentius, may his prayer be with us. One day I was sitting with the holy Anba Elias and they brought to him a youth whom a devil afllieted. And he called on the holy Anba Pisentius and said to him : « Pray for him and sign him with the sign ofthe cross, and he will be cleansed and relieved. » And with that the holy Anba Pisentius signed him and at once the devil which was in that stripling eried out with a loud voice * saying : « O little Pisentius, thou dost banish me from my dwelling which was assigned me. » And the devil went out of him in haste. And another day the holy Anba Pisentius was gracious to me and con- versed with me saying : « Let us remove to mount Shama. » And we arose in haste and went to that mountain and therefore he stayed sixteen years in the mount of Abu Magaram (= Phoebammon) Djoj (= erorwooore) which is mount Shama, and continued serving God with all his might. The third Wonder of the holy Anba Pisentius. May his intercession be with us for ever. Amen. And he had as friend one of the philosophers in the city of Erment whom he had known since he had been with him in the school, and this man had an * [01.106 a. * fol. 106a * fol.106b. * fol.107 a. * fol. 106. * fol.107a. 884 THE LIFE OF 5. PISENTIUS. [22] N As u el ET el dl N οί I, U ung al Jo! Aa N ul ll al > el Je ab ae al al a LE a lin ΟἹ al ai Je ol 3.9. ὁ 595 sn „el ὁ 9 ale 3 Del ul a say ΟἹ 9 ΟὟ Sa 0595 οὐδ I οἷς οὐ» Χο a N don ae I des ab πέσαν WII LI UA εις ρον ας: Se ey A a ὑπὸ li ou da ἰός ME ga „ie οἷαι Mol οἱ φὸ ALL el a ᾿ς Fee ul WE cl SV albel) LM In au, Sl all as al δον ol, Lay lie Alla Ge SE Fer lli ΟὟ N lol a da du Al Ay ausy al I am οὐ a er 55. ὉἹ Φα sl οὐδ, 0,55 Ὁ albely ὦ] UL Il Jes τὰ ὁ u Val cl ὦ ae gu ὍΛΩΝ Ge 185 el ln Οἱ σ᾽ el ME al a Sa a aa Val de U m Jay only daughter. And when the hour came for her to bear child she remain- ed" three days labouring to give birth and was unable to give birth, and her parents despaired of her as being at the point of death. Forthwith the young woman’s father arose and went down to mount Shama, he was in great sorrow and grief and he fell prostrate at the feet of the holy Anba Pisentius, and he weeping said : « O holy man, be mereiful to me and take pity on my only daughter, for I have but one daughter, and death is near and within a little while she will leave this world. » Then our father Anba Pisentius entered into his (cell?) and prayed to God speaking with great carnestness and humility, and weeping with grieved heart : and he took a small quantity of water and prayed over it and signed it with the sign of the cross and gave it to the young woman'’s father saying : « Go and give her this water in faith and it will be that when she drinks it God will relieve her * and give her rest.» And at once he started out from the saint's pre- sence in firm faith, and went to his daughter. And at his arrival he asked saying : « Is she still alive?» And they said to him : « Yes. » Then he went in to her with that water and gave it to her, and she drank it in faith. And at once she gave birth to a male child, and they called him by the name ofthe holy Anba Pisentius. And the report spread abroad greatly in the city and all its environs. And when he saw that there was no benelit to him therein because of the empty glory of men, and he feared that his labour would be in vain, he conversed with me again saying : « Let us go to the [23] THE FOURTH WONDER. 335 sale U [pad SER μωα) 158 3l sur ls a, la au οὐ σον! „do > 3 is Ys Jo J BL milch les m ies a ol xy ΟὟ" > I ΑΝ ara. Lälil, Li Als A pe IN" u δ πὸ al. „lee &> & er ui Me ὧς GA El Ja „los rel! οἷϑϑ ὠσὶ "λα se al As 3) grey! us Gebe 539 un EN ἰδ]. ls ‚lei Ja La Mo zii UI al al) Aue] sy la say 5 Nyon Οἱ Ai ὦ» al er en 25 10 >| do, any sl aaa) ul 51 Au N > zuYl (155. ala ὁ LS a χοῦ JE a UT SEN A 5 Aa ae ὧν το» εἰ Ay) > ΟἹ Bst all an ὦ» Su ὦ Ἰλὰν AU a d ol u Werl) U mia Sul ον Pad WI AS, Hy llzel δ, 1.8.22 ἃ. — 2. 5.22 b. — 3. 5. « Had it not been for Ihe cares of the world. which have occupied us for several days past, we would have passed this way before ». mount of el-Asas, and there we shall find a new desert of Scetis, as its monks are pious, serving God with the service of angels for their purity; and one cannot describe their piety and devotion and good works, they had no limit nor any equal, for they are holy elders * and angels in bodily form. » So we arose and set out by the will of God for the holy mount el-Asas, and this saint served in the excellent way of their mode of life and imitated them in all their righteous works and devotions. And he remained three years dwelling in mount el-Asas, and served God in the excellence of their manner of life and according to the rute. n The fourth Wonder of the holy Pisentius, may his prayer be with us. One day when he was a monk, before he was called to the office of a bishop, he was alone in a cell on mount el-Asas and there came to him that day his brother according to the flesh to visit and get news of him, and in his company was another man, a sound believer in the Lord. And they met with him early in that place, * and he asked them : « Have you any busi- ness in this country? » And when they had received blessing from his pure hands they answered : « We have come for a visit to thee, and to enquire about thy state, and that we may enjoy thy blessing, O holy father. Now the cares and the business of this world have not let us devote ourselves * fol.107b. *fol. 108 a. * fol.107b. *fol.108 a. ᾿[0].108}. * {01.109 ἃ. * 10].108 Ὁ. * fol. 109 ἃ. 336 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [24] Ey ob ἰδ] 9 A οἱ δῶ ρὸν y$ Ulla Al gs lex ὡς. a ἐ- a,b Ay ΑἹ Las, ol tel & We οἱ us A U ἜΣ es = zen. wall ua a ἰο! τὰς N ed eh ως ἡ απο. οὐ ως τ: Al le WE ge Οἱ ὁ UN da ὧν ον Ἢ ων] υ» ist Ya a5, δ ον a es Ὁ τ 3} ὦ ES 1,232 19 pls de Lues | N ale las Ya sgius YE ci) ia sol Je ὦ.» LS Ob ὁξω ὁ» EL LT εκ, μιὰ län RE 9)» ον 9 κὸ τ 5. δ δ). Yan sie ὡς ὺξ οὔ gli Ὁ LIE ὡς μὰ il κε um φυλῶν τ ὦ. κων N θέσθαι καθ Say AS UV all ame Lay Ὁ. N Mel rd" ze I au Je WE EL ΟἹ 06 las ὦ yalin υ 1,5.23a. — 2. 9. omit.— 3. 5. 23. b. — A. 5. Jeremiah. to visit thee, but for many days we have been longing to see thee, and also we have a little business in this country. But pray for us, Ὁ father, that God may direct us and make smooth our way until we have finished our business and then we will return to thy holiness if God so wills for ᾿ us therein, and to receive blessing from thy pure paternity before we return to our dwelling. » The saint answered and said : « Set out in the peace of the Lord. But take care of your souls, Ὁ beloved excellent sons, for this world “which we are in is only vain deceit, and our stay in it is brief, they will not let us remain in it permanently. So guard your souls in the villages, that ye have no intercourse with a bad woman, nor take usury from the poor, and if at any time ye have a debt against anyone, do not trouble him nor deal harshly with him, until God grant him some subsistence so that he may repay you. But keep watch over your souls and guard your hearts, so that God may have mercy on you according to his great merey.» And they answered him saying : « Pray for us, our holy father Anba Pisentius. » And forthwith they went out from his presence and went on their way and glorified God for the words of advice and wholesome instruction they had heard from our holy father Anba Pisentius. And when they went away the ascetie father arose standing on his feet and began to recite* the book οἵ the prophet Isaiah from its beginning. And his brother and the other [25] THE FOURTH WONDER. 337 A rl AS ll Iyai au IE N ΞῪΝ doll a > da 9 8. nA ln ib N du la HE za Ile aan Il aulis aka 18 γὰρ Te EEE 9 gell Ka ol lee ee las U) LE Le (sie) Ze ἐ ὦ A AS id a > οἱ el μὴ ΟΣ 39 02] cl Ale ir id La WE als ga ss U ον AU: a IN u IE Ay a a νῶν 1 lize> ci το a ld A a ae υὅνὶ Sl Kal Ad el N Al 5 κι ὁ» ἃ ὃ -ὖῷ ale sLu> el 2.5 8 οἱ ie U) Ju zus Loy oe ὧδ al Joy ia geli ΟἹ IE UL ον Ele Jin τ ll a 1. S. contrition. — 2. 5, 24a. man who was with him went on and executed their business according to the advice of the saint who had asked the Lord to prosper their way for them, and they returned to him with haste at the first (hour) of the day, and he was standing in his cell and reeiting in quiet and peace and great watchful- ness. When they heard him they sat down outside his cell and they said : « It is unsuitable that he should lack completing on our account, as will be the case if we call to this saint. » And he stood reading until he ceased from his recitation, and finished his prayer. And when he finished the book of Jeremiah they stood up to knock at the door, and he began also the reeitation of Ezekiel the prophet and they sat down again and observed politeness and did not call him until he finished the book of the prophet and completed it and was silent, for it was the time of evening. And with that“ they knocked at the door and he answered them, he being inside, saying : « Bless me. » And he examined them from a small window and said to them : « How long have you been here? » And they said to him : « We came about dawn and we did not presume to call to thee until thou didst finish thy reeiting. » Then at once did he weep and beat upon his breast and said to them : « Believe me, I have suffered great loss to-day, and all my labour in which I have laboured is void and in vain. » Indeed our father Anba Pisentius said this because he loathed empty glory and did not wish that anyone at all should know that he recited or prayed. Now you * fol. 109. * fol 109b * fol.110a. * fol.110b. “fol. 110 ἃ. 338 THE LIFE OF 5. PISENTIUS. [26] stell Ν᾽ ae de ἡ ee ὧς (ἡ EU Au ala ΤΟΣ 5 bil UELS yo EN a Ile I u οἱ θοῦ ε „el Ally cn gR ce) war Bl δ ὁ. Pal za a Je N ae! κα (3 Ian zul κὴρ dan al ae ya Lean Fall Ins. eK) ars Ὁ el μὰ die geil ae en al ls Baia ol 0 5 9a UL ge Io nd ERST any αἱ Ball ὁ ΤΣ lb N ol Ar οὐ glkel U Is, Moda Lt Ill ze, Hals) 13, 2: Eyes M klesd)% 18}. au er FA “γος AS Er) ἯΙ 12} ja 1. 5. 24. b. — 2. 8. 25.a. — 3-3. 5. «he became a bishop». — A. Β. 15 (contin. from 118. b.) « once he had a pain... » €. 129. b.... C. 129. b. 15]: > 32 5 a. — 5. Ὁ. om. — 6. C. „IS. — 7. C. om. —8.C. om. —9.B. 16. —10. C. Wt. — 11-11. C. 1a} BS. « the breihren ». — 12-12. C. 3» N : I B. « so that the brethren should not know », ὃ. « because he did not wish anyone to know ». — 13-13. EC omit. — 14.5. omıt. NER) u’ know, beloved, that the saints seek only the glory of God at every time, as said that blessed one amongst the prophets, David : « I have loved thy commandments, do thou look upon me ἢ and have mercy on me'. » The fifth Wonder of the holy Anba Pisentius, may his prayer be with us. Amen. Hear also this wonder which took place at his hands when he was a monk, before the Lord had raised him to the office of the episcopate, that God may be glorified. Whilst he was in seclusion alone by himself in his cell, it happened to him to suffer an injury in his spleen on the (third) day after the feast of the holy Easter, and none of the brother monks knew that he was ill, but he had said to them : « Pray for me, that I may go to the monastery of our father Ephraim to enquire after the state of our fathers there, and if the Lord grant me a journey I will return to you.» And thus 1. Ps. 118. 131-132. "νυ. a a κὲ»ὲ che ee ει ee a Be he een » n« [27] THE FIFTH WONDER. 339 a il Il U εν} ae ἦν ee Pe Tan ἀμ] ὦ» ὅδ ls ἐν οἱ τὰ ae αὶ hen ol se 5 A ha ar ὥς ὅρων Te a 9a PS gl aäl 3 δ; μα ὁ Boy KM χαζὸς 1? u 0} IS 10 2, "a ei N πῇ 16 el); usy 15.1 a u el οὖν er ale ass hl Al ὦ» 1 5 Wels u LE Paıb 3 Bas; ed el la N ὟΣ ὡς Say ri all lcd DL A ὌΝ ll a Na „u "N gl #rol.ıa. 1.0.42. — 22. C. ae p gell. — 3.8. 25. ». — A (Ὁ. bh. —5.C. 130a. — %. C. 1553 S. « the brethren made no enquiry because they supposed ». — TC: BE Ὁ ΒΞ 1010. €: Gl τ- οι πῇ ες -- 8-12. B. « saying ». — 13-13. B. om. — 14-14. C. 3} 21. sl, B. om. — 15-15. C. en ey — 16. B. om. — 17. S. + « the priest ». — 18. C. Sl — 19. C. ΔῈ... 20-21. B. « But when he had left the brethren the Lord sent the saints to visit and console him ». — 22. C. ἐν — C. omit to Ll5 5. « Now observe the wonderful acts of God, allthe days he had passed lying on his bed sick, during which the holy men did not minister to him, until the very day when ». — 23. B. « when the brother monk came to him ». S. « Now when the brother went to him he found the door of the little cell where he lived open”. he spoke for this reason, that they might not know at all that he was ill. And if anyone asks and says : « Why " was this one ill?» then let him read in * [0]. 110}. the book of the righteous Job and find that the Lord says to him « | have not done this thing to thee for any other reason than that thou mightest appear chosen or righteous and appear just before me'. » And when the saint had been illa whole week and the brethren supposed that he was not in his cell, they conversed one with another saying : « Lo, Pisenda delays and is retarded, let us visit him lest it be that has been taken ill on the road and sickness is heavy upon him, and trouble and pain, and he is unable to get up.» So with that they sent a brother to his cell to make enquiry. And when he came, by the providence of God, — observe, O 'bre- thren, this divine miracle, — all the days he had been lying sick confined to his bed, the saints were ministering to his service until * that day when the " ΤΟ]. 111. brother came to him and when he reached his (place) the brother found the door of the little cell wherein he was open, and by ihe providence of God 1. Job. 40.8 (?). * fol.111b. * fol. 111}. 340 THE LIFE OF 8. PISENTIUS. [28] ya gl EN in a Ἃς A| τ Bay Ms (sie) E38 Al a el td JE ὧν χες Ayla) ey us u Je el N ul el ΟὟἹ SE a lin LI L2Y N I al his all al] IE 3 All αὔδα! se I οἷν ΚΠ} > N sol ya Mb I U ες. Sry da τὼς Date A A KL οὐδ li Οὐ geadl Le u se WS UN wyl ὁ EEE N N (3 ὦ 51 Paul τ 1 Ss οἰ Y δες ὁ" dan U Pa ΔΝ ale Pl Tan BI ον Pe) Mas BLU 13 95 Be Js οἰ So ἣν οἷ UN sa us wu) ωϑὅ = S. « by the opportunity afforded by God as soon as he had pulled the cord of the door he cried out to the dweller inside according to the rule ». B. « by the providence of God the prophet Elias was beside him ». — 3. B. « when the brother began to knock to enter and said to announce himself, « Bless me », Elias the Tishbite having seen the brother who knocked wished to retire but the holy Anba Pisentius took . \ = F Ἶ Ι 3 hold of him ». fo. 17. —4.C + „Wu ὦ; Ze 55.0.8 I, u un Sl Il ον 5 ua I a 3-16: ππ ἘΞ τς (ΟΝ ἮΝ Ib. er sb 3. — 10. C. 130.b. — C. ss » ll Col ae Ἐς 5 va ON » zus BE 68] at; 6: Be «and said, Bless me». — 11.C. el —12.C. ie a: 9. UN ala. — 14. C. om. — 15. Ὁ. W. — 16. Ὁ. + gl το 17. 6. + σοὶ — 181826288, found opportunity and drew the latch, and called with his voice according to the rule ofthe monastie brethren, saying : « Bless me, O my father.» And it happened at that time that there was present with our father Anba Pisentius the great one amongst the prophets, the holy Anba Elias the Tishbite who was of mount Carmel, and he was with him to console him and enquire after his condition, for God, blessed be his name, had sent him on purpose to procure him relief from his suflerings. And the brother stood outside the door a long time and called out before entering, and that great one amongst the prophets, Elias, stood up ready to depart from him : then the holy Anba Pisentius took hold of him and entreated him * saying : « I do not sufler thee to leave me without consoling me a little more. » When that brother who was standing at the door and observed, did not see or hear any reply at all [29] THE FIFTH WONDER. 341 Be El TUE len οὐρα ee de 1 41,1} Ay ya) ss lb SE ll UI δ SI 2οὺς zimR =] ὧς τῶ Am εἰ. Sal se ge bl u Bee) es BU “Ὁ al Ἂν Bay aus de Tal ὁδός TUE lu ὧς ὍΝ Jos ae vo 9 453 ὦ" RN) Bee) glas ον σμ} 105 οἱ EUER ΒΗ Mr et Bm Baal WEEK za LS oln>yl Paz a) sl al ia ἃ Yu er! Je Nie ὉΠ Dab τρις υ ai "ei ως ιω 5.5 ὧς» ᾿Ξ 19 Del τὸ + BETZ τὸ Br LE a JESE N he I Rz ul FI bb a ἼΩΝ Ve Wo α. οἱς ὟΝ. -- 5. 6. οἱ 5.6. — 3-3. C. ὑμ5 Sa=®. — 4-4. B. om. — 5. C.+ eo. —6.C. „ur. — 7-7. C: 2835. — 8. S. 26. b. — 9-9. C. om. — 10-10. C. 20 5] „= er we! eg SER) U Sue ωἷ- ge Ὧ59) 2.5 Al τ :,0..( τὴ ἀτ ἘΞ τ. ur — 44- ἢν πῆ, en Bas EL ers el, W ς. mess gay! >! Ὁ ΙΔ» JE; „= OH: 3 ale. — 16. B « full of joy » We } — 17. B. 18. — 18, C. 531. — 19. C. a — 20. GC. om. 2] C. δ! ae als ΞΞ 28. Ὁ: .9) „el. — 24. C. om. from anyone, he opened the door without any permission and found the two saints sitting together, that is the holy Anba Pisentius was lying down and the holy Anba Elias was sitting beside him to confort him and enquire after his state. He was lying down and the holy Anba Elias sat beside him to comfort him and converse with him and relieve him in his suflerings. And when the brother entered he asked a blessing from both of them, and he drew back and was unable to look directly upon the face of Elias because of the rays of light radiating from his countenance, for he shone like the lightning, as it is written, « The righteous shall shine like the sun in the kingdom of their father'. »" T'hen the holy father Pisentius was angry with the brother saying : « This is not the good manners of monastieism and the ways of the brethren, to enter without permission. If to-day there had been any great man here thou wouldest not have been able to enter to him without permission. » And the brother answered saying : « Forgive me, Ο holy father, for I have waited. I was standing at the door and calling 1. Matth. 13.43, * fol. 112a. * fol.112a. * fol.112b. *[ol.112b. 342 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [30] dan bt a ὧδ ee le lbs! Il Je So, US, AD aus Y Play 15 Feld Yu 10 oa a or a a Τὴ 8. hl ΤΩΣ De ὁ.) vd) LU Bas) ia „le oJ ar 12 Le! Ale) Jay Lu 11 zer ἐν) Ka L>Y Je {9 Suse A δ, ον «3, 1.6 \ia u ge ee) Jls ale ὡς Macbl ul) Bi, a Polo) Kal ὦ» 17 pin UI al 3 dgl, Names eylany buin 5 Ban bi Pas al Ms JM > eb a ἀπο Js u Lu u a ie) EU - nn ἘΠῚ: 135° BI as ai! ge lee dan Hanks 120 (9-..5-Ὁ N A 32 Kol lin 31 “ὧν 9} ia 0 5 95 5: ιν τ euer "Dr οϑ . +88. —-.2. C. om. — 34. C. LS «οἱ οἱ ὦ»). - ἃ, 6. lange. -- τ (δ; es — 6-6. C. ua EL. — 7-7. C. we μοί undl) «5... Ba ἂς — Β. « Elias the Tishbite ». — 8. C. 181. ".. .&B. —9.C. ed — 10. C. om. =. —11. 0. ge. — 12. C. 4. —13. 8. 27.a. — 14-14. C. om. eu C. δ: IE ον rel. -- 17. 17:0: a JB N! ne ὦ gest => το vn eb el. — 18-18. 0.20, a 701. — 19. C. Seel. — 20. €. om. — 21. C. sa]. — 22. C. om. — 23-23. C. ΤῊΣ ah Ian δῶν, — 24. 0. 25 op ὅς. — 3. 6. LS. — 26. C. om. — 27-27. C. om. — 28. Ὁ 132. a. «5.90. — 20. B. «like one who comes from a banquet » B. 19. — 30-30. — C. .» oh e.. — 31. C. ἘΣ 23.-— 32-32. 0. 5- and was there a long time : so I thought to myself saying, Perhaps thou art in pain and not able to get up, and so I ventured to enter to see after thee.» And Anba Rlias the prophet answered and said : « This is the decree of God and his will. Perhaps this brother deserves our salutation because of his correct conduct, or the Lerd would not permit him to see this favour. » When the holy prophet Elias had said this at once he arose and departed, and when” he had gone out the brother said to our holy father Anba Pisentius : « Whence is this man? — he in whom is great grace and upon whom is flowing hair? — indeed, OÖ my father, I have never seen anyone who resembled him, he is so cheerful and full of glory : and I say to thee, Ὁ my father, when I took his hand and raised it to my face and kissed it, there came into my soul and body great strength and heavenly grace, indeed my happiness was increased and the joy of my heart 'multiplied so that I was like one exeited with wine. And I say, That holy man is a Sen NIE ρος. 2 [31] THE FIFTH WONDER. 343 bb ia u sl ar ol sl UN nr ὁ 1 iu all οἱ ῳἹ ls EL I AL a is al Joel ER got Οὐ ALT bin Gel ΤῸ Ey IE ae a ll a a a Adel U Day ai 3 Ὁ Ἰὰς πρὶ VE N ee αὶ λα any) ls δ ΡΩΝ N N ον Mon soll Wlbl 13,8 As all μοὶ ὦν οἰ ans Pal U Je δ] N «25. ΟὟ ul Pb Bay ZU ae gas (ΟἹ Bel SI yü) LAIEN u ih ul ul N ΟΝ a a ce el a οἷς a ἐν ὌΣ a υ! ᾿ El Sebel > se Wal See 19 2 1-2. C. om. — 3. C.om. — A. Br as, — 5.C. 26 la. — 6. C. om. — 77. 0. Bar. — 88. 0. la 8 bay N Io yeıIy al a 9.8.27.6.— 9. C. 5. — 10-11. C. N eb, Il. =: lasst. ENWICHE öl * (01.113 a. — 13.C. 0m. — 14. C. is. — 15.0. +U!. Be 17. C. JB. — 17. C. 132. ᾿ = 17-18. B. C. omit. — 19-19. B. C. omit. — 1-20. CB. —21.C.+ εἰο. — 33. (. : τ om. — . 23-23, C ale! Sea] > Β. 5. also «Abraham ». ‚not of this mountain, indeed I have never seen him before in this country, nor have I ever seen anyone hairy like him. » And the blessed father Anba Pisentius answered saying : « Assure me that thou wilt keep this speech a secret and conceal it without ” revealing it to anyone, and I will make known to thee who is that one about whom you ask. » The brother said : « I assure thee, O my father, unless necessity urge me after a long time, I will not reveal this secret to anyone. O my father, wilt thou not listen to the arch- angel Raphael when he spoke to the righteous Tobit and said; As for the king's secret, be careful to conceal it, but as regards the works of God be careful to declare them to his glory as is their due'. But I know that thou hatest the glory of men because it is vain. So tell me now the truth of the matter about that one of noble countenance, who was the man illuminated with great glory, and I will not disobey thee, O my father. » Then answer- ed the thirteenth apostle, our holy father Anba Pisentius, and said to the brother : « When I departed from you to go to the brother who is in the 1. Tobit. 12.7-8. *fol. 113. * fol.113 b. * fol.11ra. *fol.113b. * fol. 114 3h4 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [32] TU N ers Man Finn Ira Fa All aasl MS" A εἰ Rp, A Ia> elle any el ἀν Masls ὧν Zul 3 οὖ 5 lie El ὧν del) ia 8.3 (ie ΤΩ lem zo οὐ τς: a! s, Dar ἘΠῚ εν 10.3, Ge) I ᾿Ξ κ᾽] SE ale LUENFE 3 δ ὁ" Aa αἱ τ 21 BL EU ρα τσ. FU FSK Se N NIE Οἱ ἐν» Pas dm G ὃ. MSN el ey a2 Eee N ha br ale un be το τ ia ZT N a ὼς Be 1.6. O.— 2. C. «υ}}. — 3. C. 5a. — 4. ας ἐσ. — 5. C. om. — 6.B. «1 said, I will not go there lest... » fo. 20. — 7-7. C. ωὲ a ee Br Js) 2 u > a) ὁ Ws! or a αν un ω zer se sus) οϑ ls Isal „8 > sa. — 8-8. C. a u de Een U, serd E32 — 9. C. Sau. — 10-10. C. ee Ἑ. macnann. so 5. — 12-12. C. «σ᾽ 95.995 ἘΠ — 13. B. « ἀπά 85 for (this...) ». — 14, C. ΟἿ]. — 15. C. om. - 16-17. C. 8! — B. om. — 17-18. C. Ὁ} .». — 19. B. om. C. add. |! before JS. — 20. C. 133. a. — 20-21. C. 0m. — 23. C. + gut (3,5 ee EEE... — 24. C. „65 — 5.. 28. a. — 25-25. C. om. — 26. 8. 28. b. — 27. B. « from the elder ». monastery of the holy Anba Ephraem * I found my body extremely weak and I feared lest as I went an aceident might befall me and I be taken ill on the road. Now my intestines suffered violent pain and caused me great anguish. From your departure until now I saw no-one, until thou camest to me at this present hour. And when my pain became severe by the urgency of the disease of my intestines I asked the Lord to grant me healing. And when the Lord took note of my weakness and considered my loneliness, he sent one of his eleet, and I tell thee, my brother, that this man from whom thou ılidst seek a blessing and whose hand thou didst grasp to-day, he is Elias the Tishbite, the master of mount Carmel, he who went up to heaven in a chariot of fire. But I ask thee, Ὁ my brother who lovest God, that thou a. wilt not disclose this secret to any man in my life* that my heart may not be distressed. » When the brother heard this from him he was very glad and his heart was consoled, and he did not disclose this secret to any man en [33] THE SIXTII WONDER. 345 te US Puls TUT ai 3 Hl VL US, a) Li Lim sl 75 Batol L Poyl ee ΝΕ & 2 κι] Lie) A Ns all 8 Jon DAR By > a dam ai sr Pol abi a le Pl μὲ SE ul 101, arlası el ἘΝ Ἰωο ὧι e Gall a οὐδ! λα - --- 14 ala. > * fol. 114b. „ol angel ἡ au le IS > ὦ SS weis gi Οἱ al ol ὦ πον! el AN I soul oe u besslg Ia> ἀ νὴ Ilby any el 5 ΣΙ A Pal, τ 15 1-1. C. om. — 2.B. « the day when the Lord took the saint. » — B. then passes to 114. b. below. — 3. C. 5» ὦ Wall. — 4-4. C. τ ἀπο — 5-5. C. om. — 6. (. 531. — 7.0. wel 2 I. 8-8. |. ...9..ὄ ἀπὸ δὸς ἐσ, -- 9.9. C. δ» 759 sure]. — 10. Ὁ: + „er. —ure EI = ΠΣ ΟΕ lee sn — 18. @. Aal N, al, pa N JG is AST UN, sl [ef. 136.b. below.] C. now pässes to Wonder ΧΥΪ. — 14. 5.29. a — 32.b. Inserted matter giving Seriptire instances of men seeing God and of how all things are possible to him who believes. S. then passes to Wonder I. —Cf. 104. a. above — 15. B. 20. — S. 33.b. continued from 104. b. above. — 16. B. «in the mountain ofthe town of Tsenti». until the day when the clergy of the eity of Qift came and took the one found worthy ofall honour and raised him who was truly deserving to the rank of bishop, so as to take him to the father patriarch the holy Anba Damianus to ordain him bishop for the see of their city. You learn then, O beloved, as to him who knows the rules of the monas- tic life and observes them perlectly and without negligence, Christ, who tries the hearts and reins, loves hım and sends to him his saints and elect to console him in pain and distress. And not the saints only, but he saw God face to face, in so far as it is possible to see him, according to his deserts. May the blessing of this saint and of all the saints* who have pleased the.» go. 112; Lord by their deeds be with us and with all the sons of baptism. Amen. The siscth Wonder of the holy Anba Pisentius. May his intercession be with all Christians for ever. Amen. There was a brother monk in mount el-Asas who was very ill and his PATR. OR. — T. XXI. — Ε. 3. 23 * fol. 115. *fol.115a. 346 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [34] 9 li LIT al τὸν IE AI en εν 2} eh N ὦ.» Js 9. 2a dl N ὦ» πὸ el el eh Poll οὐδ 3 als N IE ὡς. οἷο ας LS UL. Ab τὸ All Id ui WTA N a Sal en Yayay LS οδὺ»» Abe za U eUlal 485 οὐαὶ eig εἰ Σοῦ Ὁ 14} 8 εἰς Ge A) rl υἹ El sg EN ie N la ge Y ER Sa all N An ga σὴϑ 8 οἱ ge ΟἹ ΟἹ rail Ali „ec GV weg ἐμ Ay geil SE 1 lage A| aubdl ὦ βιοῦν! Als U) any (5.9. ϑαρῖς «Ὡς ee I ΟΝ NN ρον ὡἱ 1 0» ὁ 1-1. 5. «to the holy man ». — 2-3. B. om. — 3. S. « he had not yet become a bishop». — 3-4. S. om. — 5-5. B. S. omit. — 6. B. k&axwa. — 7. B. « about noon ». 5. 34. a. « for it was the time for filling te water pots with water ». — ὃ. S. « let not his heart be grieved » (rep.). — 9. S. « leaping out of the water and throwing itself about ». — 10. 5. «at the very place where the blessed A. P. went to the river to fill his water pot the fish came to the bank, — now it was the current of the water flood body wasted away by the length of his disease. And one day he longed for a littie bit of fish and said to our holy father Anba Pisentius who was a monk at thetime : « Ο my father, indeed I long for a little bit offish, but there is none. » Andthe holy Anba Pisentius said to him : « Perhaps God will give ihee thy request to-day as thou hast asked. For the prophet said: Cast thy care upon the Lord and he will provide for thee and sustain ihee as thou dost need, for he does not ever suller the righteous to perish. »" And the holy Anba Pisentius went to fill his jug with water, it was in the days of the increase of the Nile, and the saint was walking along and besce- ching God Most ΠΡ, saying: « O God, do not permit the heart of this brother to be grieved, but if it bethy will, grant him his heart’s desire. » And when he went upon the bank, all the earth was covered with water and llooded, because it was a year of a great Nile. And our holy father Pisentius observed and saw a great fish swimming on the surface of the water, — Ὁ what a great divine miracle, — and just where the saint was he intended to xo down to the waterand draw the fish to land, but the stream seized it and cast it on the bank without trouble or diflieulty, at the very spot where the [35] TH SIXTIH WONDER. 347 lg Gl "as Ali U ἀρ ὼ > > geil Ka du > ἀν» all ὧδ αὐ JE als AL aa ἀξ. U ἃ Talk Ye gb Io sr ol το U U ll el > ρον bel ος gu αὐλοῦ al U > la len N Le ia Alla sl ga yo! N 35.» Au LEYI ὁ bil AG La Ὁ be ld gl All sol Ads alas aan ὧδ als εὐ» is is a > 05 U Ab Ya ale eg Ab u Key al IL nal Aal ll ah er ES id ae el al a ee ee El u seh ale, Aid lb all I ll al N US 1.5.5. Abbslee πο. A US N οἱ οὐκ, a LS Se ον la gel la, οὐἱὐ Aa a 9 and the force thereof which thrust it aiong and stranded it at ihat place. And whilst A. P. ...». — 1. 5. 34.b. — 2. B. passes to 116.a. below. — 3-3. S. om. — 4A. The Sceripture reference much enlarged in S. 34. b — 35. b. ΄ saint was filling his jug, as he has declared to us by his own trustworthy mouth, "and forthwith he took it and went with it to the brother and gave it to him saying : « Take this fish and rejoice at the favour and healing, verily God has given thee the desire of thy heart as thou didst ask, just as he sent food to Daniel the prophet when he did not expect it, so it is he who gives thee this fish and does not permit thy sadness of heart on account of what you asked truly and by grace, as said that blessed one amongst the prophets, Mar David; « The Lord is near all those who call on him, he is pleased with their supplications and delivers them out of alladversity' ». And when the children of Israel asked for flesh at the hand of Moses, he prayed God for them and he gave them their desire, because the prayer of the righteous is very powerful; and does miracles, as it is written. Verily Moses the law-giver οἵ {Π old covenant asked God on behali of’his people and he poured forth to them according to their desire, and the law-giver of the new covenant * also, our father Anba Pisentius, prayed to God for the brother monk, and he answered him and accepted his prayer, nn and gave to him according to his desire and request, and did not distress _ him. As it is written : The Lord shall grant thee all thy petitions and accept ‚thy prayers and perfect thy joy’. May the Lord have merey on us. Amen. 1. Ps. 144.18. — 2. Ps. 20,5, * fol. 115 ἢ. * fol.116a. *fol. 115 b. *fol. 110 ἃ. *fol. 116}. *fol,116b. 348 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [36] a ΟἹ il N ne) U il JE ge ib anal age] aa lol oh al an! Ian al ZN N ae en Sl IE aaa AS ara, ἢ Bo gel ὁ φῦ δ U > Mad) 3 N hs ὦ Pa Il Ὁ 55V] la, ὈΞῪΝ τοῦ ln sen N I λα a ἢ μον all an Ss ns ey Tal ass NY El ot de Οἱ ὡδ κα οὐ 1. C. 14h.b. ... Io 8a» „> 2083 ar Δ] a ἢ (3,, and then continues as here. — 2:6, ss! SL il. z 3-105,0m — 35. 0.85 «Ὁ — 6. C. from here reads- δ ω ‚al! er nr) Wt δ Sn a Ns EB Sy Ὁ N 5999 er Ὁ οἱ δὰ Vacz 33 οὐ ἢ > -" υ ἵν δ. En ste)! 8 [145. a.] 3 u " Aus ws 82 ERS ae „> us, sl, } TE en Js! Bas] 6) ss, 3, Ge! I) 15}. sa. N Se Sn \: N Lu! 5 ee) Jos rm Ἔ = .ω᾿ lb, reis! 33 u) ἀπ ἽΝ eh > es) ΕΣ AS Nas 3 N) \,alb} WW, NV) Seas 22 ver 959 ΠΣ ω 1» 5}, In wer)! δ] Isa 1,35, C. then continues 13! 385 185. b. below. — 7. B. « because the place was remote ». er The seventh Wonder of the holy Anba Pisentius. | Hear again, my brothers and beloved, this great wonder of those repor- ted of the holy Anba Pisentius in the days of his monastic life before his episcopate. It happened one day that he went to the well from which the brethren drew water in order to fill his jar, and when he reached the well with his jar to fill it, as we have said, he found that he had forgotten to take with him the bucket and rope' * and he stood and prayed to the Lord, — blessed be he, — the Most High, according to the custom of the monastie brotherhood, he said in his heart : « O Lord, thou knowest that 1 cannot go back on my 1. (C. text) He had forgotten to take it and he did not know how to fill his jar, and the water was far away from his cell, and it was the time of evening. And he stood in prayer and spread out his hands saying, « Ὁ Lord, consider me in the distance of the road, and see that the night draws near, so direct me by the excellence of thy will.» Andas he prayed thus, behold the well fell and the water overflowed until it reached Ihe top and he proceeded to fill his jar. And he went to his cell and rejoiced greatly and praised God. And when the brethren heard about this event which had happened “ | 1 they went to Ihe mountain and began to tell te brethren who were in solitude about 3 } what they had seen And when Ihey ceased from their speech... en [37] THE SEVENTH WONDER. 349 „ul yh m za! cl FEN u! X (510) ul Das JeY wol Bl a N le lee 08 de ul al AV ze Alm ah Ξ 99 "οἱ ol As Je ον > Au al IE aM AST Us stl Je Lil I a ME ne Ar, „url el AU ὦ» ὧξ el La a Nee Se N LT A El a ΟἹ el ἃ οὐ ne 2. Ὁ 58 5} Br e or Ya al N A el! 56 lei du" * ol. 1178. se oe zb WI 5 al N 5 N μὰ ἀρ σι a ἘΓῺ N ρας ehe a >! rl EN 3 All οὐ Seh A N U ee Gl el U a el ἡ U el N se en eV Aa ol Aal SER Is and Alle AS lad) Je N elite wäh li 1. B. the shepherd saw that Pisentius’ «appearance was like that of an angel ». _ B. then passes to Wonder VIII. (118. a. below). — S. 37. a. Inserts homiletic matter. footseps again, because of the weakness of (my) body, because ofthe weakness of (my) body (sic) to bring the bucket and the rope. Ὁ God, Lord Almighty, command the water to rise from the bottom of the well to the top until it reaches the brim, so that I may fill my jar with it and I can devote myself to thee the rest of the days of my life. For thou didst command the great one, thy apostle Peter, saying, « Come to me walking upon the water ». And when he had finished his prayer he said, Amen. The water rose from the bottom of the well until it reached the brim, and so the saint filled his jar from that water. Then the saint said to it :« The Lord, — blessed be he, — it is he who commands thee, O water, to sink to the bottom until * thou art *tol. 117. at thy resting place. » Then the water began sinking to the bottom, des- cending froın the brim of the well. Behold, there was a shepherd who pas- tured his sheep in the thieket and he approached the mouth of the well and saw the water descend, going down to the bottom ofthe well until it returned once more to its former level. To whom shall I liken thee, Ὁ thou truly blessed saint, our father Anba Pisentius ἢ — Thou art like Moses the law- giver who divided the sea and led the children of Israel across in the midst ‚so that they walked on dry ground. So thou, our father the holy Anba Pisentius didst raise thy fame to the heights of heaven. In thee truly was * fol.117 b, 350 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [38] rl el EL 5] ie il a LER IK u a ὁδόν a N ee (sie) Aa" ae il EYE al all al lid Hall HEY Sy gslcel selon κα as] IS zoll Isa 2. all all VI Em Je als ai A| Le ae il Yy Jh las Elslz IS ὡς © u a WS ol ΘᾺ ln υ] οὐ EAN) we] oe Bla gl Amel lebt Se A a La ον Lt del ya Iris Ed a ey al 38 Arch el ab "fol. 118 ἃ. *fol.117b. *fol.118a. υ ὡδὶ se ὧν >> ds Wr 2% er =) Zum = ΕΟ gl ἣ ἢ ὩΣ κι a a in tee JE μα 1. S. «by the hand of ». — 2-2. S. «a holy man ». fulfilled the saying of the book which states that, « The righteous shall have an everlasting remembrance'. » Who is able to honour thee as is thy due, O holy one * great champion amongst the saints, who knew things hidden before their existing, and understood abstruse things by songs and parables, and (understood) monasticism by spiritual and divinely learned interpreta- tions and lofty visions and useful holy allegories and explained them accor- ding to their inner secret meaning? And he spoke the truth to everyone without partiality, as it is written « I will declare thy testimonies before kings and not be ashamed »* etc. And to our Lord be glory for ever. Amen. The eighth Wonder of the holy Anba Pisentius. Now also by the grace of God we will relate to you, Ὁ brothers and beloved, another wonder we have heard from those who are established in truth and righteousness. There was a man from our country who told us concerning our father * Pisentius saying : One day I went and obtained his blessing, and as I went out from him I met Anba Ephraem and he said to me : « Hast thou been blessed by the young Pisentius? » I said to him : « yes, O my father. But thou art the chief father and great saint. » He answered anıl said to me: « Verily thou hast obtained great blessing and enjoyed 1. Ps. 111.6. — 2. Ps. 118. 46. [89] THE NINTH WONDER. 351 38 I IN 5 ul ab ol in 3 EI u u a I) U la Du ὁ ngy Ὁ ὦ ΟἹ al) ? zul Ita Jg E ὁ! za tar el τε ee a ya lo, lg να, WE ls au Je Ss le Lie Ge N basl us ch,) ar oe πος 3,88 E ad! ee N ρο ey al A u 5 el a 58, Mas Ka ku ὁ Ju a οἱ, Gel ΕΝ οἱ Sale, >, ἘΠῚ rl ul οὐδ] ἴξιν le = Ans als! ul! AI ὦ δ la, U ae Is ula, Il Tg s2L 5 eb] gen as ς 516 II) ab 10418 23 Il „LS Li> αἱ “[0]. 113 Ὁ. 1. B. 22. (continued from 117.a). — 2. 5. « one day ». — 3. S.om. — 4. 5. ὁπ. — 5. B. 15. « It is said also of our holy father A. P. that when he spread out his hands to pray ». — 6. B. 22. passes to Wonder XIV (129. b. below). B 15. + « Who could imitate him in the constant exereises to which he gave himself? » — B. 15. then N to 110. a. above. S. now. passes to 132. b. below — 7. B. 2 — 8..C. 123. a. [οἷν ἢ} Τ᾽ „6, and then continues here. — 9-9, (, om. — 10. C. pl. — 11C. ἜΣ er, Cart, perfect grace because thou hast been in contact with him. It was at the beginning that whilst he prayed the water rose from the well to Ihe top. » Then he said to me also.: « It happened one night that we saw a fire burning in his cell, and we wondered and said one to another : « Let us see what cause has happened to the little Pisentius that he has lighted a fire at this late hour. » And one ofus climbed on a high wall to observe his abode, and saw him standing at prayer-with his hands spread out to heaven ἡ and his ten fingers were blazing like ten lamps brightly shining with light. May the blessings of this saint be with us to our last breath. Amen. The nınth Wonder of our holy father Anba Pisentius. - May the Lord have mercy on us by his prayers for ever. Amen. In the beginning of his monastie life the father monks reported piety of him from the perfeet ascetes who dwelt with him. He learned by heart the book of psalms perfectly and used to go out in the hot season in the days * (ol. 118. * fol. 119 a. *fo]l.119 a. THE LIFE OF S. PISENTIUS. [40] FE er OK Es ἰδ} 05 ὅ05 ὦ Noll 5 > N 1.8 \a> bus Pale Ai PU a sol Yy ὁ ὦ - © 0 οι τ΄ ch any ae ὁ Lo sl WE ce ne db BE TI bl ur de re de Ma] > ge ip Be da Mel SU a tt Bee. la > 2 da 185 Ju ἘΠΕ NE) 19 <> 18 al; 5 Hey 5 1612] sa 16,5 15:16 Lt zahl εν πε ον πὴ ἌΡ ὁ 7a χθο "ἢ 6 Fr ἈΞ 0, >, ἘΞ ἐδ: 2946 | 3 Jar Er el lien ser Τα; ς οἷς N m Hall u Ba N στ τ τ 31 ı), 1.C. yo. — 2. 0. + )51. —3.C.om. — 4. C. δυο". — 5-5. C. aa! er N. — 6.C. bp δ] EN C. om. — 8. C. lgbis. — 9. C. 1. — 10-10. Ὁ. „131 „1. — 14. C,,.12.C. oe Lena tet εἰ 5: Ὁ εὐος UNS τος ΞΞ 15: (U E ἘΠΕ C. 228). — 19-20. C. 285 3 albs, — 2.0. JWb. — 2. Ὁ: 123.b. — 22. ΠΡΟΣ 3. — 23. B.' "and saw him in ' ©) such a state”. — 24. C. na. — 25. C. 425. — 26-27. C. 3.0 „el TEE ER ἘΠ τ EEE oe ars „Ws. — 30. B. « when the brother approached about an arrows’ cast he heard him reeite the psalm ». — 31. C. 31. — 32. C. 23%. — 33-33. C. om. — 34. C. ale) an a — - of the inundation of the Nile when the mountains would become bigger because of the burning heat, and stand in one place and keep vigil where there was no man and no-one observed him. And he used to hang upon his neck a great stone, and remained standing until he had recited all the psalms he had learned by heart before he laid down that ἡ stone upon the ground, so that ‘the soles of his feet were scorched by the severity of that burning heat, to such a degree that all those who saw him said that he stood on burning stones. And one day it happened that a monk came to visit him and converse with him, and he sought him in his cell and did not find him : and he followed his traces until he found where he had gone down into the valley where he stood and prayed according to his custom, until his eyes were dim with blood from the weight of that stone and (the blood) fell from his face. But the saint did not cease reciting the hundred and fifty psalms until he said «I glorify thee, O Lord, in merey and judgement and will sing and teach re re N In le ur 41] THE NINTH WONDER. 353 LEN el be il Tu u & A J6 Tl eb gl ch all AV γοιὸ δα all Pau woY ὦ Ton ὡδὶ EEE ἐν! Js ME Men ya 8 ον ως Τὰς Sp Ὑἴοι. 110 Ὁ. Je Jah la οἱ Ball sta da ὧν > ww a N λα ὁ τ τοῦ 16 | {a ὦ γκαὶ ἘΠ ol Bei) ui) 35 ὦ ge li p SI Me le, Bi le MS ol πὸ ὁ de τὸ EI Az Pal U > Je ah za ὦ" οἷο! Lare 5. 35:1 a es Jay U ἐλ de Zell IS > "ὦν ας Mb PUT De Bl Ta Et YA 38! Fre Ay By UI Ps eb ll el il N a el ὁ ἡ EI LER maus ὦ] ὁ „wV) de, Je suN ze N δ} *fol. 120 8. 1. Ὁ. ).3ὲ:.-- 2-4. B. om. — 3, (. 98} ς 0.9}. -- 5.0. Zul. — 6. εν. — 7-7..C. om. — 8. B. “and sat upon it”. — 9. C. sa. — 10. C. ae ll „N sl, Lila & las —_®. bis In! se 53». — 11..C. gie as a3 a B. om. — 13. B. + «and of Ben courage ». — 14. C. . 15. C. om. — 16-16. C. om. Ὁ 17. C. places !aa after δεῖς... — 18. C. 124. a. - 19. C. x) 0.53}. — 20-20. C. Lo] ya il ne „us. — 93. τ 0m = 2.0. EN οος er 3. — ea 29-29. een 2234. 6.0m:325,70.0m2- 3326: ualesen.. — 34.C. ‚sei Ὁ. ILS in the way of the saints'. » And when he came to «Ὁ Lord as » he looked about, he turned and saw the brother monk and at once hastily dropped the stone from his neck upon the ground and hastened to meet him. And the brother said to him : « Believe me, * O my brother, I wonder much at this + ol. 119 b. great service which thou doest and my mind is amazed at the thought how thou art capable of the patience and endurance of the hardship of this stone; ‚and thou art in great heat, and standing barefoot without a shoe on thy feet. Verily, O my brother, there is my shoe on my foot, but my sole is scor- - ched as though one were standing on coals of burning fire. See, Ὁ my brother Pisentius, what thoughts occeured in thy heart that thou dost attain the patience for this fire and for this great service which no man is capable of enduring, not the like of this painful standing and the patience which is therein. » And the holy Anba Pisentius answered saying to. him : « If man is not patient of all sufferings in the days of his youth, then how * will he do “ΠΟΙ. 120 a. ,ὔ 1. Ps. 100. 1. *fol. 120 Ὁ. * [01.130 b. 854 THE LIFE OF 5. PISENTIUS. [42] hl sl Ice lu a 35h a ad sus ana > 3, dt El el ὃν, ἄς LS EN u ni τσ στ A a ol lau 1, πὸ Yy ae ee pie So au ςς.,Ὁ bl N ee als ge εις sy οἱ. ὡ ID] u as Tg ul ES, 13 Lea 3 13 ul CB 12 al al 10 .a)ls ll 1 el I abs I a > Bel yo. Al ol Sy Past 19151 | ΠΥ ἀρ Ya Susyl ἀς- τ ΞΕ τ RN) in Ale οὐ. En ya, aube σοὺς weis οἱ ΠΝ} 3 cube) Ay bl, SE ὦ» ge 8 al Te Is Ball "5 να Lit) Alle las all 9, το g «| Abel, alas Mans αὶ U a de al WHN ΡΘΟΥΝ cl 1-1. B. « for the sloth which is in the heart of man does not let him remem- ber God ». — 2. C. om... — 3.0. &o. — A. C. Js. — 5. B. erarpioc. — 6. Ὁ ΤΥ 0m... 7. Ο. ἀρῶν — 8. C. en, Ce 0: or a ΤΝ 8. ΕΠ — 12-12. B. « does not let him feel or think God exists ». Be: 135 I Se, eb. — 15-15. C. om. — 16. C. Us. — 17. C. le. — 18-18. Ὁ. om. — 10. C. 0m. 20.6, ar — 91:91 τ on. ν᾽, Ὁ στ ae — 24. 6. «Οὐῦο. -- 25. C. om. — 26. C. + LS. — 27. C. e> A 29.B 5. — 30. C. 29. — 31. C. 125. a. + 5 JLel. — 32. C. om. toil in the days of his old age and advanced life when his body fails and his strength declines? And let this be known to thee, that the heart happens to be forgetful and unable to remember what sins it has done. As said the holy Anba Evagrius the hermit, there are three devils co-operating one with another, and the three do not disagree. The first of them is the devil which inflames the fire of lust in the body of a man at all times, and leads him to deeds of sin and fornication. And the second devil is he who misleads the heart and veils it with a covering and it is not able to recover from its woes and does not remember God as existing at all, until it has“ committed in action the sin it had purposed. And the third is the devil of disrespeet which hardens the face of man so that he is not able to see * what olfences and sins he does. And now thou didst suppose that I did a great service, but this does not amount to anything in compar ison with the services ol our holy fathers of former times. It is said concerning the holy Colluthus, the man truly sound in monastieism and perfeet in all virtues and conduct, that for a long time and for all the days of life, you would find that he sm »ἢ Er, τοῖς [43] THE NINTI WONDER. 355 Ir le JE le en un men nam a El ΑἹ am u 3.5» Ὁ τῷ ee a τὴ WE glsyl Ann le al Τὰς ad an 3 las am 929 Ba Je A al oe Wal by Tell day zen ol "5 day ed N οἱ τ JE Le al 1 οἱ N ee οἰ τῳ ὁ Yo ὁ ὦ 253 65. ες ge Erg ιω 15} «οἱ μμμ ua AL 5 ge © Aus el Ba al ae Pal ale > A 9.5. ὧν ee el ner.) 1661 gs auls ἀρίρτ &> ΑἹ ὦ οὐ πος pe OYI Luis δ. τὸ νι U m 2,2 δ Sl ΚΑ asia do ΟὟ Ἀν 3 oe Me Er Ban Alan zn Fon ALU el Pol a Pla ὁν5. ai (ς κὴ (ον Bol BIS YA ἃς Καὶ Dar cl Aal soll a Je ZEN: 1. C. sly. — 22. C. om. —3.C.+ 8.— 4. B.« Of Abba C. ». — 5. Bene n, 70.2l2 € om. — 9.,C. B.z0m.. 10. ( τ ‚u. ἘΞ πο: — 12. C. (ef. — 13-14. C. Us. — 14. C. 125. b. — 15. C. 2. — 16. ἃ, la — 17. C. om. — 18. C. el. — 19. Β. 6. — 30. C. ες -- al 9, Clara... 3. C. 2. ον os — fasted for two days at a time, and he sitting at peace spun hair eloth and his face was turned towards the sun all day as it shifted until it set, he did not alter the direction of his face towards it, and he did the work of his hands. And they testify of him that he fasted a whole week at a time up to the sabbath day in the month Baunch before he took food and broke his fast: And again it is said concerning a brother in «the Garden of Monks » (which is) the desert of Scetis, “one ofthe elders of former times, that he stood forty days erect upon his feet in the sun, he did not retire to the shade at all, and when the sun set each day he spent the night upon a bramb’e with thorns and prayed until the dawn broke. He continued standing in the sun without ceasing, so let there now be no surprise about Pisentius, nor let it be said that he did any act of great fortitude, but may we deserve to see one another in the world to come and in the life which endures for ever, and see that I pass over Ihe fiery river which flows before the just Judge and approach to make obeisance before the Lord with submissive face and goodly report, — that is indeed the acceptable excellent service and the great righteousness which not everyone secures. The heat of the *fol. 191 ἃ. 91:8: 900 THE LIFE OF 5. PISENTIUS. [44] “oa. ol οι ὅς 5] U" ὅλ I ee Ὁ» Ὁ BE κα Lu 5] ὅσο, dal as Yo 5 ei Eh δ Σις Ων! El TI ον del es ἐς οὐ Sole ὁ 553 IN! a οὐίῳ δα les 9a] de EIS, ale ul Ib BES SE ΝΣ ω De ἘΞ] εἰς Aus) 12 ale Frl Aal, Hoya μὰν bi οἱ ὦ» dal A PS anal ως ὁ alas a ἀρ ΟἹ del ὦ» y 7 SS ΤῊ a La > N as N -Iia Les Don ab ol Ὁ EB a il VI eb ΟΥἹ ὦ δὲ roland MI air DIN rate aan Ai Ally 3 Art "SU wir Hola) es oe el Sy Als οἱ ul sl le Pe Fe el 1a: Pa —9.0=0m. 3. ges! B. « it would not be like a single day passed in torments ». — 4. C. + Sy "Ja. —. 5-5. C. om. — 6. Ὁ. Δ}. _ 7°C. 2198. a8 Oo ge le ie er 11-11. C. om. — 1213. C. om. — 18. 6. & — 14. 6. τ Le 15-16. B. « rather than that he be cast into toments at the moment when he goes from this world ». — 16. C. le» ὁ9.. — 17-17. C. om. — 18, C, Vo all. — 19.0. + „Se. — 2%. C. SS. — A-. C. er -- 32. ἃ. μος ἐδ. — 23. C. Gy. --- 24. B. 7. — C. ἰρ κι, Το]. 151. sun is nothing compared with the fire of hell : believe me, * O my brother, if aman were his whole life standing in the sun and the sun never set at allon a single day, it would not be as his standing in the torments of the fire of hell, that whole life of his standing upon earth would not be its equi- valent. If a man were to stand the length ofthe days of his life so as to endure standing and patience in diffieulties and hardships, and all the pains of hunger and thirst and fasting and prayer and vigils and, in fine, were he to bear all sufferings until his blood poured forth for the sake of the Lord, he would not find merey before him in the day of his judgement; better for him to be exempt from falling into the sins of this world than to be eonducted to the eternal punishments until the oblivion which has no remembrance and is not consoled for ever. » And the brother answered saying : « Thou indeed art singular. I do not suppose there is a monk of the monks of this land who is like thee in thy prayers and reeitations and *f01.192 a. all the services which thou doest. I do not * know any who is aware of any such service as I saw thee now perform, and I suppose that thy heart is grieved because I observed thee when thou wast doing it : but ie Er [45] THE ΝΙΝΤΗ WONDER. 357 ya μοὶ ΟὟ ὁ EI κι Au ach EU Θὰ I YES ! Joy een N Ma Bil Il? κὲ Abe 0,8 5 Bol μα οἱ ASY ὑπ Am 51 δος ol se Als Ab a le et kb Ὁ ia οἱ ὦ ὦ δῷ Ali a U FE μον a U el Ὁ AM a al 5. οὐ zues Ma] νά ΟἹ δ a all al Tr (Δ BU u IV Ass dl Bol I cl Se) Pas us et (5, Ile a «οἷοι gu Τα μα SU Mieze Sl sl El > Aula ON et ee lt ὦ Ὁ FO Pe de ae ey ον" ὦ» Pussy So 1. C. 126.b. — 22. C. om. — 33. .haY „N ΘΓ Sb all a — 4. B. + « Indced I will not disclose it to anyone lest I grieve thy heart ». — 5.B. « When thou doest any other work lo purify thy body, that will suflice to crown thee ». — 6-6. C. ss _® en Ein.. — 7.C. om. — 8-8. C. ΠΣ] LE LEN. 9.C. + 22. — 10-10. B. om. — 11. C. om. — 12. C. + ol. — 13. C. a) bi — 14.0. JE. — 15. C. om. — 16. C. ‚g,laal. — 17. Ὁ, \e,5 ω. — 18. C. om. — 19. C. 127. a. --- 20. C. om. — 21. C. om. --- 22. C. om. --- 28. C. „=. — 24. Ὁ. om. pardon me, for I know that thou dost not desire anyone to know what is thy conduct, but Iwill keep this secret to the day of my death. And if thou didst no service save thy chastity and virginity, it would suflice for these crowns to adorn thee on that account. » And he, the one perfect in all virtues answered and said : « Verily, I have observed these tasks in vain : when ἃ man worships God a little it is repugnant to him for anyone to observe him, because the service he performs becomes worthless * : forthe monk who does it before his name is made known is he who is benefited by it. But thou hast shown regard to me above my deserving and didst say to me that vir- ginity saves. Hear what the Lord says in the holy gospel, may he who reads understand; hear also the dread rebukes full of distress which he said to the foolish virgins who knocked at the door and said : « Lord, Lord, open to us » : and he answered them saying;; « Verily, verily, I say to you, I know you not. Watch therefore, as ye know not that day nor that hour' ». Man 1. Luke 13.25, * fol. 122b. *fol. 122b. ΚΟ] 19 915. Έ[0].129}. 570]. 1.29. a. *fol.123 Ὁ. 358 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [46| Be ee sy ΤΡ ὦν a al el all LE ὃν Halo ὃ. ἐν a Yan ὦν lo «(ἐς ὁ ad ΑἹ any as ls es lan FÜ ae go, Mal ze δι ale 10,51 ἐπεὶ ul ba rn ER 0} 102, ἐπ 16 N ee le 13 Lo 13 ee sang ως sl, Zallı el a αν δεῖ ας ea M ll 20 AN le all Ama ap are ie in Ka Mal u 30] a dl Ma oylanı gi Hall Ba se Pan cl N ch Klee δὲ US a le τ bb ἈΠ u u N I SE ls UN 55» ὁ Je day „UN 1.C. el. — 2.C. pl. — 3. C. 8,13. — ἃς C. aliun. — 5. C. 4}} so B. — 6.C. which men call right but they lead to the pit of hell ». — 8-10. C. bis. — 11.C. u. — 12.0.1, 1, 40}. — 13-13. C. le Wer. — 14. C. om. — 15. C. om. — 16-16. C. es) 17.0.8 1b. — 18, 6. 3.8. — 19-19. C. om. —20.C.+ es. 7 St}. -so B. — 7. C. οἰ — 8-9. B. « for it is written, There are roads — 21-21. C. om. — 22. C.0om. — 23.C.—+ walten C. then passes to wonder X. below). — 2. B. «heard from therighteous one, our holy father » A. P. may not boast of any of the righteous acts he does in this world until his standing before God without shame when his account comes up, for the judgement of men is one thing, the judgement of God is another. " For man does a work and supposes in himself alone that he is satisfactory and that his work is salutary, but the Lord, — blessed be he, — reckons it as void before him : and another man works and supposes that it is useless according to men, but God sees him favourably and reekons it a salutary work. And who is he who knows the secret of the Lord so long as he con- ceals it?» And the monk said to him : « Believe me that to-day I have been filled with great blessing, and have been as though I saw Christ the Lord in the eity of David. » And so he went out from him and he glorilied God for the salutary speech and divine teaching he had heard from this saint. \Vho now is like this great pious ascetic saint and upright master whom the Lord raised up for us in our holy mountain? " As the book said with reference to him by the mouth of David the king and chosen prophet, the father of our Lord Jesus Christ according to the body, saying : « Blessed is the man [47] THE TENTH WONDER. 359 el las> sl >. N N) blos ὡ ΠΝ Rz N ur sl Jo N %, a ΟἹ geil Egal il Ὑγβωδ ἃ πον! al la 545 alle Is halb sus ἃ gell 6lia ER FUR, WS il Sa Lese) 138 mi Sl Mas ul 10 a ὅπ SE en το τετςς Ein I Wh | an 2 Be ne EN dm A all sl ὁ Su "58 31! (5 (Δ AS le. Al Sole Mrol.ıaa N! Je lub „de τὺ zäl 5. ὁ ὁ N ee σον! El Ἐν AYI EN 5 yäcl dl ya) ὩΣ Slsly Sue ob ἐν 1. B.fo. 8. «and it happenel alter he had learned the psalter by heart (9.) C. (127. a.). 12.0. del» „al. — 3. C. om. — A. C. SL C, N} Ei 197. b.—5. Ὁ. rl. — 66, Chin 5 — 7. CM —8C Zi. — 9. C. ar". = 8-10. B. om. — 11: C. om. — 12-12.C. Ὁ 32. —13.C.-+ τς. — 1414.02. -- ς Rei — 15.C. 3 γέ — C. then passes to 127. b. below. 5: ΄ P who fears the Lord, who is careful in his commandments and his ways'. » May the Lord have mercy on us allby his prayers. Amen. The tenth Wonder of. the great saint amongst the saints, Anba Pisentius. May the blessing of his prayers be with us. Amen. When this saint had learned by heart the book of the psalms perfeetly in his breast, he began to learn the twelve lesser prophets, and by favour of the Holy Spirit which was within him, he finished learning at the end of twelve days; he used to learn a book of a prophet every day. And when he began the message of the gospel of John he completed it in the same time. He was “then dwelling in the northern distriet in mount el-Asas, that which "fol. 124 a. is over against the road. And at that time there was great ease and tran- quility upon the earth becanse of the sweetness of his savour and the prayers of the brethren assembled in the holy mountain in those days, and especially of our holy father Anba Pisentius, by whom our poor land was resplendent 1. Ps. 111.1. *fol. 124 b. * fol. 124 b. 360 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [48] Κι 5, Sl SYly nl I Sy Del ll a τ le La, oJ at „gel la Mo ὁ» li LIT El al es as ὦ ρον Dre N a ὩΣ αὐ" als) ὦ Se σὰ A eu ST Us L > Mu Au u "ul zb ; > ὧς N > Ns ον EN ae SE a > ch ed ee! ' 9 Sa Gb eh. salo Balas ἜΝ 25:9 > Ay 65 4.3 <> Lola Real) 08 Lie Isa) ar ὦ» ὅ: a) 1 sn 9 ον, 9,5 - 08 οὐ ko cr A as öl BosE > Wo Ὁ ΕΓ πὸ το 1. B. passes to ls). — 2-2. B. « from his cave save when ». — 3. B. 10: C. (42. a) N για οἱ δ al Bl dal 5 Ὑ ET a el N οὐδ ee dy ὦ τὸ .ω} δ abi. — 3-4. B. « they prayed, they drew water, they walked together again meditating until each had entered his abode ». — 5-6. C. — καὶ I, nl, 5! er BI aa sh Sl 7. C. 142. — ala. — 8. 6. Li 5,8 N 8.— 9.0. 5,85. — 10. Ὁ. lo. — 11.0.0 „ELIA. — 12. C. τ ον τς en — ABC. U Ab. EU rc ge: Γῇ σῶς. and shining, and so much the more was his help to our province without exception. May the Lord have mercy on us by hisprayers. Amen. The eleventh Wonder of the great saint our father Anba Pisentius. May his prayer be with us. Amen. And when these noble benefits and divine favours were complete he devoted himself to fasting, and prayer, and meditation, and acts of merey. He did not go out * from the gate of his enclosure save when he filled his jar with water, and’then he went with the brethren sharing with them in prayer and reeitation until each of them reached his cell. And one day when he went out and had filled his jar and was returning to his cell he chanced to meet {wo women sitting and when they saw him they hastened running to him to meet him and to receive blessing from his pure hands. And one of them had a headache and distortion in her head and face, so that her eyes pro- truded and started out from her face, and the other had the disease of the dropsy and was all discoloured. And when they saw the saint they praised [49] THE ELEVENTH WONDER. 361 Io) ὅλο, alb 3 Alam ua eaäl al) ὧν US al a Many I eu LU 9a ee) αὐτό ω- or "> cz.» Saul bl, μὲ 1..-- ale Ol ai N Je ey Ile 1 2 ale > ὦ μο zz ee ad al N El ὼΣ N Das) Pos au) al ab Ju ME a0 Mel Bl δ» (3... ich al ass oe ll aa I BA Sb ΤᾺ A! La! Ὁ δ ὡ Au) οἰῶ N | is οἷς all a IS ee Al) 5 N BET a ul a la ὦ» 0» ln γέ Pan Pc ΟἹ οἱ ΣῪ A ce Ma re ET ον ὦ ἡ BLU ler Sy (5.5. οἱ BN een] 22,0. 256, 326. στ 4,08. 5. Ὁ. om. 6. €. Speer. SIEGE 8, 00m. 9.C Ren 10m 22 = 14.0 0m. — 12.C.+ =. Ξ Ὁ ἴτε 44. B. ὦ Τοφρτη C. + er ἘΣ : ee — 15. C. .». — 16. C. es). — 17-17. C. I» ες — 143. a. -- 18. Ο. AU lol. — 19. 6. 31.2.0. & >. - 21.0. 09. — 22. Ὁ. 3.0. a τ 24. + wel — B. « But what power is there in my littleness? ». — 25. C. + rl. — 26-27. (ὦ. amit. — 27. B. 11. — 28, Ὁ. 1. — 29-30. Ὁ. lo SI ο΄. -- 81. (. υὐ. -- 82. Ο. zul „us 2 — 33. C. om. 5. — 34. C. 8 _ Beeren 1, 36. Ὁ. οἷν. — 37-37. Ὁ. om. with pleading and importuned him very much. And he covered his head with his cowl and cast away his jar from off his shoulder and fled from . them. Then that dropsical woman * dragged herself after him and she fainted and fell down on the carth and was not able to run after him. But that one who had a distortion did not cease running after him until he cried to her with a loud voice saying: « What have I to do with thee, O cursed one? — and why dost thou come to me to-day, O thou cursed one ὃ « And she answered saying: « I am ill, O my father, with severe pain : stop a while and lay thy pure hand on my head, I believe it would heal me from disease. » And he said to her: « What power have I? — I am the most contemptible one in the world. Go to the brethren that they may pray over thee that thou mayest recover and be healed of thy pain, for I am a poor one, mise- rable and wretched in sins. » And he did not cease running from her, and *fol.125 a. *fol.125b, * fol.125 a. he came to the entry of his cell and shut the door. “Then that woman who “Ὧι. 125 b. was ill with the headache said: « Indeed I am not worthy to touch thy PATR. OR. — T. ΧΧΙΙ. — Ε. 3. 24 *fol.126 a. *fol. 126 a. 362 THE LIFE OF 5. PISENTIUS. 150] ls Ze 1 ον A a a δ 25:9] „ ἘΞ τ TE I el Selle a 74,5 0 ἘΞ > Je ur 13 ela 5. 3 12 al u) ὑεῖς 10 2.55 ENRr, cr Ὁ Ξ Sul ll BOY al N μι οὐδ Al A rm Sy el ὧς 3, Pl Se a) a Tl do, gain UI LI zeaäll ne ul My αὶ ὁ Ash ἱμὺ κα Ἴων a Mrz N] αὐ 28. :ἰς ae αἰ al 2b) 2.) nal 40] 3 „ac 41} Asens Bar 2 Mein ach | Pla el U El a ae . 30. en BB. Je ul al by Ha ud) a BA N 3.8 RB 1.@. om. —.2,C. = — 3. B. + « holy ». C. om. — A. B. « and ] know ». — 5. B. « him ». — 6. JA τ de ee u! Be lan 3, N 3 ul δ». Ss 5 6 es or La) & Me; I) Do. — 10. Ὁ. oe τ 43.2, ea τ δ- el Sadlee,. — 14. C. a. — 15. C. ὧδ. -- 16. Ὁ. ll, — 1707,08 ge Be grant me u 3 —.49, (δς τὴς 20,1% „rel. _ 21-4. C. om. — 22.0. Sol, — 23. C. all age, — 24. C. om. — 25. Β. 12. -Ξ 26. C. 2b. — 27. Ὁ. ΟΝ}: — 28..C. om. — 29. B, 42. — 30. C. ieh -ο Ὁ, SW — 39-33...C. 0. — 33-35..B. «Land it. 2.8. Ce 80: τ a es, a7 „5: — 38. C. om. — 39. C. om. hands, O father, and I swear that | am not fit to approach thy hands because of the many sins which I have committed, » but she took a little ofthe sand where his feet had trodden And she collected some of the sand which was in his path in her veil and sprinkled her face and her forehead with that sand, and said: « In the name ofthe Father and of the Son, and of the Holy Spirit, One God, and by the prayers of our holy father Anba Pisentius the man of God, may the Lord grant me the grace of healing. » And at that very hour the woman recovered from her headache and from the scourge which was in her head and face and became whole, and she gave glory to God and the holy Anba Pisentius. And when she returned to the place where she had been *,the woman with the dropsy who had fallen down said to her : « Didst thou overtake the saint and get a blessing from his hands? — if so, and if thy hand touched his hand, then lay it on my face, I also believe in God that I shall recover by the touch from my evil fortune and be healed of [51] THE ELEVENTH WONDER. 363 de eh Bas) et ὁὙ αἱ ἰω ἐν Ὁ ον τὰ} te N μ ὅδ ὦ» AN all u (οὐὶ ΘΗΝ es a! fee 13... 128,51 al I az τ δὶ οἷν 10,3, οι les a N TE A el An σοῦ a wu Pan ale sy EU ol Aldo uses (as oe ein BE, ob ον ἘΞ Hy sie 3 bel 22) SE δίας, αἷς 10 ὁ ste „ir Be a di I Tail υοἱ a > Pl μον (ge sie u U u) AUGE an Me εἰ ἘΠ τό 3a ἐν! > 7 En, any all Ay WE Uli Pla m Fee las PL Φ» As τὰ a Ss a ae ya Ale WS, ὦ Plizelg ὦν. "fol.126b. Ὁ: Εν — ἃ. C: om. —1-3.B. « Ἰ also ». — 3. C. a). — 5-6. C. om. — 7. Β «. I did not cease. » — 8. C. bl». — 9. C. «και. — 10-12. B. « and as 1 had not been able to touch him ». — 1-12. ΟΞ νέο Ra BE AR VA or Brb: — 15. C. en! as). — 16. C. 35, — 17. B. « and I thank God I am relieved from ». — 18. ὦ. «ας — 19, (. Kae: — 20: €. UsLt. — 21-21. (ΟΣ om. — 2. C. u, All eh Ὁ. θ᾽ eo RE es εν ἡ (δ. τ} 5 — + bp N u. — 27. C. up: — 28-28. (Ὁ. le 5. — 29. C. a — 30-31. C. se Ξε re. — 32. C. om. — 33-33. C. aan. — 34-35. δ βοῦς Σ U Lars. — 35-36. Ἢ Ja, ᾿ Ἐπ]: ἰὼ 55. ἍΜ} et ΝΣ ΕΝ the sickness which has befallen me. » Then she said to her: « He did not cease from flight until he entered his cell and shut the door, and when I saw that I was not able to overtake him I gathered some of the sand on which his feet had trodden and sprinkled it on my head and face, and I thank the Lord for his grace which he has given me, for my head is healed and the scourge is relieved from it and its pain is removed and I am made well by his prayers. » And that other woman in the greatness of her faith in God and his saint said to her : « Give me also a little * of that sand. » And she took some of it and swallowed it. And when it entered her entrails her navel was contracted and all the filthiness that was in her stomach went away, and at once her pain was healed and she was purged by his prayers, and the rest of her body was clean and she was whole from her sickness. And both of them arose, praising and glorifying God, and went away to their houses, and took with them a generous blessing. And after this event it happened to that woman who was healed from the headache that she had a *fol. 126}. *fol. 127a. ἘΠ]. 127 8. 364 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [52] el! ar a | eb 5 Yub Pay ἌΣ 22} 1 ἀρ ὁ» 6 Be ls] us or Ins eve sl N Us ur al Sp SL εἰς Ἐς WI Us Ὁ τ δι} οὐ ϑ δ ΔΙ au ὌΥΕΟῚ ΠΑ ΞΕΙΣ μ᾽ 3 «.» οὐρεῖν ans Je lin a al, Mol) > sol 85. 188 0a κα dl Οὗ λα μὸν μὰς ΟἹ νὰ Paz an DE AK «ὦ bu 158 (0 daS rs 5:99 Be Loy! u ZI δ᾽ 95 Js lin υ] N „al Oplas La, se aa, ale An ick ll ll 5 Neil pa al AUS Gel u οὐ al le 5 el οὐ ee μλδὸ lo ἃς, — Wall Ὁ] ὥϊο Is I) „lo Solo sub Al Il II sy 1. Ὁ. ἰῷ οὔ ..9Ὁ} EN ὑφ». 2 (. Ὁ kb. ae —4.C. 9. — 5. Ὁ. + Lo! -- B. 13. « when she put this saint's sand in her house, — Ο wonder. OÖ God who exalts and makes manifest his elect,... » —6-6. C. 9. — 7. C. om. — 8-8. C. a a. — 99. 0.1.43. — 40. C. om. = 1, CS, — 12. C. „,LS]] 1.» Ἐπ9 «οὖ κ᾿ ar wel ωὅ aus nl, δ... bl, ale MI > as. — C. then passes to [3 Js; — 116. a. above :— B. to next wonder 127. b. little son, and for a long time past he had not walked, and he was emaciated and could not speak. Then his mother took some of that sand which she had brought with her from under the foot-steps of the saint, she threw it into water and warmed it and with it bathed her little son, and he also was cured by that water; and his parents declared to us that before a single week had passed * his legs were made straight and he walked properly on his feet, and the tie of his tongue was loosed and he spake quite plainly. And all these things which the great holy father our father Anba Pisentius did are equal to the mighty deeds of the pure apostles Peter and John and the rest, as they used to take rags and bandages and put them on Paul’s body and apply them to the diseased, so they were healed and their sicknes- ses were cured and pains ceased'. It has reached us also that Peter used to give healing, and thus also these two women, when they took the sand with righteous faith, had a safeguard wherein was the healing of their diseases. By the blessing of his prayers and intercessions may the Lord cure our diseases and heal our infirmities. Amen. Kyrie eleison. 1. Acts 19.12. ie [53] THE TWELFTH WONDER. 365 LE ll el su ze νι ὁ a en SE cl ia τὸ Basy6 οἱ ΤᾺ ie ne abi, οὖ 1m sy ern ἀμ Jay se Ci als EX sl la za 5 ab „U AUS ἡ 385 Pal as gay Ab er 16 >18, >: » ls 5% ale Br Las en 14. 2, 15.15.15 2 & 1? ll, yall N Aue 20 un al, Je 19 A as Bas τῶν AS ὦν τὰς τῶ I By An 5 Ha | Bee’ IS u 2 a 0) a ey As my linie, ai el N a un anal N an Piz 4-92, 127Ab, line 3.. „Es 1,5 j re ni — B. continues fo. 13. — 2-2.C. LS. — 3-3. ul es Lal ash sa Nun 3 eo! εὖ Sl, τὰ Da κεἰ ὺ τὸ 8ce- 9. B. MOrTWINs NTE πρὸ SITE mega. — 10. @ ao. — 11.0. + - 21.12. C. — 13. C. s,W) SL. — 14. C. „BJ. — 15. C. Is. — 1. GER LEITE c. 9 e) . Pepe) Saal NS W, λυ 5329 δϑ 249 Sc lass. = 18. Β. « the prophet embraced him ». — 19-20. C. Sao. — 21. B. 14. — 22-22. C. om. — 23. C. om. — 24.C.W. — 25. C. 128. a. om. — 26.C. +5. Jljs. — 27. C. om. — 28. C. Js. — 29. B. « Amos, Micah, Joel... » — 30. C. Lite, — 31. C. =®,. “ The twelfth Wonder of the great saint Anba Pisentius. It happened one day that this saint was reciting the twelve lesser pro- phets, namely our father the holy Anba Pisentius. There happened to be present one of the brethren who was a wayfaring stranger: and the saint began the reeitation of the first prophet Hosea, and the brother heard that he recited carefully and so he sat down outside the door of his little cell and listened to him. There was a small grating in that door and light came out through it. And that one looked through to the inside of the cell to see how his task proceeded, and he was there reeiting and the prophet Hosea was standing beside him : and when he finished the reeitation of the pro- phecy the prophet kissed him on his head and ascended up to Jesus Christ the God, and his head was shining like “the rays ofthe sun. Then he began the recitation of the prophecy of the prophet Joel, and Amos, and Micah, and Abdaius, and Jonah, and Nahum, and Habacue, and Sophoniah, *f01. 127b. *fol.128 a. * fol. 127}, *fol.128 a. *fol. 128 b *fol.128 Ὁ. 366 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [54] MI te EN N πε ls Ps As τας as el LS τ "ἀξ “Ὁ “σ᾽ δ᾽ an are Fe oa Pla ΟἹ 75 ale δ ll N Any Je ul Pi Pal) ya a ze ΠΥ Ye ya Ὁ U ὧν Sb 165,5 YeY ml τ π|Ὸ} δι “ἡ Mr a My 3 AR 58 sy In 192) ἐν! Sal eb δ κυ 59 en Hals τ, δ "Sy aut ae οἱδϑ Pa gel κῶν ol ia a Sl el al 900 el καὶ θ᾽ οὐδ ln I a ea ον EOS TORM Er ES RTE, N >) Sa ZN ame U a us Bi a 1-2. C. Ds pe) sel 6 080 ς ἰα „> Zell. — 3-3. C. no Ιλ ..} eo) Ir 9. — AEG, un, —D. er ᾿ς Bi en IS. — 6. Β. « the prophet embraced him ». — 7. C. om. — 88. C. [νυ ἘΝ 2 N. —9.C. u BIN—A0. Car MN Com. 19, Com sc ea: EA one 15.C. Kam. — 16. €... 5 540. — 17-17. C. om. — 18. C. om. — 19-19. C. om. — 20-20. C. ee er — 22. Ο. Se Sue Al „ut 1 - 23. C. (128. b.) Ger ls Nr BA) „13 ὃ ee ge! als 6 Jsös N “> Ir δι "> » As, Mg nn ERS es lt sabıIsa, 651} Ὁ a ἐνὶ εἰ" Be) os =) a Ν᾿ &r Ss At N ‚a 3, ale 3 no, or al \oc er Sn. ps. — 2%. G BIER — 25.0. ἘΠ ωἹ σοί, Ἔ and Haggai, and Zacharia, and Malachi. And the brother bore witness about the twelve prophets, that each prophet whose prophecy he recited was present, that prophet was present and continued so until the saint finished his prophecy, and then the prophrt kissed his head and ascended up on high. And when that brother saw it he began to beat upon his breast and say : « Woe is me, for lam monk only in name, not as this man who is a ınonk indeed, perfect in the monastic rule and in the sound purpose which the saints adopt, because of the greatness of his purity and the humility of his heart, and excellent is his life and disposition. » And the brother did not address him at all that day because he said in his heart : « Behold, if * he knows * that I have seen this revelation and this wonder his grief will be the more increased and he will say: Since you know this little matter which was disclosed to you, then there is no profit therein to me and I have lost (the reward) of my work. » And when the brother went up country he told the brethren this story and they said to him: « This great service does [55] THE THIRTEENTH WONDER. 367 oe dal al Mae a 1 al ρων ee sy 9 ul BEN) add Tas σοὶ as) Aal il wer > A Beer zB κι rl EN ie ὡς ὦ le 11 κοι. ὡ ΙδῸν] Bat RN \3 Gr 14 ua κὶ ur = Ste 8% gel eV ill I ala >, Ὁ abe " acer elle la (Sl lebe aelit gli el bel Ab) dl er U ae) = ϑ ae EN A) El ae =) sin lol Sl Iganıl sl, 20 a SE DIA: er 13} 65 15 | es 56 4 ol Wu Ὁ: Bel; 2 Haus Seel ἐ ὩΣ N ὦ» ἕὰ N ἈΞ 3 Je Poly 8... AS TEE οἷόν al 8 ea , ὦ 2] " AN . 1. C. 681. — 2. C. ua. — 3. Ὁ. om. — 4 C. +... 5.0.8 2 — 6. C. om. — 7. Ἐπ --ὄὦ ὦ a. — 9 Be ee 11. C. om. — 12. B. « when he ΠΈΣ his hands in prayer » ... B. then. passes to 118.b. above. — 13. C. sl) ρου Des ess Ans ale 215. (δ. ἈΞ: ΠΕ Com. - 172€ 97a. — 18. C: 129. a line 3 continues pe. ΞΕ ΟΠ: contin. from 118. 6. — 19. C. om. — 20-41. B. om. :— 22. C. sA.)}. — 23. B. om. — 4.0. v2 lb ua pe — 235.0 EN. — 8.0. 2. — 27. Ὁ. le SL ὁ. — 28. C. νοῦ, — 29. B. om. not amount to anything in comparison with the great services he has per- formed. If thou hadst had a little patience until he stood to pray thou wouldest indeed have seen the great wonder which is reported about this blessed one, our father Pisentius, that at every prayer his ten fingers are kindled with fire like ten lamps. » Who now resembles him in the numerous services which he per'ormed continually with great courage. “May the Lord have mercy on us by his prayers to our latest breath. Amen. The thirteenth Wonder of the great pure saint our father Anba Pisentius, may his intercession preserve us from the enemy. Amen. Hear, O my brethren and beloved, this great wonder which happened to that greatest of saints our father Anba Pisentius. One day as he was standing to prayer, behold, a scorpion stung him. But he did not cease from his reeitation until the pain spread to his bowels from all the poison of that scorpion, for the scorpion was large and deadly, but he stood and *fol. 129a. *fol.129 a. Ἔ [01.129 b. *fol.130a. *fol.129 Ὁ. *fol.130a, 368 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [56] bel) PyLYl, el U: = on sl, ΩΣ larke alas De As PU: ὡς κ Ὅρα ZU AL a Pasldl; ὧδ ale al" Tu sun ls ch 8 εὐ Σοίδδ]9. il) un, Je sure all = I das "es Be Pre el oJ ge E Hl Y)| al NE hr, sl Dez ὡ εὐ \.\a An ὦ" 112,8, τς ρος. Be ir ul 3 Je τ ὅσ. a Mails Paz autie on Todes sa, IK 3 ale Mlyes eb ga ul lin li σατο le aM moly Meile als ai 1-1. C. om. — 2. C. „Bw. een αὐλῆς len (Ὁ, So un. — 5. C. SLaraly. — 6-7. C. om. — 7. B. passes to 110. a. above. — 8-8. C. we). — 9. C. om. — 10. C. om. then passes to τς a. above. 1]. Β. 21.— C. 148... 203, ... πὶ II u il WI... 81 — 12. Ὁ. — 18, C. 559» 15}. — 14. B. 22. — 45. ἃ. 0m. —.16, €, 1x3. ἢ C. 3 wall. ΞΕ 18: C. om. — 19. €. om. — 20. Come -24.C.+ 15.155 sa εἰ ne 155} 8). — B. 23. - endured with patience and endurance in that suffering with much fortitude. And when the Lord observed his patience and endurance at that bitter mishap * he favoured him with healing and health from that inflammation and made all his pains to cease. And he began to magnify God and to praise him for his mercy to his creatures and his oversight over them at every time and every hour. May the Lord have mercy on us by his prayers and forgive us our sins. Amen. The fourteenth Wonder of the great saint our father Anba Pisentius. May the blessing of the Lord save us from the enemy. Amen. And after this he rose in the middle of the night and spread out his hands to heaven. And as he stood at prayer he beheld a wonderful vision of angels of light. Behold, three angels appeared to him in the likeness of monks elothed in holy white garments of light and they were goodly in aspect and in their hands were keys, and they called him three times, « Pisentius, “Pisentius, Pisentius. » And he answered them saying: « Bless ον». [57] ς THE FOURTEENTH WONDER. 369 MALEN I ital „anals Id, Je IS, WE a Ta el ee Sr ἴω! Su ὅν. ul 10 up ἀ νὰ UN LT No Pe ὦ Il μα οἱ »Ὦ᾽ ὁ οἱ Bazsı la) Banas ΑἹ ΠΝ νας als οὗν βόλον καὶ le ie Aa Sl au alisl 10 u „de Bin ρον Pals Ms, Mali al il By a al Al Ab ES OYh Ha Ist 33... SS" Maga ls ce 29 as WE amt) Lei, 5,5 ST ll N vror.ıson. al Re Se NY Ma Ὁ Ὁ ΘΔ al FG dl Je gu a I A el ie lust ls 27,y bu ΕΠ Ras Asia I 2 Pos ga PU Il 9.0.5} A 3 τ Ἄρει SEN is BSR \ia 39 sr ge 3, - 5 δι ἘΠῚ | 1-1. C. „8 sbLLb. - 2 ἃ ΠΝ —3.C. I -- 40,082. 5. (. Bene near en. ge ΠΟ τ} wel b. — 10. C el. EB om, ὦ „br 13. Com. — ἀπ ΓΟ" ιν. — 8515. ὃ. Be om rear se ἢ Com. δ 9 ΞΕ ΤΣ Ὁ οἷ. δῦ: ( + δ — 21. C. en. 793: ὩΣ ΞΡ — 23..C: er 24.24. C. om. — 25. B. om. — 26. €. Ley. — 27-28. C. B. om. — 29. C. a ΒΕ C. 0m. ΘΙ. C. No». — 32. ς om. — 88. (. mW). — 34. C. 2 35-35. C. Jes!. — 36. C. „). me. » And then he observed them and said to them : « I swear by your coming to me that I deserve not your arrival, for Iam your unworthy servant who soon will be rolled in the grave. » And they said to him : « Know that the Lord hath sent us to thee with this message, and he commits to thee the keys of the orthodox church, so now receive them in thy hands, for it is God, hallowed be his name, who entrusts thee with feeding his rational lambs and watching over his church which he has purchased as his heri- tage by his pure blood poured out for it. So now do not be disobedient to the command which is given thee, for he who commands thee therewith isthe Lord most holy, in order’that thou mayest be a shepherd to his con- gregation, so do not hold back from it. Behold, “the elergy of the church will *toı. 130}. come to morrow in search of thee, for the Lord has appointed thee a shepherd to pasture the flock of his rational lambs, for he who has given thee charge - over them is the Good Shepherd who left the ninety-nine on the mountain and went in search of the lost sheep. » Then he said: « Whence is this office to me’— I am a wretched miserable sinner unfit for this heavy bur- * fol.131 a. *fol.131 a. 370 THE LIFE OF 5. PISENTIUS. [58] > or os al Folydl dee ze as I re lg ἰ zul N en N Fl ἢ τὰ τ Ὁ as ul My ΟὟ} ῳ! δ. οἱ u) ya LE a, RS ee εν υυ ‚gl ES U μῶν ale U, οὐ ol I Lei gel υ-- an) ar DO Won ls ad EN οὐ Mon 3 den Sy Ὁ οἱ GE ar Ps al Ib El ey ΟἹ ot Joa al My ab Pu ὦ 39. Li „LS ob σαι ὁ μον 1: ee). 12. 0.149. ax 13-3. €. Sasse ὦ Gomı 5 „Ust. —6.C. re. — 7. C. + y8- — 8. C. om. — 9. C. om. 9. — 10. C. δε ὦ SI. — 11. C. om. — 12-12. C. Jän. — 13. C. om. — 14. B. 24. — 15-45. C. Ps: 2. — 16 C. om. B. contınues « it is said... not » treating wonder VI. as separate. — 17. C. + 3 B. mınapazeıcoc ne win. — 18. C. om. — 19. C a τ 20. C. om. = 21. C. τ γοῦν — 22. B. « and ordained him.. ». — 33. C.+ «515. — 2%. C. νι. den, for I am in distress and unable to give answer for my miserable soul, how can I answer for the souls of others? Do you suppose, O brethren, that the command ye bring me is a slight responsibility ? But I pray and ask you, O fathers and beloved, when you approach the Lord, ask for me who am a miserable wretch so that they may prepare the way for me that 1 may per- fect the promise “of my monasticism. But as for the task of the episcopate, it is not suited for my lowliness. » May the Lord have mercy on us by his prayers and forgive us our sins. Amen. The fifteenth Wonder of the great saint Anba Pisentius. May the Lord have mercey on us by his prayers and forgive us our sins. Amen. For it is said in « the Garden of Monks » which is the desert of Scetis, concerning a brother whose name was Theodore, that the brethren urged him that they might ordain him deacon. They pleaded with him and then they said, « Thou art to serve in the sacred rites and bear the chalice only, and communicate us as the deacon. » And he said : « Unless the Lord ap- [59] THE FIFTEENTH WONDER. 371 Ei de al Er Ὁ A dal Yo >; ἘΠῚ 4a sl ἢ Ida οε τ 26] τ N ae IE La za ER 10.56 9. δὲς ἐς 6 ki, Op SAle “} er Ν Ἢ en 1 ἘΠῚ ὈΠΗ͂Σ 12, 23 Bl WE 55 pe N an Mal Mel N N ἐν» ill ale LE an 17 a EZ again ὦ IP 5 Mali: I yonl Voyage N ol de Pol al Ze el El Ma 18 yo ll tal He Paz Fels 3 HK Jo a 5 Fat I Lo! Je οἰ a a τος ἤν ἀντ! a De al “Ὁ los J ΠΤ al Ze LINE TE VL Ss a) Bl 49 U 4) ὌΠ 3 ΠῚ ia I Je men al ἫΝ a 34 Bin al, As *fol. 132. Πρ no ον = 3.6719. 6. ποτοῦ του Ὁ. - GT. „al are 5. — 7. C. 5.5. 8. C. om. — 9. 6... — 10. Ὁ. WB. — 11-11. Ὁ... a sl aaa. — 12-12. C. om. — 13. C. wa — 14. Ὁ. + es ]- -- 16. 0. 8. — 16. Ὁ. 59}. τ 17: € gel. — 18. C. yes. 49. C.N „Wal. — 20..B. 25. - “Ὁ. I} δ]. — 22-22. C. om. — 23. C. BER ας, N alas. — 24. C. om. — 25. B. eßon pa mas ZAnons smaspı] se FraSıc epamkon. — 20. GC. gen: — 27. C. τ δδς τ — 38. C. 239. °C. om. — 30. C. sel: — 31. C. om. — 32. C. ‚sl. — 33. ( Be 3,0, 150. 2. 588 Ὁ om. — 37. C. „N. — 38. ,C.. „ye. — 39. C. u u a: prove me and is good to my soul I will not do that spontaneously and of my own accord. » Then he prayed to the Lord saying : « Ὁ Lord, show me the truth of this matter, should 1 hold aloof from this service, or dost thou approve ἡ my service? » Then God opened his eyes at once and he saw *fol.131b. a pillar of fire standing ereet from earth to the height of heaven, and a voice cried to him from above saying: « If thou, © Theodore, art able to support the like ofthis pillar offire then go and be ordained. » And when the holy Theodore saw this wonderful sight he took heed to himself not to serve in the holy rites to the day of his death. And now, beloved, if this perfect man adorned with all lofty spiritual virtues, refrained from this office and did not of himself consent to this promotion which was assi- gned him, though he was worthy of it, how much the more I, the mise- rable sinner who am indeed unworthy to unloose the sandal of his feet. Verily a brother in the desert of Scetis has told us concerning this same holy Theodore, that there was not found in his time a man like him in the "fol. 1324. ἘΠῸ]. 132}. *fol.132b. 372 THE LIFE OF 8. PISENTIUS. [60] ul Kia 56 sl) οὐ το Ay gb IE as Toll a Be a days Bud! a a | ee le a (οὐδ „ae 2 a ae N ah do BA) ER I az A anal I nes 51 ale pl Be Mu Bu ES Ian 16 nl oe > son) m 06 ΟἹ Joy al) un Su all aid) u de gun m Ab EA ὁ ὁπ} Ye Ba 2X ld, als Jo li ET a a Ali) un AB el EA τὰν ab a Ay en „ll SE A a een al Ba lee! ee a ee ER = =) — 5. B. « abstai- ned from functions similar to the holy priesthood of which he was not worthy ». — 6.C. om. — 7. C. „ia. — 8. C. om. — 9. C. e.2 τῷ. Come ἢ Bgm g. — 12. C. Sal. — 13, + Iso. — 14. C. om. 5. — 15-16. C. ἃ „ba IT ee N ε" si, er os m συ 65 we Nöyol LE, EN 3, 2 [5]... — 17. 8. 40.2. C. 85. — 18. οἴου — 19. C. τὺ as — 20. C. I a) on Eos ep lb Lö nm — 2. C. en al 2} Δ ON ul (δ᾽ -- 2. C. 150. b. 3305, 23.08 ud. — 2454. C. WE. — 25. C. al. — 26-26. C. Lö λυ» BIRBRrET δ.» Δ» 6 Wall WJ.. purity of his life and the excellence of his service. And this great servant was fit, but he abstained from serving in this minor oflice. And who am I, the unworthy and faulty in the world, that they take note of me at all for the like of this great responsible and lofty ofice? « But when the Lord, blessed be he, willed to advance him to this lofty rank and apostolie oflice according to his deserving, because he loved solitude greatly, he went and hid himself. When the God-loving elergy sought him in the desire to take him and seat him on the episcopal throne and at the head of the elergy as he deserved, they found him hidden in the tombs on mount Shama. And when they laid hold of him he eried with a * loud voice and said the words of the great one, John the patriarch of the eity of Constantinople; « How have I desired thee, Ὁ solitude, were it not that they called upon me I would have been satisfied with thee. » Then they brought the saint and sented him upon the episcopal throne, without his [61] THE FIFTEENTH WONDER. 373 au N a LE LEN A ὁ ον I a ee et 5. κὲ ὁ} 40] II οἱ ἐρῶ ϑ Ἰραρό lb Bl Is Bas ze N a "Ὁ 2 3 IWW ἡ ἐὰν γᾶ ll VI lin ea LI al Ὁ ST Illis > οἱ ὁ" Hy ein UI al ya ὦ aa My Κρ er ὁ WE Id ae N an N a En θα El U EUb 5 hy dl a8 I ya ln u nl Se ὧν Ey LT den ἰῶς All ἘΠΕ all anliegen τος NN 5 ll a in ἢ za LE au] ὁ»: ὦ ἐλ» μῶν ΟἹ Hd a ον Οὐ rl ur gen 11.C. Ja. — 2: 5. 30. b.—3.C. al. —a C. 3, 5.6..0m.— 6.0, WE. — 7. C. LAY. — 8-8. C. 1,8 RS) — 9-9, (cf. 133. a. below) C. omit. S.eites Ps. 45.10., then continues as here. — 10. 85. 41. b. (after account of discourse between the clergy and Apa Collutus in 40. a.) « And the holy Apa Colluthus questioned him saying..... — 11-11. S. « which is that ol the chief of the apostols. » — 12. 42.a. — 13. S. « my. abode ». — 14. S. « nothing can happen without God. » 5. then expands, eiting. Ps. 109, 4 : 2.7. seeking it; he had not desired the honour, but it was the honour which sought for him. And they who went after him bore witness to us that he said; « Were it not that I feared to be disobedient to him who comman- ded me, I would not listen to you in this matter, even if you had taken my head from my body. » And the clergy said : « Let us ask the holy Anba Colluthus about this wonderful matter, and say to him : Whom do you think has given command? » And the holy Anba Colluthus spoke with our father the holy Anba Pisentius, and he said to him : « A little while before the clergy came in to me, about nightfall, “a voice called to me and said to me in a vision three times, « Pisentius, Pisentius, Pisentius, behold the clergy ofthe church eome in search ofthee, so do not decline the oflice which God and Peter the head of the angels have conferred on thee. Do not disobey them, but rise up, follow them, and let not the church be a widow. And when I heard this from him, behold the elergy were already coming to me and calling me. So 1 arose and went in their company and cast all my anxiety upon my Lord Jesus Christ and in my knowledge that there is nothing good *fol.133 a. * fol. 133 a. *fol. 133 Ὁ. *fol. 133 Ὁ. 374 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [62] τ ΕΞ ΘΙ ale en KU N) zul YA ὦ» ὦ 25. 5. a ὦ Par el ET μὰ ἰὼ a LS U 401 το Y sl.) > ae IL" Blolyny bis Tas aail u de δχρολο ΟἿ ὦ «Ὁ & σον πὶ θὰ 5. τὼ a 3.1 12ylkel, re 3 Aka) 3.4 Zr ua ὁ’ 1 ee 19, 2 ἐπὶ 18.23 2, IE ἽΝ 3 sul (6333 Tel © 2 58 a ὍΘ δι ἢν dr "re μῶν A PS A| aa Pad) μῶν u al οὐ ὅν βου ὦ (ὁ ὁ 4 ΟὟ, ὁ. Αἱ ὅριον 56... Ὁ ὁ». PL: 1. C. continues from 132. b. above. — 2. (. „ae! I. — 3. C. Ib. — 4-4. C. om. — 5.0.3. — 6.5. @A.B. took his seat». — 7. ὦ om2 — SS 8. C. om. — 9. 5. « with perfect heart ». — 10. C. om. — 11-12. .S. om. — 12-12. B. 28. « In his countenance God showed great grace ». — 13. C. a a ai. — 14. 5. « God ». — 15. C. om. — S. « like Joseph ». 42. b. — 16-17. C. nl. — 48, C. yB. — 19. C. om. — 20. C. #2. — 24. C. all ΘΝ all). — 22.5, om. — 23. C. 151. a. — 24. C. ale. — 25. B. contin. 29. « so that he might by them give alms to the poor ». B. then passes to wonder XXX. 61. a. below. — 26-27. C. 22 gast jab ». — 27. C. omit 9. — 28. C. ze ee En Er — 29. (. ἐπι N. — 80. C. + 9. — 81. C. om. — 32-32. CS. — 33. C. οἰ. — 84, C. a — 35-36. C. - [5...2}}. — 37. C. 256 IE. — 38-38. C. bay& „pr. — 39. 5. « accor- ding to the canons of the apostles ». save what he commands. As the wise one, Paul, the tongue of sweet savour, says : « Let no man seek to assume honour for himself, but let it come to him from the Lord'. » And so they seated him upon the episcopal throne of the eity of Quft and its environs "meritoriously and perfectly as he deserved, and the Lord Jesus Christ gave him abundant grace of presence, so that no man was able to gaze upon his face for fear and dread of his countenance, and the grace of God appeared in his face. Who could relate the miracles of this saint, or count his many acts ofbenevolence and charity which he did for the populace and those oppressed by poverty? — and this not only in the land of Quft, but he spread happiness amongst all who had recourse to him from every country, he received and helped them in the matters for which they had recourse to him. And all they brought him every year from the monasteries, according to what was obligatory by the usages 1. Heb. 5. 4. [608] THE SINTEENTH WONDER. 375 PLN ὦ» gie als οὐ ta 95 Pas Ih ya Pe ὦ» II TS 0 Arne Lach Ayake τας IS." Anl Banın Tells Pl, So N = SA Law Ἰλὸ =D ale al Ay ia PUE A laylo Bla 1735 11 lau N el > το Pe a u ὧξ dis IE U e la Ys εἰ SE In ὁπ Mal Lil „gel la 8, ol lg δ LS all al Yon Sol se Pal a er ne Ὁ il ieh οὐ Ar ὦ» ὁ NT A) ὦ un ὦ le u a οὐἱ le > anal US KH] 5 18 MR YUE en ἰῷ Le a Bil 1C+ 6 VE Ge ee Daran 3, Com. RC. om. re A ὯΝ Say. aM, Te om. — 8. C. u.a. 0%), (0, IS Δ als: 10. gs ὦ ) B. inserts matter as in 133. b. alove. — 11. C. b la 1516. 913 w65 — 18, C. om. „ — 14. 6. «Ὁ. — 15-15. C. ll «να ee Nano — 9 LT — 18. C. ul. — 19. C. + ΕΝ Ὁ . then ek to 149. a. le — 20. „er — 21. ya — 22.5 « with exceeding great care ». of the episcopate, he sent privately to godly men who feared the Lord that they might spend it allon the needs * of the poor, and you know also the amount of the abundance which they brought to him before those days, that he colleeted in large quantity and began to distribute charity from it, and .sent it to all towns and villages for those in poverty until it came to the city of Aswan. And in the time of drought also when the poor lacked bread and did not find food, he was not indifferent to any one of them and did not forget them at all, as ye know. May his blessing be with us. Amen. The siscteenth Wonder ofour holy father Anba Pisentius. - Incourse of time as our holy father Anba Pisentius was pasturing. the flock οἵ sheep which was his charge in the power and fear of the Lord, his anxiety and the height of his zeal increased : he sent a letter to all the people “ who were in the Jdiocese of Qift, in which he rebuked and upbraided them saying thus : Cease from committing great sins, asit is said that God *fol.134 a. * fol. 134 b. * fol. 134 a. *iol.134b. *fol.135 a. *fol.135 a. 376 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [64] al ang "5... ar „De ῳϑ LES μι de a ΑἹ οἱ ὧδ us ὑγεβ ρον σὲ ae ραν LU el gyach Lil al Ks Kar „Sul ΕΣ al) äh » N site za ob Οἱ μ᾽ ὁ} ὦ» τὰ GN AI gay este Hal IS πα ἐν κι de ae 6 sea Set ee N Ὁ μεῖς οὐ ἢ .ὲ al ae la ar δ οι αϑ ο οδ ὼς (διό δ ον ἐς «ό 2) > Als RS sl) 8 ob al) „us ὠ Gral Bo & mob οἷα 1% nee 3. — 2. B. « and make us suffer together, for he will not blush (nyn- awımı) before an old man. » The letter given in B. is the same substance as above. but more briefly worded. That in S. is to the same effeet but different in its details and in its scriptural illustrations » S.43. b. continues as in 13 b. a. below. is angry with him who commits sins, and he will bring on you the barbarians, and will affliet you, and will cause a pitiless nation of ‘conquerors to oppress you, men in whom is no mercy, who will not spare an old man nor have pity on a young man. Also he will bring on you drought and famine, thirst and distress. Grievous were the misfortunes which he brought on Pharaoh in times past, so that he overthrew him and his wise men in the sea and destroyed their memory, and made them perish utterly and caused them to die, not wthout curse, as it is written, The death of the sinners is miserable '. And yet you are addieted to sins and offences and are in discord like the people of Sodom and Gomorrha, those upon whom the Lord rained from heaven fire and brimstone and overwhelmed them. And I warn you that unless he had done righteously according to the greatness of his merey, that there should not be a second flood upon the earth, you would have found all the world destroyed by a flood, as he did with the sons of the giants who rose up and rebelled, and he condemmed them to everlasting punishmentand cast them into the depth of the pit in the abyss of darkness. And as for you, your offences and sins are very much more than theirs. 1. ῬῸ 56,.38. 1) 165] THE SIXTEENTH WONDER. 377 9 pre üpläny λον Ὁ». ἴρεω ne Uyl Ian In Is al 51 δ ὦ» ol > ll) aelbll al as „N UL Ne Ar Ys er Mal © υμόν cl gel οἰκο σε pigkälen pn gr girl pen I ort ΟἹ ἰφγελυ, Ὁ] aYl Yipele Al a al Sy US ρον 15} N ya LS LEN a Οἱ N ee LS Us kl ob I el οἱ ge li on len ame la Se οἱ ae εὐ a ine STE κι νον ὡς er ae Le de Ian SulbE se Ian" Ipgr μ 5] SI EU al αἱ ϑ (αὶ N KL sl LI u el 5 ie Behold, you covet, and fornicate, and act wrongly, and the fathers amongst you know of the fornication of their sons and condone them, and do not instruct and exhort them and make them marry with reputable women according to the usage of people who are obedient and chaste. And so it is that they become partners with them and take pleasure in them and approve them in their rebellious deeds and offences and commit sin. As the apostle wrote saying, « Do not abstain from deeds of sin only‘. » But they are glad and take pleasure in those who do them, and thus fathers also with those who do so and mothers also know that their daughters commit fornica- tion and consent with them in deeds of foulness and acts of wickedness destructive of the soul. And because of these very sins God has forsaken and forgotten them, and will deliver them to the ferocity of the barbarians, and bring on them all trials and sufferings. And I say to you, as God said by the tongue of the prophet, that for all these things if they (ye) do not accept correction, then he will bring on you severe plagues of diverse kinds without any remedy. Further also I bear witness to you, not as a prophet or apostle but as a fellow man not worthy of the priesthood which I exercise, I do ποὺ commend you in this if ye do not change and turn away *fol.135 b *fol.136a. *fol. 135 b. from your sins. * So repent of what ye have done in the past and each one of +to1. 136 a. you bring forth fruits meet for repentance, and bewail often, and let fasts 1. I Thes. 5. 22 (ἢ PATR. OR. — T. XXI. — F. 3. 25 *fol.136b. *fol. 186. 378 THE LIFE OF 5. PISENTIUS. [66] EU EN VL le ir a u τ τ -- Yy Sylt se ον τ τε τ ρσοοόέὸ >) er al I u) I un) Le 2] I AN a ya ἀρὰν > 1555 Lo Ba a bel AUS U Ay A u je la κόρ Sl ol ES EL Ey a A eV ( »ῳ al ll al ὦ us U ll Ye Sl al Ὁ SE kllbsy bs θεν dl Ei Tele U El Balz Aal Fu U al de τὰς, EI tele u ze a Klin Lu ὦ Ss la. ll ἰδ ὦ SL (5. (5 bis 1,Sle 156 1. S. continues 43. b. — 2. 5. AA. a. much expands this commendation to mercy and vites the parable οἵ Lazarus and Dives. — 3. 5. then gives general eneomium upon Anba Pisentius (45. b. — 46. a.) and proceeds to next wonder. — B. 37. passes to the encycli- > cal letter of Damianus (142. a. below.) — 3. C. continues here irom BE (144. a): 133. b. ... „55. B. 51. from 167. a. below. — S. 46. a. — 4. C. om. — 5. C. + 22. — 6-7. C. \yag. — 7. B. « to Egypt » — 8. B. « the Persians. » 5. « esnoc. that is to say, the Persians. » — 9-9. C. a ‚ge — 10-10. C. (pri ι9 Bee] Us! ων» er 33. — 11-11. C. u er N. — 12. B. « my father put the bisho- prie in order, all the goods found there he gave to the poor, and we went away. increase in your mouths always and do mercy, for mercy is better than wisdom. Now the third angel present in the fire with God was the angel of mercy, and mercy is that which proteets men from death and does not permit them to draw near the darkness. » And also he said about merey : « Have recourse to mercy. » And he said also : « Seek mercy rather than gold, and as far as it is in thy power give alms and do acts of mercy, and remember the conflagration ofthe Ninivites because of the scantiness of their mercy. » And this is the text of what he wrote to the people who were in his diocese. May his blessing save us from the accursed enemy. Amen. “ The seventeenth Wonder of our father the holy Anba Pisentius. . Again it was in the time when God sent on us the people of the bar- barians because of our oflfences and sins that our holy father Anba Pisentius hid himself in mount Shama from the Persians who at that time did not hold Qift. Then I, the humble John, was his servant and companion in his rn [67] THE SEVENTEENTH WONDER. 379 sb) lass LS yarien as ἰὼ > WS U lies) ie Kay he 15 Sy All lo all I Nyon Il LI Iaily ΟὟ luls Dun] aus N on er οἱ ΣΝ ee ὦ μοὶ ἡ ie δ μου ee) er ὌΠ ΚΙ sul ai ἐγ καὶ al rel An ταὶ los δ. a) Ja 31 to 137. a ts ee N a es la! Ka De ie Pal „Yun „sau δ Tg tue ὁ sl ul ES lie σι ya il: BI I I II Se Hay ll. al ey PU ES AV N el a ὧδ. Pol al u el He said to me : John, my son, do not be sad because we abandon our home, the Lord our God will not abandon us, he will take care of us and bring us back to our abode, and all the goods we have given to the poor, Christ the God (52) will return to us with increase. » When we reached mount Gimi we hid ourselves there. Night and day my father prayed God to save us as well as the people from servitude to those eruel gentiles. It was at the beginning of their coming to Egypt and. ... » 1.C. lo bsab J Sala N a] yS\ εὖ. — 2. B. « and when we had waited a long time in that place. » — 3. S. Now that was what happened in that case also. And when he had departed to his hiding place I myself went with him and we remained in that place where we had hidden ourselves. . — 4. C. om. — 5-6. C. L Il. — 7-8. B. om. — 8. S. «I said » : S. makes no ref to the other priest present. = 9. B. S.. om. — 6. C. W! er eb Gb nl 65 er »ὦ Je ὁ la, “Ὁ „lo ss) ὁ » belle le οὐ, 43} — 10. C. + m. — 11-11. C. om. — 12. C. wel. — 13. Ὁ. + salb. — 14-15. C. om. — 16. C. om. U. — 17. C. sub. needs. And we filled our vessels with water and put them by the dwell- ing place where we were concealed so that we might find them at our need in all our concealments. Now take note and attend to what I say and wonder and glorify God who doeth wonders and signs in his saints, as he did to the children of Israel in times past by the hand of Moses the chief prophet when he said to him, Lift up the rod which is in thy hand, strike therewith “the rock and the waters flowed out for the people to drink. And there τοι. 137a. was a priest who came to my father the saint at that time. The little water that was with us was exhausted and there was none left and we said to my father : « O father, we have no water left. » And my father answered and said to me : « God has not forgotten us and will help us, O my son. I trust in God that he will supply all that is needful for us, for he has told us, Do not be anxious about the morrow, for every day has its sufficient “fol 137}. *137b. 380 THE LIEE OF S. PISENTIUS. [68] ὁ δὶ el I ul 08 ὦ lan en ih «ὦ Aal lb LM in 7 ΑἹ ya EN IE Ze ὐθ ὡμὶ ER als ᾿Ξ A>4s bir. "a Sole 485. γχο] Σ»Ξ:2} cos | = σὰ] eläs eo)! ol Ss e EMI d) Js" sl ae 5,953 104... Als Der IK ὦ al) ee BUN 5 el τ z> Jh Sr ὁ ἀράτω, il May ag ii de all Mall U 15T Lal os AUS ale Asa ann ae τ 19 \, [-3 5] ον 16. 215 I 2) Jb 16,8 & N 15 um ge! PO räcdl lel 3 νὰ Amel Ha u) ey Pl, Pelz n Sr EL τρῶν Tl (δ ὦ. Ὁ Iglu ὦ © Je ENTE 8. ΤΌΣ της 32 ann ἢ τς ἴσο, — 6. This priest only mentioned in A. text. — 7-7. S. om. — 8. 5. 5passmuen B. om. — 9. B. om. — 40-10. 8. om. — 11-12. B. om. — 12. C. sl. — 13. €. WI „Lt ls 3 N] δ"! Is} (124. a.) ὑϑ.» Ὁ 32. — 14-14. S. « God visits us if we observe his dispensations. » — 15. C. 43. — 16-16. C. ὦ so or — 17. 5. baannunoc. 18. C. all. —.49. C. 282. 130. Cal DIE a 23. C. om. 9. — 24. C. om. — 25-25. S. « for God ». — 26. C. om. — 27. C. —y! ln. — 28. €. om. evil'. » And in the case of the prophet Elias the Tishbite also in the desert ravens brought him bread at dawn and brought him meat at evening, and again when he rested under the tree known as harthman and slept he awoke and found unleavened bread placed by his head and a vessel full of water ‘and the angel said to him: « Rise, eat, and drink the water ». So Elias arose and ate the bread and drank the water and went in the strength of that food forty days and forty nights without again eating bread or drinking water*. It was he who sustained Elias the prophet with supernatural food because he followed him with all his heart. So we also when God visits our weakness and concealment and 'sees our hearts directed in his love he takes care of us, as said the prophet David : « Cast thy burden on the Lord and he will sustain thee and care for thee. » And our Lord Jesus Christ to whom be glory, says in his holy gospel that your heavenly Father knows what ye need before ye ask of him. And when ‚my father had said this to me he _ 1. Math. ὁ. 34. — 2. III. Reg. 19. 8. [09] THE SEVENTEENTH WONDER. 381 6 Je Dil Al, ol Je ul U Farish ΟΣ ? Je eb U TU 12, I EI ἰδ. Mau, el ὃ γκο ὧ9 > el 5 7 21 " +tol.138 a. MS To ie a κὰο ᾿ Bl Mo) ον se lan δ» τὶ 7 em us la. Des an Lil ΠΣ “᾽ν χε zo = εὐ πον, ee Se ΠΩ οὐ De Ya οἰ De PET 8 νυ al Pal wis es ἘΞ τ} τὼ ΤῊ; le αἵ ὥοῦ ya al 0 Ar ρ. ὁ "σὲ al ὦ EP NY ee Ay U eV) a | ὁ le Elm SER EN SL RE τς JS oJ δὶ a IE il El) Lg L τῶ. 1880. 4. C. om. „. — 1-2. B. « and left me alone ». — 3-6. B. om. - 4-6. C. om. — 56. 5. « stretched myself ». —6.C. a! ss op en ἘΠ ΞΟ 58:5 om. — 9-10. Β om. — 11. C. om. — 12. C. 23 — B. « a full hour and ... » — 13. C. 38 #2. — 14.0.4939» \3l, se. — 45. C. om. — 16. C. om. 5. Bere lic. Je. — 18. C. SE. 20.0. ap. — 2. Ce. — 2.0.4 3. — 28. C. Zus). —24. C. gl — B. + « holy ». — 24-25. B. S. « three days ». — C: + BD πο 29700, 350-4235 0 - 29. C. 134. b. Li. — 30. C. 31, Jul au)! εἶ LU > τυ. — 91. C. om. — 32. B. S.om. — B. + « the elder ». 89. C. om. — 34. C. a2). — 35. C. Ben departed from me. As for me I cast myself upon the earth and spread the cool sand upon my stomach and threw myself upon “the ground, scorched *fol. 1388. ‚greatly by thirst and by the severity of the heat. Then my father was a long time absent at a distance from me by himself, and he returned and came to me, and his eyes full of light shone like stars of heaven, and he was cheerful with a cheerfulness like one enlivened by wine, and said to me: « O John, I perceive that thou art faint with thirst. Go to the place where the vessels of water are and drink. » And I answered him saying : « Ὁ father, the vessels have been empty since the third hour- yesterday, there is no water in them and we have nothing in our abode at all. » And my father used to fast three days in succession, and frequently when his body was free from sickness he fasted the whole week, he did not break his fast on the sabbath day. Then he said to me again: « Ὁ John, why art thou of so little understanding? — go to the water and drink and quench thy thirst, for I perceive that thou art faint from thirst and * this pain of thirst *fol. 188} * fol. 139 a. ἘΠῸ]. 139 a. 382 THE LIFE OF 5. PISENTIUS. [70] ib ll ni FelE all τ ῖὴτῖ τ. ls N ey al ἄξιο N en IE Ξε πο ΩΣ las se ah le PN τ 59. SM Μ θρο ei ne ds SE Uledl abe de one δ δὴ „eb ὦ Ὑ (ον ll eo rl Sl lin Ja So "ὼὶ δοῦρα Ge οὐδ ee τὰ τὺ a9 ars ie N ehe ὦ ὅκου JS as ae Pal u el τ in J IE U gr Yale 4 I age)! As an zul Y (οὐ δ Ὁ, Ὁ] υἱ κὦ ΕἸ ἀρ! Bas an N wu MM les Jolie Lil 1,5 ui Dsuel al Mon, 1 BU Mal, 8 ὦ. By N ee ee Se πὸ ale, are που 330 ze emo Es Β 4. 8. πολλοσετμο. — 5. C. ll _ao Sal, > τ l> Wa la» οὐ οὺ uebe! or Jill nl 3 » ae) sa BES οὐ! ar 6. Ξ τὸ Sal. — 8. C.0m— ὃ: Ci. 10: Ὁ. om? An CARL aD Ace — 13. C. sh aus. — στ in one of them which we have forgotten ». — 14-14. Ὁ 3, τον Ὁ τὺ — 46. C. om. ἢ ὦ ΞΡ 5 19. C. «-(ὺ «οὐ ὦ. has come upon thee. » And I said to him : « Yes indeed, O father, I thirst and am faint. But I tell thee in truth that when thou didst retire to the recesses of the desert and come back to me I saw thy face filled with light like the face of Moses the prophet, and my courage was restored and thirst for water departed from me. » And he answered and said to me : « Is the thirst of the deserts thus difficult to thee, just for a day or two whilst we did not find water to drink? how much more severe is it to those who are in the torments of hell and the fire of Gehenna, and the worm which does not sleep, where is the dense darkness and the fiery river which flows before _ the true Judge, the one before whom each one of us will tremble indeed ἢ O my son, falling into the hands of the living God is very dreadful and terrible ; * I suppose the water is in the vessels and thou hast forgotten it, and a remnant remains in them. » Now I the wretched John who am unworthy to relate this miracle which 1 saw with my eyes and myself perceived, —]; wretehed and despicable because of my sins, when I went where the vessels were, I declare to you, O beloved, with the fear that would seize any of [71] THE SEVENTEENTH WONDER. 383 AS a db “πῶς 50 As sl ὦ U δ ὅν Ale Tele Un Seolas Po Kar Ass ge οἱ 8 Sy; alu 1 ars > Bi, ı MI Bots lol ia el 1 ae N ae bo οἱ oz ML Eee N μα ον I, Ξ sb) DL a U," (αὶ! » la) ἢ Ns Yy 18 "lan Y 2. *fol.130b. > ala ey al all N! AN ll A Sa hl de) a Su Pla al A ul Pa u a 5 Se ea ee (σις ed Je ls ὦ el Ib Zn del NE WAS eV ir Yu ai ar hl LH Ey) Lydia un ὁ» te A Bam From ni N SE 5-7. Che (@ 2 ar L > BEI 8 treu. 7° G.om,— 8, C. SE 392 ( Ber ΠΝ ποὺ συ το δ lub, ΓΕ Ἢ ἄγε αι: τ 2 x "N — 44. C. om. — 15.C.+ ! —B. «my son ». — 'S. om. — 16. C. om. — 17. C. 1.5..». — 18. C. oe. — 19. C. ie. — C.+ Js] „»- — 2-21. C. aJ! — B. then passes to wonder XXXI. (167.6. En S. gives rd paraphrase (49. b. — 50. a.) of following passage (cl. 140. a. below). — 22.C. PER, er) al. — 24. C. 135. b. omit .. — 25. C. continues 166. a. below. us, that I found the vessels full of water to the brim, and that water which was in them was white like snow and very good like the river Gehon which llows. And I asked him saying : « Ὁ sir, father, see whence is the abun- dance of this water? » And he said to me : « O John, silence is necessary. For he who feeds the young ravens sustains them without their sowing or reaping or gathering into barns, nance, and all who cast their burdens on the Lord Jesus Christ, on them he * he has given us this water as suste- *fol.139b. bestows grace by his command and considers their needs as is required. As it is written in the prophet Jeremiah who says : « Blessed is the man who trusts in the Lord and the Lord is his confidence, he shall be like the tree planted beside the waters, his root shall not fail but holds fast in the earth and grows'. » Indeed what shall I take and what shall I leave of all the blessed and exalted virtues of our father the perfectand holy bishop of great glory, to whom KERsı 1. 3, ΚΟ]. 1410 ἃ. * fol. 140}. *fol. 140 a. * fol. 140b, 384 THE LIFE OF 8. PISENTIUS. [72] EM las ae U la N bl alle, Az all N alael sl Ol gi ἡ ul 3 ee Ben] a as or lu > sl gie anli τ 3. En Se le ee ἢ Sy EN LI dl Je ὑμῶν Joy ae VI ia ol ll As ai αὐ νυ οἰ ὦ εἰσ Ulby al le nl Ir 5% ulbYI alsl el οἱ Sl ΟἹ οἱ» el erh A N ee σϑ Al a re Ze δ ala ala dal, aus ON ao aa Vgl sell ueber „ie „el sel ani „el PL 2b Jr δ ἰαϊζακ Lie ναὶ © ΕΝ κι Vous Al en ΟἹ El il γὰρ ul ἃ ριον) II ον BIO re /CgePE SER ge EEE Ὁ a Lei Alm oe mean the generous Lord gave signal favours, and God conferred on him great gifts and bestowed them right up to the end? To whom shall I compare this great blessed one amongst the saints Anba Pisentius? — 1," compare him to Abel who was the first high priest and was approved and oflered up his oblations and sacrifices acceptable to God, and God accepted his oblations. This father was like him accepted, he was a father to the fatherless and the mouths of the widows blessed him; he was a leader to travellers, a host to strangers, a giver of food to the hungry, of water to the thirsty, and of elothes to the naked, — may a blessing be on the womb that bare him and on the two breasts which suckled him. And if I wished to do justice completely to his proofs and his wonders and virtues I would need a seribe like Moses the prophet so as to make known his story and explain the greatness of his miraculous wonders which no one could relate completely. But the deeds which we have seen with our eyes and heard with our ears we describe "to you, Ὁ lovers of Christ and lovers of instruction. May the Lord have mercy on us by his prayers. Amen. The eighteenth Wonder of the great saint Anba Pisentius. May his blessing be with us for ever. Amen. And one of his miracles and wonders is this which I wish to relate and snall describe to you. There was a man, an overseer and surveyor, whose [73] THE EIGHTEENTH WONDER. 385 = οἷόν ae Je Sl ΝΒ se τσὶ er de ὦ»» de zn Eh ὦ a μὲ ae gi 5 le τς «ὁ AN EN ls a 9 Ian Ta 3% El σεν „N ἘΠ Ὶ ls Hl) ge al Je LU οἱ alu wu (9 als Sol.sy ALoloss ae NE Dir το Mn geb ὁπ} Ay üb le VI ὁ al yo ὁ τό τ N en ΙΒ ὁδόν VI US 1 6 υἱός aibl ΟΝ ur οἱ re «τ ὦ aa ar ἡ ὧδ >, AN U ee eh ὧὐἱ ὦ ἐμ ὦ τὰ id elle Ὑ» τὰς di Ya le N ὦ» di οἷν \ = ea A u (οὐἱ oe name was Damianus. He laid many charges upon the helpless peasants and took away land marks from the grass fields when he measured them by the pole and measuring rope. And the holy Anba Pisentius many times reproved him that he might seek forgiveness, and he did not listen but persisted in deeds of iniquity by unjust violence, and was very insolent, and made no amendment of his sin, but measured the earth with unjust measure by omitting * and elipping, and in the hardness of his heart did not take heed at all to what God said by the tongue of Isaiah, that one of great sweetness amongst the prophets, when he said: « Woe to him who joins house to house and unites field to field so as to seize those which are near'. » And one day there came to the presence of our father the bishop all the chief men from the country distriets and the cities, and that overseer surveyor entered, and two slaves accompanied him. And when the saint saw him he said to him with indignation and threatening: « Ὁ thou ravenous wolf, believe me, all the ravenous wolves eat their prey of the cattle, whilst thou dost ravage the souls of men. But I protest by the Son of the living God who shed his divine blood for us, he will not pardon thee but will destroy in the measure of life, because thou dost take pleasure in the afflietion of the poor whom thou hast treated with severity. » And he sobbed and trembled at the judgement which the saint pronounced upon 1. Isai 5. 8. * fol. 141a. * fol. 1418. *fol.141 b. *fol. 142 a. *fol.141 b. "fol. 142a. 386 THE LIFE OF 8. PISENTIUS. [74] a) U 5. Sl sry Ge ale a [μὰ il) all” ade Au N ae El ee N τὰ el ΄ὼ «ἔρος gli I il ἴω τοῦς ΓΕ οὐ ul rl ee Li) & el Lil A) us an οἷς ΑἹ a,b N ae χὰρ eo ) a Mel Il cl El σα νῶν ἐν «Ἱ ζῶο, la aa ον ως As as a aus u ill ur Er ll us ὦ a Ja il el N ap wid Id ei Je al a, Bu 155 Il las zyl Ta ll rin " Je il ZN N dl Je in Js bir αὐ gone UI al Ey ὦ il Je na ads al δ 8! NN ee Fall 1509. ya a LA be! nel 3 el sl | «ὡς & > Ge) 1. mpockbapın. — 2. ἱερατεῖον. him ἡ and at once his slaves took him away to his house in fear and terror, and that merciless hard land-agent died before the month had completed its days, as the pure prophet, the holy Anba Pisentius, had pronounced Judgement upon him. May his prayers be with us. Amen. The nineteenth Wonder of the holy Anba Pisentius. May his prayer be with us. I should like to inform you of this miracle which God displayed at the hands of his saint the holy Anba Pisentius. Once it happened that he oflered the holy sacrifice in the church and celebrated the great liturgy for the congregation. And when he had finished mass and all the people drew near with great awe, he stood there at the door of the sanctuary and read prayer and laid hands upon the people. And when he turned his face towards the entrance to the sanctuary to show the paten, he looked and observed truly the veil spread over * the altar, which is the corporal, and behold power from above raised him and put him upon the altar, and the holy bishop Anba Pisentius fell terrified with fear in the midst of the sanctuary, and for a long time lay prostrate upon the earth in fear, until the Son of God took from him the fear which overpowered him. And with much humility he laid an oatlı upon the elergy who served with him that re % [75] THE TWENTIETH WONDER. 387 sub, alle 8, &l> Al N I U Nas! In Y Οἱ am On „gel ia 0,8 welt yon UI il Du] ae] Sul er, räcl ᾿νοῦ lag Llsl al nayl LI Ss AV Km zen! rs CE so ἡ δίων) ταν aA αν ες οὶ ἜΝ Lu," eV an 155 RE Se Ey) nl Οἱ Ayall ol weil ae 08 u 05 ὁ. DV a πον all Al, au Noms oe 08 ΩΣ Ὁ > ὦν Bil on ὦ οἱ SE al Οἱ ρα ist Indy σὰν ὦ» ὅ9 ginn ΟἹ ἐθῶν ὦ] ae a a N SE ich Breuer ee 1.0152. 2. ὅδε ΝῚ 10] 3, an 3 — δσο yon Lo; Sry n) ll te or γχϑ . 5. unmacya. — 2 — 3. S.+« ofthe eity of Qift. » — 4. C. “ Leu, — 5. C. om. — 6. C. om. they would not tell anyone this secret in the days οἱ his life. May the blessing of his prayers and petitions preserve us from the wicked enemy. Amen. The twentieth Wonder of the holy Anba Pisentius. May his intercession be with us. Amen. By your love for God, O brethren, we relate to you that when the days of the holy fast drew near the patriarch sent “a festal letter to all Upper Egypt to warn the bishops and clergy and all the orthodox, saying to them : « Be prepared, because the days of the fast draw nigh, and know when it will be the fast of the forty days and when the feast of Easter. » And the patriarch Anba Damianus, archbishop of the eity of Alexandria, sent clergy to Upper Egypt with a festal letter and they delivered it in every eity. The blessed Anba Damianus was he who had ordained our father Anba Pisentius bishop. And when the God-loving clergy of the patriarch were present with our father Anba Pisentius and had received blessing at his hand and were seated, that same day it happened by the providence of God that other dignitaries were sitting with him. And behold a man from the northern Ep) >] or) _ ωὅ a! tag), *fol.142b. *fol. 142 Ὁ. * [0]. 1.1.8 ἃ. *fol.id3b. * fol. 143 a. * fol.113 b. 388 THE LIFE OF 5. PISENTIUS. [76] ἀτός aa 31 2, N elle 5a des le A a Tee τ gi cu ol As as 56 zei [U 38 all Er a, ἀρ U N ar a 5 er a Ὁ] ee de as en οἱ el as all Aal el Aa I Al a ya ce U Le Dry um di Es, 0,2 "gl all a I ala ὦ» Bra tale οἱ dan ed er ee a MUS su Ks a >. oJ El "el ia Mel Ale δὲ > ey ae Il ὦ ul? LU ul he I de ale Ass > dl za bs ga a8 a Prl El ar ER ZU elle is δὲ SE WW ll ὡς zul dus el! οὐκὶ Kr Sul Nil ρα, day ano le OY| ze se ne ρα 11.0.8. 20. will — 8. 6. οὐ SI all „m ὦ τ 4-4.,S. + Damianus: = €. 152. a. continues. 5 Qi ax δ} ὦ 71. C. la]. — 88. C. om. — 9. (ὦ az). — 10. C. A lay bl. — it. 0.45 AG, Sale ἘΠ ἐπὶ τι ee ern country who was a shepherd * in the neighbourhood came that day to Ihe cell to obtain a blessing from him. Then came the opportunity by the providence of God. The door was open and so he threw himself down bowing beneath the feet of our father Anba Pisentius in the assembly of the patriarch, and after he was before the feet of the pure saint he raised his head and drew near to take his hand and to kiss it. And the saint looked in his face and drew away his hand from his embrace, and cried with a loud voice saying : « Who has permitted this rebellious trangressor to enter here? Go out hence, thou wretched one condemned before God; deserving of stripes is thy person. Go back, O John, and send him away. » Then I took him by the hand to turn him out, and when I had thrust him out of the door I asked him saying : « What hast thou done to-day the elder is thus greatly angry with thee? "I say to thee to thee that the whole day has been cheerful and conversing pleasantly until thou didst enter to him. If thou hadst not done an evil deed to-day, explain why his anger is kindled against thee like fire whilst the clergy of the patriarch are sitting with him. Now confess what thou hast done, as it is written : « CGonfess your [77] THE TWENTIETH WONDER. 389 lin Ich Job ΝΑ EIER u: <= Je Bl Tin 3 Ἐν Eee UL Ye ol τς ἰῴρι πε τ Sc Ya Ὁ ὁ der eye 3 al Pi ea Bez el) 3 τον Orr ε5 2 OP SER de «ἡ 3 Lö: Ks ΟΣ ci οὐ U Te Sal en ei Or sl LI EI I PIE bir δ᾽ > hl a Je BE 3.6. Ὁ 9 Gray Y las aus 5 Ja le ae ill „U Lab al all ol ia su a el ΠΝ ED er 8 πὰ 9 IN ls au le κὶὶ BE EP a We N Fe ΟΠ > ER eo! er er — ἀκτὴ, C. Gay. — ἢ: Ὁ ΞΕ e_ I (ς a. — ἡ (. Ἰᾶ». — 8. C. + 3. — 58. πειώοπτε. —9.C. 2. — 10. C. se. — 11. C. ya — 12. C. + «σίου — 13-13. C. nt ol. — 14-14. C. = se 8. — 15. C. 2. — 16. C. sa. — 17-17. C.- ee + ec. A. 2 yo re NEUE als a ἐξ: „at. cn 49}. 39. C. om. — 23-33. C. 2% Po C. 5]. — 25. C. al. — 26-26. C. > Re hä N Δ} „te er es BEE) N: ἕν G sins one to another and pray one for another that they may be forgiven!. » And the shepherd answered and said: « Would that I had died before I rose from my bed to-day. I was pasturing my sheep in this thicket and a woman of my acquaintance came by and I held her and laid with her, and I supposed that the elder would not know it, but the Lord has laid bare my soul so that as soon as he looked attentively inmy face my secret was diselosed and it warned me that he knew what I had done, and violent sorrow seized * me and fear was inmy bowels and I was ready to fall upon my face from terror at the door, ready to fall to the earth prostrate. » And he had a little cheese with him in a basket and he said to me: « Task thee to thee to take this little cheese and put it for food before the men who are with thee : Since I brought it here do not reject it, lest it be a grief to my heart. » And I said to him : « I cannot take this thing from thee unless the elder command me, lest he rebuke me. » He answered me saying: « I adjure thee by God, take them all that thou mayest present those 1. James 5. 16. fol. 144 a. * fol. 144 a. *fol.144 b. 3 * fol. 1158. *fol. 144 b. *fol. 145 a. 390 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [18] ὦ» οὖ. ὡὠμἱὸ μὴ ὦ «ὁ ὦ ee re a ὑσὶ a κατ LS U pl I be SE 21 > "a bl zo au eh IN - oe ὦ ὁ αἱ Fels u N ey A ὁ οἰ 5} 5 κα se Al ee Οἱ 7, KU 1. Sr) EN πὰ sc 8: μι Äl zol al ΟἹ as KU al UL a ee πὶ EN Na N zb ed El ee EN ee lie ale εκ ΟῚ ὁ 5) liKa ll ὁμὉ ΚΣ. ss ih ἐς, ὦ «ἢ bel 5 ME nk, τὰ» πὶ τ Ὁ Eee ὁπ ὧδ ΟἿΌΝ sl ΗΠ ol In 10 I In 52} 5 ec «οἱ "ἢ I ae — 9. C. om. — 10-40. C. Je &! PN! ul Sr Gt ar ul BL: ca! ω ‚| er) al, sa!, a" u. b) Er als 2 we Ss = be. — 11. C. continues with JE N cheeses and give them in alms to the poor for me. » When he swore to me, 1 feared for the oath of the Lord, and took from him the cheeses and mingled them with other cheeses which we had and which had been brought to us that day, and said in my heart, ° « I will not let the elder know it at all.» And when the evening came and the place was free from men, he rose to present food to the elergy and said: « If any-one brought any cheese to-day bring it to me set before the elergy. » And I.put before him the cheeses with which 1 had mingled the cheeses of the shepherd. And when he looked at them he said to me: « Bring me a dish. » Then he reproved me by this parable saying : « Behold, to-day there was a man whose eyes were open and his sight good, in him was no darkness, but he veiled his eyes by night and day walked like the blind though he had sight and the use of his eyes. Would not every one of those who saw him reprove him saying : As God has given thee light, why dost thou love the manner of the blind and ofthose who walk always in darkness? » And I assure you, when *his speech to me had been with this parable, then he picked out all the cheeses which the shepherd had given me and set them apart in the dish. And he said to me : « These cheeses, I say, belong [79] THE TWENTIETH WONDER. 391 Aa) El Wa zoll u dsl a,b Le ar ὁ N τ SE ὯΝ 83,9 Jo) ie edles “ καὶ PL kl 38 RE Gl aus N le ar any all a 25 a dl aa ze ar dal | «ὁ u Don Aal ale) Sal Ma ig il 5 Yun ὁ ὁ“. I > SL a οἱ δ ὁ a ὧν 0.9 AU as εἰο- al Jal ia ya hl ea; ol Je -) hd 4) la al x “ΤΟΙ. 1450. ee De ὦ. el YA Sol au al ον | or ΟἹ wis Ya Sl us 1 Pyeiyäl Ua Ka sl ὁ ale KT era en) rain GN nr ug Sell; 09} al za OR Y sb ll; ὧς Aus αἱ „ale as ὦ aus A 3,3 le. oa al κι. Sn ΕΝ Tal, a a) ie > οἷ N, — 2. C. 20} ei. al δ δδι5 ἀρ εϑ οἱ ζ, Lö) ὋΣ a! τ IE A) ee) I» el 5,8 Io. (ya RES CH) ES δλ, a N) 2,3 syn), a,i ᾿ NER] sl er ale | ws sus 23 = G then continues at 205. b. — 3. 5. -+ « thou find him ἘΠῚ "ἢ 5. «to A. .».— 5.8. « do not attempt to anoint my head with the sinner's oil ». — 6. 5. + « in his epislle ». — 7. S. « again, lest there be a filty fornicator like Esau » (Heb. 13.16). to the shepherd whom I told thee to drive away to-day, and when thou didst drive him away thou didst take these cheeses from him. See how thou dost resemble Gehazi who was servant to Elisha the prophet when the leprous man went away and he brought him back and took from him two talents of silver and two changes of garments. Observe how Elisha cursed him and laid the disease of Naaman the Syrian on his body. So now arise and take this cheese and return it to its owner wherever you may find him. Ifit be not until midnight thou hast orders not to return to this place until thou give it back to him. » And I said to him : « I ask pardon, O father * but when I turned him away he swore by an oath to me and *fol. 145b. caused my heart to fear. So I was alraid because of the oath by the Lord and took from him. » And he answered me saying : « Let not the sinner’s oil anoint my head, for the wise man Paul of sweet tongue said thus to the Corinthians : I wrote you this epistle that ye do not keep company with fornicators, avoid them‘. Again : Fornicators and foul persons and adulterers shall the Lord judge and punish'. And : No fornicator shall inherit the kingdom of God. Go quickly and give back to him his cheese, perhaps we may be able to save his soul from the devil because be is ignorant 1, I. Cor. 5.9-11. — 2. Heb. 13.4. BT s *fol. 116 ἃ. ἘΟΙ. 146}. * fol. 146 a. *fol. 146b. 392 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [80] LS ZEN can; Ill EU 3 A eh a il Ku a He! ul υ! ra LWY 53,2, abe) Se) ge äh al 5 ih εἰς ey 55. All ll wa οἷ. με gl LU = «Ὁ 3 cd Olaz La luas «al ἘΣ Is 58 ir se λυ οἱ ce Ihe ce A aus EV] ἀξ ας μὸν LI Sub 16 U" 5,5 a > wi als ls al Se 1. S. « the evening of the same day. » — 2. 5. « Ye must know that our righteous father A. P. was inspired by the Holy Spirit and was a righteous man : and if [ye suppose] that he was not..... and unfortunate. » So | went away and gave them back to him that night, and returned to my place as my holy father directed me. So ye know that he was guided by the Spirit. The twenty first Wonder of our holy father Anba Pisentius, may his prayer ἡ be with us all. Amen. Hear also this other narrative and wonder and glorify God. One day it happened that my father sent me on urgent business to the distriet of mount Shama, and it was very late before I returned and the evening was far advanced, and as I went up the road two hyenas distressed me, and I was riding a beast, and they drew near me until they were springing at the beast, and they also scattered dung. And 1 said in my heart : « After a little while they will come near my foot. » And thereupon I cried out saying: « Have mercy on me, Ὁ Lord, by the prayers of my holy father and rescue me from the mouths of these wicked hyenas. » As soon as ] finished my prayer they ran away without doing me any harm at all, and were as though some one had driven them off after disappointing them greatly “ when they were very fierce, as soon as they heard of the a [81] THE TWENTY FIRST WONDER. 393 εὐ > ee Is Iobsl dsl A la eo ws Ih ll ὦ» al Ὁ al sy > Eau Al es ὧι ὁ ae LU «65} ale a σῦν Οἱ th ee MA ee el ee μό EI al οἱ alla ann Ihe be ya al al ὃ ὡς di U U au I yuYi As N oil Sb LI LI yoliim οἱ Ἴδας al N bs U all Lil gu ll Au! ον Key I all wies ὧδ au, „Jul οὐ ze N ὁ u Wi αὶ SALE ab. In Su ee SS A I σῶν ed 89 «ὡς be LIU ih Je BEI IE el, αἱ Sy Ar N ed da Yy ale u A Sa 05 NE al aa de ἐσ ὅν δὶ * fol.147 a. 1. 5. « a number of wolves ». — 2. 5. « 1 was obliged to abandon the beast on which I was riding ». — 3, S. « (l found) her (the beast), and the holy man was... — 4. 5. « a certain prophet ». elder. And as I proceeded thence a little way wolves drew near and scattered dust in the air above my head as I rode upon the beast, and fear and terror seized on me and I called unto God saying : « O God, the God of my holy father Anba Pisentius, as thou didst save me from the hyenas so save me from the mouth of these wolves. » And the speech was not out of my mouth when one of the wolves screamed with aloud voice, and they both broke away, by the prayers of my holy father Anba Pisentius. Then ‚at once I reached mount el-Asas and glorified God for what had happened to me, because he had saved me from the mouths of these abominable ravenous beasts. And when I entered the monastery I found my holy father standing and reeiting * the twelve minor prophets. Then I brought in the beast to the stable to tie it up, and my father was high above me on the tower and said to me: « O John », and I answered him saying, « Bless me, my father. » And he said to me :« Did I not tell thee, if night reached thee thou shouldest not go until the early morning of the next day. The wild beasts very nearly slew thee, were it not that God had merey on thee. » Observe, my beloved, this saint knew everything before it happened but he concealed the excellenee of his devotion and did not seek to get PATR. OR. —-T. XXI. — Ἐς 3. 26 * fol. 147. * fol. 147.b. "fol. 148 a, "fol. 147 h. * fol. 118 ἃ. 394 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [82] Ka Jel > Sl ΟἹ Sol 0] ΤΟΥ al a Yy Lu Yo οὐ ὁ» Al licdel 5 la Le ze AS 6 El Ir αὐϑ ul Dal el I Gab US cd WEI a> al μοὶ ΟἹ αὐτὸ ai EX N Ki an US ee geil Ὅν! a ul Jey „8 Sl ων il JE aus A Ἰράρεων LE al Ars 19} an I at aa Je Del Sl Past dal a del Us 58 all cl ἡ aus Is a NEE le N ee eo aldi ol da, a JE 5. da ab 55 Ol SI οἱ u en LI ἢ „&L us my ga bus a ge SI Ar Ba iu 55 ἢ οὔ 1. 5. adds citation 1. Thess. 2. 6. — 2. S. « of. the town ol Qilt ». honour from men, from you or from any others. Now I would like to tell youallthe deeds of this blessed and fortunate elder, but the explanation would be too long and the narrative verbose : but as the holy book tells us : « The works of God are excellent, display them to give him glory'. » Therefore I relate to you a little * of the many, because of the virtues of this honcured man, and then our discourse will be finished. The twenty second Wonder of our holy father Anba Pisentius, may his intercession be with us. Amen. One day there was present with him a man from the distriet of Qilt and his son who was travelling with him. The youth had reached the age for marriage. They both entered and threw themselves at his feet, and the saint said to the youth’s father « Why hast thou not found a woman as wife for thy son? » Now that man was ofthe people of the eastern land. The man answered and said : « O father, up to now he is but a child, he has not reached knowledge, although he is polite and well bred. » Our holy father Anba Pisentius, the aceurate one, said : « Thy son is a fornicator, and there is fruit therefrom, if he will but say the truth. » The man said to him : *« If he has committed fornication I will deliver him into thy hands to deal with him as thou seest fit. » And Δ ΟΠ 9 7. “ [83] THE TWENTY SECOND WONDER. 395 Eh N A αν ae ee ds za a linie Il sl a al dh, οἷς ἀρ ke ὁ Al DM al u zu wh re I öl πὰ el A WE sie Ka cl a ls y ὧν πο τὐὺν Ti Vorl WE u le I ὧς Al U MI Je er Yy Io el dl Eh 95 > ale a5 36 gl abs (ὁ ἐδ an Bin bl Οὐ ὦ 5] ul ey aa al dass ul ie 5 5252} (089. ale Alle am en Moss nn. ne Als ud gr β σονοι Sl SE al all Ne del pe Sole as US ον5]᾽ 3 ὡὦ a οἷν ih zei il Ja SE IE Is Jo (5. Zellen al est 3 Jain wa al EV u ἀν a οὐ Οὐ el ll Ya Js πο Ay So A ld JE yon ὦ ὦ god U Als u * ws) ὦ 1. 5. adds citation Deut. 22. 29 (LXX). the righteous prophet answered and said to me (sic) « When thou dost enter thy village, the first woman thou meetest on the road as thou goest, the daughter of such a one, in her womb is that which will bear witness against thy son that it is he who has taken away her virginity. Do not suppose that I have said this to thee altogether on my own account, but pious men reliable of speech have informed me ofit. So now, if you hear my advice, marry him with her since he has had intercourse with her. 1 am unwilling for him to draw near until he marry he because of what is in the law of the Lord, and let him not do wrong lest God punish thee for the loss of his soul : for if thou join him in marriage and he fall into sin ‚again his sin will be on himself alone, so do not permit any delay, lest before Christ’s tribunal he say; I had not committed fornication were it not that my father did not marry me toa woman : and on thee will lie the whole blame of his fornication and sin because thou art remiss in training and educating him, as we are told ofthe priest Eli that he was negligent and careless in training and instructing his son. » That man answered and said : « Every word thou hast said to me I will observe and remember and do, because he who is disobedient to thee is disobedient to the Lord Christ, as the word of life is abundant from thy lips. » And ihe holy father Anba _Pisentius said to him : « Go, in peace. May the Lord God be with the two 9 “fol. 1.80, + fol. 145 b. "fol. 1198. *fol.149 b. * fol. 1498. *fol. 1419 Ὁ, 396 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [84] μρ δ zoll Wall Le um οἰκο ats ee As as αν le (ό a ΟἹ al Yo all AU age] äh ὦ am El N I ln il ieh en ΟΡ ὁ al al Ill aa Je el de al allg Cote 5 N οὐ EU AAN ade Mu, US δ. οἱ τ 3 > A ii oe de u zeaill an, la Alig Ines de 7 goal an, IE la Plans δα LI I alloy al) Ai Jeis U Is Pal ah N za ll 3 yalb use Ju ob ὦ» all IE Δ dt "ἢ up ale el An Su JS as 103 1-1. C. ls ade eye 9] et «3 5 GET λαθϑ.. — 3. S. orege. — 8:4. C. ER] ee S NEL pe c Is ὯΝ - ἐδ} el as a) en 1 κὼ9 ke es ) = ) =) Bee τῷ 5 = 5. ἰὸς σα τ. - ὁ om ἢ ππτὐΠ ΠΝ": 559. — 3 (ν = G- — 23-97 sahen ΜΟΎΘΟΡῚ sorwußy. — 10-10. C. uns O2 Los! ΠΝ > > ) S\ Ba RE αθαρς Ὑ ον τον κοῖτον of you in every saving deed. » And at that they departed from him and did as he directed them, and their hearts found rest by the prayers of this saint, (may they) he with us. Amen. The twenty third Wonder of our father * the holy Anba Pisentius. May his intercession and blessing be wilh us. Amen. One day our father the holy Anba Pisentius went to the village to visit its church, and after he had communicated the congregation he returned to the monastery. And as he was going in the way beside the canal, one of the peasants brought to him a cow which belonged to him that he might sign it with the sign of the eross. Now observe the power of God and. you will marvel. The eross which the saint signed with his finger on the womb of the cow outside penetrated into her as far as her child, and a proof is that when she brought forth they found the eross which the saint“ had signed upon her from outside plainly marked on the little calf to which she gave birth, white as wool or as the snow in whiteness. And everyone on whom the saint laid his hand and made the sign of the cross he * received [85] THE TWENTY FOURTIH WONDER. 397 " WS ὧν se τ᾿ EU ς u Er sat τ} eu μ! τ N ΤΕΣ Ui a (in τ ey Je 5Ἀ all 2 ὠ ΕΝ Ὁ 7 : ὠμοὶ alla a ον πη γὰρ ge All, ey ol Bee τὺ ee sul, We Ban ae el a all ER ρὲ ee Gm) 5 le δον ? se ob al ol Ayäll All 5.9 το du US an τὺ 0 anche Fat ie gl ale 5,5. Juli JS 1. C. au} (152. a.) al „ sl U - Are. N Be ο τα a. Bis ὡϑϑ Gb ws 6, a! 5.0} 33 es a >) 5 . then passes to 142. b. (above). — 2. B. « in the fire ». relief from all sieknesses and infirmities and diverse pains. Come now, all ye upright in heart, to the Lord and his saint Anba Pisentius and ask him with repentance and tears to pray to the true king Jesus Christ, to whom be praise, as he said. You, Ὁ beloved, do all that I have enjoined you so that he may have merey on us in the day of judgement, for it is fearful and dreadful to fall into the hands of God. May the prayers of this saint avail us for ever and ever. Amen. The twenty fourth Wonder of our father the holy Anba Pisentius. May his intercession be with us. Amen. One day they brought to him a boy aged twelve years in whom was a devil, as his father told us. And the boy’s father asked him * saying : *tol. 1308. « O father, sign him with the sign of the cross, for the jinn which is in him is a eruel jinn. » And the saint asked the father saying : « How long has this jinn come to him? » And the father said : « Since he was seven years old. I swear by thy acceptable prayers, O father, that it often casts him to the earth and he staggers like the camels, and his eyes are filled with blood from the severity of what tukes hold of him, and very ΕἾ * [01.150 b. *fol.151a. + fol. 150 b. 210. 15la. 808 THE LIFE OF 5. PISENTIUS. [86] Us dam) um) aa ὧν! et ale gr 4] «92. As or tl), 239 SE ag ἢ ρει dla ll N el I I le. Kl ges AUS οἱ Ὁ wen „Le ls ale le ae u) > il ea A οἱ ἐνὶ ὑθ καὶ ὦν οὐ mt il el Ale a U al II a zul a Ale a Ja οὐδ μ᾽ al A ΑΝ π 90} all N ah ee ae οὐ ae απ N ade de al ara ll il ee al Οἱ ὁ ὁρῶν ΟΥ̓ Ma ce SE li gUl Iyuis an, Hill zus m aa de ee ee el ee ae EU Tel ll κα τ a WERE Zn ol ᾿ ΟΣ Js ol ae, WI Us 1. B. « the font of ablution in ». — 2. S. « and I made Anba Elisha the presbyter and overseer ol the place go to thıe sanctuary ». olten every one despairs of him and our hope of his eure is checked. But we say that thou wilt master him. So now act righteously, lovingly, and mereifully.» At once he called for me, John, and said to me : « Go into the church and bring me a little of the water from the font of the congregation that] may make the sign with it on the child, for I perceive that the devil tries him greatly. » So I went into the church, as my holy father ordered me, and filled for him *a little measure of water from the font which was near the altar and brought it to my father the holy Anba Pisentius, and he made the sign of the holy eross upon it in the name of the Father and of the Son and of the Holy Spirit, One God. Then he said to the man : « Take thy son home and atthy arrival give him some of this holy water which I give thee from the church font, and believe in the Lord with strong faith.. He will be healed from the evil afflietion which vexes him. » My holy father advised this man to give him to drink from the water which was in his hand, and so the devil would go away in haste. And men wondered at that father and related that the holy Anba Pisentius had cast out the devil from the son of such a one. And when that man took his son to bring him home, as he informed us when “ he returned to us and said « When I went from you I gave him to drink of that water and then the devil cast him to the ground and threw him down [or a while and eried out in him saying : « O Pisentius, dost thou mark i ΐ “ > 5 [87] THE TWENTY FIFTH WONDER. 399 Bl a με] ὁπ! ver ur Be DE) SG sl ee ὧς sr wel ὁ ων el gli E58 ὁδοὶ ir a a A in U WIE 51 ame all ya Eee ee ae ee ss αἱ us se IS a AM Aa Hl ὁ! oe ni al ee N ie κυ ka oe ya EI Ων" a ee > οὔ U LE ale „gel Li lit all Wl ἴα δ all au gay ve ὦν Jo, ls ul Ὅν BER la] N - οὐ a el ὧν (μαι Ins Ἐς «es; πο ττὶῖτν- de τὺ en δι οὅ Je οἰκο As ke 8 cc» oa Be ως 05 ιϑ ΠῚ > lo „oJ *fol. 151 b. ze a! eu or E37 say) EU ai σε as Be) 5 «>34, Je! or 1. B, then passes to wonder ΝΧΥ͂ΤΙ, — 155, b. below. — 3, 5. « and tlıe man acceused me with thy finger and expel me from my dwelling? » And at once he departed from the youth who was purilied from his disease caused by the jinn. » And as for my holy father Anba Pisentius when he heard from this man (he said), « Everything is obedient to the believer, and especially the water from the tank at the altar cures every one who has eonvietion in true faith. Do not suppose, Ὁ man, that the gift of God is given to everyone like his warning, but the power of God is actually present in his holy church, and in those churches which heal all those who visit them with upright faith and righteous hearts. But 1 am too humble for such functions as these. » And when he had said * these words, this man went away from him and glorified God and his saint Anba Pisentius. May his intercession protect us. Amen. The iwenty fifth Wonder of our father Anba Pisentius. May his intercession be with us and protect us from the wicked enemy. Amen. One day it happened that jealousy entered the heart ofa man towards his wife, for the devil who hates all that is good and ever has a grudge towards the human race, seeking its destruction, had instilled into the heart of that man doubt concerning his wife, that some strange man had *fol.151 b 400 THE LIFE OF 5. PISENTIUS. [88] Br as BZ) as lade Ö® sl Jaall Ule ἰω nn d>9) Jo) \ NZ *fol.152 a οἱ ὁ. es lung % ε- als «οἱ 5 41... ὧς >> . 413... Je, As IN SE ὦ» τῶ ES ὦ ὡς κόνιν Jill Il AI aldi „Je Us as Ab er LI σῦν! LI I IHN am ὦ 1,x: Ἢ ἀλλο eb 3.» ob A Job (καρ J Jan Kai d Jin Je) I ad N ey οἱ ὧδ ἅς, ὦ: Ge ale au a τ = Jo, εἰς dal a del As 05 ae NM el le ie ὁ ὦ a Lo! ee de a ὦ» 5.8} Bu N 35) El el ou ? Je ξβ΄ αὐ ol ul ὠ ee) ε "ἢ (3 edel ehe was innocent of the impurity charged against him about tliis woman ».— 1-1.5.om. — 2.S. «in». — 3-3. S. « cast thy dispute upon me, I. will avenge thee, saith the Lord ». lain with her. But that woman was innocent ofall the suspieion wherewith the man suspected her, as the story will inform us when we proceed to the "(01.1522 end. Then that man *cast out his wife from his house because of the evil in his heart concerning her. And his father and mother both took great pains as far as they could imagine to reconcile the mind of the husband and make him live with her, even according to that which Salomon spoke, « The heart of the husband is full of jealousy'. » Finally the matter came to the ears of the celergy of his village who had made him an assistant in the administration of the holy mysteries, and the clergy informed our father Anba Pisentius concerning the matter. Then the saint sent a message saying : « Trouble thyself, I will find for thee the reconeiliation which is necessary. » And the husband spread abroad rumours throughout the village and went about from place to place threatening and saying : I will never again go to Pisentius, what hath Pisentius to do with my affair ? Now the man was a native of the town of Qift. And during the time he *fol. 152b. was uttering these words he became * more and more angry. And when the sun was about to depart to its place of sunset that day, he laid down at night, — and he laid down in the night and God who spake by the tongue of the prophet saying : If thou dost not make elear thy request 1 will make it elear to thee, saith the Lord : verily I say to you, find judgement is mine 1. Prov. 6. 34 (2) Em [89] THE TWENTY FIFTH WONDER. 101 al LT I 5 Iyasl 5 ao Aal δα Play > gu Be il 5 Ya οἱ lb a del de ale ἱμό al ia dl &e ἴω al ΣΟ Ad 45.) al zul al > ya εἰ öl) al, SL ul! π΄ τι 2 ea 91 νον, Al JE σον “δ. ATS ide a, Αἱ a ὡκβ Ss ὦ [5] U We „ul ss Wo «ὦ; U: dl 3 m οἱ ul ill 3 οὐδ οἷ, alle a θα ω BEIM um & >. b Σο] ἐν Js en ι ὧβ 5.9 „Ul ΝΞ 5} ob; ee ER a a a ὧν Selen. eh de A N .κθὸ ὦ» En he al EB] Be] a & Ban ars) or Ba Er gli ωἹ ἜΣ οἷ 59: % (ol. 153. 1-1. 5. « and he began to suffer great torments ». — 2. 5. om. — 3. S. « my falher ». — 4. 5. « for I tell thee that ». — 5. S. « and help me ». — ὃ. 85. om. — 7. S. « thou dost not take me. — 8. 5. om. — 9. « S. since he saith, take me to - A. P. the bishop, if he is to live let us persuade ourselves to do as he saith. » and I am the rewarder. Ile brought a severe disease and sore pain upon the man in the night and his torments became grievous from the severity ofthe pain which came to him in his abdomen, and he began to ery with aloud voice saying : « Take me to our holy father Anba Pisentius, for all these pains have come upon me on his account. O my father, do an act of kindness to me, for I am brought to the straits of death and its pangs. And if ye do not take me to him I shall not find any reliefat all.» And his father and mother despaired of him, and their hearts were certain that he would die.. Andthey said that ifhe * die or live it is necessary that we content his heart and comfort his soul in that for which he hath appealed to us, perhaps if we bring him to him he will sign him with the sign of the cross and he will be relieved of his torments. And that was at the beginning of his episcopate, and they brought him to my father who at that time was stilla solitary in the mountain, andthey knocked at the door and I went out to them. And his father said to me : «John, do an act of kindness and ask a favour ofthe elder for us, for my son is sick and near deäth. I believe by God that if he signed him with the sign of the eross he would be delivered from his suflerings. » And he asked me himself and said to me : « Bring me to my lather the bishop Anba Pisentius and he will heal me irom my suffering, for I am in this severe pain on his account. » Indeed *fol. 153 a. * [0]. 103 Ὁ. * fol. 154a. *fol. 153 Ὁ. * lol. 1518, 402 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [90] Go don az Sao ziel lan ἢ ἡ IE Ayo el se ze ab ὁ gb Sl u MW gl ας lägag N N ed IE weh geadl οἱ N ws us del Ma ὁ» LI nun LE SL Doms Vi μα Sy οἱ U ze ΝΣ pe ΟὟ An ol oa ge “5 N la ge Ih a all ὦ Je ln LE se 5 N" 9 ol ed as ol κυρ ga (5.5. 9 Jan ass ἡ JE χοῦ)» sus φῦ αἰ ya Le I Ja) ὧδ Le SV ρον ὁ δῶ 9» ae λα a > al el Yo ls δ. "As ας ol Al ὧν ol El Aal a ΟΝ Isa ooVl AEL A οὐδ LE ang ans αἱ Ess JE le ee A AA le A il JE Sub a Οἱ ld οἱ Ayl I elle I ge geil an δ δ Jan La ia ib gl NY übe ag Abb Yarzlı lab Ay Az u lol sl the son eried to me with a loud voice and said tome:« Ὁ John, *doan act of charity and love, and carry information about me to the elder, because death is near and is overtaking me, behold, you see it is evident that if you do not admit me I shall die outside your door. » And when I heard this man and his son I went to my holy father and told him and he said to me : « Leave him until he shows good manners, he is ignorant of eulture. » And 1 answered him saying : «If I leave him a little he will be dead, for there is but a little breath in him. As I perceive, O my holy father, he has learned his manners suffieiently and more. » And he said to me: « Let him come in. » And when he entered, he and his father, he fell down prostrate at the feet ofour father a long time, and my father said to him : « Arise, O ignorant of culture. » And the man answered and said: .« As God liveth, IF I have to lie three days prostrate at thy feet, * I will not raise up my head nor ever rise until thou hast put thy hands on me. » Then my father grasped the top of his head and raised him up and said to him : « Rise, O defieient in manners. Behold the Lord bestows healing on thee if thou wilt obey me.» And he said to him :« I swear by the difieulty which befel'me and your prayers which set me free from it, that if I remain in this world a year or two, all the days of my life I will never disobey thee. » And my father said to him : « This which has happened to thee is because ofthy wife whom thou didst treat unjustly and acting rashly didst suspeet and abandon her without cause, for she is innocent of the matter of which [91] THE TWENTY FIFTI WONDER. 403 del ὁ ey U Se WI Ya al A Js Ih au a, a le a rl JE Ar kl Io Li) hr sb ul ΟΣ Als) ee el Bear Je yo} "lol, ls) ε- ei, ΠΝ Aa; ; äelus all li Au > ul sh Fe δο πὰ = oJ οἱ sllial la ed Ὁ Il ib al nal IS Way) el LSxre Fan el I les ao Me al ei N ὅν NN Er ee 9 I oe ab El EU a Sail οἷν Label al L laers ΟἹ a ἃ Bin ne en ln eb de go I las uly as u Geh Daun Jul N Ay I Ude zn (ls >) ale an © AS ἰὼ lin u 1] Ausg al! Olae Las 1. 5. πποῦτε. — 2-2. 5. « God shallmake her acceptable to thee and if she ineline to lhee and conceive and bring forth a male child to thee, the report spread about * (01.154 bh. * fol.150.a. her is not true, and believe me, she is a free woman.‘ If however she shall bear thee a daughter ». — 3. 5. + «but hath defiled her marriage ». — 4. S. inserts Nu. 5. 12. 544. — 5.5. « [rom the saint ». thou didst suspeet her. And I say unto thee also, in order that thy heart may be set at rest and at peace concerning thy wife, — for men, my son, consider the outward appearance only, and the Lord, blessed be he, looks on the heart, — when *thou dost return to thy house, take back thy wife and be reconciled to her, and do thou forgive, and cast all thy care on the Lord Jesus Christ. They have informed me, Ὁ my son, that she hath conceived by thee. Now if thou restore her to tlıy house and she give birth in due course and bear a daughter, then I say to thee do not remain with her, but cast her forth from the house, for she is not free from the suspicion wherewith thou hast suspect her : but if she bear a son, she is guiltless and free and blameless. And if these words do not satisiy your heart and please your soul and thou wouldest make her take an oath, then, O my son, let her take oath, I do not forbidthee. Indeed, Ὁ my son, | know that she is innocent. » And the man said to him: « O my father, my soul is satisfied with her since * thou hast spoken to me about her, and I shall be disobedient to thee no longer. Then he received a blessing and departed from him, he and his son, and went home and glorified God and his saint our father Anba Pisentius. And when he returned home he was * fol.15&b. *fol.155 a. *fol. 155 b. * 70]. 156 a. "fol.155 b. 10h THE LIFE OF 5. PISENTIUS. 192] Je de! οἷν li Οἱ ΟἹ al AK 185 a a na Wal a ll en ie ne ar ὦ La τα σΘλδ μοὶ el ua a Δι ΩΝ τὸ». el N > Tas lee Ey hl a, ol > mie ul 4.9. a | ἰρ90 a Hub 15 IS ir Bell Alm is 3 ya leliey sl" aa Zu Alm La Je U abi al bad Sl ne zei ol Sl tl 5b Folal al ers) ὰ elljle kei LAU a ον Se dl ρου a ee ee „a αν} „el πα ᾿ς ὡς οὐ ddl ed Ay ie ὁ] all > on Dls 538 Fall Igel a στον} ia 5] "ραν ἡ 1.S.« and ». — 2.8. -+ « who was like an apostle ». — « more wonderful than the other, ond the setting free of the body of the (74. a.)husband of a woman on whose navel a spell had been cast by the power of Satan ». — 3-3. 5. « thıy wonderful life, O thou angel of the Lord of might ». — A. 5. « the Lord ». — 5. B. commences here. reconeiled to his wife and she bare him a male child according to the word of our holy father Anba Pisentius, and the child was named after the saint Pisenda. And they dwelt with one another reconciled to the day of their death. The saint did three very wonderful miracles, he saved this woman from unjust suspicion, he healed the man from disease, and the heart of her husband whom he made pleased and satisfied and reseued them from the power of satan, and restored the married to union one with another. “Great isthy commemoration and life full of all perfeetion in the kingdom of Almighty God. If I desired to relate all the mighty deeds and wonders - which God did at thy hands from thy childhood until thy monastie life, and *fol,156a. the cures which God bestowed upon the sick by thy prayers during tlıy episcopate, which thou didst not desire any man to know, there is no one who could reckon them or describe them easily, or reach their end completely. May the Lord have merey on us all by his prayers. Amen. The tiwenty seventh Wonder of our holy father Anba Pisentius, may his intercession be with us all. Amen. "Hear also this great wonder and glorify God. One day a man came to [98] THE TWENTY SEVENTIL WONDER. 105 3 οἱ οἱ I Is d τ οἱό del as Igel ame u ol UE AL, Judy all δας, nn gay οὖν Püyy u Fake Fin σον m TV was γι) Sopull ὁ σον» Tas al ΤΑΣ} lan lab Je an al TuS BP: ln ae sl ol! ul Εἰ lb τ a Ins al "ol rt. ST or Br ee ἐξ το Je, Ali sy & sl US EINE a Ja "ae Iyyo δ ας 929. ga gb PL Sa) Je «| Lo ab Loy τοι 150}. di Sl re ὦ Mad οἷς Mole Boss ds di Y ὅλαὶ al lad a Tail 59 Mina ann SM ὁ Pam Diaz > 0 18, ΣΙ 4. ἡ εἰ5.}5 Ass mal ἘΞ ΠΕΡ ε ==! » da ds at ee EN N ae 9 aM 1-1. B.S. omit. — 2-3. B. om. — 3-4 B.S. om. —5.B.S. « thirty » so this text below. —_6.B. om. — 7-7. B.S. om. — 8-8.B. om. — 9. B. « our father A.P.».—S. « thy- father-hood ». — 10. S. « if there was anyone whom thou couldest cause to give me {his small sum, I would give it to the man ». — B. « and give something for him ».- — 11-1. 5. πὶ γατεκιρα fi Roane B. « foreign ». S.B. « who dwelt ou mount Teilaj (Β. faox — >, Nilopolis). — 12. S.B. om. — 13. 5.8. om. — 14-14. 5, « in which he brouglıt her ». — 15-15. S.B. om. — 16. S. om. « to my father ». — 17. 5.8. «him ». — 18-18. B. « when the man arrived near the holy A.P. he found him in the monastery οἱ ».— S. « And the day when he came to the holy A.P. was that in which the bishop had gone into the holy eongregation of ». — 19. B. « the holy Synaxis ». —— S. « the Catholic Synaxis ». his presence and asked him saying : « Do an act of charity to me and help me.» And that man was tempting him: and he said to him : « lowe a debt to a certain man, its total is sixty six dinars, and he presses me greatly, asking for it, but I have nothing to discharge his debt. And I have an only son whom he has taken and put in custody and cast into prison, and he intends to make him his slave. And I beseech thee, O father, to have pity on me and give something in order that I may ranson my son therewith. » And that man was a soldier of foreign stock from a distant village. And wben it was told him of our father that he gave alms freely, he arose, he and his wife, and planned to test him * whether he gave alms or not. So "fol.156 . lie put his wife in a boat and sent her towards the 8814, and left with her thirty six dinars wrapped in a napkin in the ship, and went up alone to test the’ saint and find out the truth of what was told him about him, whether it was correct or not. And when he asked for the saint he found that he was in the holy church in mount el-Asas and was celebrating mass, as it was the feast of the father patriarch Anba Severus, archbishop of the city *101.1572. 406 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [94] ey I al ὩὉἹ (μ᾽ οἱ N Ὁ} bb Als we hi An Al ὦν Le au ὁ dus dl elle 0 a a) I > N N el Pal Ic) any Ka?) Hl a ὦ "ya E oebaye Yan pa lige Syn Sol 8,0 5 a Aus ge obs PA: pp Ai I zele 51 Man βίῳ Ai Ye ΘΠ > Fl ον U Ad ge Go ei 5 Sl ae eh Pal as El BI Y3 ΠΕΣ as gb le sus Lu 16 J1,.l > \ael Jal zo U Js ΟὟ u, 63 οἴει, Si LS ls el δ ge Even all Ar um) A Ὁ. ὧν as Lüge Lal ya as Ali Gyr Sl eo Ali a Bl ei 1.B. « he remained there until he ‘came out of the monastery ». — 2.5. « he sat down until A.P. came out from the congregation when he cast himself at his feet ». — 2-3. B. «he remained in the bishop’s house ». — τά, S. « whereof I have already spoken ». ἦν 3-4. B. The man entered, saluted our father and said to him the words we have *fol.157 a. already related. — 5-5. S. «the place of Pisentius is not a place for jesting ». B. « This is not the place for jesting, my son ». — 6-6. S. « at the place of the ferry ». B. om. — 6-8. B. om. — 7. S. + « in her hand ». — 9. + tlıou hast brought me to (tempt) ». — 9-10. B. « they do not belong to thee ». — 9-11. S. om. — 12. B. « innocent ». S. om. — 13-15. B. om..— 14-15. S. om. — 16. B.S. om. — 17-17. B. « rest ». 5. « there would be no mercy for thee ». of Antioch, on that day. So thereupon he sat down outside the church until our holy father finished the mass, and at his coming out of the church he joined him and asked him according to what was in his heart. And when our father had heard the soldier he said to him by the interpreter : « This is not a suitable place for jesting and sophistry. Go away "and take the thirty six dinars from thy wife who is in the ship at the port of Dama- min. Behold, they are with her tied up in a napkin, it is they wherewith thou wouldest tempt me, and dost not disclose the fact, that thou didst obtain them by shedding the blood of that man whom thou didst kill, and didst take them from him, and didst bring them to give in alms for thy soul. And I say unto thee, verily, if one gave all the wealth of the world in alms for thee, it would not avail thee anything, nor obtain mercy from God at all, unless thy blood is shed as thou didst shed thy neighbour's blood, for it is written that he who sheds man’s blood, his blood shall also be shed in return, for man is created according to the likeness of God.' And that soldier supposed that the matter would be hidden [rom 1. Gen. ıx. 6. en Pe [95] THE TWENTY EIGHTH WONDER. 4107 εΞ ᾿ les] ὡξ οἶϑο > τὴ ob ee) SUR 3% 1 all 45 Gh has Je ὦ 5539 Bess) τὶ As Vene 6a a 2 all Jo) Ile or EN ἘΞ 105, rl ul ee] Sl ον ἴων a) Gr Lk er: tel, εἰς ΑἹ 5505. all IE οὗ 10655 Li Li Jh US ie ἰοῦ dl ABU el ai ὁ al El as an αἱ ρὲ κοι Ὁ Slyla Le, οὐἹ Pauls ag a οἱ ΟἽ ὁ» sol τ Paste SH ol τοῖς Sul (αὶ LE 0 καρ ee ὦ δδὴ 1-3. S. «and when the man heard these words he marvelled exceedingly, for he thought the matter would be hidden from tlıe new Rlisha, he did not know that the spirit which spake by the apostles was the same as that which spake in the saints ». — 2. B. om. 8. B. «all the saints ». — A. 5. « Anba P. ». — 5. S. « his house ». — 6-6. B. «the words of the saint ». — 7. B. « giving glory to God». — 8. B. contin. 166. b. below — 9-9, 5. « ye know that at the beginning of this encomium 1 did not fail to say that the blessed ». — 10-10. S. « was endowed with the gift of the spirit ». — 11. 5. + « of men ». — 12-12. S. « so that no man can get full knowledge there of ». our father the new "Elisha, aud did not know that one spirit speaks in all. And when the soldier heard this from him, he went out from the man of God and was weeping in grief, and he went to his wife in great sorrow of heart and told her all that had happened to him with the blessed holy father- Anba Pisentius, and what he had heard from him. So know, Ὁ my beloved, that our father the great saint Anba Pisentius was a great prophet, as the narrative presents him in the disclosure of this book, and that we do not err commemorating him. For every man who had recourse to him, he knew why he came to him by reason of looking on his face. Nevertheless he hated vain glory and concealed his devotion, and no man is able to deseribe the extent of his virtues. May the Lord have merey on us by his prayers * and forgive us our sins by his interceedings. Amen. The twenty eighth Wonder of our father Anba Pisentius. One it happened to me that I was sitting with him and there was a priest of the Eastern people whose custonı it was to go to him frequently *f01.157b. * *fol.158 a. *fol.157 ἢ. *[ol. 158 a, ΚΟ]. 158 b. *fol.159 a. *fol.158 I. *fol,159 a. 408 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [96] 9 Do ὥκω οἱ A) ar gell Das 3953 Ge la all 32% 33 EN Lay Is EU ΟἹ N u OM liga el a ey Ὁ “Δ εν 8 gu da) AL 59 ie AL ya ls 5 le ce b Mala ὃ ΑἸ. τὰ el SAVE οἷ ς--5 ὧϑ ΩΝ 9 4} sm 515 de κῶν il ee ee ED NR ann ὦ ann gs Οὐδ we eb lu Soil ae Us Jun do N da u la in Ss Uber ἴων μεθ U ταῖν 5, Bla al ale le EI el lei Isar 5 15 ae SE ΑἹ an ge Is ba SU al el u οἰῶ, za al ae U ale ol NN a «ἢ al an οὐ» ΑἹ αὐ Km ar dal VI N ee ee el and visit him. And the saint conversed with me about him (saying): « I heard a voice one day which said to me concerning him that if such a one comes to you to-day do not receive him with thee, because he is a eriminal and is in great uneleannes. » And as he was saying this to me, behold,. that man, the priest, came and knocked at the door calling, but the saint did not permit anyone to open the door to him for a long time and was obdurate in that. As for me, I saw him incline his head and sign to me as to who was outside the door. And I stood before my father and asked him "saying : « O my father, dost thou bid me open to him?» Ile said to me : « Go and say to him, Confess first the uncleanness in which thou dost live, and afterwards I will converse with thee. » And great was his fear and grief when he heard that speech. Then he stiffened his neck and hardened his heart and swore a great oath which caused fear to those who heard it, and said : « lam not in any uncleanness as thou dost assert. » Then the holy Anba Pisentius said to him : « He, by whose name thou hast sworn, will put thee to shame and reveal thy affair to all men that they may perceive and consider. » And a few daysafter the people of his eity suspected that he met with a woman and went to her, as usual, to sleep with her. But God, — blessed be he, — desired to put him to shame and make his alfair known to allmen. *So he took off his elothes and slept with her that night. And therewith God bestowed sluggish sleep on him and he slumbered and slept until the darkness before the dawn broke, and that [97] THE TWENTY NINTH WONDER. 409 ce] ΒῸ Bir] ὡν le, N ἕως or Eir.! αἱ ΟΣ ns διῶ Sal μοι “᾽ ψϑ δ μοὶ 5. ΑἹ Eee ee ee a οἰδδ sh Lu ale φῦ, ΑἹ A ea ἴὼὼ} EN A a hang alayl AU u N Iyası SW u dl εὐ U aus as yo ieh ες u el 5 us δἰ] As ale 26 a In Je Sl Aal As Us 235 51 Ni all maus 1X li se I 3 u οὐ U Sy lal mas Jo ον Ya ey οἷ» 08 Bol a 222 οἱ ae > δὲ el Σ᾽ 31 ala (ὁ κα Le οὐ YA Al u ad äl 1519. a Φαρῶ Sy a Ale SV Ua ὦ» Aa) 55 ME αἱο Ὁ. el all 9 woman with whom he lay roused him with great anxiety and said to him : « Awake from thy sleep and get up quickly, for the dawn has already broken and appeared. » And he was agitated and put on the silvery garment of the woman as God moved his heart, and went to the church and entered the sancetuary. And when the clergy saw that silvery garment ofthe woman upon him they seized him and cast him out of the church and beat him many blows, and they went to that woman’s house and found there his elothes with the woman, and that caused great scandal and the matter became notorious to everyone, and they all thanked God Most High that he had diselosed the sins of that *wretched man at the hand of our father the holy Anba Pisentius. May the Lord have mercy on us by his prayers. Amen. The twenty ninth Wonder of our father Anba Pisentius, may his intercession be with us. Amen. One day I was sitting with him again, because I was his servant all the time. And behold another priest of the people of a certain village _ near was accustomed often to resort to the saint and to converse with him. And he severely censured that other priest of whom we have already told you. And God revealed to our holy father about him saying : « Take heed to thyself about this other and keep far from him, because he is in PATR. OR. — Tr XXI. — F. 3. 27 *fol.159 Ὁ. * 01.159 b. *f01.160.a. * 01.160 b. *fol.160a. * fol. 100}. 410 THE LIFE OF S. PISENTIUS. 198] ΣΝ τὰ N a el τὸ el es rel ee 45 Aue a al, en] Gl gleoh Sell Ser που ia Οἱ Αἱ le ul de ya hl hl el u de pt ua le ei As by Al) 359» ἐς Sail dw U ne ὦ» Sal Se ande ülel il As a nl gell, ll, IK au a MEN oe sh ur el ee ie di κ. Se YA U el ee JE all eier „uldlnessl de Seat ee 36 | anal al el a ae A ΠΥ Ν Rasa ziel Ayla Gen ale el a ee Ed Geh ii LI | eo ae Mol 5.9 Eh el ale (3 Lou Gi Ka, plan de eh al Bel ee ΥΝ a state of wickedness and obscenity like the former one. And when that priest “came to the door of the cell where we were, believe me, O my brethren and beloved, we perceived the odour of a very loathesome stench. And our father the blessed elder said to me: « Have you ever perceived that a smell issues from him like that from dead hodies, and for along time past it has diflused its odour from this man?» And he reproached as he stood at the entrance of the door and said to him : « Go to thy house and remove thy smell and cleanse thyself, and repent sincerely of thy wickedness with weeping and sorrow and many tears. » Then that priest swore solemnly so as to cause fear to those who heard and said: « From the day my wife died I have never defiled my body at all with fornication. » And the saint said : « I believe that the eye of God which * never sleeps condemns thee and decrees thy condemnation, that thou mayest confess what thou hast done unwillingly. » Believe me, my breihren, that before men slept that night God sent the very dread rulers to that disobedient priest and great fear struck him so that he was tortured in every part and. he was in sore torments as they pricked him with spears and pikes. And he was distressed in mind and arose came and fell prostrate at the feet of our father Anba Pisentius and confessed to him saying : « Behold, to-day it is three years that I have been in uneleanness and venture on the service _ of holy rites and the other offices of the sancluary. » And when he had [99] THE THIRTIETH WONDER. 411 lg Daisy as ed an οἱ ἰός ee 5 5] ὦν AS al.) u el le ὁ ob al" HEY dl ae 5 Se a a le N Us nel an a N δὲν ὦ.- alle Hl dl os ge Labs Us Un go U Ὁ al 3 - me Ὁ[0].101] 4. τ ἰα...-- bh Leis 38 lin Wu | LUY GM se) el ZEN all gr ὍΝ aull Naeh) sy a οὐδ Al el sloh ο5 10 Iaul μα de FE a ee A el al lg Tu! IN a 1» 1.1 zei (5. I er Οἱ EEE el Pl λοι ον. IN ah EZ Οἱ ie Fl ae ee IE > U, el) A el all a (8. Sy oa μὰ Nil ie Pya,dl „ll 1. B. + « from his mouth ». — 2. B. « during the celebration of the sacred mysteries ». — 3. B. om. — A. B. « he caused him to be brought to the place where he was silling and the holy A. P. said to this priest ». — 5-5. B. om. _ eonfessed his sin before all the congregation there did not remain to him more than twenty five days, as the saint had deereed to him, until he _ " perished and was cast into the torments of hell as he deserved, where *fol. 101 ἃ. ΟΠ heisnot relieved for ever. And we, brethren, let us ask the Lord by the R prayers of this great saint amongst the saints, our father Anba Pisentius, that he forgive us our sins and save us from the temptations of the erafty 2 Ze ar his prayers and pleadings and intercession. Amen. & The thirtieth Wonder of our father the holy Anba Pisentius, ἊΣ may his intercession be with us all to our last breath. Amen. a Hear, OÖ my brothers and beloved, this miracle which he did and eoncealed, and give glory to our Lord Jesus Christ. And that. was that e day that saint looked and perceived one of the priests expectorate and before the altar. And the saint stood up and commanded them to call ‚him that priest “at the entrance of the court ofthe sanctuary. And when *fol.161 D. ‚came before him he said to him : « What is this great boldness that ı didst venture to spit before the altar of. the great Göd, the Dread One? . 2 “ἰδ ᾿ *fol.162a. "01.162 a. 442 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [100] les ΟΙρ) 9. Gel 99} SAN ὼ3»9». KENN Ar ὧπ üb (ςἀ ΟἹ ὁρῶ Φονιαὶ ἘΠῚ BIEG ΡΟ as tl Bear Φ 5.5 ns me alu) RB GEN a ce ei Yoril pl Auen za sähe ΟΣ ΟἹ. hal al 55 sol al Yan) Aa oh ia zo AU ll zus οἱ οδὧλο a ὦ" ill as U al og ame wu] ass las am le al us οἱ re LE Ne Le de Pad N ul ag Fe de Kl al an «ὁ Te wär, «5 Ber a Οῦν ὁ τ ρα LS ὡς a U Age δῦ. Ὑ lo 28 ab al, τς al JS οἱ αὐτο JE US Pla A A οό 05... ἈΞ Li, es) el ale, aläe a 8559 a\> BE) 65 XS ri! ἐν) 1. Β. « spat like thee in the sanctuary ». — 2. B. « he went away and died ». — 3-3. B. « upon the bread and the chalice. » — 4-4. B. « and died ». — 5. B. JernaSäic. — 6-6. B. « that his life might be restored to him ». not say that thou art he between whose hands stand the angels and archangels thousands and thousands and countless hosts, the cherubim and seraphim whoall cry with one voice saying : Holy, holy, holy, is the Lord of Sabaoth, the Lord God of hosts, heaven and earth are full of thy great glory? — and didst thou not know who are they who stand between thy hands ? Believe me, another priest like thee who spat once perished forthwith. And once it happened that a priest who wasa monk came and was present with us on the evening of the sabbath and the morning“ ofthe Sunday, and when the mass began for us we requested that priest to offer the oblations and consecrate and when he reached in the mass the place where he invoked the Holy Spirit secretly to come down upon the oblations set forth and the divine mysteries, he was inattentive in his heart as will happen to men at times, and had phlegm and expectorated and at once he became dumb and deaf and was not able to move at all and leaned his head backwards and remained lifeless and did not speak. And so I called for the priest Elishato come and go up and finish the mass. And when we had finished mass the brethren asked me to pray for the brother priest that he might be made well and his afllietion removed and his mind and heart restored to him. So at once I prayed saying thus : « O Lord, Ὁ Almighty, thou Se N N Δ ἘΝ Στ Ὁ ar br ἘΞ ΦΛλω ἐἀησυγμαι,τειν or [101] THE THIRTIETH WONDER. 413 26 ον 50 in ab) in ze” Je οἱ τ BIETER + Löl> el aa νὼ al ss 5 κυ 15 la Lee KL al Any ZN! Ma 12,» ill AU I di ya ll 500. δ» οἱ za lb Ar il gb αὶ lg au δ αὐ ἴω ὦ > NL Al τ τὸ τὸ Ξ ας Aa 14,2) 5. ἀκ ω] 3429 oJ ὠς WE ο»,»- BC ai! ὁν ὦ «}}5.. & Eh |» „2> Be SEAN δ: 'a AS zus a) EU 2. Ὦ ΟΥ̓ Ik EWR "Δ: Sy lie «δ Ὁ» ash mens > ge a Je Ha τ τ U a al ee ee ei as λα ὅν = es Gl De “Ὁ = ee ne Sl Ἐπ al ll, Je οὐδ ee an Dr Je μἱν S gr ν AL ee ee Ἰλὰ Gy u a) ὧς οὐ 5 51 ὦ οὐ ἰῷ Sry, 1-1. B. « Lord God, Creator of all, Father of our Lord Jesus Christ ». — 2-2. B. « the life ». — 3. B. om. — A-A. B. om. knowest *the weakness and imperfeetion of (human) nature and its errors; restore, O Lord, the heart and mind ofthis brother to him so that he may inform us about his misfortune, that we also may take care of ourselves all the rest of the days of our life. » Then there came to me a voice from heaven and said tome : «Bythy pleadings and prayers his mouth is opened that he may inform thee what has happened to him, and why it came, and what - is his offence. But hasten with thy questions to him, for judgement has been passed on him by the Lord, and indeed the angels are already near to take away his soul; so be prompt now in thy questions to him and do not delay the angels who are ready to carry him away.» And when I heard this indeed great fear and dread took hold of me and great grief of heart seized me, and I was like a man in the midst "of the deep of the sea, with the waves dashing him to remote depths. Therewith I began to converse with him saying to him: what is the erime which thou hast commited that this has befallen thee ? — confess thy fault, for our God is merciful and just. » And that priest answered, all his body shuddering with fear, saying : « Ὁ sir, father, pray that the mercy of our God may reach me. Verilyby the fear which I have and the penalty which has come I do not know of any evil which I have done save this only, that forgetfulness came on my heart, as is the way [01.162 b. * fol. 163 a. * 01.162 b» *[ol. 163 a. *fol. 163 b. * fol. 1018 *f01.163 b. "fol. 164 a. dal I ces) il EN" da ur SU ae cu so eis ol Alk THE LIPR OF 5. PISENTIUS. 2 [102] gu) 5939 die as Als as weg ἐσθ οἱ de del a in wiss HL de ol WE N ee ee elle a ὡς lol wie ΟἹ Οἱ N el ie wi el a 85. 59 dell ὁ A u bl el a ul 8 DEE LH A le ἐσ A ei Ad ea Ὁ Ad ὃν layes ἡ ie κὲ κὰν 5. 3 Te οἱ ae ee ge ee el ne a ab al All an kb an A N Ze ll As cl σῦν ol dr μὴ lg Au 5 el οὖν LS en ς, οἱ 4 ya; la Tal ‚> sbeely Ne] ὧς Δον -99 ν Da un ms 13 ως BI οἱ nn BE) el Ἷ ας] οἱ Ya (30 gs! 1. τῷ te Ian Ys a) ΡΟ ee Ola 1-1. Bom. — 2. B « in church and especially... » with men, and I spat and did not know upon whom it fell, and at once my mind failed and and my tongue speech and my head turned backward so that Ino longer knew any man atall. And when thou didst pray ἡ for me my senses became calm and allowed me to talk with thee. » And I said to him: « Truly many men in the world are men by nature but like {πὸ beasts in ignorance and scanty understanding, they do not heed where they are, and thy reason is responsible when there is a going forth from thy mouth. Dispose thy life as is fitting and remember the word οὐ the word ofthe Lord when he spake by the mouth of David the prophet, that « man who is in honour doth not know and is like the beasts without reason and has imitated them' ». Thou wast standing at the altar and thow didst spit and expectorate and didst not know ‘that when thou didst eject spittle from thy mouth thou didst hit the wing of the cherubim (sie) and he struck thee with his wing, and I suppose thy judgement went forth from God, and so, thou hast inceurred * condemnation. » And at ouce he sent for his family anıl friends to bring a beast of burden and remove him to his house and in the space of three days he left the body and died. And our father great saint Shenute said in one of his sermons that it is not, permitted that any of the elergy spit before the altar, nor may they blo vu the nose to purge the uncleanness of their heads, nor may any of the clergy 1 Ps. 48. 20. [108] THE THIRTIETH WONDER. 415 u (δ΄ A as 9. ul 3 9 ie als ala, ὁ Mo Lo 5. le nl Ὁ ον lu Aa zg SAN ey ἰδ. Sl οὐ 3 u, ke ὧν. “a5 „las allse! ie} Sig ui ρ »δ9. 5) 995 "ai a ὦ EN a N ς lb 5 al ae se u se ol As ὁ» li (8 mb Aa 3 Ds 65 ὧν er ib ID ἄθι, LS "9 eye Υ 133 ὧξ Ösen «85. Be οἷ! ΕΞ: JoY ze Sy) 2) [23 Od "05 Gr Ay u es ee Sl el en οἱμ5 SV rl EN rl a al el IS ar eh AN a MN say le a le Sellin UI ball I LI Ol ey LEN Se a as ὁ Jas Iäls a Ay Aa il us Lob ass eV ud aus ol U sh I le el Ile ze al ἀν LEN 55 ὦ» ze Mil See. 1. B. then passes to wonder xxxııı. cf. 175. a. below. wear shoes on their feet in the sancetuary or in the church, nor may they converse at all in the church atthe time of prayers or of the sacred oflices because of the angels present there. So now, brethren, consider what some ofus have done, and let us beware lest there overtake us what has overtaken others, and let men observe their conduct ἢ and recognise what is defeetive and his need and raise up his soul and his condition and improve his conduct and know his will and right conduct before the apostles come from God to seek for him those diffieult divine paths which he did not know and which we have never travelled. For there are people who commit sins and after their fall and humilation they submit their souls to death. And they who die fear and are cast away in the grave where the worm and creeping things eat them, and especially that sore disgrace which will happen to every one of us when we leave this world, because we are full of sins and offencees.. Now he who is without confession of his sins ‚to the clergy is ready to perish and who is he in this dreadful desert * wherein we are who is found safe from sins and offences? And our father the prophet the blessed Anba Pisentius has taught us that a priest departed from his body because he ejected spittle before the altar through carelessness and ignorancee. And so whensoever we speak or spit, because οὐ the greatness of the sins and offences which burden every one ofus, and every "fol. 1645. *rol. 1658. *fol. 164 b. * fol. 105 ἃ. *fol. 165 b. * fol. 166 a. *fol.’65 ἢ. * fol. 156 a. 416 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [104] ui A N N le jan Al a > A arts A τι Sie LE de dl zu ll Inaig am ea Il al ρό lin ee Le! le Sei πα > el | de le ey Open hl Φϑν ab Me an an ai ar al rl nah ὀρ οὐϑὴ De er ll ne > ὑ50} δ} οἰκου! ae u ran ga NEU layety Ale auge Je Län arm O3 EN ὀργάνου glei ὄγκος οὐῪ ΟὟ χλὰ σῶς κὐ λοι zur ΟὟ τὰ ae Ὁ δὴ all ne μος WE ee 5 ae N Sl N a A en τ 5 a la u UST in ΟἹ Ἀν" 3 El cl ia a los ὦ οἱ los Wu Us 0 Sy Sie Ξίδι τς θὰ Ἔν ἢ 5 al τ. οὐ Αἰ σι je ΤᾺ woman also, they approach with lack of reverence and with lack of the fear of God and without life to the holy living mysteries, and receive them unworthily and without the permission required of Christ in every place. And they are defiled with various kinds of erimes, for there are people who commit fornication with those who are not theirs, and others who oppress one another, and detain what does not belong to them, and others who swear perjured oaths for shameful profi, and others are astrologers and sorcerers, and others are quarrelsome, and others have intercourse with males, and others hate one another without cause, and others * bring false charges against one another before powerful and unserupulous judges so as to cause their goods to be wasted, and they laugh at and deride one another and ridieule the creatures of God who made them in his own image and likeness, and liken them to dogs and pigs. And he says that they who commit these erimes are called Christians and yet are not at all worthy of the oblation. But all these faults bring down on us the wrath of God and infliet on us all these troubles and miseries. But I have desired to cast a little offering into the treasury enriched by the mighty deeds and wonders which this- great one amongst the bishops, Anba Pisentius, did so "that all men gathered in this holy church may contemplate the favours ofhis glory and dignity, and that his blessing may eneircle us andaccompany usuntil we grow old. I aflirm, O beloved, that he did not love the glory ofour empty reputation, but the glory and excellent service a νον. De a de Zur [105] THE [THIRTY] FIRST WONDER. 417 eis yo ΟἹ ul uräl (sie) Mon anlg ab] ae] ‚gl lm By Se el Fr als ἐπ Ge gel Ὁ 56 2 Ὁ El 1418 sel We el All Ian da US A Un N ὦ able F5u5 a Je ὧς, Ar USE ER ger A πεν ων A 5 Miss il] 5 ale 5 all cs, U len De Bean le, δ. 1 εἰ 7-6 Kl 165 τοῖο Balak, SAN a ya ds dl lin Si el GV Dh er Sn in a 15 Alain SE PU Le ot ey οἱ al Ro 1-2. B. « and afterwards ». S. « another time ». — 2-3. B. « he spent many days concealed on mt Aue. S. « he led a peaceful life of meditation on mt. Aue. — 3-4. B. om. 8. « fleeing from before the Persians, and he departed in the mountain not a little way to pray ». — 5. C. 135. b. continued from 139. b. above. N 3 δ 1.» οὔ U. — 6.C. + 20». — 7-7. B. « he prayed by the way ». C. 13 δ ,δλε 4... > N sul al)l5 ba ᾿ N οἱ. — 8. €. LS. — 9. C. 43}. — 10. Ὁ. ‚aus. — 11-12. C. om. — 41-17. B. om. — 12-13. 5. om. — 14-15. S. om. — 16. @ Ss — 17.C. Lo ul). C. then passes to 167 b. — 18-21. B. om. — 18-19. 5. om. — 20-21. 8. om. — 21. C. „#21, — 22-23. B. «I have faith that Christ the God will not leave it in this neighbourhood. » S. « But I have faith in God that he will not... — 23-24. S. « when the morning was come I looked the space of an arrow's flight ». which is in heaven with the Lord who loved him. May his blessing and prayers be with us all and deliver us from the enemy. Amen. The [thirty] first Wonder of Ihe great saint Anba Pisentius, may his intercession be with us. Amen. At the time when our holy father was concealed in mount Shama for fear of the Persians he went from us a little distance in order to pray alone. And when he stood three or four hours he went in the mountain “and prayed everywhere, and no one knew how many were the prayers which he made by day and night, but God alone. He made four hundred prayers by day and three hundred by night. And he observed me and said : « O John, take care of thyself and be watchful for I found to-day a large serpent in the mountain, and it cannot be far from us at all. But verily God will not suffer it to draw nigh. » And when it was early next * fol. 166 b. *fol. 166 b. ey Eh Pol Aal as all ΟἹ Az ἀν Se ΟἹ Id, ei *fol. 167 a. * fol. 167 a. 418 “ΤΗΝ LIFE OF 5. PISENTIUS. [106] lat a3 iss ol 53 2 Je > ἘΞ sb 58 „a ls ar a a ae ME Φάρον " ara EL] ale an Zub) Ya υ ἱ I, Sobb 7 Aal as ul Sol ol h zul SEE α al wudels ae al NN 95. de ἰών Τὸ El El ἐμ 5.6} er RY ALS ὁ Ey AM 02 EM πὰ Dell ug ls Je Ss KV elle AV a 5 all) Οὐ} Li El, CL LH „al νῶν U ρῶν,» cp ρου is ziel ΑἹ BL, ass 1..B. « we looked before us the distance of an arrow ». — 2. B. « upon arock». — 3.8. « upon a rock ». — A-A. B.S. om. — 5-7. S. om. — 6-6. B. om. — 8. B. om. 1-13. — 9. B. « why didst thou not think of the words of »... — 9-10. B. « whose eflicacy thou knowest. Hast thou not heard ». — 11. S. « the wise ». — 12. B then passesto Wonder _ XVI. ΟἿ 136 b. above. — 13. 5, then passes to 197. ἃ, below. day, and it was elear at dawn as far as one could shoot an arrow, I saw that Ihere were many birds aud vultures on the side of that mountain. And at‘ that the saint called me and said : «1 suppose, O John, that 'God has destroyed : the serpent. Go and see why those birds are colleceted there. » And when | I went I found * that serpent Aung aside dead. And I went and told my father about it saying: « Be glad, O father, for God has destroyed the serpent. » And he replied and said to me: « OÖ my son, consider the seriptures and see what is therein, and understand how David the prophet says : Thou hast made the Most High a refuge for thee, and no evil shall draw nigh thee nor any plague come near thy dwelling, for he shall give his angels charge over thee and thou shalt trample on the asp anıl the basilisk, and tread upon the lion and the serpent : beeause he has relied on meandI shall deliver him‘. » May the merciful Lord God protect us and save us from the evil one, and by his prayers may he pardon us our sins. Amen. 1 ΡῈ. 9059-14 [107] THE THIRTY SECOND WONDER. 419 al kan 586 al ea N Sn See de Re προ eb sl ER abe 36 gl je ey lade de ὯΝ eg ol 105 κᾶν 3 5 415 Ὁ a oe ΒΕ As l>g . a Js ER δ᾿. ΟΞ ΩΝ ur e> Js Sin Το da Il Plas Pl las ar et 12 oa la Jäcl ὁ Sy 15.» Is Well Al Yu ὁ» AU ὅζυσῦι ai ai μῷ οἱ de de Fade ὁ» “1313 (μὰν 17 yo) and) TAI nie blel 160 BOY ade Manz ὦ ms 4-1. B. « One day it happened that my father was still with me in mount Jimi » — this following after Wonder XVII. B. then omits to. 1. nest page. — 2. C. 135. b. Las 7. C. yep. — 8. C. SS. —9. Co. — 10. Cost. = 41: C. » bs — 12. C. b,. — 13-13. Com. — 14. C. au. —15.C. 36.—16. 0.43. — 17-17. C EN US Js le. * The thirty second Wonder of our holy father Anba Pisentius, may his prayers and blessiny be with us. Amen. Hear, Ὁ my brethren and beloved, that I may relate to you some few of the many miracles, as I cannot describe them all, but only as I see you desirons to hear and understand the word of God Most High, I tell yon a few easy things. One day our father was hiding in mount Shama because of the Persians, and it was the first day ofthe holy Lent. He said to me: «Ὁ John, our father the great prophet David has said that this is the time wherein devotion for God should be :' and Paul the apostle said. In the time acceptable to thee and in the time of salvation I help thee, and this is the acceptable time, this is “ the day ‘of salvation®. O my son, it behoves all men who have sense to understand to have a space of life to do what is "necessary for salvation, and now God has given us these days as the time for the salvation for our souls. So rise now and follow me that I may show thee 1, Ps. 68.13 (1.2. Cos. 6. 2. * [01.167 Ὁ. *[ol. 168 a. * 01.167 b. *fol. 168 a. * fol. 168 b. *fol. 168 Ὁ. 420 THE LIFE OF 8. PISENTIUS. [108] ie He li li as ee Se a FE Ay Al le u u a Tr ὅς. Doll wur Κ ἀμ Ay LEE 55 αὐλῶν Ma il glusll Lie 9uLäs ar cl gel Y al N zo 1 a I τη u BI Aut as sl 2 er SA τ Αραδ a" ee ME en Pal 2, > As Οἱ Us Ile Ian ἡ ang 5 οὐ 1 an EN as BY 3% A ne A el wen θὰ 5 IT ΠΑΝ EN Ja)! 3 "an “Ὁ ταν ed Dunn a es are il DL Nil ee SV a AES ) 1. B. « my father arose and went before me meditating on the scriptures inspired by God ». — 2. B. « My father said to me; John, my son, arise... » — Ce... 5.7 13. were a πνς 521 öl. — 7. C. BES —,6% G: 15. -—Z09295 (62 (5.59 Je 3 “ὦ Zum BZ = el: ru]! ζ = N ©) aus)! 9 τὰ! - opt; > Zus ven en 5 N EN μ᾿ gr = Lil, 5» ΠΝ >. — 10. Ὁ. (4): — 1. (Ὁ ss. — 12. C. only. — 13. C. 9. — 14-14. C. om. — 14-17. B. « when we had walked about three miles we came 2 an entıy like a door wide open » (50). — 15-16. C. omit. — 18. C. om. — 19. C. ἰξ ἡ — 20. C. bs. ΞΞ- 5.21 0(: a. — 9205 „> ar Br (ΟΝ ars! 40} δν = 5, en ei 24-24. B. om. — 25. C. pas. — 30. τς om. — 27-28. C. a8 ἐν — 38. Ο. 48). — 29. (, + δο1.», — 80, (ὐ, om. my resting place and that thou mayest return mourning with me and come to visit me every sabbath day with a little food and water for the sustenance of the body. » And then this courageous man endowed with all virtues in his conduet arose and went out on the mountain to a place conceated beneath the ground, and I did not know where he intended to conduct me and when we had gone along that subterranean passage, it might be about three miles so far as I could reckon, we proceeded in the darkness and the rocks along "the passages deep in the earth. My father went ahead a little and came before me to a great door and a place which was very light, and when we entered that place we found there six pillars eut out of the rock and these bore up the stone ceiling. Its width was fifty two ells, and it was four square, in length, and breadth, and height, and many mummies cast about. And in the lower part, if you face those ways, you smell the Aa. ἣν [109] THE THIRTY SECOND WONDER. 4241 an ll, al eur ib Fol) SE UL a de al Tolayl ὧς πῃ ΟΝ ἱεἰς οἰ ee) ὈΞΟΝΝ ER, I-u> rc > au] Us Ach ya 10 .& UN τ|Ξ|Σ Ὁ τ sl Il a ee μος ὡν My a dab ih 1.- 1 Bla, zu II sb Bi Mas „usl | LIE: ns |, τ 18, u μό er ων 1621 δὶ US πο 15 5} is MA Re Re ων Id Ai a ia ὧδ 7 1 ἐν]5. Ay Bela la ya Puh AS. Ha ὅτ ee I na τὸ Pla ne VS AN Mean ad Οδἱ a2 zändl Alilzlo AS lad! de lag οὖν. Mlazell li μα Fatal il JEW Bad en YI Ha Nr Y Pod Lu > elle 1. 6. «1». — 22. C. au! 25 N Us» Lb.—3.C. Las. — 4. B. om. Cr ΞΡ οἰ om... — 7..C. ll us. — 80. €. om. 10.137 a. — 10.C. NL. — 11. C. aS,Jl. — 12. C. om. — 13. C. om. — 14. C. ab. — 15. C. ssal.. EN e. — 17.C.om. — 18.0.4 2 ον: — 19. C. Ir. — 20. C. „gl. — Bach om 2I2C. +_N. er area ἢ „a se 3b en υ NN φῦ ΚΟ Δ Ne Eye. τὸ πα ἘΝ — 27-27. C. 528 ul. — 28. C. om. — 29. U. Lö,lö. — 30. C. 2) JB. 1-31. ἘΠ 2739146, ER — 33, Ὁ. - — 34. Ὁ. el. — 35. €. 4 a Rat 7 odour of those mummies from a distance of three miles. And we took those mummies and cast them one on another and made more room, And we found the earth which was on the mummies to be soft like * potter's clay, and the first mummy which was * inside the door was wrapped in a royal shroud, and so I suppose he had been a great man; and I noticed that his hands and feet were wrapped up separately one by one. And our father said to me : « Gonsider how many years have these been dead, and from how many countries they came. » And I said to him : « Yes, sir, thou knowest that better than I. » And he said to me: « Go out now and stay in thy own place, with watchful eye consider thy soul and meditate within thyself, my son, how this world is nothing at all, but is illusory with all its inhabitants and soon shall we abandon it. Be careful and sollieitous about thy frail soul, keep fast continually and recite thy prayers, doing so in the way I have taught thee, and do not cease therefrom until the sabbath day. » When he spoke thus to me I knew * fol. 169 a. * fol. 169 a. ἘἜΠ0]. 109 Ὁ. * fol. 170. * 01.169 Ὁ *f01. 170 ἃ. 422 THE LIFE OF 5. PISENTIUS. [110] 2 εὐ» ab Fans να τ ee τ ΘΕ τ EL KOT Ta ἢ N ᾿ Ἐπ Bez I Mk Alb ei Bl al AU EI A IE en Dei Dee Des a &> Äh el As Paz sul Pelz en de SAU a el Ir a U AN -- built = LEN 5 Ra 2 a a ee ae re Me ea 151 HEY θοὸν All σα ἘΞ AL 3" ao ers A! οἱ υἱο οἱ να ὡρ a J PIE ὦ Pu su Bas ol lau Berl er Ξ τν 141.0. 25 Je ls Lab, sh se ον» (137.b), eo} 5,1, Lab. — 2.6. om. — 3. Ὁ ἢ δ: — % Ο. (8,5 οὐ. — δ. LE — ὁ ας ἐμόν τ RC. Bl — 8. Ὁ om. = ErBsr- Siore. &s: το 11.C. om. — 2% om.:.— 13-13, (ὦ om. — 14. C. alas, — 15. C. ἀπιρ59. — 16. C. om. —17.C.+ ἀκ — 18. C. om. — 19-19. C. om. — 20. C. + 52 ον: —21.C.+ ab — 29-32. = om. — 23. C. om. aha (δ de. — 25 CN. δ = a Pr τὸ ni | a Ss om, Ὁ. En Sa EEE Se 29-29..C. νῷ yarsla. — 80. C. 3}. — 31. TC. om. — 32. C. -ὖ CN. -- 34. €. ρ5.}} I». — 35.C. 9: --- 36. C. a3 BE. — 37. C. om. — 38. C. Be ὦ ες. 39-39. C. 2] Je e> — 40-41. C. .. — 42. B. « according to the instructions ol my holy father Α.Ρ. Ὅ, δὴ Zus], au ei ἘΠΕ that he was going away, and so I gave careful attention and perceived a ‚roll of parchment unrolled, and my father spread it out and read and * found there the names of those dead were written in that roll, and forthwith be rolled it up and gave it back to me and I restored it to its former place. Then Il bowed before him’ and took leave of hım and went away. And he had warned me saying: « O my son, be careful with thy soul; pray to God that he have merey on thy frail’soul. Thou hast seen, Ὁ my son, all these dead cast aside to warn us that we shall be like them. ‚Some of them are those who are gnashing ‚their teeth, others are * in the outer darkness, others are in torment and in the pit full ol fire and brimstone, their abode in the lowest hell, and some of. them are in the river of fire and have never been able to get out to this present time, and some ol them are in places ol repose beeause of their works, for when man leaves the world what is past is finished.» And when he had said this to me 1 said to him : « Ὁ father, pray for me and remember me until I return to thee. » And] went to where we had entered κε. 5. pP Ra αὰ π΄ “ἊΣ ef [111] THE THIRTY SECOND WONDER. 423 IHN al je LES ὦ δι ν Pe Ins ul ὁ ud ὁ ὦ ᾧ UL 5: ui! So) “εὖ ie μἱο τοδὶ IN ἐν ως 5: BEN u ante τὸν τό} rk βνν Öl sl οἱ > ls N te IA ni A al ia Pal Zus Se Jr 43 "es be Ka le Frans a ee MS Be NN A el N I TR m A εἰσὶ ΕΝ τ ga ag so! καθ} all en on 1043 8) 16 cl ee) ὧς“ 15 Sal, N ὦ ud LI Ὅ Jos I Ἐπ ᾿Ξ ἰδ ὦ» δ᾽ Pay ὡς AS sl Pas Fl u τ] οἱ ἈΠ Ξ ES El gr EN OT ERS ge als u Sao U 185 Ba ῦσε πε τοι Ξ a le ze ll ar — 3-3. B- «he commanded two measures». — A-h. B. «and he Me it and said: W hen thou comest ». — 5-5. B. om. — 6-8. B. om. — 7.C. Zap. — 8.0. Lau. — 9.0. 9. Fo. Kor, €. 2). = 12-19..G. om. B. «O,sir, father ». — 95 es er E14. C. N — 15. C. ale. — 16-16. Ὁ. om. --- 17. C. us 3 N. 18.0. Er — 12. 20. B. « talking with my a as the place was dark ». — 20. C. Bir Foren 2 Ne 2 ot ΞΞ 28:29: B. om. — 24. C. Br - 35.0.4. — 2360. ll ll as LSNL „as JB. — br. ®. + « my latlıer ». — 28. Β. -Ἐ «It Haid to him : I am of the town 2 Erment ». _ the place where we were. And when it was the first sabbath I filled the 4 jar- with water and took what would suflice of moistened wbeat, for he had τ: ordered me that he might have half a measure of wheat according to the allowance for the holy Lent and its provision by night; and he had told me saying : « Come to me every sabbath and supply me with moistened wheat _ and water only without any baked bread. » And I took the jar of water and the moistened wheat and went to the place where my father was, and when I drew near the door of his resting place I heard one who was weeping with great grief of heart and asked my father saying : « Do an act " of kindness tome, Ὁ blessed elder, and pray to the Lord for me that they may release me from the torments in which 1 am and not cast me into them again, for |: EL: am greatly exhausted. » And I supposed it was a man who had come to him to make confession. 850 I sat down in the dark silently whilst my father conversed with the mummy, the one I mentioned as being near the ‚door, he it was who was conversing with him. And he asked him many words and said to the müummy : « From what land art thou? » And οἷς *lol. 170 Ὁ. +f01.170 b. *fol.171a. *fol.171a. 42h THE LIFE OF 8. PISENTIUS. [112] a)? cr WE ἀρ Al κα ὦ» IE IK ai κι ἃ U el IE el pain LE | a υἱῶ “κα. als el Fraä,el Ay El us ἡ οἱ ὁ us Το», Tal sul ὁ ὼς Pose 156 125 la] ih Wa 15 IE de N N BE 5 DU ων eh N m ὥσθ re Je ΞΕ ἘΝ] οἱ er τ 20 εἰς} 19 - διῶ bs ἘΠ ὧ! 5 =: le τὰν τὸ δ6 εις ὡὐ IE HN sl BL Js FE μὰ ὁ IE NT FE N in By, Yıl In I > Sr εἰς sl Feb Hol sa] Welke A ee N zes ige älter Ba A A a Sa 1.C. Ὁ ὦ JE „u ge zum op BI (138 b.) Sul W. — 2-2. C. "ὦ en 213.0. ya gl. — 4 C. abet. — 5-5. 0. gs na Τρ Ε΄, — 6. B. om. — 7-7. C. art 8γ5). — 8. C. us)! so Β. — 9-9. C. N. B. «No ». — 10. C. ka. — 11. C. Zu. — 12.°C. nm — 13. B.C. om. —1A. C. om. — 15-15. C. ὦ I> bl. — 16. C. ass. — 17. C. τῶ». — 18. C. om. — 19. C lin — 20. C. las}. — 21. C. om. — 22-22. C. 5. — 19-23. B. om. — 23. C. + «9. — 24-25. C. ll as. — 26. C. om. — 27. C. om. — 38, C. N. = 29-29. Bom. — 30. C. 2) gue. — 31. C. sw. — 32. C. om. — 33-33. C. 5. he said : « I am from the town known as Erment. » And my father said : « Who was thy father?» And he answered him saying : « His name was Agrikolos, the name of my mother was Eustathia. » And my father said to him : « What gods did they serve? » The dead man said to him : « They served an idol in the water whose name was Poseidon. » And my father said to him : « Didst thou not hear * before thy death that the Saviour had come into the world? » And he said to him : « O father, my parents were pagans, and I also was of their belief and followed their customs. \Woe is me, O father, would that they had not brought me into the world, or that my mother’s womb had been my tomb, and that my mother's bowels had been burst for ever. This is what happened to me, Ὁ my holy blessed father, I tell thee O father, that when I reached the compulsion of death there first appeared before me the governors of this dark world to accuse me, and they said to me : « Where are the faults thou didst commit, and the evil deeds which thou hast done?-may there come to thee Abu Sidan whose servant thou wast, in whom thou didst trust, and on whom thou didst rely and say to him, Thou art a god : let him come to [115] THE THIRTY SECOND WONDER. 425 LES ste Aus u ables " ἐλ τῶ EL ὅλα eh *fol.171b. any TE ll as Ps αὶ Pt all de toll 5 LE IE Gl Sl ls al en El ΟἹ In Ill BU N usa οὐ te ai Il wäh Maez, εἰν" Jg 18 , 1 δίς. al) Slate a Der, ΠΣ ἢ gr er Ber Ὑμῶν ρὦ γῖο el la aalde 1a ὅθι. 19 u ll UK ἐμ 6 Dal ie en us gs ον El AIR] 213 26 | rl. > LS! \ylai un Er IE IS ISSN guäle Mas ud ed Polis οὐ οί οἱ 1 Iyas ὦ ἤθους all u ἐδ Hal RE" N gl δι Pl tina, EN len Jun LS Zul Dalla ul, ἀρ μα all Ber ade ie —- 1:5. Β᾽ 0m - AG 9}. Z5€ ln. ec 2 7 Dr led Je Bar — 7. (& v3 --- ὃ. &: om. 9. (ἡ ἂν, — 10. & om. — 11. εὑ -+ Fir: 2ncC.s%. - 1343 C we. — 14. €. om. — 15. C. 3. — 16. C. Bst, , 23. — 17. €. Löl... — 18. C. om. — 19. C. om. — 19-20: B. « who has been ». :)2 2 — 20. C. om. 5. — 21. C. ao. — 22. C. om. — 23-24. C. om. — 25. 0. sy. — 2%. C xl. — 27-28. C. Ja” 90)». — 29-30. C. b; aa, 3 u. — 31-32. B. « each of a different form ». — 33. C. + Sl. — 34-34. C. om. B. « how many powers which chastised ». — 35-35. C. Os) 2 οὐ yet pl Sl Nö. — 86. C. ir. — 37. B. « hundred ». save thee from the torments which will befall thee and happen to thee. » Thus they spoke to me " and in their hands were hooks of iron sharpened *tol. 171". like the points of javelins, and they thrust them in my inner parts and stuck . them in my ribs and gnashed their teeth at me. And after a little they granted me to perceive with the eyes of my body and Isaw death suspended in the air in many forms and varied species. Then they extracted my soul from my body, they, the angels of wrath who had that office, they who are without pity, attached me to the tail of a ghostly black horse and drove him towards the west. \Woe to every sinner like me! How hard are their punishments, how severe their chastisements! Ὁ would that they had not sinned or had never been brought into the world. O sir, father, they delivered me to the pitiless and harsh tormentors, in whom is no mercy, who made torments of various kinds, every one his own kind. And there _ were many wild beasts * in the way, and how many were the spectres there. *io1. 172 a. ‚And when they cast me into the outer darkness I saw there a deep hole "whose depth was four thousand eubits, and it was full of poisonous ereeping ; PATR. OR. — Τ᾿ XXIL, — F. 3. 28 en = % 426 THE LIFE OF 8. PISENTIUS. [114] all ον Φ:- 4 ir rs EUSREREN] bl Ss or ll 5.89 ξ.3 sy! ὁ τὸς οὐ U ee Poll Sr du le 16 alas FLY U Pe Ina a ol 6 Als es bt all a μῦν N 25 os nr sol εἰ Too) Glen als ll la el ab (> 10.85 A Eee ἘΣ 5 la eins sul su. ol agan. 10 Ξε LT Zu r Ku Lass "el > las el Je ls Su Sal ὦ YANG ls ee >) as ESTER: Ki> 1445 As En W15l & dene 13 >] Sa Σ᾽ 25} ΟὟ As ὁ] a a N Pl ὦ ΤΙ Im .) ον A nn τὸν ed din za Ask ΝΥ N a sus tel le a zu 45 Ban el N As ὁ Ayalle Yy Baal) ἀπο ale 2-2. B. om. — 3.C. + ω»». — 4-4. C. om. — 5. C. «ἐλ, -Ξ 6. C. sl. — 7-7. Ὁ. 0m. --- 8. C. as. — 9-9. C. om. — 10-10. B. om. — 11. C. a),. — 40, Sc. sl}. —42.C. + 5 95; — 1343.34 3 KIM. Con 5 N 16.-0. + El. = 17. 0. alas — 48. .C. om. — 19, 88,590 20.88 ἊΣ an, — — 18-21.B om. — 21. C ul. — 22-22. Com. — 323-28. ( 65. -- 24, ( - ὦ, ΝΣ Νὰ να ) ei RG "REN RENNER EERUIER IL things some of tlıem had seven heads, and all their bodies had projecting stings like the stings of scorpions, and some of them had teeth like the teeth of gnashing pigs going out of their mouths; their length was half a cubit each tooth, and they hurt with those teeth; and I saw there vipers hiding with double faces, each of them with a face like the face of a weasel and their teeth piereing like the teeth of a lioness, and 1 saw there a great worm of very dreadful form, its length was a hundred eubits, its thickness fifty eubits, and its mouth like the mouth οἱ ἃ crocodile; and it had teeth * like the teeth of a sharp saw. Aud they took me and cast me before the dreadful beast which never rests but eats us for ever, and all the mouths of the when he fills his mouth, then all the beasts Ross x *fol. 172b. beasts are round about him : fill their moutlıs at the same time, and the pain of the sting of the scorpion is nothing at all compared with the teeth of that one, for the pain of the scorpion makes its torment last a day or two days, but the pain of that one does not abate or diminish or cease for ever.» And my father answered πε said to him : « From the day of death until now do they give thee no rest nor velax this torment a single hour?» And the mummy said : « Yes indeed, RER: [115] THE THIRTY SECOND WONDER. 427 rl sy Fl UlE ΔΚ το U lol, any il ββὶ ὁ. τ ho. MN N ρανλαό Ay on COS I ul Pa el ὧν ie cl" ὁ λ tal 178. ul ὁ. a Ὁ] ἢ de A a 3 er a TEE LS ee N El ae LAN Na > 5...ὲ are U τ ST IS u a Mat lo sl as la BI U Ye a ul 1 ze tl Bis Bes N ἘΠ; en 16 \e ale Bl Je] Es 2 es N 5! 21 A; ἘΝ 2! 21 A| als N la! a Ina 19,9 Baal Fey N SS NT al a Wis Dan, Au ae Ha 1.C. + 2. — B. « every Saturday and Sunday. When Sunday is over we are thrown back into the torments we deserve so that we may forget the yea we have been in the world. When we have forgotten the pain of that torment we are thrown into another more painful ». — 2-2. C.»3.. — 3. C. om. — 4. 3. 5. Ὁ. -Ἡ Bet: Genre, eu. —%.C, 0m. = .8, C. Wull. = 9. C. om. — ζ΄ το 10.°C. + τῷ er). — 11-11. C. ya. —12.C. 0). — 13-13. B. « and I came to thee». — 14-14. C. 5 LI U, oa sl οὐ]. — 15-15. C. gen N soll tb 2. B. om. — 16. C. + SS. — 17-17. B. om. — 18. C.+ 8. — 19-19. C. N το ΞΡ ΞΟ ΟΣ 2» οἷ RI &33. — 21-21. B. «my father said ». z — 23.0. vis Lot. — 23. C. 25). — 24. Ὁ. + 29. — 25. Ὁ. om. — 26-26. B. om. — 27.C. al. IB. SR O father, they have pity on all those who are in torment and give them relief on the night of Sunday, because it is the resurrection of Christ, and they give them relief from * hell from the ninth hour ofthe sabbath until the end *to1.173a. of Sunday, then they return to torment asthey were. And when I had spent many years in this torment they took me again and cast me back into the forgotten torment so that it never ceases. And when thou didst pray for me, the Lord commanded those who were charged with my torment and they ceased from me and unfastened the fiery bit from my mouth so that I was able to speak to thee with my mouth and in the grief of my heart. And _ πον, O father, behold, I have related tothee what torment I have endured : for God’s sake pray for me that they may have pity on me, for I am greatly ᾿ς exhausted and fear lest they cast me again into that torment. » My father ES answered him-saying: « The Lord who is mereiful and compassionate will i deal mercifully with thee according to the greatness of his merey, so sleep *fol. 173 Ὡς (01.174 a. *fol. 173b. + fol. 171 a. 128 THE LIFE OF 5. PISENTIUS. [116] JE οἱ ae 95 all | ae al län N ΟΣ > N ὦ a WEIL YES AG 5 al Se Als tale „oh 9 Je At Eds yl ὁρῶ 7 las Seal a BI Dame ὦ gel sin Ne Iken 2 ln IE u ze een LI 25 625 IE Pi ya IS Blast u Pla Lola II N ak μι das οἱ 4 JE yo ll u ee οἱ ‚gie su; ᾧ Χο] ἀῶ. aloh se ee ehe! Ma 7A" ION, abi ie al SL 2 ER EU σοῦ ΟἹ I N il ΚΑΤ el δ le el lin δ 9 a y τῆν δι lie il air is 5 ee ee u on A nr ὁς Ed, Jh N ER ὁ, οἱά, IS RL „= IN. - 2. el, held. πο ee BL — (rep.). — 5. 0.4. — 6. Ὁ. ee ἘΠῚ —7.C.om. --- 8.6. + gr). — 9.6. οἱ b..— 10-10..C. 33, 83. — 11-11..C. le, — 2. CH 3. 43. Sa. —14.0.+ 9. — 15.0. οἱ b. — 16-16. C. om. — 17-17. C. LI ὀπὶ: 585 5 gs N, anf, ὦ es). — 18. C then passes to wonder XXXIX, cf. 187 b. below. now as thou art until the day of the general * resurrection when the dead arise and thou wilt arise with the rest. » And God is the witness of my statement, that with my eyes I beheld that dead man lie down in his place where he had been before, and when I saw this miracle I glorified the Lord Christ. And I called out before entering, according to the rule of the brethren, saying:: « Bless me. » And I entered and kissed the hands of my master and father. And he said to me : « O John, how long hast thou been here ?- hast thou heard anyone talking with me? I said to him : « No, my father. » He said to me : « How is it that thou hast lied as Gehazi lied, he who lied to Elisha when he said to him, Thy servant did not go anywhere'. Butassurediy thou didst see something or hear a speech. Conceal it. Ifthou relate it to anyone in the time of my life I will exelud& thee from participation in the life-giving mysteries. » So for this reason I concealed this“ saying and hid this secret, and did not reveal it to anyone to this day. Verily, thou art like the prophet Elisha, O my father Anba Pisentius, for when thou didst touch the bones of the dead man he lived and stood upright once more. And who eould deseribe the wonders he did everywhere and eoncealed [rom men? (but the Lord always revealed them), save he who is weighty 1. IV Reg. 5.25. [117] THE THIRTY THIRD WONDER. ‚429 IS eis AS ia us ὧν passe σον US N 52 läll ll IV 38 Joy li za Οἱ al al Ὑ ya ale a a ul IN a et dc ee an Je ln ul) ya) ia" SS, Il, DR ες or > so lu! nn SAal5 τ]. 174}. Ol we Sage sl PB Rx il, ii, Gl ul Se τοδὶ Je al Re “2 air «Ὁ alylo BES ex u! sa Ka N Ad a ig al ya ey a Leis μα, μοι wann SUR wenn SoYı) | ey le le a m ὁ ὁ al ἀν al all as N ol εἰς sl ul “Ὁ Bl ων ; Orc u se)! * fol. 175 ἃ. „Oel Ins ὧν“; so Ne! ee a ae Ὁ» is ΟἹ SS ὦ} in knowledge, excellent in wisdom, like Basil and Gregory. I have only stated this speech brielly as men need, from a great varied mass, it is not at all possible to make it complete because of the many successive series one after another, since I am a feeble one who have not much understanding. But I bear witness to you all about the blessed one, and you are present from all parts and receive the benediction of this “ blessed holy saint, our *fol.174b. father Anba Pisentius, and take it with you to your homes. I strive with desire to relate to you this slight selection, that his pure potent prayers may protect your steps, and bless your children and all your going about, and all your cattle, and deliver you from the plague this year : and that this saint may intercede for all who are present in his church, and that the Lord may give you the wholesome desires of your hearts, and that your Lord may preserve you from all temptations of the crafty foe, and from all troubles which oceur upon earth, at this time and for ages and-ages, and for ever. Amen. The thirty third Wonder * of our father the great saint Anba Pisentius, *fol. 175 a. ς may his prayers be with us. Amen. I tell you that when we were talking one day with John his disciple and saying : « Didst thou not see anything else of the things related of this 480 THE LIFE OF 5. PISENTIUS. [118] G ae al wsle ie abi sl a za 9. ME Ley „ab als eG Koss au a el de UV Li al 5 ὦ wi 5 τὸ οἱ δῷ ee ld lo del et u SE ae ὦ 9 HolATb. a 18 üb an " UL LEE οὐδ ia ga ον ME all un al lu ΟἹ geadl LM gel ῳἹ Ma wa gal Paul dyk zur als Je Ya ΣΝ 2 ΝῺ > Yy wer ὡ we el) ie ls Ay) ζυΞ 519 As BEN λα > le bl a5 le Uns JUS a ὁ ὡς al Kia el 2 ᾿ Η γ Η ee ὅτ δ ὁ τὸ ἡ ra ες a ὁ Ὁ ΟἹ ΑΝ BE ac ya ER gain Οἱ ll 7acl Lo eb ὡς N el in al il A lyze Ya ΟἿ᾽ ars νῷ P- 1. Β « it happened one day that I was with our holy father A. P. as one entered to receive his blessing. I asked him saying : « my father, who is this man seeking thy blessing? » — 2-2. B. « Behold ». — 3. B. + « and fourteen nights ». — 4-4. B. om. — 5. B. om. — 6-6. B. om. — 7-7. B. om. £ 7 saint which thou didst not write in this book? —tell us what he said to ihee when concealed with him in mount Shama. » And John answered saying: « Who is able to relate what services he performed? » So I asked : him saying : « Relate what thou didst see only, for we know that thou A wast brought up with him from thy childhood, and there was not any of his deeds concealed from thy holiness.» And he said : It happened one ἦ day that I, the despicable John, went and asked him saying : « Ὁ my Η * fol. 175}. father, so-and-so is standing at the door “and with him he has brought a child carried upon a beast of burden. And he said to me; 1 wish to 5 . ᾽ , ᾿ rd bring this child to the elder, the blessed saint Anba Pisentius, that he may sign him with the sign of the holy cross, for now it is fourteen days that Ψ, he has been suflering great pain, and he cries day and night continually, but there is no disease in him, nor fever, nor chill, nor is there any sore visible in the body, nor is he possessed of spirits, and we do not know at all what ails him. » And our father the great saint Anba Pisentius sighing answered saying: « In the world are many men who have no 2 discernment and. they do not perceive why the distress of this poor [119] THE THIRTY THIRD WONDER. 431 lg ie Miley "aus N a Bey te al Ma il > las abs li 5 ab ab al Je ch al N Su I Sol Ol wa a οἱ sh Mb zb LI U ὁ 5 Ju ls, οἱ U ἰοῦ Y bh SIDE il IE Sa an al mus Sylen bly gan aa U 55 KT ai Ay! Isa Ile gen As LH au al Ale ae el ia dass li I Ὁ» GM UL a al ia ie du ln is wol 4 gay LEyl 03. ol a ΟΥ χα de al in οὖν als nina a en “1 ΟΥἹ US «ἢ U a el 89. U 5 el all & Sana ἘΣ τ ΤΠ ὡ Js be 5 52% gay al) as ul 2585 58, ὁ με EI I us cu δ 555 Us 9». Ὁ... ΩἹ 5 all Its U zur use 25} (5 ὁ a δ). ΔΝ il ls am ὅλο geld als Ὁ Ulla My ab G 1-1. B. om. — 2. B. cıkorton. — 3. B. mantsorc. wretched one comes, and what sins he has committed so that he has passed these fourteen days in sore pain, “and as his father has committed sins, God has brought his sins upon his son so that God might cause his heart to sufler for it, and has distressed his bowels and members with burning pain. » And I answered saying : «O father, I have heard that his father was a well favoured man in whom was mercy and who gave alms. » And the saint said: « Verily ye have read and do not understand what ye read. Hear what the holy gospel says: Ye see men outwardly righteous, εἰ.» but their inner parts are full of filth' : the servants of this man inform me concerning his state that he slandered a poor man before one of the mighty princes; it is now fourteen days since he did this sin and slandered this poor man. Let him know now that the day he did this the plague came upon his son. „And this child ate and drank *atthe time of his supper with his parents and slept at night; and at midnight he awoke from sleep and said : « I am thirsty », and there was a jug of water at his head, and it was observed to lack a cover, and there went into the mouth of that jug a little lizard, and when the boy took the jug of water to drink, then that lizard went down into his stomach and entered his entrails : » Then “laaid to him : « Do an act of righteousness and kindness and bid me admit 1. S, Matth. 23. 28 564. * fol. 176 a. *fol. 176 b. *fol. 176a. *f01.176 b. ἘΠ0]. 177 ἃ: ἘΤ0].177}. *[01.177 a. *(01. 177 b. 132 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [120] 145,1 μα. Tal 4. al SE SAN il a ὦ 15] El Jr al Lu Je sl kl a9 Je As Jos ὦ ale I ss WE AU as .b ENT El le ya a a Ans oa ode 2.) seh Gall ga be de Yu LI ON ie Lo ὃς rl „ne ee οἷο ΩΣ» N a Je an ala οἱ sn en > Gel U oh ee ee A ὁ 8. ιῷ ον ὐἂὶ ὁ og) ὧδ al 8 el N Frl I aa ὁ» „al ὁ 5} Je Sl 8 el AUS 3% Je Fl ci Del SE δ ὧν sa ον] τ bs, Lau Bent Fr ol Aw ἰω89 0 or Li, Ai) Br 5 οὶ 34 τ e {πὶ >s9 εὐ οἱ ἡ --- ab x93 29 al Ian; ἀκ 1-1. B. om. — 2. B. BIKArKERION. him to thee, I believe if thou wilt sign him with the holy cross God most high will heal him by thy pure prayers. » Therewith he gave command saying: « Bring him hither. » And when that man entered, bearing his son upon his shoulders, he was suffering great pain and cried out witl aloud voice, and when the child saw * the father he said to him, (and he was erying), « Ὁ sir, father, Anba Pisentius, have pity on me because I. suffer greatly. » Believe me, Ὁ my brethren and beloved, I saw that his tears reached down his cheek bones until they came to the boy, because of the greatness of the pain displayed whilst that ravenous beast gnawed his entrails. And the father’s heart was grieved with grief greater than that of his mother and he said : « O sir, holy father. I have sinned. Do thou plead to the Lord for my son, as he is near death and thou knowest that he is my only son. » The boy was just at the poin® of death, and was very handsome. And the father said to the man, the boy’s parent : « Art thou able to guard thyself and be prudent from to-day instead of acting ignorantly ever again?» * The man, the boy’s father, said to him: « Yes indeed, O my holy father. » And thereupon my father commanded them to open the door of the church and bring in the child and lay him down outside the veil of the door of the altar. And our father went in to the altarfor a long while and prayed to the Lord earnestly and interceded ji Ba. [121] THE THIRTY FOURTH WONDER. 133 ee de Me αν, ὦ» co. e oe Je al All συ a er >, |, Släll εἰς τος oe Wise JUNI ds N weh we a RC ale ce συλ all a al on soll gay ὁ 5)59} (05. Lin al πὸ ὡς ταν gg ba UM un ar Ude Las on AU ua all al U E Anl | äcly au a Je zall ill aa u ie ὍΘ δ. Ὁ An a, Ka Οἱ a ΑἹ eng ru a lin el ὯΝ ol > αἱ Joy sie lan cl ES ann lee ur Kay ti LI Ὁ ns αἱ el EN ll I ln ἀν κ᾽ 8, ρα anle Al Slslell ae 05 51 Säle! „al ΟὟ Hl 5 welt go LI Ὡ U ν we > il m Eh αὶ Se u οἱ ὦ di ll ey ol ὁ 1.B. « the font of purification » eıps 154 umsepareson. — 2. B. then passes to the pastoral letter 134 a above. for the boy. Then he took a little from the tank of water of the congrega- tion and drew it out and with his hand gave it to the boy to drink. And God is my witness, brethren, that the boy did not move from his place nor walk a single step forward or backward, but as he drank that water +f01.178 a. it happened that when it reached his stomach he opened his mouth and ᾿ he vomited out that lizard, and it was alive, and instantly he was healed of his afflietion and was delivered from his pain. And when the father saw it he was amazed and praised God tiıe Father of our Lord Jesus Christ “that he did the like of these brilliant miracles at the hands of his saints and chosen elect law-givers. Then he fell prostrate hefore our holy father and was blessed by him and glorified him and took his son and went to his house, and he glorified God and our hoy father Anba Pisentius. And this is a little from what I lay before you, I the poor John his disciple, in order that you might credit me, as I saw it with my own eyes when I was serving him. May his blessing be with usto our last breath. Amen. The thirty fourth Wonder of our father Anba Pisentius, may his intercession be with us for ever. Amen. One day there came to him a man who said : « My wife has a sickness ἘΠῸ]. 178 a. ἘΠῸ]. 178 Ὁ. *fol. 179 8. *fol.178 b. *f01.179 a. 134 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [122] Old Se ἱρἱ Holy Sy Wis > 3" ib U u is ρὲ ΑἹ ee le aa β EA JE > nel IS lo NE Le ll le aut as il En ya ey os Ya li on) Il ὦν du sl Ja il LE una ob ὁ lie EU De Al a eier de Ὁ ἕξ 5! de ale all) an a LS AN U ag AS 5 μὺν WAS Sys N ON geil ae str LS u cl Li dl Ale σὰ ns πα: RR υ Be ον Sell al ge Sal Gel ὡρὶ in her neck and I am distressed in heart lest it be a quinsy * in her throat and it choke her and she die. But if that happen to her, it is better for her me to die before her, for she is a blessed woman, Ὁ my father, and has provided for me very well.» And our holy father did not answer him nor speak a single word until the man had said all that was in his heart, and he bore patiently with him. Then he closed his eyes as he sat and dozed a little while. And there were people sitting with hin. And when he opened his eyes he said : « I suppose I have been asleep a little while.» Then he turned towards the man who has asked him about his wife and said to him : « Do not be anxious about thy wife, for she will recover from all the sickness which has befallen in her neck. But if thou ask to die before her, the matter will be so, God will do to thee as thou hast asked, and thou wilt be favoured. » And God is my witness that the woman recovered of her sickness before the end of the month. And her husband went away on a journey " a viper bit him suddenly, and at once he fell dead, as the saint had forctold him. May the Lord forgive us our sins by his prayers. Amen. The thirty fifth Wonder of our holy father Anba Pisentius, may his intercession be with us. Amen, Amen, Amen. Ilear also this wonder which took place according to what was told us, and as the people of our country heard it. I remember that I, on the road, and as he went ! [123] THE THIRTY FIFTH WONDER. 435 ee ee ΟἹ ee KU ὦ ὧὺ ον! 59. db ii se I a ar a le a ὁ σας ul WA IS ol de el sb ὦ Su al οἱ Ya AS ἡ de) d IE En a a el A ὦ Il, Fa ad A Pl a Me Alb ee) „eb Leles >bsYals Das 4 au) ya & Jul 2559 au! ,, 5 NE (λον WI τις il u lal al dad Jg nad deuye 9 οἰ a a FE TEE N ὦ» Tu, συ ἀκα ες or u) gr αἷς} gi ΕΞ εἰ Sys wo” ΒΩ kl A a κἰδ a de et de, el di Marin Je N Ab ul Soll Laie Le Ν᾽ gain Case cha ed ae IE Le le IK N οὐ ὦ es za Allen 09 οἷα "u lälı ἘΠῸ]. 170 Ὁ, ἘΤῸ]. 180 a, 1. Β. «and stayed a full hour ». — 1-1. B. om. — 2. B. « to day ». — 3-3. B. om. — 4-4. B. om. — 5. B. om. — 6-6. B. om. — 7-7. B. om. — 8-8. B. « when that man perceived his meaning he said : As God liveth ». — 9. B. « the water ». — 10-10. B. om. — 11. Β. + narason. the unworthy John, may tell you ofit. A man was present with our holy father the great Anba Pisentius,in the month of Mesre, and he received a blessing at his hands and sat a long while. And he was silent, neither didmy father speak a word. And when the man perceived that my father did not speak, he said to him: « My father, great sorrow " comes upon this world and enduring grief. » My father saidto him: « Why?» The man said to him : « Because the river Nile has not increased and has not flooded this year. God has not prospered us with his help and mercy by making the Nile flood this year, so we shall die, we and our children, and our cattle.» And the pure prophet, the new Moses, answered and said :« Art thou also one of those who need water? thou hast much corn and as much grain as thou requirest. » And that man denied and said : « The Lord knows that if the Nile does not come I shall be the first of all men to die. » The saint, full of all grace and discretion and discernment indeed said : « I found a holy elder in the mountain, his name was Colluthus, and he at all times prayed and said; O Lord, thy will be done. And we, when we do the will (of God), even though the Nile does not * f01.179 b. flood, *God will notlet us lackanything. » And as for that man, his speech *fol. 180. was with great pride. My father said to him: « May you live to eat *fol.180 Ὁ. "fol. 180}. 436 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [124] de I sand ee ee „al θείως. Ὁ γάορ alle Lanz N ἀραὶ cal Ὁ J ll su ga all SE el al ia loh bh Lal In] 5 > Amel μον μι 3 as gel An an > Amis m Ja) 459. All a a 5. ae N ci il ale AE ar Le in ὁ» ae le 1.yl eu al ὦ 55. ds ρα Ya sans ol al] N οὐ ὑόν Ab EEE auch UL an) Er a el Lil u συδ a N ὦ» US Ay Lose de cr ey (5.21 1. B. om. — 2-2. B. « with great pride ». — 3. B. then passes to wonder XLVIII cf. 197. a. below. what in your house this year.» And that man said to him : « There yet remain fifty years my life. » And he went out from us and great and wonderful pride uplifted him. And God is my witness, OÖ my brethren that before six months had passed he died, according to what my father, the truly great prophet, had foretold to him. May the Lord have mercy on us by his prayers and forgive us our sins. Amen. The thirty sieth Wonder of the great saint our father Anba Pisentius, may his intercession be with us for ever. Amen. Hear also, my brethren, and beloved this great narrative. There was a woman, dissolute and * viecious of life, married to a man, and she hated him. And after some time, as she was in infidelity and wickedness, she went out of her house one day very late at night before the sun rose, and went to the monastery ofthe holy and glorious Cross, which a woman may not enter or pass through. \V’hen that woman reached it she began to shout, and the wanton made much elamour saying : « O father, do me an act of charity and give heed ‚to hear the statement of my wrong. » And atthe time when our father went out from the tower and walked upon the "»ὄ N T [125] THE THIRTY SINTH WONDER. 437 zb &. & Jw WU οἱ A Aa le Vale us Nice be οἱ al al u Lil lu a del „air US ie! Ka Sa > las sl ὦ I) U La te et de ag 01.181. α, gl ὦ δ» δῷ ὧλ ϑβν οὐ WIE Er ep Ep U zrp Bars ὧοἷὉ 8 any OMA a dl a ee I τοὺ ἀν lol N Us a Uns any de Ks u le sl de haay ya u, ala ol ὑροῦ γάρ Il ΟΊ. yale νον" ala Hl Js za ὦ laeä alas Sb δὼ I A IE We „a> lb alien vll dus a) ek „el > ii ds ὑπ᾽ τὺ a ih a el lab I a Js An) a N ol ie En JA de (5. ST öl ὦ τοὶ. 181. ee u Je ol 59. a ὁπ σὲ le a NE Al äh IE an an Yo χα τὰ ΘΑ a Aa, δον Lola An SI 5 u stairway to go down to the lower part of the monastery we heard her eries and declaration : and at {πᾶν my father called to me saying : « Come, John, go down and see what is the matter with that angry woman, and also hear what she says. » So I went out, and with me was an elder a priest, who was walking * with us, and we said to her : « What conduct of thine is this, *fol. 181a. that thou makest all this outery? » She said : « My husband has repudiated me, I have by him five children and he has cast me out of his house and deprived me οἵ food and support, me and my children, and I desire of your pity that you present my case to the father bishop that he may summon him to his presence and he divorce me or be reconciled to me and I to him. » Then we went in to our father and told him about her complaint. Then he said : « This is a dissolute woman, but send and bring her husband here so that I may know from him and hear his excuse.» So we sent and summoned him, and when her husband was present my father said to him : « Why hast thou repudiated thy wife? » And he said to him: « I suspect- that she is unfaithful and has had intercourse in ‚ adultery with a man other than myself. If thou wilt summon this man before thee and make him swear and reassure me, then I will be reconeiled to her and take her back *to my house. » And at once he sent and *fol.ısıb. summoned to his presence that suspected man, and when he came before him he fell prostrate at his feet and stood (and) stretched his hand to take the hand of our father the bishop to kiss it. But the saint kept his hand at his side and did not let him touch it, but said to him : « Depart from *fol.182 a. * 01.182 b. * fol. 182a. "fol. 182 b. 438 THE LIFE OF 8. PISENTIUS. [126] bs a ee ey οὐδ ee ως Λα ἃ ah ὦ a AL all τον! A, 5 ll (5 all lab is Sy All ng cl Elle In AI Ja! All ws Nil Gelbe ὁ», ὦ» δ κι» (9.55 il 05 ὦ ale ZUy aayoh bla KuS Clin &ı is SB Al Σλϑο „ul NER als Do 3 Ale = Aus ET οἷς ὁ 5. „is ziel 8 55 τὸ ὧν le τ sl. yl En a 6] ος eb ua, 3 ὧν οἱ uch al ὁ Οἱ ἡ ὦ ὦ» οἱ κε ὁ: ὦ ὦ πῃ ὦ ΩΝ a Is ke Sal μον} ὧς, As U Js JalW las Ile SE a Bis νος οἰὸς AK δὲ κε ἐν ω AS VI an b Il läle Js Je Us U ie Eli, LI ol gblbs el ὡς dais sl 5b) ans Re Ay a ill win ug als la 3 5 ας ae ρῶν Eh ch" EL me thou unclean and adulterous one. The Lord God who destroyed by the javelin which was in the hand of Phineas the priest, he who therewith slew the fornicator, will soon destroy thee. But tell me the truth and thou wilt be saved, — what hast thou done with this man’s wife? — lest anger come upon thee and God make the earth to open its mouth and swallow thee, like Dathan and Abiram and all their people. And this is not for thee only, but for all whose state is like thine.» And his eyes glowed upon him like a blazing fire when he looked at him and he knew what he had done ἡ sinfully with the unfaithful and dissolute woman. Now his face was pale and like the colour of saffron from fear ofwhat he saw in the countenance of the saint and righteous one, so that he urinated along his legs. And my father answered and said : « Cast him out of the door without enquiring further about his state, for that wicked one has disclosed all that he did with that dissolute woman. » And he said to him :« Ὁ thou rebellious and unelean hypocrite, tell us truly without Iying, only what thou didst to her yesterday before coming to us, lest I say, Let fire come down from heaven and consume thee forthwith. » Then that man said : « Ο father sir, I will tell thee all that I have done and make know what I have committed. Judgement is thine, and in thy hand is power to punish me for the sins which I have done. » My father said to him : « Say the truth “and confess before us the oflence thou hast committed Nr er N μκ ν k 5 ie * «ν; [127] THE THIRTY SIXTH WONDER. 439 za le οὐδ ea I ll ΡΩΝ ee Ki ὁ ὦ ΠΡ ΠΡ 55) ran re ans ab dl al; is) ale st Ai yo hl al KM 6» Us ch Ye al ls SE Il I 5 eU5 Be > ee am 558 (5 En, lal le an N Da ὁ le ὁ 951 οἱ δ». ON one de, sr geld el el Ya ὦ El ie ron. 188. (9. sur ὌΝ al sl al λα θεν MI (8 ia el a Ls SM an oa JE Se 9 ae a che Ma Jo οἷς „le a εὐ] SW ὦ ὦ» al ἰρόϑ, 9] “ all χὰ LS! ὧς ΜῈ ὡς. JS 32.55 So de gar Se Kl Je Yo) Gel ab zum ἢ δ li a a ie ἃ ai λϑ ᾧ Ar al la Jul za) El il ans 359. Ὁ Οὐδῇ 25 — now in this world that we may punish thee canonically as is laid down for the man who has had intercourse with a married woman, according to what is decreed in the holy canons, Let it be so that thou conceal thy sin here and diselose it in the day of judgement, that great and dread- ful day when the rulers of darkness shall attack thee and the avenging angels of hell disturb thee. » Then that man answered and said : « I will spcak to thee, O my father, as though I stood before God and his angels. » Then that man confessed the whole truth that Satan, the enemy of all good, deceived my heart with the wicked thought that I should commit fornication with this woman, so I sent for her with this purpose, and talked with her, and she said to me; « My husband has made me swear that I should not be unfaithful to him nor defile his bed, nor dishonour my body with a strange man. * And so I am not able to do this deed lest ne *tol. 183a discover me after the oath he forced me to swear.» And when she had said this I went away from her and thanked God Most High and was content and glad of heart because God had saved me from committing this sin, and I acted honestly with her. Again accidentally I met her passing in the path and she said to me: « I have considered and another plan (came to me), and I know ways whereby I shall be safe. » And I said to her: « What is that?» And she said to me «I have found a way to swear to my husband and he will not detect me at all. I will say to him, ‘In truth, before this holy altar, no one has ever lain with me save thou’, then I will * [01.183 b. * fol. 184 a. *fol.183b. *fol. 184 a. 440 THE LIFE OF 5. PISENTIUS. [128] lH ee dh a ee del 4 JE Zul A al aa de el IE" el ul elle ἃ Sl TE eb ed ed ee ee ie is u Je ze οἱ N wand ΟἹ Μοὶ aus il u sc In u οἱ ὦ κῷ de N, Nam ih a! al ae οἱ Jels une WE LS las δ νον ante Ale Lan ἡγε 158 μὲς Jal WI Elle Ay; „u wlb liya lust a aM οἱ Js „al re el ΟἹ a de ga μὴ ἐῶ» ΑἹ Jo) Mia de Eu alba οἱ “ὦ ls all εν ἀν ee ἃ», ἢ ὦ a A! N au ἰὼ Ὁ] U AS ie a 4 ολῶ N a et eh tale ie alas au, il a ee See μοὶ δ» bow down upon my face and say secretly in my heart, I have had carnal intercourse with such a one’, and I shall be justified.‘. Then it happened to us what I confessed to thee, and God has disclosed * it. » Our father said to him: « Hast thou done this sin by nightor by day? » The man said to him: « By night and by day. I do not conceal anything from thee, by God, whatever I have done to-day or yesterday in the new Israel up to the present moment, and what I did yesterday thou didst know before sending for me at all.» My father said to the husband : « Indeed thou hast heard with thy ears all her deeds, keep quiet untilthe man go in to her and plead with her. And my father arose and went out and I went with him outside to the place of the Cross, and the clergy of Qift went with us, and the man who had lain with the woman, and her husband; so that we were all assembled inside the monastery. And we all stood still, and my father said to the woman : « Behold, the soul of thy husband was glad when this man said that he was innocent concerning thee and did not draw near ἡ andart thou able also to set his heart at rest and drink the holy oil and swear to him that thou art free from this suspicion? — if so, then I will undertake that he be reconeiled with thee. » And the woman spake to him angrily like Jezebel, who was not ashamed at Elias the prophet when he came to her at a certain time, but said to him : Thou art Elias and I am Jezebel; « I have said to this one whom God destroy before the sun set to-day, that I swear to thee in whatever place you ὡς a [129] THE THIRTY SIXTH WONDER. AA π΄ a za ae LE Il ὦ aid Sl Se EEE N N ee U μὰ I san UT “2 So; ang" ga > 003 a Ja aa ὁπ ὦ. wu (ἢ SE ll 5 ul al al ia οὐ ae οἱ oa ar. as sl al αἱ ον} AU una abs or Yy li all Ya an! al > A a a) Mb lo) u a5 ll a κὦ οἱό ὡς ἰο9} El ὦ δ)" ul Ihn IE 25} Ὁ Us Lala N ραν a Up laolo ςς Δ] Je) Jo) ls τ: il τὰς el ie a es ὦ ὧν zT As an au SE 929 ll Le ls IL a ον (51. eo δῦ τῶ» en Sl N Na οἷν als u laybe δ} Mb sol en ΟἹ ΟἹ ὑρ9.} U a5 Yin NR ὁ» Ὁ5,.» as ln er Ne ee 91 choose and I will drink the holy oil. » And my father said to her : « When I send and present to thee the holy oil, art thou willing to drink it?» She said : « Yes verily, O father. » And he sent to the blessed priest Elisha saying to him:« Bring the holy oil and come. » And therewith came the priest “and he had with him the oil. And our father took it from his hand and said to the woman : « Perhaps thou art not able to drink for this oil has caused many to perish, and 1 suspect that thou art not clear from this charge, nor unblameable, nor able to take the oath. » And that woman advanced boldiy and took in her hand the vessel wherein was the oil and came near to breaking it because of her insistence in taking the oil. Then my father turned to the man who had been with her and said to him : « Come hither and tell us the truth before this assembly as to the word which thou didst say tous when thou didst enter the church and go before the altar, — what hast thou done with this impudent adulteress ?» — And the man drew near and disclosed all that he had done to the woman in impurity and foulness, and her husband stood by and heard. And thereupon * he commanded the woman to be beaten and driven from before him, and that they should take her to the governor who would disgrace her and make her infamous and cause her to be a warning to others. Thus he expelled her from the country so that she did not return. And he said to her husband : « Art thou desirous to marry another woman so that thou hast no peace? » The man said to him : « Jam repentant by the power of God and by the blessing of thy prayers. I will nol marry another PATR. OR. — T. XXI. — κα, 3. 29 * fol.184 b. *fol. 185 a. *fol. 184 b. *fol. 185 8. *fol.185 b. * [01.186 a. *fol.185 b. *Tol. 186. 442 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [180] RS sl! an Li Y Sl eis ον iQ, 65 a BT δ᾽ μοὶ Au el y et nn Ὁ ΟἹ ὁ ul al LI L ame ya „be a al en σἱ οὗ BY ΟἹ ΟἹ u ee le ee A μου 3 AN üyln Ὁ wem md 5. ee il οἷδι, ar ὟΝ ρος Al 3% us) Ay liley Sale > ὁ As ὁ} had lo, Ὁ and Lei, U el ee ae el u 8 et ii UN al el LY HA Ὁ are ἘΠ ES el N als A a ὦ μὸν il ey SEE a a οἱδ Gl tz ee A le ET FLUR u ὦ ὥρων, ὃ al οἱ. Ian es "Tel 73 N Alle Pazel name lan, 5 9 u öl οἱ re ven! Ξ ua "es . 4} 989 “1: pe] ἰω Ξε ὧν ΤΟΝ urlas' 33.C om, —4. GeEb). — 5-5.,G cm. — 620 pm Ton BR A a 3 Ὁ 55 Dan N: 1. (. 145. ἃ, oJ N lheh sl Ss woman to the day of my death.» And he was steadfast and was not joined in marriage to a woman until the day ofhis death in fact. Great is thy glory, OÖ Anba Pisentius, great holy father amongst the fathers, faithful shepherd who didst rule the flock of Christ. Thou wast a father to the orphans, judge to the widows and distressed, one who cared for the poor and wretched, who directed them * and received them when they had recourse to him. And who at this time.is like thee in the excellence of thy service and thy care, in the purity of thy pastorate and abundance of thy pity to the poor, Ὁ thou chaste virgin and law-giver whom God appointed shepherd of his congregation? May the Lord have mercy on us by his prayers, and forgive us our sins. Amen. The thirtıy seventh Wonder of our father the great saınt Anba Pisentius, may his intercession be with us for ever. Amen. Saint Theodore said : One day it happened that I was going with him [rom mount Shama to the monastery of the holy Anba Moses to take advice according to our custom, and I proceeded “that day and reached there travelling upon the road, and as we returned the heat was very severe [181] THE THIRTY SEVENTH WONDER. 443 δ on Me toi » "ὁ le In 6 > ge οϑροῦ ee el se a Ay Anis 3. εὐ El us a 7,5 als ads ga Tall I da ing Aue le la μϑ a IE WAY Ὁ ρθε en ar N τ Esel u) is ll 15. Se Habe, dla τς Li de τς ὡς οἷ» ὡς ὧς Malz Boa αν υ ἘΠ „ale ee he re en ἱ οἱ an εν πὸ» > Ile; >" ab Koll λυ Το.186}. Bill 12 5 All Bar 2 ia 2 ΩΝ al Per N. as W As: ὡς, Js sah wis lb u By oe als κῶν 1.C. 21. 5W —3.C. + gun. — 44. C. «λον δ᾽ ὦ Ba oje well ns pe. — 5.0.5 —6.C. om — 77.C. 3 πὸ, BC. gl 9:6. 29}. — 10. C. om. — 1. ας οἴὔρηῳ, — 124 13. C. πα 25.0, so 59. lb Ὁ. — 18. C. δ». — 14. 6. +3». 15.6 τ — 16. C. om. — 17. Ὃ En Eike ta Line: UL 25 SSL 31,1 15] nl, 3, yo, }} 9} el Je sl, ul, u de ri a 385 Bere δῦ ἀν. 515 > οἴ «--ὰ ua ἦ» N lic 5 = au. Sol). — C. then passes to L_! „Ss. — 197. a. below. upon us that day and I was walking with him and I was consumed with ‚thirst until my spirit nearly left me. And he grieved very much and his heart was pained with distress and sorrow, and he sighed deeply for my sake. Then he went away from me a little distance in another direction and stood and prayed to God with great humility and earnestness, saying : | «Ὁ God, do not give my heart this great sorrow beyond its power, do mot let me remain the rest of the days of my life thus afllieted with great sorrow about that soul who are perishing on my account. Thou knowest, Lord, that for my people I go, yet whilst his (my?) hands are outspread do thou grant him what is asked for the service of those who obey the commandments of the Lord and do his holy and blessed precepts for ever. Amen. » And he turned on his right hand and saw a vessel of water at the head of the mount “very clear and about it much grass. And then ΤΟ]. 186}, he came to me and took my hand and raised me and led me to the vessel of water, and I drank of it and was satisfied, and greatly praised God whose name I served, who doeth wonderous signs by his saints, and I reco- vered my heart and was restored by that water until sunset. And we *fol. 187 a. *fol.187a. Abl THE LIFE OF S. PISENTIUS. [132] St 0 ρας τις ΠΕ στ “ὦ, la > UK las las gs ie ol il 13 ‚al lau ἐπ la 54% ln, N ger Οἱ El il U el ποὺ πο re) or lebe; ll eh ad Nds ol re - Ὁ" N ol gel al JE 5 ur el I sul ae N le ws ge? il ge In My ab gu ὩΣ 78 Sm de Tue ey N Al Tl Zul 25 aller Sy gl φιλο Le al de ME ms Cl ον re le an aa? (ὅν, ὼς τ᾿ αν 103 οἱ Je ὦ yes Mole ὦ J la La läh Sans N Be PIE all N As ae al an Pa οἱ ee 1.0. το a2 κιόλας 3 38 al, γὰδ cn Kl a. b.) se wo {1 Je) ἰῷ ὧν τ. es τ — 2. C. om. — 8. (.. om. --- ἀ. C. Su. — are ee 1 Com are ee om. — 10.C. + ἰδ. — 11.C. 985. οὐ urs. — 12°C. lady IS. = 43-13. ἃς om. returned to our cave in peace. Believe me, O brethren, lovers of God, that he read the four gospels ten times, and then we left our dwelling until we returned to it again. May his blessing be with us and enfold us all. Amen. The thirty eighth Wonder of the great saint Anba Pisentius. May the Lord have merey on us by his prayers and preserve us from the enemy. Amen. My holy father said to me: * « Many times it happened that I went out to the wadi and fasted a whole week up to the sabbath before I ceased. And it often happened that that mountain was full of many fierce wild beasts and hungry lions who terrified me and threatened to tear my entrails, but I knew that they were diabolical phantoms. And used to lift up my hands and pray to God, and at once "he sent his angel and scattered them all before me. » Believe me, my dear children, that two hyaenas used to do him service and often resorted to his cave, but when he knew that there was barm in the matter and feared that he might lose the reward of his work, he prayed to God most high not to send those wild beasts to him [138] THE THIRTY NINTH WONDER. 145 Ι al EN a N 5 Le ge An ὼς Il 1». τω» gti οἱ no gl ὦ ὑῶν «οὶ Ὁ ρεο δὶ ; *fol. 187}. ol ale Lo. οὐἱ or sl JE Aal) Ja dell al ὁ > any 65. 5 J N ne I, Plan ie Ike Ts Plz ich u JS ey AN 5 WE es (5. u Mas lg al dla yli 101,1 ak ὅν. 18,1 ὦ 17 Zul 5,0, ὑπ 33} 5 5. 2.5. 10 εν ἐμ ne le a, al OK AN Pl, Sue Ὡς nn JE el Teste: L gr wall BUS as cn oe gel As nes Fl A a - 38 ΒΔ] ἀφ an a Pi gail ὦν ἢ "uni 8 db ΟἹ "sl "101. 188 ἃ. {τ Ὅτ. πο στ ἃ Cola) de vr 5.32. then to 5. below. — 5-6. C. a la a 6 (2 ol en 15... — 6. Ὁ, Sp. —_ 7. C. ni. — 88. C. Zyb. — 9- 9.0. 1 τὸ ὧδ, τ- 10. C. bb. — 11. C. se. — 12. C.+ us. — 13. C. om. — 14. C. om. — 15.C. + Jal. — 16. C. om. ».— 17.C. + 3}. — 18-18. C. om. — 19. τ. — 20. C. N. — 21. C. ΕΞ 52.99 Ὁ: ὃ. 23. Cs al, — 24. Ὁ. τ — 25. C. om. — 26. C. om. BC 5: 58. Gasen IS 8 N, 28 ss 5,8; & again, and they did not return to him afterwards. May his prayers protect us from the crafty one to our last breath. Amen. " The thirty ninth Wonder of our father the great saint Anba Pisentius. *fo1. 187 b. May the Lord have mercy on us by his prayers. Amen. It happened to me one day that he was in the inner desert praying and serving God most high with all heart according to his custom, and I looked round and saw a very dreadful great serpent, never was seen one resembling it or like it, and when I saw it I was frightened, whilst he continued standing in prayer and making petition to God most high and supplication on account of the fear of the serpent. And at once the Lord answered him, he who had answered the prophet Daniel, and when I returned to him to enquire about his welfare three days later I found the serpent cast aside | dead, and I went forth in order to see it. Believe me, brethren, its length was six cubits and a span, and its face was like the face of acat, and it " [Ὁ]. 1888, ἘΠῸ]. 188 ". Ah6 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [134] ia at) I δ ὁ Οὐδ᾽ Hal > Ian ie δ win mu Je „Le il ir Je us BT Als are Seel πὰ π äelir Ph AV a ul Ah I a EL Terz gel 5 un N U in cl Kia ἡ El ze see al ea au (δὲ οἱ (ὁ JE el IE I we sy ἡ ὦ as δ Οὐ ie a N AS elal de az NN Ne N Eee N ‚gel la 68, al δ). . del a zo) {τ-|6: se! 3,3 El. — 2,C. om. — 3.C. |, — 4. C. 11. — 5. C. passes to ἜΝ 82% 124. b. above. — 6. Sic, repeated. had thick skin on its body and its appearance was very dreadful even to the flies. And I said in my heart : Is there any other serpent like it save the one which was in Babylon in ancient times? And there was in truth fulfilled concerning this saint what is written : « Thou shalt tread upon the ‚viper and the basilisk, and trample on the lion and serpent!. » May the *fol. 188 ἢ. Lord forgive us all our sins by the intercession of thissaint. Amen. The fortieth Wonder of our holy father Anba Pisentius. May the Lord have mercy on us and pardon us our sins. Amen. He conversed with me saying: « I tell thee, Ὁ my son, that I have moistened bread with water six times before eating it. » And I said to him: « Why, O my father? » He said to me : « Thou knowest that we pray before eating as the percept is laid down for us in the canons, and therefore I pray before eating bread. And my mind has been snatched up above the heavens ἡ as I have leaned standing to pray in the time of the morning, and so it has happened to me at the end of the week that the bread becomes dry as no one eats it. » May his blessing be with us. Amen. 1:P 8.00.4132 [135] THE FORTY FIRST WONDER. 447 ‚Sul „N! Be) a el ἐπ λιν al u sel ee ὦ» ἰὼ] δ Ab Hu I Gl 555. el el he OT 5. ς.... Je eh 9} τ US Ey LI U au Sl οἱ I As SE ga U ans als Y Abs U μι 1. ρος "all ΛΟ. 180. N ia ἃ πὸ in UI al I AUS ar ale is al se ὦ.» Lu An συ Ἃ Bere en el abs ale N Il Eee Eile dar dur Zu u chi) U I Aa N οἱ κα ὦ» (3 Anle ἀπὸ σι 2,5 ἃ All Ar gel ia Sl ld al zahle, ai 9. ei a el 39. al ls > U The forty first Wonder of our father Anba Pisentius. May the Lord deliver us by his prayers from the crafty one to our latest breath. Amen. One day also a man stole a cup of silver from the church aud took it away. But God revealed to our father the saint about that cup and made clear to him its secret. And the saint sent and called the thief secretly and asked him saying : « OÖ thou man, restore the cup thou hast taken away that it may be put back, and I will pray to God for thee to "the most *fol. 189 a. high that he may pardon thee thy sin, for it is a great scandal.» Then he denied anıl said: « Never have I stolen in all my life. » And thereupon my father the holy Anba Pisentius delivered sentence saying thus to him : « The Lord God against whom thou art bold and hast stolen property of his house and injured it, he will take vengeance on thee without mercy and break thy neck and destroy all thy body. » Believe me, my brethren, that in the day when he thus gave judgement, God sent down on him severe punishment and great chastisement, and there was no cessation from those severe torments until he brought the cup to him and was prostrate at his feet and confessed his fault and his sin. Then he was set free by the prayers ofthis saint. May the Lord pardon us all our sins. *fol.189b. *fol. 190 ἃ. * fol. 189 b. * fol. 1908. 448 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [136] le Ὁ ὀρῶν Sul ey ‚el ayI N ὦ 0,5 zelis SAY US κῶν ol La) el ul LA np ey ΟΡ am LI aim el Ser yo N N en cl ZU 22535 ὁ» μρ «αἱ Ari las τρῶς ὁπ οὐ us ale, Areale U IE bb N LS I rs 5. else ee el Y „ae > iu νὶ Vet ke een ρ ἰῷ ἐδ Δ δοὶ ὃς di ἡ ee οἱ ge N 9} a ae ὁ ρῶν ἡ ρῶν: ὁ "Ὁ ὁ σὰ as A ach θαι N N N u le un N ee il ΡΟ ἜΝΙ "ΤΊ forty second Wonder of our father Anba Pisentius. May his intercession be with us for ever. Amen. I was conversing with him one day andI said to him: « O father, give thy self rest and relax a little, because thou art in great exhaustion by the excessive crowding of men about thee every day from morning to evening, and they do not let thee lie down for a single hour, and in the night also there is no rest ever allowed thee, as we see by the pallor of thy face and the weakness of thy body. Dost thou think thyself a sinner more than any who dwell on the earth? » And he answered saying : « Know that the work of a bishop is a great responsibility, [or a man enters one day and he is informed that a man has committed fornication, or it is reported concerning a woman that she has forsaken her husband and commits “ adultery with another, or there is complaint about the elergy, or about the monks that they are irregular in their life, or act for the glory of their order. Is it not compulsory that I act strictly towards them in justice and do to them what the holy canons command, — lest God ask me about them and tax me with sins because I have neglected them? » May the Lord God have merey on us by his prayers and petitions to our last breath. Amen. [137] THE FORTY THIRD WONDER. 449 „lin ωὶ ων Sy au! ae) “ὦν 5 Al by Ia> al y> „a ae > er Sl al „> τἰΞ eV en ee PN lab a αἱ — ee la Je AU A, „is 223 *tol. 190». iQ) 0» ὧι gu er & > eels all εἰ ol sel 3.5 ἘΞ 82. 5 N gie υἱοὶ EA a A el Je Je al N Jos ΞΡ ΟΞ 3. 05. 5 gr al ὧν ed) ia, Je el; κε Us 3 εἰν οἱ geh seh Rx ) bl U 52,8 Al Ay! „Jh la ERS οἱ Οἱ ρει ὧν δον ar 285 ph οὐ ΑἹ δῦ ὦ ὧν οϑὴ SE LAY a gi geil Lil ab ac (8. N In ἐς. ὦ Js The forty third Wonder of our father Anba Pisentius. One day there was present with him a great noble and he was very sad of heart anıl prayed him saying : « Ὁ sir, father, I do not know what to do with my wealth and the abundance of my substance, for every year | give many alms. But God has not granted me a son. If thou wilt pray for me that my wife may bear a son * I will give many favours to the poor *fol.ı90b. and benefits to strangers, and will do well to all men to the day of my death.» Andthe saint entered into his cell and prayed over a little water and gave it to him, then gave him two dates, and said to him : « Give them tothy wife, let her eat, and let her drink this water, and thou also do not be neglectful in thy house but repel doubt, and the Lord God will give thee the desire of thy heart. » And I swear to you, my brethren and beloved, that at that time next year God most high blessed him with {wo male children, and he bore them in his bosom and brought them to my father the saint and said to him : « Take this wealth and bestow it in alms. » And our father the saint answered and was angry because he would not accept a fee for the gilt of God and his grace, and he said to him : « Take this wealth ofthine and give alms of it as thou hast vowed to God most high “in thy soul and in the Lord’s presence : andit will be better for thee in “ol. 191 ἃ. thy dwelling if thou pay the tax on thy house and do not invent excuses *fol. 191}. (pr ἘΠῸ]. 191 ἢ. 450 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [138] ir ὡς ie Mole ἃς Alj> aus Aal as le Slide aus Ya en ou al AI Mil πὸ ς τς a UV ol all nel) \gely al, IE eo UI zoräll Ka δὲ sl tel sin 8 Ian] ag ka ὧν gl a a N ἀρ! Ulli ἢ gli bay ST Sl NE Nu sr IE Jo > Me usb ἜΤ Il ae ln Uepa" Iazsche ςοὃϑ--.. US ὦ abe Ὁ ὧδ το JE da τοῦ am la UL Ἐν wel ὦ Yin an lisa ΟὟ ll m Al Eile οὐδ 8 a [5559 La Ole ana) ia a ya Ks Sp WI N id San να. de lan, ls an 35 el a! us al ae ἰὼ ἰῷ». μὲ ee 5». σὲ ἢ οϑο AN το RS ἜΝΙ κι ὙΠ ἱμ 9. ἀοὶ as ὦ Sl and negleet what is enjoined thee, lest your grief grow greater before all who observe thee. » May his blessing embrace us all forever. Amen. The forty fourth Wonder of our father Anba Pisentius. Hear also this wonder which this holy father Anba Pisentius displayed before his death, and give praise to the Lord our God Jesus Christ. There was a woman who bare a child and the milk dried in her breasts and they became black and hard greatly until both her breasts were like great bosses of brick, and their tops were chapped. Then her father and her husband despaired of her, they expected * her death, and brought her before our holy father and sought blessing at his hands and said to him : « Ο father, do an act of kindness and charity for us and pray over a little oil and give it to us that we may anoint this young woman with it, as her breasts have swollen and also she is near death; look on her with the eye of pity. Now we have been with her many days and we take her child round to women who give suck that they may give it milk lest it die.» And at once he sent the priest to the entrance ofthe altar and he took a portion ofrag and pierced it and moistened it with the oil of the lamp and the wick at the altar and brought it to her and touched her and made the sign of the eross on her saying : « In the name of the Father, and of the Son, and of the Holy Spirit, one God. May he bestow remedy for all er j [139] THE FORTY FIFTH WONDER. 451 Sl ἡ εκ bl 1,1) wre all al I ya ll La, we ln By ya ey ὦ] St AM a σοὶ ὁ» N a ur el ee οῦδ οὐ ὦ θὲ οὺ ya Al u ni al, ὦ» I le) al Yy als za li bl ans N al al Lg Luk üläs ol U gar ri Ha cin ‚el a a ΟἹ el ll de le ὕν en ΟἹ 06 sl ai ὧδ Yo alle aa gell an) ar I el be le" a u als de 3 ira LS ln Οὐ ὁ gr ae! (9. ae ya ge an a δ u ον" Lu U 5 as Li a οἱ τος 8 ia ΟὟ 8, Js alyaT *(01. 192 a. *fol. 192}. Us de ΘΝ ὦ dyäy ΣῪ» al U ya al οἱ je the disease of those who are anointed with this oil in perfect faith and repentance. » And they brought the pierced rag ἢ moistened with the holy oil which our father had blessed and anointed her, and that sick woman at once had her breasts healed from disease, and at once the teats gave forth milk so that it flowed down to the ground from her breasts, and the child sucked from her without injury and’ was not hindered or checked. And all who saw her wondered and praised God and magnilied him. May the Lord by the intereession of this saint give us grace by the pardon of our sins and guard us from the accursed devil for ever and ever. Amen. The forty fifth Wonder of the holy Anba Pisentius. May his intercession be with us. Amen. The holy Theodore said: One day, I was sitting in the company ol my father the holy and great Anba Pisentius in mount Shama and there was there a great. devotee, " aleading saint whose name was Epiphanius, who served God without ceasing with all his heart and was celebrated everywhere. And it happened to him one day that he was on a visit to observe his condition and that we might enjoy blessing from him. And it befell when we reached his abode that my father began to call to him, whilst yet outside the door, according to the eanons of the church and the brotherhood, « Bless me. » *fol.192 a. *fol.192b. *fol. 1988. *fol.193 Ὁ. fol. 198 ἃ. ἘΓ0]. 193 Ὁ. 152 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [140] al a 08 lie ib TE BL il I ae Eee el ὁ ὦ ul Js le ὁ: 9 ls τσ Ξὺ del oa] 2:9 “ὦ Wels ar a eV U ee ala ὡς a N ὦ Ei a il le N οδΣ U ns le ET N ee Inden Inte εἰ LWayS μὸν zoll aalge al με 5 la EV a al) ne ar lie Hl μοὶ Le al an Je a δ ὟΝ Joy ll ὡρῶν! eYza Je al cl U ll a a ai El Slas lo Lue öl) Ib al ale Yb ll N Us ld 51] any οἱ σοι Beh a Je ὅλ LE sl gl ὁ ὁ εν ον Οἱ a ας uns Kun as a IE I all re JS > Au ας el οἱ Then we entered and the holy father Anba Pisentius was reciting from the book of Jeremiah, the great prophet; and Anba Epiphanius also was reciting from the epistles of Paul the apostle, and my father came forward to the door of the cell within which Epiphanius was standing and reeiting, and my father looked into the inner part ofthatcave and he saw two men sitting upon the stone bench, and then he * paused reeiting at the entry of the door, as the canon observed does not permit them to approach one another until they have finished reciting. And when the holy Epiphanius had finished reeiting the epistles of the Apostle Paul, my father the holy Anba Pisentius went in to him and they saluted one another and that man who was sitting before them both : then they prayed and sat down and that man who was sitting there went away from them. And I entered to them and asked a blessing from them. And they were sitting by one another talking about the great things of God and the joyful gifts which he bestows upon his chosen friends because of the sufferings which they endure for his holy name. And when they had spoken about the great things of God for a long time they talked about the holy seriptures which God has inspired, then they rose up and saluted one another ἡ and Epiphanius departed to another place. And when we entered into his cell my heart was reflecting anxiously and I threw myself at the feet of our father Anba Pisentius and said in much anxiey : « I will not cease to lie prostrate at tlıy feet until thou fulfil for me my request. » And he informed me saying : «| will not | [141] THE FORTY SIXTH WONDER. 153 el eV ol ia ya ce gel ll deli ὡς a dl ly aus Aus ka > Lola do li ni ΟἹ ie ld ὦ SS 51 N ypalirl ae le 56 le ld li ga in OY ye 4, Gall "sale ο᾽ yÄA es N) ΩΝ Yıl ul ei rel ass «ul, SW ἘΞ Ξ ΕΠ τ: Ὁ χΧὙὕὍὉὉ0 Nee 2 nn PS ol τι ee) ϑ "ὦ or «(9 ser u B Bee τς san) El zu ἡ sl El ee ei el! el δμ29 I N ee al ls καλὸ al gel in ὁ κ᾽ Wlglo ὌΠ Bm ἢ ποτὸν gl ων BreS> N) sl.) Se) Dee je a IH) aelı> ἢ} I, ὐνι τς 3 ὑπὸ ἢ». Sl ὁ conceal from thee what thou dost ask me about. » And 1 said to him : « My holy father, who is this so very bald man who has been this while with thee and did kiss thee on the mouth, both thee and Epiphanius, and did disappear from us? » And after a while he said to me : « Didst thou deserve to see him? » And I said to him: « Yes indeed, my father. » (He said) : « Verily thou hast obtained great favour and hast received signal blessing, for this was the great one among the apostles, Paul; he was sitting beside Epiphanius until he finished reeiting all his epistle, then he kissed him and ascended up on higb. ‚First do thou know, O my son, "that this is the custom of the saints, and when a righteous man is reverent in his heart and mind and takes part in intercourse with the saints, then each one of the saints is present with him whilst he reeites their words, that saint is present with him until he has finished his recitation and then he kisses his mouth and departs from him. And if he who reeites is a man deserving to see the saint, that saint will look at him with his eyefaceto face. And so with the chapters which are read in church, they stand by and hear them and give praise and glorily. » May his prayers be withus. Amen. The forty sieth Wonder of Anba Pisentius. One day as we were in mount al-Asas there came a multitude to get his blessing, and they talked with him about the pains of their hearts and * fol. 194 a. *fol. 194 a. *fol.194 b. *fol. 195 a. “fol. 194 b. fol. 195 a. höh THE LIFE OF S. PISENTIUS. [142] DE ὁπ Ile Way mel alt gli In" mis Bo ab U ρον al, Jo, as cl AUS (ὁ 55 al Nelly Ku ul er ea οἱ 500 μι LI am Gall bgae UI 55 gr lege ill La la 56 LE Ὁ κὺρ τ τ -᾿ ἃ] ὁπ ΟΝ ed A ὼς.» ας lliy an ὦ in 03. in ei bir el u ΣῪ ον ὁ». τοι | Am la se 2,8 JM Lily Sl ὁ lallıny κεἰ US 589 aeln la; le all is al leg an ir ὁ δ. αὐ ge Il ἐσὸ ὥς Be lyzes οὐ» ga) Ley Al lie lang sol anzu aube sl el = de is N ai a da) al I ro U al UN ze eb 5» ds ὁ ST u 3 IS Esel EV u a a 1. 2 = ku = wonte. when he had blessed them he perceived that they were distressed in their minds greatly, “and he knew by the spirit that they wanted to ask him about a matter, but he made as though to rise and depart. And they took hold of him and entreated him. Now at that time there was a monk with him, and there was also the priest Musas, head of the monastery of Anba Samuel which was known as the monastery of as-Sunad, and they said to him : « O holy father Anba Pisentius, we have come to thee that thou mayest do us good and sign us with the sign, do not be annoyed thereby, as the Spirit of God inspires thee. » He said to them : « From what distriet are you?» They said to him : « These two are from the neighbourhood of Aswan, and the two others are of the people of Safat Rashin. We are all in partnership with one another and work together, we all share in goods and carry them by ship and journey to a remote country, and no one of us enjoys any preference over his companion; "and we went on our journey a year and eight months, and God made an opening for us and prospered us with great profit in return of increase. And we are going back to our homes in peace and bear two thousand dinars and have tied them up in a purse and have entrusted them to a man selected from amongst us who is our eldest : and he took them and denies them to us and says, «Some time you took from the purse five hundred dinars. » And the elder, the blessed holy Anba Pisentius, answered and said : « This is the truth. In my heart I said, if it were a strauger who was the thief then he would [148] ᾿ς THE FORTY SIXTH WONDER. 155 8 KL 5». ug ap τως ὁ τοῖν As Ile ze 21 ον UK Aal se a ὦ al lan ta zäh a ls an Sl Een ὙΌΣ Il ui ad JE Us ae Se Mal Ale Jay Anl zul au AU JA U me Je in oe et del al la os ΟΝ hin el u ll Ay sh συ! Me Ya ὡ 8 des de (5 el οἱ» ἰὼ gr u SE Na all din a oe zul u rs a ko ne | ee 8 ἀμ] κα (οὶ Pe are) KIN 3 am au Ines all Io Ai αἰῶ ἔξ el ia et ee il YOE eV EV 5,5 UN el, io rss Alales al, u A| Am - KUN „U m a 365 «Y Ley! ia * [01.195 b. *fol.196 a. 1. ale — 2. κῶν have taken all.» And this has troubled my father. His face became sad and he continued to go to and fro in the place. And our holy father Anba Pisentius went to another place by himself alone to pray, and then he returned and said to them : « Indeed the bundles of the men have been plundered altogether. » “Then he took that man by the hand and led him apart by himself alone and said to him : « There is no profit to thee in treachery to thy brethren, and the curse of God will fall upon thee. » Then he increased his noise and shouting saying : « Ὁ father, whilst this money was in my hands I could not do anything of this. » And when the saint saw that the man had determined in his heart not to disclose anything he turned to three of the erew and called them to his side and said to them: « Take the three rolled up bundles of celothes which are in the pots which are in the church and untie them and take from them a roll and you will find in it the gold of this head man and his elothes. » And they untied it in faith and found the gold in the place of which our holy father the Anba Pisentius had toldthem. And one day “they went to him in mount Shama and informed him ofit, but he secluded himself and stayed many days eoncealed from the people, as he did not desire to make any of these things known, because he hated the empty praise of men and loved the approval of God alone. May his blessings and prayers embrace us alland the children of baptism. Amen. *fol. 195 b. *fol. 196 a. *tol. 196 b. *fol.197 a. * fol. 196}. *fol. 197 a. 456 THE LIFE ΟΕ 5. PISENTIUS. [144] ὧι ἴω. «(Ὁ ln Wu Loy Do) οἰ] Ne EEE τι en on > ll Say SV au ὦ N la sa Il 3 55 | ll ὁ} 535 5 wo ra ee N τὴ Yo .S oil Dany " ily ΟἹ Solar ie oa KEY al aus N a as fl MS a9 le 9 ln Y ala Il YA μ᾽ Οἱ Dr Ya il SS > al Ay sl Je an ae en ui el Ob Ha Nil ia Ὑ ΔΝ Hg! Kl ige 156 cd Lil > et a el οὐκ» αὐ ρου SAN Aal al ze ΑἹ ll u ee U he Οἱ N aye Aal a Τοῦ Er all an Js ll ΟΝ οὐ 5} Sb Jah ἢ Heli SI ae sl N al &> 0 Er re le Ὑ» all ρα la Y ln ΟἹ le The forty seventh Wonder of our father Anba Pisentnus. May his prayer be with us. Amen. One day again he conversed with me, the unworthy John, and said to me : « Believe me, my son, | endured many troubles at the beginning of my entering into this office of the episcopate. For I found many who had married a sister's daughter, and some who had married two sisters, and some who considered lawful the intercourse with a mother and with her daughter, “and found that many men were ignorant and did not know about God, and do not believe in the day of resurrection, and do not take heed, nor act carefully. They are like the beasts and agree with them in wickedness and ignorance : even the clergy and the chief of the people. And men did not call me a man at all, but called me the muddled lunatie who does not know what he says : and if I forbade them, the clergy bring them nearer (to me), and I bade the clergy also that they go away and check the people whom I forbade. They call me « Pisentiun » and « Pisenda » who is one of the interfering busy-bodies who does not know what he says. They call me six names and speak in strange speech so as tovex my heart. But I refer all my anxieties to the Lord in whom I rely and hope and "say :« O Lord, thy will be done. » Then also I said that Pisentius is not injured by the conduct of these foolish ones, nor does he [148 THE FORTY EIGHTH WONDER. 457 mat N ee Ξ JE Joy zel au bh \elki.| "al ul ὑυ 85. U BI) le La, Οὐ ni wel, a la ὙΠ 1. Ὁ] Vl ao Sa αἱ lin UI goal Ὁ ὃς 145 le es al El ey Ay οὐ a lieg Liste ge ὁ" ding 82.> N a er" NEM pe es) IY ES Ilka 8 "his SE fol.197 b. leiste, Bir Δὰν Lily UN ey le 10 21, a 08 Οἱ μοὶ ὡς Ya I: »"} ἜΣ Des ag 15 111: Je! οἱ Dal, SER τς el ἫΝ ΠΟ: ΘΙ öl, Ss SEE Ξ Isle ὃ um Is! Us! ωὔϑ. — 2. Β. om. — 3. B. om. — 4-4. C. y) Sr — 5. B. «and now, is God Ἐπ μὰ with us or Bean Cars BC, we. ὯΝ — 99. C: om. — 10-10. C. ἘΞ τ ΠῚ B.om: — 42. Ὁ. 15, 48. ΤΣ ἴδ Sal 15.0. & 4.29. τς 16. B. « far from his abode ». — 17. C. As U. 87 19. Β « ἘΠῚ cold ». C. ὁ," (146 b) SM! ἘΠῚ ἢ] Sol | υ ἔπε . Ib, N 9 9 sin. > us, Llel ae! υ = ala la N 50» ὡϑϑ BLIEB) | Ja es: Sa ὃ εὐ 5.) = 3, SHlf Se Sr 9} ἜΣ Is! = 2 «0 NH aM se os! es νυ ᾿ EI) . BE .Κ9 ἐπ ICH ih, ω EN at all heed their speech. May the will of Christ and the law of the Lord prevail and the canons of his church be accepted, and let them do against me whatsoever they will : Iam ready to be patient and to endure in all they say against me until the Lord turn their hearts to him and finish their lives. » May the Lord have merey on us by his prayers and forgive us oursinsand be gracious to us. Amen. The forty eighth Wonder of Anba Pisentius. It is said of our father the holy Anba Pisentius that he conversed one Jay freely with the brethren saying : « We carry out our customs and services according to our power, and pray and fast strietly that God may have mercy on us and accept us, but I will not cease from prayers “and +fo1.197 b. humble supplications to the greatness of his generosity until I know that he has mercy on us and our prayers are answered and our offerings accepted. » Then he rose from his place and went a little way into the PATR. OR. -— T. XXI. — F. 3. 30 *fol. 198 ἃ. *f0l.198 ἃ. 458 THE LIFE OF 8. PISENTIUS. [140] EN EU en ἐς ΩΣ ὦ US N A I οἱ» το Ds 2) h da) τ Ξ re ee 5 alba. ul) 51 lee Seel caolgll Ihn ὁ ὃ Bin dal de Fe Lala zu σὐ ὁ να Te ἰδ. ay χες al ey] O5 Muh Lang ὦ in ἐς 17, a Be er ee zu 13,8 ns 125, lb ὦ a as Min SS ὦ Ua age my My Pack. AL) Bl Su NS Sys ποις ἐν οὐ το. All Ἐς 98 «ὦ ro (οὐ ιν ia a Be eh 9 τ 31 μεῖς je PAUL PU οἱ 5 ud als Par) adles zalb al 11.2045) JS, Mol δος ls er) bin el τ ls. — 2. B. « forly ». --- 3. Β΄, and-forty nights». Δ. eb) 5 an er — 6-7. B. om. — 8. C. om. 5. — 9-9. C. ai ἢ» na — 10. B. « the fortieth ». — 11. C. IS ua 0} ἘΠΕ: ὦ ὅ9 υρ eh) |. — 11-16. B. « his thoughts in heaven ». — 12. C. ABLE Dr ee Ὄ us. — 15. C. om. — 16-16. B. om. — 17. C.+ 33 3» !l,. — 15. ( om. on, C. ei Gere. — 20-21. Com. — 21. Ὁ. 40} lee. — 22-22. Ὁ: τ τσ B. om. — 23.°C. aulb, — 2425. CU) 3. — 26-27. C. 5 se we 5 ee ΟὟ. — 28. C. 98. — 29-29. B. om. C. «ἢ I. — 80. Ὁ. + is 8. — 31. Ὁ. ἊΣ er mountain and stood and prayed while the heat was severe by day and night, and he did not cease until fourteen days and nights were complete. He stood without ceasing and his hands were spread out, he did not draw Ὁ them back at all (saying) : « Even though my soul leave my body I will ποῦ break my fast nor move from here at all until he show me a sign in this i place and in the midst of this valley, so that I know from it that God answers our prayers and has merey on us. » And when it was the fourteenth day, he still remained on his feet and prayed, and it was in the ® month Bauneh. And whilst he was standing making humble prayer and all his attention was direeted towards * the Lord, his mind was wrapped up for an hour and he heard a voice saying to him: « O Pisentius, the Lord has heard thy petition and answered thy prayers, and a sign is given thee, and what thou hast asked from the Lord shall be granted, and thou art favoured. He will show thee a spring of water in this place where thou art standing and there shall be a clear and lasting sign always for all [147] THE FORTY EIGHTH WONDER. 159 Hl a u ZB u Saal de ΤΣ ES μὴ sul a EEE A DAN 3 al τὰν a, N οὶ 235 en Bl ar pi ΦΞ ὦ «ὦ ΕΠ les bb ι, οὐδ» "alas i an Ir easy u «523 aus sLio! ge Ba ga LAS EI N elle eb He ne il ὀλμ, τ α Ροὺν Gl ZU hola he aid Je ih Sl) Je N alle wm) ὡδὶ Ol ai IE ie a a οὐδ N el! a tell ΚΟΥ as An Je al απ] sl Slil 15, Alles m late m ul ol IS μν li a al ie ὅς 3 lie Pal Πρ - τος ee RT ee ν; 1- 10 Ὁ: [5]: 2 Io» euro er! RR Le nz 8 en) ala). — 3-3. ( ἘΞ ὁ: 2 le. — ἅ. 6. +. — 55.0.8 NL. — 6. C. JE. — 7. €. 5599. — 8.0. a — 9. C. 59... en BR 417C. wub, all Js. B then passes to 207. a. below. — 12. C. .„ Bu, 3205) al C. then passes to 199. a. below. generations ofthe world, to all who take its water ın faith.» And as he stood at prayer the earth parted beneath his feet and the water burst forth until it reached his knees : but he continued in prayer without stopping. So the saint was answered as David the prophet said : « The Lord is near all those who call upon him with upright heart, and he gives joy to the righteous and meek and answers them in prayer and delivers them from all “their troubles, and perplexities'.» Who-is like thee who didst send up the sweet perfume of thy prayers to God, thou mayest be counted as resembling Elias the Tishbite whose prayers rose up to the heavens? Thou verily art equal to the upright Abel from whom the Lord accepted sacrifices and oblations because they were with upright heart. Who is able to *f01.198 Ὁ: _ reckon thy miracles and the multitude of mighty deeds which God vouchsa- fed at thy hands and which brought glory? And as to the miracles which thou didst in thy life, as well as those which were after thy death, no-one - could count their number or write down their sum. But I, the poor John, have greatly ventured and have written a few of those which my eyes 1. Ps, 144.18. 460 THE LIEE OF S. PISENTIUS. [148] ΤΟΙ. 199 ἃ. all all (δε ΩΣ ers Eau I sale! El sl a οὐ 3] a (σὰς De de ὧὦὐ οἱ 2» Οἱ οὐδ ὦ ϑ a, οὐ ὁ οἱ ὼς οἱ a Οὐδ ὦ US LI u US A SI la οἱ ρου γα ὁ Ὁ δὼ ὦ 5 Wloly tbas du Je aa Yl lan JH all des αὐ u | er al ls in Ian a 51 au My A wi 3 el 2. a ss ll Lin YA El ala) il ee All gi Ans une „blu als 36; lasıc se) 3 lgy al bsy σαὶ = aa ‚Je στο! 100}. EN N ans ziel > WS aYl (δ 06 lan 11" Je Als sl (ὁ ξεν as W ἊΣ Fe τ ὠ is 5 Asy SA ns 5) ΠΩ = „el ἰὼ 0% Sy Elke AN 5. κα SL ᾿πρὺνυμδοννυμων-μμωνοι 1. (147. b.) continues _ N! Io» les or 2 ar 3 er υ SL 12 259 Las! SE ul er ns Sl, u, in, se ἘΣ ae Is! „ua Bern) = a el [148. a]. —2.C. + aa, — 3.0.4 συν. — a. C. pe Ὁ) | Bi ra»; au! C. then passes to 129. b. above. Er ET re er Ze wer *fol.199a. have seen and my ears have heard from righteous God-fearing men "in their statements, and how great and lofty were the virtues which my ζ father practised in the days of his glorious monasticism before he was raised to the rank of the episcopate. If I were all tongue I could not do it for you completely and perfectliy. When he had completed thirty years as amonk God called him to the dignity of a bishop over the eity of Qift and its environs, and after he became bishop he exercised the episcopate another thirty three years as bishop and guide and good shepherd, guarding his people, and God gave him power and his fear to observe the canons ofour fathers the holy apostles, and he observed the canons and God did conspieuous signs and splendid miracles at his hands and so many mighty deeds that one could not reckon their number. And he gave *fol. 199b. evidence by displaying miracles “and diselosing hidden secrets, when he was at alltimes in the oases. And once he was in need of water and remained a whole week without finding it. So he stood in the oasis and prayed, and as he reeited in the oasis it began to flow until that oasis was filled with it, and they filled the tanks and wells with enough for the brethren dwelling in that mountain. May his prayers and blessings be with us. Amen [149] THE FORTY NINTH WONDER. 461 rt os la al N alle no de zy Am al do A ya lin 06 Ya) un Ks Οἰ μον Ali a ai, ddl 35 > ὦ» ill us δὲ alle υξὸ ΟἿΡΙ il, wärs ἢ ὁ "δ 5425.» u BI cp un hoc) +101.200 a. sa ale) gie a AK AS gl in was οἷς Als ae Je a 233 nr Y Gi ALS Sonall Ale gu Y Iylizn Ian bljel αὐ! oa HM, Aydly maälly al) ΟἹ L5s hal ὩΣ mie Sl Am al al) IN sul. ur > U ὧν el ..0.} les paris ee eh) ee le a de bir καθ Ih ie αὐ u NM ba Jun δ ld „a οἱ als Jay IS Ju all N A Ei ae en Ka ΟἹ il lin ol ὦ ἢ νῷ, (895 "οι. 300}, τοῦ νυ Ill Lay eyza Au all IL Al ya σ θοῦ ὦ δὰ. The forty ninth Wonder of Anba Pisentius. May his blessing be with us. Amen. As he was hiding himself in the desert he prayed, and was upon a steep rock until the day break came. And he heard loud voices until all the mountain was shaken by those voices with singing and praise, and all the mountain was filled with lightnings and mighty * thunderings and a pure *fol. 200 a. and extremely sweet perfume was diffused. Then I stood still and turned my attention and perceived in all the air angels in lofty spiritual ranks and in companies who praised and sang, wearing the garments of glory and dienity with splendour indeseribable, and there was light and heavenly glory. Amongst them were the fathers and apostles, and patriarchs, and saints, and hermits, and ascetes, and athletes, and soldiers of the Lord of heaven, and the Son of God was present amongst them with his mother the pure Virgin. And when he beheld this he fell prostrate on his face from fear, so that his spirit was near departing, and he continued to make humble prayer and petition to God Most High with all supplication that he would show him what this thing was. And a voice cried to him from above and said “to him : « Pisentius, Pisentius, dost thou not know that ΤΟ]. 200 b. this is the festival which commemorates the noble martyr Vietor son of Romanus? — he has asked God and he has sent these pure ones and * fol. 201 a. *fol.201 a. 462 THE LIFE OF 8. PISENTIUS. [150] U lin galerie ll il Aleny νά Lu σὲ Τρ \5 GA Δ ae ga ἃς γε In χα > W ul ΟὟ γὰρ 55V! Ss ΟὟ sul, nn u ἃ πΡὰ} ge ὦ μὴ al Τρ 2... „YY Sl eV Al ὀνλίαν as sb ob al ΟἹ a A el et ME al a Οἱ le Ge gr ὁδ9 συῦὶ za ΣΝ ρα Eee ug u CE u ee ἰῷ μα U ot al sr οὐ, lol a Ye el al a a κὰ 35 yo ld ho a le el u ae ee sl A a al he 5 el ὦ ὁδ Sl ur us ἡ οἱ EN a al δ δ martyrs and righteous and saints to come to his church and visit thee, and has made thee worthy to see them and enjoy their blessing, because thou art the holy Anba Pisentius. » And he glorified God and his saints and marvelled at the greatness of God Most High and his compassion and love. And he told the brethren these great things when they were present with him, and said to them : « Great is the glory of the martyrs who have endured trials and poured out their blood for the name of Jesus Christ our Lord, to whom be glory and honour and worship now and always and for all the ages, for everand ever. Amen. » “ The fiftieth Wonder of the great saint Anba Pisentius. Believe me, my brethren and beloved, this saint learned by heart thirty of the books of the church and continued to recite them up to his death. He fled for ten years before the barbarians, those were the Persians, and he was for a third of the year, four months, concealed and no-one knew h where was his place except the priest Musas and Anba Elias who was of the monastery of as-Sanad and Abu Yuhannas his disciple who was of mount Shama : and very many times he showed himself to the priest Anba Andreas the head of the monastery of the Holy Cross. And this is the discourse which he wrote, and which I endeavour to write also, I the soldier of God Most High. And indeed if I wrote all the mighty deeds and [151] THE FIFTY FIRST WONDER. 463 Se (69. οὐκ! ey le NT Sally τοι κοι, ὃν τ." Ib ὩΞ wa κα lien us] ER a! es ey Ὁ Οὗ oJ dab dr ἐσθ a a IS U a al Til JUN il, Na) ls ΟΝ LE hl al Ay al el a πρὶ ‚Sal aM ΑἹ N all I Gl Ay a er Je el ΘΟ ale uU > Mt EL! BUT) Jay gay Mal Js UT N cr Ὁ N Je la Jul > τοι. 305 a. LS ag 02] Als > a N re Als Fe 1 alle Se ll ge de νι ol AN] exploits * which he performed, and the miracles he displayed, the discourse *tol. 201 b. would become too long and the oration protracted, so the desceriber would be tired and the hearer would be wearied. But lam content with reporting this brief discourse and have abstained from length of illustration, that if a man worshipped God with all his heart the Lord would give him every- thing he asked, for the Lord Jesus Christ, who is yesterday, to-day, and for ever God of the spirits of the fathers and prophets and apostles and saints, doing signs and wonders by their hands, he is the God of truth. To him be glory for ever and ever. Amen. The fifty first Wonder of the holy Anba Pisentius. Our father conversed with me saying : « I have often gone to the well and had with me my jar to fill it with water, but I did not find the bucket there _ atthe well. And I lifted up my hands to God * Most High in prayer and *fol. 202 a. supplication and entreaty. And thereupon the water rose from the bottom of-the well and came up to the top, and I filled my jar with it and prayed that it should be again as it had been before. Then I took up my jar and went away in peace. » By the prayer of this great saint may he forgive us oursinsfor ever. Amen. ΤΟ]. 202 b. ἘΠῚ]. 203 a. * [0]. 202b. *fol. 203 ἃ. ἀθά THE LIFE OF 5. PISENTIUS. [152] ebay ἴω 8 κοι σοῦ UI Ὁ Sync) ll ae] Sl N U „be 5 οὐ» ὁδόν AV oe en el J δ As van ao age HM el la Dan An an Any Ja ρ a en "El rl τ ὦ May uns alla LI ass KEN Dual is Ge N en al el ie > N ee le Kal 2,5 Als ae Al Dans αὐιλρεῖ AD ul a N ball ll elrel ah le Sal alels 25, el 3, 53, lalal «ul HE N (3 gi II ἄν ai AU u ll a lol ar All οἐυ ὅς oe oo Ne U har ST U Al a a! a; > label οὐοῦν a al aus ale u ll π 1. S. « his patience ». — 2. S. « his innoceney ». — 3-3. S. om. — 4. S. « Samuel ». — 5.5. « and the oflice ». ἢ The fifty second Wonder of our father Anba Pisentius May his intercession be with us and save us from the cerafty foe. Amen. « And it happened to me also that I went to the well on a certain day. And it was the season of great heat, and I had not taken with me that day arope. Andlfounda certain angel shining greatly, and in his hand a rope. Then we prayed together, and he filled my jar with water. Then we prayed again according to our customs * and he took the handle of the jar with me until I put it upon my shoulder and he went away. And when I looked behind me I perceived that it was truly an angel of the Lord, and I glorified God for it and gave great thanks to his great holy name, and I went to my abode in peace. » To whom shall I compare thee, Ὁ thou blessed master our father the great Anba Pisentius? Indeed thou art like the patriarch Jacob, he of whose suflerings God took note and remembered his generosity, because of his purity, and gave him inheritance in the land of life. Thou art like also to Joseph the righteous, on whom God bestowed a royal erown Thou art like Aaron on whom God bestowed the office of the priesthood, and Samuel the faithful overseer over the priests of the Lord, he whom the Lord filled with the * spirit of prophecy from his childhood. And thou art like also to the blessed sons of Jonadab who observed the commandments [108] THE FIFTY SECOND WONDER. A165 ob Se | et ὦ» ll, a! εὐ Mn all 559 οἷς ei 1 he νὴ ab ui le Age καὶ geil A u τκο ὁ Ayaly lm Aal stay] alles Ale 255} aalge Ay Art zielen au „le ORTE) Glas Gm! S2>3 ge 2 rs) ua > Asyl μον! 8 win N ον aus ται σφεα all Lyl A al bel Οὐ" "OL ae Aus u ia | an 3 Solo; iss be a Ge al a el ee Jr ὦ, Αἱ ah ge Ὁ ὩὉἹ US al all ul ὁ δῦ τα ale Als sis Daong sla, wlacy all Lly wi „EN zus UK, sell ul gl EN a ln ΟΥ̓ UN setz dl un ὁ οὐδ δ ll ah ie ws el Οἱ Gl we AL IK al, αὶ ad aa) bel aa AS elle Lad ziel) of their father. Thou didst enter the paradise of grace by thy lofty spiritual understanding, and didst eat of the tree of life. And thou wast of gracious speech by the wisdom of Christ the God, and ateacher in the knowledge of the holy mysteries. First thou didst seek the kingdom of God and his righteousness, and generous gifts were added to thee, and spiritual gifts bestowed upon thee, and at thy hands were wonders and mighty works so that thou didst put to flight the Canaanites and didst conquer the devil and his-army of warriors and the rebellious ones. And thou didst perservere in the truth of the wisdom of the informing and leading upright fathers, and didst acquire all the divine sciences, and didst understand all the evangelical parables and explain them in a living way, until thou didst amaze with thy wisdom all the “earth and its great ones. Truly thou art the benefactor whom God formed in our generation, and the champion whom he honoured in our time and age. And in thy prosperous time there were many chief men loving the poor, as with our father Pakhom. And God sent forth blessing like the light and judgement like the noon-day, and thou didst observe the ordinances of God and do his will, and thou didst obtain from him great excellence so as to intercede for all the world, and didst exhort everyone to return to God by devout weeping and sincere repentance. Thou didst make creatures return to God their creator, and didst rescue them from impiety, and raise the fallen, and heal the sick by thy righteous prayers, and didst exoreise * (01.203 Ὁ. "fol. 203b. *fol.20% a. * (01.204 b. * fol. 204 a. * 01.204 b. 466 THE LIER OF S. PISENTIUS: [154] las bg ὁ οὐ u Ze ud ci ul ph ee er EN el ee rl ae UV oh er Sl el All sl τ Sb EN Ey SEI τ σὺ sale, le Si, MS 5 lee oe Sl Je οἱ Lulb BES 50 5, sl λων Se al el Ἐν αἴ τ τ N ey aba AN 5 male Ὁ > ae Ey Hay IE U gun ae JE a τ ee eh ee ee N Οἱ al wa Je (Ὁ οὉ As, WE al wiccbls El 3 aYl lbs Ay I Sul sy! ον SS τς 5 ei ye Sl Ali ΟΝ ch a Ley aaa de Ὁ dr) elle Οὐ! ld al evil demons, and wast exalted to divine honour by thy lofty discourses ἡ of spiritual things, and didst excel in the knowleilge of the seerets of his wisdom, and the diffusion of thy perfume was like the cedar of Lebanon, and like the perfume of the trees of paradise, and was spread abroad to every place by the gifts of the Lord Jesus Christ. Of thy miracles all towns and villages were proud. Thou wast a law-giver like Moses the chief of the propheis. OÖ thou who wast exalted to the highest degrees of wisdom, like the righteous apostles and noble prophets : O thou _ who didst spread out wings to spiritual flights like the eagles, and didst ascend above the heavens by excellent strivings in the perfeetion of upright life and glorious service. Thou didst obtain divine assistance and spiritual” graces, as God enlightened the eye of thy soul and eleansed the unders- tanding of thy mind, and thou didst observe the light of the angelie spirits and didst enter by the doors of generosity into * the blessed paradise, and didst love the Lord thy God, and he loved thee and magnified thy reputation before all men, and glorified thee, because thou didst build thy house on the solid rock which is not moved, Jesus Christ our Lord, and didst plant there the orthodox faith for ever. In thy days the oases prospered, all the world was made tranquil by thy supplications and prayers, the Egyptian provinces boasted of thee, and thy excellent report reached the land of Syria, as thou didst act perfectly in accordance with the divine law and the apostolic canons and didst in truth achieve accep- table works and godly instruction by the merit of thy striving in the [155] THE FIFTY THIRD WONDER. 467 au Ger δ: | | x, Sri)! IB a Gt! ul> ὠ Jsli>| Oee N AU τὰν KUN in al u EU el N Say ih la. ol Ike ᾧ wu dab ὑπο αὶ a il zeih ALL Je „al ΑἹ OYl οὐ» U Bu ὌΝ: el im zeit in UI LEY Oyesch AU ον ia 5 AUS zul Lil Lay nV dl ΟὟἹ I ΟἹ Ipanıl ug FEN al Mia Pu air Οἱ Abu N UI WIE be „us BERNIE, Sl N e» ὁ5 ts Y Se ai So ar N EEE I Fady τον älı TEEN 1.C. 153. b. .„ Sse|, Jul „ae, Ἐπ. ς λα ὦ Ge 33 15 a „Ile = up all Se! In ds ss! Ele A : νι, = τ “fol. 205 ἃ. wu, N, (56. 0. dl τ Ἐπὶ Auge nal „ee, lea EIERN CORE TER NE) Io» er st, er x =, Se 593] 113 25) N! 1b ab ehe]. C. continues 2. below. — 3-3. C. om. — 4. C. om. —5.C. Peer, LI. —7.C. om. 59 sl. — 8. ἃ 05:0: service of the poor and knowledge of the destitute, and thy greatness of compassion to all who had recourse to thee. And thus thou didst find perfect blessing from God ‘ Most High, and didst finish thy course and hold fast the faith, and the crown of righteousness was placed on thy head, and thou didst sow seed for thyself in Sion and a posterity in Jerusalem. May the Lord have mercy on us by his prayers and forgive us our sins now and for ever. Amen. The fifty third Wonder of our father Anba Pisentius. May his intercession be with us. Amen. Hear now, O holy fathers and beloved Christian brethren, the completion of the life of this beloved saint. When the Lord, — blessed be he, — saw fit to remove him from this transitory world and transfer him to the abode of those who rejoice, where is no grief or sorrow or mourning, the ᾿ς abode ofthe patriarchs, and saints, and prophets, because he was an apostle like the apostles, a prophet like the prophets, and a priest of the Lord like Moses the prophet and Aaron and Melchisedec the priest of the Most * fol. 205 a. 468 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [156] "01.2055. ee el AN a lee Hola il lo. tu I 06. Prag lg ul U a el me Ὁ Ku a ὅλο rd Pal Sol ΡῈ ὦ 58 οἱ ΑἹ Fl El LI Tel al a ae ον N el ὅς ga ὦ 15] ie el re σὰς I! = Je td δ᾽. ge el δι. oh sl Se AU Σὰ u ὁ Pd ia ον ὦ 18 0 EAU ia 175 οὖν ES N Pe a clan οὐ en ὍΝ Mas Plan say Haslyl ὁ» es 101.206. Je LE Lee an u 7 ee ala ὅθ 85 εὐ 3 χη. ale ach δι νος I ME a YA PAE U u MM Pan da) I as EM! »7 a «ill Os ysae Be de » ΣΆ τον > 33a 2 Ξῇ ll, Tu rn ΤΣ ΠΡῸΣ — 2-2. (.ὕΨ > 3 ei ΚῚ or HU. Bor —ı4.C.-E Ust. ΤΟΝ ei ne, ΕΒ ai EIER East RE Jaleld. — 17-18. B..om. — 19. C. Nas. — 18-2. C. „I selon. — 21. C. 0m. — 22. C. „yes. — 22-23. B. « shining like the sun, standing in the court, and singing to God ». — 24. C. ua — 25. Ὁ. | Uls. — 26-26. C. = Ds. — 27. C. = — 28. 6. de. — 2. C. om. — 30. B. + « Simon ». — 31. B. + « the servant and apostle of Jesus Christ ». — 31-32. C. 13. — 33. Ὁ. om. — 84. C. Ja. — 35. C. om. — 36. C. „pe. — 37. C. om. Be a ee Een ΤΣ Pi RER tn nn ἐς σ᾿ ΚΡ, *101.205b. High, it happened one day "my father was sitting in his cell alone at rest and there was no one at all with him except myself, he said to me : « Ὁ John, | suppose that my days are drawing near to migrate from this transitory world and to go the way of all my fathers before me, and the Lord calls for me this year. » And 1 auswered him saying : « God forbid this to be, that God bring upon Ihe country of Egypt this grievous loss, that this mountain and all this land be made desolate. What didst thou see, O father, that thou dost give this news? » He said : « 1 saw this night that all the great ones of the orthodox bishops came to this monastery, and with them Peter and Paul, and when I saw them I threw myself prostrate "101.206 a. at their feet “ and Peter took me by my hand and raised me up upon my feet and said to me : Dost thou know who I am? » And I said to him : « No, my Lord.» And he said to me: « lam Peter, and this my brother whom thou dost see is Paul the apostle, and these others who are present are Re [157 THE FIFTY THIRD WONDER. 169 u δῶκα, EM in ce Floyd amd Plain MS 15m aiäly! wi Pal zig) Ma Joy MU dal N TE οὐ» αὐ ei DV Plan οἱ U aber Ws Lip elle ΟἹ ab 10 5 al) Ya La a Ὑν ΣῪ] οἱ» a a I IE LI EU Pa Hl Bl RE mn u Au day es al Οἱ a a N 55. BJ Js ii 16a! Mia VA N Ne rt By Tab τον DS PN AN N ὧν Pal u ee ehe Pa SU As PL Yl Moe la, 30 I ὦ ὁ sless ieh an. 1. B we have been sent to tlıee by our master Christ to lead tlıee to us, so that thou mayest arrange thy affairs for the road which will lead thee to this life, to put thy church in order so as to come to us, for the time is short. Know that there are the sorrows of the end (67) and no benefit will be left in the world. Provide for the journey, * fol. 206 b. for it is decided that we come to thee soon, the thirteenth day of this month ». Β΄ then passes to 208 ἢ. below. — 2. C. om. — 3.C. zen. IE EG om. — 6.0. a. — 7.C. öl. — 8. C. 83. — 9. C. om. — 10. C. „a. — 11. C. Va. — 12. C. ep — 13. C. 91}. — 14. C. (,b). — 15. C. om. — 16. C. om. — 17. (" 09]. — 18. C. om. — 19. C. + 2. — 20.C. 3%. — 21. C. «τα. — 22-22. C. om. — 23. C. 15} 23, „E.— 24. C. a0. — 25. C. om. — 26. C. 5. — 27. Ὁ. om. — 28. C. 27. — 29. C. 508». — 3030. C. οἷο δ, — 3131. C. Ze. — 32. C. Bm. 33, °C, u! ur Ser 15] 2 8. Boch bishops come to warn thee to be ready for thy departure from this world and to receive thee to life with us. Now thy departure is near, so observe what I say to thee at this time, [or this is the time of the latter end, thou wilt find rest for ever. So be careful now and strive to save thy soul and take with thee the provision needful for the diffieult and dreadful way. » And when he said this to me I said to him : « May this never be, Ὁ father, » — and he said : « The decree is written and the judgement passed that 1 must go to all my fathers, but my *infirmity is prolonged, and do thou be my attendant until I go forth from this wretched world. » And when he came to his last sickness whereof he died, he continued in bed and suflered much. And when it was the first of the month Abib of the fifth indietion, his illness grew more and his pain increased and he called me and said to me : « O John, thou knowest that I told thee not to permit anyone to take *fol.206b. 510]. 20 7.8. “101 207 ἃ. 470 THE LIFE OF 5. PISENTIUS. [158] N μ᾽ ὦ» ἦτο “ὦ IL N sm a οἱ οὐ “ὦ» σ᾽ gs Iy la οἱ ap tar a a WI dl a ὁ ὁ ae a SI we Tl bel u ρον din gan lb ρὲ δια ὁ θ᾽ 2. Ὁ ul da 708 δ ZU a ἀρῶν zul EYE οὶ 8 sel 12 be Aa gl a YAM ὃν» ul" se ΟΝ δ] οἱ ἰδ τὴ, ΟὟ A BE AEG ΠΝ an al Jo φῦ las le ul SE SU ὧν Ge Beil POLEN Boy, 17 ον» lykall I AN ya ER A N - 4 Ba ἡ 3 ὦ ἘΞ: ae οἱ u (ἰδ Ze δὺς id a) ul a Ed BL cp N EN ee ἢ N Ps ὅν. ὦ, Hal Han hi al JS Je TE O6 Be. — 33. 0. ἂς el Sa „ee! 3 N. — 4-4. C. om. — 5-5. C. om. — 6. €. 248. — 7-7. B. « the Theophorus ». — 8-8. C.om., — 9. €. „WI ς}} (for 4} „UN. — 10-10. B. « which spreads before Christ ». — 11.C. gel. — 12. C. om. — 13. C. om. — 14.0. 1 LI} san. — 15. C. + 2. — 16. C. yo! san. — 17. C. om. — 18-18. Ὁ: a! all. — 19. B. + « which thou hast done for the Saviour ν. — 20. C. „al. — 21. Ὁ. eb. — 22. C. bb, — 21-22. Β. om. — 28. (. + N. τ δά, ας 4... pm. — 2. 6. s3. — 26, Be 70. passes to 210. b. below. — 27. C. + »1. — 28-28. C. om. — 29. C. + 56}. — 30. δ. om. —31. C. om, —32.C. om. — 33. C. -F iA] 23, 34.34 Co — 35-35. C om. my body away to another place or remove it from the tomb which I designa- ted. Let them bury it in this mountain and not remove it to another town, whether the eity of Qift or any other.» Then he prayed and offered supplication and said: « O martyr of Christ, Ignatius, Come to me and strengthen my faith : bring the crown which does not decay, with the rest of the athletes. Be with me until I reach the river of fire which flows before *the just judge, where there is great and very dreadful fear. » And I said to him : « O my father, after the penances thout hast endured in the world, and fastings, and prayers, and fatigues, and long vigils, dost thou fear the river of fire? » And the blessed one answered and said: « Who is safe from erossing the fiery river? — I say to thee that if an angel came from heaven he would not escape its erossing before coming to the earth. » And he informed me : « I shall cross it on the evening of the thirteenth day of the month Abib. » Then he said to me : « Be very careful of thyself, O my son John, and do not be disturbed. » And when it was the eighth wm “ 8 % Fo & Ἢ I’ δ᾽ 4 di ᾿ A 2 4 Er | ἑ Rn [159] THE FIFTY THIRD WONDER. 471 ls AU τ Pal Aue ia Le. b I Jin Aal Posten dl 122 ga (9 5- 6, rec τς ; 4) * fol. 207b. len aryluss b 14,1 Js le ee δοὸ "1... \andu 5 Uls>! Lil D sh Ss IE anne ab gie Aus Se Las eh Τῆς Ὁ. RS Neal εὐ 25) Bade Ὁ καὶ σῶς jo θα. 5 οὖν μὴ I Llosl Lin ΡΣ ὦ 2 a N Ἔ 5ι me Ball τ μέλ Plyal ρον May aa al ὁ 3 all As I ll bb Mel m Pay Para Im US al sul ee a ES Bi AT an N ae 5.5 Rn ποιοῦ α, 326, 10, 2 τ} Ἢ „> ΒῸ rt! I ls > plan 1.C. om. B. 65. « It happened when the Lord wished to translate him from this abode and take him to the land of the living, the abode of prophets and apostles, he had a vision on the first day of... » — 2-2. B. om. —- 3. C. om. — A-A. B. « who is here?» — 5. C. 32]. — 6. C. om. — 7. C.S. om. — 8: C. re: — 9. B. om. — 10. C. ss5äi] SS)... B. then passes to 205. b. above. — 11. C.S. om. — 12. C. Il. — 13. C. οἷ». — 13-14. S. om. — 14. Β. 67. continues here from 208. a. below. — 15. C. (ρίω»». — 15. 8. « Moses » ter. — 16. (. + 9. — 17. C. _selz. — 18. C. es ENDE HIT or 1990, 5.00: “216 vs. > 722.6. wa. 29320: wall. — 24. C. el — 25. Ὁ. SI instead of ..). — 26-26. C. auyäs! ap: — 27. (. ve. — 28. το — 29. C. om. — 30-31. 5. om. — 31. B. passes to 210. a. below. — 31. C. wel! ve). — 32. C. SE. — 33. Ὁ. . — 3.04 οἱ = ur — 35-35. C. «το. night of the month Abib he called me again and said to me:« Ὁ John, hast thou anyone with thee? » And I said to him : « There is no-one with me “except the priest Moses and the priest Elisha who are come to enquire *101.207 b. about thy health and hear news of thee. » And my father called for Moses and said to him :« © Moses, may thy conduct be as is approved. Thou knowest how thou hast been brought up by me. Take care of all my books and papers and keep them carefully for thou wilt have need of them. Thou hast no escape from bearing this burden. » Then he turned to the priest Elisha and said to him : « Ὁ Elisha, rule the brethren. Observe the rules which thou hast learned and keep to the observance of the bell αὖ the appointed times. Supervise the brethren that they may make their prayers as direeted in the monastie rule, in order that they may refresh their souls and strive with anxious care. » And Elisha answered and said: « My life has approached * my fathers, and if thou dost go before me, O my *fol.208 a. _ father, it were better that I should die with thee. Now if the pillar on 472 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [160] ον" os Ai ZEN “Ὁ ἴω 15] “ἃ gt ὁπ. αὶ ϑ»»αὐ ὧν Au ὥ οὶ a a τρῶν οὐ ας FA be, τέο ᾿Ξ ul τ en en u wa οὐ 5] > ee „bo m eu a As os US HN 55. JE LS Zi hai φυλαῖωι = N re ls 9 lin SL! Be) τ ΠῚ „l>k 9 ur ei! > 3 t Er Bd en IE a 5 ΝΣ * [01.208 b. Sl. n Je Das NR Js or ee Jüs CU & all le ger a Du a 19 as 5. ἢ St ll a τας Se AI EL BUN un ΡΩΝ ia 25 Al as u A u Hay E lin MU IE U hl ze Bas ἢ Ne ον De ie Fa: 94] WS 33 210) en, us ee x 31 „Le ἐὺ 90... 2916: Bet) ’ 3 4 1.C. le. —2.C. „la. - 8. Ὁ. pl — ἅς δ. + mb. — 55. C. ER 1414. C. Sl 21 LU lebt. — 15. C. om. — 16. S. om. — 17. C. 23,. — 18. C. om. — 19. C. (en. ter, so 5. --- 20. C. om. — 21. C. sb. — 22-22. C. om. — 3. 5. «tome». — 2%. C. om. — 25.C. om. — 36. C. el). — 57. Ὁ. δὲ — 28. C. sl. — 39, C. + IS Is» Je. — 30. C. om. — 31. C. om. — Barca om area ET ep ee which we are established be taken away, then comes the down-fall of mount el-Asas. Where shall we find one who will be shepherd in thy place, O my lord and holy father, if thou dost depart? We had no fear when thou didst guide and direct thy ship to the tranquil port and thou hast prepared thyself and will never be disturbed, as David the prophet said. But we ᾿ shall miss thee and lack thee, we are orphans from to-day. » And the © elder, my holy father Anba Pisentius, answered and said : « Verily, there 14 does not remain to me more than five days in this world from the third N hour to-day. » And I said to him : « What is it that has happened to F thee ? — do thou tell us, O father. » And he said to me: « Beforelconversed *fo1.208b. with thee a heavy sleep * fell on ıne and I saw a ghostly man who stood before me and said : « Pisentius, Pisentius, prepare for thy journey, for there do not remain to thee more than five days in this world, and thou comest tous. » And when he had said thus he went away from me. So now, behold, 1 go toall my fathers.» And when my holy father had said this to us a great outery and weeping arose amongst us, for we all knew that ὟΣ, a σγρυρῖς [161] THE FIFTY THIRD WONDER. 473 0] öb>J ΟΞ ὥ r> ol X san πω een) ren ko o) alu ἔα ὦ Aal u ρῦσαι ὅδ τ εὐ δορὶ a Tal, 6 3b ὅπ οἱ οὐδ οὐδ ee ὦ (οἱ οὐ Ὁ Er SE Se De En PER ee δ rc ISIN De Au ee a tal. 2000. JS, SCH sl We I EU re βγῶ: οἱ μὲ ον lalbel eb el Mb sl WE IL. oo; Οἱ τὰς ὦ ὡς al Lin Sl alibel Le I sah Manz ei ὡς Ds I dl οἱ Na I ee lie BL Biss sel 1. C. om. S. «good ». — 2. C. (äsä&. — 3. B. « a father ». — 4. C. om. —5.C. Ser — 6-6. (Σ 0 Gy Δ». — 7. C. ya —8.C. 2:39 ars ul. πο 9. C. !, then passing to WW 309. b. below. B. « He continued and said to us: Why do ye weep? — You distress me, for I ought to go to my holy fathers who finished their life before me », — then to 207. b. above. — 10. S.+ « even to the cap upon his head ». — 11. S. + « unto whom all praise be given ». — 12. 85. om. « to my holy father A. Pisentius, who arrayed himself in Christ ». — 13. 8. om. — 14. 5. « devote ourselves to the will of God ». — 15-15. S. om. — 16. S. « the valiant deeds of this just man », we were to lose a merciful and compassionate father, orthodox and upright, a comforter to all who were in any kind of grief, one who guided in the way of repentance every sinner, and consoled all who were in need, when they sought him, with covering for their bodies, and gave ihem food when in hunger. Ideclare to you before God that when my father heard that the Persians were approaching there remained to him in the house * no property, "οι. 209. but he spent all his possessions on the needs of the poor, and the alms which -he gave with his own hand and those which he commanded us to distribute tothe destitute and which he sent to the upright people in every place and caused to be distributed to those in need, of these no man could reckon ‚the amount, only God can count the sum of his generosity. And I, the wretched John, said : « Perhaps, Ὁ my father, thou knowest that we shall afterwards go back to our dwellings once more, for nothing remains for us.» Andmy fatheranswered and said to me : « Yes indeed we shall go, O my son, and for all that we give to the poor God will restore to us double. » And what shall I relate, and what leave out, further of his PATR. OR. — T. XXII. — Ε. 3. 3l Ν᾽ γ Base Alias lt a ὦ ER El All ὼς ΔΘ] AS u ὁ δὲ BUS lan, al „ea Je li Do u oa ἰδ» 1.5. EL 10 IA ch ων By sb el yes U U a a re 18 Sy a δ] οἱ 111 16 I IE EZ L Je a Sei 13.051 Me ze ee ns a a δὴ τ RS Ὅλ 2 ὅτῳ Aal οὐ ον πε rer τῷ τ Ida UN 7 ls al, οὐ ὅν] LU I al BD Al «ΟἹ 24 ᾿ς “fol. 310. αὶ! Iubl an, m = ὟΝ ol Il SP ν aclı on = 1-1. C. « the consideration of the laying down the body ». — 2-3. C. WW. B. « when he reached the 8!" of Abib his soul was in in and he spent 3 days and 3 nights ». — 3.0. yes: — A. C. inserts here ἘΝ δ δὴ )»π Ins 3 Js, τ “ δ." {95 ‚eh Br zer.) [51 be Ὁ} er we sc) al ze 8. ER eu Isa! gl der Sale. 5 0m ἔφατ, ee 47% [HE LIFE OF S. PISENTIUS [162] "101.209. u Us ey dual 25 τόν Bl EI, ως "Ta al, 5ὶ τοὶ; 3 ᾿ ; 8. C. 157.6. — 08. C. un a — 10-10. B om. — 10.0.3. --α͵ὶ α. τ οι. -- τ 12-12. Com. 1343. C. om. Aue. ἊΣ — 15. Β. «my holy father ».— ἢ 16-19. B. « my time is drawing near, to morrow ». --- 16-17. C. Lu 33. — 18. Οἱ Sy: 2 — 20. C. om. — 21-22. C. om. (ef. insertion above). — 21-23. B. « God will come to seek me ». — 22-24. lau, eis Ξ δ Bl, per 28. C. Sb. ΞΟ ΠΡΟ ΟΝ yo Fun. of), c. N Je] ὅλ πὸ τὲ SEN e> ‚sl | e δ᾽. N. B. « he has made τς account ». 8. «my speech is taken away ». — 80. C. + 3. — 31. B. « and » said to him ». wonderful and virtuous and generous life? But let us turn to his wonderful *(01.209b. death and impressive decease. “When our father saw us weeping he kept silence and remained all that night unconscious and did not speak with any one of us at all: he remained three days gazing with his eyes 3 | open, he did not talk, or eat bread, or drink water, nor did he change his ἷ side, but lay prostrate in his cell like one dead. And in the twelfth night of Abib he called me saying, « John », and I answered him saying : « Bless i me, Ὁ father. » He said to me: « I perceive that I am leaving the body and my death will be in the night at sun-set on the thirteenth of Abib be careful that no-one takes away my body to another place than that which | designated to thee, as I told you before. These three days during which I have been Iying here and have not conversed with you I have Ἢ *101.210a. been present with God * from the ninth hour yesterday, and Iam sure that 4 the Lord will have merey on me. » The priest Elisha answered and [163] THE FIFTY THIRD WONDER. 175 Gl Nana yo An Il FL) Lo am τὶ ὦ Ὁ ΕΠ ΟΡ LAN an ie 3 il Tu εκ μιν μι σὴ αὶ U Mandl BEN BL οἷ τὴ > an ae ον ul X ee Pod IE | Eee Me un I ir E55 Tl re 156 us ge cc N, ἘΠ Pie > Abs Buzz) 2 ἐμ a Paste Il um ME I gaele Pie ὧν ale Bus al ΠΟΙ ΣΤΟΝ, AT cl ae Pr RES οἱ ya Me Paris Fl Bl ἡ Bub oe Y ὦ As al ge ei, C. ll. -- οὐ [ΟΣ A ir C «οἰ: — 3-5. B. « strengthen thy heart with a τὴν bread and water ἡ“ L&.—-5.C. ge — 6. B. «three». — 7. C. UL. — ὃ. C. om. — 9. S. « this word ». — 10. B. « until I break my fast before the Lord Jesus Christ my king ». B. then passes to 206 b. above. — 11. C. om. — 12. C. Bra San C 158, see Appendix below. — 13-14. S «and break my fast with him ». — 15.5. «to me: now there were ». — 16. 5. « O. John, thou knowest ». — 17-18. C. 160 b. ae b. — 13-19. C. „Ss \ss'&5. — 19. B. « he said to me also; John,; my =son thou knowest ». — 20.C. + ,.— 21. 5. -— 22. C. om. — 23. ἢ. ie. S. + « and town of ». — 24-26. C. N 3 alaa} Sr sl Se IB: « I have nothing in my hand ». S. « wherewith to bury my body ». — 26. C. Li ee ἘΠ 7. Ὁ: © eds. — 28. C. om. — 29-29. C. ὁ ge Sir. — 80. C. A 31-32. C. ..5 10. — 32. C. yo. — 33-33. C. 3,» IM su. — 84. (. κς — 35. C. om. 9. — 36.0. Ss). — 35-37. B. om. — 37. Ὁ. 19γλβίθ, — 38. C. .} Ss said: « Do a favour, O father, and take a little nourishment : it is now four days since thou hast tasted anything. » And he answered and said : « I will not taste anything henceforth : I say unto you that I shall not break my fast until I depart to the Lord Christ, to whom be glory. » And when the dawn broke on the morning of the thirteenth of the month Abib he said to the priest Elisha and the other elders who were sitting with him : « O my brethren, you know all my affairs, that there does not remain to me any of the property of the bishoprie of Qift, I do not retain any of it at all. Ihave nothing save a single dinar which I have gained by the work of my hands in the days of my monastieism and have kept to "this day in order that my coflin may be of the work of my hands that I may *tol. 210». not be put to shame by those who come after me, that they may not say οὗ my, He did that which is unseemly. Do you, O brethren, bury my *fol. 211 a. *fol.211 a. 476 THE LIFE OF 8. PISENTIUS. [164] date al LA el ee νυ 55 Ja Ze Be) öl Jos! 8 ΝΣ | ΕΟ ΕΣ > Yy 2 4 “Δ... ΜΝ AT „ln 10,1, a lägas Br - JoY FE) ba I ὁ! Beytz.la o= “3 AS 13 ΕΣ 12 1,5 Ilyia Y 10 8 Las EL τῶς ya dan od Ale JE οἷ» ia JE lb Το νος US τ Bas lage Lei δ a Mi al IS a N NIS Pol U Nail AN de als UN Bon καὶ Pal A κοὐ eb he κὸν Pati Pay ναοὶ 30 il ON alla 8 and u FE ee 1.0.4 u. — 2. C. om. — 3-3. C. 3] 9}. a5. — 3-5. B. «and mantle © and liturgical vestment ». — 4. C. «5,729. — 6. B. « inter me in the place of which I inform thee, and do not let anyone ke my body from its resting place to the town of Quft » (ef. 206 b.). — 6-8. C. — 7. 5. « where they will bury me ». — GIG Se al so. — 10.5.«w Au work at it according to his good pleasure ». — 11.5. « ae This wall must be thrown round (the grave) ». — 12.0. (Jesiiums. ge ee 59} - Au. — 13. B. passes to 209. b. above. — 13-14..B. 70. (contin. from. 207. a.) « He "dia not speak any more to anyone. When morning came the place was full of people inside and out. He passed this ε day like one who had received extreme unction ». — 15. B. «ΤΠιᾶνθ finished the Lord’s command and am ready ». — 16.C. + ie — 17-18. B. om. — 19. C. om. — 20-4. C. WB. — 12-21. S. « Anba P. the holy bishop (had said) these things he cried out to us and spake words to each of us ». — 21. Β om. — 22. C. 1, — 232@ E sh. =:22:. Ὁ: δ᾽ Bon et Ξν — 36. C. ἴω» (ὃ. — 27. 5. - «in the fillh year (of the indietion) ». --- 28. c. „U. — 29. C. om. — 30. B. om. body with this dinar for a coflin, do not put on me anything save a shroud, and the cowl wherewith I was clothed for my monastie life, and put on me my cap, and girdle and tunic, no more, and shroud me and bury me. And I say that there is an enclosure which is ploughed up, the place is full of ravenous wolves because the fence is neglected, each one knows the evil desire of his own heart but there is none to rebuke him.» And when the father had said thus he was still for an hour and did not speak atall. Then he spoke again : « I come, Ὁ Lord, as thou dost command me. » And when he had said this he made the sign of the holy cross three times and said * :« In the name of the Father, and of the Son, and of the Holy Spirit, One God.» And he opened his mouth and gave up his spirit into the hand of God at evening of the thirteenth day of the month Abib. And we took up his holy body and carried it to the altar in the holy church [165] THE FIFTY FOURTH WONDER. 477 {5 SAU Us μϑιν Elson al ΣΌΣ dh I Para) Ill EA Ne yes lin ang Ei All Yan dus Malz τ ἡ Sl a Zal αὖ ol ke Ps Kl I a Ps le Lo, ὐἹ Po) ee ες a δ... SL ala ala, Mn sul" Male El al be wur ie Laloy sub bllks U an aA N le > U Joy BES N a -ἰς EN en σὰς (3 seh Κι Igauıl Sabiy Ai al ΟἹ wur 0 Sail nu μὰς, IE ET an lass 1. C. ἀκ] 3. — 2-3. B. om. — 4. 5. 4 « and we made it ready for burial ». — 5. C. [9]. — 67. C. φ»ϑ». — 7. C. Si. — 8. C. μ᾽ alas. — 9. B. «to the glory of God in relation to his death. When morning came we celebrated the holy sacrifice, and when we had received tlıe Body and Blood, and had received the pax, as he had told us, we buried... » — 10-11. S. « and afterwards we (82 b.) partook of the holy offering over him ». — 11-12. C. ya». — 13-14. C. a8. — 15. C. >33. — 16. 5. ends here. — 16-17. C. om. - 18. B. 70-71. different ending. — 47-19. C om. — 19. C + WJ),. — 20. C.om. — 21. C. bay. which is in mount el-Asas and put it in a coflin as he had commanded us, and remained there all night reading and dinging hymns with canticles and songs of praise as was befitting, and after that they consecrated over him. Then they brought him to the mountain and buried him in the place of which he had toldus that we should dig his grave there that he might remain watching (over us), and we buried it there early on the fourteenth day of the month Abib. May the Lord have merey on us by his prayers and forgive us our sinus by his petitions and save us from all the attacks of the crafty foe by his intercessions and * his holiness, and may he unite us with him at length and make us share the paradise of those who have received grace, hencefortli for ever and for all eternity and for ever and ever. Amen. _ The fifty fourth Wonder of Anba Pisentius. Hear, O my brethren and beloved, that I may relate to you this wonder which is due to him, and which we cannot omit. They were shrouding IR U τς, his holy body and I drew near, I the least of his disciples, and I took a *fol.211 b. *fol.211b. *fol. 212a. * 01.212. 478 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [166] Zu SA τὶ ὧν ge 18, Vsely aus Ss το ΣΙ τ je li NS Elsa a 4 ae ey a Bra ee ee ey Pay Pay ὅσια, il sl N Me ἐδ CN u "ZU ul „La ea le US el τῳ ὐθ9} ee per ων ce Ya ae a il NEE ER al Beil, al a Ki re N Reel S eub Δ ULM 16 a 14.2.5 His el Bra Bo 2 Sr ae al N! Eee Je all a EL N en BE CI TE ns ΠΝ U Jäny aeäl eye kunz Sl sh ae Aal ὧδ 1. Οὐ Έ 22.00 bb on Sb El. — 3.C. ud 35 Oh. — Ah. C. al. — δ ee ς α. bb. — 9-9. C. om. — 10-10. C. ZB. — 11.C. 2. — 1212. Ὁ. 258 a! 5 Je al Lb. ee om. — 15. C, om... — 16. Com. 17. εἰς. — 1848. C. gl. — 19. C. 4 »», — 20. Cm) a. portion ofthe purple rolled up under his feet that I might procure a blessing for myself. And when I rose up next day to go by night to the church a scorpion stung me on the foot, and its poison spread through all my body and caused pain in all“ my body until its venom spread to my heart and my stomach opened and 1 was near death. And I said : « Perhaps the hour of death has come to me, so let them bury me with my father the great Anba Pisentius, for he said to me that when I find the Lord pleased with me 1 will not be negligent in sending forth prayer that I may take thee with me. » Then Ithought of the torn off piece and the strip of purple stuff which Itook from his shroud, and I sent for it and brought it immediately and tied it in the place where the scorpion had stung: and God is my witness that I was healed instantly so that I sullered no pain from the scorpion and had no hurt. May the Lord have merey on us by his holy prayers and forgive usallour sins. Amen. RN ER 4 a [167] THE FIFTY FIFTH WONDER. 479 Aal πα πὸ ἢ | wa ὁ ον. N > Lyädl oliy ul Baby a all en ὁ ὦ; &> as "abs ΟΝ] une ΤῸ lag δι θυ δ. was 9. il a οἱό Jo MS ci ὁ οὐ N u N a I Hlysl Yabsy ars un de lg en le ον ὁ Nail alla (ὡς a aelssıı hl Yo 15 395 ΤΕΣ “2 ἜΤ = alla ul 12 1); ia I, Ban ee N ae ll es cn ΟἹ Οἱ Lay L JA Ian any ce Je) AU KG] Hals ey a N il al ey sr de lu N ee καὶ Pa, δον Sl As su Men «δα > Na zii *fol.212 b. * fol.213a. 141. C. om. --- 2. (. gl. —3.C. is Ye N ob. — 44. C. yet - u] gap. — 5.0. ἃ 8 ES. —6.C4+ RE N RER — 9-9. C. om. — 10-10. BLSEE re στὸ NR (162. b) οἷ or 12. C.’om. ».— 13. C. πὴ}. — 14. C. om. — 15. Se om. 9. — 16-16. Ὁ we — 47-17. C. as, 233 Ss! 1} EIS 33 LEE) τί τος ὥτλοςς Ξ πὸ SHE bl. “The fifty fifth Wonder of our holy father Anba Pisentius. May the Lord have merey on us and forgive us our sins by his powerful prayers. Amen. When it was the seventh day after the death of the master and the mourning for the blessed one, there came to me as I was at the burial a man who had the dropsy and a very bad swelling and said : « O John, I hear that thou didst cut off a piece of the cloak and of the purple from the shroud of the blessed elder and holy bishop at the time of his burial, I implore thee by his holy prayers bring them to me and wipe them all over my body : perhaps God will have mercy by his prayers and heal me from my disease and the swelling in my body.» Then I said to him : « Do thou lie down and rest a little until the crowds depart and disperse. » *fol.212 b, "And as the crowds did not cease thronging I dissuaded the man. And τι. 213 ἃ. his pain became very acute and he said to me :« O John, whether I die or live, for the sake of God Most High bring them to me and wipe them on my body and let me get up and go away home. » Then I brought them before him and wiped his body with that cloak and purple strip and said *fol. 218 Ὁ. [9]. 218 b. 480 THE LIFE OF 5. PISENTIUS. [168] U Ark 8 ad 2 Tolle lau N il N TEL Al) Paz za une Pl Pe wär Je allg θυ u Ley le me Tanz SR ὦ Tai an σα gl ὃ au Lo au83 Se ul 12 un bume ae ΓΝ a 10.01, 82) ‚gel US Jän alle bel. is La, οὐἱ \yass ὦ ae Ὁ, ie do ὁ SE Sl el al ia μδ] Tyan! aa N IS ae N I Ehe ee el Jo ls De El U be LE lan ai κα οὐ Je μὰ By en ὁ Id (5. rel IV se el) U zei sl I, ὅν! τ - u. — 2. I Se 8: Ἐπ Στ ταν τ ἐγ τς τς BIT 06 6. (Oi, ne — TE Ε „Ib Jcls RER 9 nn „> 5, Leols, — ld ur) 81. — 9. C. a — 10. Ἢ ya — 1. eb once ng ἘΞ ER] or 85) νυ eK then passes to 214. b (below) N], a Berc) wi ΟἹ DE (163. 8). — 14. C. ἘΠῚ « In the name of the Father, and ofthe Son, and οἵ the Holy Spirit, by the prayers of our holy father Anba Pisentius may healing come to thee. » And at orice the man arose completely healed from his disease and proceeded to walk to his abode. And when he had walked as far as one could shoot an arrow he sat down and discharged all his defilements and diseased matter upon the earth, and went on to his house completely healed, praising God Most High and his saint our father Anba ἢ Pisentius. May the Lord have merey on us and heal our infirmities by his prayers and forgive us our sins. Amen. The fifty sieth Wonder of our father Anba Pisentius. Hear also this wonderful narrative. There was a man who fell into unbelief. And some trustworthy faith ful and upright people related and said : « We have seen the cross at the end of the month, its shaft standing at the door of the tomb. It diflused sweet perfume like incense spread abroad. » And that man oflittle faith answered and said: « Unless | see it with my eye and touch it with my hand I shall not believe. » And a 220 NE Er [169] THE FIFTY SIXTH WONDER. 481 ὁ" U U: ὁ au IS) 55 en Ὁ u δὲ ΑΝ ὁ σ918 MU ds N a Si Ol hy Οὐ Jr tell ae äh Aug eb Ca by Zul a ee οὐον ον Da ee N 90 ὦ τὸ ( US ας Wi με Lb las Ba τιον ae de de 2. GA A 945} gr) uns) As il Hu) as du ah 1 läl) Aal nday zen U aa al any miles li any ee en U See et long U „us &äle ziel ZU de an, " gulli αν! ΟΝ Κρ an lee Y) Ju all as al 5 gs ὉΝ ei lb ὑἱὰΞ- U ng aldi Ei: Zus La bay a li (ul öl ehlgko ga Cblll Lan Le Jos il Ay Ile wminl gi all ἘΠῚ]. 214 a. *fol. 214b. ma a 28, ὦ pl Lals Οἱ In Sy Ley dl > when it was inthe second month after the death ofthe saint a great multitude assembled to be blessed, and the same day that man of little faith was present and standing by "the cross and it appeared to him and he endeavoured to see the truth of the matter, and at that hour behold the place where the name of the saint was written under the cross was split and there issued forth sweetly perfumed balm, very excellent, like milk flowing from the breasts of a woman suckling a child. And the man cried with a loud voice and said: « Great is the Lord and marvellous in his elect. Come and see.the cross and how holy myrrh flows from it.» Meanwhile the crowds thrust forward and took of that balm and bore it away in their garments and turbans, and gave glory to God and to his saint Anba Pisentius. And these wonders and πρὶν deeds, Ὁ my beloved brethren, 1, the poor unworthy John his disciple, have selected out of many and do not relate the rest which he did after his death. May the merciful Lord God have pity“ on all the race of those whom he has created, and have merey upon us by his prayers, and forgive us our sins by his pleadings and intercessions, for we believe that he is near God, and may he never forget us whom his right hand has planted. O thou blessed one amongst the saints, who dwellest in the mansions above whither thou hast been exalted, may thy prayers cause the mercy of God to descend upon us all, and may *fol. 2148. *fol. 214 Ὁ. Ἅ0].215.8. APPENDIX *(0.f01.158. a(ef.210.a. above). *fol. 215 a. "Ο. 1.168 8. 482 THE LIFE OF S. PISENTIUS. [170] > oo, as οἰς τὰ Lu ln gl UI ya 3 nn el sole ? lg ae ade aujly 3,5 Ulyel Aal Mia και Say 5 μἹ Oleg ga ὅκα, Ey, LESS Ὁ ον gar ΤῊΝ „Sale δῷ N SE Kim m gu Leben Ὁ Mia Fl ΤΟΝ il 2,1, λα zas Ja 9} Sp ΠΟ} oe bb U ναῶν elall, all ALS en 14 zei ΟἹ κων! ὶ Bl KM Ey, el en οὶ Gel) ὁ Blu Jäell 35 al a do El sale lalas >, | all an ΚΟΥ ge Sm ol iger Yy IE goYıl Y Pa 1. Ὁ. 168. ἃ... αὶ 98. — 2-2 C. „a! „a εὐ 39} δ Je I. —3. C. Sul — 4. C. öl. — 5-5. C. ey — 6. C. om. — 7. C JeW BR Ne! ἘΠ -- 9.6. 2.10. C.+ 381 ἀν 11-11. 0.8 ST a as N, we ΟΣ US (Be EB el, 0} So 2 δ. 9} ἰόν} ES jelası ER ἘΣ 33 =) Sb (163 b) ἃ a3 as AT. ΤῊΣ N as; 1 1] er ST Be ΤΩ Ξ- (ΟΥ̓, ΟὟ], SUN N SAN, TE τ 5 LEN ver ee 9} Δ} rl, a τον el, Ya), BR N yet, UL, τ}, 3}. EN, 6.9. bl, σον ὁς Ὁ el — 12-12. C. om. — 13. c. pm en rien — 15. Ὁ. ὮΝ er en NT I Spy won, lud pl. end of C. text. — 16. Cf. A. 210. a. Ab thy prayers prevail. O beloved Christian brethren who are assembled here to receive of the blessings of this saint, great amongst the saints, Anba Pisentius, may he stretch forth his hand upon you all and bless you all, both great and small, who celebrate his feast here, for many years and for long peaceful times. And may you be safe, healthy in your bodies and in“ your souls, pardoned of sins and offences by his intercession. And may the prayers of our Lord and Saviour Jesus Christ keep you by his divine power to the last and forgive us our sins now and always and for ever and ever. Amen. Complete and finished is the Be οὔ {πὸ great saint the perfect bishop amongst bishops, Auba Pisentius. May the Lord have merey on us and deliver us from the eralty foe by the prayers of this great powerful saint. In the peace ofthe Lord. Amen. “And now, Ὁ children, refleet and do not permit any to divert you from the pure orthodox upright faith. Let us not follow evil vanities lest satan [174] THE FIFTY SIXTH WONDER. 183 zul Hl; ia Je Yy oil We Is A aa) ing u 5 τ Ὁ ES Ale ei ll U NN οἷο Ὁ ρο ὁ" le ὦ SEN ὁ 3 au a οὗν al ὦ Ὡς οδὲν u ya μον! ὁ» 1 aa] μον" a zul aa u οὐκ LS a a! Ki 8 go ale Yen Cd U τοὶ N der a) VI 399 a5 ae a A! LK LEN a Dt Sy a" asell ann τ τὺ στὴ ρον τρῶν κι τορι, ol Ks Sud 3% U ὦ» 3 eb Au Sr ee | dm gr ul I by a Al EL ΟὟ} ροῦν ΒΩ» LK Inis ia δ es y ΟἹ sol & 1,551 CH al le I LEN Yon A ya u la ao 8 N un Ds iger st δ Any μοὶ gu JE N Ian ΟἹ LeVl goYıl L αἰῶνα», ze) > Ὁ mad gi ale nal > = US οὐδ eis an ul AV εν KUN. 1-1. repeated sic, by error. prevail over us, do not let that short time be prolonged for us upon the earth, lest he bring us to eternal torments and we fall by the snares of the wicked and mischievous devil who from ali eternity hates our species, and is at alltimes eagerly desiring to divert us from the commands of God, that we may fulfil the evil lusts of our hearts. So let us shun evil deeds, let us shun evil deeds (bis), which estrange man from God and his angels, and (ὁ ποὺ let the devil sow his evil worldly desires in your hearts, those are the great sins and unclean defiling evils, perjury, hatred, stubbornness, slander, mischief, fornication, selfishness, vice, and the blasphemy which is lack *of faith and the desire of unlawful gain. These estrange those who do *C.f.158b. them and remove them from God. I have instructed and enjoined you to avoid pride and self-exaltation which lead men to destruction and estrange them from God. So woe to every man who dies and is involved in those sins which God and his angels hate. Consider, Ὁ brethren, that we do not remäin in this world, but after all we die and our final lot is that we go to God, who rewards each one according to his past deeds, whether they are good or evil. And, O my beloved sons, this swiftly passing world deserves all weeping and lamentation because it deceives all who follow it and deludes men in many ways until they pass away. INDEX OF PROPER NAMES (A) ENGLISH. Aaron, brother of Moses — 12, 152, 155. » Abdiyüs (, „>==)),the prophet Obadiah —53. Abel, 78, 147. Abib, month — 11, 157, 158, 159, 162, 163, 164, 165. Abiram, 126. Abraham, monastery of Anba Abraham — 26, 31,38. A «monastery ofthe holy Abra- lıam the anchorite » was restored by the sons οἱ Zacharias in A.D. 698, site un- known (Crum : Monastery of Epiphanius, 111). « throughout the J&me documents the μοναστήριον of Saint Phoebammon is eonstantly mentioned, the same word being employed where it is called the monastery of Apa Abraham » (id. 127). « Sinee bishop Abraham, who governed the monastery of Saint Phoebammon, was Pesenthius’ contemporary, it may be asked whether the two monasteries were not one and the same ». (76. 111). Agricolaos, name of mummy restored to life — 112. El-Asas, mount — Tsenti, north of the hill of Jeme which lay behind the town of J&me near the modern Medinet Habu — 10, 11, 12,23, 33, 47, 81.93, 144, 160, 165. Alexandria, 75. Amos, the prophet — 53. Andreas, Anba, head of the monastery ol the Holy Cross’ (ef. Salib below) — 150. Antioch, 93. Aswän, 63, 142. Babel, Babylon — 13". Basil, St. — 117. Bauneh, month — 48, 146. Bifam τες Phoebammon — 16, in the temple ruins of Deir el-Bahri, cf. Djoj. Canaanites, 153. Caramel, 28, 32. Colluthus, Anba — 42, 61, 123. b. — hermit, contemporary οἵ A. Pisentius. Constantinople, 60. Corinthians, 7A. Damianus, (1) an official employed.in le- vying laud tax — 73. / — (b) Patriarch of Alexandria who ordai- ned Pisentius — 33, 75. Damamin, 94. Daniel, the prophet — 35. Dathan, 126. David, the psalmist — 12, 13, 14, 26, 35, 46, 68, 102, 106, 107, 147, 160. Djoj (7.>?), epithet applied to the monas- tery οἱ Bifam or Phoebammon (cf. above) — 11, 16, 21. Easter, 75. Eli, 83. Elias, (i) the prophet Elijah — 11, 28, 29, 30, 32, 68, 128, 147. — (ii) Abba Elias, head of tlıe monastery of St. Phoebammon at Jäme — 11, 16, 17, 20, 21. (iii) monk — 150. Elisha, (i) the prophet — 79, 95, 116. — (ii) a priest, friend of Pisentius and prior of his monastery — 100, 129, 159, 163. Ephraem, 26, 31, 38. Epiphanius, hermit — 139, 140, 141. Erment, nome of — 18, 21. ; Evagrius, hermit — 42. r Eustathia, 112. Ezekiel, the prophet — 25. Gehazi, servant of Elisha — 79, 116. Gehon, river — 71. Gomorrha, 64. Gregory, St. — 117. Habacuce, the prophet — 52. ͵ [178] INDEX OF PROPER NAMES 485 Habib, Wadi, in the desert of Scetis, ef. H.E. | Persians invade Egypt — 66 105, 107, 150, White : New Texts from Ihe Monastery 161. of St. Macarius, N. Y. 1926, 273 — 11,16. | Peter, the A postle — 37, 52, 61, 154. Haggai, the prophet — 53. Hosea, 53. Ignatius the martyr, invoked — 158. Isaiah, the prophet — 73. Israel, children ol — 35, 67, 123. Jacob, the patriarch — 152. Jeremiah, the prophet — 25, 71, 140. Jerusalem, 155. Jezebel, 128. Job, 127. Joel, the prophet — 53. John, (i) the evangelist — 42, 52. — (ii) the diseiple of Pisentius and nar- rotor ol his life — 67, 69, 70, 71, 76, 81, 66, 89, 90, 105, 106, 107, 116, 117, 118, 121, 123,125, 144, 156, 157, 158, 159, 161, 162, 165, 167. — (iii) patriarch of Gonstantinople — 60. — (iv) Abba John — 11. Jonadab, 152. Jonah, the prophet — 53. Joseph, 152. Lebanon, 1A, 154. Lent, 167.b. Malachai, the prophet — 54. Magar — Macarius — 21. b (for Bilam = Epiphanius). Melchisedek, 156. Mesre, 123. Micah, the prophet — 53. Moses, (i) the law-giver — 35, 37, 67, 70, 72, 123, 154, 155. — (ii) a priest who attended Pisentius — 142, 150, 159. — (iii) Abba Moses, monastery of — 130. Naaman, 79. Nahum, the prophet — 53. Nile, — 39, 40, 123. Nineveh, 66. Obadiah, the prophet — 53. Pakhom (= Pacomius) — 153. Pharaoh, 6A. Phineas, 126. Pisenda, 38, 43, 88, 92, 144. Pisentiün, 144. Pisentius, 10 and passim. Psamer, Psham£r, native village οἵ Pisen- tius — 103. b. Qift, Quft (= Coptos) — 10, 33, 62, 63, 66, 83, 88, 128, 148, 150, 163. Raphael, 31. Romanus, 149. Sabbath, 100, 108, 109, 111, 115, 132. Said, (Upper Egypt) — 10, 16, 75, 93. Saft Rashin, on W. bank, opposite Birsh — 12. Salib (Cross), monastery of — 124,128, 150. Samuel, (1) monastery of Abba Samuel, also called as-Sind — 142, 150. — (ii) the prophet, 152. Severus, his festival celebrated — 93. Shama, mount — mount J&me behind Me- dinet Habu — 10, 11, 16, 21, 22, 66, 80, 107, 118, 130, 134, 143, 150. ὁ Shenute, 102. Shubra, 18. Sind, monastery of as-Sind (cf. Samuel above) — 142, 150. Sion, 155. Sketis, Scetis. Shihät — 11, 16, 17, 23, A3, 58, 59. Sodom. 64. Solomon, 88. Sophonias, the prophet Zephaniah — 53. Syria, 154. Syrian, Naaman the — 79. Tadrus (Theodore), the monk — 16, 139. Theodore, Anba — 11, 16, 58, 59, 130, 139. Tishbite, Elias the — 28, 32, 68, 147. Tobit eited — 31. Victor, 149. Yuhannas, 152. Paul, the Apostle — 20, 52, 79, 107, 140, | Zachariah, the prophet — 54. 141, 154. 486 INDEX OF PROPER NAMES. 74] (B) ARABIC. 59. Ἐ' 11, 157, 158, 159, 162, 163, 16%, 165. 126. 139, 140, 141. 485 ἍΜ: 25, 71, 140. 128. 10, 11, 12, 23, 33, 47, 81, 93, 141, 160, 165. 1412. 35,:67, 123. 78. 63, 142. (‚Irel 9} = Poseidon) 112. 117. 112. 158. 2631,98: 73. Ali 14, 154. (error for Be) 129. 100, (129), 159, 163. 79, 116. 150. 93. 155. 28, 128, 147. 11, 16, 17, 20, 24, 28, 29, 30, 32, 68, 128, 150. DT 134, 1.1.7: 158. 144. 38, 43, 88, 92, 144. 37, 52, 61, 154. 16. 149. 112. 20, 52, 79, 107, 140, 141, 15%: 48, 146. passim. 58, 59. 11. 16, 139. 11, 130. 28, 32. 68. 147. 79. 116. 115, 127, 71. 70. 53. Wadi. 11, 16. 53. 25. 12,13, 14, 26, 35, 46, 68, 102, 106, 107, 147, 160. hab 11, 16, 21. IA. 33473, 70. 35. 31. δ 149. ᾿ δή. 64. 100. 93, fr 100, 108, 109, A11, 115, 132. 142. ὅΐ . INDEX ΟΕ PROPER NAMES. 10, 11, 16, 21, 22, 66, 80, 107, 118, 130, 134, 143, 150. 78, 154. 18. 102. 11, 16, 17, 23, 43, 58, 59. 100. 10, 16, 75, 93. 53. (_Lo)} 12) 124, 128, 150. 442, 150, 152. 155. 31. 83. 64. 53. 153, 154, 165. 66, 105, 107, 150, 161. 60. 10, 33, 62, 63, 66, 82, 88, 128, 148, 158, 163. 42, 61, 123. 102. 28, 32. 153. 123. passim. 154, 156. 21. 54. 156. 130, 142, 150, 159. 12, 35, 37, 67, 70, 72, 123, 155. 79. 39, 40, 123. 66. 78, 147. 12, 152, 155. passim. 152. 487 11, 67, 69, 70, 71, 76, 81, 86. 89, 90, 105, 106, 107, 116, 117, 118, 121, 123, 125, 144, 156, 157, 158, 159, 161, 162, 165, 167. 11: 152. INDEX Intraduchone een The-lite ὍΝ Θ᾽ Pisentuae. 2. 2. ᾿Ξ Index οἱ proper names (A) English. . . — (B) Arabic... . . Al Sl ie ᾿ “ Ἶ > \ Ὁ] δος De 8 > er ἵ ἢ Ἶ = τ - ͵ “τ: ᾿ , 5 > “ ἀν" x : Ey NIHBIL OBSTAT Die 24° iulii 4930. R. GRAFFIN PERMIS D’IMPRIMER Paris, le 25 juillet 1930. = 7. GASTON " Vic. gen. M CANDELABRE DES SANCTUAIRES DE GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRARUS EDITE ET TRADUIT EN FRANCAIS JAN BAKOS --------.-....0.....-.-ο--------- C'est pour moi un agr6able devoir d’exprimer toute ma reconnaissance au savant orientaliste M. Bedrich Hrozny, professeur ἃ l’Universite teheque de Prague, pour l’interet qu'il a bien voulu me tömoigner et l’appui moral qu’il m’a toujours pröt& au cours de ce travail. Le Ministere tehecoslovaque de l’Instruction publique a aussi droit ἃ mes remerciements, car sans l’aide mat6rielle qu'il m’a accordee, il m’eut te impossible de sejourner ἃ Paris et ἃ Rome pour y consulter les manu- ‚serits syriaques du texte de cet ouvrage. Je ne saurais enfin passer sous silence le concours precieux que le profes- _ seur M. Leon Chollet, charge de cours ἃ l’Universit6 de Bratislava, m’a apporte dans la rödaction du texte frangais Jän Baros. AVANT-PROPOS Toute publication nouvelle d’un des nombreux ouvrages de l’ecrivain syriaque Gregoire Aboulfaradj, dit Barhebraeus, fait apparaitre davantage la haute valeur de cet homme, dont l’activite litteraire fut vraiment extraor- dinaire. La periode mongole, agitee, dans laquelle il a vecu (1225 — 30 sep- tembre 1286)', n’etait vraiment pas favorable au travail de l’esprit; elle est d’ailleurs marquee par une decadence generale de la culture en Orient. Neanmoins Barhebraeus, membre &minent de la nation syriaque et de l’Eglise jacobite, reussit, malgre ses oceupations ecel6siastiques et politiques, ἃ acqu6rir une place marquante dans la litterature syriaque et s’y presente comme le dernier esprit eneyelopedique, dont l’auvre constitue un monument precieux. Barhebraeus n’est pas un &erivain original, mais il possede en retour une erudition rare. Preeis et clair, tres au courant en ce qui concerne le choix des sources, il a travaill& avec fruit dans tous les domaines*®. Il s’est eflorc& notamment de donner une reprösentation du monde conforme, dans les points fondamentaux, ἃ l’enseignement de l’Eglise jacobite et «laboree, dans l’ensemble, suivant les id6es greceques et arabes. Cette methode synthötique est celle qui presida ἃ sa redaction du Candelabre des Sanctuaires, vaste expos& scientifique de tout le syst&me de la th6ologie jacobite; une part considerable y est accord&e aux connaissances et aux opinions grecques, paiennes et chretiennes, en m@me temps que s’y manifeste l’influence du rationalisme islamique. La presente publication renferme les deux premieres des douze bases qui composent l’ouvrage. La premiere traite du savoir en general; la deuxicme de la nature de l’univers, en forme d’hexaemeron. L’une et l’autre sont — ainsi que les suivantes — divisces en chapitres, subdivises en parties, elles-m&ömes partagees en sections. On ne saurait fixer la date exacte ἃ laquelle Barhebraeus 6&erivit le Gande- labre des Sanetuaires. Sans doute parle-t-il par deux fois d'une certaine annde τ Pour la biographie detaillee de Barhebraeus, son activite lilteraire, avec la liste complete des manuserils et öditions, et une bibliographie complete, voir A. Baumstark : Geschichte der syrischen Literatur, Bonn, 1922, pp. 312-320. — 2. La liste de ses ouvrages a 616 dress6e par son frere Barsauma; voir la fin du Chronicon eccelesiastieum, 1872-1877, edition J.-B. Abbeloos-Th. J. Lamy. [7] AVANT-PROPOS. 495 comme de l’annde en cours, mais il s’agit ieci de l’&re des Seleucides, lä de notre &re et le caleul chronologique ne fournit pas un resultat concordant. L’annee indiquee au folio A8r du manuscrit de Paris est l’annse greeque 1978, soit pour nous 1267 environ, tandis que celle de notre &re, mentionnde au folio 119v du meme manuserit, serait 1274. Or il est peu probable que l’auteur ait eu besoin d’un aussi long espace de temps. Des quatre manuserits existant en Europe, nous en avons etudie trois pour notre edition' : le manusecrit de Paris, Bibliotheque Nationale n’ 210 (aneien fonds 1231)", dont nous adoptons d’orllinaire la leeture;; le manuserit de Berlin, Preussische Staatsbibliothek n® 190 (Sachau 81)’; le manuserit du Vatican, n° 168. Le quatrieme, de l’Universite de Cambridge, Add. 2008, πὰ pas et6 consult&‘. Le manuscrit de Paris compte 392 folios : il a et& ex&cute en l’annce 1404; P’ecriture est grosse et distinete; le texte est rarement vocalise; les caracteres rouges des titres sont souvent illisibles; les οἴη derniers folios (388-392), d’une &criture petite, ont 6te ajoutes en l’annde 1687. Le manuscrit de Berlin a 217 folios; sa partie la plus anceienne, anterieure ἃ l’annee 1403 (voir dans le manuserit la note fol. 21°), est d'une &eriture plus fine, non vocalisse, mais lisible, sauf sur la marge de quelques pages; sa ἡ partie la plus röcente, anterieure ἃ l’annde 1693 (voir la note fol. 3°), offre de nombreuses vocalisations. Le manuscrit du Vatican, &crit par un seul scribe, probablement au xıv° siecle, se rapproche beaucoup de celui de Berlin. Le texte des manuscrits de Berlin et du Vatican est, en general, plus correct que celui du manuserit de Paris, οἱ l’on releve des fautes aux passages diffieiles et dans les termes grees. Une confrontation minutieuse nous a fourni des variantes qu’accompagnent, suivant l’origine, les. abreviations Pfaris], Blerlin], Vlatican]. Les variantes « Gottheil » proviennent de l’edi- tion : A list of plants and their properties (for private eirculation), Berlin, 1886. L’indication des folios dans la marge correspond soit au manuserit de Paris, soit au manuserit de Berlin. En plusieurs endroits rendus incomprehensibles par des erreurs manifestes, des corrections ont &t& apportees par nous d’apres Aristote, Basile, Moise bar Kepha et d’autres, lorsqu’il &tait evident que le texte derivait de ces auteurs. Dans l’introduction ἃ l’euvre totale Barhebraeus depeint son &poque comme contemptrice de la vraie foi et de la vraie science. Cette eirconstance l’oblige ἃ recueillir et ἃ examiner philosophiquement dans un ouvrage ency- clopedique les doctrines relatives ἃ la theologie et aux sciences naturelles. 1. La liste des manuserits du texte syriaque et de la traduetion arabe est donnee par A. Baum- stark, op. eit., p. 315, note 1. — 2. Zotenberg : Catalogue des manuscrils syriaques el sabeens (man- daites) de la Bibliotheque Nationale, pp. 161-163. — 3. Die Handschriften-Verzeichnisse der königlichen Bibliothek zu Berlin : Verzeichniss der syrischen Handschriften von Eduard Sachau, Berlin, 1899. — 4. A Catalogueof Ihe syriac Manuscripts preserved in the library of Ihe University of Cambridge by William Wright, vol. I, Add. 2008. 496 AVANT-PROPOS. [8] La necessite d’öclairer les espritsä la saine lJumiere du Gandelabre des Sanctuaires ainsi dömontree, il expose son programme et e&tablit la division des matieres. Le but de la premiere base est de montrer que le summum de la perfec- tion chez ’homme, &tre raisonnable, est le savoir, qui peut s’acquerir au moyen des sens et au moyen de la raison. De nombreuses citations, empruntdes ἃ la Bible et ala Patrologie greceque et syriaque, prouvant que les Peres de l’Eglise eux-memes partieiperent aux sciences profanes et userent de proc6des rhötoriques, sont donnees ἃ l’appui. Mais la theorie ne suflit pas ἃ l’homme. Il hi faut se parfaire dans la vie de chaque jour. Apres une description emphatique de l’homme ideal, Barhebraeus relate Ἢ les objecetions, fondees sur des extraits de la Bible et de la Patrologie greec- que, de ceux qui contestent la veracite des perceptions par les sens et par la raison ou se declarent ennemis de la sagesse. Suivent r&ponses et refuta- tions. Le manuscrit de Berlin comporte un second chapitre sur la logique, auquelnousn'avons pas cru devoir nous attacher, parce qu’il etait ἀ6]ὰ publie'. Il ne nous a pas &t& possible de determiner les sources litteraires de la premiere base, ce qui s’explique par l’absence de caractere special de son contenu. ? La diversit6 de la deuxiöme base, qui deerit l’univers selon l’ordre de la ereation en six jours, le permet au contraire, du moins partiellement. Cependant les sources directes auxquelles a puise Barhebraeus, &chappent. On ne peut gu£re fixer que la provenance initiale du sujet trait@ dans telle. ou telle partie; car, ἃ cöt& d’extraits litteraux, le texte syriaque offre des emprunts remani6s ou s’approprie seulement le sens. Les sources originelles, dont quelques-unes n’&taient connues de Bar- hebraeus que par traduction ou sous une forme modifide, se rangent en trois groupes : un groupe syriaque, pour la matiere theologique, laquelle procede en grande partie de l’Hexaemeron de Moise bar K&pha, avee recours frequent a la Patrologie greeque; un groupe grec, pour la matiere philosophique et scientifique, emande surtout d’Aristote; et un groupe arabe, peu abondant dans la deuxieme base, quoiqu’il soit possible de nommer avec certitude l’India d’Albsrouni (edition E. Sachau, London, 1887). Dans les notes nous % transerivons, A titre de contröle et de confirmation, des passages identiques de la Cosmographie de Qazwini, contemporain de Barhebraeus. Les noms & g6ographiques ont &t& preeises gräce ἃ Magoudi (Les prairies d’or, edition ᾿ C. Barbier de Meynard) et ἃ Aboulfeda (Geographie, edition Reinaud et Mac Guckin de Slane). 1 L’introduction ἃ la deuxiöme base önum£re les principes cosmogeniques önonees par les philosophes grecs; en dehors d’eux, Bardesane et Mani ne 202 1. Voir la note 1 de la page [58]. τ ee [9] AVANT-PROPOS. 497 sont cit6sä la fin. Sauf quelques menus &carts et erreurs de detail, ’auteur fait preuve d’exactitude. Les prineipes mentionnes figurent dans les doxo- graphies suivantes : Thalös, Anaximene, Heraclite, Hippasos dans Plutarque, Epitome, I, 3; X&nophane dans Hippolyte, Philosophumenon, 14, ; Parmenide, Melissos dans Aristote, Metaphysica, lib. I, cap. v; Anaxagore dans Aristote, ib., lib. I, cap. πὶ et ıv; Leucippe dans Hippolyte, Philosophumenon, 12 et dans Theophraste, Physicorum opiniones, fr. 8 (Simplieius in Physica, f. 7) 6 — 26); Democrite, Epieure dans Aristote, Metaphysica, lib. I, cap. ıv, et Physica, lib. IV, cap. νι, et dans Plutarque, Epitome, I, 3; Emp&docle dans Plutarque, ib., I, 3et 1,30; Aristote dans Plutarque, ib., I, 3; les Stoiciens dans Diogene de Laörte 7, 134 (Stoicorum veterum fragmenta collegit Joannes ab Arnim, vol. II, πὸ 300) et dans Theophraste, Physicorum opiniones, fr. 3; Pythagore dans Aristote, Metaphysica, lib. I, cap. v et νι. Pour Platon, nous n’avons pu decouvrir la source. Les eitations faites dans les notes le sont, pour la plupart, d’apres l’ouvrage de H. Diels, Doxwographi Graeci, Berlin, 1879, qui oflre l’avantage d’une etude comparee. Il est en outre intöressant de mettre en parallele les six premiers chapitres du I" livre de la Metaphysique d’Aristote. Barhebraeus divise la deuxieme base sur l’univers en trois chapitres. Dans le premier il traite de la temporalit et de l’&ternit& de ce monde. Fidele ἃ son programme, il defend d’abord le point de vue ecclesiastique de la temporalite, et cela au moyen de trois preuves rationnelles. L’immobilite ou le mouvement, la place propre et la corporeit@ möme des corps n’etant pas eternels, il en conclut que leur ensemble, c’est-A-dire l’univers, ne Vest egalement pas. Ensuite il enumöre six objeetions des philosophes paiens, grecs et arabes, ‘qui, semblables aux antitheses de Proclos mentionnees par Asch-Schahrastäni, derivent vraisemblablement d’Avicenne', ainsi que leur refutation. Le deuxieme chapitre est consacr& A la disparition de l’univers. Dieu le detruira-t-il completement ou n’en supprimera-t-il que la forme? La r&ponse ne saurait &tre trouvde que.dans les Livres saints et les 6crits des Peres. Barhebraeus y recourt done pour justifier sa croyance en un monde perdu- rable; apres quoi, il s’eleve contre l'idee de l’annihilation totale, que sem- blent appuyer quelques paroles sacrdes, mal interpretces. Le troisiöme chapitre, le plus dtendu, comprend les trois quarts du texte edite et constitue par son abondance variee l’une des productions les plus precieuses de la litterature syriaque. La description des &tres suivant l’ordre de creation de la Genese compose une remarquable mosaique des connais- 1. Haarbrücker : Asch-Schahrastänü's Religionspartheien und Philosophenschulen, Halle, 1851, II. Theil, p. 202, ͵ 498 AVANT-PROPOS. [10] sances dues aux Grecs les plus &minents et souvent parvenues ἃ l’auteur par l'intermödiaire de ses compatriotes et des Arabes. La se manifestent au mieux la methode et le talent d’harmonisation de Barhebraeus : concilier les rösultats scientifiques de l’esprit createur grec et l’enseignement de l’Eglise chretienne, puis donner au tout la couleur orientale. L’introduction expose l’avis des Peres grecs et syriaques touchant la dilferenciation des cieux et du firmament. Barhebraeus ajoute sa propre maniere de voir, generale ἃ l’epoque. Il indique la facon dont les Peres entendent l’expression « au commencement » et la creation de l’univers «en six Jours». La premiere section de la premiere partie du troisieme chapitre precise la substance intime des cieux sup6rieurs et du firmament. L’Eglise est unanime ἃ professer que leur nature ne dilfere point de celle des quatre elements; les divergences portent sur le point de l’elöment constituant. La m&me chose est dite par Moise bar Kepha, chez qui se retrouve aussi la matiere de l’introduction au chapitre. Suit pour m&moire, car l’auteur la regarde comme deja &cartee, la conception des peripatöticiens, basce sur Aristote, suivant laquelle spheres celestes et &toiles, formees par l’ether, sont, de ce fait, douses d’autres qualites. Nous ignorons l’origine de cet alinea. La deuxieme section examine ensuite la terre en tant qu'element. Ses propriötes caracteristiques sont donnees d’apres Aristote, les preuves de sa spherieite d’apres la Μαθηματικὴ Σύνταξις de Ptolemee; cependant des ressem- blances intimes autorisent ἃ admettre l’intermediaire de cosmographies arabes. Pour ce qui est de la couleur de la terre, notre texte apporte plusieurs theories. La thöorie greeque qui, d’ailleurs, ne concorde pas avec celle de l'ouvrage peripateticien (pseudo-aristotölique) intitul& Hzpi χρωμάτων, est declarde erronde. Söcheresse et froid communiquent ἃ la terre une couleur noire naturelle, que la presence de parties a6riennes rend moins sombre ἃ l’oeil. Les nuances sont attribuses, comme dans l’Hexwaemeron de Moise bar Kepha, aux qualites des quatre el&ments. La formation des montagnes et du sable est expliquce de semblable facon, entre autres auteurs, par Moise bar Köpha et surtout par Qazwini. La connaissance des vertus curatives accordees ἃ quelques pierres remonte au Περὶ ὕλης ἰατρικῆς de Dioscoride, mais mention en stait faite dans les ouvrages syriaques et arabes. Les alindas relatifs aux mötaux et aux mincraux et ἃ leur origine sont de source arabe; la Cosmographie de Qazwini ollre ἃ peu pres le möme texte. Le passage sur la petrification est vraisemblablement gree. L’immobilite, la division, la longitude et la latitude de la terre, sujets introduits sgalement dans l’Ascension de Vesprit, reposent, ici et lä, sur la [11 AVANT-PROPOS. 499 Ναθηματικὴ Σύνταξις de Ptolömee, dont l’astronomie arabe avait adopte l’enseignement. Les noms hindous cites le sont d’apres I’India d’Alberouni. Si Barhebraeus se refere ἃ Ptol&mee dans l’alinda des sept climats, οἱ l’on releve ἃ nouveau une similitude partielle avec l’Ascension de lesprit, il en conteste cependant l’opinion sur le peuplement de la terre au sud de l’öquateur. La description des climats particuliers offre des traces greco- syrlaques, notamment de l’He.caemeron de Moise bar Κόρα, et des traces arabes. La toponymie de l’Asie est corroboree par des eitations d’Alberouni, de Macoudi, de Qazwini et d’Aboulfeda. La division de la terre chez les divers peuples concorde dans l’ensemble avec celle que donne l’Ascension de lesprit. Les appellations hindoues sont tirces de l’India. La division grecque se trouve dans plusieurs 6erits syriaques. L’el&ment eau, cr&& &galement le premier jour, fait l!’objet de la troisieme section; ses proprietes sont formuldes d’apres Aristote. A l’opinion, soutenue par deux raisons, que la terre est plus froide que l’eau, Barhebraeus oppose l’opinion inverse, avec des arguments opposes. Nous ne pouvons preeiser la source de cet alinea et des suivants; ceux sur la forme et sur la position _ naturelle de l’eau sont ἃ la fois ptol&meens et aristoteliques. La discussion, de caractere ecelösiastique, relative ἃ l’esprit qui se tenait sur les eaux, drive seulement en partie de l’Hesraemeron de Moise bar Kepha, lequel est moins exact pour ce qui touche Basile. Des &claireissements sont fournis par les notes. La quatrieme section traite de l’el&ment air, dont les proprietes sont 6nume6rdes de nouveau d’apres Aristote; les objeetions niant sa chaleur sont demontrees sans fondement. [οἱ encore la source nous Echappe. Suit la description etendue des preeipitations atmospheriques et des phönomönes möt6oriques, causes par l’action mutuelle de deux vapeurs tellu- riques. Tiree dans l’ensemble de la Meteorologie d’Aristote, done basce sur la theorie de 1 ἀτμίς et 461 ἀναθυμίασις, elle est aussi influenede par le traite intitule De Mundo et, de-ei de-lä, par d’autres ouvrages grees postaristoteliques. Ce qui est dit des nuages, de la pluie, de la neige, de la rosee, du givre, du halo, puis de l’arc-en-ciel, hors les deux dernieres phrases, provient de la Meteorologie. De m&me, l’explication des parhelions κατ᾽ ἔμφασιν, l’alinea des lances; cependant l’explication des parhelions καθ᾿ ὑπόστασιν et les raisons pour lesquelles les lances paraissent etre droites n'y figurent point, ni dans le De Mundo. Derive d’Aristote, l’alinea du tonnerre et de l’eclair reproduit le De Mundo pour la difference de rapidit6 entre les perceptions par la vue et par l’ouie. Nous ne pouvons 6tablir ἃ qui est due la transformation de l’exhalaison fumeuse en matiere grasse inflammable. L’alinea sur la foudre, le κεραυνός et le πρηστήρ, est aristotelique, Allexception 500 AVANT-PROPOS. [12] de la plongee de la foudre dans la mer. Les termes δοκίδες et λαμπάδες ne se trouvent que plus tard chez les naturalistes grees. Quant ἃ la cause des phenomenes ainsi designes, elle ne procede pas d’Aristote; seule lui est empruntee la phrase oü il est question de l’allumage d’une flamme par une autre, puis la phrase des lumieres en forme de colonnes. Ce qui concerne les y#spara et les βόθυνοι est tire de la Meteorologie. Le texte relatif aux cometes est un extrait, impreeis, d’Aristote. Les philo- sophes cites le sont aussi dans la Meteorologie, mais, sauf Democrite et Anaxagore — encore ceux-ci parlent-ils d’un groupement de planetes, non d’etoiles fixes — ils ne professaient pas l’opinion qui leur est attribude par Barhebraeus. L’alinea sur la voie lact6e est compos& d’emprunts ἃ Aristote. Celui du vent procede de la Meteorologie et d'un ouvrage greec ulterieur, comme il ressort des citations introduites dans les notes touchant Hippocrate et les stoiciens. Pour les ouragans la source n’a pas &te identifiee et l’exactitude de leurs appellations n’a pu @tre contröl&e. Des passages de l’Hexaemeron sont donnes en notes; car, bien que les textes ne concordent pas, Moise bar Kepha emploie les memes noms syriaques, sans les expliquer. La röpartition des vents est d’origine postaristotelique; la rapprochant du De Mundo, on voit que Barhebraeus n’a pas employ& la terminologie greceque pour les vents des quatre points cardinaux et a confondu l’eöpog avec ᾿᾿ ἀπηλιώτης. L’alinsga sur les tremblements de terre est dü ἃ Aristote, quelque peu egalement au De Mundo. Plusieurs phrases syriaques reproduisent presque mot pour mot la Meteorologie, ot figure aussi l'idee essentielle, l’attribution du phenomene ἃ ᾿᾿ ἀναθυμίασις ; il n’y est cependant pas question des crateres de l’Etna. Aristote enonce sa propre theorie d’une terre spherique, sans rapporter celle d’Anaxagore d'une terre plate. Anaxagore assigne la cause du tremblement ἃ l’ether et non ἃ l’air, cause admise par les philosophes grecs posterieurs, Acommencer par Thöophraste. Pour Anaximene, Aristote ne mentionne pas la chute des sommets des montagnes dissoci6s par la pluie. La einquiöme section traite du feu, le dernier dans l’ordre des el&ments, selon la conception grecque. Nous en ignorons ndanmoins les sources exactes. Nous ne pouvons, par exemple, preciser quels auteurs ont dit que la sphöre ignde n’est pas chaude, d’autant que Barhebraeus a peut-ötre confondu la sphöre ignee et l’öther. Il est ineoncevable qu'il situe le feu dans la sphere lunaire, laquelle forme preeis&ment la limite de la sphere ignde ; chez Aristote la sphere lunaire rentre deja dans le domaine de l’öther. Barhebraeus adopte la eroyance greeque que la flamme est pure, lorsqu’il n’y a point dans son substratum (τὸ ὑποκείμενον) de matiere renfermant les trois autres el&ments. u rt TE urn, [18] AVANT-PROPOS. 501 Vraisemblablement d’origine grecque, l’alinea sur les feux issus de mon- tagnes existe dans l’Hexaemeron de Moise bar Kepha, dans le chapitre fort interessant « des choses qui se trouvent ἃ l’iinterieur de la terre ». Dans la sixieme section, apres avoir expose le point de vue de l’Eglise touchant la nature de la lumiere, Barhebraeus formule son opinion, assez proche de celle des peripateticiens. La conception ecelesiastique et la definition peripateticienne des tenebres sont aussi chez Moise bar K&pha. Les preuves donnees que la lumiere n’est pas un corps et que les ten&bres &quivalent ἃ sa non-existence decoulent de leur nature respeclive; nous en ignorons la source. Möme ignorance de notre part pour la premiere partie de l’alinda sur les couleurs et, specialement, le nombre des couleurs fondamentales. Les defini- tions des couleurs par les pythagoriciens, Empedocle, Zenon, Platon, sont un emprunt libre au De Placitis epitome de Plutarque. L’alinea suivant explique, d’apres les Peres grecs et syriaques, ce que furent les jours et les nuits durant les trois premiers jours ant6rieurs ἃ la er&ation du soleil, de la lune et des e&toiles. Puis l’auteur recherche, encore d’apres les Peres, lequel fut er&& le premier, du jour ou de la nuit. Son texte, hors la maniere de voir personnelle &noncce A la fin, concorde avec l’Hexae- meron de Moise bar Kepha. La deuxieme partie du troisieme chapitre, de caractere ecclesiastique, est consacree ἃ ce qui fut er&& le deuxicme jour. Dans l’introduction Bar- hebraeus decrit, selon la Bible, la ereation du firmament. Il rappelle avoir deja parl& de sa nature et de sa forme ἃ l’occasion des cieux; le nombre des spheres £toildes sera etudi6 dans la matiere du quatrieme jour. Le but du firmament est de separer les eaux sup£rieures des inferieures. Comment les Peres grecs et syriaques se representent-ils les eaux supe- rieures? Tel les tient pour des anges, tel pour des eaux veritables, tel a dit quele firmament est de l’air condense, au-dessus duquel s6journent les eaux generatrices des precipitations atmospheriques. L’alinsa, sauf les dernieres phrases, est traite plus largement dans l’Hexaemeron de Moise bar Kepha; les eitations de la Patrologie y sontidentiques, sauf celles de Basile, qui, chez Barhebraeus, suivent plus exactement l’original. Les deux auteurs profes- sent la m&me opinion. La er&ation du troisicme jour fait lobjet de la troisieme partie. L’intro- duetion, de caractöre ecelesiastique, relate, conformement ἃ la Genese, l’origine des mers et de la terre seche, d’ou les plantes ont erü dejä parfaites, a tous les degres de leur developpement. Certains passages sembleraient _ Presque un assemblage de membres de phrases pris, de-ci de-la, dans l’Hexae- meron; ailleurs les textes s’&cartent et de nouveau Basile est assez mal eite par Moise bar Köpha. Ἂ 502 AVANT-PROPOS. [14] La premiere section de la troisieme partie s’occupe de la mer, dont Bar- hebraeus fait avec Aristote l’universalit& des eaux. Tout en prenant la Meteorologie pour base dans l’alinea sur les causes de la salure, Bar- hebraeus trahit un peu le maitre; cela tient sans doute ἃ l’utilisation d’un ouvrage doxographique postaristoteligque, auquel doit &tre empruntde notamment l’id6e d’Anaxagore. Bien qu’il soit parl& du d&placement de la mer dans la Meteorologie (livre I", chapitre xıv), notre texte decoule d'une autre source greeque. Quant aux mouvements, Barhebraeus reconnait que les vents chassent les eaux dans les dötroits; mais, sous l'influence possible du De Mundo (chapitre ıv), il admet une action de la lune sur le renversement des courants. La phrase sur le reeif du detroit d’Euripe, puis celle sur la mort de Platon proviennent d’auteurs grecs modifi6s par un intermediaire syriaque, tous les ouvrages en cette langue comportant les variantes et inexactitudes de notre texte : par exemple, nombre different des flux et reflux quotidiens dans l’Euripe, con- fusion de Platon avec Aristote. L’ensemble des mers et des golfes est deerit suivant les donndes du De Mundo (chapitre ım), auxquelles se surajoutent manifestement d’autres apports grecs ou syriaco-arabes, indöterminables. L’alinca sur les lacs comporte les m&mes erreurs que dans l’Ascension de esprit. Ce qui est dit des lacs de Palestine parait avoir son origine dans le Bellum Judaicum de Josephe; les notes de notre traduction fournissent ἃ ce propos des &claircissements. L’alinea sur les eaux courantes, jusqu’au Pishon, procede en derniere analyse de la Meteorologie. Des remaniements ont 6t6 apportes, par exemple pour les fleuves, d’apr&s l’Hexwaemeron de Basile. Ce qui a trait aux fleuves bibliques se repete dans l’Ascension de Vesprit. Les curiositös mentionndes figurent dans les ouvrages syriaques design6s dans les notes. La deuxieme section de la troisieme partie, « Des plantes », debute par les opinions de philosophes grecs anterieurs A Aristote sur leur nature. Cette introduction est extraite de l’ouvrage pseudo -aristotelique intitul& De Plantis, οὐ manquent seulement des fragments de deux phrases; l’agence- ment porte cependant ἃ croire qu’une adaptation syriaque ou arabe a dte utilisee. Barhebraeus donne sept divisions des plantes, &tablies de differents points de vue. A l’exception du d&nombrement des enveloppes de l’olive, le tout decoule du De Plantis, mais, encore plus nettement, par le canal d’une adaptation. L’alinga sur les changements mutuels des plantes est de m&me origine; la facon de convertir les amandes am£res en amandes douces se trouve dans le Geoponicon. Ges eroyances avaient sans doute cours dans la botanique FR [15] AVANT-PROPOS. 503 syriaque et arabe et ainsi s’expliquent les divergences de detail entre notre texte et l’original grec. Pour la nomenclature alphabötique des plantes mediecinales, avec appel- lations greeques, syriaques et arabes et proprietes therapeutiques, la source doit ötre cherchee dans le Περὶ ὕλης ἰατρικῆς de Dioscoride, quoique l’enonck des vertus curatives s’appuie davantage sur les ouvrages arabes similaires. La quatrieme partie du troisieme chapitre, consacree au quatri&me jour, traite des notions fondamentales de l’astronomie. Dans l’introduction, tirde de l’Hexaemeron de Moise bar Kepha, Bar- hebraeus expose d’apres la Gen£se (1, 14-18) le but de la ereation du soleil, de la lune et des autres astres. Des eitations de la Patrologie greeque s’efforcent d’aplanir le differend cause par le fait que, la lumiere existant deja avant le soleil, il est dit que celui-ci a pour fin d’6elairer. Apres quoi sont rapportees l’opinion de Basile que le soleil n'est point compos& d’un des quatre el&ments et ’opinion de Mar Ephrem et de Jacques de Saroug que la lune fut erede en son plein. La matiere de la premiere section, sur les corps c6lestes et leurs spheres, est presque entierement reproduite dans l’Ascension de l’esprit. Les theories developp6es, communes ἃ chaque ouvrage astronomique syriaque et arabe, ont leur base dans la Μαθηματικὴ Σύνταξις de Ptol&mee. La plus haute des spheres de l’univers, depourvue d’etoiles, est animee, ainsi que les huit autres, 6toil&es, d’un mouvement rapide de l’est ἃ l’ouest'; en outre, la sphere des 6toiles fixes et les sept spheres des planetes se meuvent lentement en sens inverse. Nous indiquons dans les notes les sources relatives ἃ ce sujet. Barhebraeus fixe par des chiffres la duree du mouvement special des planetes et des ötoiles fixes, leur grandeur comparee ἃ la terre; les notes en rapprochent les chiffres de ceux donnes dans l’Ascension de esprit et dans la Cosmographie de Qazwini. Le texte relatif aux etoiles fixes, aux figures du zodiaque, ἃ celles des constellations bore&ales et australes est base sur la Μαθηματικὴ Σύνταξις. Les 6carts de calcul vis-ä-vis de Ptolemee, de l’Ascension de Vesprit et de la Cosmographie de Qazwini en ce qui concerne le nombre des etoiles des figures partieulieres sont signales dans les notes. Barhebraeus mentionne ensuite deux preuves, generalement connues, que la lune recoit la lumiere du soleil. Il soutient contre plusieurs &erivains syriaques que les 6toiles luisent par nature. Les alineas sur l’augmentation et la diminution de la lumiere de la lune et sur les &clipses se retrouvent dans divers ouvrages syriaques et arabes. Celui sur les taches visibles ἃ la surface de la lune, ἃ l’exception de la derniere opinion, figure de plus 1, La duree du mouvement est de 24 heures, 504 AVANT-PROPOS. [16] dans l’Ascension de l’esprit. Pour la couleur particuliere de la lumiere des differentes etoiles nous n’avons pu reconnaitre les sources. La deuxieme section comporte l’etude du temps et de ses parties. Le temps une fois defini d’apres Aristote, l’auteur aborde l’annde solaire et lunaire, puis l’ann6e bissextile; cet alinda existe dans l’Ascension de esprit. Ensuite sont expliqu6s le mois solaire et le mois lunaire ; le caleul de ce dernier semble etabli d’apres Ptolemee. Dans l’alinea sur le jour, dont le texte existe partiel- lement dans l’Ascension de l’esprit, Barhebraeus definit le jour, en note le com- mencement chez les diflörents peuples et mentionne les diff&rences de duree du jour et de la nuit dans la zone de l’&quateur, dans les climats particuliers et dans le nord. Des renseignements detailles sur les sources sont fournis dans les notes. L’alinda sur les heures &gales et inclinses se retrouve egalement dans l’ouvrage sus-mentionne de notre auteur. Le commencement du texte sur les signes provenant du soleil, de la lune et des &toiles, que Barhebraeus deerit dans la troisieme section, est plus developp@ dans l’Hexwaemeron de Moise bar Κόρα. On ne peut pr&eiser dans quelle mesure et par quel intermediaire des emprunts sont faits ἃ l’apocryphe de Ptol&mee intitul& καρπός. Le miraele eonte par Jacques d’Edesse provient de l’Hexaemeron de Moise bar Köpha, qui, neanmoins, n’indique pas le nom du narrateur. Suit la relation du phenomene observ& par Barhebraeus lui- möme, pour nous pr&cieuse, car elle nous indique la date de redaction du Candelabre des Sanctuaires. Enfin, A une citation de Basile contre l’astro- logie succede un extrait de l’Hexaemeron de Moise bar Κόρα, suivant lequel les demons connaissent par les astres les evenements futurs. Le regne animal occupe la einquieme et la sixieme parties de la deuxieme base, qui r&pondent au cinquieme et au sixieme jour de la ereation. La einquieme fait connaitre les animaux vivant dans l’eau et volant dans l’air. Dans l’introduction Barhebraeus motive leur parente par des qualites caractöristiques communes. Outre les poissons et les baleines, il deerit en effet les ötres aquatiques tenus par Aristote comme denuds de sang, tels que les mollusques, aussi bien que ceux pourvus de sang, tels que les tortues et les grenouilles. Parmi les volatiles il deerit ceux ἃ alles membra- neuses aussi bien que’ceux ἃ ailes empennees. La premiere section de la cinqui&me partie traite des poissons; son con- tenu est dü ἃ l’auvre anterieure d’Aristote intitul& Περὶ τὰ ζῷα ἱστορίαι, Al’Hexaemeron de Moise bar Köpha qui contient aussi une part de zoologie, Barhebraeus ne prend ici rien de remarquable, non plus qu’aux autres sources syriaques ou arabes. Dans la discussion sur les poissons, il emprunte aux livres II, IV, VII et IX dudit &erit aristotelique; mais les extraits sont fragmentaires, pris sans δ [17] AVANT-PROPOS. 505 methode et r&unis au hasarı, et une juste et exacte compröhension oblige ἃ se reporter constamment ἃ l’original. Des termes grees usites dans la. zoologie il appert que Barhebraeus n’a pas utilisö un traducteur arabe et, la valeur littöraire de toute cette partie consiste precisöment en ce qu’elle nous trans- met les restes d’une traduction syriaque. des ouvrages d’Aristote : Περὶ τὰ ζῷα τορία!, Περὶ ζῴων μορίων et Περὶ ζῴων πορείας. La deuxieme section--traite des mollusques, des crustac6s,, τ: @chino- dermes, des coelenter6s, enfin des tortues, des grenouilles et autres animaux aquatiques pourvus ‘de sang. Noms et division sont aristot6liques, mais la matiöre est A nouveau recueillie sans aucun ordre, les phrases accoldes sans liaison logique. Barhebraeus s’est plus souci& d’enseigner ἃ ses leeteurs que d’stablir un systeme scientifique: Les extraits, textuels ou libres, provien- nent ‘des livres II, IV, V, VIII et IX du Περὶ τὰ ζῷα ἱστορίαι. Deux fois sont employees des appellations greeques qui n’y figurent pas : μύαξ et πελωρίς; peut-£tre sont-elles dues ἃ un commentateur. La troisieme section traite des volatiles ἃ ailes membraneuses, c'’est-A- dire des insectes et, brievement, des chauves-souris. La partie relative aux insectes est empruntee au Περὶ τὰ ζῷα ἱστορίαι (livres II, IV, V et IX). Barhe- braeus deerit plus largement les abeilles. Ce qui est dit des chauves- souris se trouve dans l’Hexaemeron de Moise bar Kepha, dans le mw, po, mais non chez Aristote. La quatrieme section ötudie les oiseaux. Elle est, quant aux sources, plus bigarree que les trois pröc&dentes. La grande majorite est puisde soit dans le Περὶ τὰ ζῷα ἱστορίαι (livres 1, II, IV, V, VI, VIll et IX), soit dans le Περὶ ζῴων ἃ πορείας. Pour les oiseaux huppös, s’ajoute vraisemblablement un compl&ment extrait d’un eerivain grec posterieur. Les remarques sur les palmipedes rap- - pellent fortement I’Hexaemeron de Basile; de m&me, celles sur la vigilance des oies et l’insatiabilit& de la σελευχίς. La section, qu’ouvrait la division des - oiseaux d’apres l’Hexaemeron de Moise bar Köpha, finit sur une citation de Jacques d’Edesse. ‘Dans l’introduction ἃ la sixieme partie, de caractere ecelösiastique, Bar- hebraeus commence ἃ deerire la creation du sixieme jour d’apres les donndes bibliques. Les noms de familles d’animaux mentionnes dans la Gen&se (1, 25) ‚sont expliqu&s par une breve caracteristique neu: exactement comme ‚chez Moise bar Ke&pha. Apres ps! Barhebraeus passe ἃ l’homme. Il explique longuement ce que la formule « ἃ l’image de Dieu » et « ἃ sa ressemblance » ὴ Ε θυϊμο chez les Pöres grecs et syriaques quil cite frequemment; puis [ἢ ᾿δϑύ le tour du pluriel « pour qu’ils regnent, etc. » employ& au chapitre, ı de la Genöse lors de la benediction de l’homme. Il est difficile de comprendre dei texte de Barhebraeus relatif ἃ la er6ation d’Eve en raison de la nögligence δὲ. ἀρ la prolixite du ‚style. Le sens est qu ’Eve 6tait deja ere6e lorsque Dieu 8: PATR. OR. — T. XXII. — F. 4. 33 δ06 AVANT-PROPOS. [18] benit Adam, quoique l’esprit qui parle ἃ Moise explique le mode de er&ation d’Eve apres la deseription du Paradis, er&& aussi auparavant, le troisieme jour. A la fin est mentionne l’ouvrage de Gregoire de Nysse : De opificio hominis. La premiere section de la sixieme partie traite des reptiles. Pour leur classification Barhebraeus s’attache partiellement aux donnees bibliques; con- forme&ment au Levitique (xrı, 29-30), il range parmi eux la souris, la belette, οἷο. Nous trouvons &galement cette influence du Levitique dans l’Hexaemeron de Moise bar Kepha, que Barhebraeus a sans doute suivi, comme il ressort de sa remarque sur les chenilles et les sauterelles. Pour quelques-uns des reptiles, nous nous sommes contente de transcrire les noms syriaques, ne reussissant pas ἃ les identifier avec une pr&cision absolue. Le premier groupe, du scorpion ἃ la taupe, derive du mw 5, d’une valeur scientifigque minime en raison des fables adoptees. Hoffmann a signal& dans ses notes ἃ la traduction dudit ouvrage un certain nombre de sources anterieures greeques et arabes; nous y avons ajout& quelques autres, notamment l’Hexaemeron de Moise bar Κόρα et le Geoponicon, edite par Lagarde. Partout l’influence d’Aristote est visible, ce qui se comprend vu sa pen6tration dans les sciences naturelles syriaques et arabes; on peut en dire de m&öme de Galien et de Dioscoride. Dans l’etude des serpents Barhebraeus puise aux livres 1, II, V et VIII de sa source fondamentale, le Περὶ τὰ ζῷα ἱστορίαι, tout en empruntant quelques details au mau pt, par exemple ce quiatrait au fenouil et ἃ la description de la vipere. La matiere sur les araignees provient de l’Hexaemeron de Moise bar Köpha et du Περὶ τὰ ζῷα ἱστορίαι (livres V et IX). La fin de la section, relative aux sauterelles, dörive initialement du livre V de l’ouvrage aristo- telique, mais se retrouve aussi dans le mu ps, Οὐ Barhebraeus l’a proba- blement prise. Une description etendue des animaux feroces, du betail et de l’homme est donnee dans la deuxieme section de la sixiöme partie. A l’exception de la remarque sur les mamelles des animaux multipares, empruntee ἃ Moise bar Κόρα, et de la ‚mention d’Hellanicos relative ἃ un peuple de la Lybie tiree probablement d’un commentateur d’Aristote, tout notre texte, jusqu’ä j lexplication causale physiologique des differences de composition existant dans le corps de ’homme, des animaux et des plantes, a son origine dans le Περὶ τὰ ζῷα ἱστορίαι (livres 1 ἃ IX). Barhebraeus caractörise bien les animaux d’apres leurs propridtes, mais au hasard, sans möthode, comme pr&cödem- ment, Il s'interesse aux phenomenes de la gen6ration et de la parturition. Le compl&ment physiologique sus-mentionne, qui nous montre la lutte »utre les forces de la matiöre et de l’intelligence dans la vie organique, et la vietoire de l’intelligence chez l’homme fait, est emprunte au livre IV de [19] AVANT-PROPOS. 507 l’ouvrage intitule Περὶ ζῴων μορίων. Peut-etre nulle part la comprehension juste n’exige-t-elle tant la necessit& de suivre le texte d’Aristote; car Barhe- braeus remanie librement ce beau chapitre et le rend difficile ἃ comprendre sous son vötement syriaque. Vient enfin ’homme, couronnement de la er&ation. Cette troisieme section fait aussi partie du cadre biblique, dans lequel est plac& tout l’ouvrage, mais le contenu en est de nouveau emprunte ἃ la littörature greeque speciale. Barhebraeus, sur la base de la gönealogie aristotelique, avait deja compte ’homme parmi les animaux les plus developpes, montrant la sagesse du Cröateur, qui en a forme& le corps de telle facon qu’il soit le siege « de la force raisonnable », partie divine. La description anatomique est empruntde ἃ l’ouvrage de Galien imtitul& Περὶ χρείας μορίων, souvent mot ἃ mot. Probablement ont &t& aussi utilises des remaniements arabes auxquels Qazwini recourut, de son cöte, pour traiter la m&me matiöre; quand Barhebraeus ne suit pas textuellement le Ilspi χρείας μορίων, il concorde avec Qazwini et pourtant il est bien peu probable qu'il en ait connu la Cosmographie, puisque l’un et l’autre &crivirent leurs ouvrages presque dans le m&me temps'. Le seul titre de cette division et la seule division qu’elle renferme accusent ces deux sources; les titres procedent de Galien, et la division en membres simples et membres articules figure chez Qazwini. Barhebraeus n’aborde pas toute l’anatomie. Il s’occupe bri&vement des organes les plus importants, pour donner ἃ ses lecteurs un enseignement seientifique sur la composition du corps humain et la destination de ses _ organes. Mais m&me dans ce court expos& il tömoigne de son Erudition en science medicale; le choix eritique de ses sources, l’exactitude avec laquelle _ elles sont reproduites meritent notre admiration et la reconnaissance de sa - culture eneyelopedique. 1. Pour Qazwini, voir Brockelmann : Geschichte der arabischen Literatur, t, 1, p. 481 (annee 661/1263). ag Paris πὸ 210. Berlin αὐ 190. Vatican n’ 168. N w’aha aadhıan Kirn Kdhran dhaadulhn dus Ja ΡΝ. τσλυοο Ὁ ετδιυόναν, τροδιτς, 11, τύχα later ara il, sin ran „aan duale ua am srcadar κοι οοιοὶ zer [5} ΙΝ μθῶ I Isle Isa I INSal Kool [ADS So αν ας Palaslopası Jade ‚Las Jos! „UA ERS Es Lomnais as I οιαλοοᾶ _ kan. o LoDo IN ä JAN i,20 „oo [βοᾶχο Ih ΟΝ ον Juan hir 1. V ia N 15-0 Jo „2,B μϑ. sol. — 3, V haunoy hu; amd) 10.0 wWaraein? hats 0 Duso, B wre ‚as αϑὶ |Ladsopy De haso a Ibaaiso Lasap SU wende μόνον [satum οὉ aun09 μωξϑϑο waren‘ EHEN οἰωνοί ο;35». — 4, VB umamsara. Ἄνεα L’AIDE DE LA SAINTE TrınıTE NOUS COMMENGONS A ECRIRE LE LIVRE « LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES D, RELATIF AUX FONDEMENTS DE L'ÄGLISE, (L'UN) DES OUVRAGES DE NOTRE PERE, SAINT MAR GREGOIRE, VERSE DANS LES CHOSES DIVINES, PRIMAT DE TOUT L’ORIENT. D’abord INTRODUCTION‘. Gloire infinie et actions de gräces perp6tuelles au Pre, de la paternite duquel toute paternite tient son nom, et au Fils, dans la filiation duquel la causalit6 universelle est devenue eflet, et au Saint-Esprit, par les dons abondants duquel la beaute de la creation a et@ devolue aux £tres; ἃ la nature divine, .comprise en trois personnes et en laquelle il est eru, avce 1. L’Introduction a &te publiee par Manna, Morceaux choisis de la litterature arameenne, Mossoul - 1901, t. II, pp. 358-361. Voir Rubens Duval : La litterature syriaque, 3° edition, Paris, 1907, p. 245, note 3. Cette introduction, empreinte du pessimisme qui caracterise l’Epoque de Barhebraeus, est 'en grande partie 6crite en prose rimee. Le caractere artificiel du style et la rhetorique fleurie aceusent la decadence de la prose arabe et syriaque. τὸ 15) I fol. 2 510 GREGOIRE ABOULFARAD)J DIT BARHEBRAEUS. [22] "oozo „yan-o] Mofjso I; Pads Jjasy Βα, Jana, ost „aasioriso "dis il Με μος kasäsa, μᾶς & SD No lass Los lab Ass a wi solo ‚as ku, ku;s0 ‚ED μοῦ Kalor ὅλοώ ιλᾶω χϑοοιϑ lausinabo Nas αὐ» οἷν, "Jod usası καίω Jlasls as — Il Pro ΟΝ διό a0 "JlLasasy gel ΝΞΟ or 9 .aroy JAuSam Lac) «Ὁ τ απ πον: who re Doll Nlo; omaiso NL] ° oolohsal; air Jr oe 4% να JA) Vario Bw sam yo So ‚5 oralo ΟΝ αἱ NSS > Lpuso IN=} "aus ze Ινωα..5 "αλλ λον ode ἃς Κι} on Dasad INN ὃ οὐ JNusslo As > 10 Sol, "soon Dia S| “ra oBoatas 001 rs gadıı PN] μὰ 5| sad I ol iso JA wanajor 0. Dal roh] Ds λας Jersebo und] soo] Jh Bl wor], ὅσιο 1. P om2o. — 2. P μαϑϑϑο.: — 3. P deest- — 4. V |Sw}sasy. — 5, Ν᾽ Ip. — 6. P «Οοιξοξδιοδ 9. — 7. PB @au2y. — 8. P »5£al, in margine δὶ, Vs Nal. — 9. B uno>do. — 10. P Ὁ. — 11. Pllosape wumtiduso, Y Ἰξο δα whm|ßs!9o. — 12. P wwl5dal, - 13. V «οοδυὶ My oo zal, B “mod, οἷον gel. — 14, V mas Ja, B Ja Ida. ses vertus propres. Elle a, d’une admirable facon, plac& l’homme, micro- cosme, dans le macrocosme et par la raison, ressemblance avec Dieu, l’a miraculeusement &leve au-dessus des esp£&ces corporelles. Elle l’a aid& des lumieres de l’esprit et decor& d’une clart& rayonnante, Elle lui a pr&pare et aplani la voie afın qu’il füt amen& au Createur par les er&atures et qu’il difföreneiät ses perceptions, les pesät comme dans une balance par les con- troverses syllogistiques. Afın qu'ıl ne se fourvoyät point hors du chemin de la justice, elle disposa autour de lui l’enceinte de la loi et lui recommanda d’aspirer ἃ la vie, d’avoir en aversion l’erreur mortelle. Or l’homme ἃ £te tue par les maux mömes qu’il lui 6tait enjoint de tuer et dans les lacs desquels il s’est empötre mis&rablement. Son honneur s’est ögare. Ha brav son legislateur. Il a souhaite l’amour du bien fietif, dominateur du mal, beaucoup plus que l’attachement au bien, liberateur du poison qu'est le mal. Il a congu contre son Createur des pensöes hostiles et a legue ἃ ses enfants apres lui ces iddes dans lesquelles lui-m&me a commenc6 et fini. Ainsi se sont r&pandues dans le monde des herösies folles et de sottes imaginations. Ge qui existe est ainsi trouv& comme ce qui n’existe pas. > [23] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 511 Jajascıo Sur0 Nsas! ko JLojaso opel] Jon Dasal Jaaauo > Ιλὰμ Νϑα ον .[}οὐλο μοι ia ΝΙΝ, m Ἰϑροὶ μα Ama ὀϊμλο Sr /Anolo Map In) Josh Jloryoo Jyr> Nlorso Jimisso j5j800 Be var δι χϑορὸ ums as) Yo .1μ}1Ὁ is ‚solis.> ri) ‚ana δ ιᾷρο ram AS “Ξε RER ren ZT EREN 09 aan > REN era ! Ki a0 2 λα 8.9) „lo nn μορο [μοὶ U! μοὶ Isspad am) βροῦν wur 20 Iuxmo ΕΞ gerad ! &o and Im δι» Sl 020 Ι "ao ‚dp ‚osora ! " alo anaso κοῦ μ᾽ “30 Orr ! fpaskr> “> «οὶ “Ds κ-ϑὸ wl5oll oo ‚AL Arjormol (amaio org! > Sl 1. VB le#, V plur. — 2. V plur. — 3. P plur. — 4. V ep. — 5. B sing. — 6. V SIND — 7. VB ρίαν. — 8. B ass. — 9. P Wo. — 10-10. PV deest. — 11. Plaaday. — 12, Ν' δἰ. — 13. B oa — 14. P deest. A l’amer est donnde l’appellation de « doux ». Les tenebres combattent la lumiere. La grossieret6 a dress& ses cornes' et l’ignorance a poursuivi une route vietorieuse A travers le monde, surtout dans ce temps indigent qu’est le nötre, ou le trösor de la seience est derobe, oü la culture demeure cachee, secrete, dans les chambres. La servante gouverne et s’emporte contre sa maitresse”. Les amis de la sagesse succombent impitoyablement, souvent abreuvss d’amertume jusqu’a la d&mence. Leurs voix sont haies ; leurs tuniques tissdes sont percees aux flancs’; leurs plaintes sont negligees. Leur destin est mauvais, depourvu de joie. Leurs citernes* sont assechees, comme creusees dans le roc. Beaucoup de ceux qui avaient charge d’ensemencer l’esprit, ne (le) connaitraient pas, füt-il l’Esprit Saint. Ils ne manquent pas de savoir, mais pour engranger ce qui est materiel; ils ne sont pas sans habilete, c’est-a- dire s’il s’agit de ne pas prendre @gard ἃ ce qui est brise. Ils excellent admirablement ἃ enseigner et ἃ admonester, quoiqu’ils ne veillent point, 1. Expression souvent employ6de par les Semites, — 2. Il faut trouver lä une opposilion de la fausse sagesse, la servante, avec la veritable sagesse, la maitresse. — 3. Notre texte est ici douteux‘ nous ignorons le sens exact de ‚oowsas&zoo, voir Payne Smith, col- 3635 « forte indusium, tunica, A) 2». M. Nau nous propose de lire : gm=2Dao « leurs χολόδιον » (Payne Smith, 00]. 3624). Οἵ, dans la note 4 du texte syriaque ce qui se rapporte au ms. du Vatican. — 4. Dans le ms. de Paris, a cöte de ‚eM’nso se Lrouve en marge Δὲ, Comme on le voit par la note 6 du texte syriaque, le ms. du Vatican porle OrIn29 (Payne Smith, col. 650, « licium »). * PB: fol. 2 512 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. 124] aus as Jlojanm „oo αν σον. οὐ yirder Jioh yoaısl Jr zalıs PD ads Jans ua, ou har yolzo wär „oo NICHT PETER NET, »330|0 woamsaa] "Nil Asjas ‚vonmoräaso oa; u LI" JS Ida ze] Nil Id "sy βάρ el ΜῈ Jo Jod >> JB ya Jar Q,09 1 Sasyilo hs uns padıns; Ari); uo ΠΝ σῦν Lam Las; δ λϑοο I 95} wiss ans] ondasch IN) [Δαχθὰ δ U am Lars 1 TEN Re] alanso; aaa aan ἢ} IN 11 ὁ &sa_.5o 3 Ja Νὰ ἘΠ Jyon Dido „otlanufta Jauasaro Jr )aasNass “m ΝΆ} UNS „Mass ὀιομμούο "Ması Has Ns anadöll [sie DS 550 So] JENS JASEN ράσο 1. P a0. — 2. V Miaupsla9. — 3. B Hals. — ἡ P pP>yilo. — 5. P Io |uAaN. — ὅς Ρ «ὅν: - 7. PN8lo. — 8. V aaa. _ 9, B Lie. - 10. ΡΝ οἱ. — 11. P kat Soll μὰς οὐ V Kassı konatoll, B μοξας οί. sauf pour derober et pour receler. Parmi les theories', (celle-ei) leur est seule accessible : « Tu n’emmuselleras pas le betail quand il foule (le grain)* ». Parmi les actes, celui qui leur vaudra le titre de « maitre » les enorgueillit seul. Quand, de telle et de pareille maniere, notre epoque fagonne des fous, ilm’incombe de la comparer ἃ des animaux, de la designer poeti- quement par leurs noms et de dire: Epoque, tu es aveugle comme la taupe et pleine de piquants comme le hörisson; ton erudit ressemble ἃ l’äne et ton architeete est une chouette. En raison de la multiplieite de ces opinions fausses, apparues dans le monde, les maitres sacrds y ont oppos& leurs propres doctrines. Nos contem- porains, las et chauves, ne sont pas capables d’en saisir la largeur, ni de mesurer l’ineommensurabilit& de leur &tendue. C’est pourquoi, n’est-ce pas, le champ de la sagesse est en friche; ’amour pour la sagesse s’est refroidi; le feu de la sagesse s’est 6teint et sa lumiere s’est entenebree. J’ai juge indispensable de reunir les questions necessaires dans un ouvrage 1, Theories, sciences, disciplines theologiques. — 2. Deut., xXv, 4. [25] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 513 Kaiso J So as] "Jo Wsolo „as! Lmisanehıs Kai eDdisas to us Im san ὡς ὁ. ἸΝόμά, [γοι bay ΓΝ 9. a2 γὴ Ινυδῶν ΒΝ ϑοο οὐ ον μου J ἰϑν — οἷ. Jo ams)iman [μοι dar dor 0 ad Ju yo sam ur ud μον. ομγὶ Pr kurs are ‚AD Pam; ὍΝ, μι5}5 As, μα) μοῦ» Jo ᾿μῶκϑθαρον. 9 Jain 5] habs SA; dor. Dr hedäs ᾿ ἡμὰς ASS Jin WQe ‚Los SQ „lass Ss oo Ss „rien 20 ‚Laaxo Lofum „par, wär "Jans ds ‚Las }} IND 0 ad 11 Dodo „ser han INS "ul; Dar So „Liso.s Dur Jalio So; “or or wol .JAuäslo ΝΟΥ 19. .. ὁ. 5}}.90 βμλο As Lass) SA Nu] 0 ID Spao Paso Has, >A300 „L3hyo Aus Jusos Juan 4 1 |300 1. BV laSosaNS9. _ 3. ΒΚ wl Iadtyo. — 3. P ILojayld2. — 4. P Mhoja. — 5. V ehr. — EEPrfolr3 neR 6. B οὔθ. — 7. B yo. — 8, P heSamb:u9. _ 9, B ᾿ἰϑίωωοο „os Io |LaS.d>, ν ILalıd> - loa:»0o lofuso ὍΡΟΝ 59 wo. — 10.B οἰ. Te Do. — 19. PYV DuDDy. — 13. P wantNuyo. — 14. P |&Aso. — 15, B plur. eneyelopedique, d’y traiter philosophiquement et d’y developperles disciplines theologiques aussi bien que celles consacrees A la nature‘. Et afin que quelqu’un d’inexperimente, abordant pour la premiere fois ce travail, ne le jugeät pas insolite pour les saints lieux*, il lui faudrait depouiller sa rapi- ditE impetueuse, inconsideree et tendre l’oreille ἃ celui qui, meditant sur les choses divines, parle. Il me parait done ötre un devoir certain, non sans valeur et non d’un petit esprit, de donner ἃ chacun en son temps part ἃ la parole et d’examiner la verite de nos doctrines qui traitent philosophiquement du monde ou des mondes, de la matiere et de l’äme, de la raison, des ötres raisonnables, bons et mauvais, de la Providence qui affermit et dissout tout, de toutes les choses que l’on pense se produire sur la base du Verbe® et, en dehors du Verbe, de celles qui sont ici-bas, et des choses humaines ; puis de celles qui se rapportent ἃ notre premier tat et ἃ notre recreation derniere, de l’apparence ainsi que de la verite, des testaments, de lä premiere comme aussi de la deuxiöme venue du Messie; de l'incarnation, de la passion 1. Avec celte phrase finit la prose rimee. — 2. Allusion au titre, le Candelabre des Sancluaires voir la fin de l’introduction, p. [28]. — La methode du present travail th&ologique pourrait paraitre inhabituelle du fait que l’auteur y traite abondamment des sciences naturelles et philosophiques lesquelles n’ont, somme toute, rien ἃ faire avec la theologie. La supposition de Barhebraeus n’est d’ailleurs pas pleinement justifice; car la litterature syriaque compte plusieurs grands ouvrages theologiques ou sont aussi traildes les questions scienlifiques et philosophiques les plus diverses. 514 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [26] N 00 ‚usjaso Ju, fo .badas So ‚Anus SA dor Mai. DL SA ml ad ‚ollaso aa ls οὐϊο μάλα u) 001 AropLÄD „20 lu; Aus us Haan wor) IKuN3aJo KL 5 Ho words ‚5 wol yondiso ‚ara iu Du] Di har ’INAS vol, “oldo 'ausäso] Sasady JA Jasanas οὶ run; Au Nun μ56}} «αἱ au | » ων κοὶ Mast ölr χοὶ ὀμδ οὶ «5 INasoroo [ἈΝ 36}. on andre ya Hr wir Koll ΝΑῸ ll, δ Ihragi® aD Lio)l Jod; aladu.do kun Koll sau or Ὁ} ‚bäsayı κϑοΐδονο Sn χὸ μιωᾶλ 5 [4.5) Ναϑοὶ [οῦ Tyan; su. > on aa Joy Maar) aus Plopasse fan) „N. haslps JadDs as "ἰμμό ΙΝϑὴ Jaanıo ua or Asia "ons 2] OD N. Joowy wor Kuno, Joy aaıdı> Lil] Jeädto 5A Jun Il bo: Kinan el 2 say? 1. ΒΝ okwawsol. — 2.B «Δοῖδο. — 3. B deest. — 4. Ν ἰδεῖς οἱ. —5.PV .whiollut! v. Rudel ie [m0o. — 6. B sely. — 7. B |Nss αῖωϑ, — 8. BV Lopaas. — 9. P oma. et de la mort, de la resurrection, de la fin, du jugement et de la sanction, laquelle, soit tres triste, soit tr&es glorieuse, est la chose capitale (?). I importe que nous reflechissions ἃ tout ce qui concerne la prineipale et bien- heureuse Trinite, un des plus grands dangers pour ceux qui sont charges d’expliquer'. Saint Evagre y ineite et exhorte lui aussi dans son avant- propos contre les Eunomiens et. il en fait mention, disant qu’il existe cinq theories prineipales, dont les genres comprennent toutes les autres. La premiere est, comme disent les Pöres, la theorie de la divine Trinite; la deuxieme et la troisieme, des &tres incorporels et corporels ; la quatriöme et la cinquieme, du jugement et de la Providence divine. Si un ami des paroles vides, telle une mouche en quete d’ulceres, en ouit parler, peut-ötre recon- naitra-t-il qu’il est tres nöcessaire pour le bereail de l’Eglise que figurent les parties theoriques maintenant mentionndes, n’est-ce pas, et quil est bienscant que ces questions soient tr&s urgentes et essentielles pour ceux qui sont dans l’esprit du Messie. Faible, venu apres les vendangeurs, comme un grappilleur dans la I. L’auteur a en vue les disputes chrislologiques dans l’Eglise chretienne. [27] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 515 eis, K005 ons ur "nm jopaso ‚us ul; N; sl) has ID su Immo Χμ] Jod; dam Nasalı AIDS Lo JLuss, ΤῈΣ ΡΟ τ᾿ Jujso ‚som > ug ud ab Jojo „mo um. I; lu Sumsjası Bl Neo Macs Jam NS EL] gas wir yadiajol müs ἌΩΝΘΙΙ ons Asaaı Pr]; u aaa οἹᾶ μϑδ o Ὅσο N Dr μόν 2 han „Niro Ss ul] INALil „0 Ansjseillo Das LoeN usoro; on.a da, el Jar "Jaaady zör or [τοι "Usa; (wör „Dar Il Asaio Ars Dur καλοὶ κ9 loamso (a; Ns λα ΠΝ θα "arän „as odiso Sol, Mami Jayao sh: ‚oorza Νι:αϑοὶ |? oe Iso Ss zul, Sdi0o ‚Laloo Null Iaräo Luise Nfoyy „yanmıÄ μμὶ Do Jaeı PL a> 1. BV ul; Bade el words. — 2. V wum|hor2s0. — 3. B uNNs. — 4 B sing. — 5.V anszadl. — 6. P ΕΝ — ἡ. Β "9 γ». — 8-8. Β deest. — 9. P NaasSy. — 10. P sing. — 11. P I&s;gSasam, YV IAo;plasam. 15, B «ον Mol om. a0. — 13. V μό!ρος 339. — 14. B IesmLäs vigne, jai rempli mon pressoir, par la gräce de mon Dieu. Au moyen des premisses par lesquelles la magnificence des &tres er&6s est @levee contre la science de Dieu et par lesquelles sont institues les defenseurs de la science faussement dönommee, le Verbe a conquis et vaincu leurs insolentes for- teresses et avec l’arme de l’aide divine, a fortifi& les cimes des tours de la ville de notre Dieu'. Ainsi l’Evangile sauveur n’est pas reste seulement dans les regions environnantes de Jerusalem, οὐ les Juifs demandaient des signes; il s’est &tendu et developpe au delä meme des villes d’Illyrie dont les paiens cherchaient la sagesse°. Et comme toute parole est double, que tantöt elle crde une (opinion) propre, tantöt refute la contraire, ayant d’abord, dans chaque chapitre et dans chaque partie, pos& nos (opinions) conforme- ment ἃ l’enseignement de notre divin guide, j’essaie ensuite de refuter les contraires, le tout au moyen de preuves collectives, rationnelles et &crites. Et comme dans le prösent 'ouvrage la lampe, c’est-ä-dire la verite des saintes Ecritures, est posee ainsi que sur un cand£labre, il se nomme preeisement +1. Le Verbe, IN», designe vraisemblablement l’Evangile. λόγος, qui, par l’emploi de la logique, arme intelleetuelle grecque, a remporte la vietoire sur le monde intelleciuel antique. C’est seulement ainsi que se fait le rattachement avec la phrase suivante. Il est invraisemblable que, suivant en de Berlin, Barhebraeus attache une telle imporltance ἃ son propre verbe, voir le texte syria i e, note 3. — 2, Rom.,xv, 19.et I Gor., 1,22 Drioles 510 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [28] era) Jurısaso Must! him. Ns J ass, IAsadisckia !leläso INS; «0 als ὠϑιθ ‚umso “οὐ δΝαΐο ὀμκῖ δα 1» „Noel OLD O0. > » 1 Anssa) Io La Al pe woran Nas As. She nfdussan τόδιοοτέδις. μώ.5.. ἡ γοεὶ Ns μον ars SA δι δι το διοοττ δισ. Lau) Na »)loos Jas>an SA ‚ndudulh Ahorn »JlasynsI SA wu το διρου δισ, ΦΙΛΟ dumm Bord +) usop SA widdr το διοοττ δισ. “Pfol. ü ja DA ,τδιιλ σι, τ διοοτδιχ. ἡ % :|NSDI» fs SAs du word IN καθ lad SA τ δυλυχδι Khao +) 760 No Jlas.A5 u un oe um τ διοοτ δισ. 1-1. P deest, B με humattu sol Junsy [Nsesaiza [Blasc. — 2. B ῥῤδαίο. — 3. P 20. — 4-4. B deest. — 5. ΡΝ deest. « Candelabre des Sanctuaires ». Il est ödifi& avec les pierres parfaites des opinions invincibles. Le nombre de ses bases a &t& limite ἃ douze et ses constructions sont 6tablies (sur ce chilfre), parce que Notre-Seigneur a, lui aussi, depuis le commencement, bäti son Rglise ' sur ce (chiffre) et en a affermi les cordes sur [ἃ] ἡ, quand il l’eut gagnee par son sang. Premiere base : du savoir en gen£ral. Deuxieme base : de la nature de l’univers selon l’ordre des six jours. Troisieme base : de la theologie. Quatrieme base : de l’incarnation. Cinquieme base : des anges. Sixieme base : du sacerdoce. Septieme base : des d&mons. Huiti&me base : de l’äme raisonnable. Neuvieme base : du libre arbitre de !’homme, de la providence divine et de la prödestination. Dixieme base : de la rösurrection. 1. L’auteur pense aux douze apötres. — 2. Cordes au moyen desquelles est tenue la tente, symbole de l’Eglise. [29] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 517 »Jus5aso (u, So τδιυλοολ τι τ διοοτ δισ. Ja, Sam edit τε διοοτ δισ. wdunın Kanon »durdl] arg dan ὧν oil Jläs Au] !äso Khan nhauıphn In una „arlan +)AIDL loass N.| οιϑο whanin sm τδι en „all, > τῶλϑολρ τώρα οὐ 8 .r »rZ],1>1 hair Kduazän Kara I .narın nz ran dran 1-1. PV deest. — 2. P sing. Onzieme base : du jugement et de la sanction. Douzieme base : du paradis', PREMIERE BASE DU SAYOIR EN GENERAL. Elle renferme deux chapitres®. - PREMIER CHAPITRE : (Que le savoir peut s’acquerir. Il renferme trois parties. PREMIERE PaRTIE : (Qu'il est necessaire d’instruire les Etres raisonnables. Elle renferme eing sections. PREMIERE SECTION : Des preuves rationnelles qui confirmeni cette question. 1. Dans le ms. de Paris les bases sont ainsi reparlies : 1"* base, fol. #r-I1lv; 2° base, 11 v-62v,; 3° base, 62 v-112v; 4° base, 112 v-179v; 5° base, 180 r-207r; 6° base, 207 r-223v; 7° base, 223 v-235v; 8° base, 235 v-291v; 9° base, 291 v-331v; 10° base, 331 v-343 v; 11° base, 343 v-376v; 12° base, 376 v-392r. — 2, La division de la premiere base en chapitres n’existe pas dans les ms. de Paris et du Valican, omission sans doute volontaire. Le deuxieme chapitre (dans le ms. de Berlin) est, en eflet, eonsacre ἃ la logique; or celle-ei fait l’objet d’un ouvrage special de Barhebraeus (I&=>23 PD) et figure aussi ailleurs, notamment dans le ILxyt ας ΒΕ. Suflisamment connue, elle n’eüt que surcharge le Candelabre des Sanctuaires, dejä tres elendu, voir p. [53] note 1. ΕΟ] A yon 518 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [30] ‚oo οοἱ mas Ar «ῇῃ οὶ Rd. ΔΛ. τύδια σα ὗν 55 AUS wor Jauusisiso 0 ΝΑῸ ΟΣ 00 Jusisio Lsaso Joan JusnsAn ἢ ads δι > Pur AND 00 kusisAs LSsasso JUussAn od, φοκροό, δυὶ Suhuls Homm, Joor Tor „Th Sau vor Nato iso vor ᾿όϊδδο Moymyı Norm 139 νον Loot IND ar ro hoc 5 NN [μια ύθδδο [Swan "ΚΝ ash. Tod ον} oulsimas wor won N fair grad u] uhähn hanalım Jo uussala 2 ger Jpasl ‚Kuss Jsooy woraus; Amo ᾿κοομνδο ὶ Jr Jar uk „0 ‚lol nos uuslAs ἜΤ Bass > Ns lim „0 Jlass.> > ‚Loy aeD "np ya Jo2ol ‚lancoseN oh I JS LS μὲς Joe kapio χοῦς Judso "Li. κϑίο JLDSEN "Lo IS Jusysse \0odn; re IN „ya yolı aan „> \soaSl 1-1. P deest. — 2. P Jon »yı lo. — 3. B um ἴδιον — 4. P deest. — 5. V amlahsas. — 6. V \Deus5l. — 7. P mel wl. 8, P «ς ἃς ἦδοοο. — 9, P deest. — 10. B Mio. Premiere preuve. Nous disons que le gavoir est.la perfection de la raison et que la perfection exige une existence propre. Done le savoir exige une existence propre. Que la perfection exige une existence propre, on le sait par cela que, si elle n’exigeait point une existence propre, il serait necessaire que la non-perfection, son contraire, exigeät une existence propre. Or, comme la non-perfection, dont le manque fait partie, se soustrait de l’existence propre, il est necessaire que la perfection exige une existence propre. Toute raison zel&e doit done aspirer au savoir qui en est la perfection. Deuxieme preuve. Nous disons que les perceptions des sens sont soumises aux sens et que les perceptions de la raison sont soumises ἃ la raison, Ainsi, si nous entendons un son me&lodieux et une harmonie, nous souhaitons de l’scouter; si nous apercevons un phenomene admirable et deleetable, nous souhaitons de le regarder attentivement. De möme, si en notre pensde monte quelque chose de perceptible par la raison, de glorieux et d’elev&, nous devons souhaiter de le connaitre par la raison, La connaissance de tout ce qui est perceptible par la raison est done n&cessaire pour les Ötres raisonnables, quoique la vie mat6rielle nous detourne d’un pareil desir. [31] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 519 oo hasp> wo,.0 Vds; wärs hanaı upöl ‚alhn Phanaun Jar „aa μ᾿ do Da öl “> war Var or ao lauıla Da μοι .Jays al lu AS „Oo Alam Isa ur Js 0 dp > wuaasor com ost Jene no hass μος »3]Lunlo κα ὅσοι Ja Nas u Jana ah Duaha τδιαπόλοο Il, wuah nes srcan το διλ πὶ INS} [95 — Naar so fa) “θα wdhının Dhannnm La} ‚ehe αὶ Indpaso Omgpserso Lan "baloho SD zus ἢ ρου a Der ee ae „A. |Asaus ‚la, Μῶν Nuss ‚Adota.o ‚Shih han Jasol, "9 Sam Jool. J wolo ‚Jar. «Ὁ haus „As »"ἱ J)abao <> ©y15r> ἢ} 1. P olopas. — 2, P deest. — 3. P Weleo. — 4. Po. —5.B plur. — 6. P Img>eH20. Troisieme preuve. Nous disons que l’'homme est homme par cela quiil est raisonnable et poss@de du savoir, et non par cela qu’il mange et boit, puisque cela se trouve aussi chez d’autres qui ne sont pas hommes. Plus l’homme est imparfait dans sa faculte de raisonnement et dans son savoir, plus il perd de son humanite. Le vrai homme est done celui qui est accompli en savoir. Qui manque de savoir se rapproche plus de l’animal et est un homme teme6raire et seulement de nom. DevxıEne& section. Des temoignages Eerits qui confirment cette question. Premier lemoignage. Job' : La sagesse vaut plus que les pierres precieuses; la robe de pure (soie), bigarree, ne l’6gale pas, et elle ne s’&change ni contre des &meraudes ni contre des amethystes (?). La sagesse, en eflet, est plus precieuse que tout et rien ne l’Egale. _Deuxiöme temoignage. Ecelesiaste? : J’ai vu qu’il ya plus d’avantage ἃ la sagesse qu’ä la bötise, de m&me que la lumiere est plus que les tenebres. Puis® : Ne sois pas insense, afın de ne pas mourir avant ton temps. : 1. Job, ΧΧΥΤΙΙ, 18-19, — 2, Eceel., 11, 13. — 3. Ib., Ὑ11, 18. fol. 5 520 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [32] Ja, J2ors „oda, Asa gl Juol;s> ‚Aldhın haneam «ολϑᾶδ so „ad L Jedi, Für] INS JNusäso ‚LLohı users ΚΞ. Jabo Solo. ads; ins yazd nano” ar] Kb "padin; baua. wolo audi »)Asea. κ5ὸ „salz "δοῦλο ‚Jos 0 all; aaa )Ay Ss do VA) yaualıy aus „waool ‚saarı Khan ἡ »Lpoy No ih καἰ ον isAnso «οὐ ram ‚oo, Kl > ai gol ‚rau Kdhaneam τα λον Ja Vo wolo „DS oo ‚arg „and | ya bi is ol mo ass ‚Nas Jjso Jay ἰδὲ ‚Las; Jaaissn or Las ‚Län; αν ‚| Las ‚so wa,as wolo JNasAso a J pas ri, Sp Lamb γα} 80 wollasarz Lad; I $> "ocbas ‚du τ διασπσλοο μὲ ΠῚ τὸ wole "yasaniın 0 «οὶ dl audi Iaro jan 1. P bass 85. - 2. B bay. — 3. V amd. — 4. V δ υἱοί. —5.P „aa ur. — 6. P waNa9, V waANold. - 7 P woläsub. — 8. P Imaaus volo μων. yrasanziuı Troisieme temoignage. Sirach' : Pour rechercher la sagesse de tous les ancötres et pour s’entretenir avec les anciens prophetes, pour-apprendre les reeits de tous les peuples du monde et reflechir sur les choses profondes. Puis? : Lesage du monde herite la gloire et son nom dure £ternellement. Puis’: On pleure sur le mort parce qu'il est prive de la lumiöre, et sur l’insens& parce qu'il est prive de la sagesse. Quatrieme temoignage. Os6e' : Qui est sage comprend ces choses, et qui est intelligent les reconnait, car les voies du Seigneur sont droites. Cinquieme temoignage. Evangile® : Sondez les Eceritures en qui vous pensez avoir la vie öternelle; elles temoignent de moi. Puis® : Tout seribe instruit des choses du royaume celeste ressemble au maitre de maison qui tire de ses tresors des choses neuves et des choses anciennes. Puis’ : Laisse-les; les aveugles sont les guides des aveugles; si un aveugle conduit un aveugle, ils tomberont tous deux dans une fosse. | Sirieme temoignage. Paul dans l’epitre ἃ Timothee*: Depuis ton enfance tu connais les saintes Ecritures, qui peuvent te rendre sage. Puis" : Jusqu’ä ce que je vienne, applique-toi ἃ la lecture, ἃ l’exhortation, ἃ l’enseignement. 1. Eceli., ΧΧΧΙΧ, 1. — 2. Ib., xxxvun, 29. — 3. Ib., xxır, 10. — 4. Öse, χιν, 10, — 5. Jean. v, 39. — 6. Matth., χα, 52. — 7. Matth., xv, 14. — 8. II Tim., 11, 15. — 9. Ib., ıv, 13. “A [33] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 521 ‚Jr> JaD aa Amaıs> wolo Juabaıso Jlaxaso μομαϑ Aal Mo a Wolo ‚Jorsaso Joa. san χοὶ Nass ‚aaa 20 lm aD ll SL! ann "or har Jonad ds u Jod; voad35 ui, JNusö.o IAasAs ano sl ‚| ‚od 3larsollas θοῦ ‚aazı Khan Im: Jo Aula Dal Doz Jo 0 Di san so mi “ον, k>oK.A0o hob ol] Do Jun od Saayel rad han ADD |Nın (an us oo > „N. wolo ‘Jiray ΝᾺ »SJoloNas JS; Jan. [γον wo DA [μα 3ὸ Ns δὰ» wanaDojl ware δια Kdhaneam VS ar] kasası.o Ἴοοι di] IosAune: u | -οια οἱ "wasrm.s ne NONLOO . yolL2 0 ΙΞΝ5. χωρϑὶ 20 msn han zfuauy Aus Aasöjo yNoasl OO ago Jasas sa] 1. B deest. —2.B wol 0: — 3. Pumboha>. — 4. B jaalaso. — 5. P deest. — 6. V wurrlol. —7.B la — 8. Ῥ Mlazas. _ 9, B wamlo. — 10. Β hie ep ὧν ΠΩ) οὐ πῶ ah. Puis' : Allez avec la sagesse chez ceux du dehors. Que votre parole soit rendue agr&able par la bonte comme par le sel! Puis® : Vous auriez dü &tre des maitres; mais ἃ present vous avez besoin d’apprendre les premiers rudiments de l’enseignement de Dieu. Septieme temoignage. Jacques dans son (&pitre) catholique’ : Si quelqu’un d’entre vous manque de sagesse, qu’il la demande ἃ Dieu, qui donne ἃ tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donn&e. Huitieme temoignage. Evagre : Ladestination de toute nature raisonnable est d’apprendre ἃ connaitre la verite. Puis : De toutes les forces de l’äme, la plus pröcieuse est la partie raisonnable, parce qu’elle participe ἃ la sagesse de Dieu. ᾿ Neuvieme temoignage. Grögoire le Theologien dans le discours sur son frere Cesaire‘: Parce que, aussi, ’excellence preeedait la gloire, ni petite ni graduee. Dixsieme temoignage. Mar Ephrem : Que les livres soient ta table; rassasie- toi par eux d’agrement; qu’ils soient ta couverture et tu t’endormiras d'un sommeil de contentement. 1. Col., ıv, 5. — 2. Hebr., v, 12. — 3. Jacques, τ, 5. — 4. Dans le manuscrit de Berlin, le temoi- gnage de Gregoire precede celui d’Evagre. τ PATR. OR, — T. XXIL — F. 4 34 Br ΧΡ V 522 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [34] τοι. 5 δα δια λῖχϑυ τύδιβδια τδιαπόθοο In τό διδὸν rer ἢ nina adhadırma! aa? An whın) Arı !smıa "and Ja "warwauas J-r0 ‚wdunın wdraneam ol) aD 5] „2 has as >was,csaNas JaN; sis, IN „aa υοιοδιϑὶ Ju un Jos un pe 0 Kassa "anaschag]) ‚>| Jay Jai, Sasal Jain, Do Nub)s J αἱ aus aD ya an τ J003 Lan0,5 oo "amalo) Ns Al Ai ‚Nulsan 00 κα λίοο ul 01 ann Jason Kunas dus "ooasamı [15] may aD ‚Jasa.ns Njaus), Nas Jon ordolr> Asıo [ao J>or>0 αι. ΙΝ δὰ 0 volo ‚Joa ὡοιοδ οἱ Ral Jay Sr κε οἱ Jor0 οὶ ca wOp050 ‚Lan do SS [aan ‚Jos, oamS horn lo Ἅμα, Ok Juusp20 > Banisas SED Maas log |Nnısy So „2 So ads wolo I; 'Nascı ς᾽ Ν 39 1.P In,;S al wos, V Ira al wo — 2, B waswaıny. — 3. B wage gajl. BR a. sanayı — 5. V wa9;|oda9. _6.P wandanadil. - 7, P deest. —8. V wumiuin|. — 9, P woman; — 10. PB 88%». — 11. P deest. — 12. P 8. — 13. Pw&Ası, B oduieaN, Tro1sıEmE sEcTıon. Des temoignages eerits aflirmant que les saints (Peres) consentaient a parliciper aux sciences paiennes'. Premier temoignage. Saint Denys l’Arcopagite, dans la septieme &pitre ἃ Polycarpe*, grand prötre, quand il lui dit : Demande ἃ Apollophane, le sophiste, qui m’invective et me nomme meurtrier de ses peres, comme si jusais injustement des (sciences) paiennes contre les paiens : « Que dis-tu de l’öclipse qui eut lieu lors du crucifiement du Sauveur? Quand nous &tions ensemble pres de la ville d’Heliopolis et que nous nous tenions debout de compagnie, nous vimes que la lune recouvrait de fagon extraordinaire le soleil, quoique ce ne [ἀξ pas le temps de leur conjonction v. Puis : Depuis la neuvicme heure jusqu'au soir elle se tint diam&tralement opposce au soleil de facon surnaturelle. Rappelle-lui aussi quelque chose d’autre, car il sait que nous avons vu comment (la lune) commenga ἃ se lever de l’orient et vint jus-- qu’au bord du soleil, et ensuite retourna. Puis : Sa venue sur lui et le 1. Barhebraeus s’est senli oblige d’inlroduire cette section pour se justlilier d’avoir lui-m&me tant emprunle ἃ la lilteralure seienlifique non-chretienne. Cf., par exemple, V’Introduclion et, dans nolre Avant-propos, ce qui se rapporle aux sources de la deuxieme base. — 2. P. @., t. III, col. 1080-1081 ey 3.2 u. Ὥς τοῖς Ἑλλήνων ἐπὶ τοὺς “Ἕλληνας οὐχ ὁσίως χρωμένῳ... elc. [35] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 523 ! omdirols Isaac ὁμδο ’/N1s > 2y] er) ὁμαϑοϑοὸ | 5 N! do ylıo go 200 «οὐι hay: )orn>0l. or] da ὅγε]: «3. λα-..5 "wa ma .1.a.., μωρμο "oo Joa Wr Nlıo) αϑϑονδ δδοὰς +)MDjas J2ol-sa-> "wa, ado]l wusar Karo "οδνλδνα hans In «9 = uno gps oa 10 wa mo alja-a-.o Ns; 00 ano Nas Ru Nasas μολᾶ, Aus > Kl 13 oA] ψοού κα ρο δα», Auen Im 2 er 091 "opus ΠΝ λα," I sl > volo Na» so! AL] μοι ol po Joy. Ds Jlarıı βου ον ῶΣ μμω}59 er l 1 959 00 Jsoasodum/o u τὸ ENTER )ornlso JıSsano —! μωικᾶ5" ns Thosan, Jjaao I ὅϑοο Jo Dis; dor wör „JLorasol, wolo az κἌκλτ Jo οδι +2 RS NR | Pxfol. I. as ΟΝ αλᾶλο οἱ zanslı \oomas als [SS ” Jia] as o οομὶ aus Jo Mus) DA οὐδ sl Jo Ja. J Luson 1. Bw2 — 2, Pl. — 3. B wo IAu9. — 4. PB sera. — 5. B al. — 6. B «Θομδωΐ: — 7. P οἷοι — 8. B wamauısy. _ 9. B ὥρας Δ]. — 10. ΒΝ wasmloy. — 11, P deest. — 12. V ὠμβιρῶ 1355. — 13. P μον — 14. BV ILosdunsy IDasjs. — 15. B bißuwahn,: — 16. B Hakaauo wol Juitsas. _ 17. B μοῦαϑο. — 18,P lauSamaNnı9. retour du soleil ἃ la lumiere ne se sont pas eflectu6s d’un 568] et möme cöte, mais du cöte diam6tralement oppose. Tels &taient les miracles de ce temps. Par ces choses et par de semblables on peut reconnaitre que saint Denys s’entendait bien ἃ l’astronomie. Deuxieme temoignage. Saint Gregoire le Theologien dans l’oraison funebre de son frere Cesaire': Nous fümes, ἃ cette &poque, separes pour la premiere fois quand je restai par amour de l’eloquence dans les &coles de Palestine, alors florissantes. Mais ilse rendit dans la ville d’Alexandre, qui etait alors et qui, encore maintenant, est, r&ellement et d’apr&s l’opinion, l’atelier de toute erudition. Puis? : De la g&ometrie, de l’astronomie et de l’Erudition qui est pour d’autres un danger, il a recherch6 ce dont il avait besoin. Puis® : En arithmetique et en calcul et dans l’admirable meödeeine qui traite scientifique- ment de la nature, des rapports et du commencement des maladies pour que, les racines enlev6es, les rejetons soient aussi tranch6s avec elles, qui pourrait _ tre assez peu erudit et chicaneur pour le placer au deuxieme rang, et ne serait 1.P.G., τι. XXXV, col. 761. — 2. Ib., col. 761. — 3. Ib., 601. 761 et 60]. 764. a 524 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [36] μϑοδαΣ «οι ‚somas mais JS Doro LimAs mus οὐι δ » lar0 \doı ass Njomsol, 0001 gsi, 433 Na, Jksolse> (oa waren μωρο ‚Aha Kdharnno > ‚Nas on ‚ass Jpeiz Ihe] NDS Kl ol Αι „Lass orool <> bil wolo „Loos ugs hl, I>.,0 > ul) Most μοι EEE een Isa} ‚soo Nas vor] so wol Lopulo Kran ns mM] a Das wsöro „ascı > wc αν. 0 Ka Sao rs: los up καλοὶ „200 Luis] ol aaa κουόμο “ἈΝ Lo] Jlaısols warn ro, le wlafmin Ns], 5b ‚asärfı τύ δισλοθοο N SEIEN μογϑο as0.2.03 δμμωϑσϑ θα οἱ Joa οόι ΤοαΝΝς [5 ᾿ P fol 6. Ja, λα, 9 0001 A 157 5 DNS a τμ] OMLDO} 1. P deest. — 2. BDBe — 3. Bob way — 4 B bielo- — 5. Ba, »? «ομῦϑ. — 6. B wolo.dmssao|y 585. P φοριραιβιροαδοὶ) [s02. _ 7. P walls. _ 9. ἡ μροηίϑιου μό]ραοωϑ. — 9, P omıh>. — 10. P waulls. heureux d’ötre compte& aussitöt apres lui? Ges paroles t&moignent que les maitres sacr6s etaient excellemment informes, de toutes ces sciences des paiens. Troisieme ieEmoignage. Saint Gregoire de Nysse dans le sermon sur la crea- tion de l’homme': J’ai connu, moi aussi, une autre cause des signes qui existent dans le r&ve, en soignant un de (mes) proches qui fut pris de folie. Puis?® : Ceux qui souflrent de l’estomae ont d’autres (signes); d’autres, ceux qui ont les meninges troubl&es; d’autres, par contre, ceux qui sont dans la fievre; et ceux qui sont malades par la bile et les phlegmes n'ont pas les mömes. D’autres, ensuite, ceux qui sont congestionnes et &macies. Par lä on reconnait l’experience de saint Gregoire en l’art medical. Quatrieme temoignage. L’histoire de l’Eglise rapporte que saint Basile, qui fut evöque de Cesarde en Cappadoce, et saint Grögoire, sacre (&vöque) de Nazianze, apprirent ἃ Athenes la science des paiens. LA, quand saint ι. P. @., τ. XLIV, col. 172 : Ἔγνων δὲ χαὶ ἄλλην ἐγὼ τῶν καθ᾽ ὕπνου γενομένων αἰτίαν, θεραπεύων τινὰ τῶν ἐπιτηδείων ἑαλωχότα φρενίτιδι. — 2. Ib., 60]. 178 : (τὰς ὄψεις)... ἄλλας μὲν τῶν στομαχούντων, ἑτέρας δὲ τῶν χεχαχωμένων τὰς μήνιγγας, Kal τῶν ἐν πυρετοῖς πάλιν ἑτέρας, τῶν τε χατὰ χολὴν, χαὶ τῶν ἐν φλέγματι χαχουμένων οὐ τὰς αὐτὰς, χαὶ τῶν πληθωριχῶν, καὶ τῶν ἐχτετηχότων πάλιν ἄλλας. [37] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 525 >42 ol. Joa Dy,l oa ws ost IwaNa, aD vorn 15. „goljoro 25430 Kuso "Lushops SD uö „ol waren kurs loypadsy „ul ὁδὶ ahsitımn το διιπδια har ἀν τσ τσὶ: anzshr τλιλαλα whaana τσ τλϑο Ana ma τ διλξα Joa Jia .3 1 walas A Saumass τ διισθλ} hhanenm ΡΝ LS 85 JNunos Jooı JE „2 wors Joor zsoröAo ?wfusls Ja 0 du Mu] yaso ‚Lyas ἊΣ "Nsaıas °Jooı N2&00 SL sasnalııs lo .) α- "9. 0001 eracsimn; ml ya» J(oaa>o 000 30 Yansja No! ro An; hrrlo „wosaars|, omada, 0 solo .}.58 Aal μοι μὴ μιϑο o001 rl mm ul ulo .oan »MNLa, o001 dr gm μια; yas Jooı a0 hal wol ul er „oNssgro 1 alas ‚Eid hans «ba, No was Jo gras öl JNö-s0> "wanwaua., hans «διδόναι hans 1. V wwaLNa. _ 2, P kuwo;S, in margine Hs. — 3. V wumm|j9. — 4. P washas. -- ὅν Ρ waul|>, Y waulls. ὁ. P deest. — 7. Ρ plur. — 8. P Bamalır9. _ 9, P αρωμαβ οἱ. _ 10. V waNSol9. — 11, B. waumauisy. Greeoire vit Julien l’athee qui y 6tait aussi alle en ce temps afın de 5 ὃ Ρ se ceultiver, il s’6eria : Malheur ἃ l’empire romain pour ce qu'il eduque'! QUATRIEME SECTION. Des Iemoignages eerits confirmant la question que les saints maitres usaient des disputes, des antitheses et des enigmes. Premier temoignage. Actes (des Apötres)* : Comme Paul attendait ἃ Athenes, il fut aigri en son äme quand il vit que toute la ville etait pleine d’idoles. Il s’entretenait dans la synagogue avec les Juifs et les hommes eraignant Dieu, et sur la place avec ceux qui y &taient presents chaque jour. - Et les philosophes de l’ecole &pieurienne et d’autres qui se nomment stoiciens, discutaient avec lui. D’aucuns disaient : Que veut ce discoureur ἢ Puis : Il disputait avec les Juifs qui connaissaient le grec. Deuseieme temoignage. Paul’ : Sachez comme il faut repondre ἃ chacun. Troisieme temoignage. Saint Denys, dans les vingt-quatre objections du 1. Dans le Chronicon Syriacum de Barhebraeus, &dilion Bedjan, p. 62, cette apostrophe est attri- buee ἃ Basile. — 2. Act., xvıı, 16-18. — 3. Col., Iv, 6. 520 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [38] Pysaso hair χω ugs Jaiıso INS, Jolao Jasilz !\ollanı sajlo ΦωοοΝ οἱ Luis N Jsolsa> wa doll waren kurs ‚aaa Dharnnao νοὶ JENS Jr )Nalsoıo N !olo oa] "warm οἰδαϑο Jyolsa> wolo ‚„Lyoas «οἱ μμοδι " ὦ Aus Ds JADISSo as P io. 7 Jusöy ΠΝαΐϑοιο FD Ksasoned "IL μος, Jo She: Lass SA kuss ol SA “ΙΑ χα Ksaas 0 u am “μα J Jo kauaz «ον YraDas a; ar hal ‚Losas No] Sao ui Dos Jro οοἱ ui ya JLuas 455. χυξϑὶ u ‚run Khan ey Οἱ Jun „as .}.55 [us5 INay δὶ "oo Jia yaio [1.9 Dad χα AN; ΟΝ λοὶ ul] u ra han ιν solo, — 2. B wasjoloy, V wasjo|oy. — 3. BV deest. — 4. BV 8. — 5.P hs. — 6. P plur. — 7. P Βο ῆξϑον — 8. V as lol. — 9. BV deest. — 10. V Detay. — 11.P y5nsa>s. quatrieme chapitre du troisieme sermon, ınontre qu’il aime beaucoup les disputes et les enigmes verbales. (Quatrieme temoignage. Saint Gregoire le Theologien dans l’oraison funebre de Cesaire, son frere' : Il y a en elles aussi certaines tournures logiques et nobles, qu'il ne m’est pas desagr6able de rappeler. Puis, dans le premier sermon sur le Fils® : Comme la loquacite et les controverses verbales ne sont pas agr&ables aux eroyants, il suflit done d’un seul adversaire; nean- moins (elles sont) necessaires — caril y a aussi les medicaments pour les maladies — afın qu’ils reconnaissent qu’ils ne sont pas sages en tout et ne sont pas invineibles en ces choses inutiles, qui vident l’Evangile. Cinquieme temoignage. Mar Ephrem : Mesuree, la discussion est le remede de la vie; mais, non mesurde, elle est un poison mortel. Ὁ toi qui bois de l’eau avec mesure, garde aussi la mesure dans ta discussion. Sieieme temoignage. Mar Ivannis® : S’il t’est possible d’amener ton 1. P. @., τ. XXXV, col. 769 : Καὶ γὰρ χαὶ λογικάς τίνας ἐστιν ἃς ἔχει στροφὰς χαὶ χομψείας ὁ λόγος ἐμοὶ γοῦν οὐχ ἀηδεῖς εἰς μνήμην. — 2. P. @., t. XXXVI, col. 101 : Ταῦτα τοῖς αἰνιγματισταῖς παρ᾽ ἡμῶν, οὖχ ἑχόντων μὲν (οὐ γὰρ ἡδὺ τοῖς πιστοῖς; ἀδολεσχία, χαὶ λόγων ἀντίθεσις, ἀρκεῖ γὰρ χαὶ εἷς ἀντικείμενος), πλὴν ἀναγχαίως διὰ τοὺς ἐμπίπτοντας, ἐπεὶ χαὶ διὰ τὰς νόσου: τὰ φάρμαχα, ἵν᾽ εἰδῶσι μὴ πάντα ὄντες σοφοὶ, μηδὲ ἀήττητοι τὰ περιττὰ, χαὶ χενοῦντα τὸ Εὐαγγέλιον. --- 3. L’6erivain cite sous la denomination Mar Ivannis est Jean Chrysoslome. [39] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 527 eds 09 @lı kan ug] ad SU Kia So) .'Jasaas ἜΗΙ ya δῶ 3:0] "asopiao usa [Aa Jr "IND δίδως .3 Du Ihaaano an Kara τό να τόν sm Im τόσαι ex Ἶ »ardudıral rule Seharasmaa haaın 0 wär Jay ‚od Ds ass „ojas ΝΩ͂Ν, μὰς AD Wr) Nix,> ‚mass 5 Nas Jojarıns al) .olaay Annas Masasıab Jin „Fäso hroor „a0 ‚Jain J |Asanı |Naräs μόνο faaız, Jin] hani INN 00. ds JNaai2 ἢ INS il ‚rad Dos a) 0 Sa /NaN.» „lo ‚ush "yuasoö ‚gomaso ‚mai Alu Lrärse Jo γχοὶ NOS ὀμκ faris Jul, Sn SL 303.300 Hand 8 INu-n.slo Iua.ao Ja] „oo dar was) "srkoröjlo AySID 1.P μὰ οὐ SL SS IN Juan. _ 2. ΒΥ deest. — 3. V Id abo, B jede aoruns. — 1. P Paaly Sly wong. — 5. P |Lojasamso. — 6. P nes — 7. B ma9o0. — 8. Ὁ οἱ ον ο. adversaire ἃ l’incertitude, rends-lui la solution diffieile; mais, s’il lui est facile Alui aussi de se montrer vaincu, tu assumeras les dangers du meme discours, ne sachant pas ἃ quelle fin (?). CinQuikme secrion'. Qu’il est necessaire de se perfectionner aussi bien dans la theorie que dans la pratique. Il importe que l’homme se soucie du salut de son äme de sorte que, en möme temps qu’il la fait passer par le savoir de la faculte ἃ l’activite, il la forme par des actes excellents. En effet, la sentence des sages dit que, dans l’äme eontaminee par les choses mauvaises, la sagesse ne reside pas. Et comme la raison, priv6e du caractere de materialit6, conduit l’äme ἃ l’action, (’homme?) lui enseigne ensuite des qualit6s qui ne se soumettent point ἃ la passion; il la purifie des desirs secrets et, dans tous ses conllits, la πιὸπθ ἃ la vietoire. Il lui donne le pouvoir de gouverner les forces naturelles, comme une reine (gouverne) ses sujets et ses servantes, et l’incite ἃ les administrer, comme une souveraine ses serviteurs et ses servantes, de 1. Cette section est crite en prose rimee. Quelques-unes des pensees se retrouvent chez Ibn Sina, - voir Haarbrücker : Asch-Schahrastäni's Religionspartheien und Philosophenschulen, 11. Teil : System des Ibn Sina, II- Metaphysik. XP. V fol. 528 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [40] ° g9r> μα ὅν laNo μον, χε ul ga Ds IAnäuls "or δι "say J oA. SER, )aslanzy oow lo mad Liane] Jo ὼ 9] μου Juutoo [ao aa IN NJD0 [3005 Ja > jojo ag; ΝΟΣ ον μάϑιώο ‚Kar "Hol μιρβο \| Has a ‚AN za > ον, 001 ‚Asa „lo us a Asa No λον ‚Lupe 8 (soo, Aue, so „she AsolNio aid Kuno; "os Da ups [Dia (von: Jilasso υοιονο μον, οι a ka s> Böll „> Lu οι > ds [l5 0 HL μοΝ )ο μοιοδο ERS ira y-l JEN lady, Jjalus «: Mianan ‚Jun μικρὸ es ΝΣ, wre Jay μόμῃϑϑ «ϑίο soll λα, ΑΓ alu) el Joors > Nase al for yelı as 10.00 ‚Das Issoyo kursäs; Joel Nas Μὲ JENA οἷν. Iajoro Kjor „Ds farrs ld Iyäo μιὰλα 30 ἌΝ ,), ἃ.» ᾿θμλδ)» Πα 5.5. 030 "us; lo 1, ΒΝ 1395a9 alo. - 2. P on nlwamtal. _3.P wi ||. — ὡς P Wlo- — 5. P δα», ν Ὁ, — 6.B δοαωδν. _ 7, P lo: — 8, P deest. — 9. Β 09. — 10. P oo: — 11. V ao. — 12. B ka5lso. — 13. B soo: sorte qu’il se serve de la nourriture, de la boisson et du vötement seulement pour le plus necessaire, de sorte qu'il en mesure seulement ce qui ap- partient ἃ l’entretien de la vie et non au luxe. 51] ne laisse pas sa vie s’envoler dans des relations sexuelles constantes, il peut facilement prendre son essor vers les hauteurs. Il möprise et deteste l’argent et la fortune, et, si possible, il ne possedera pas möme un ἢ]: il lui suflit d’un tapis (de poil) de chameau (?) et du chas d’une aiguille. II dompte et apaise la colere. S’il s'irrite, il ne le fait que contre lui-meme, s’il est negligent, sans raison et desespere. Il sait que le meilleur des mouvements corporels est le mouvement pour la priere et que, de l’immobilit& du corps, l’im- mobilit& dans le jeüne donne le plus de profit, et que le silence vaut mieux que la parole — ce que la nature elle-m&me ἃ montr& quand elle a fait les sens doubles, mais la langue unique. Souvent par le regard vers Dieu, comme avec de l’antimoine, il donne de l’&clat aux yeux de sa pensde; il demande avec larmes ἃ ötre illumins, m&me par des &clairs moindres que ceux qui sont en haut. Un tel regard ne peut pas @tre nögligent; ’homme ne peut pas non plus le meriter d’emblee, sans gradation et sans exereice, mais sil observe attentivement les admirables er&atures celestes et terrestres, a - [41] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 529 μα Lopsoro Ina. | |NaJlaı> plant Ja5l loufus0 ‚Lumsäho| Ja LNSS 0 jun ΘΝ „ Ialo INS Ilyras μονϑρὴ Ἰοομαϑοῖο Jöor oo an Jsas, Jlaaıs5 ra Δ μου ads ΝΣ SEN οἷν. ομβϑ Ν᾿ αϑοὶ os 001 ya No εϑο EN οἷν. "so anlo Lis — MD: op ‚JuDsc Jjaso alas „o ol ΞΕ > ANZ ya 0 pa hesaolao οιδος ας so μοι "Ιλ 9» „zo Je 50 KA] " omas oder Do Fame; Is sl ass hope LuDse alolcameD 5A ‚Liszehso LöoD JAx>As N δα «9. Ὁ ID: JooN ENT woran !uigo ‚Jua5as lm 0 wohn > por Jinsa 0 Ja no ao, upais wol JyLido yol mas ag δια No 001 omas ads οι χοὶ Ing »> Jos1o „Lun.aso Sans [ro MD; Hi, |Asaaı wor Jyor .”oo omas > a οὐι 1. P gereno. - 2. Β Fon. — 3, B wnamj. — 4, B atanyo- — 5. P xy wo. — 6-6. P deest- l’ordonnancement des mouvements spheriques, le melange et la fusion des elements, la conservation des espöces animees, une goutte versde, la magnificence des formations florales, le grain mort et ruine, 51] avance avec admiration des effets vers la cause, le royaume c£leste sera ensuite en lui et le (spectacle) admirable des ötres se manifestera ἃ lui dans son &elat. Avanttout il se decouvre lui-mere, c’est-A-dire que sa propre äme se decouvre ἃ lui- meme, libre, degagee des liens et des fers du corps, oiseau libere des pieges et de la captivit& du neant. S’il regarde ce monde et ses voluptes, cette ap- parence et ses repr&sentations fausses, il plaint ses amis et son amour pour eux se manifeste. Il se rapproche alors des esprits incorporels; ceux-ci se penchent pour le consoler dans des apparitions et des visions de formes diverses. Sur [αἱ se levent les rayons de la Divinite, dont la lumiere se vainc mutuellement et dont l’&clat se surpasse ἃ l’envi. Purifi& de ce qui souille, il boira A la source. Uni au corps, il sera comme s’il en ötait exempt et au milieu de son peuple il sera consider& comme s’il n’en &tait pas issu. Ceeci est la sagesse, dont le commencement est la crainte du Seigneur' et le but, l’amour du Createur?. Bienheureux qui s’assied pour les recits de la sagesse 1. Ps. ext, 10. — 2. La forme habituelle Loj> est remplacde par ki->, afin d’ayoir la rime avec hei»: = ΡΥ ΤΟΙ͂Σ 5 r° 580 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [42] (51 Nso ‚msoöh zone ᾿ὁμυοῦδ.5 kg! Sen sorasa,) a Ὲ}5) also; > 2 s : » τόμ > JNasa> J6Namo «ὁμ.-ὶ > πόδι οουέδι σι τόνον arlapı τόνυλδι τώρα 8 Adırdn „acer τέδιλπαποο ᾿τόδωλλδι Ay nduman »rhasarım dula JNIDL fa As] 0150 rel Ἃ ’hdasataralı aa am Im nam er oh], oo hop μας ie «“13)}} «δὶ ΤΡ Kur ar oö ol λον ΔΝ Anl yiro oh. Jr os ol χοὶ 9) Nano Js oo yel [ER μι. Jaaas Ja, Ka5aaSo ΙΝϑα δδο Jsorlier δυό χοὶ has 51 Jar hät [550 „LS wär INop>Do ‚Luis RS yel Njaddo Ipil Nam χοὶ "15 IA, 1. B μὲϑγ. — 2, P οὐέϑοδθ, V outsoold>. — 3. P plur. — 4. P sing. — 5. PV ku)? Lady pady, — 6, P μέᾶςωο. — 7. Play. — 8. P οἷον — 9. B dus. et habite dans ses demeures, qui se nourrit de ses tresors et est digae de boire ἃ sa coupe. DEuxıkME PanrıE du premier chapitre de la premiere base‘. De l’opinion contraire de ceuxc qui disent qu'il n’y a pas de perceptions. Elle renferme trois sections, Premiere section. Des objections de ceuw qui deelarent fausse la perception par les sens’. Premiere objection. 115 disent que le sens de la vue pergoit souvent ce qui est comme il n’est pas : par exemple, une ombre mobile comme immobile; l’ötoile qui ne se meut pas, comme mobile au voisinage d'un nuage qui marche; un bateau voguant, comme s’il 6tait stable, et la terre au bord de la mer ou d’un fleuve, comme si elle se mouvait; une goutte qui tombe dans l’air, comme une ligne droite; un grain de raisin dans l’eau, comme une _ prune; une bague, quand elle s’approche de l’oil, comme un bracelet; une 1. Les ms. de Paris et du Vatican font, en ce lieu, mention du « premier chapitre », bien que la division en chapitres n’existe pas au d&but de la premiere base. GI. page [39] note 2. — 2. Dans les objeetions Barhebraeus parle d’une facon trop generale pour qu'il soil possible de determiner quelle secte religieuse ou quelle ecole philosophique il a en vue. RN [43] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 531 yo Jumbo „|Ka> Baby „5 oil „ade ‚Ladas ul us βμό » ? or ID 25. Jia Käse μόν Lass ala Sy Nine μᾶς yel gar Ir Isar UN, Mais no: » a2 κὸν ‚Jo Dar a 5). 15] Ian wo J > jan Ιου “Do ϑρϑο Jodo μὰς per "ἅμο IN «τὶ Πα οῦ ϑλο alas yo gas "κι σᾶ, χοὶ Jo «ον air ri U) „ls Jans od Kuna 3,3} paao (uns Er Νοο- os wnslo JNaaas NO a „voräsy| Ὁ} 8} Oo} «οἱ δᾶ. aD Lil ad Ir IS "pam Jar, rl τάν δι uam as Joor μα Jr sp janlAne 200 upentr ya ἽΝ λλθαθ]ο ai 953 Jool. Il "anna mio μρὸ J Day μον Jaj5or 200 „uasiohso \00L>3 slozas dor psam «οοΐδο Lonps IS ἘΠΡῚ [01]. 8 ο ΠΝ δ αλο !" lo gu Nu; go Jla1s5,so „Na INS? RS} wand; 051 1.5 N ERTL) «δὶ wu aa 1.P ἵμο (915. — 2. Po». — 3. P deest. — 4. Pl. — 5. P guten. — 6. PN3lo. — 7. P bisam "ων — 8. ἰδ ϑαβϑίο. — 9. P wmmApn,, V ἰρρρραβιρο βιογ. — 10. PM — 11. P INtaoläne. — 12. P μοδ αϑϑβομογο. chose unique comme double, quand la pupille est deviee; beaucoup comme un, par exemple des couleurs variees sur une meule, quand elle tourne; et la lune dans l’eau, quoique la lune n'y soit pas; la neige (comme) blanche, quoique composee de particules de glace qui ne sont pas blanches; une brisure de verre (comme) blanche, quoiqu’elle ne soit pas blanche, non plus que l’air inclus. Il est 6vident que toutes ces choses et (d’autres) semblables sont des perceptions des sens, mais inexactes. Le prophete Isaie le montre, disant!: ΠῚ πὸ jugera pas d’apr&s ce que voient ses yeux, et ne punira pas d’apres ce qu’entendent ses oreilles. Il jugera suivant la verit@ et punira selon l’öquite. C'est-a-dire : la vue de l’eeil et l’ouie de l’oreille ne sont ni vraies ni exactes. Deuxieme objeetion. Ils disent que l’homme voit beaucoup d’evenements en reve et les estime vrais. Mais quand il se reveille, il reconnait que son jugement dans le r&öve n’ötait pas vrai. Il n’est done pas impossible quil existe un autre &tat, dans lequel nous serait montr&e la non-verite de tous les &venements parmi lesquels nous nous mouvons Eveilles. C'est pourquoi toutes les perceptions des sens sont tenues pour fictives et sans fondement. Troisieme objection. Ils disent que ceux qui souflrent de folie (φρενῖτις) ou ᾿ En: Isaie, xI, 3-t. ΠΡ 10]. .9 r° 532 GREGOIRE ABOULFARAD)J DIT BARHEBRAEUS. [44] Ang aD βο μοι el! Ib, μοιξα <> 29 old Ja0 ς. αϑ3ο Ἄρα 24D ar IADS Lisa Na, <> ol» I» ως ad 50 ya uN|; gs χοὶ ri] Ἀν da lm λον 2 ER Ja, Dir Jars Jlasusl Inn Jo Jaja eo sam hasartarıla „an ram In τυλδι ea lan N] I Jost Ja Las Joe AS: orsöl τῶ us ΠΊΝΩ no od] JS] woou] δὲ pad, "sr air χοὶ more "οι. eipiso Jans] wood] || ‚Jona Jam; oör wär so ur ἱμΒ Μ any vl ‚Jona Juan Jr od ao ass ᾿μϑαϑ soodu! J lo na 0 J Jo; „öl '» 0 warmaLas had 5pa20 Jose „ordu] ol ρα or aD | Js aD > Hol .οοι rNl; »am'S soon [βαϑὶ «ον J δὲ οιοδο ὶ 1. P bis. — 2. P deest. — 3. V plur. — 4 P spe — 5. P Iymo- -- 6. Β wumonan. — 7, V Hely 2, Pils P- de melancolie voient des formes non existantes comme si elles existaient, et erient et pleurent et en ont peur. Et si une telle eirconstance peut sur- venir chez I’'homme dans le temps de maladie, il n’est pas impossible que survienne chez lui, m&me quand il est sain, une cause par laquelle, m&me sain, il voie des (formes) non existantes, comme si elles existaient. C'est pourquoi il ne subsiste rien de digne de foi dans la perception par les sens. Πευχιὴνε section. De l’objeetion de ceux qui rejettent la perception par la raison. ; ἢ" ΐ Premiere objeetion. 115. disent que, pour la raison, rien n'est aussi neces- sairement vrai que le fait de savoir que tout existe ou n’existe pas. On sait que cette connaissance n'est pas vraie par cela que, si ce qui commence ἃ ötre existe, comment serait-il de nouvean; et s’il n’existe pas, en quoi se difföreneie-t-il de ce qui ne commence pas ἃ &tre, puisque les deux n’existent pas. Saint Denys l’aflirme', quand il dit que Dieu n'est ni de ce qui existe, ni de ce qui n’existe pas. Ainsi tout n’est pas ou existant ou inexistant, comme juge laraison. 1. P. ας, t. III, col. 1048. En ce qui concerne les termes metaphysiques dans cette objeelion et dans les suivantes, voir Haarbrücker, op. eit. : System des Ibn Sina, 11. Metaphysik. [45] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 533 EN NN )as.assası "San Nu; rl εἰτσι δι nam oh] Lamas, „oben II} ul μοὶ 2 yHNas Joa „oordu ls us Jar J oo ] “oh; Hoam oo „2 "og Jssas, Jam \| OR σφι οἷο ‚Jaaaz wär „Lasas Jasans zols wor „0 :uoroMu] Jasanz „sol of Na soo] ὡοιοδ ᾽ν ui sam 001 „> 0 aD [asas δ δα re his Jans Nr ir dtöle soo] Ἀν οὐν "Sy vondul, +Loo yndlas gr :’uoodul; won Alla as | Jasassası ΜΙᾺ Jar Jam ul Hay «Ἐπ τ rl wudulh τλλ us |Asaa [mas „mo ud οὶ oo [3] ar „a a.m.'3 wor; Wuaım Lion Lo INS As [τον "nano ha, Jon μιοδιᾶλοο hund; JNus5l yo] "yore Jos SA I Se Jo a} Bay) Mn >55 |Naums| Jr Slansohase 6] ‚Lsaso Nas Jolo J>] Jr Jam Saum fusoı ‚oo Jay ala Musa] ha γον Mau sh won kg ki ϑιϑθαώαν θυ Ass) χοὶ ; 1. P deest. — 2. P sing: — 3. P wmo&e| Jaway juohy un oe [as Ηὶ. ὠογοδεὶ umoluly om > 0,0 woodul: Jara jasaay jr wo το. a in marginel» — 4.P δα. — 5. Pbomn iron unoduly. — 6. P bone. — 7. P deest. — 8. PB Ilawyodas. — 9. PB βοῦν, 59». Deuswieme objection. 115 disent que, pour les choses en activite, la raison afirme necessairement qu'elles existent, quand elle aflirme par exemple que le soleil existe. Si done la notion « soleil » &quivaut ἃ la notion « existe », iln’yapaslä de difference si nous disons que le soleil existe ou si nous disons que le soleil est soleil, ce qui est inexact. Mais si la notion « soleil » n’&quivaut pas ἃ la notion « existe », il apparait que « existe » est attribue ἃ 66 qui n’existe pas, ce qui est encore plus inexact. La raison n’attribue done pas A juste titre l’existence aux etres en activite. Troisieme objection. 115. disent que si nous voyons un homme vieux, &tran- ger, notre raison juge necessairement qu'il est ne d’un pere et d’une me£re et s’est developp& graduellement jusqu’ä la vieillesse. Outre cette connaissance nöcessaire, il est possible que Dieu l’ait cr&& ainsi d'un coup, puisque, d’apres opinion des Chretiens, des Musulmans et des Juifs, rien n’est impossible ἃ Dieu ou que, d’apres l’opinion des philosophes profanes', une constella- tion insolite arrive, ἃ laquelle est li6e la eirconstance inhabituelle de la ercation de cet homme, ainsi subitement vieux, sans pere ni mere. Il est 1. Par exemple les Sabe£ens. ee) v. 534 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [46] +00 ΩΝ go Jausinen Nas ou lo ΠΝ 350 as a8 Jo Null Noel Je "Μὸν. pl mau ram al EIN JNopol Nass >] INyol eo Jade ad, „AS "alasj a oa Joor als οὗδνο ‚Jjnamo Jiso800 ASS hose Nu] 9 „assı Köose Aus Iycı μον παν. usa Jo wor Jo Ja ahoot 0 „io opdulz χοὶ ad wood]; οὐ "ip Kunas το Νά JazaD u ol ara rum else "malas χοὶ aaıy Iujo δι δὰ ἰδ] Du ἼΝΩΟΝ 5 Joy olassoudise, JNamol > 1591. “oo Jam μεωὐο μοοι» Aa 1 “> Il J Jean Ja ΙΝ όσον) si „> ‚Joorks μρὸ οἷν ‚Jolie Ju;ao yiyfino μόοι RR) rad} or ‚oo [οὐ 39 Nanno,> wol, μοι 800 ps „I ya Ju; asjouAso „us osı DI .onı 10 2 “μιν SS hoc „aM. Jo „sam US Loop „AL ZN u, !1osı “9.90 1.P Wo. — 2. Β wm Ἰδωξρο — 3. PV deest. — 4. P homo Jay] Daly. -- 5. P I5jaD οἱ μϑόραν, - 6. P Iyn Laussanlsy. — 7. Py5ydo umoluly om el as umoluly or Kup, B umoluly οἷο» Bsp „nd ὡσιοδωὶ Ip oo zul. — 8. P ἰἸδωύδϑ. — 9. V waNol2. — 10. P μϑν οἷον Μὲ -Iyold Iiaje — 11. P Bo du μδωνγ οἵου — 12. B Ijeiay ξωιϑόμο Ns. elair qu’une telle possibilite rejette et repousse parmi les illusions toutes les perceptions necessaires de laraison. Quatrieme objection. 115. disent qu’il n'est pas une seule religion, non plus chrötienne que paienne, avec laquelle ne soit en conflit une autre religion. Il est elair que dans toute religion sont des gens raisonnables, sages, savants et lettrös. Si la raison sullisait pour connaitre la verite, ce conflit ne devrait pas se produire entre ces (gens) raisonnables. Or, puisqu'il se produit, on reconnait que ce qui existe n’est pas pergu comme il existe par la raison. Cinquieme objeetion. 115. disent que nous voyons un homme adherer since- rement A une religion; ensuite il labandonne et adhere ἃ une autre, comme par exemple Paul, Denys et beaucoup d’autres. Gela- peut &tre par accroisse- ment de l’6clairement de la raison. Or, cet accroissement n’ayant pas de fin en tant que la perfection de laraison est ἃ la ressemblance de la (perfee- tion) divine, on reconnait que tout ce qui est pergu par la raison et tenu pour vrai n’est pas vrai, mais ce qui est pergu par un 6clairement aceru est plus vrai et plus que ceci, ἃ son tour, ce qui l’est par un (6elairement) encore plus aceru, et de la sorte jusqu’a l’infini. La raison ne s’appuie (done) pas sur ce qui est vral. [47] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 535 ra Ja} μαι ‚Juin; Jenata; isöl τ διιδιχ, nam μα. δὼ ud wanna oa) oasy οι hrl ΠΝ ὸΝ 5 ‚Ja λον olarıyaAso; Lusölo udn; «ϑο}}} sa. '5 «ἢ „ll so „Amalie as „lo ou a ee el go; 18 Julio 'olausi;jso 0 hoois 15. Jkano pr po od m yipo ας, 2 Is as .Loor os yir NIS: « RAT ul Joa ad „ „Kasoı ion τόδι δια τδιαλὼ 41 τδιιλὲδι ex τ δισλδ Ip; LEN Y = Asa. am ‚Nodo ‚wdunnn Khan soll μ5 „AL yaazıll | wolo ‚Joh amam pad awassıo Ja °p Jusos KAnjao; ur "wadbas „hd hans Jod, soebänN Joh Ka wols μοι Jan, alsan.D Jon ὀμέφι, ἢ 1. P was 0: — 2. BV eu: — 3, P plur. — 4, P ᾿δωῦϑο mlamipee — 5. V waNSso|9. — . Pod I, B dual Io N. Sixieme objection. 115 disent que la diversit6 dans les coutumes determine une grande diversite dans les religions. Un tel, par exemple, a et& accoutume toute sa vie ἃ entendre les paroles des savants profanes; s’il entend les mysteres des Chretiens et les röcits relatifs ἃ l’incarnation du Verbe-Dieu, il tiendra leurs paroles pour discours vides, [αἱ füt-il meme present6 beaucoup d’arguments et de temoignages. Et la coutume troublant la raison dans ses perceptions propres, il est possible que tout ce que la raison pergoit nöcessairement, elle le pergoive par une commune coutume, quoiqu'il n’en soit pas ainsi. Troısıkme SECTION. Des tömoignages derits de ceux qui haissent la sagesse. Premier temoignage. Eccelesiaste' : Dans beaucoup de sagesse il ya beaucoup de colere, et qui acceroit la- science accroit la douleur. Puis* : Ne sois pas sage Al’exces, afın de n’ötre pas inquiet. Deuxieme temoignage. Paul dans la premiere (&pitre) aux Corinthiens® : Dieu n’a-t-il point, n’est-ce pas, converti en betise la sagesse de ce monde? Puis‘ : Dieu a choisi les non-raisonnables du monde pour confondre 1. Eccl., 1, 18. — 2, Ib,, vu, 17. — 3. I Cor., 1, 20. — 4, Ib., 1, 27. * P fol. 10 Pr 536 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [48] οὐδὲ «Οὐἱ kai JNaau> Us}! Js505 KDsama> JJ Bolo Ja. Joa ΙνναωνΝ"» Il Nana, Js, Jlaumsasas loc J Ms wolo „Jo; Joa JaS wo μας, [μοι Jedi, mq ala, wolo . 99. kuoss Ja sa wa I as nz sul Lad, Tojorjl "mdbäs,s solo peds, woamsälo| „lo hans; "ober „| Mason Jlausfso N Ya saryl Nasa) δὶ wo]lasar) Lady wor> wolo μοι mel ID An JNa2Sı woj80 ΟΣ 0 χὰ Ju 0 wol ‚JJansasor 0 ‚so ax) ὁδὸν gear un wolo ul 10 a0 Rn ID RR las ‚D/Na| Jaisı JaöNol N/Nal od ΜΗ] rer} uL5lo «3! Inn ‚As > Hari] Ion 1 ΙΝϑοϑ za "har od un Dollas waan διδόναι har ὁ} 3 κ΄ 00 ‚ka, Jasäl κϑὸ ΝΣ] ud! ἢ Νὰ J NOS 0 | FERY RE waaDoll was has ‚aan Khan 1.P Wlo- — 2. B um ILolld. — 3. P’sing. — 4. B jaıl- — 5. P ILaAmaNıas. — 6. P ρίαν. — 7. PB wloßsap. — 8. P IN οἱ" — 9. P Ὡς ΠΕ}. — 10. P Ἰδϑλίοο: — 11. P deest. — 12, P wDoNas. — 13, Ὁ Neu har au: les sages. Puis' : Je ne leur ai annonc& le t@moignage de Dieu ni avec un . langage grandiose ni avec (une) sagesse (&minente). Puis® : Ma parole n’stait pas dans les discours persuasifs de la sagesse, mais dans la d&mon- stration de l’Esprit et de la puissance. Puis’ : Car la sagesse de ce monde est folie devant Dieu. Puis, aux Colossiens' : Prenez garde que personne ne vous depouille par la philosophie et par de vaines seductions, suivant la doctrine des hommes et les prineipes de ce monde. Puis, ἃ Timothee ἡ : O Timothee, garde ce quit’a öt& confie, et fuis les paroles vides et les contro- verses de la fausse science; car ceux qui en font profession, se sont d&tourn6s de la foi. Puis® : Garde-toi des querelles et des disputes avec les scribes, car elles sont inutiles et vaines. Puis’ : Garde-toi de I’homme heretique apres l’avoir averti une premiere, puis une deuxiöme fois. Troisieme temoignage. Jacques dans son (&pitre) catholique* : Cette sagesse ne vient pas d’en haut, mais elle est terrestre, d’esprit sensuel, et diabolique. Quatrieme temoignage. Saint Grögoire le Thöologien dans le cinquieme 1. I Cor., 1,1. — ἃ, Ib., 1,4. — 3. Ib., 111, 19, — 4. Col., ı1, 8. — 5. I Tim,, vı, 20-21. — 6. Tite, 111, 9. — 7. Ib., 10. — 8. Jacques, ΠΙ, 15. [49] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 537 NSsa53 δι Jans kaiss JMuso.o JAsa, ID SA 4.56.9 “" fol. 10 ΠΝ AD: ΙΝ θδιϑο ba Jasos4 >30 ‚bau τδι οοτζδι χιὶ τό λ. ᾿ς αὐτάρ το δι. λδι τὸ βαρὺϑ Inharına ὑτθυ τα τδιλ δι σαυλαδιοο In ‚dunın rear JMD) μὰν N] 050 ’hdanatıalı um wann Kir In ‚msn τόσ Re Re A «οὐ NMJ{us Jos "> u! url ΣΡ Kamı Zi Jos μ5 15. vol rate 500 ‚Lussycr vouL gel Nas u μόν do «ϑοιλα χοῦ ρος en .- as oo] vor ph gö IN Πα χοῦ δ να». am was 10 00 u! 0 N; 1 a0 1. V2.—2.V ‚olany — 3, P han. — 4. BV sine 0: — 5. P ως ὅν ILamipaly. — 6. P deest. — 7. P IlasıSus. — 8, B plur. — 9. P «Φοιξαιθόρον un: — 10. P 0,0. — 11, P «Do: sermon sur la grele' : La premiere sagesse est que nous meprisions cette sagesse qui est placde dans la conversation, dans les tournures de langage, dans les antithöses fausses et inutiles. Trossıeme PARTıE du premier chapitre de la premiere base. De la refu- tation de l’opinion des trompeurs et destructeurs du savoir. Elle renferme trois sections, PremI£RE section. De la solution des objections de ceux qui declarent fausse la perception par les sens. Solution de la premiere objection. Nous disons que, si les sens agissent naturellement, quand leurs organes corporels sont sains et quand les choses perceptibles par eux sont d’un caractere convenable, il ne se produit aucune _ erreur dans leurs perceptions. Et comme la raison est le juge des sens, elle suflit pour (pouvoir) distinguer entre les perceptions des sens, exactes et inexactes. 1, P. @., 1. XXXV, col. 935-936 : Σοφία πρώτη, σοφίας ὑπερορᾷν τῆς ἐν λόγῳ χειμένης, χαὶ στροφαῖς λέξεων, καὶ ταῖς χιθδήλοις χαὶ περιτταῖς ἀντιθέσεσιν. PATR. OR. — T. ΧΣΊΙ. — F. 4. 35 538 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [50] Jyor aus Kol las AN url Zah τοι τ ἀν, Jod INS: wärs: [βαϑὶ „or air ?J ΠΝιλαβονν sad Nulojen Slasl; Anols za Jo Ahanso sa Joa Mu za ΟΝ Ἰξεῖς:-::-. ΙΝωομααι Ja mol δ 65 „20 ‚line Jo sul! no Isao Jh; > &D Joa; Ja ud von el di Musa won οὶ sus Jo Jos ?Lusosso !lsaus [u] Jay ΙΝϑακο oo "UDsaas horsas; san]; rl du nam Kir as ayı> „can wy) θᾶ ‚ooruNDSso Lanoı og ‚Lada ars! "il N] INN] ἢ 13 un Loyas Sr κο δι οοοι Kumsäam al Jo son οὐ ΝΟ δ] ΝΟ μεοῶὼλα,, hasaramıla "um ion τις. In uih τόσοι "ham dan ΕἸ ΥΓΕΝῚ lo ‚Joosa Jzaso, !!osıy ier26| wann Kan τ ἀσ, 1. B wumpmapns. — 2. V deest- — 3. BV wumdmahns. — 4. V Paawa9. — 5. Καὶ kasoy οὐ: — 6. P Paar. — 7. P haebar, Paanw. — 3-8. B deest. — 9. P «sony. — 10. PV 80. — 11. P oo. Solution de la deusieme objection. Nous disons que si, ἃ l’etat de veille, nous ne concevions pas l’6tat de sommeil, de möme qu’ä l’etat de sommeil nous ne concevons pas celui de veille, peut-etre (l’etat de veille) serait-il comparable avec l’autre, c’est-A-dire serait-il, comme lui, inconstant et incer- tain. Mais, quand nous concevons ἃ l’6tat de veille tant celui de sommeil que celui qui seraä la fin apr&s la rösurrection gen6rale, quelle comparaison ou quelle similitude y a-t-il entre ceci et cela? Solution de la troisieme objeetion. Nous disons que, comme la maladie est le contraire de la sante, de m&me leurs eflets doivent aussi &tre contraires. Done, puisque les formes visibles dans le temps de la maladie n’ont pas de substance, il est nöcessaire que celles visibles dans le temps de la sant& aient une substance. Autrement ce qui est contraire ne serait pas con- traire, ce qui serait inexact. DEUxIEME section. De la solution des objections de ceux qui rejeltent la per- ception par la raison. Solution de la premiere objection. Nous disons que, quoique ce qui com- [51] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 539 ADS: wös us Μὲ ou] Dy Tor Joa Faso I oo “δ Ρ Το]. 1] ADS; Lasoı> μι Jlamcons Lasse Jona Jrass cin hans Mass us Sopuna Lassyso Jojor 00 ‚Jonas > Jr on Jhaais ! «θοῦ» “OLD ‚Jose Ja Jr ost ‚Joana Ja οὐι;. Jlaslai na Sala ‚Lo [ua aid Ye Jr DS warwauas, ka-..oo ON | olaisns, Jars το har βωμο «ον }} Jo, abo ."osı ra, Nas Jasaa, lo vor) uns Sy url wurh nam Kin e>ı Ih hal Id mann I Μὶ I oo wardulyo als, soo! Luis, Kr hun 22 85 Jasaao ‚Is Ds ας „duole aN\o JIpaodo woran soo]; wir us Jaassası OLD Su, As Loo Intels woadn soo] Ir wir Auh)s .Joorı naa } )asasıas Nor Jöls wii In ol lo;5, url wäh an ir „u UNS DI ass LAS ge du lo 5] oe kur Mar. "Lasse ‚Lasilz Doc Ko ll Jölı wir naar gl 1-1. B deest. — 2. P deest. — 3. P sing. — 4. P wsmh09). — 5. P dw. — 6. P deest. — 7. B ωΐϑο. mence ἃ ötre 801} 116 ἃ ce qui ne commence pas ἃ etre par le fait qu’il n’existe pas, pourtant l’un et l’autre different en ce que la cause active de ce qui commence ἃ etre possede la faculte de former, au contraire de la cause active de ce qui ne commence pas ἃ ötre. Par la est repouss6e l’absurdit& que vous introduisez touchant la liaison de ce qui commence ἃ &tre avec ce qui ne commence pas ä6tre, puisque les deux n’existent pas. Et saint Denys montre dans son sermon que rien π᾿ σα] la nature divine, et non que Dieu n’existe pas; cela est connu par le reste de ses enseignements. Solution de la deuxieme objection. Nous disons que m&me si les deux notions « soleil » et « existe » sont differentes, elles ne sont pas mutuellement contraires, de sorte qu’elles ne puissent ὀΐγ attribueces l’une A l’autre. Et puisque le soleil est un &tre propre, connu par sa propre substance du fait 41} se trouve en activite, il est afıirm& par lä qu’il existe. S’il ne se trouvait pas en activite, il serait ἃ juste titre aflırm& qu’il n’existe pas. Solution de la troisieme objection. Nous disons que la pr&misse posant que tout homme est ne d'un pere et d'une mere et qu'il parvient graduellement ala vieillesse n’est pas aussi necessaire que la premisse posant que deux est lamoiti& de quatre et que ’homme est un animal; mais elle est possible et ὅν)": 540 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRARUS. [52] Los --" Jo ‚Loc yir ku nöhn „ul "hu öl sehe ‚Nu „öl ΠῚ ‚oo Judo; Dar Jod Και. ad, a] ram hama ir Jade DAS 80 Jason yo wo Ipora μὲ» "samalıis Jabo ἢ] asouiso; Jlöllo INS as So "ayr .| 5.49 οι χοῦ δο ων. βοοι ST JNSiss0 Joon Alaıs3.so Na σον τας), 0, rem rg Jar μηδ, Joy ‚20 NED, la.a%lo .Jlopps Pa «όσοι» hanoy uU; ΡΝ. 11. pro )Nsols SaLs5o5 or )D )orisol, «ἙΝ» 8181}. Je ädsad da 0 LDx ko μαι, Ja Aool has 0 ra ga mas [μα .56}} "Lö Ns hrs wa οἷς Ilja Noch al mama rm τσ, ΙΝ 90] > m } Iso Jam μϑ.ἱ .Jooils Las 133 ass Jost BD 200 δῶν 001 po Lo iss way wor ur Ilja Aolo .J μον [μοι oo N Jusoöiso "ja äs ul Jeäis olISm0 ὡοια 9 1. P sine o. —2.P ki> Mwal9, B „ar hie μὲθ HBamarııd. _ 3. B fand ano, V Jaal> ἃς Χ3..- 4. B ws 2 bon, vw 983 μ5ο. — 5. P a2y wo. — 6. P sing. — 7. P ol"oLlo, B wLoLlo. — 8. P deest. —9. PB Ho. — 10. P Pay. — 11. Per 00 10. — 12. B hats». (nous disons) que la raison pergoit comme possibles les choses possibles et (n’en percoit) aucune qui m£rität un reproche. Solution de la quatrieme objeetion. Nous disons que non seulement chez nous, Chretiens, mais aussi chez les philosophes paiens il est vrai que la raison est conduite A la connaissance de la verite par l’eclairement d’en haut. Done plus nombreux sont les causes et les signes de cet @clairement, plus il faut- se fier ala perception par la raison. Il est clair que ses causes, qui sont la purification de la raison par la vie ascötique, par la persevörance dans les priöres et par la mod6ration des relations sexuelles, et ses signes, c’est-ä- dire les miracles op6r&s par les grands hommes de la religion sont surtout nombreux dans notre religion chretienne. Done toutes les th&ories que les saints maitres ont faites touchant les ötres sont vraies. Solution de la cinquieme objection. Nous disons que la vraie religion n'est pas seulement institude pour les (hommes) accomplis en raison, car ainsi les non eultives et les simples n’auraient pas la vraie religion. Non. La vraie religion est que nous savons que la substance divine est une, qu’elle vit et qu’elle est raisonnable ; que sa Vie et son Verbe' sont des personnes 1. C’est-A-dire l’Esprit Saint et le Fils. N EN [58] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 54 INyoL lannsiohss Jogi [au 5hse Jr has] ‚oo Janine αὶ ob Kuss ohpelı „el Name μαῦρο Jo Kari H Koss "ping urr3öl dh τόνοι τσ, on abo .‚Jiras Alaıs3,0 „0 Sao Ιβο as δ αῦθο Kassoo »/Aapas ao pn wduaha andhanmon 'nluas Un τό διιλδι res ὁ δι τόσα τόλμαν Ahranı Aus Ira μὸν ΙΝ Vor Nojopas Ια ας |Nsanı; Jo La, ursöl οὐἱ Nr ar, s χά »οὶ ID 1° NS] δι Nuso ‚Ja >/A,)}00 Sao ΚΞ ς9. ἍΝ οἱ» us Ama, "ar Ka οὐι No wis ON) sold I «το or δι abo co PD] us Jör>lo >saa0, οὐΐδδιο TIEREN und Ι5ββδβοο Jasa. r-> μηδ Ja sangohasıı I] "La, 52 har Sue msi 1. V ISoliso. — 2. Ppo ky5 N Ina. — 3. V plur. — 4. BV οὐ μον ‚salosortay. — 5. P |Owixo. —_ 6. P δώ... 77. ΡΥ deest. — 8. Ρ ἴδω δ," — 9. P deest. — 10. P ἴδωξϑο. — 11. B aueh. -- 12. V μόρος 19. existantes et 6ternelles. Il est clair que cette pensde n'est pas si illimitee qu’on ne puisse, comme vous le dites, parvenir ἃ la religion chretienne. Solution de la sicieme objection. Nous disons que la coutume ne peut arreter dans la perception de la verite que les raisons grossieres, non instruites, non &duquses etsimples, mais non celles qui sont elev6es et &minentes par le savoir. TRroısikmE sEcTIon. De la reponse collective, commune aux temoignages eerits des ennemis de la sagesse. Nous disons que le mot homonyme « sagesse » est devolu ἃ la science vraie et reelle aussi bien qu’äla (seience) fictive et fausse, comme le nom « homme » au vivant etä (la personne) figur&e. Done la sagesse que rejeterent les Pro- phetes, les Apötres et les P£res est (la science) fietive et non la vraie. Et comme nous voulons autant que possible, par pens6de et par &crit, examiner (la seience) r6elle et rejeter ce qui (lui) est contraire, il est necessaire de (la) _ connaitre par cet ouvrage'. 1. Suil dans le ms. de Berlin, fol. 14b : δὲ 920 :|&>3% Läa, 9. Hs |Duss,o |Nm|day Ju5l ollao ua iso β9ο. .Iylan „ara joamı3o Islas « Deuxiöme chapitre de la premiere base : _ Traile sur la logıque. Il venferme une introduction et sept sections. Introduction : De Dutilite de la logigue... » Ce deuxieme chapitre continue jusqu'au fol. 22a; il a te publie comme ouvrage par- _ lieulier de Barhebraeus sur la logique, sous le titre de I8a#5, 585: Curt Steyer, Buch der Pupillen "pro. Ina >" « Παθροδδνθ aa] Afpas 09 od ‚udn Γ᾿, wäh who +Ja τόσοι haus ἀν» ‚Mus o .IASL ἼΠιδρο Jlas Nu] !örso ercahar har Janus Va urad wi Kal äno Ir ἧς λό [ΝΑ ad) Lyol ‚Käsab χε Jusuj)Aso μα me Ko wärs N 3 450 mil Humo ‚Jar. Sn Ne Nuss, Jam; 1. PV οϑο. — 2. V |Na&00. — 3. B Do. — 4. Bing x. — 5. P ΞΕ... 6.B kußie. _7.B |Lo9awanN.9, V |La9awaNı9. 8, Β Ir uor>. DEUXIEME BASE DE LA NATURE DE L’UNIVERS '. Elle renferme l’introduction et trois chapitres. D’abord Istropucrıon. Les anciens ont eu des opinions multiples et diverses sur la nature de l’univers?. L’un d’eux a pos& l’eau comme principe mobile, tel Thales de Milet qui a, le premier, invent6 la philosophie’, ayant vu que tout animal παῖ! de l’humidite spermatique et s’en nourrit, que les plantes croissent en elle et von Gregor Bar Hebraeus, Leipzig, 1908, voir p. [29] note 2. Barhebraeus traite plus longuement de la logique dans son ouvrage {πὰ} ΠΡ μῶν, Paris, Bibl. Nat. n° 330, fol. 1v-45 r. Il est evident que la logique faisait partie, ἃ l’origine, du Candelabre des Sanctuaires, puisqu’il manque ἰοὶ la formule- de terminaison habituelle des autres bases. ἥ Ἵ 1. L’auteur adopte la forme des Iexaemerons. — 2. Gelte introduction a et& ρα] 66 avec traduelion anglaise par Gottheil : A Synopsis of greek Philosophy by Bar Ebraya, dans Hebraica, III, pp. 249 254. II y est dit au sujet des sources : « It is probably based upon some such synopsis as those οἵ Aristotle in the first book of Ihe « Metaphysies », Plutarch in Eusebius, Praeparatio evangelica, XIV, 14, and Stobaeus, Eclogae physicae, I, 12..... though Bar Ebraya has othervise drawn largely from Ibn Abi Oseibia, El Kifti and Said (Steinschneider, Al-Farabi, pp. VII, 152, 154, 157). » Comme stark, Ζητήματα Bapbapınd, Philologisch-historische Beiträge. C. Wachsmuth zum 60. Geburts überreicht, Leipzig, 1897, pp. 145-154. — 3. Plutarque, Epitome, I, 3 : Θαλῆς ὁ Μιλήσιος ἀρχὴν τῶν ὄντο ἀπεφήνατο τὸ “ὕδωρ. [Δοχεῖ δὲ ὁ ἀνὴρ οὗτος ἄρξαι τῆς φιλοσοφίας...} ... στοχάζεται δὲ ἐχ τούτου πρῶτον, & πάντων τῶν ζῴων ἡ γονὴ ἀρχή ἐστιν ὑγρὰ οὖσα' οὕτως εἰχὸς χαὶ τὰ πάντα ἐξ ὑγροῦ τὴν ἀρχὴν ἔχειν. δεύτερον, ἡλίον χαὶ τῶν ἄστρων ταῖς τῶν ὑδάτων ἀναθυμιάσεσι τρέφεται χαὶ αὐτὸς ὁ χόσμος. (Diels, Dowographi Οὐαδι Ρ. 276). Of, aussi Aristole, Metaphysica, lib. I, cap. ıı1, οἷο, [55] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 543 SER ol ‚usiAo [asäso Lasaso Jjas hansär Lore AS „ ESSEN wo] Ax}o iso] aa ma ylı ΗΘ «ον ϑοοὶ ΠῚ la eat Tee Den jest .llanndie lo Kuoso ‚JA 55 ui Do aan u "opel νοις οὐγο "wanl sa sas fl aais Ju or Kiel μοι ΒΘ od rad "Dax a ame u 20| „wa 2,30]lo Tal 0; lo Dj Las το or gene ALS Jain 9] JAN [γοι „0 „LAnalaroo Na 2 Jooı Da μκὰς μοι ΒΥ ΨΟΕΥΤ ὙΝ μμὶ Nasa Ju), A0 haugr NE) > 5 So ya wood. Sl „0 JLoaso [μόοι gas ρα „u I] usyiie J hs ol me er Ta uıdorD 2 mas βοόμϑο kurisas —y wann ‚Popsol Jasisaso Jos ALs00 1. P @lo. — 2. Biol wlo&No, V sine Mol. — 3. PB Ir!o. — 4. P wansiumahily. — 5. Piel. — 6. P wa9asy. - 7. P wug8ns5/o. — 8. Β Ἰδαξϑον. — 9. P Slo. — 10. B deest. — 11. P =. - 12.P φρο ϑωδφρου, ἡ wwl9wanı. - 13. PV deest. — 14. B el. — 15. B PD. — 16. P deest. — 17. P wasjunj®. — 18. P οἵρροί. que dans les vapeurs chaudes se developpent le feu, le soleil et les etoiles. Le poete Hom£re a aussi chante de la sorte quand il a denomme l’Ocean et Tethys mer et humidite, parents des &tres'. D’autres, par contre, ont pose l’air, comme Anaxim£ne et Diogene. Ils ont dit, en eflet, que l’äme de tout ce qui vit se conserve dans l’air, que le vent et l’air conservent ce monde°. D’autres, par contre, ont pose le feu, comme Hippasos, Heraclite et Theo- phraste’; car ils disent que la chaleur produit et developpe tout. Si elle s’eteint, le monde aussi cesse ‘. Certains, d’autre part, ont pose un principe immobile, comme Xönophane. Il a rejet& toute naissance et toute destruction et a dit que tout est Un, sans aucun changement°. Parmenide a parle d’un seul prineipe immobile, mais l’Un est seulement dans la pensee et c’est pour- quoi il l’a dit fini. Melissos a plac6 l’Un dans le nombre et dans la matiere et 1. Plutarque, Epilome, I, 3 : Διὰ τοῦτο χαὶ Ὅμηρος ταύτην τὴν γνώμην ὑποτίθεται περὶ τοῦ ὕδατος" ὠχεανὸς ὅσπερ γένεσις πάντεσσι τέτυχται. (Diels, Doxographi Graeci, p. 277); οἵ. Iliade, XIV, 201, 246. — 2. Plu- tarque, Epitome, I, 3: ᾿Αναξιμένης δὲ ὁ Μιλήσιος ἀρχὴν τῶν ὄντων ἀέρα ἀπεφήνατο... οἷον ἣ Ψυχή, φησί", ἡ ἡμετέρα ἀὴρ οὖσα συγχρατεῖ ἡμᾶς, καὶ ὅλον τὸν χόσμον πνεῦμα χαὶ ἀὴρ περιέχει. (Diels, Dowographi Graeci, p- 378). — 3. Theophraste est ici nomme& par erreur; car, disciple d’Aristote, il soulenait l’eternite de l’univers. — 4. Plutarque, Epitome, I, 3 : Ἡράχλειτος χαὶ Ἵππασο: ὁ Μεταποντῖνος ἀρχὴν τῶν πάντων τὸ πῦρ Ex πυρὸς γὰρ τὰ πάντα γίνεσθαι χαὶ εἰς πῦρ πάντα τελευτᾶν λέγουσι. Τούτου δὲ χατασδεννυμένου χοσμο- ποιεῖσθαι τὰ πάντα. (Diels, Doxographi Graeci, pp. 283-284). Cf. aussi Aristote, Metaphysica, lib. I, cap. 1τ|. — 5. Hippolyte, Philosophumenon, 14» : Λέγει δὲ [Ξενοφάνης] ὅτι οὐδὲν γίνεται οὐδὲ φθείρεται οὐδὲ χινεῖται χαὶ ὅτι ἕν τὸ πᾶν ἐστιν ἕξω μεταδολῆς. (Diels, Doxographi Graeci, p. 565). Cl. aussi Aristole, Metaphysica, lib. I, cap. v. P fol. 12 νον 544 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [56] | «ὃ „Da oo ‚20| Jg kurs wol \oouo οὐμδοὶ Jans JIo a οὶ oliamshlz Aral ἱμοὶ Mauss us Jaxaso Jr οοι σῶς ara Inn ee ee ττ-- οος el ‚oh. |; ya Loos Löoy Juan’ JNSSo Dia ᾿Ι53α..ο Jırs| "Loco μια. er) lol ακῶδο I I; waancaNo "san ἐμοαϑουγο oh! oo]! J ol «ον AfA, Jr» MDo aDo saı> from Lam] wusam] ὅμοὶ io» J (a5 wol in ohn Jo Laran J vol wosaauslo ‚mamsAn ssams aa-nlo Jlas5 ‚ood& Nlo um» }} Jaasams | «ὍΝ, aD ooasclı Ina] id aan Jazanse Lied LS je] ἡγρανο 1. ΒΝ oral. — 2. P wojayamshy. — 3. B 3, P nr won ia: — ἧς P Daaiam. — 5. P lo. — 6. P homo. — 7. V wuplinasasyo. — 8. P orl. — 9. P plur. — 10. P sing. — 11. P ww. il !’a dit infini'. D’autres encore parlent de beaucoup de prineipes. Parmi eux ilen est qui les disent infinis, (composes) de parties similaires, comme Anaxagore, suivant lequel ces parties accomplissent la naissance et la destruction par le fait qu’elles s’agregent et se separent, et qui a pos& l’intel- ligence comme cause active de la naissance®’. Leucippe aussi a parl& de principes infinis, mais ayant un changement et un devenir constant, et ce qui existe n'est rien de plus que ce qui n’existe pas’. Ensuite Democrite a parl& de prineipes infinis de forme ronde, partageables seulement dans la pensce, mais non dans la r6alit6. Epicure, d’autre part, dit que les prineipes sont infinis et impartageables, qu’ils se meuvent dans le vide infini; qu’ils ont une grandeur, une forme et un poids‘. Certains, de nouveau, ont £&tabli les 1. Aristote, Metaphysica, lib. I, cap. v : Παρμενίδης μὲν γὰρ ἔοιχε τοῦ χατὰ τὸν λόγον ἑνὸς ἅπτεσθαι, Μέλισσος δὲ τοῦ κατὰ τὴν ὕλην διὸ καὶ ὁ μὲν πεπεράσμενον, ὁ δ᾽ ἄπειρόν φησιν εἶναι αὐτό. --- 2. Aristole, ib., lib. I, cap. ΠΙ : ᾿Αναξαγόρας... ἀπείοους εἶναί. φησι τὰς ἀρχάς" σχεδὺν γὰρ ἅπαντα τὰ ὁμοιομερῆ, χαθάπερ (ὕδωρ ἢ πῦρ), οὕτω γίγνεσθαι χαὶ ἀπόλλυσθαί φησι συγχρίσει χαὶ διαχρίσει μόνον, ἄλλως δ᾽ οὔτε γίγνεσθαι, οὔτε ἀπόλ- λυσθαι...... Aristote, ib., lib. I, cap. IV : Ἀναξαγόρας τε γὰρ μηχανῇ χρῆται τῷ νῷ πρὸς τὴν χοσμοποιΐαν. — 3. Hippolyte, Philosophumenon, 12 : Λεύκιππος... ἀλλά φησιν ἄπειρα εἶναι χαὶ ἀεὶ χινούμενα καὶ γένεσιν χαὶ μεταθολὴν συνεχῶς οὖσαν. Στοιχεῖα δὲ γέγει τὸ πλῆρες χαὶ τὸ χενόν. (Diels, Doxographi Graeci, p. 564); Thöophraste, Physicorum opiniones, fr. 8 (Simplieius in Physiea 1. 7° 6-26) : Οὗτος ἄπειρα χαὶ ἀεὶ χινούμενα ὑπέθετο στοιχεῖα τὰς ἀτόμους,... χαὶ γένεσιν χαὶ μεταδολὴν ἀδιάλειπτον ἐν τοῖς οὖσι θεωρῶν᾽ ἔτι δὲ οὐδὲν μᾶλλον τὸ ὃν A τὸ μὴ ὃν ὑπάρχειν χαὶ αἴτια ὁμοίως εἶναι τοῖς γινομένοις ἄμφω. (Diels, Doxographi Graeci, p- 488). Gf. aussi Aristote, Metaphysica, lib. I, cap. IV :... Διὸ χαὶ οὐθὲν μᾶλλον τὸ ὃν τοῦ μὴ ὄντος εἶναί φασι...... Plutarque, Adversus Coloten, IV, dans Demoerite, fr. 156 : Μὴ μᾶλλον τὸ δὲν A τὸ μηδὲν εἶναι. Diels, die Fragmente der Vorsokratiker, Berlin, 1922, I. Band., p. 91). — 4. Aristote, Metaphysica lib. I, cap. αν et Physica, lib. IV, cap. vı. Sont seuls de forme ronde les alomes composant le feu et: l’äıne. Plutarque, Epitome, I, 3 : ᾿Επίσονρος..... χατὰ Δημόχριτον φιλοσοφήσας ἔφη τὰς ἀρχὰς τῶν ὄντων [57] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 545 Masar; Jöc son]; μόδα Js; yo kasäfn] ass un Μοὶ Jh INDL ’; daft] .1}165) HE out; Kuaiasdıo is No Sau, wor Jam ka; «,ϑὸ oo ER” Ja, lo Hoc ....Ὁ ol Hooo Jr ur α-οὐ]ᾶ- δι rel Far! win om INSS μη] ol, data Maast "u or wir has ul 2 001 lass fasso JS ‚fs opel Jan amläf] mo winslo ‚Iaolo jolsan ‚so 0: T wasjlarso 45 Linn Soo μὲο 0 udn; wir Nass ‚ie κϑὸ Lasons "so wol ;>0lo καθ abo 001 Jane «θοῦ os Ju ‚oo as msaian Junıno Nu aray ἤοοι «Ὁ οὐιο .[ να ιν asocı bohm]Na [9 1} βκαθοο oo ;as ἈΠ ωοιαδο, aamasaı "bp ! ‚> was! ‚Insilo INSAS0 So „us Asofo „Jlsohass Toiny wärs .ooi "ale Is; "as sie 36] “αι, ον (oA, 20.2 J„solsa> Nuso| Asse ‚aan AD θαυ jo Aus] ‚hans oo], Loc Ναϑοὶ "?Isaasjo δὸς [6 au kaslo Naar Iso] (οἱ ν wär .Jlooı Ναϑοὶ Jaoyo ‚Luis αὐδι}} alasııay „35/0 Pod [μ͵ό as als od [59] "Pl UND So users Kari " χοὶ Noos Ἰοοι su] Faso Hr ya „Lass >| > ade oc wohl; κ-ϑὸ J>Na>0 .'loor u) A Alma Jo Ι »εο MINUS ΝᾺ „Löoro JNooy0 soo] οοδ οὐ ΝΞ nor 1. BV «οῦϑθαν — 2. P ΙδΞμ 29 hs. — 3. P hume. — 4. P. Io. — 5. P deest. — ὃ. P Ἰδροῖδω. — 7. V 29. — 8. P warab.3. — 9. ΡΥ Je}l. — 10. P a8. — 11. PV waytmplo. — 12. P plur. — 13. PD. — 14. P ld. 15. PB «5.9. — 16. BV 00. simple que les nombres, parce que ceux-ci sont prives de nature. Et comme un nombre est joint ἃ toute nature, elle est compose&e et non simple. Il aflirme en outre que le premier nombre est actif, que le deuxieme regoit la matiere. Le nombre accompli est dix, parce qu’il ne peut croitre, sauf peut-Ötre par lui-m&me. Le nombre quatre en est la base, parce qu’il en est complete, soit I+2+3+4'. Atticos, dans le premier chapitre du livre de Proclos (?), dit que Platon mentionne quatre principes : l'intelligence, qui est le ereateur, c’est-A-dire Dieu — gloire ἃ sa bonte —; le receptacle, c'est-A-dire la matiere qui est aussi la mere r&ceptive et qu’il appelle ἐχμαγεῖον ; l’idole, c’est-A-dire ᾿ εἶδος, 41} nomme aussi χώρα, et il dit que les natures ont &te construites A son image; et le mouvement, c’est-A-dire l’äme qui &tait, autrefois, sans Ἵ conscience et qui, comme principe premier, se mouvait dans la matiere "1 confussment, pas avec ordre ’. Dans le livre de ΤΊπιόο, Platon dit qu’ily en ἃ trois : l’ötre, le röceptacle et le devenir, triple triade, avant que fussent les I. Aristole, Metaphysica, lib. I, cap. vet γι. Asch-Schahrastäni (t. II, p. 101) dit que six est lenombre parfail et sept le nombre complet. En ce qui concerne la caracleristique des nombres, il convient de remarquer que, d’apres la vieille &cole pylhagoricienne, les impairs sont mäles, les pairs femelles. D’ou dans nolre texte : le premier nombre est actif, le deuxieme recoil la matiere/ — 2. Platon, Timaeus, 47 E-56 C. Pourle mouvement confus de l’äme, iD.,69B, [59] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 547 sol .Joors JAaoyo "Laslo Jod] Js κϑὸ ὡοιοδ οἷο ‚usäs «ϑοομ» ud hallo JaD) = ass >| il vol, yar2o Jess Ausol ?aoyS „alnjaıs 9. ὅ. od οὐι > σον “τῶν Βοῖο βοοΐδο „alas ML Twasasjas, uam "oa ga ass or οὐἱ wolaao as ΝΟ ὅ..5}}} Io add, woraus; ὅμοι Ju Sn \pasol μμοῖο Jias .LAS] Muse] μοῦ yo kasan „se hiel oo rl «gold, Ὁ λλοο ‚Jero Ja) zus «ΟἹ os Lo .[ρα 5.0 Jjoraso Lusöo Is H>aod.> μοι βὰς, od as ko Jo mol Lr> dor τ ε΄ τὸς ke] Base DE sohn Sr sr as 1. P ba. 5. Β hallo. — 3. Plao. — 4. P wasamud. — 5. Pdeest. — 6. B wmnga>, VwanyaN. — 7. BV wasja2jd). — 8. BV deest ba has. — 9. Pysll. cieux'. Il nomme &tre, Dieu et [1466 ; röceptacle, la matiere; devenir, le mouvement, c’est-A-dire l’äme. Dans un autre passage, il parle de deux prineipes unissant Dieu et l’idee, la matiere et le mouvement. Severe que Plotin a suivi et Boöce auquel se rattachait Longin, maitre de Porphyre, traitent beaucoup ce sujet : des opinions de Platon. Mais pour ne point allonger le discours, nous les laissons. Bardesane, entre autres, a pos6 eing prineipes, c’est-A-dire ötres : le feu, le vent, l’eau, la lumiere et les ten&bres”; Mani, d’autre part, deux seulement : le bien et le mal’. Vu que tous ces paiens professent que ce monde est öternel et non cr&e, au contraire de la sainte Eglise, laquelle professe qu’il n’est pas öternel, mais ογέό |, c’est-A- 1. Platon, Timaeus, 52 D : Τρία τριχῇ, οἷο. — 2. Moise bar Kepha, Hexaemeron, Paris, Bibl. Nat. n° 241, fol. 17v, etc. Nau, Bardesane Vastrologue : Le livre des lois des pays, Paris, 1899. Pour la bibliographie relative ἃ Bardesane, voir A. Baumstark, Geschichte der syrischen Literatur, Bonn., 1922, pp- 12-13. — 3. Moise bar K&pha ον de Mani dans son Hexaemeron, fol. 18y-19r : a LaS 9» ‚Nas Lil il) το δὼ ο «Ὁ ΘΠ ΕΝ πο ἰο lo, Nsaroo ki «τιν μα» το bon habıy einl) ‚ja. a0 2.003 ab om: ja. wor zo ΜΕΞῚ wo 20 Pass bielo Jjma mo: jan bielo [3 m Nil Pass wuiollo lo ar PA ome5ly bau wo :orsan Wwllo us wD50 lan δ lo on 30 Po « Quinzi&me chapitre : Sur ceuw qui disent que ce monde ezisle et qu'il est conslilue par le melange de deux eires contraires. Or Mani dit qu'il y a deux £tres, l’un bon, l’autre mauvais; l’un est la lumiere, l’autre les lönebres. Une fois, le mauvais vit que le bon est clair et beau; il y aspira, alla vers lui, en avala (une partie) el se melangea avec lui. Par le melange de ces deux £tres ce monde existe et est constitue ». — 4. Barhebraeus traile ce sujet plus largement dans son ouvrage ᾿ς οι» 585, Berlin (Sachau), n° 85, fol. 28 : Loose ὅλο om μεμα. bon δ» ur SH Jusl Inam9 uns Ksode οἱ -benm|so Juns .bo Kaadin so 00 Fujasy bon ἴδω. aan al w35l: kai μξλαϑου un |da5l | wm uns hujawo .Laam|s Juejaso „uns ode ol - aunm|so ‚waN00j90 wahm.sollo wahms;dollo wa hahms5ly «1 wo . Bag" xo asta:so Jutaso wöLl bone ge al | wa5ly wobo -wosa,la9o wupinamo woja, ἰδοϑυΐο wu |ly ΘΕ. wos «ἀκ jo \sor5l Ss muss; hol > wauSh, « Deuxieme section : Que ce monde a un commencement et n'est pas elernel. Rayon : Quatre opinions se rapportent ἃ cet article : ce monde 548 GREGOIRE ABOULFARAD)J DIT BARHEBRAEUS. [60] ahussL !Sodad wär χοὶ ‚era lanmoolsasno usjyaso olaso’o „m Jo Ja σοῦ JA, JMD wsr> A Nljsnın Iran Βα κου JlaısNax Jsoi > (3) „A )asas Ss ὁ a οοῦοι Ag ahnan In Adunidh Mord man’ arflan erden Klar mau mahra ὃς 25} Joams N] 020 Dunahn ala am τας „al ‚muman repama erdsn τσαλλ. zu (u A| or20 arcan Khan ἐσδιρλῖχου Kduäran Dana I usasaı μοι Jan class «ῇρδὶ Rd. 86T.) hanaın "ud N βορᾶς ga (ac ar? 1000} ©) hasäı 1, P ‚gn>aBy. — 2, BV wuml}l. - 3. V ‚olllao. - 4. PV deest. — 5. P sing. — 6. P «woNx. dire qu'ila un commencement et est temporaire, nous aflırmerons sa creation et rejetterons son &ternit& de sorte que nous renverserons en une fois toutes leurs opinions inexactes; car un discours particulier contre chacune de ces heresies n6cessiterait de beaucoup plus grandes dimensions que n’a cet ouvrage. PrEmIER cnaPırrE de la deuxieme base. De la ercation et de l’eternite de ce monde. Il renferme deux parties. PrEMIERE PARTIE, De ce que le monde est eree et non eternel. Elle renferme une section. (SecTIoNn UNIQUE). Des preuves rationnelles qui confirment, celte question. Premiere preuve. Nous disons que les parties de ce monde physique doivent ötre des corps. Ges corps, s’ils &taient eternels, seraient done, dans leur a un commencement en ce qui louche la nature et Ja forme; ou il est @ternel en ce qui touche la nalure el la forme; ou il est elernel en ce qui touche la nature el a un commencement en ce qui touche la forme; (ou) il a un commencement en ce qui touche la nature. La premiere opinion esl celle des Juifs, des Chretiens, des Musulmans et des Mages; la deuxicme, d’Aristote, de Theo- phraste, de Themistios et de Proclos; la troisiöme, de Thalös, d’Anaxagore, de Socrate et de Pytha- gore; A la quatrieme n’adhere aucun des Sages. Entre ces quatre (opinions), Galien, le medeein, a balance pour deux, » νου [61] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 549 or ἢ Juso,o ost .Kunsj)As δὲ ‚olaxsoolsa> οοοι μα ὁΐ .ooc aN\o ul μονα || Jkäulo ᾿ | Jaäu| Jamie Lu wor" eh 13 Joaly Joa wr) Aain ἢ} > ‚Joa Jasoolso Jasäx NO Sr J ol hy oo „oda Jooı “mol ἢ BSR 139 „gnlaujLA> Lsohso μα ἱ ”Jooı Jusos "ode ‚odbano Jo Liaa Iso, Visr or re 00 00] χω el «οοοι «ϑομδΐ Lussy As Kol La J „20 „oo +)lasmoolsa> μοι Js alas basä. REST) rl ‚häcdn whaLaun or) Kid ® yore Jill ‚gone „eds ‚oo "uno AN Lunasa. Ι Marsooh; wos ol] m way Joor wor J Jommdireo .Joouy Jocı ‚oo βέάσθοονδο al ‚Luna λοὴ we θυ „20 [9.659 or Aus 5: 050 Joa «ϑομϑοῦ οι Jan Lusor ‚os ? Kusoto Joa ὅωοιον..οἱ ana χω N url δ διλόνα τ δια αμ rel DS ὁ Jo | alanısasa. δὲ .alansooliw wor ‚Lusoolo Sr Ksoohacl, τὴ Jos Sc So Io .ira I Lass ao 1. P deest. — 2. P kaul .Jom hans orno - Lay o'mo. — ὃ. B 0, — ἡ, B Ἰοον. — 5. B «eheods — 6. P deest. — 7. P 1190 (in margine sat) onDo. — 8. P Ir — 9. Β lom Mi. — 10. P Slo- &ternit6, ou immobiles ou mobiles. La premiere (assertion) n’est pas vraie parce que les modes öternels sont nöcessaires et que, necessaires, ils ne sont pas susceptibles de changement. Si l’immobilite des corps 6tait &ternelle, leur facult& de se mouvoir devrait se ranger parmi les impossibilites. Or, puisqu’ils se meuvent, leur immobilite n’stait pas 6ternelle. La deuxi@me (assertion) n’est egalement pas vraie, parce que tout mouvement a un commencement et une fin. Et ce qui est ainsi, comment serait-il &ternel ? Puisque (les corps) n’etaient ni immobiles ni mobiles, ils n’existaient absolument pas dans l’eternite. Deuxieme preuve. Nous disons que. si ces corps, parties du monde physique, avaient &t& öternels, chacun d’eux devrait tre ἃ une place propre οἱ par suite il n’aurait pas dü quitter sa place, l’&ternit6 n’admettant pas de changement. Mais puisqu’il s’est d&place par un mouvement combing, il n'est pas eternel. Ainsi sont-ils tous et aussice monde qui en est (compose). Troisieme preuve. Nous disons que si un corps en general &tait dternel, son öternite serait ou sa corporeit6 ou quelque chose d’autre. La premiere (assertion) n’est pas vraie; sinon, quiconque connaitrait un corps connaitrait P fol. 14 r° 550 GREGOIRE ABOULFARAD)J DIT BARHEBRAEUS. [62] .oor (as0ol U Yo or “OD or }} Sol, ih oo «μοι οὖς Joro Jooı lo Jan, δι sam ΜᾺ. u] ansehe Jaxsoohe Sal [usNaso A, u or Jansoohse ad, Jlanmohso LusMaso oo Lusohso εἷς WAaordarı Dımın ᾿ςατόα μὰ τόνδι τόμαροα τό πϑαδισοι τόξα τόδιλιαχ, τύδυλδι Im du ὡσαυλαδιοοσι τσ τσαλλλ ‚in eg) kai N! ao rlaran amuım In Indınap res ΙΝ. Ss 00 hu oo » μοι bass, rel τ nam | JIADS vä ποιὸ Jos no I ol has pas ΠΝ] IN arm μάϑω ἢ „Jo ‚Jon ον} sole ὁ αϑὶ oulsn οἱ α.ϑοιλᾶν, (aa οἱ» "ΡΝ ‚oo Kmohso || μιϑιλίοοϑο οὐι ἡ σοι „ano Linie No 1. P deest. — 2. P deest. — 3. V ‚ollaoy. — 4. V |Doodsy. — 5, B nom. subst. et adj. plur. — 6. V deest nom. subst. et adj. — 7. V N. aussi l’eternel; or il n’en est pas ainsi, n’est-ce pas. La deuxieme ne l’est pas davantage; car, si ce quelque chose d’autre 6tait eternel, il existerait pour toute l’&ternite une autre eternite jusqu’ä linfini, ce qui serait inexact. Mais, 511 n’etait pas 6ternel, il existerait une &ternite qui n’est pas l’&ternite, ce qui serait encore plus inexact. Devxıcme Partie du premier chapitre de la deuxieme base. De l’opinion inewacle des paiens qui disent que ce monde est eternel, οἱ de sa refutation. Elle renferme deux sections. PrEMIERE SECTION. De leurs objections rationnelles'. Premiere objection. 115. disent que si ce monde a la possibilite d’exister, il a eu besoin d’une cause, d’une existence nöcessaire, avec ou sans inter- mediaire. Cette cause etait-elle suflisante pour ereer, l’effet deyrait £tre, comme elle, &ternel. N’6tait-elle pas suflisante et eut-elle besoin d'un auxi- liaire, si cet auxiliaire 6tait &ternel, il serait necessaire que son eflet aussi Il. Proclos a formul& des « antithöses » analogues, νοὶ" Maarbrücker : Asch-Schahrastäni's Religionsparlheien und Philosophenschulen, II. Theil, pp. 199 et ss., surlout p. 202. Le theme est tres frequent dans les litlöratures syriaque δὲ arabe. [63] | LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 551 „ano AD Suso 00 Loon 001 sohn ab ‚lo Joan solo un EN 901 ἐἰ Zr INasoohseleh [ASS cr τας» los yol οοι sole or Iso Jans wor JA οἰ σον λα N alas > μα. Jos rl Bere) Zus aD lo .Joouy ws‘) Jusolo ol\,,50 ΝΣ βόα "| Lorso "oo JNDS Nas ‚Lor20 INS Joor Ju „[eon2o INSS Joor vorn! ἐμ „> Ἀ} μοι »Loor Jo "oo βμβϑόοονδο gr μος ‚aaa, wi omas a. [alas δὲ .Joor Jo wood] Ἀγ 5A> 0 rad «δὶ τ διΐδιι rum »ρο Ju » Na. „55200 ‚Joor yo ἢ! Jooı >Loon “u 5 J AN .Jooı ΚΟΥ} Jusolso yau.any oöı ooıo "usoaol, a2, kanın κοῦ 0 DS wol Jana, ws ‚Joa (μοι u nö Js “Asol Jocı N oohs! Ho. Joorss IS ‚oo JNusoohno [30 „20 RL sawabSus (ro Jay com of JJooro sl „20 ‚Jociks kr ! δ ωοιορδὰν 3 — τῷ ‚Joow oh [εἱ olı 141. PV deest. — 2. P deest. — 3. B kojo ἴοοι, P koj> σοι — 4. P Slo- — 5. P deest. — 6. P deest. — 7. B deest. — 8. P lom ἴϑον: — 9. P wanl. - 10. P lonzy ἴοον: — 11. B Del. — 12. P μδροουν,ϑ.. 13. BV uno. füt &ternel; mais, s’il n’6tait pas öternel, il ἃ &t6 er&6 et a eu besoin d’une cause. Donc, ou (cette) cause a 6t& eternelle ou elle ne l’a pas £t6. Ainsi ce discours s’enchainerait jusqu’a l’infini, ce qui est inexact. Le monde est done eternel, ainsi que sa cause. Deuxieme objection. Ils disent que si Dieu — gloire ἃ sa bonte — etait dans son 6&ternite cause et createur, le monde, son eflet et sa er6ation, devrait aussi &tre eternel. Et s’il n’en &tait pas ainsi, mais que, n’etant pas cause et er&ateur, il le füt-devenu finalement, il arriverait qu'il ἃ subi un changement dans sa nature, ce qui est inexact. Done le monde est Eternel et non cr&£. Troisieme objection. Ils disent que tout ce qui, apr&es une non-existence, a &t& ou sera, n’aurait absolument pas existe, s’il n'avait pas eu la possibilite d’exister. La possibilite d’exister, ötant une certaine force, a besoin d'un substratum pour subsister en lui. Ge substratum devrait &tre öternel; autre- ment, il aurait exist& quand il n’avait pas la possibilite d’exister, ce qui esi inexaet. La philosophie nomme ce substratum matiöre'. Et puisqu’elle est eternelle, il est necessaire que la forme aussi soit eternelle; car sans elle 1. Aristote, De generatione el corruplione, lib. I, cap. Iv : ”"Eorı δὲ ὕλη μάλιστα μέν καὶ χυρίως τὸ ὑποχείμενον, γενέσεως χαὶ φθορᾶς δεχτιχόν. *P fol. 14 ὟΣ 552 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [64] (ΟΣ Jamoolso \a5;20 Ἴκϑομϑου umasa. "bar Jan οἱ „| \ansoölls „oo Loc ads μων [53οι. 200 ‚Jooßs3 olamıas yo 2 alopu. "host Do 6] ‚asien fm > op fa! Wlo wo Non wo Οἱ al "arso.o “öl O0 „Ol 10.01 lo Οἱ 7 SE ORDENG ἮΝ öl Jlaxo.o > dc Loco >10 pw] Da soo κι Ju] Manso.o Is JNuuzaso vor IN. 001 Nu 5, gadıı IRA an. ,än ro ‚sam JS Juno 1.2050 or μ..5, .)ND» ro asia Jasa ano, JAuasz ΤΡ 12 “ Ὁ "noise al ‚golds ‚basa 0 ομοοιὶ } Ho «οοι In μοι Jaadıny ομόσι; «δὶ τχσλμι ua Ja usa Jo ET )arsoolsa> J aNo ‚Jo „ol Ιοοι sjpaasy wi AD al Li INa) oe Dallı van Ns, vom αι). olansoolin; rl "rehrn nam 1. BV elsoßse. — 2. P deest. — 3. P wo. — u. P deest. — 5. V kom, P kom. — 6. P aN .[As00- — 7. P οέομδς. - — 8. B w,00- — 9. B [Molam.aan. _ 10. P ἴδωϑον 1501. — 11. P Dao. 15, ΒΝ «ρβοοδοο. — 13. B Idaly: elle ne peut pas exister. Quand elles sont toutes deux eternelles, ce monde physique qui en est compos£, doit aussi ötre 6ternel. On sait par la que (le monde) n’est pas cre£. (Quatrieme objection. 115 disent que pour tout ce qui est devenu, la non-existence est anterieure A l’existence. L’anterieur n’est pourtant pas la non-existence; autrement comment la non-existence pourrait-elle ötre limitee par lui? Mais, puisque l’ant&rieur est dou6 de l’existence, que lui aussi est devenu et aun commencement, il a besoin d’un autre anterieur et celui-ei d’un autre et ainsi jusqu’a l’infini. La raison nomme ces anterieurs et pos- törieurs temps, c’est-A-dire mesure du mouvement d’un corps celeste. Done, temps, mouvement et corps, tous ensemble sont öternels'. Cinquieme objection. 115. disent que l’origine de ce monde est le bien; autrement Dieu ne l’aurait jamais er&e. Et si Dieu ne l’avait pas ὁγόό dans l’ternits, il se trouverait que Dieu aurait &t6 retenu dans le bien pendant une tr&s longue p6riode, ce qui est inexact. Sieieme objeetion. 115. disent que l’&ternit du monde conlirme que Dieu agit 1. Pour les termes philosophiques employ6es dans ces objections, voir Aristote, Melaphysica, aux endroits correspondanls. [65] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 553 > buy „ass Mus, Io a FE won olaso'sio ‚Jia Jo ΒΝ hau nöh J "Nass ass yoao SA „ans Nius ads δι am JjaasD od jlas N Pro 0 00 an? JusAuso >> as μόνο um] od 5las ἢ „lo 000.0 > ID wolam ea own 519 Alosarın Joa ado ρα oje Ir rslo ‚rLuada has > ᾿ομοοιο Kam Jo vorn oA Kr Dash oo las öl Los Iasas wo Jlasslass ol .JNrss Jlasslass us won unöl; oa (00 a er aD ‚ba JNuno.s )opaasdS om Jusseo .} zujaa Jh usoohs {ΠῚ ‚Luraso sen ὑτέια ὡπ "τοῖα, Ay mid eu NusoA» | oe οομ ἡ ier26| ΤΑ ham τσ, Ἰοοι νον} ‚Joana Jooı I} ya > [u;amo ‚Löor abo Lohne ἾΝΑΣ Jos ‚sony wars .Joor Jos μοι ans Jaluas 5] „JLsano [μόοι Jo, 1.B 80 — 2.P|NM»>. 3. pP bAus. — ἧς P deest. — 5. B wma-sınıs. — 6. P deest. — 7. P am9s. — 8. Bplur. — 9. P siug. — 10. PB WA. par nature, et sa er&ation, que (Dieu agit) librement. Mais qu’il n’agit pas librement, on le reconnait ἃ ce que, s’il agissait librement, il agirait pour quelque chose; car l’inclinaison n’est pas possible sans que quelque chose influence l’Equilibre. Or si ce quelque chose apportait un profit au Or6ateur, il se trouvait en [αἱ anterieurement comme un defaut; et, s’il ne lui dtait pas utile, son activite se trouverait &tre vaine. Les deux choses sont inexactes'. Refutation οἱ reponse. 115 disent : Il n’est pas &none£ par lä que ce « quelque chose » pour lequel Dieu a er&& le monde et lui a donne l’existence, a apporte un profit ἃ la er&ation et non au Createur, quand nous disons que ce profit pour la creation est ou non un profit relativement au Createur. Ainsi nous dcartons la premiere inexactitude. Done le monde n’a pas 6t6 ere& et n’a pas commenc6, mais est &ternel, sans commencement. Devxı£ne section. De la refutation de ces objections. Refutation de la premiere objection. Nous disons que si d’une cause eternelle pouvait &tre seulement un eflet eternel et non (un effet) ογόό, ayant un commencement, il serait alors necessaire qu'il n’y eüt dans notre monde ni naissance, ni destruction, ni changement; car toutes ces choses, dans leur 1. Objeelion souvent discutee dans les litleratures syriaque et arabe. PATR. OR. — T. XXIL. — F. & 36 554 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [66] [081 15. gen ads ον. goarAn ΙΝαϑδοοδνδὸο ADS Im Jo > Jooı IN“sooho JNooi J JMD > μώμλϑοο οοὶ Ι Jod; ul LANDIS ab Jusaso Lö Lisanıı „pl «τ δια 86 ἀκ Luraso Löon ΕΝ) ὅξο Isöyy HI Kuzamo Jo Kos Ns IT| 3, “> LulDjäs [δι a er ir ‚Zuag 9 aaa ‚oa μοοι Jr JLoN.] “Ὧν JaS uaslo „aLım Ns ὩΣ Porn) JNSS Lusäs; μὅοι [858 ΝΟ 0 „ao LS \oobaN ol] Jos; lu "aan J yulo las [ua „Joa wor) ΠΝ κοι »Jra3 hola badın Lois ἢ Joan Hess olassooAsas Jo; unöl ‚mZuid dawn τσ, je>wasyo ‚on Jooı Παρὰ REN » Jul ‚La baby on Jıua>, Ja Las abo Bu SEES) JS Jlauu|> 00 ἰϑν ας Lo » οἱ» Sala pls /as5 0] Jaaalı oo hasıay Jans]; u al μὰς or) Βα, "Jon Ss un] Lu] uns alu „u Jo Jaduas ᾿ »Ala,0,.a> Hama 1. BV lom. — 2. Ρ «Οἱ loy INS. — 3. B emaisan — 4. P IS, V ILS — 5. Β ρίαν. — 6. P ILasope. — 7. P deest, — 8., PV deest, V in margine ko. causalite, tendent ἃ une cause öternelle. Si done le monde est ere& et aun commencement, il est (issu) d'une cause non cre&de et &ternelle, de Dieu. Replique. Ils disent que les activites qui ont une origine et un commence- ment, ne sont pas ellets d'un Dieu non er&e& et sans commencement, mais de mouvements spheriques qui sont ere&s et ont un commencement. Reponse. Nous disons que si ces mouvements sphöriques, 6tant cr&es, exigent des causes er&ödes, comment attribuez-vous tous les eflets ἃ une existence necessaire, non ογόδο ? Et si les mouvements eelestes er&6s doivent avoir necessairement une cause non cer&de, pourquoi niez-vous et jugez-vous impossible que Dieu non cre& ait fait le monde erde? Refutation de la deuxwieme objeetion. Nous disons que Dieu, dans 5011 eternite, Etait cause de ce monde en puissance. Ensuite, quand il l’eut ceree, il en fut cause en activite. Il est clair qu’un changement de la sorte est un changement dans l’6tat relatif et non un changement dans la nature. Si l’architeete qui est un homme passif, faisant une multitude de puits, ne subit aucun (changement) dans sa nature humaine, comment pourrait-on en imaginer un chez Dieu dans son activite er&atrice ἢ [67] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 555 or) Sic Kup Sad as ups] ru son ir wo es OLD Seo ol er ‚lau ho | “soaol, O4 ] οι!» SNK sam μὰ Jusos] Ile] wödo Joaly wor) Il Josı ejpaaay "us ΙΝ λο Ινω!α θα aD u )anso.oy ier6| sat an in Mon Irojio > ἴοι Iyliiohse Mod SS har Ile ce Porsofll Ku] To Nulanıaa al „0 Ne] Hope INumro san IN J.] Ns Jo Lara rn] "Jlassoro So or JNloon 2 "soll, Jasa 0 J>oy0 μ.5; Ἰωλδοονδν δος [un] Jeäis 0 „In ομόοι al; ers) rd an ir Nass 0 a0 „Aush νοὶ us po Jr ον 001 JoiSto ‚oo Aa} is] ad κοὐἱ ἰαδοῦδδο ao Löc Junslo aalus;l yal Jıssaa [Δὅ)» us yo Luis: ‚söo kusoo ἐκ βοᾶλο. Joa ana Nolasy oo teröl KLZiuhr τλλοοπ τσ. 1. P »a.oL. eV; ΟΝ τ. Ὁ — 4. Podeest. — 5. P;sllls. _ 6. B ILasın. —_ 7. P Lasodsoy WS Lie! SS. — 8. Blyoll. — 9, Parc: x ; Refutation de la troisieme objeetion. Nous disons que si tout ce qui peut exister doit posseder une matiere pour qu'en elle subsiste sa possibilite d’exister, alors aussi la matire devrait posseder une autre matiere, puisqu’elle possede la possibilite d’exister, et celle-ci une autre. Ainsi s’enchainerait (ce) discours jusqu’a l’infini, ce qui est inexact. Refutation de la quatrieme objection. Nous disons que « l’antsrieur » n’est pas doue de l’existence, autrement comment serait-il attribu&e ἃ la non- existence, quand on dit : non-existence premiere, non-existence derniere? Et sil n'est pas dou6 de l'existence, comment dit-on qu’il a une origine et qu'il a besoin d’un autre anterieur et celui-ci d’un autre jusqu’ä l’infini pour que soit reconnue l’eternit& du temps, du mouvement et du corps? Refutation de la cinquieme objection. Nous disons que le bien a &te aussi l’origine de toute personne humaine, dont Dieu est la cause, sans interme- diaire suivant notre opinion, par lintermediaire des mouvements celestes suivant. la vötre. Or, comme tous les ötres humains sont er&6s et non eternels, de m&me aussi les animaux et les veg6taux. Refutation de la sixieme objection. Nous disons Τα ἃ celui qui agit libre- 556 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [68 | JNusNuıy NSS Ds μμωεὶ οὐ Nas TEN sl oo „Aus Ιβο ‚| ash AS gas ρον δον rs il» SEES Jay on μη] Ρ fol. 15 of «ὃ As Ya ! lo JNasaS J,aso : ON nu I ? oo), Js Ve. aD 9. ομδοι ἢ" » ‚alas fusas JoNo a0. > a = oWoot[o >} Joor zn οἷν ομόὸοι " Jo] .Jocı las ahaumılı In .Adunih το διοοτε διχιτ ei arelan »ahanıdhıırmna τς τσαλλ τ Nasoro „el Foaiaso [γ1α». ’AL] or>0 erfadar Joou; 00, Jun JLESN > ‚Jogi Joor soo] ἢ „> μοι βόδι. url os wor all „20 a 001 ku polo: “6430 .„Lascı og ‚Las [alas οἷν ‚Aası DS Jusas Jo wood]; on > Pl Jos Hs ur δὲ .Joouy wor As: gas rar Mus abo Mina, alası > Lusas Joiso Has DSDS lan > Lusas JAN Ir wär JaD ap ‚Lario 1. BV DS «ἀϑίοδν. _— 3, P uwonl. — 3, P W3lo «;Lats. — 4. B deest. — 5. P deest. — 6. Β wyıy: ment, il n'est pas impossible d’abaisser un des deux cötes (de la balance) en opposition ἃ l’autre sans une cause qui determine l’abaissement, comme quand on apporte deux coupes en tout identiques ἃ quelqu’un qui veut boire, il commence sans delai ἃ boire ἃ l’une des deux, quoique celle-ei ne surpasse l’autre en rien. De meme Dieu aussi — gloire ἃ sa bonte — ἃ voulu (le monde) et l’a crö& quoique la er6ation du monde ne lui apportät point de ze. { ς profit, pas plus que sa non-er6ation ne lui 6tait un domma DeuxıkmeE cnarırrE de la deuxieme base. De la constitution de ce monde et de sa disparition. Il renferme une introduction et deux parties. D’abord Intkopucrion. Nous disons que, puisque ce monde n'a pas exist& et a (ensuite) ‚existe, il devrait avoir n&cessairement une nature qui subisse la cessation. De möme qu'il a la possibilit d’exister, pour Ötre ou ne pas @tre, cela ne provient point de sa substance (propre), mais de sa cause qui est Dieu — gloire ἃ sa bonte. — 1 sera montr& plus bas que Dieu — gloire ἃ sa bonte — agit volontai- rement et non par nature. Donc si Dieu — gloire ἃ sa bonte — conserve [09] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 557 ara] δὲ !Nji Das od Wu Aaso [μὰ δὲ SEI Jr μοι bass οἷν μα > Il .anodsen up βμωοοι λα. — aD. Aa yauıs »LaAn; yol gr ka. o +33 yanııs hass ὄγχδι οοτδι χν τῶν δι ’anllanı numan repamd τοὶ τὴτῖτ τό Dom τόϑαϊτι mim τ δι νὰ δι erluta τισοὶξ al) vdhr τδιαλαιμδιου Sp Je A] 20 ram τδιλξι aduntim Aduadha Ahannm Il, !sojk Jr ehe Sa Is] Koll no eduran han τὰκ αϑῦδο. DS a Ns amoi Lad Ida ἕω „„häcın han οἷν Jiao SS Ayasız 5 SQ 1 up J ‚Jlanjad nase] Jod; arts Nass; Jyonun ‚ai, |1ο..5.. > Ge IN> so aD [EWR wa Doll was la. 0 «διδόναι hans 1.P &hNs. _9, V ‚elllap». GERN, Ἰδνοο ἕν 5. — 4. Β woıl- — 5. P waNsad, νὶ waNols. -- 6. P 3#eLL. — 7. BV deest. eternellement ce monde sans-perte, ou s’il le supprime et detruit complete- ment, ou s’il en detruit seulement la forme, la pensee rationnelle ne peut nous y amener, mais, comme il sera montre, seulement les saints Livres, commu- niqu6s par le Saint-Esprit. PREMIERE PARTIE du deuxieme chapitre de la deuxieme base. Que ce monde perissable ne perira pas sur lordre du Greateur. ll renferme une section. (Section unique), Des temoignages ecrits qui confirment cette question. Premier temoignage. David! : Il a fixe la terre sur ses bases, afın qu’elle ne soit pas ebranlee aux siecles des siecles. Deuxieme temoignage. Paul dans l’Epitre aux Romains* : Car la creation est soumise ἃ la vanite, non de par sa volonte, mais ἃ cause de celui qui l’y a soumise, avec l’espoir qu’elle aussi sera affranchie de la servitude de la eorruption, dans la liberte de la gloire des enfants de Dieu. Troisieme . temoignage. Saint Grögoire le Theologien *: Nous attendons 1. Ps. cıv, 5. = 2. Rom., vırı, 20-21, — 3. Citation libre de Gregoire le Theologien; voir P. @. t. XXXV, col. 78%. 0]: 10 558 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRARUS. [70] μων Js Sn Dolo ‚od (any Jhaudo Lmsälım|; corjauı ἐμόν Asısaia [Na 55/0 βαθὺ sy 57 Ir 0 wol „uajls "lol Jul yalsı y-l so μϑοι ᾿Ξ Jaaıdoo an. Joy al Dr pl aa οὐ} "wahbaa "Li] sie "Lpsamı un lama Isa So Lion "opaDraso Luraso "INA «οἱ Il wood] "rn »Ipsp0 Jo JazylNo Jr wir Lad jasy Wusoı us oa]. Imasmo Sy [μόρα oA > 00 solo 1aB Lu] 5Naso .Lusı Ser Kol Ιδοι Ka ’jjam Lab Ku] Jöor fans 00 Annas ‚Lasasy Jasım) νος, ru] Saas ‚(sj35 ui, JLo oda ad, Ju Imsäaln); Jan Ins! ao] Dasadı JNisas waschen ΑΒ τ, το δισλσθοο 1. Piel 2 — 2. P ww @o. — 3. P Po. — ἃς P Low. — 5. BV sing. —6. P Piel. — 7. ΒΥ waNaaN. —_ 8, V bel oo a9. — 9, V |SLfe, — 10. P waso. — 11. B wasjolo. — 12. PB sing. done « la liböration des &l&ments et le renouvellement du monde entier ». Puis, touchant le sermon du prophete Malachie' : Une fois encore le ciel et la terre trembleront — j'&coute parler l’Eeriture — comme il leur est d6jä arrive auparavant. Ainsi sera reconnu, comme je le pense, le glorieux renouvelle- ment des choses. Il est necessaire que nous croyions Paul, lequel dit que le dernier tremblement (de terre) n’est rien d’autre que la venue du Christ, la trans- formation de ce monde et le transfert ἃ (l’&tat) qui est immobile et immuable. Puis le möme, dans le sermon ἃ C£saire, son frere*: Pourquoi suis-je alors de peu de foi dans les choses de l’esp6rance? Pourquoi suis-je temporel ἢ J’attends la voix de l’archange, le dernier son de la trompette, le change- ment de la forme du eiel, la transformation de la durce de laterre, la liberation des ölöments et le renouvellement de tout le monde. (Quatrieme temoignage. Methode dans le sermon contre Origene’: Si ni 1. ἢ. @., τ XNXXV, col. 1109. Au lieu de « prophöte Malachie » il convient de lire « prophete Aggee ». Ἔτι μὲν ἅπαξ τὸν οὐρανὸν χαὶ τὴν γῆν σεισθήσεσθαι, τῆς Γραφῆς ἀχούω λεγούσης (Agg., 11, 7), ὡς δὴ τοῦτο παθόντων χαὶ πρότερον" οὕτω δηλουμένης, οἶμαι, τῆς ἐπιφανοῦς τῶν πραγμάτων χαινοτομίας. Καὶ τὸν τελευταῖον σεισμὸν Παύλῳ πιστευτέον λέγοντι (Hebr., XIT, 26-27), μὴ ἄλλον εἶναι ἢ τὴν δευτέραν τοῦ Χριστοῦ παρουσίαν, χαὶ τὴν τοῦδε τοῦ παντὸς μεταποίησιν καὶ μετάθεσιν εἰς τὸ ἀχίνητον καὶ ἀσάλεντον. --- 2. P. G., τ, XXXV, col. 784 : Τὶ μαχροψυχῶ περὶ τὰς ἐλπίδας; Τὶ γίνομαι πρόσχαιρος; ᾿Αναμένω τὴν τοῦ ἀρχαγγέλου φωνὴν, τὴν ἐσχάτην σάλπιγγα, τὸν οὐρανοῦ μετασχηματισμὸν, τὴν γῆς μεταποίησιν, τὴν τῶν στοιχείων ἐλευθερίαν, τὴν χόσμον παντὸς ἀνακαίνισιν. --- 3. ἢ. (ἷ., t. XVIII, col. 273 : Καὶ γῆν, καὶ ἀέρα, καὶ οὐρανὸν, μὴ ἔσεσθαι. ᾿Εχπυρω- θήσεται μὲν γὰρ πρὸς κάθαρσιν χαὶ ἀναχαινισμὸν, χαταδασίῳ πᾶς ὁ χόσμος χαταχλυζόμενος πυρί. [71] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 559 „oo, Nam Aus <>» Ια 15 ἘΠ sl Jo 9} Jo Las Jh δι 5As ας, !odıs μ"αωδο Νέον pl 2 a "0 "lanfisjaan usa, ars dann han No, us and [96] 1 wa wauası ka.o „ols so ομιδὸ als Sol Tool] Wa, wol. «Ὁ Jla-ısa,0 O0] Su >) La1 0.30 » 0 Jasj200 ᾿ς οδιδδ χϑόιο „aid παθόν Da No,£as8 Pond ol οἱ Lou walıis r® —! Bono wolo .μ.25.5 Pusanslkl, RT Ess! > ul AN; 1 yaxı.) "JLausasj300 ἤοοι δ amumill, Karl 1, «οὐ JEAN Los Lie un ra bl 0 Jlasuasc Jona ya „as (Do ol ih renden ri anflanı τον δι repamd τόνε τόσαϊλ τ τέδιδα nhadulı aan τδυλ δι Im Hemhadıma „Aa 1. PB >22. — 2, Pkuselban, B ἰ᾿ιβιϑόδαβρο. — 3. P deest aa or. — 4. V wwaumAllay, — 5. BV ILausas;so. — 6. P ;20l. — 7. P Sy umolul wol. — 8. Ῥ Ὡς θ 7. — 9. PV plur. — 10. V Lau. — 11. Vo. — 12. B kom. — 13. V Ἰδοδαν. — 14. V |Sudan, le ciel ni l’air ni la terre ne passent, tout le monde sera ensuite embrase par un feu qui descend, comme pour la purification et le renouvellement. Cinquieme temoignage. Saint Jean le Scholastique de Scythopolis, inter- pretant ce qu’a dit saint Denys l’Arcopagite' « ἣ πάντων θέσις, ἢ πάντων ἀφαίρεσις », Τ᾿ ἃ explique : 1’« ἀφαίρεσις πάντων » signifie qu’il changera et transfor- mera m&me la θέσις et la ποιήσις πάντων et qu’il enlevera des choses etablies celles qui sont propres ἃ la nature. Puis : Les philosophes nomment aussi θέσις les formes qui sont jointes ἃ la matiere et ἀφαίρεσις les qualit6s qui sont enlevees des formes, par exemple de la terre le poids et la secheresse, car ensuite elle deviendra eau. Donc Dieu transformera möme celles-la. DEvxIEmE PARTIE du deuxieme chapitre de la deuxieme base. De l'opinion de ceux qui professent lannihilation absolue de ce monde, et de sa refutation. 1. Pseudo-Denys l’Ar6opagite, De divinis nominibus, cap. 11,2% et Jean le Scholastique, dans Sancti Maximi Scholia in likrum De divinis nominibus, cap. 11, 4 4, ad « Τὸ παννόητον » ete. Pseudo-Denys : Ἢ πάντων θέσις, ἡ πάντων ἀφαίρεσις, οἵ. P. @., t. III, col. 641. Maximus : ᾿Αφαίρεσις δὲ πάντων ἐστὶν, ὡς χαὶ τὴν θέσιν αὐτὴν χαὶ τὴν ποίησιν μεταῤῥυθμίζων, χαὶ μετασχενάζων, καὶ ἀφαιρῶν Er τῶν τεθειμένων τὰ χατὰ φύσιν...... λέγουσι δὲ χαὶ οἱ φιλόσοφοι θέσιν τὰ ἐπιτιθέμενα εἴδη τῇ ὕλῃ" ἀφαίρεσιν δὲ, ὅταν αἱ ποιότητες ἀφαιρεθῶσι τῶν εἰδῶν" οἷον γῆς τὸ βαρύ᾽ ὕδατος τὸ ὑγρόν ὁ οὖν θεὸς, ὁ zul ταῦτα μετασχηματίζων, ἣ πάντων θέσις, χαὶ ἀφαίρεσίς ἐστι. A la fin de la citation, le texte syriaque ne reproduit pas exaclement les Scholies ; il concorde entierement avec la Paraphrasis de Georges Pachymere : Ἀφαίρεσιν δὲ, ὅταν αἱ ποιότητες τῶν εἰδῶν ἀφαιρεθῶσιν, οἷον γῆς τὸ ξηρὸν χαὶ βαρύ᾽ τότε γὰρ ἔσται τυχὸν ὕδωρ. CA. P. G., 1. III, 60]. 665. * P fol. 16 v°, 560 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [72] ὃς 95} μα. ΝΕ] 30 eduäha andanmm Im ‚ndaman τόσ Au! yo Aulo rad (ad ne} ‚wdusnnn Khan ' μμο τῷ 0 asl| Jlasa „| "αἰ ᾿ϑοῖο „es Jsaal „u ‚soldso bs) ses {}; Ir I5lo Is μϑδα Kal IS Ja una ἐροδιλόνα hanenm DS yol sa wasyalu wolo ‚omas Jans ἢ J5orwo ya kasoa aD οἱ ‚alha dann pas || WD8öo Opa lo ,maa ϑοϊο "ma > ‚Das (äsaso oa han za ‚od; !uaIDohas una, ‚asırı το δισπσθοο ol so MD za ‚Naso,o "LNısao,s aaa ‚wann Khan = oil. IA} In Kl μὴ μοδιδλο μοι ads, οιβαλδ οὶ EN 1.V δ ]οί. — 2. P hasy 12.05 80 - 3, Β fuDda ρῶν, - 4, V undollos. - ὅς, B wabad, VwoNo|d. _6.P kOuio,>. Elle renferme deux sections, PREMIERE SECTION. De leurs lemoignages ecrits. Premier temoignage. David' : Ils passeront, tu resteras; ils s’useront tous comme un vetement. Puis® : Les montagnes fondent comme eire devant le Seigneur qui viendra pour juger la terre. Deuswieme temoignage. Isaie” : Car voilä, je er&eerai de nouveaux cieux et une nouvelle terre. Puis* : Les cieux se rouleront comme un livre. Troisiceme temoignage. Evangile’ : Le soleil s’obscureira, la lune ne donnera plus sa lumiere et les &toiles tomberont du οἷο]. Puis® : Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas. (Quatricme temoignage. Jean dans son Epitre catholique’ : Le monde passe, et sa convoitise. Cinquieme temoignage. Paul dans la premiere (&pitre) aux Corinthiens® : Car la forme de ce monde passera; c’est pourquoi je veux que vous soyez sans inquietude. 1. Ps. cn, 26. — 2.-P8.. ΧΟΥΤΙ, δ᾽. δἰ. Ps, χου τ 9. — 3. Isale, rLxv, 17. ἃ Ibn zus nee 5. Matt., xxıv, 29; Marc, xt, 24-25. — 6. Mallh., xxIv, 35; Marc, ΧΙ, 31; Luc, xxı, 33. — 7. I Jean, 11,17. — 8.1 Cor., vıı, 31-32. [73] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 561 Do Ip Fils „as ol [5 Kuda βου ‚du rhann.m ‚on J,2a2o Jyor>0 σᾶ δ οἱ INES ma> να ἰο hass (9.936 ἢ ΥΩ χοὶ wanar πδιασπόλοον τα 8 In οτόνλδι τον: μοι od; ἽΝ ων olanınz! δ ον Jun] on rl bon: wir and riara.o "Lid odyaalı abo „yaliso Hei aaa oc JA „ul Kasaay \oollaıs;omo "Jagı oraso Jay κι ‚la. An0o δ oaları δον so Ε 3995). «ϑοιδδιαβισδδο Jjormyo Jasaay rd wär μὲ „una la DS ον ‚od Jjars βοασᾶ δκ οὐ; > ade 5 Ln ID nor un [οι hy > lo I ia μος vol (rau wol NIS abo ‚ga y> BEN NEUN 0 salas Koi; us .‚Inalsse JaisaiAno JID JauisariKm 20 jdn do δ. 535] san] „> Nass), Jaais SD wor 1. P deest. — 2. Β «οι |loyortoy, P |Loyas. — 3. PB Ἰδωῆδιϑξωδιϑο ‚onlautapl. — 4. PB deest. — 5. V μια. _ 6. Po>29. — 7. ΒΥ Ijaby aja9o. — 8. P ‚snmladpsdsoo. — 9. B adydsado,. — 10. Bwaboß. — 11. V unaly. Sixeieme temoignage. Jude l’apötre dans son &pitre' : D’un signe bret et d’un clignement d’eeil il ordonnera au feu, et celui-ci allumera ces trois elements et les etoiles et les brülera comme bois. DEuxIEME section. De la reponse collective, commune aux temoignages. Nous disons que tous ensemble annoncent et demontrent l’aneantissement de la forme p6rissable de ce monde et non son annihilation absolue et cessa- tion totale. En effet l’usure des vetements, la fonte des montagnes, l’enroule- ment des cieux comme un livre, l’obscureissement du soleil et de la lune, la chute des 6toiles, l’affınement et l’&puration des el&ments par le feu qui est de möme nature qu’eux ne d&montrent pas leur annihilation, mais pas davan- tage que de nouveaux cieux et une nouvelle terre seront er&6s; car David a done demand& qu’un caur pur füt eres en lui?’, c’est-ä-dire que son cour füt purifi6 et non quil füt detruit. Aussi « ils passent » marque le chan- gement de la corruptibilit® en incorruptibilit& et (la parole) du divin Paul sufit Al’explication, puisqu’il parle de la forme du monde et non du monde. 1. Cette eitation n’a pu .etre identifide. Barhebraeus la reproduit dans son kE£>n PD; seule la fin differe : Jeatosy μοί ‚om> „waso wol. Ci. II Pierre, ıır, 7, 10, 12. — 2. Ps. LI, 12. ΡΟ]: 17 502 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [74] han Im edunidh horn du ! anflan Ehuhrr whamalm hasl Dan nm nu u Jan rnahdunlan «ἭΝ Joäms ἡ NL] arso tahrr τόνοι ran im Ilm τόσοι enamd Νάϑορο »’|Na [so Jylas A| oo reanhaı [DIS 60 Kosan od] Sunsı] Laser Kanaren 5 Io Js ων Joana hl 5] οὐ size ‚Jose asio Is5lo u] Sad; ‚sah! Lusoro βοασϑῦ μοι Lusaa So Μ᾽ goluus; Jan] Las el) pl oaduol u kurs ‚Jajo Laie aSal] janı ἢ 19. 09 >85 er κυ αὶ use .unsl] Ask hoaunz οὐν Bus; > ϑ 001 yar2| 10 Mu] du; ado or>ra 10 ihr J>axso «σον ἱ ocı 1. v solllao. — 2. V ISaodey. — 3. P beatuldasy. — 4. B INal. — 5. ΒΝ Il. — 6. BV deest. — 7. P onduuny. — 8. P walls, Y wlum|>. — 9. P deest. — 10. P deest. — 11. B wre. TRoISIEME cHAPITRE de la deuxieme base. De la connaissance de chacune des choses eredes d’apres la classification de l’Eglise en siw jours. Il renferme six parties. PreEwmI£RE paRTıE. De ce qui fut cree le premier jour. Elle renferme une introduction et six sections. D’abord Intropucrıon. Les choses qui furent er&6es au premier jour sont : les cieux sup6rieurs qui embrassent l’univers, et la terre, et l’eau, et la lumiere'. L’air etait contenu dans l’eau, d’autre part le feu dans la lumiere en raison de la parente qui est entre eux. Mais quant aux cieux qui furent ereds le premier jour, les saints maitres divergent beaucoup. Saint Basile dit que le firmament eree le deuxi@me jour est autre; Mar Jean, par contre, que c'est le m&me et que, le deuxieme jour, il est question de lui, mais non de sa ereation®. Mar 1. Gen., 1, 1-3. — 2. Moise bar Köpha, Hexaemeron, fol. 35v : aa boy = τοὶ wallums Jason ιϑὶ lea. oje "πο Bar BAR wosas jas,0 δωϊμδωο ur bie! ı ΤΆΦΟΣ το ὡοσοδωὶ hjel τοὶ os wrolly -5l Las S;a Id: > οἷον 1058 « Saint Basile aussi a dit que ces cieux ciles avec la terre sont autres que le firmament. D’autres disent, mais surltout saint Jean, que Moise donne lä le nom de cieux au firmament, dont il traite au deuxieme jour. » ΟἿ᾽ ib., fol. 63 v οἱ bir, | LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 563 „A, ΙΝ Ὁ] No ρα A255 «δὶ KON Ba 200 τοὶ μοιοὶ or San ‚No |Nsaaı Anal 5 No1o bjl>s No! Isaaı Jar νον. οἷς Au] pas „> λα Jaa Jo; μοὶ 3} au μι.» us ‚Lasaaı ΜΠ} INsiolso ‚Las; Irre: γοῦν wöt χοὶ 51} Ha κοῦ unol|y οὐ Jasaao μμϑορο Ιου unslly οι asooı ὅλ. οὐι Las; Iso gr lo πὸ Ir bis! sa Luusol DL ih !Lyaxso μία ὅσοι „JEal ao οἱ hob Ἰκαϑὶν INS Ian *locı Lie [EEE Kuno 200 θολὸ J MD 3 001 12 spam ‚als [59 —ı οι 1. P bea>. - 2. P deest. — 3. P οἷοι. Ephrem et Mar Jacques de Saroug disent que la sagesse divine a designe par « cieux et terre » la cr&ation des &tres anne c’est-A-dire des anges et de ceux qui sont perceptibles par les sens'. Mais Jacques d’Edesse dit que Moise ἃ nomm& « cieux » le feu et l’air, car la sainte Eeriture donne ordinaire- ment ἃ l’air le nom de ον comme chez David « l’oiseau du ciel » et dans la Loi « la rose celeste » ἡ. Mais, selon moi, vraisemblablement les cieux sup£- rieurs sont ceux qui furent er6&s le premier jour, et ces cieux que l!’on nomme firmament et qui furent cr66s le deuxieme, ce sont les huit autres (spheres) des stoiles fixes et des plantes. Et qu’il ne plut point ἃ la sagesse creatrice de erder ceux-ci en m&me temps que ceux-lä, la grande difference qu’il y a entre eux l’affirme : (les superieurs) ne sont pas specialement £toiles, ils se meu- 1. Moise bar Kepha, Hexaemeron, fol. 55r : waunc| Θὲ .upiey van uno ur ul ur asjaL] oisos | - Idea. 50 Iyon INujab \omdujas [5 559. uno Ip „ie bielo japan woscyollo wo «οὶ on Dal! 590. aaa ‚öl Duo βαρ δῷ Jo [5 Nasisy „Jaaso jaoly way „une an 20 Iyo> Pasr20y Im No „za Is ΝᾺ» il 1530) 00 «ἰδῶ |jo jollsaSo [5139 ot.» gisaiıy [Nino; 5 Do joca Au [N [55 [ISPRER }easo μον Mo 'L;> « Mar Ephrem, Mar Jacques de Saroug, egale- ment Zenobios (?) et Th&odore le Nestorien et d’autres disent que les anges n’ont pas precede dans leur formation cette ceröation perceptible par les sens, mais ont &t& formes en m&me temps queelle. Ils disent done, que lorsque Moise enonce : « Au commencement Dieu er&a le ciel et la terre », il nomme lä cieux, crees en m&me temps que la terre, les (cieux) spirituels dans lesquels habitent les anges, et les anges, et par la ils disent qu’il n’y eut absolument aucune creation anterieure ἃ la parole @noncee par Moise : « Au commencement Dieu ογόα le ciel et la terre. » Οἵ. ib., 35v et 36 v. — 2. Moise bar K£pha, ib., fol. 36r : boas wjally hisaay „el sa bislo μοιδοὶ San u; «ϑομδα μον |Au59, „or il wo το un [δῶμ -51! Joan In „so IHaıı Jam |;.20 - yo ‚Ama, \ny I5a.as A530 μον |Fo 4}} Ioca go p „eondn Duso βοῦς κῶνος jan ‚ke a, haar ΠῚ > sn wo |Mjas%3 « Mar Jacques d’Edesse et d’autres avec lui disent que Moise a donn& au feu et ἃ l’air le nom de cieux qui furent er&es le premier jour. On sait que l'air est nomm& cieux parce que David dit : « Les oiseaux des cieux habitent au-dessus d’elles (Ps. cıv, 12) et montent vers les cieux et descendent vers l’abime »; David donne done ἃ l’air le nom de cieux. Il est eerit dans les benedictions au sujet de Joseph : « Son pays est beni de la rosde des eieux » (Deut., xxxır, 13), desquels descendent les nuages. » Parole VE 564 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [76] ‚ass .Jlsalaso [aaa [soa,o a3 DD > has lo suis Aula, Mjpsasse [558 [0 9 „ara Je! sono με] —! gas χὰ Joa μὲ AussÄs Sons <> üulo «ΝΟ "06 Imalanıy yo] Ὅροι Jusöohm Jaja, ade .o20| Ὁ Ιβϑορο οααϑ 3} wö Issaaso Jlansoohso χορὰς 5.9 ad; [μό Νϑο !\oola.ıo Auais “St „lo Jo Jooı word] Nussim wär yal > yar> er, yadı or wir χα Jr γορθ ΝΑ ἘΞ. 80 wöl KO na0} μας αὐλὸν ‚co Jul ἈΝ Muss gr wöl yo το ΙΝβονο [599 Muss <> ar ’INalay ojaplo asd.a [5Ν 9) oiın 1;aN ‚ooune κϑὸ use „0 Ja SQ "polz waradoll wasaei Faro: μοὶ Ars poll -1. P deest. — 2. P ISa>y, B |Nelsy. — 3. BSH onen. vent rapidement de l’est ἃ l’ouest, separent le jour de la nuit et accom- plissent un jour plein, alors que les autres, tous ensemble, sont etoiles et se meuvent lentement de l’ouest ἃ l’est. Certains, aveugl&ös par l’opinion des paiens, disent que, le premier jour, la lumiere seule fut cr&&e et que le reste etait Eternel, comme le montre « au commencement ». ll leur est r&pondu que « au commencement » ne signifie pas partout &ternite, mais (seulement) quelquefois, comme : Au commencement 6tait le Verbe, ou : (Jui est plus ancien que ce qui ötait au commencement'? quelquefois non, comme : Celui qui crea, au commencement, fit ’homme et la femme, ou : Des le commence- ment il est meurtrier?. Quelques maitres sont d’accord avec la parole de l’Eeriture et disent que les choses erdees le furent en six jours, tel saint Gre- goire le Theologien, lequel dit que Dieu opera cette nouvelle erdation en six 1. Moise bar Kepha, Hexaemeron, fol. 32r et ss., explique longuement le mot MIUNN2, c’est-ä- dire « au commencement ». Pour &elairer le sens de « &ternit6 », il a recours aux mömes exemples que Barhebraeus : as» „do 1;> sr Lss,0 186} 569 ol pP ὡοαςς ὅλο] το Φοαρῥαςοῖςς μογο zoo μι. Sl . ωοιοδὶ UP ol „»oNs unodly “l2y wond au. SL „Das ον 000 το waai0y ὃς ol P :1Ds lo, Basel Duasioy Ιδωδι οὶ was ἐν Br Wan ‚2 «yo» 3a ER ws wi dur uno δε βοοῦσοο Nejusely ho won N .byaas ἢ μωὶ ES in is, ‚kon oda» mal ς Saint Grögoire le Thöologien I&moigne, quand il parle ainsi dans (son) premier sermon sur le Fils: « Qui est plus ancien que ce qui 6lail au commencement? » il pose lä que le Fils est ou @lernel, ou non. Saint Mar Jean l’afirme aussi en expliquant ce qu'a dit Jean l’evangeliste : « Au commencement &tait le Verbe » (Jean, 1, 1); quand (celui-ei) dit ainsi de son Verbe : « Au com- mencement », cela ne signifie rien d’autre, d’apres Mar Jean, qu’« il est permanent el eternel ». 2. Matth., xıx, 4 et Jean, vıır, 44. Outre les eitations faites par Barhebraeus, Moise bar K@pha, ib., fol. 32v, en introduit d’autres demontrant que ΤΟ ΝῚΞ ne signifie pas « &lernile ». % ar [77] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 565 Sl "μὲ as Nas fun] „moi ἽΜΑΙ 5. har Ihr Ins Jo [3 a Μὲ Nor ] οι» Jooı Hör ol wol "er ᾿φϑθσκυ αὶ usoo ma) NETTER ΘΚ Dans 4800 Jası9) ui20 dsl [βϑϑιο ol ZN gun INjs od; II op] Luc a Lose! wanııo Amar "or DI) Judo, Kaoausz Jsolz wo Fuinsll] JLDs Jojo Lus a5; Ιαϑδο „sad μοϑαλ, wor INS Da, Lido, Jsauso "unal] μά. [als Δ... «οοι = Mo lass UN. us; μοι <> Jasa, “μου „Mo οἷς ΠΝ λον, «Ὁ 0) θα [asa, Sn, „m „N erlsarn ua Im τόσοι res Jail; eo wumsly hun] kun as Jo; IKa.o ee Juno [Ds Aus οδι “μοὶ ‚oda Las ad Jr2 μοοᾶλοὶ 5,0 (00 u "au > δὲ ««ϑομδδι οὶ 0 | ward Pl an! 1. P deest. — 2. Β [δ 325 [γον ILjel. — 3. B vmublol. — 4. ΒΝ deest. — 5. P m. — 6. P deest. — 7. P deest. — 8. P uslll. — 9. P 8ı ὠρϑεὶ LıS9ı, V ὠρϑεξ 29 LiS9. — 10. P 9 {μι 8], V ὅϑι μιλϑ. — 11. P deest. — 12. P deest. jours afın qu’avec les choses credes vint aussi l’ordre'. Mar Jean, d’autre part, dit qu’il convenait que la eröation füt, mais pas toute en une fois*. Ainsi ont pens6 aussi Mar Ephrem et Mar Jaeques’. Grögoire de Nysse et Jacques d’Edesse n’ont pas juge de la sorte, mais bien que toutes les choses er&ees naquirent d’un clignement d’eil et d'un ordre bref, que, lorsqu’il est dit « tel jour, fut ere& ceci; tel jour, cela », il (s’agit) seulement d’exprimer l’ordre'. Au point de vue du raisonnement cette opinion est exacte; mais au point de vue de l’Eeriture, c’est l’autre. Il est tres clair que nous devons avoir plus de confiance dans l’Beriture prophötique que dans les raisonnements des maitres. ῬΒΕΜΙΝΒΕ section. De la nature des cieu@®. La sainte Eglise de Dieu connait la nature de tous les cieux ensemble, c’est-A-dire des superieurs et du firmament qui est ἃ l’intörieur d’eux, comme non differente des quatre @l&ments. Mais ses repr&sentants divergent sur ce point : (les cieux) sont-ils composes par les quatre (löments) ou par l’un 1. Moise bar Kepha, Hexaemeron, fol. 56r, reproduit le texte mot ἃ mot; il emploie neanmoins par erreur je, au lieu de Fa, faute qu’il ne commet pas ailleurs. — 2. Moise bar Ke&pha, ib. : wisa „Jon Nor -;-20l ua» happy an yoly Jaaa9> wasfal « Mar Jean dit dans le commentaire de l’Evangile du bienheureux Jean : « Il convient que la er&ation...» — 3. Moise bar Kepha, ib., fol. 55 v et 56r. — 4. Moise bar Kepha, ib., fol. 55 v. Le texte est chez lui plus long et comporte ἃ la fin μϑαβ᾽ IA» «du bienheureux » au lieu de notre Jadahy wm |8>s- « d’ordre ». — 5. Moise bar Kepha, ib., fol. 56 v et ss., traite ce sujet d'une facon plus etendue. ” P fol. 18 19 566 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [78] μιϑαλ aus al ...5:..55 od June] <> 51 oo ‚Hamas anal karoo KL gu] hasaa Ὁ οὐ» ον a. pl ds Luis gas I] nel oo μι Μὶ “βαλᾶς 5» co μέδαυ so ab μι κοῦν ao] mania „öl koay wesen Jam Kasse Jo" :jipamso Εὖ κα, ᾽ολο JMuuro5 us ΙΝ λας Jar ΙΝ» Aus Spas} oa Joan) Iausiy > ansjadams Juasas ϑοϑοϑο !ο jas,0 „hunas || a 5doy Ip 0 459009 .5jamo ilasey modul sope jan Μὲ. ὡονοδωΐ panatı, 3 Hodan « Saint Basile dit que le firmament ne provient pas du ımelange des corps, mais est une nalure permanente et solide. Elle ne peut &tre percue par la connaissance comme (les choses) perceptibles par les sens. » Cl. P @., τ. XXIX, col. 60 et 61. — 4. Moise bar K6pha, ib., avec plus de d&veloppemenl. 5. De m&me chez Moise bar Köpha, ib., fol. 57v. — 6. Moise bar Köpha, ib., plus bas: wawlasl wi. 9,05 I ILiel sol ol wann 41} οἱ -μβον heise Jun; umoduly wil zb hs ‚ham jael ws Ip N buo; wood] «Ὁ Kuss bo} udsLL! Lissy «Mar Jean parle ainsi : Pourquoi quelqu’un dit-il que le firmament est de l’eau ἃ l’etat solide ou de l’air assemble, ou une autre subslance? Mais le firmament dörive done de l’ordre du Seigneur. Ge qu'est le firmament, personne ne le d&ecouvrira. » [79] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 567 Su ka. μον μόὶ Manns JsMaso oh, τοδὶ jEaso So Ν 89 “»ἱ μιϑδϑο „ol βυκοῦ ‚oo „Ao (585. las oo Μ᾽ ala; yol οἷν. rl asus (msalım| al oo, Loos Katar ‚oolanl; JLESN o „üll] [9] dar 0 Jane δ] Ya δὲ ἵμμο δὲ I μμακϑαῖμο Lascı age ‚ou Line Hiärs Ass mamnsas] ra> Jod oo Jar20 ‚Ja, ol JUN ὁ] lau, aNo ‚Jlanımsa 9 gar μμαλᾶς κϑοῖδν) rl ‚KLhauan oa Kasay? wa ὁ las ΠΣ Yon hy ‚Las basa,m wohn ‚ao (Θὲ Nas od; [bo οὐνν JE Jajor 0 οἷν. uam 090 „una οι» Aldi, Β) or oo Δ. Jor2o hy, οι» δ᾽ ‚Jasorso 5olo og ϑὶ wohs ‚odalı al; IN mad co LS καἰ by si ILS δὲ δ ο auı.n Alan Sn ID 2 00 u a ‚lo. ro βολὰς aa; wir JOD Js>Aa> san μὰν Juno .}} 5] war 1. PB }i2aso. — 2. B deest — 3. P deest «63 ol. --ὰἋ V nie. —5. VO. endroit que (le firmament) est de l’air condense et solide ' et, dans le livre des scholies, que l’Esprit-Saint a tenu r&unie la fluidite des eaux et d’elles a etendu le firmament comme une tente, comme une voüte”. Quand tous disent ἃ V’encontre d’Aristote? que (le firmament) n’est pas un cinquieme &l&ment, mais est issu de l’un des quatre, il regoit necessairement, comme eux, une naissance, une destruction, une dechirure et, en outre, est chaud ou froid, humide ou sec, l&ger ou lourd, οἷο. Nous le confirmerons par une demonstra- tion. Preuve. Nous disons que tous les corps sont identiques en corporeite. Si une certaine qualite se trouvait specialement dans le corps des cieux, elle s’y trouverait ou par le fait qu’il est un corps — il en resulterait necessairement que ce qui se trouve en lui se trouverait aussi chez les cieux et reeiproque- ment — ou par le fait qu’il se trouve en [αἱ sp&eialement une certaine qualit6, cause de ladite corporeite. Si cette qualit& est nöcessaire ἃ la nature (du corps), elle doit se trouver dans tous (les corps), tant elle-m&me que sa cause. Si elle n'est pas necessaire, elle aurait necessairement besoin d’une cause, laquelle est nöcessaire ou non. Ainsi s’enchainerait le discours jusqu’a linfini, 1. Moise bar Kepha, Hexaemeron, fol. 57r. — 2. Mot a mot dans Moise bar Kepha, ib., fol. 57 v. — 3, Aristote, Meteorologica, lib. I, cap. ıı el De Gaelo, lib. I, cap. ΠῚ. 568 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [80] ara Jasä,? Jörn käsy ‚ooab Joy οὐ JDalas Ilm 3 ΡΝ. IS ya kin " Ss .ool hard pe J μδοϑ rl "an.t;lo ‚uam alas Jl „> Am δα... Lusaao ‚JooeSs ao Jost pl Ι5ο) ‚oo [βαβαῖ wol Jo}. "Joan wor) Kdajase Jans Los Jo] ‚Jeig oo al ‚oo JuSo Jolo Jogi „ji DSDS US] Jansen, wars βμβϑαδο ΕΘ ΤΕ Nor 35} yon or Saas δὲ oc 'μιμο wol, Nforso I as δ᾿ 5] ud) wol ?Jlolo „ALS Je] SEN ἢ 58 MANS; οι Joor [3 Ja lo οοι bay ho ak λων Öllolo KAua20 „upuADo al μδνοιο [Ss Jasäs Jo „Lu > u SD; Iso JS Wo Ts) 51 ws Io Noris alas] ‚Lasse Jo ca el | aD, wor 001 also Je Ir δι Saanam laune 1. V has. _ 2, Ρ αρωωδϑωῦοϑ V δοαφ θωῦθ. — 3. B oma 1 Ipst, V loan as Ipest. ἘΞ 4. B lomaS. - 5. v Wal. —6.vMMl.— 7. Ρ ὁ 'ο on. ce qui est inexact. Le corps des cieux doit done recevoir toutes les qualites que recoivent les autres corps. Objeetion. Les peripatetieiens disent' que les cieux sont indechirables parce que la dechirure resulte et a coutume de r&sulter d'un mouvement direct; orles cieux se meuvent eirculairement. Et s’ils ne sont pas susceptibles de döchirure, ils ne doivent &tre susceptibles ni de naissance ni de destruction. Ils ne sont pas non plus chauds, parce que ce qui est chaud se meut vers le haut et ἃ cause de cela ils ne sont pas non plus legers. Ils ne sont ensuite ni froids ni lourds, parce que ce qui est ainsi se meut vers en bas; or les cieux (ne se meuvent) ni vers le haut ni vers en bas. Ils ne sont ensuite ni humides ni secs, parce qu’ils ne sont passifs® ni facilement ni diflieilement. Ils n’ont pas de couleur parce que, autrement, les inferieurs cacheraient ἃ notre regard ceux qui sont au-dessus d’eux; or, n’est-ce pas, les &toiles superieures et införieures sont visibles ensemble. Qu’ils sont simples et non composös, leur sph6rieite en t6moigne; ils ne grandissent ni ne diminuent, sinon l’existence du vide serait necessaire, ce qui est impossible. Ils vivent, 1. La base de ces opinions est aristolelique. Voir dans Stobee, Eelogae physicae, 1, 23 (edition Wachsmuth, Berlin, 1884 p. 201) la doxe aristolelique : Συνεστάναι δὲ τὰ ἄστρα χαὶ τὸν οὐρανὸν Ex τοῦ αἰθέρος" τοῦτον δὲ οὔτε βαρὺν οὔτε χοῦφον, οὔτε γενητὸν οὔτε φθαρτὸν, οὔτε αὐξόμενον οὔτε μειούμενον ἐς ἀεὶ διαμένειν ἄτρεπτον χαὶ «ἀναλλοίωτον, πεπερασμένον χαὶ σφαιροειδῆ χαὶ ἔμψυχον, χινούμενον περὶ τὸ μέσον ἐγχυχλίως. — 2, «bo röpond μοι τιν au texte d’Aristole, Meteorologica, lib. IV, cap. 1: Τὰ στοιχεῖα τέτταρα ouublönxes εἶναι: ὧν τὰ μὲν δύο ποιητιχὰ, ... τὰ δὲ δύο παθητικὰ, τὸ ξηρὸν χαὶ τὸ ὑγρόν" Voir ib., cap. IV. [81] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 569 Isa öl wolo „suis Afil ΝΆ μο „soheb Lmsäftn! > pp gD saa "la das Jabı gu Jh μοϑᾶ δ οοἱ sorAss5l; AD ΙΝ δ war 20 og Ja "lays ὁδ IM aus da >, ac Hol Hari. 'ayad auasd I LS J Jan, vayoı IIII0p ‚Jar. Las A I aD Lsaa ao Nino Lmnäfio| 5 0 γϑρϑὸ Lo Jro Isalaso Jorzol osoy5 Jlamalso Lass 7a ma wor wi 0 up A 5o ano μᾶς wo μὲ» kasan Haus ash) Ana mm yo JUL 9 zö SA 22 AS pP ado an ons ww «Οἱ yud> Luis; mas Do uns do oda Ilm wär ’ lananıoy url τιν, αν ὅν. Audi, (ooLım u pa 5 So [ii Aulanıs our 1° Jyon "La 2! 1. P deest. — 2. P Lab> aS, B corrupt. [αν — 3. B [αν >. — 4. PB deest. — 5. PB. deest. — ΤΕ, 6. Ῥ βμοϑο. — B deest. — 8. BV «το: — 9, P |Lauatusoy. — 10. B ῥοῖδρων, — 11. μό!ρας 1:9. — 12. Plan un- puisqu’ils ne se meuvent pas direetement comme les (choses) inanime&es, el&ments et plantes' par exemple. (Les peripateticiens) disent en outre que la relation des quatre &l&ments inanimes avec l’ensemble des cieux est beaucoup moindre que la relation avec le corps humain du froment aval& par l’homme. Si le froment mort -qui est ἃ l’interieur de l’homme ne nous empeche pas de lui donner la denomination d’ötre vivant, ces el&ments morts qui sont ἃ l’interieur des cieux ne nous empe&chent pas de donner aux cieux la denomination d’ötres vivants. Le bel ordre de leur admirable mouvement prouve qu’ils sont doues de raison. Qu’ils n’ont aucun des cinq sens, externes et internes, non plus que de colere ou de desir, on le reconnait ἃ ce que ces (sens) ont &t& er&&s chez l’etre vivant, pour attirer les choses convenables et repousser les nuisibles. Aux cieux ne conviennent que des (&tres) spirituels et (ceux-ci) ne sont pas attires par les sens. Refutation. Nous disons que seule notre preuve refute colleetivement toutes ces objections. (Le but) du present ouvrage n’est pas de traiter chacune d’elles en particulier. 1. Comparer l’opinion des stoiciens et des Epicuriens sur le mouvement des plantes, Plutarque; Epitome, V, 26 : Τὰ δὲ φυτὰ αὐτομάτως πως χινεῖσθαι, οὐ διὰ ψυχῆς. (Diels, Doxographi Graeci, p. 438). PATR. OR. — T. XXII. — F. 4. 37 55 Ε [01:19 Τ᾽. 570 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [82] srl rin? dmaaloreı Irdınas In ‚euih rer "Moss INsua.0 [5] > sa Io my sanrea ἴσα Il > >51; «οὐδ ΐο ses Spanc]) ur ol sul Jo ἡ ulas wö «δ Jo Im a Nusar μωροὶ, Ιβῃαϑδο — Aula SBjol.> ιαλ., <> Jyo1 Juno ‚ass u, apssaaı ro a kun [195}.39 he "asp; uasr χε θ 0 per |Msärs; Lusiom had, wär 0 "up Luigau asp him m Asols wol, sukamıo ‚rss 0 Pwahbas oa; so [END „A u) Sr5A La; Jan] "oo co wann, LEN > μα, Nas Ssjols „> ze AD anas J Il > guuuaa Jaisas [Sao ; Sag lo Ir, Jasajo anas ar af | „umios ar wir Alam] lad io IND sp οὐ bay Ir Hua was Pilz nöl «ϑὸ bis ‚aual, J1> 1, BV plur. — 2. V 0,00. — 3. Β suff. fem. gen. — 4. B suff. fem. gen. — 5. B Ἰμῖο —6.P «2jaay ara, B amiai02y war2y wi. — 7. P Puno: — 8. V waNa9. _ 9. PV on» DEuxIEMmE SECTION. De l’ewamen de la terre comme element. D’abord De sa nature et de sa forme. Personne ne doute que la terre est par nature froide et seche'. Nous döterminerons done sa forme*. Nous disons que la terre est ronde en longitude, c’est-A-dire de l’ouest Al’est. On le sait par cela que le soleil se leve dans les pays orientaux plus töt que dans les oceidentaux; on le sait par cela que les &clipses de June commencent dans les endroits orientaux plus töt que dans les occidentaux. Puis qu’elle est ronde en latitude, c’est-ä-dire du sud au nord, on le sait par cela que plus quelqu’un s’approche du nord, plus le pöle nord s’eleve au-dessus de sa tete *. Or si elle est ronde dans sa longueur et dans sa largeur, sa forme est n&cessairement spherique; m&me s’il s’y trouve de hautes montagnes et de profondes vall6es, elles ne troublent pas sa spherieit6; car, si elles sont puissantes, elles sont tres petites relativement ἃ elle et ont seulement pres d’elle l’aspect d’un grain de moutarde ἡ. De sa couleur. Les paiens disent : Puisque la terre est simple, elle doit &tre 1. Aristote, Meleorologica, lib. IV, cap. 1 et De generatione et corruptione, lib: II, cap. 111. — 2, Aristote, De Caelo, lib. II, cap. xıv.—3. Les deux preuves de la spherieite de la lerre.de l’ouest ἃ [651 et du sud au nord sont empruntedes ἃ Claude Ptol&m6e, Μαθηματιχὴ Σύνταξις, lib. I, cap. ıv. Voir aussi Qazwini, Cosmographie, t. 1, p. ler (edition F, Wüstenfeld, Göltingen, 1849) οἱ Nau : L’Ascension de l’esprit, traducelion, p. 8. Pour les diverses opinions sur la forme de la terre, voir Qazwini, ib., PP: lee et ss. — 4. De m&me dans l’Ascension de lesprit, Lraduction, ib. el dans d’autres ouvrages syriaques et arabes. [83] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 571 ὅροι IND 1a] Kanoiy „uröl uno Jara; Jmsälm! (Θ᾽; „u ‚Joch μι hama es Lass; ao bay Sr IS I IT bay ar Jaso sd ὩΣ al ‚Las So an; el IND μιλα οἱ} wir eo har Lupo „oo Lane! 59) Luka μας κὐρϑὶ IADEN, JläuseD ‚eos "Lasois „> basasy βακφβο, Jiasanaiı abo <55 μ᾽ Mojo ul JAN ab «36... oo Dia aim, 2g0k> N! Hasıno }ἸΙομμοο Jam) [Ἰαϑλα δαὶ, — le» lo yr> ago ass μα > κα μὰς Jlasansanı ‚nüal, Jin "L55No JA Ja fol oo „Laaiimo od Ludo asyduo μόνο 1. P &lo. — 2. P deest. — 3. V low. — 4. B wma. — 5. V |Nulas. - 6. P μα. -- 7. v wasorly. — 8. P |yaso, deest 2. — 9. Ρ bay: — 10. P deest. — 11 Ρ. ἰδωῦϑο, — 12. P μξοδιοο. sans couleur, comme aussi les autres elöments'. Nous disons : M&me si la composition est cause de la couleur, il n’est pas necessaire que toute couleur derive de la composition; car, comme la logique nous l’enseigne, l’aflirmation generale ne se renverse pas sur elle-möme*. Donc nous disons que la couleur naturelle de la terre est noire. On le sait par cela que, comme la chaleur noircit les (choses) humides quand elle en dissipe les parties claires d’eau et d’air, le froid doit noireir les seches quand il les condense. Mais nous percevons la couleur de la terre comme fonc&e et non noire ἃ cause des parties aeriennes qui y sont meldes, comme aussi ἃ l’endroit d’une rayure dans du verre qui n’est pas brise. Des terres rouges, verdätres, jaunätres et blanches ne sont pas specifiquement simples, mais il y a en elles une certaine — si petite soit- elle — composition de chaleur, d’humidite, de froid et de söcheresse’®. Des montagnes. Si une forte chaleur rencontre beaucoup d’argile collante, elle la dureit et la söche et en fait une grande pierre qui s’appelle montagne‘. 1. Comparer Pseudo-Aristote, De Coloribus, cap. I: Καὶ ἡ γῆ δ᾽ ἐστὶ φύσει λευχὴ, παρὰ δὲ τὴν βαφὴν πολύχρους φαίνεται" el: Τὸ δὲ μέλαν χρῶμα συναχυληυθεῖ τοῖς RE εἰς ἄλληλα μεταδαλλόντων᾽ τὰ δ᾽ ἄλλα Er τούτων εὐσύνοπτα τῇ μίξει χεραννυμένων ἀλλήλοις γίνεται. --- 2. « Une aflirmation generale ne decoule pas d’une aflirmation generale renversee. » Nous disons : « La r&ciproque n'est pas vraie ». --- 3. Gelte derniere explication de la couleur de la terre est developp&e largement par Moise bar Kepha, a fol. 166 r. Les autres er ne üpurene pas chez lui. — 4. Qazwini, Gosmogr ne t. I, Iegb: Sr = BEER ἜΤΗ 0] ΞΕ 38 una 1} a”! 15} 9 Σ CR, ΣΤΟΝ ILS ».:.} *P fol. 1 y° 572 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [84] lau An ;As > u) o9 wir ud] Niadı ‚slasosy JA>S>0 ja} ὁ] JS us » yr> alas Adi Παλαιο Jlaxsas nn Na alas > ra aus BOTEN ga ol:> Läso As βουλαῖς (abiso [βοὴ Jia} 0 kuss JAualo «ϑϑι ‚io [Nas μιν [γοΐδοξιϑο "sa Hai] dor Ὁ. 5᾽}} "la, pam „us op) Ansol Fanlufs;] yolo „Jung Is Janine Sie [50 χοὶ 1. B sing. — 2. P sing. — 3. P Ilaype- — 4. P «oo: — 5. P boss. — 6. P. anshejl. La cause de la hauteur des montagnes est que les parties d’argile, apres leur dureissement, sont diflörentes de duret& et de mollesse. Si alors beaucoup d’eau ou des vents forts parcourent la montagne avec violence, ils en creusent les parties molles et les dures restent'. De lä r&sultent les hautes montagnes et les vall&es profondes. Les pierres, derivant du melange des quatre qualites, ont des vertus diflerentes. Comme l’aiuarirng λίθος, qui asseche l’enflure de ha „eo ἣν 9» δ» red! ha « Sur le changement des plaines en monlagne.... el reci.- proquement. On dit que, quand l’eau est melee ἃ de l’argile et que dans l'argile il y a de la viscosite et que la chaleur du soleil agit sur celle-ci pendant une longue periode, (l’argile) devient pierre ». Moise bar K&pha explique comme suit l’origine des pierres et du sable, Hexaemeron, fol. 162r δὲν : wor held ed ΟΣ Os uno une FI wLauttsoy 0 one . + has, 02 Ns bil > Mao Ir LaD |Lamıpis “2,51 Po Inu Las wataol| .uo“o aaa la <> Doro olasmjd wo" «οὔθ μῦν [Latte cu Se. ‚has „| hai DS |also or IA „ILamusan 38 lo, « Dans le premier assemblage done, quelques parlies de terre sont {res seches, d’autres moins. Les moins söches se contraclent et quand elles se condensent muluellement par l’humidite et que la chaleur les (?) atteint, (celle-ei) döchire [= Ije93] (l’argile) etla rend dure comme de la pierre. De la tenuit& des parties tres seches nait la poussiere. » Ce texte de Moise bar Kepha a öt& emprunte par Jacques bar Chakko dans son ouvrage du Livre des Iresors, Paris, Bibl. Nat., n° 316, fol. 168 τ΄ M. Nau a analyse les chapitres ıv a xxxı de la quatrieme parlie du Livre des tresors (πὴ 316, fol. 147 A193 dans le Journal Asialique, mars-avril 1896, p. 286-331). En ce qui concerne les philosophes grees, v. Otto Gilbert : Die meteorologischen Theorien des griechischen Altertums, Leipzig, 1907, Ρ. 386, note 1, ou sont mentionnees,les opinions d’Empe&docle, d’Anaxagore, de Platon, d’Aristote οἱ de Theophraste. 1. Qazwini, Cosmographie, explique ainsi la hauteur des montagnes : EEN ἰρὶυ j uw Li, ga! O5 Fl ER) οὐδ 2 air ὡς 5 3) mus BEL EN ‚ls? ὐπὸ υἷος δ. εὶς A OL > BERKER GEGEN, ‚U L md ἀπ Ὁ as; La Quant ἃ la cause par laquelle la terre a des &levalions, des hauteurs, il est possible que par le tremblement un abime se forme sur la terre et une partie de la terre s’abaisse, l’autre s’eleve. Ensuite la partie ainsi 6lev6e devient pierre, comme nous l’avons dejä mentionne, Il est possible qu’elles naissent par cela que les vents transportent la poussi&re d’une place, et il se forme des collines et des pre&cipices. Ensuile elles se petriflent par la cause que nous avons dite. » Moise bar Kepha, ib., fol. 162r et v, Lraite le m&me sujet, mais sans aucune valeur scienli- fique; Jacques bar Chakko, ib., fol. 168 r et v, en repröduit le texte mot ἃ mol (voir note precedente). ὲ ᾿ er RR σεν; ! gen [85] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 573 jolo Ansol aa Dasag χοίο IAsaso] Ile "Jyausor INauei] Jalao 200 Jam six βάρα κ᾽ yolo „NuaaNas; (965. Jasras IAja. ro Noel; Jorao ‚Lila ae a De ea a 1.9 τὸς «τοῦ Βα: en λοου > Mauss dor "wor Yu οἷν aA Jjax Ss lo ‚os yaraso 05 κοῦ So as ’lanıslaSo ri sa [αὐ] Sr Bas; yolo Tod Sm a0. Sal ons JLppis A » uno ναόν τις [οἱ „ol je ββλϑοιο > -asj200 mt Judo ‚yanalso > Juanoro „aaol hadDo μπᾶ» 1. BV epQnoy — 2. P eo — 8. P Ilau9 ἕᾶλο, B |Laud... — 4. P od. — 5. V in margine DFn0e er Veeil', le λίθος ᾿Αρμενιαχός, c’est-A-dire le λίθος λαζούριος " et l’xpueveov, qui chasse la bile noire ἡ, le τηχόλιθος, c’est-A-dire 1 ἰουδαϊκὸς λίθος, qui dissout les calculs de la vessie ‘, la xiongıs, qui Epile et qui nettoie les dents ", et beaucoup d’autres. Du sable*. Quand la mer deborde, si elle submerge longtemps une montagne, elle la morcelle. Si elle la dissocie (?) en poussiere, ces parties dureissent ensuite par les rayons du soleil et retournent ἃ l’&tat de pierre. Or, comme des vents forts soufflent souvent sur elles, ils les emportent et, telle de la balle, les dispersent et les chassent. Ainsi se forme le sable, car, n’est-ce pas, quand la brique et l’argile se dissocient dans l’eau et qu’elles sont approchees du feu, la brique se morcelle et l’argile dureit. 1. Dioscoride, Περὶ ὕλης ἰατρικῆς, Edition Sprengel, t. I, p. 810 : Δύναμιν δὲ ἔχει.... σμηχτιχὴν οὐλῶν τῶν ἐν ὀφθαλμοῖς χαὶ τραχωμάτων σὺν μέλιτι. Qazwini, Cosmographie, t. I,p- ITA, au mot la: dass ur) or « Et guerit les ulceres des yeux. » —2. Sur le λίθος ἀρμενιαπός, voir Dioscoride,ib.,t. I, p. 773, note 68 et la preface, p. xx; t. II, p. 646, Comment. in Diosk., v, 105. Qazwini, ib., p. IT, δ)5}. -- 3. Qazwini, ib., Ρ. ΓΕ; N Pt on y lit notamment : Lt 32] Ins « Nettoie la bile noire par la diarrhee. » — 4. Sur le τηχόλιθος, voir Dioscoride, t. I, p. 816, note 98 : Τοὺς ἐν κύστει λίθους θρύπτειν; puis t. II, p. 659, Comment. in Diosk., cap. cLıv. Qazwini, id., p. ΓΓΓ, gr SER), Ξ ιὸ sw, St Las er ER «Quand on le boit, aide contre les calculs des reins et de la vessie. » — 5. Surla χίσηρις, voir Dioscoride, ib., t. I, P. 792 : Δύναμιν δὲ Zyer. ... σμηχτικὴν ὀδόντων λεία ,,.... χαὶ εἰς Ψψίλωσιν. τριγῶν ἐπιτήδειον. Qazwini, ib., p. ITT, ya s r!' 5}, ge! As mol ἜΣ ον} ὁ BSR or! «οἷς « Elle a la vertu de nettoyer les dents et epile quand on la passe sur la tete et sur le corps. » — 6. A ce sujet, voir page [83] note 4 de notre traduction. *P fol. 20 1. 574 GREGOIRE ABOULFARAD)J DIT BARHEBRAEUS, [86] do eo ‚iandna ale naral, Im δὶ Lass "un do Jans; δον λλο 6] al Ja ui. οἱ 1ESI8 Yin μά λις "Kae |e Pole on al J alas; oh Ms 0] ga ‚soo ‚Lamm }! ὁ] Jas1ls Da arg ‚vallanao οι Miss ὁϊ N} kl mm Ἐν 5 δὲ .Iaoasy Kol „asrelss [γι SAo .‚Jlauor κθο rl ᾿ Ἅα5.}})9 alas "Asjo Jassfas As,m Alm, rel Jason, am J gas ab zu. τοι Lobo ων» "Lyol all] Soruse Iso Jan, aD μοι „00 ‚ons Ja [ir Ss Lusöho „oo Jil 1. Psing. — 2. P δι βῖμο, B andy ie. — 3. P deest. — 4. P deest. — 5. P od No. — 6. P map. — 7. P Ipantuy. — 8-8. ΒΝ deest. — 9. P wawsly, V wohelsly. — 10. P [μηβδιιοῦνϑο. Des metaux et des mineraux'. Ils sont de composition ferme ou faible. De composition ferme, ils sont ou ductiles, comme l’or, l’argent, l’electrum, le cuivre, le fer, le plomb, l’etain, ou non-ductiles. Ceux-ci sont non-ductiles soit en raison de leur grande mollesse, comme le mercure, soit en raison de leur grande durete. Ces derniers sont ou d&pourvus de matiere grasse et, ἃ cause de cela, se brisent, comme l’hyacinthe, ou pourvus d’une matiere grasse qui s’unit dans une grande mesure ἃ la nature de la pierre, en joint les parties, et, quand celles-ci sechent, il en procede par exemple le diamant. Cette (pierre) est, ἃ vrai dire, non seulement non-ductile, mais, battue sur une enclume, elle y penetrerait; or, m&me surpassant et vainquant ainsi tout 1. Le passage relatif aux metaux et aux mindraux existe aussi chez Qazwini, Cosmographie, p, er; u 6) MSN ὁ. N ae el SEN ἀν ΒΤ west ὁ lol, le RE, ei gel null ALS a Bl, 5 Yyl br 5, BE il Bu ee τ τ... er lub Je 9 SL} Hl ὩΣ BE Br sul SR! ne Sys Eu TEN aM a le SEN 25, zlych Zell « Des metauz..... Ils sont de composition ferme ou faible. De composition ferme, ils sont ductiles ou non. Les ductiles sont les sept corps, c’est-äA-dire l’or, l’argent, le cuivre, l’etain, le fer, le plomb et l’&lectrum; les non-ductiles sont ἃ la limite de la mollesse, comme le mercure, et ἃ la limite de la duret&, comme l’hyacinthe. Ceux qui, ἃ la limite de la durete, se dissolvent dans les liquides, sont des 5615, comme le vitriol, ’ammoniac; ne s’y dissolvent pas les corps gras, comme l’arsenic et le soufre. » Il devrait done y avoir ἃ la derniere phrase de notre texte syriaque : « ou ils ne se dissolvent pas comme l’arsenic et le soufre (... M»51r bPlN ol). » Les qualitds du diamant, non mentionndes dans la eitation arabe ei-dessus, le sont presque mot pour mol ἃ la page Tv; voir &galement Pline, Historia naturalis, lib. XXXVII, 4, 259 et I. Laucherl, Geschichte des Physiologus, p. 28, 2 32. [87] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 575 «δ ha205 “imo „JLaisAo Ass Juin; or oe Haile [5] do "hl öl Ile LIE od u] pas lands δὲ »|Mia20 Jasiyy μοὶ ol “ωῳδΝ ον δο [μα ὁ κιάκο "Jeip )kasäs wusöolo „so haris "ΡΟΣ nn " anhanlhAn Jin 1. P kuss na, B Ss Ser ἘΞ 2. P deest bl ;i»l. — 3. BV μη)9: --ἅ. Β «Δομοιοΐο — 5. P φρδμῳξϑορ. -- 6. P bPlo. — 7. P «Οοἱανορδοδοο, V omnLonsdse corps dur, elle est morcel6e et detruite par le sang de bouc. (Metaux et min6sraux) de composition faible se dissolvent dans le liquide comme tous les sels, savoir le vitriol, le nitre, l’alun, l’ammoniae, le chaleanthum, ou (ne se dissolvent pas), comme l’arsenic et le soufre. De Forigine des metaux'. Les naturalistes et (hommes) verses dans l’alchimie 1. Pour cet alinea et or suivant, voir Aristote, Meleorologica, lib. III, cap. vır; Otto Gilbert (voir page [83] note 4), ib;, p. 385 et ss.; Berthelot, La chimie au moyen äge, vol. II (La chimie_ syriaque), Paris, 1893. ἘΠηὶ bar Kepha, Hexaemeron, fol. 164r-166r, traile aussi de l’origine des metaux, mais autrement que Barhebraeus dans notre texte. Jacques bar Chakko y puise dans le Livre des Iresors, fol. 169 v-A71r, sous le titre PA“ Asol JeuNlphe Ss. Of. Journal Asiatique, mars-avril 1896, pp. 307-8. Un texte identique au nötre se trouve chez Qazwini, Gosmographie,t. I, p. Du ἀπο ει RR er ἾΆΩ] Bess a,b u! τ Est πε ξεν προς Ἐν la; nme li SE 3 le 853 a3 el 36% u} δ} S BR, -γ ΕΞ JE τὰ ΕΝ τ ἔξει 7 Säzet le gast! Ξ N}: ea ΠΡῸΣ τ αν ἐς 56 N as Jah 6 5 t EN ee ey ll ὐν ων ἰ (ι. - ὁδὶ ) οι Es il y N ἘΣ Ss a τ « Les metaux sont 'sept Corps. ir pense qu En a du ΠΕ du mercure et du Soufre. Si r mercure et le soufre sont purs et completement melanges, que le soufre boit l’humidit& du mercure comme la terre boit l’bumidite de l’eau, οἱ devient rouge, ayant la facult& de teindre, que la quantit& des deux est dans le rapport (voulu), que la chaleur de la mine cuit les deux dans une egale mesure et qu'il ne leur survient pas de dommage par le froid ni par la s&cheresse avant qu’ils ne soient cuils, cela s’epaissit en or pur au bout d’un long temps. Si le mercure et le soufre sont purs, que le mercure cuit entierement avec le soufre et que, de plus, le soufre est blanc, nait Vargent. Si un froid liant alteint le soufre avant qu’ait agi la cuisson, nait l’eleetrum. Si le mercure est pur et le soufre impur, et qu’il y ait en lui la force chauflante, nait le cuivre. Si le soufre ne s’unit pas parfaitement au mercure, nait l’etain. Si le mercure et le soufre sont impurs, que le nıereure est rare, terreux et le soufre impur, brülant, nait le fer. S’ils sont, outre leurs impuret6s, de composition faible, nait le plomb. » * P fol. 20 γος: 576 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS, [88] «όϊ «89 Jar aus „srl! IAuyaso N aa 455 oral rl SS pro γεροβδὺ wär 0 ‚Balüns oe (aD ash 2 Naar Ja οὐ el an ραν HA Dr wi 200 a) Ja Jsaso I χὰ Dahn AflSslaso ‚sl ‚oo [19 „N (0 Ian ἢ Ja Nasa „lo „Duo οί EN SD LAS Jliadie Jose Lisa μά alas χξαινο; Foule IN am Jos omas N «Ὁ N "Dos mod > au in No) abs ooulo nn Ian Inaso "κως ao,as ya) 090 Das30 mad ‚0owr5ly ooy lo „DA Ια Ἵν» ‚lass Jam 0041lo ‚A RE) Ina IJAraso Jou Kusslo "an.JLisos li by horse Duo J;3] (oo Kaas; ui. ADD» |Aaausoo „Las Jraiss Lu] JJaSS Lyss Jan ansonssd Ὁ} γον Jhassooly "lanuaa wor IN nohe ! Ds Jon Jo ς᾽ "θοῦ az, τα δισον anhasıldn ἐλ anne 0 Jojso Jojo As Ja, {᾿ξ ρομ [955 Ayo! μι ἡδλο " 1. V aeiäge. — 2. P [Diana Jol ILojaso. — 3-3. P deest. — 4. P url. — 5. V Τγήξωθι. 6. P gu >90 aaa. — 7, P anıllsad, B aussen. _ 8, P deest. — 9. V οἱ duaa. _ 10, Ρ ρίαν. — 11. Β deest. disent que les genörateurs des mötaux sont le mercure et le soufre. On le sait par cela que si (les m&taux) sont fondus, ils ressemblent en consistance au mercure, puis que le mercure s’unit ἃ eux et que, condens& dans l’&ma- nation de soufre, il est comme l’&tain. Done, si tous deux sont purs et bouillent ensemble completement, lorsque le soufre est blanc, nait l’argent, et lorsqu’il est rouge, pas brun fonc6, nait l’or. S’il vient sur eux un froid liant avant qu’ils n’aient completement bouilli, nait l’electrum. Mais si le mer- cure seul est pur, que le soufre est impur et brun fonce, nait le euivre; s’ils ne s’unissent pas ἃ fond, nait l’&tain. Si tous deux sont impurs et defectueux, (si) le mercure est rare et terreux et le soufre brun fonce, nait le fer. Si, outre leurs defauts, ils sont de composition faible, nait le plomb. De cette maniere les alchimistes s’eflorcent habilement, autant que possible, d’imiter par un travail artificiel la formation naturelle. Le raisonnement logique temoigne que l’existence de cet artifice n’est pas impossible. De l’origine des mineraux. De composition ferme et non-ductiles, par exemple les pierrestranslucides, c’est-A-dire ’hyacinthe, le böryl et autres, ils sont issus x ” * 6-3 # [89] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 577 Mjasas, Ἔθος Duis κουόιο „so Jlansal 5] Jonas JS: RER, oo JAjaso „al Ds wa] — Da as Jlopraso Kabs Na Ja-co Mjluss Jlas;)lo aussi Asa hol ΙΝωξαϑνλο [9|59 JNu5aso [Ds 20 05 Jlinuao ἰμόοι do Je oe sr Kino mo "Jelin wol ur ur wo wnslıao; so ?Lofis Laos (002 LS „2 Kiss wol Aulo „undso Zar vol «“Ὥϑας Sl .Joor [95 δ as DS So I] Jusos whlaso μβλαϑαῦ δᾶ. or» "oonLa> 80] .[όοι [9|59. 4.2 Ἴωοι u} m Ml; wor uns τ sl [55 or da od ra [95 »Jajao LS, JNassaso Ji, Jası har wir 0 Jr I5] wor usy An I fahren mul 1,5 1. V ILamssso. — 2. P deest. — 3. BV ILaus. — 4. P ΞΘ} «ν᾽ „on. — 5. P sing. — 6. P ‚em>. 7. P deest. — 8. P lo. — 9. B wonuna. — 10. B sing. d’une nature aqueuse, condensde au froid ou au 560". Ceux d’une composition faible, qui se dissolvent facilement, sont tous de l’espece des sels. Le soufre, issu d’une nature aqueuse ayant fortement fermente avec une nature tellurique et agrienne, s’est transforme en matiere grasse et condens& au froid’. Tous les vitriols sont (formes) de sel, de soufre et de pierres dissociables, tel le chalcanthum. Il ya ensuite des pierres (forme6es) de l’eau qui sourd de certaines grottes et qui s’est condensde’. Il y a de plus des eaux dans lesquelles le bois devient pierre, quand il y arrive. En Carie (?) il existe des lieux oü tout ce qui y parvient, se petrifie. Le plätre möme est de l’argile blanche petrifice. A Cnide, si on lance des mottes dans les sources, elles en font des pierres. Il ya aussi des pierres dans les tendons des pieds de ceux qui souffrent de la goutte, et dans la vessie des jeunes, etc. De l’immobilite de la terre‘. Que la terre ne se meut pas, on le sait 1. Aristote, Meteorologica, 110. III, cap. vır, dit que, par leur substance, les metaux sont eau et les pierres, lerre. — 2. ae GosmaBzaplee, Ἢ τ: re: Rp Kb “5! or Ass zus, > ωἹ Be „= > a2 SE is 5] ἀφο}. « Le soufre nait des parties aqueuses, aeriennes et telluriques, si une forte chaleur les cuit jusqu’ä ce qu'il devienne semblable ἃ une matiere grasse. » Voir aussi pp.;I@T et I£T. — 3. De meme chez Qazwini, ib., p. 1.1. Voir aussi chez Moise bar Kepha, Hexaemeron, fol. 166v-168v : hy bil was Nil; ul Ss δὲ ‚ollao „gell; cependant les noms de lieux, Carie et Cnide, n’y sont pas mentionnes. Pline parle de la petrification, Historia naluralis, lib. II, 102, 2 226, mais ne donne pas non plus les noms Carie et Cnide. — 4. Ptolem&e, Μαθηματικὴ Σύνταξις, lib. I, cap. vır. Ὁ ἘΣ ΤΟΙ. 21 2. 578 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [90] lo Lada μα διὸ SD 15 Aojel] une Νυ μκόνου [κε] ae «1 bil lass sul Lupe Jap „so "0 Jasası 30] „No ‚Isoa, Jess μοι [λομϑ NLSorinso [jo [Spas Lusnso 0 as09>3 οι μὴν lo Nas, Is0j0 "μωρῶν, an [da War) am τ δ Joey wär 0 Bun bar JS} ra Jho 0 gras ’o80j Jlansas wor Jsoro .oor us LEN Is55lo rm ls Sn Aue .opsöls yol Isny ὦ ‚dsaiae sa, [aa Is55lo jan dm] Wo nu Jpdo] [μοδ INSEL So ron [55 JAN “Ἀλλὰ Mods! μοϑ} Sao on] sajlo rmx [μοὶ So .οοἱ δὲ LAN Ἴοοι yo Is] AN ui] ar 5 Dal „u Joa [5.90 Πρ δον; JNbols "Jlo-Au] INDIo CADIS JBENSL, Jooı ar) „Forselz" χοὶ μμ } „oo ‚lo Loc auto I JAsa » ‚dog 20 JAN, Loa sam 1. P deest. — 2. P ba — 3. P son — 4. P baslo. — 5. P om. — 6. P ξβοΐγ. — 7. P Ilo,p=- par cela qu’une partie arrachee d’elle par la violence, s’arrete quand elle l’atteint. Certains disent que les cieux se meuvent lentement de l’ouest ἃ l’est, mais la terre rapidement de l’est ἃ l’ouest‘. Par ce mouvement elle accomplit un jour. Ils apportent comme preuve l’immobilitE du bord des mers et le mouvement des bateaux, quoique la vue pergoive le contraire *. Que cette fable n’est pas vraie, on le sait par cela que la geometrie nous enseigne que la eirconference de la terre a vingt-quatre milliers de milles '. Si elle se mouvait, comme ils le disent, elle accomplirait cette quantite de son mouvement dans les vingt-quatre heures d'un jour. La part de chaque heure est un millier de milles; tous les trois milles, un stade; chaque stade, douze mille coudees; chaque coudee, vingt-quatre pouces; et chaque douzaine de stades est le trajet d’un jour pour qui court ἃ la maniere d’un messager. Nous disons done que si la terre se mouvait, comme ils l’ont dit, un oiseau devrait s’eloigner de sa place de trois cent trente-trois stades un tiers, s’il restait une heure 1. L’indication des deux mouvements est erronde; la direction deyrait &tre inverse, fant pour les cieux que pour la terre. Voir Nau, L’Ascension de Vesprit, iraduction, p. 10, texte syriaque, p. 11. Peut-&tre Barhebraeus rapporte-t-il ici l’opinion des pythagoriciens sur le mouvement de la terre; ef. Diels, die Fragmente der Vorsokraliker, 1. Band, p. 341, au sujet du pythagoricien Ekphantos : Ἡραχλείδης ὁ Ποντιχὺς καὶ "Erpavros ὁ Πυθαγόρειος χινοῦσι μὲν τὴν γῆν, οὐ μήν γε μεταδατιχῶς, ἀλλὰ τρεπτιχῶς, τροχοῦ δίχην ἐνηξονισμένην, ἀπὸ δυσμῶν ἐπ᾽ ἀνατολὰς περὶ τὸ ἴδιον αὐτῆς χέντρον, ou celle d’Aristarque de Samos, qui enseignait la rolation de la terre aulour de son axe et son mouvement dans l’ecliptique , voir Diels, Dorographi Graeei, pp. 355 et 383, sur Seleucos de Seleueie, et Plolemde, Maßnuarız a Σύνταξις, lib. I, cap. vır. — 2. Nau, ib. — 3. Cf. Nau, ib., pp. 177 et ss. : Mesure de la terre. £ ἢ $ - ΓΝ [91] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 579 κι βρϑῶν Lupe Asia Js] βφμλϑο asıllae βθὶ ‚Lei bj ad δὲ «9 μον Joy A SS wa] wol Jo Jaso> 'Jol .pels JNDjax las "ya <> a Joan wo) .” Loc BE NOS wis] a5 ΝΥ 33}: ga aan No . ger ano or» ‚Loo Ian) Am UNS wol wol aNo „ua > —— IS5J) loc μὰ „A Jr Jo wy „Das 9} yore Je) ° "0 — ὩΝο υοι ur 0 Juano ud u pl, “> ‚slNisa> oo ajeD "pe J μϑοιρίοδονο ωἱα Mulsomno "Joa ws Job Jo zo JA Jlas sudso SD Ja, „o SD 20 oo „As +) Nuss, Ao De sl ya won Naaaclı air «να 8 41 hy; on Sram Au) nm „20 | ar ‚sach lan. Ds δὲ ud Jar Jain καλὸ Aa: Er easy Sl aD Na Nat län END Jia μοι oa .[593}} ἐξ p Nlo- — 2. P deest. — 3. P beas το easy. — 4 P deest. —5. P AN. — 6. P deest. — 7. P „IS. — 8. P deest, B 00m — 9. P deest. — 10. Ρ μὴ: N Dlonjasso- — 11. P be. — 12. P = — 13. V ass. — 14. P deest. en l’air'. Or, ce mode n’etant pas vrai, la terre ne se meut eirculairement ni de l’est ἃ l’ouest, comme 115 l’ont dit, ni en sens inverse. Qu’elle ne se meut non plus vers le haut, on le sait par cela que si elle se mouvait vers le haut, il serait necessaire que de jour en jour nous approchions des cieux et, si nous en approchions, pourquoi les myriades d’etoiles ne grandissent-elles pas ἃ nos sens ? Ensuite, si elle se mouvait vers le bas et si nous lancions une pierre en haut, il serait necessaire que dans sa chute elle n’atteignit jamais la terre, car la terre est beaucoup plus lourde et plus pesante qu’elle. Done il serait necessaire quelle s’abaissät beaucoup plus vite que la pierre. Il est clair que le rapide ne peut pas atteindre ce qui est encore plus rapide °. Or, puisque (la pierre) latteint et tombe sur elle, la terre est fixe et immobile. Division de la terre®. Il a deja ὀϊό prouv& que la terre est ronde. C'est pourquoi nous disons que si, sous le cerele qui est dans les cieux le regula- teur du jour et qui sera explique par nous plus tard, nous imaginons ἃ la surface de la terre un cerele tres grand, ce cerele divise la terre en deux 1.-Nau, L’Ascension de lesprit, p. 10. — 2. Texte analogue chez Nau, ib. — 3. Pour la division de la terre, voir Nau, ib., traduction, pp. 112-113 et les notes s’y rapportant. ἜΘ. [0]..91 v. 580 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [99] ol ar! JANNS Jar Nun Das Fe ‚Jlasaa; "Nam Ιζονϑοο os τοῦ δ bie] Jia wol naar „00 was un: ol Jan Fo umso ‚Las; mmmpäs Auso] abais sorjl Is ja INAD lo DD u A OD Jlasası οὐν Kia Muse] ÖLuisasl oorıde il ‚Läa assor Jasjjl [59] war ᾿ξ ϑλλο. sro il Dar 0 nu ad 9. κϑὸ Ιωβ νλοο ‚Lusin bl lo Jam 139 δίϑοίο Ju Nm [Ds oör> Ano|o nn 5 rät ira art "orilg das ‚oouhas;] Ds ja os [5᾽ μοὶ μωρὸ u «μᾶλα INS SD Ja μοι oc JNuppashseb SD am's Jya— Loy um ‚Juas, Jam laram’sAn; I-auso oa μμυΐο |Nooy lamın.! Wiso ‚Lohse Is5l; JNuljse al pe Muno] las „rl! arm μορποῖνς «οἱ Jän ΕΞ5ΜΝ.3-5 Kuna Yr> Jo Jar 1. Plkbjamı — 2. PP- — 3. B > — 4 V DuAN. ΞΡ «Ἢ ‚katze w5l 203. — 6.V kusetul. — 7. Ρ μθ. — 8. BV deest, — 9. P.gmslyo. — 10. P 0,0: — 11. P Idwise Ida parties ©gales. Il se nomme &quateur (ligne d’galite). En eflet, comme nous le montrerons, le jour y est, pendant toute l’annee, egal ἃ la nuit. Si nous imaginons encore un autre cerele tres grand, qui passe par les deux pöles, c’est-A-dire les points axiaux de la terre, et divise le cercle, c’est- a-dire l’&quateur, en deux moities, l’une sup6rieure, l’autre inferieure, la terre sera ainsi divisde en quatre quarts ögaux, dont deux meridionaux et les deux autres septentrionaux. Toute la terre habitee est comprise dans "απ de ces deux quarts septentrionaux, soit dans le superieur. Sinous figurons ensuite un autre grand cerele, qui coupe les quatre pöles des deux prece- dents, ce cerele divise done la terre habitee en deux moities &gales, [ἀπὸ orientale et l’autre occidentale. Le point d’intersection de l’&quateur avec ce cercle s’appelle gibbosite, c’est-A-dire centre propre de la terre. Nous n’avons rien trouv6 dans les 6crits grees sur la propriet& de ce lieu; mais les Indous', avons-nous entendu, disent qu'il y ala l’habitation des d&mons, 1. Voir E, Sachau : Alberuni’s India, texte arabe, London, 1887, pp. {0A et 10%, oü les noms propres mentionnds par Barhebraeus figurent en transcription arabe : REIT = .b, 4}. — „so, er» = Joel, BE — als, u, = „Loo], sl — „u. Pour « meru» voir aussi p. {{Ὶ, ligne Fl. La transeriplion ἀοππόο par nous est empruntse ἃ l’Index de Sachau, pp- ri3-10, Au lieu de 2), 1 ν ἃ ως (comme chez Barhebraeus) dans la Geographie d’Aboulfeda, lexte arabe, Paris, 1840, p. Ve EU EEE TIER % 2 2 [93] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 581 Nunlo "gb ‚ons Las οἷν rn oa ‚Jıkias 1 ooı Jans 001 oh Jsoaso „iso [ζοδνδου ἴοόι Πα cc Aulı rl Jerzy οδι ’ aba Jhaassas ol Nun Nel „sous Many od Adam so .[5}1385. οοι ‚I N8o as wantol Jsalo au). Jror>0 ὡς δ ΘΟ) μωωο ‚ad, ‚Ss No ΙΝΑΝΞ Il θῶ! od, SAu0o "Lucy 9] Ira! Nas [55] oo Joa. Jan lass „> ‚Lass οἱ; γοὶ 2» Say Ham Asfa «θοῦ oöh ri Nasa; ED «Ὁ να" ol 5 NoJpil us van: ‚ör κῶν Ἐφ᾿ ΜαμΕ κϑὸ al os il ws ‚das Jap was Sn erh wir Ds Nuulo Bil sordus es] 8.329] 30 Pi ISIS, Jia “ol | So wu IS al, wör "om; Mus Haas, [μοὶ Jos „ul Maas par wor Μὲ amd "Mur Mans oo od al 9] andy sa Las Jlo aus pa If 0 als 1. V deest. — 2. V ag: — 3. P walsaß. — 4, P deest. — 5.P Feiony- — 6. B «Οείο. — 7. P SD. — 8. P deest. — 9-9. P deest. — 10. P deest. qu’ils appellent du mot lankä et quau-dessous du pöle nord est une mon- tagne d&nomme6e meru. Elle est Y'habitation des anges. Sur la ligne entre les deux il y a la ville ujjayini, dans le royaume mälava, la forteresse rohitaka, le dösert sthänesvara et des montagnes ou il fait un froid rigoureux et qui sont couvertes de neige. Elles se trouvent en avant du pays des Huns. Attendu que les geometres ont divis6 tant le globe terrestre que le globe c#leste en trois cent soixante degres, si la moitie du cercle de la terre est entre deux personnes, il est necessaire que leurs pieds soient opposes. C’est- a-dire : une ligne droite qui commence sous les pieds des Chinois, lesquels sont aux confins du levant, court droit et se termine sous les pieds de ceux qui sont dans 1116 de Gadir, aux confins du couchant; car la tete de tout homme se dirige vers les cieux, qui sont en haut, et les pieds vers le centre - de la terre, qui est en bas. C’est pourquoi l’on dit que la distance entre les tetes de ceux qui sont debout sur la terre est beaucoup plus grande que la -distance entre leurs pieds. Seulement cette distance parait chez ceux qui sont eloignes les uns des autres et ne parait pas chez ceux qui sont proches'. 1. Pour ce dernier alinda, cf. Nau, L’Ascension de l’esprit, traduction, p. 115 et fig. 19. 582 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [94] De «οὐ Sol adsa rien matare I, "Pol. ὃ» δον δου κεσόι Japan: "la Sn ig > has μυᾶν Juss yo] 00 vaio jas χοὶ Jar uam 0 ὃς ακοῦο ᾿Νιλυλδόδοδο ‚use il Jhd ges „pam (λον, ujeum; ‚sone Kino "Mao IIND! Op u κακοῦν Ἰμοδϑ Jill zu ΜΚ. usa pol, Lass) )lasaiay, os Kam <> JNupsas iso; <= ὁμδ9 Lu] οι > m > ἜΝΘ. oo > δμλϑαν [51] No "os λοο kan «25]} JEaw Jiarasay od Kam eo; Han; Luis; Jan "solo muss; os Jill "LAS [ana „N kan po )Nupsas An; rl iD τόλβϑσ. τσ» 4m 0a [al ao Νιαϑοὶ μὴ} Ita] Malz Jlaaiz οὐν Kia oe ci δ 5 LDdo Js] Iuass yonası wär 0 Jar uno mas el aa el ode I Se Lay a) INasashseh Sad or 5a Joan or [Nas woche 1. P deest.— 2. B Me: — 3, P waw;o. — ας V „Nalo. — 5. P yore. — 6. P deest. — 7-7. P deest. — 8. Β (ἢ) Paar. — 9. PV μᾶϑο. — 10. V wa wo. — 11. P una 0), V haar: De la longitude et de la latitude de la terre. La longitude de la terre habitee commence, ἃ l’opinion des Grecs, aux six iles occeidentales, appel&es « For- tundes » et « Eternelles », qui sont &loigndes du bord de la mer d’environ dix en sur les trois cent soixante. D’autres (la font) commencer au ΒΟ de la mer'. C’est pourquoi on trouve dans les livres deux types de longitude pour un A lieu, dont l’une a dix degres de plus que l’autre®. La latitude de la terre habitde commence ἃ l’&quateur en direction du nord. C’est pourquoi tout lieu möridional a une latitude moindre qu’un lieu septentrional, c’est-ä- “ dire que tant s’accroit l’&loignement de l’&quateur, tant s’accroit la latitude. Des sept elimats. Nous avons dit pr&cö&demment? que toute la terre habitee se trouve au nord de l’&quateur, lequel est sous la sphöre droite, e’est-ä-dire (au nord) de la region chaude. On le sait par cela qu’ä l’öquinoxe, en tout lieu, toutes les ombres s’inelinent ἃ midi vers le nord'. Ptol&mee dit ainsi dans le livre l’Almageste. Mais ensuite il a trait6 de la terre habitee qui est ἀ 1. Nau, L’Ascension de Vesprit, p. 114. — 2. La longitude acerue de 10° est adoptee par Ptolemte ΠΝ —3, Voir : De la division de la terre, page [92]. — 4. Plol&mee, Μαθηματιχὴ Σύνταξις, lib. II, cap. 1, et ° Nau, ib., traduelion, p. 11%, [95] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 583 3050 ‚aus Janis | Jana, Jam «39 so) ws), ws SA [πο] λον. wöo εἰ FOSTEROT os JsNas sus oADlo :Lassamo δι — Jyor Iso Ja SD AD .001 AR} )lasalay οὐι [51] ha wamerdr öl 000 ωοιολαδοδ, udpud0o omas Kuno} «ϑομκυἅδο Jasas nö Μοὶ [5}} PL Jıa.lo «βοοιο Jso >00 LoNlas ) Das KA au δος ὁ 19) Ja. .«οιοϑαϑαδ9 οὐκ ΙΝ λοο Ira go Do „or ιμ"αϑο ἐν,» [ονω5 ade om LNas χοὶ JEae Lo u bass ‚man rule Jass; lo EN) ra Nas Lan «15}} yadiavo ‚Jlasaia, Liam; χά 61-00 Jaaso un, "wär wosfao ἽΝΑ γλο so > Aulo μα λο mas Sy bil oo IHaso Lunss 200 .olusiz δὲ \asjS Is "unsiloo JaD yaDiamo ‚Lmal > 1.2.5 ars 005} as Jlo5oy Ds 1. Forte μϑίλςας γ..- 2. P διϑοί: — 3. P autuldwo. — 4. P |Nuie oa. — 5. P wol. — 6. P deest. environ ἃ seize degr&s plus un quart, plus un sixieme au sud de l’&quateur. Il a &crit sur elle dans le livre de la Geographie '. Ge qu’on dit de la region de l’equateur, qu'elle est temperee, n’a pas de vraisemblance. On le sait par cela que ses habitants sont häles, brülös, noirs et que tous se ressemblent pour la couleur, les cheveux, les coutumes et: l’intelligence. Comment une region peut-elle ötre temperee, dans laquelle le soleil brüle la cervelle des habitants de sorte que, si le soleil s’en &loigne un peu aux deux solstices que nous con- naissons, 5010 en hiver et en 6t6, ils sont un peu debarrasses de la brülure et se reposent”? Premier climat. Le premier climat, en latitude, commence ἃ l’equateur et se termine au nord. Eitendue : vingt degres quatorze minutes’. Il s’y trouve, entre (autres) villes, M&roö, que bätit Moise et qu’il appela du nom de Merris, fille du pharaon qui l’avait &lev&‘. A l’est, il commence au pays de la Chine, traverse des fleuves sur lesquels les bateaux remontent de la 1- Ptol&mee, Geographia, lib. I, cap. ıx. et Nau, L’Ascension de l’esprit; il n’y est toutefois pqeurela de 16°. — 2, Barhebraeus discute ici Ptolemee; voir Μαθηματιχὴ Σύνταξις, lib. II, cap. vi. — 3. La limite du premier climat correspond au sixieme parallele, chez Ptol&m&e, Μαθηματιχὴ Σύνταξις, lib. II, cap. VI. — 4. La tradition donne plusieurs noms ἃ la fille du pharaon; Μέῤῥις se trouve chez Eusebe, Prae- paratio evangelica, lib. IX, cap. KXVIn. P701222 γ- 584 GREGOIRE ABOULFARAD]J DIT BARHEBRAEUS. [96] ‚laiso wars N raadco mio era „oojasaso | sasL00l aD mario a5jo KmLulo Da «ϑοιδυῦϑο ea oo πο ya 5 „a Jya20 © boo τσ. δι sul Haslilo uns! Jaaso aa A, 15 ER La] „Lamo ‚Jusos [ERTL JNu35 > > Klo „plo wmı];)so INC or). war δ οιόομδοο ‚sol-s0_.0 mp a EEE NEN Juno wlan 1. P wolusel, V warhknol Is. — 2. P deest. — 3. V a0: — 4. P muanamc. — 5. P Ind. mer. Il se termine ἃ l’Oc6an'. Ses habitants sont laids, nus, abandonnes (9) sans loi (Ὁ). Leurs animaux sont feroces, leurs oiseaux terribles, leurs monstres enormes, leurs reptiles nombreux”. Deuxieme climat. Celui-ci commence oü finit le premier et se termine au nord, ou sa latitude est de vingt-sept degr&s douze minutes’. A l’est, il commence au pays de la Chine et passe au nord des monts Ka'maravan (?)*, Kaboug (?)’, Väränasi (?)° et Ujjayini (?)’. Il s’y trouve, entre (autres) villes des Kouschites, la ville de Συήνη (Ὁ) et Dabil (?)*; ἃ l’ouest, Omän°, Hidjr'", l. Qazwini, Cosmographie, t. II, p. Di ee area)! ΟΝ ω Gr! se er EDEN) 23, eb; N oe ὁ πὴ ΒΕ ΠΡ re ins ma)! 04 re τ 5 par Js 853» u! > .9}} πε ἘΞ abs -» 335 Je « II commence aux econfins de l’Orient, aux pays de la Chine et passe pres de ce qui est ἃ proximite des confins de la Chine, Vile de Serendib, puis pres des rivages de la mer sur les confins de l’Inde, coupe la mer pres de 1116 d’Arabie, puis la mer Kolzoum pres des pays abyssins, coupe le Nil d’Egypte... ». — 9, Moise bar Ke&pha, Hexaemeron, fol. 169v : ἐν ον abo! ἊΝ Ἰϑποανΐν,θ aus5l! hal Ey ‚olao pe gan Io „.gnliu> ala Εν μεθ kopen > wisata „ aasly Las,o Padoz 25 οἱ ei-el Las ooS Dilo ... „jean No Jaatap No „lo Dur oo Do „Ibasau gel wine wunder ||] ‚ke he3o 5505 μεθξο „Query |duj9o „golf Faassy « Chapitre xvir : Comment ont pense les philosophes touchant les climats de la terre... Ils disent done que dans le premier climat du sud habitent les Indous ulterieurs, gens de visage mauvais, qui ne se v£etent pas, mais sont nus el abandonnes (?) comme des animaux; ils n’ont pas la crainte de Dieu, ni regles, ni lois... Ils ont des animaux de visage mauvais, des oiseaux terribles, des monstres enormes οἱ de nombreux reptiles ». — 3. Huitiöme parallele, chez Plolem6e, voir page [95] note 3. — 4. Voir gar Js dans la Geographie d’Aboulföda, texte arabe, pp. let Te; ou Kämarüpa = “»Ὁ in Sachau, Alberuni’s /ndia, texte arabe, p. rol. — 5. Comparer le nom du fleuve RL situ6 dans l’Inde par Qazwini, ib, t. I, p. | Δ. — 6. Rp (Ὁ) = väränasi; voir Sachau, {D., p. TTO, etc. — 7. Voir page [92] note 1: ra): = FB, Js)! Ὁ), voir Geographie d’Aboulfsda, texte arabe, pp. δὴ et 731. — 9. Qazwini, premier elimat, p. IV : „8: — 10, Qazwini, deuxieme elimat, p. 1* =. [97] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 585 ao [SS uno dos ‚Jämlö Juni, Jasdinio WlL.o JLämo Laso JeuNa> κα δι > gm „2 vorojaraiso Iwasfıco| (sa, al ’INscks us \asöt yo] uudus Jo „oollanso Lascı ogı Lusoro +)j5lo Js) os Iso Jar 52 20 Ju [μοι οοι dh τόσα; μων ο ir ΝΟ ΝΣ our jo "asp via] yaNaso ENGEN ca Pose “κ 1; μὲ <> Jyaso Ku eo 5 ΝΣ ρα ἢ os) NS Ne] Yorso INjs owor Ladınso "arlasın ΟΡ waunel. — 2, B sing. — 3. P ui: — ἄς P lie|dso. — 5. P deest, V ee 920. — 7. P wwjan. — 8, Balando. — 9, BV 20. — 10. V sing. — 11. P Jaluno. Yemamah', Mahrah’, Scheba’, Saba‘, Yatrib’, le royaume des Abyssins, Asvän°®, Kous et Said-le-Haut. Il se termine ἃ l’Oc6an. Ses habitants sont moins laids que ceux du premier climat, de m&me aussi leurs animaux. Ils ne sont pas nus comme ceux-lä. Ils usent de sorcelleries et d’enchantements’. Troisieme climat. Gelui-ci commence ou finit le deuxieme et se termine au nord, oü sa latitude est de trente-trois degres seize minutes*. A l’est, il commence au pays de la Chine. Il s’y trouve la residence de ce royaume et le royaume de l’Inde exterieure. Il s’y trouve les villes de Tänis (?)°, 1. Qazwini, deuxieme climat, p. AV : lat. — 2. Qazwini, premier elimat, p. El: I. — 3. Gen,, x, 7; naw, dans l’Arabie meridionale (?). Peut-Eire est-ce le m&me nom que le syriaque JE mentionne par Barhebraeus et que l’arabe Br chez Qazwini, premier climat, p. TI: &u> I εὐ SL ala wa is wu « Saba, ville entre laquelle et Sanaa il y a trois jours (de distance). » — 4. On peut se demander s’ils’agit de ls (voir note pr&c&dente) ou de NID, dans Gen., x, 7; voir Josephe, Antiquitates judaicae, lib. II, cap. x, 2: Me£ro& (?). A en juger par les villes eit6es avant et apres, le lieu en question se trouve dans l’Arabie meridionale et |as doit &tre idenlique ἃ JE». 5. Qazwini, deuxieme climat, p. V* : or Kuss etp. AV: FR] Sr er Sp my. το — 6. Asvän, voir Geographie d’Aboulfeda, texte arabe, p. {{{| — 7. Dans ce climat, comme dans le premier, Barhebraeus a, pour la caracteristique des habitants, utilise comme source l’Hexdemeron de Moise bar Κόρα, avec ou sans intermediaire. Voir Hexaemeron, fol. 169v : Hs3L y |aadas KONZ pl Saas ‚oolatsu 99 ke,0 Iso, ao gel ‚onlim> ja |Io RR haat> aj.sara - haon ||. Ἰδαῖτω ἂν 5. (510) τλξωδοο Μὲ ante ἢ jo8llo μια 3... en No (sic) « Dans le deuxiöme climat habitent les Kouschites et les velus (9); ils ne sont pas si mauvais de visage que ceux du premier elimat, etleurs animaux non plus ne sont pas aussi mauvais que ceux-la. Ils portent des yetements, ne connaissent pas Dieu, mais usent de sorcelleries et d’enchantemehts. » — 8. Chez Ptol&mee, Μαθηματιχὴ Σύνταξις, lib. II, cap. γι, le dixieme parallele est distant de l’equateur de 33° 18'. — 9, Peut- etre yasl, voir page [92] note 1, ou ab; ed Geographie d’Aboulfeda, texte arabe, pp. TON, 109, PATR. OR. — T. XXIL. — F. A. 38 2 Ἐ [ΟἹ- re 586 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [98] ἡ μηοδι» JsLlo „Jasjlo N rE= Te} Joro "Am mo 50,90 | JNDaxo Samy [seo yalajolo wamsig "uud Liam > 0200 Sao kara> his; |Asiso uasslo Lipimao "pe J>5lo ᾿εβρῦξο 2 waslsoLs Ja>Mamo 2 LAND) od ao yadiaz 50 0 Juno Μοὶ og «τλ σὰ τώρ ἢ ao NS lo ΣΟ, μμυϑοὶο „mi ou, y5 ka ws] yalaso wilo urn EN) AST Isle Jya Lu oo “καλὸ 10 sassolo {Πδοξιϑο „ao „aolo zo «3.09 sollo Jrosto NUSSo wa; Jo Asa o ‚pa JsaD-m0 009050 .wmor3a00 fo 3 oojasaso ‚"washool.> a>a200 ‚sad lo IL Awamasıno μα καθ κου 20 pass mals „ana ‚asus; 051 αν χα, > 20 Jya2o ἴοι oc τισιν τσ» 1. P δδβῶοο. — 2. PV δαᾶςωο. "-- 8. P μβῶοον: — 4. P unge. -- 5, V. hip — 6. Pwohwolb. — 7. V Is: — 8. V «οὔϑο. — 9. Β ρον δὲ δι — 10. V μαϑοίο. — 11. P ußmwahasco. — 12, P waunols. — 13, V umojanmaı. Ι Kandahar, Moultan, Karoura (?)', Sedjestän, Kirmän, la Perse, Ispahän, le pays des « Houzäie », Koufa, une partie de la Syrie, la Palestine, Damas, Jerusalem, la mer des Roseaux, le desert, la terre d’E gypte, Alexandrie, l’Afrique et les tribus barbares ἃ l’ouest. Il se termine ἃ l’Oc&an*®. (uatrieme elimat. Celui-ci commence oü finit le troisicme et se termine au nord, οὐ sa latitude est de trente-huit degres trente-eing minutes’. A l’est, il commence au pays de la Chine et traverse la Medie, Rai (?)*, Babel, Hamadän, Mossoul’, Nisibis, Harran, Edesse, Mabboug, Alep, Apamee, la Grete, Chypre, Rhodes, Seleucie, Emöse, Hamath, Tarse, Mopsueste, Antioche. Il se termine ἃ l’Ocean. Ses habitants sont les plus sages, les mieux faits, les plus beaux de tous les hommes‘. Cinquieme elimat. Gelui-ci commence ou finit le quatriöme et se termine ΄ . „os wall, voir Geographie d’Aboulföda, p. TOV; ,. ol, ib., pp. TO» er Töl; ἘΣ , voir Sachau, Albe ἐπὶ 5 India, p. TO etc. — 2. Pour le kofslöme are la caraclerislique deshabitants n'est pas emprunlee ἃ Moise bar Kepha. — 3. Douzieme parallöle chez Ptolemede, Μαθηματιχὴ Σύνταξις, lib. II, cap. ΥἹ. — ἡ. Sy (?); voir Qazwini, Cosmographie, τ. II, p. δος Moise bar Köpha, Hexaemeron, fol. 170r, nomme aussi entre aulres lieux de ce elimal : “Po ὁ wlo ἡ Saaso. — 5, Fi Aus, voir Geographie d’Aboulfeda, p. FAD. — 6. Moise bar Kepha, ib., fol. 170r : |8>anu wre Jod Du, Pal „edto, Jar ΘΟ 5. 0 juds Io,auo |esaho Joe wiuso [Duo « Les gens qui craignent Dieu, ont la sagesse el le savoir, ont un visage, des regles el des lois plus beaux que lous les hommes des climals. » [99] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 587 Jasasao unit IND il our Ὁ Lay wa) „Naxos "ai ang Lecir Isil > Is 5 kunt ae do ΑΝ, Ion fuojag; ads JAaja Ss jaso ‚Lanäl Aoransos κα! SAD Jos "yoy;laso "J5kaso "Fusjsa;mo „La Lo]L5o 1 aullo "ma Nasa Auflwaso ‚As umojo "nun fusuno [uısoj/o L>+0 "use " opasam 20 „oojasa'ı ‚al Ja yallaso un);lo “κοΐ os Κα. am} :- En Pia μοι oa wdude τόσα asaro [57 JNao si ua: 5 sn, a] Jade ΡΥ ΨΕΥΝ IN; Ναϑοὶ wma) οὐ 0 kuss κϑο Jeaxo ‚Nun Ἰνωο 1. Ρ μαϑῆςς -- 2.V «ὐδϑξο. — 3.V bon. — 4. P hats, ὅμοιο, B jean ao. — 5, P ποίαν, — 6. P wsjsamo. — 7. P I5laso. — 8. P ıjado, V »ıljaao. — 9. B wußluse. — 10. P φαλϑοαμβαβιθοαρο. — 11. V wartuklo. — 12. P deest. — 13. P ram. — 14. PV whgwo. — 15. P deest. — 16. P deest. au nord, οὐ sa latitude est de quarante-trois degres quinze minutes‘. A l’est, il commence ἃ la terre des Huns et de Gog, eux qui &taient enfermes?. Il traverse differentes tribus turques jusqu’a Kachgar, Balasagoun (Ὁ), Samar- cande, Boukhara, Khovarazme, jusqu’ä la Porte des portes‘, Maipherkat, l’Armönie, Melitene, la Grande Rome’, Constantinople, Athenes, la Thrace. Il se termine ἃ [ἃ mer. Ses habitants sont roux et tres guerriers‘. Sixieme elimat. Celui-ei commence ou finit le einquieme et se termine au nord, οὐ sa latitude est de quarante-six degr&s cinquante et une minutes”. A lest, il commence au pays de Turquie, c’est-A-dire depuis les lieux appeles 1. Chez Ptole&mee, Μαθηματιχὴ Σύνταξις, lib. II, cap. νι, le quatorzieme parallele est distant de l’equateur de 43°4#. —2. Au sujet du terme « les enferm&s », voir Barhebraeus, Chronicon syriacum, edition Bedjan, p. 39, ligne 12 (le mur d’Alexandre). — 3. σον, voir Geographie d’Aboulfeda, | | ee, 2) SL, a8 ei Be) «5 59} » Il passe pres des tribus turques connues, vers τς : Kachgar, Faragänah (?) et Samarcande. » — 4. Qazwini, id., t. II, p. If : ἀν les at : ἘΞ: = io εἰς ἀπε «La Porte des portes, ville merveilleuse au bord de la mer Khazar. » p. Dee: ἢ ; y voir aussi les autres noms. Qazwini, Cosmographie, t. II, p. — 5. Moise bar Kepha, dans son Hexaemeron, cite dans ce climat les m&mes noms, ἃ commencer par Rome. Chez Qazwini, Ss! u, inbibus se trouvent dans le sixieme elimat; il ne mentionne pas Alhenes ni la Thrace. — 6. Moise bar Kepha, ib., fol. 170} : μτωναδο [a] u το bio ur «οἱ. — 7. Seizieme parallele, chez Ptolemee, ib., lib. II, cap. v1. 588 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [100] Jo Sn "ao 3,9 yyaasao ao ass „Lö rom Τμκα τᾶν gras 6430 gie μα <> Saas "LAS lass lascı og ‚solwäas "jarjyo wagjsad, rel κοῦδι »[asp [als „Nano AasiN * P 101.23 LAUNE 061 αν ya ;5 — Jyaso μοι οοι τλλιπυ τόση ἢ v. 5 sono ἢ" 9 «δ. > JBjaas ou, 59 EN 29} >amo «θολὸ ‚Lä.0,% INS] sag Fokus 2aso JNusypsaSAso ur> [RN 1. PV po. — 2. V ol5jBo. — 3. PB aim. — ας B Wormsibr. — 5. P laser. — 6. P οϑο. — 7.D besans. 18. /Byg3ais. — ig PiSn sl 40. BB SS. Ὁ προσ τι ea 050. — 13. P deest. Qänt (9), Toun (?)', Kharkhiz?, Kaimak* et Farab'. Il traverse la mer de Trebizonde, ἃ proximite de Byzance, et la Francie°. Il s’y trouve des nations qui s’appellent Γηλοί (9) οἵ... ὅς, Ils sont petits de taille, ainsi que leurs animaux. Leurs femmes, du: nom d’Amazones, se coupent le sein droit, afın de pouvoir tirer de l’arc. Il se termine ἃ la mer Occidentale. Septieme climat. Gelui-ci commence oü finit le sixieme et se termine au nord, ou sa latitude est d’environ cinquante degres”. Dans ce climat il ya peu de terre habitee*. A l’est, il ya des montagnes abruptes oü habitent 1. Les noms Qäni (?) et Toun (?) ont &t& modifies dans notre texte d’apres Qazwini, Cosmographie, tip AV 2 el er re! CH Bee ur res « Il commence aux habilalions des Tures orientaux, ἃ Qäni (?) et ἃ Toün (?). » Dans la Geographie d’Aboulfeda, pp. Fr et Fol: er et ὦ: — 2. Modifie d’apres Qazwini, id.,t. II, p. TAV : Sys; pour Kharkhiz, texte plus etendu, ib., pa 8 >. — 3. Qazwini, id, t. I, p. TAV: SS; texte plus etendu, ib., p. [δ : Is us. — 4. Qazwini, id. t. 11, p. Ὁ : lb = es 3% or Es) 2 _$ ὯΝ : « Farab... pays aux confins de la Turquie, ἃ proximite des terres de Sägoü (?)»; de m&me, dans le einquieme climat, p. ΓΛ : ae ι- δὴ u δ.» ἘΠ} — 5. Ch. Qazwini, id., t. II, Ρ. IAV, — 6. Moise bar Kepha, Mexaemeron, fol. 170r : saas3y haaso warg;d aD, τλοδοον Jain, 2 ajaarı lo gerarı ‚omlastiu lo οἱ aD eindo at? Las uno ‚gie N» Ἰδοῦ ujarı [Hal .JsjoN „ts „on Sl. ob N» > (sic) «ao ha one) πὰ Dura, kiss ΘΟ «Il yha- bite des peuples du nom de Τηλοί (?) zu... (2), hommes de pelite taille, pas beaux, qui se prosternent devanf toutes les idoles et sdjournent dans la terre; leurs animaux aussi sont petils; ils ont des femmes qui se coupent (?) le sein droit et le brülent, afin qu’il ne eroisse pas et qu’elles soient aptes ἃ la guerre, » Il a, iei encore, influence visiblement Barhebraeus. Les noms de peuples cilös, ainsi que la phrase suivanle sur les Amazones, sont vraisemblablement empruntes ἃ la litl&rature greeque. Voir par exemple Strabon, Γεωγραφικά, lib. XI, qui silue Γήλας καὶ Anyas entre les Amazones et les Albanes, pres de la mer Caspienne. — 7. Chez Plolemee, le dix-huitieme parallele est distant de l’öquateur de 50° κ΄. — 8. Qazwini, ib.,t. II, p. Fl’. [101] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 589 Iso μὰ» Nuss] ass lo χοῦ ας rel: N 0 > ER Ja 5.5 )arso as) Awjas μόνου οὐδὲ JNudo ut RE WERNE j.wärlo Iyas|> usa) Sn 6.280 > daS 1 125,00 μοι baxmas> Jjao go θα (aus aMa00 μιαδωοο μέχϑαϑο add μοι „> Ip DS ΠῚ JS ga Jo ‚„orojarar müs ur20 Niojag "zerohde; Sie A] IAzja Muss har ads, 8 or; Aso kuisdo JlaxDd „Lyss "uno "ass Kl Jsao (uljoo am.) 1. ΒΥ οἶϑο. — 3. B wlAmojas, ἡ wiäwojas. — 3. P jonge: — αὶ B lbbeie, V Iuheile — EN RER en & aQ. — 6. P opiao. — 7. P μβιξς 5). — 8. B wjapso. — 9. P «ἴθδνο». — 10. Pliaso wgljlamsl. — 11. P deest. — 12. P deest. les denommes Gog et Magog et autres nations sauvages. Il s’y trouve la ville appel&e Borysthene et dans le pays central le fleuve Garoud, la Sar- matie ἃ linterieur'. Il traverse les monts Bächgart (?)” et la frontiere des Bedjnaks’, des Bulgares' et des Scythes. Il se termine ἃ la mer Occidentale. Dans ce climat le froid est rigoureux. La vie de ses habitants est courte; ils ne se construisent pas de maisons, mais eireulent sur des voitures avec le soleil’. Au delä de ce climat, au nord, il y a peu de tribus, appeldes en turec Isva (?), Varank (?) et Youra (?)°, peuplade bestiale et tres sauvage, qui res- semble aux animaux et aux hommes. Les savants ont divis& de cette maniere 1. La fin de la phrase manque dans les ms. Getle phrase et la pröcedente ne se trouvent ni chez Moise bar K&pha ni chez Qazwini. — 2. Qazwini, Cosmographie, τ. 11. Ὁ. elle: opel alles de = « Il passe pres des monts des Bachgart (?) » et p. aller oc HN er „Be ae ἘΠῚ ,5 ΙΝ, « Bachgart (2) tribu puissante des Tures entre Constantinople et la Bulgarie (?) »; Geographie d’Aboulfeda, p. ale δα ad « Terres des Bachkard (?)». —3. Macoudi, Les prairies d’or, edition C. Barbier de Meynard, t. II, p. 59 : ASS; Qazwini, ib., t. I, p. elf: ze}. — 4. Qazwini, id, 1. 11,0. gl: ΠΟ ΠΝ ea « Les deux terres (2) : Savär (?) et Bulgarie (?) », et Ῥ. et : 9) ἀξ - Je AuL> ib « Bulgar (?), ville pres du.bord de la mer»; Macoudi, ib., t. 11, pp. 15-18: 3 3% « les pays des Bulgares ». — 5. Moise bar Kepha, Hexaemeron, fol. 170r : }ads> jan SA Ira» laras gaalo lauı“a &2lo ‚| om Abo. SEO ET, 2 pain. [VE ES N oo „ararı smlautso omeutu uno [any [59 n> “adj N 1 gi No ug oh. lo .|d}0 “oors « Dans le septieme climat habitent Gog et Magog; ils n’ont pas de Dieu, mangent les S Ρ 8 hommes, se velent de peaux de chevres ἃ cause du froid, ne vivent pas longlemps, ne bälissent pas de maisons, mais assemblent des poutres de bois. Leur vie est miserable, leurs animaux sont petits, leur betail n’a pas de cornes ». — 6. Qazwini, ib.,t. II, p. Εἰ: [N er a ΒΕ ur er or ον SER Un 2] ie « Au delä de ce climat il y a peu de peuples, comme Isva (?) Varank (2), Youra (?) et (autres) semblables »; p. ἘΠῚ: 33} P- ἘΠ: SEE = ᾿ς π 29} - "2 .) TEE Fl sb sl; « Varank (2) : lieu sur le bord de la mer du Nord »; p. EX: or BB IE otlEl Ἐπ. « Youra (Ὁ) : pays au voisinage de l’Oc&an Atlantique(?) ». En ce qui concerne la g6ographie dans la litt6rature syriaque, voir R. Duval, La litterature syriaque, 3° edition, Paris, 1907, PP- 278-282. 590 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [102] Sa» ‚Aupashseh berät, sage ’KSası 'μ) es höw „2 . ara DD wo) Πκλᾶϑ, Liu] kun BJ ne aus DO μας wu can τῶν ἰα8. Il ForSols olr> χων ‚035 ul >, JNuusas) x JNusbo „Aa; gl Se) "As pabo ‚20h > Kal San | DER Nas SEEN So. O> > ana μα ‚sl aD aus al "sol, N) μομοι ‚Zarnımna lad Jin Yang ὀιοοίμοο Ksasöbo ojja- "omas ° 100) 00 μωροὺς bi] Pusin used en) ᾿ς διοοίμοο JusasNSo !;lo] 109 g00],.00 arg ο N οοίμοο ul abo 16 2.|5 ὀιοοίμοο “a Spsabo Pl Ho]; oo οὐδ 22130 &0ol;00 „on; JA abo „Lu "sol;oo Sol jede 18 κοῖς 1. P deest. — 2. P KQa9®. — 3. BV sufl. masc. gen. — 4. V Ida peSo. — 5. B deest, Va. — ον suff. masc. gen. — 7. V deest. — 8. BV sufl. masc. gen. — 9-1. P deest. — 10. B suff. masc. gen. — IB, οι . — 12. ΒΝ 530}. masc. gen. — 18. Ρ why. — 14. B 5}. masc. gen. — 15. ἰδ «οἱ. - 16. P uns. — 17. Β sufl. masc. gen. — 18. B wa. — 19. V suff. masc. gen. — 20. P «Dax (?). la terre habitde. Il est maintenant necessaire que nous traitions des autres modes de division. Division de Νοό". Νοό divisa la terre en trois parties dans sa largeur. Le οὐϊό meridional, oü sont les negres, il le donna ἃ Cham, son fils. Le οὐδέ septentrional, ou sont les blances, ille donna ἃ Japhet, son fils. Le centre, ou sont les (hommes) häles, il le donna ἃ Sem, son fils. Division des Indous?. Ensuite les Indous diviserent la terre en neuf parties: l’est, et 115 l’appelerent dans leur langue pürva; l’ouest, et ils l’appelerent paseima ; le nord, et ils l’appelerent uttara; le sud, et ils l’appelörent dak- shina ; le nord-est, et ils l’appelerent aisäna ; le nord-ouest, et ils l’appelerent väyava; le sud-est, et ils l’appelerent ägneya; le sud-ouest, et ils l’appele- rent nairrita ; et le centre de toutes, et ils l’appelerent madhyadesa. 1. Pour les difisrentes divisions de la terre, ef. Nau, L’Ascension de lesprit, taduclion, pp. 125-126. La division de No& y est idenlique ἃ la nötre. — 2. Nau, ib.; les noms de diverses parlies n'y sont pas eiles. Pour «pürva » voir Sachau, Alberuni’s India, texte arabe, p. ΓΓΕ et fig., p- ἱξὸς NETTE) oljas est une transcriplion erronde de l’arabe. Pour «paseima » voir ib., P. Te et g., p. FO: > „. Pour «ultara » voir ib.,p. TE etfig., p. [0 po). Pour « dakshina » voir ib.,p. TFT et fig., Ρ. leo: ωὐϑ9. Pour « aisäna » voir ib.,p. TTE et fig., p. ἱξὸ; BE Pour « väyava » voir ib.,p. ΓΓῚ et fig.: al, Pour « Agneya » voir ib., p. ΓΓΓ et fig.: Re 8 est une transcriplion erronde de l’arabe. Pour « nairpila » voir ib.zp. er et fig. : Ag Pour « madhyadesa » voir ib., P- ir et fig. : 0 ha, 35 “70 est une erreur, [103] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 591 558 Size “κϑὸ "rel wos lad ἀν" ul +23 IN, > JNusdbo ..399}}9 ol 53} OD RSAS = > P fol 9% 2003 ul >) .JNusam JNuusSo ol Arad O0 up has} | gel Mad Sao jojo! Two 2 "Nas pabo DS pas ὀμβοι saiN m;s «Ὁ τ’! rl aid τ νιν τόν. λαϑ ὍΣΣ JlaaSı 360 „op rs janD „OL Inu Say ads Says ‚aaa as; wor AD husfilz "us like Long wir Jumeo κεϑῷ μοι Assy Llaaso Sam; ui rar sorasljels wir soil; ‚Lusfamo Δ, ea (od op, ΕΙΝΞ1Ὸ kun δι war (usoöto βκοϑα Κ᾽ Sud 0: Jaha> κιϑὸ Ἰωοίβοοδα διθ τόμον τόν λα 8 4 as, "aa Ναβαλ Ναὶ, 2 Lan Josie ‚as [aaa Ναϑοὶ "Lang ' \>Na> JaSuNo basi |; Jon 2° )op.Nso mas wo 9] sad Anl .[539}}Ὁ »οἱ ENT sol ΒᾺΝ [33] ἸΙωυϑδ δϑὸ, 1.P «ομϑὶ. — 2. P «(99 ko. - 3. P ἰδοιβαδο. — 4. P deest. — 5. Ν' wa «5. — 6. B Der. — 7. B wl-odbag9. -- 8. V ußmneor: — 9. P Jans „Amy Ijya= LaaS. _ 10. Forte Kia ?- Division des Perses'. Aferidoun, heros des Perses, divisa la terre en trois dans sa longueur. Le cöte oriental, οὐ sont les Turcs et les Chinois, ıl le donna ἃ Touh, son fils. Le cöte oceidental, oü sont les Romains, il le donna ἃ Salm, son fils. Le centre, oü est Iranchahr, il le donna ἃ Iredj, son fils. Autre division des Perses’. D’autres Perses l’ont divisce en sept royaumes, ἃ chacun desquels ils ont donne, en leur langue, le nom kechvar. Le premier royaume 6tait celui des Indous; le deuxicme, des Arabes; le troisieme, des Syriens et des Occidentaux; le quatrieme, Iranchahr ; le einquieme, des Romains et des Scythes; le sixieme, des Tures et des Huns; le septieme, des Chinois et des Tibetains, dont fait mention le prophöte Daniel. Division des Grecs. Ptolem&e, dans le livre l’Almageste, a divise la terre habitee en ces sept elimats mentionnes, sur la base du globe celeste et de l’allongement et du raccoureissement des jours et des nuits®. Mais dans le livre dela Geographie, c’est-A-dire description de la terre, il l!’a de nouveau 1. Nau, L’Ascension de l’esprit, traduction, p. 125 et note 4. — 2. Nau, ib., texte syriaque, Ρ. 140 : ‚Sao ‚Sasıo wa μᾶς mo ( Les mages la divisaient en sept royaumes ». Il n’y est pas fait mention des Scythes, des Huns et des Tibetains. — 3. Voir Ptolemee, Μαϑθημκχτιχὴ Σύνταξις, lib. II, cap. vı. La division en sept climals ne figure pas dans l’Almagesle. EP 10]. δά v. 592 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [104] INS «ὁ )Nuusdo μας 0 μοὶ pe > kupsasıs u RS γα ϑὰς hipaan Nas, [393 har wassy] ai; So Jen warsso/l ho.» Jo μοι «τὸ kan or ua ὀδι am's Nds; us Nabe ‚no masse) Liasams 5a Jarzıs sl > sl > Saas; Kam Auso| Ira δι 53} Jorn μοι Jar <>” wor "obs Nu wär Nun; WS A00 .öro υἱακ νι), Isd2ss [μα ϑοὶ aa Shan, Anl ‚Jo5&so νων Sum 1,9 Nass δὲ; +)As5 μοὶ Ῥμῆδο ul rum ὑτέοα σὰ λοστι τόυδπ ὧν» τι διδὸν ex ' "Aus,o ul) "ale ke I gro irn amua Ay I hl μϑ Sure ie mo „N Bl, ομοὶ al DI nal] „N Pl or ah Jene ul hosfies ‚ad „AL pl, 5 1.P |Ssax — 2.BV 8. - 8. Ρ al. — 4. ΒΝ ωξϑ. — 5, P "aaa. — 6. P plur. — 7. P plur. — 8. BAs00- — 9. " «Ξϑοῦϑ οἱ. — 10. PB Bil. divisce en longitude en trois : soit tout le territoire ἃ Pest de l’Egypte, qu’il appelle en general Asie, et le cöte (situe) A l’ouest. Comme la grande mer Adriatique, entre Alexandrie et Byzance, divise ce (cöte) en deux parties, le cöt& septentrional, depuis cette mer jusqu’a l’Oc&an du Nord, oü sont des gens blanes et roux, il l’a appel& Europe; le @öte meridional, depuis cette mer jusqu’ä la zone brülante, c’est-A-dire jusqu’a l’quateur, oü sont les negres et les (gens) häles, il l’a appel& Libye. Et comme le cöte oriental est deux fois aussi grand que l’occidental, il en a detach& la Babylonie et le Khorasan et les a appeles Petite Asie, et le reste, Grande Asie'. TroısıEmeE sectıon. De l’examen de l’eau comme element. D’abord De la nature de l’eau. Personne ne doute que l’eau est froide et mouillee®. Mais certains disent que la terre est plus froide que l’eau pour deux (raisons). La premiere : la terre est plus epaisse et, pour cela aussi, plus froide. La seconde : 1. Cf. Nau, L’Ascension de lespril, texte syriaque, p. 140. La division n’y est pas attribude) ἃ Ptolemee; il y est dit : .o&pe Käs pr ‚ai MIN Kurs Luäso « Les premiers Grecs la divisaient en Lrois parlies inögales. » La description des Lrois parlies est plus etlendue chez ‚Moise bar Kepha, IHezaemeron, fol. 168 v-169v; au fol. 169r se trouve une figure. Ge passage de Moise bar Kepha est reproduit textuellement, jusqu’ä la figure, dans Le livre des Irdsors de Jacques bar Chakko (voir page 53] note 4) fol. 171r-172r; ef. le Journal Asialique, mars-avril 1896, pp. 308-312. — 2. Aristote, De generatione et corruptione, lib. II, cap. ıı, ete. Pour l’eau comme &el&ment dans la philosophie greeque, voir Otto Gilbert, op. eit., pp. 182 et ss. et Index, pp. 727-728 (voir page [83] note 4). yes EEE ΜΕΝΑ [105] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 593 rl Iasors So Sa0abo ‚ya ΠΝ αλο mo) m kanns opnad SH JENS HJ Mornadz wor INS Jojo SS «οὶ; Zara Sa Kodı I Ideas nrmadıo „> Jlorjor Jäl INUNDS ESS ADSS <” Pl «οἱ ὀιομμο > as 9)» Alma μρὸ ur? νον) ἢ .Jooi χω AN ΟΝ αϑο [Δο}9 url μι so \SSa0alo ‚Jasas Joor anno ;)lo ἄϑοο Js5| δ Jlopro add As) Jost OLDO RE wär "0 uno il 0 ern lu μέλος oo [μα SS ἫΝ, [59] oe ὅδ) hat Bono ds lu μας Ki Κ᾿ «ἧς ΠῚ .anhaulp ἀν» «διό μι oo πο hasaa ἌΔοΙ» Juushz ost ins „ar μὸν 0 s gopaaso Nas Μὲ „orale Afıza ad; IS Hol han son te J aN. ammıla .anıal, ἀν» 1. P |SuD2. -- 2, P suff. masc. gen. — 3. P #8Mly. — 4. P deest “an „9: — 5. Forte go aD. — 6. PB deest, la terre est plus eloignee du mouvement sphörique, qui rechauffe'. Contre la premiere objection nous disons que, bien que tout froid cause une condensa- tion, iln’est pas n&cessaire que toute condensation soit un effet du froid, car une aflirmation generale n’est pas röciproque?. 11 est alors possible que la condensation de la terre ne provienne pas de sa froideur, mais d’une autre cause. Contre la seconde objection nous disons que si le mouvement spherique _ chauffait, le froid ne devrait s’emparer ni de la terre, ni de l’eau, ni de l’air, quand le soleil s’eloignerait. Il reste donc que l’eau est plus froide que la terre. On (le) sait par cela qu’au toucher nous la sentons plus froide que la terre’. Du gel de l’eau. L’eau gele par nature. On le sait par cela que, lorsque ce qui cause la chaleur, c’est-a-dire le soleil, s’eloigne, elle gele. Or, puis- qu’elle gele par nature, il est necessaire qu’elle ne se dissocie pas par nature, mais par quelque chose qui la fond'. De sa couleur et de sa saveur. Si elle n’avait pas de couleur, elle ne serait 1. Cetle deuxieme assertion est rangee parmi les opinions de Porphyre, chez Asch-Schahrastäni, op. eit., t. II, p. 211 (voir page [83] nole 4). — 2. Voir page [83] note 2; « La reciproque n'est pas vraie ». — 3. La traduction est etablie d’apres la correction faite ἃ la note 5 du texte syriaque. — 4. Gi. Aristote, De generatione et corruptione, lib. II, cap. π|; Meteorologica, lib. IV, cap. x. Com- parer Arislote, De partibus animalium, lib. II, cap. I: Πᾶν τὸ πεπηγὸς ὑγρὸν λέγεται ξηρὸν μὲν ἐνεργείᾳ χαὶ κατὰ συμδεθηχὸς, ὄντα δυνάμει χαὶ καθ’ αὑτὰ ὑγρά, avec Plalon, Timaeus, 59DE. Voir egalement Plu- tarque, De primo frigido, xıx, 953E. pP fol. 25 1 59% GREGOIRE ABOULFARAD) DIT BARHEBRAEUS. [106] Ki Ss; [Raid 0 Ki 0001 ad wol μ᾽ ‚soon rn > ie JAsaas \ooparg Amos ‚Lasamy wir so a8 I Pan] ee N | » sa} Je DL > bu Ki χὰ ’Lupaslı οἱ amsuawr? ἀν» "νοι. adidas Au! Ir 156.» aid usoo has |5}9 or «δ I So aD JEDE Las" la 5 Pas Ἄδα I μη ἢ han SS il ie ui’ er ὉΟΠἢ ab Daäs, ἊΣ χρο Jeäl Dee „> ol. kusoto ‚"uoa!sa} N "oh οοι "βμωμαϑοΐο al 433} δι — τ ΝᾺ κυ a as »|Aäs ‚oodan bass] on Dad iso [Aus ‚oonhl sn nun .anıhır? ἀν wohne ὀδιο Sn Is] «ϑο .Ὡ; dor JAuıe J ao Il «9 . μω..«Ἀ 55 lan Jar won Pl .ooc ern Dad ‚[Ass 0001 1. V omsutasl, B gmaantol. — 2. P awjAmlı. — 3. Plyu- — 4. P plur. —5.P .35. —6.P arms. — 7. V wmadah. — 8. P ah od. — 9. P plur. — 10. P Ilop». pas visible et les rayons ne se refleteraient pas sur un vase plein d’eau, comme ils ne se refletent pas sur un (vase) vide. Quant ἃ sa saveur, nous sommes dans le doute: car, lorsque nous buvons, nous ne savons pas par quel sens nous la percevons, si c’est par le toucher ou par le goüt. De sa forme. Que l’eau est ronde, on le sait par trois (choses). La premiere : celui qui voyage sur mer apergoit d’abord le sommet d’une montagne et ensuite le pied'. Cela ne se produit que parce que la rondeur de l’eau. l'’empöche de voir le pied de la montagne. La deuxieme : si nous versons de l’eau en haut, ses gouttes prennent une forme ronde; de m&me aussi, si nous versons quelques gouttes sur une poussiere tres fine, La troisieme : l’eau est simple et tout ce qui est simple a la forme ronde’?. De la position naturelle de l’eau. La position naturelle de l’eau est au- dessus de la terre. S’il n’y avait pas de saillies qui s’ölevent hors de la terre, l’eau s’ötendrait sur toute (la terre) et l’inonderait. Mais cette &levation existe I. Ptolömee, Μαθηματιχὴ Σύνταξις, lib. I, cap. Iv, fin. Qazwini, Cosmographie, t.I,p. +1. — 2. Que la forme ronde est la forme premiere et parfaite des corps, voir entre autres Aristote, De (aelo, lib. II, cap. ıv. [107] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 595 μιϑϑο Jg» Ινααὶ., gm az, [ai SA (1οοι No |Asaa..c Bl 0 ll aD ΒΡ JUNI πὰ ας» «ἡ 15 κϑὸ ur (00h mo a, gr "} > NS: Sl „pp Mus 00-10 001 Br ἱ δόι AN > DS pam ! > ‚Aulıza Jana ad] hie ud dis [ail; Fauna; "JADE So (op el aa μ.} Jean so JLo5owo |aräs Ia,sDo ano τὶ» ar Jı dam τόθ σοι „m τόμαλ In Jar μος ἊΣ μὰ, μοὶ ὑμιοὰ,"Ν αἱ» μι. Jpohsas "was dns Joe ‚Jasası 0.0 kuss lo N Sau) "| > "Ijoaa Jox Aus su En <> „ol Janoiy opmsamıdo .κ} ;A> Salas Jo I Ἴοοι Jarjso ρον, Ki] Jia oo nie κ᾿ ad. Liam 1. B oo — 2. P deest IN. _ 3. P tan}, B a20j. — 4. B κϑϑ:. — 5. V walum|s. — 6. P boauldsy. _ 7. P Mas. _ 8. P ars — 9. BV οἰβοίο. — 10. P deest. — 11. Pay: — 12. PBV sic. — 13. P eu. - par la providence et la sagesse divines pour la vie de la multitude des animaux terrestres'. Quand l’eau coule dans des trous de la terre et dans le sous-sol, elle ne s’incline pas pour descendre plus bas que la terre, mais täche par nature d’etre au-dessous de l’air qui se trouve dans ces profon- deurs, car elle n’est point capable de se tenir par nature au-dessus de l’air qui est plus haut qu’elle®. Les savants ont reconnu que l’eau occupe les trois quarts de la terre. Le reste, mers et riviöres, nous le laisserons aux choses du deuxieme jour. . De l’esprit qui se tenait sur les eaux. Saint Basile a dit dans la deuxieme homelie de !’Hexaemeron qu’il y eut discussion entre nos ancötres en ce qui concerne cet esprit’. Quant ἃ lui, il dit que c’etait l’Esprit-Saint '; il convient que nous l’acceptions dans notre pensee. Il dit avoir appris la signification de « rüchchäfä » d'un Syrien &minent, car la langue aram&enne est parente de l’hebraique°. Il dit : L’esprit de Dieu se tenait sur les eaux qui se pr¶ient ἃ 1. Οἵ, Qazwini, Gosmographie, t. I, p- t+t. — 2. Pour l’ordre de placement des &lements, voir Aristote, De Caelo, lib. IV, cap. v; pour la position de l’eau, ib., lib. II, cap. ıv. — 3. Comparer P.@G., τ. XXIX, col. 44. Au sujet de la discussion, voir Moise bar Kepha, /exaemeron, fol. 42v, etc. — 4. Basile, ib., et Moise bar Ke&pha, ib., fol. 43r. — 5. Basile, ib. : Ἐρῶ σοι οὐχ ἐμαυτοῦ λόγον, ἀλλὰ Σύρου ἀνδρὸς ..... Ἔλεγε τοίνυν τὴν τῶν Σύρων φωνὴν, ἐμφατιχωτέραν τε εἶναι, χαὶ διὰ τὴν πρὸς τὴν ἙΦΘραΐδα γειτνίασιν μᾶλλον πως τῇ ἐννοία τῶν Γραφῶν προσεγγίζειν. Moise bar Kepha, ib., [0]. 43v, dit seulement que Basile a emprunte ἃ un Syrien l’opinion suivant laquelle c’est l’Esprit-Saint qui se tenait sur les eaux. 596 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [108] IN aa mass 009 NO NEST) Jay ws] ΝΣ Jolly μοῦ „sol "ΙΝ Sa &5a..5 Jasiımo [θυμὸν INSa il; ein] „ul AD 18 wol Kuss μοῖλο .Iaoy wars ");alo Hari ars DL Aula "Pro. 2 Ns, μα Kdsaas u "yaso] ’uiso .worol; wann um, usa fuasass wojsollo οιδοα Nas pro vaaı. 7,300 Ναϑοὶ IN5 Jar Kuos HI sus os Ἴοοι Suhl Iasanı [μοὶ αν.) „opel soaar u jun μοὶ ;;)l Js — NSS (wo; 'Aaaso Jsas Jooı ΝΕ ΤΣ χοὶ Ινμωκο IS Νὰ» μο; IsoJkly χοὶ βαϑο [οοι ὀΐμο [μηδ Lo; ol Ws Ἴοοι ἰϑμθος (809 ον ῃ 5 N] Iacı (ro; ἢ" αϑδλ2 wc > In IN. ee od kuussyo Jos; 4} H2oJso yo I} 22 Ἴοοι μοι, Jos; Less al „ur Leo Ἴοοι 1. P IDsw5ly baaml. - 2.P ‚om> ΔΓΕ}. — 3. P lia.lo- — 4. P De — 5. P urso: — 6. P deest, in margine Ja0 & ‚= ol lrolo ol wj8l. — 7-7. P deest. — 8. B Ber — 9. P sl. — 10. PBa>o. — 11 PB aSo. enfanter l’äme vivante selon son espece, ἃ la maniere de la poule qui, dans son amour, couve et chaufle les oeufs qui sont sous elle, afın de mettre en eux la vie et commencer en eux le mouvement '. A cette opinion acquiesce aussi le vensrable Jacques d’Edesse?. Mais Mar Ephrem dans le commentaire littöral de la Genese, Mar Jacques de Saroug dans son Hlexaemeron et Theodore, le commentateur des Nestoriens, ont dit que cet esprit n’stait pas l!’Esprit-Saint, mais le vent erde, c’est-a-dire l’air*. En effet, Mar Jacques dit : « ΠῚ y avait les tön@bres et le vent soufllait sur les eaux, le vent cre& et non (l’Esprit) Saint, ainsi qu’on le pensait. Pour ainsi dire, Moise a appele esprit du Seigneur la ercature du Seigneur qui se tenait sur ses er&ations. » (Que la premiere opinion soit juste, on le sait par cela que si cet esprit n'avait point &te l’Esprit-Saint, il n’aurait pas &t6 nomm& esprit de Dieu, 1. P.@.,t. XXIX, 601]. 44 : To, ’Enepepero, φησὶν, ἐξηγοῦνται ἀντὶ τοῦ, συνέθαλπε, χαὶ ἐζῳογόνει τὴν τῶν k ὑδάτων φύσιν, χατὰ τὴν εἰχόνα τῆς ἐπῳαζούσης ὄρνιθος, χαὶ ζωτιχήν τινα δύναμιν Evielang τοῖς ὑποθαλπομέ:οι:. ἢ Moise bar Κόρῃα, MHexaemeron, fol. 43v, emploie la möme comparaison, mais sous une forme un peu 1 differente et sans nommer Basile. Ici encore, Barhebraeus se rapproche davanlage de l'original que ὃ de l’Heraemeron de Moise bar Ἰζόρῃα. — 2. Moise bar Kepha, ib., fol. 413 r. — 3. Moise bar Kepha, 4 ib., fol. 42v et 43r, mais sans l’explication « c’est-A-dire l’air ». Ce passage ne peut &lre Lraduit = exactement, 03 signiflant en syriaque « vent » et « esprit ». Ε [109] LE CANDELÄBRE DES SANCTUAIRES. 597 yil μδγα ον er ho; Da ον. θα. ol 593] lol JS; ιχϑο δὶ Ἔδοι «ΕΞ yo; As! 507 υδι χοὶ Ben ΙΝ ΣΟ Ig-a: ME Sr hal än] Ja; sad wär χοὶ ie 'SSo lascı Nas INS "Jo won r> DJ Jar Nil) aa Lab .orol “0 «μοὶ "want in Nasa, os [(5Ν5» Solo "ao so’), I ci ad: δὲ Idp .ascıı ao ‚Lussam οὐι any oa χω ϑὶ μωρὸ οοι U jooı Εν erärer? Zmaalorn "rdıyas Im ‚lasst rer URLS ee a ll en ua Zn OD uuul;ss N Jlasusi.s rn u, }} ka 2 wii ΓΝ ἘΝῚ μ.»α-5] οοἱ kan; 3}. we «Ὁ sl 0üt «39 ‚oo Kama, Pop ‚co his ab „so Jöor Line Joor ro | var? 1. Pl5wo I5lo. — 2. P Irseläs. — 3. P o,no.- —4.BS- — 5. PB Ἰμ προ. — 6. P har II. — 7. V j2oly Dupell- — 8. B sole las00, V lies Jasno. — ὦ P wand, , B wand; — 10. P μ5ο.. — 11. PV deest. — 12. ΒΝ ρίαν, -- 13. V 800. — 14. P kaiwDaoy. car jamais on ne dit l’air de Dieu, l’eau de Dieu ou la terre et le feu de Dieu; mais on parle souvent ainsi de l’Esprit-Saint, comme : Tu enverras ton Esprit et ils seront er&es'; de möme aussi, du Fils : Je louerai le Verbe de Dieu*. D’autres ont beaucoup parl& pour confirmer cette opinion, mais ce bref ouvrage m’est (trop) petit pour que j’(en) parle. Saint Severe a dit, dans son ouvrage contre Grammaticos, que Mar Ephrem est ce Syrien®. Que ce ne soit pas lui, on le sait par cela que ce saint ne pensait pas ainsi. Quarrıkme section. De l’exramen de V’air comme element’. D’abord De sa nature‘. Que l’air est chaud par nature, on le sait par deux (choses). La premiere, que, lorsque nous voulons faire de l’air avec de l’eau, nous la chauffons par une grande chaleur et ainsi elle devient air. La deuxime, que l’air est humide, comme il sera prouv6; done, s’il se refroidit, il devient eau et 1. Ps. οἷν, 30. La eitalion figure aussi dans Moise bar Kepha, Hexaemeron, fol. 43v, ἃ l’occasion du m&me sujet, quoique pas A la meme place. — 2. Ps. ıyı, 11. Verbe — Jesus-Christ. Celte eitalion n’existe pas chez Moise bar Kepha. — 3. De meme, Moise bar Kepha, ib., fol. 43v. — 4. Voir son opinion plus haut. — 5. Pour toute la quatrieme seclion, ef. Otto Gilbert, op. cit., (voir page [83] note 4). — 6. ΟἿ. Aristote, De generalione et corruplione, lib. II, cap. 111 : Θερμὸν χαὶ ὑγρόν, el Ὁ ἀὴρ ὑγροῦ μᾶλλον ἢ θερμοῦ; puis Meteorologica, lib. I, cap. 1. Une partie de notre Lexte relatif a lair comme elöment se trouve aussi chez Qazwini, Cosmographie, t. I, pp. II-T. ‚ ἘΡ fol. 26 γ᾽ 598 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [110] Sachen Jo ws ἢ sl oo 'beusai αι. „ar lo 290 ss lo ws, [θα 5] Jusas Ai .Jöor "bansai, wol No ‚Jasas, olaaı...s Joals Joan (ον "Lis] Fass ya, wol ao nis ZA Jo Jos Joor βϑοι No οἷς loc Locasoy lo > AD » Alam na J Jan "oc ana "> καὶ "oc pro Ἢ ao ἡ} ao *Joo rolilo Di alasa ma, Vs jan slasansal, Ἴοοι "Jans 3} Joan Joa νον). al; Do μα...5᾽, Jajor > ‚umojl oöt A 3..8}9 "20 ‚Jasaa Km „a5 iss] Lusoro οὐν LA ὃς βοοδο Jura Jr wär μι! sm \ua0alo al: Is od, Non — Do ‚bil, Alop;o do 91} "6 Jay uns NS; "liro Po; Lago nun urs6] Sabo „ur S] Id Jrrs ug ἡ} > Kuss Kuss μας 1. BV on wy1 Sll Ion moi. — 2, BV wma. — 3. V Biel. — 4. PB deest. — 5. B deest I. — 6. P deest. — 7. P Py: — 8. P lo. — 9. P μβξλδοο. — 10. P Sa. - 11. P 5ll Io day oun. — 12. P sing. — 13. P sing. — 14. P ἡ \n. puisqu’il n’est pas eau, on sait qu'il est chaud. Mais certains opposent et disent que si l’air etait chaud, il ne devrait pas se refroidir quand le soleil s’eloigne ; puis, s’il &tait chaud, pourquoi l’air calme, aux sommets des mon- tagnes, est-il tres froid' ? Et encore, s’il etait chaud, sa chaleur devrait etre ἃ [ἃ plus haute mesure, quand il n’a pas en lui de froid qui la restreigne. Mais 51 etait ainsi, il serait feu et non air. S’il n’6tait pas froid, etant pres du feu, pour- quoi lachaleur du feu ne se doublerait-elle pas de sa chaleur, de sorte que les deux rendraient sa substance söche ? Par lä il serait necessaire que l’air füt sec et non humide, ce qui n’est pas exact°. Contre la premiere objection, nous disons que, quand le soleil s’eloigne, l’air se refroidit par le froid de la terre et non par sa nature propre. Contre la deuxieme objection, nous disons que l’air se refroidit aux sommets des montagnesä cause des vents froids violents et non par nature. Et pourquoi le vent est froid, &tant air, nous en parlerons -1. D’apres Gilbert, op. ecit., (voic page [83] note 4), p. 478, la g&ophysique grecque admettait comme axiome qu’il n’y a ni nuages ni vent au sommet des haules montagnes. Voir aussi ib., PP: 474-479, οὐ sont indiquees les @uvres grecques qui se rapportent ἃ la question. Voir aussi Aristote, Meteorologica, lib. I, cap. ıt1. — 2. Pour comprendre ce passage, il est necessaire de rappeler la thöorie d’Aristote relative ἃ l’air. L’air se compose de plusieurs couches. La plus rapprochee de la terre est si chaude qu’il ne peut pas y naitre de nuages. La suivante, chaude et humide, est le lieu de formation naturel pour les nuages et les vents; elle s’&tend jusqu’au-dessous des sommels des hautes montagnes. La troisieme couche est absolument froide parce que n’y atleignent pas les emanalions el les vapeurs de la terre. La quatrieme s’&tend jusqu’ä proximile de l’espace du feu; elle en subit l’influence, en recoil la chaleur et le mouvement eirculaire. Voir Aristole, Meteorologica, lib. I, cap. 11. [111] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 599 Jr! Jaas lau... DS (ass ἢ olaaıdir te 20 LIND, so ‚LoNas las; yaso JB )lasıar ya Jana, SA .Jooıl. Im ΝΟ Κ᾿ 9“ NEN wol Im ads «τρί μοαϑὸ [sn SSa0alo “το μι} ‚oc μαι οι ον ad; [Ds os ἡ] «τ og unse od 'hrelo yauzsı οὐν Jos JH γ5. Hero κϑοιβαοὶο ana "pl χϑϑνδο ul Ho "1 andiro anfio yansaiso Luulso "Lujioo 9} Bar md 10 aD abo Jlamas mm Jadudy 001 Ay Da.) Se > a2 Das say ET AN ara. ο μον ῴο na >ojoldi Las N) gas As) ‚aa NasoD «Ὁ or) Nor LeSSsa Nuss] ‚oa LoAso Nasa ‚Adusaa Ara τῶν λδνα rei na run I] 1.P 8 — 2. B Slly Ian;a, v 5ll Ἰδοραν — 3, P om — 4. V Ilielo- — δ. B haper — 6. P μη. — 7. Po prl: — 8. P ILasdyy. a la fin. Contre la troisieme objeetion, nous disons que son humidite ne permet pas que sa chaleur soit ἃ la plus haute mesure, car la chaleur se renforce par la secheresse et se restreint par l’humidite. Contre la quatrieme objection, nous disons que l’air n’a pas une zone, mais trois. L’une est air sup6rieur, qui se rattache au feu et en ala nature. L’autre se rattache ἃ la terre οἱ ἃ l’eau; elle est froide comme elles, quand il n’y a pas quelque chose qui chauffe. L’autre, la moyenne, est l’air proprement dit, naturel, chaud et humide'. Personne ne mettra en doute que l’air est humide, mais (il l’est) de telle maniere qu’il se transforme (Ὁ) facilement et non qu’il est humidite°. Il est clair que l’air est sans couleur, sans saveur et sans forme. Il est done necessaire de nous occuper de ces (choses) qui se font naturellement dans V’air, c’est-ä-dire celles dont la science a 6t€ nomme&e par les anciens me&t6oro- logie, c’est-a-dire science des meöteores '. Du nuage, de la pluie, de la neige, de la rosee et du givre. Sila chaleur des 1. Voir la note precedente et cf, Qazwini, Cosmographie, t. I, pp. 97 et Γ΄. Moise bar Kepha parlage, lui aussi, l’air en trois couches, mais sans fondement scienlifique, voir Hexaemeron, fol. 177r. — 2. Barhebraeus, dans l’ouyrage \ErglE πο Εν PD, Paris, Bibl. Nat. ne 330, fol. 57r : Εἰς δρῶδο una] as la mmämn Labs, [Isyaaso 411}] olamı.b3 « Que l’air se metamorphose facile- ment en toute forme, cela montre l’abondance de son humidile. » — 3. Cl. Aristole, Meteorologica. Pour l’ensemble de la bibliographie greeque, cf. Gilbert, op. eit., (voir page [83] note 4). L’alinea relatif au nuage, ἃ la pluie, ἃ la neige, ἃ la rosee et au givre est aristotelique. Gilbert, dans l’ouvrage sus-mentionng, traite largement des Lheories d’Aristole sur les vapeurs telluriques et les precipitatious almospheriques. 600 GREGOIRE ABOULFARAD)J DIT BARHEBRAEUS. [112] gro [43 Lim langen „2 Jamara (aid u κϑὸ ur οἷς Jans Ss sjlo Ag οἷν. Jualaso Da Nass "PEN" Na Lies !osı hansadımlı „> ale SS ὡς ὦ | 09 [ὅν Io ὡς ὦ Do adib Νυβμκαλᾷδο op] .Jöo 5)lo «αλαόδϑοο 090 „Ku oo [iso ’N&J&0 ‚p>Aso μος 2 od sp» aa, sl μοι an on JA Nil söto ‚roh μὰς Jar oa yo >00 ‚Joh Loy "gr ΕΣ Li! INS "oa "op RN) ng ar har 0 ui le [35 "Ss. Ha Pop Joicr N ol&uso In ad τ SusAso Non Ser) Pro 0 sl oa Js Ip INS er JM LeDl Pont ‚op Yo wsan) hun: 1. Po — 2. B 0.0 — 3. ΒΥ wAhauo. — 4. P bis. —5.P τὴ — 6. P deest, V 958. — 7. P οἵοιο: — 8. P er’: — 9. P deest. — 10. P a=2N, potius a#22De(?)- — 11. PBV sic sufl. — 12. P 2. — 13. P aer'no- rayons du soleil dissocie l’humidite de l’eau et la change en vapeur, elle donne ἃ [ἃ vapeur une certaine legeret6 etla pousse en haut‘. Done, 51. elle monte tr&s haut, la οὐ se trouve l’öl&ment feu, elle se disperse, se dissipe et devient air’. Mais, si elle monte moins haut et que l’air n’est pas tr&s froid, la vapeur se condense, se comprime et il en tombe des gouttes d’eau’. Cette vapeur condensde se nomme nuage et les gouttes, pluie. Mais, si toute la vapeur ne se condense pas assez pour se comprimer, elle s’appelle alors brouillard‘. On sait par la que le brouillard est plus öpais que l’air et plus tönu que le nuage. Mais, si l’air est trös froid et si le froid atteint des parties de nuage avant qu’elles ne soient r&unies et groupdes, il tombe alors de la neige’. Mais, si un froid rigoureux et glacial les atteint apres qu'elles 1. Pour la definition du mot ἀτμίς, ef. Aristote, Meleorologica, lib. I, cap. 111; ᾿᾿άτμίς se forme sous l’action des rayons du soleil, ib., lib. I, cap. IX : Μενούσης δὲ τῆς γῆς, τὸ περὶ αὐτὴν ὑγρὸν ὑπὸ τῶν ἀχτίνων χαὶ ὑπὸ τῆς ἄλλης τῆς ἄνωθεν θερμότητος ἀτμιδούμενον φέρεται ἄνω, et voir ib., divers autres passages. — 2. Aristote n’afirme pas que la transformalion de l’atuis en ἀὴρ s’opere seulement dans la region de l’el&ment feu. Meteorologica, lib. I, cap. ııı : Ὁ περὶ τὴν γῆν οὐ μόνον ἀήρ ἐστιν, ἀλλ᾽ οἷον ἀτμὶς, διὸ πάλιν συνίσταται εἰς ὕδωρ᾽ ἀλλὰ μὴν εἰ τοσοῦτος ὧν ὁ ἀὴρ ἅπας ἀτμίς ἐστιν. L’air provient de l’union de l’aruls et de 1᾽ ἀναθυμίασις. ἐδ., lib. II, cap. ıv. Sur Τ᾿ ἀναθυμίασις, voir plus bas, p. 118 de notre Lra- duetion, οὐ il est trait& du tonnerre et de l’eclair. — 3. La formalion des nuages exige le froid; cf. Aristote, Meteorologica, lib. I, cap. IX : ’Avayopevou τοῦ ὑγροῦ ἀεὶ διὰ τὴν τοῦ θερμοῦ δύναμιν καὶ πάλιν φερομένου κάτω διὰ τὴν ψύξιν πρὸς τὴν γῆν; Ggalement en divers aulres endroils. La vapeur se condense; ‚ib. lih. I, cap. vır. D’aprös Topica, lib. VI, cap. vııt, le nuage est une πύχνωσις ἀέρος. Le froid resserre; ef. Arislole, De respiratione, cap. IV : Συνάγει χαὶ συμπηγνύει. Voir aussi De generalione et corrup- tione, lib. II, cap. ır, οἷς, — 4. Aristole, Meteorologica, lib. I, cap. ΙΧ. — 5. Pour la neige, Aristote, ib., lib. I, cap. ΧΙ : Ὅταν γὰρ παγῇ τὸ νέφος, χιών ἐστιν. [113] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 601 Πομμο os ὅλῳ. ον Ne ΝΘ δυο id mul: |5}9: all bone) soo ‚Aus }5Ὲ5 rd : IN o JNızas 1531 —! N td a ΙΝωυξαϑιοΐο κοι ol Nas > ‚Jarsas rp Ιοομο Igr> og JA, ‚JLoyso Jans <> Nu in ano wö „ads gun ha 200 Je» ug IS, Jos > ‘par yelr> Jogık IN Harsas Ir ws ‚Jo ΜΕ} "orst ’srag)d Muso! Kirs "rd a > IN Jop.ro rl! Aus JA» [9.59 os Jo Dig hrs > ep N. RD] δ᾽ Joa JNumy Jasy Jas old al] Njausl; hun IAjo; INS Νὰ ] pp Jaao ‚nos |Nusas Mus Nlanslo usa οὐν LuSlo „Jolie „tz Udo: Na) ol "ud DIS ade, Jlasi DS Io as In "1 DI rel sa pe ah Jar 1. P ass: — 2. ΒΥ mind. — 3, P hs 0 ὠδωδιογ [au I opl- — 4, P Ayo: — 5. BV «ον. unasidn — 6, P ars: — 7. B In — 8. P eeino οὐ. — 9. P |NABao- — 10. P «αὐ ϑο, — 11. P ao — 19. BV Δ. — 13. P aus. se sont r&eunies et transformees en gouttes de pluie, il tombe alors de la grele'. Et comme la chute des grains de grele dure longtemps, cela brise leurs saillies et les arrondit?. Mais, quand la vapeur monte en un lieu plus bas que nuage et brouillard et qu’elle est en petite quantite, si un froid pas tres fort la frappe et la condense sans l’amener ἃ l’ötat de durete et sans la changer en glace, elle devient alors rosee’; en elfet, quand elle est en plus grande quantite, il tombe de la pluie. Si un froid glacial la frappe, elle devient soit givre, c’est-A-dire « zemäitä », soit gelde blanche, si elle est moins gel&e que le givre'. La pluie qui tombe avec une enorme violence, grosses gouttes chasseces par un nuage &troitement compact, s’appelle averse. La neige qui tombe soudaine et serr&e, s’appelle tourmente. D’apres le volume des parties detachees, il y a aussi des pluies violentes, qui dechirent brutale- ment. Le temps clair n’est autre chose que l’air sans nuage et sans brouillard’. 1. Pour la grele, voir Aristote, Meleorologica, lib. I, cap. xı; la theorie d’Aristote sur l’origine de la grele et la refutation des autres opinions se trouve ib., lib. I, cap. xır. — 2. Aristote, ib., lib. I, cap. XII : Al γὰρ φερόμεναι πόρρωθεν διὰ τὸ φέρεσθαι μαχρὰν περιθραυόμεναι γίνονται τό TE σχῆμα περιφερεῖς χαὶ τὸ μέγεθος ἐλάττους, et ib., plus haut. — 3. Arislote, ib., 110. I, cap. X : Ἐκ δὲ τοῦ χαθ᾽ ἡμέραν ἀτμίζοντος ὅσον ἂν μὴ μετεωρισθῇ δι᾽ ὀλιγότητα τοῦ ἀνάγοντος αὐτὸ πυρὸς πρὸς τὸ ἀναγόμενον ὕδωρ, πάλιν χαταφερόμενον, ὅταν ψυχθῇ νύχτωρ, καλεῖται δρόσος χαὶ πάχνη, etc. — 4. Aristote, ib.; Pseudo-Aristote, De Mundo, cap. IV : Δροσοπάχνη δ᾽ ἡμιπαγὴς δρόσος. — 5. Pour ces dernieres phrases, voir Pseudo- Aristote, De Mundo, cap. τν et P. Lagarde, Analecita Syriaca, Lipsiae, 1858. Moise bar Kepha deerit les preeipilations atmosph6riques dans son Hexaemeron, fol. 178 v»183v, mais ἃ un point de vue plus PATR. OR. — T. XXII. — Ἐς ἄς 39 Pol. 27 "ο 002 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [114] 1) )ror0 JN.a..,0 IiAsasa a τὸ kurs ‚Shan ἀν ᾿ Mjsaıo Jjom "Ss ER "waJorlkass χοὶ Sara, voolan) "Lohse μοοιο ‚Nalı ET rn wöl Jain Ss ala «" ὅ|ο.. JA sol )san τ Jos A200 μὰς οι N 3. Ai Io IN eo» [μόοι lo «“" (aaa war opsol> "aNo Lo AJuN, οὖν» «οἷν “ΔΔαΐϑλοο N] JIgDD Jasas N) oA 5 ad, SA Nojlu a0 ON Νυ ιν υλο Lasası ἤν Ἀτο Jearöhe [sach Ir og Fanta μρ hass wis „ups Kurs 9} JAsisio La u op] asalano gerät do, ΗῈ5 son I > NSS In μεν hl „20 IAgas Jooiks Bo Ινᾳᾶω als, Mol «οὖ lo ku IN = <> IE Nas iso oöu Jlaise „> Lama; omdolı> υτδιχ 15 1. P Ihosa. — 2. P husiso. — 3. P wapläan. — 4. PV or — 5. P any: — 6. P kin! — 7. P 3. — 8. P deest. — 9. P deest. — 10. P erw. Du halo'. Si un nuage lisse, dense et clair se forme naturellement au- dessous de la lune, celle-ei est visible individuellement, comme en ligne perpendiculaire, car la clarte de sa lumiere tombe sur le nuage qui est autour de son cercle. De cette maniere le halo, cerele entier, est apparemment visible. C’est pourquoi il est, le plus souvent, pres du meridien et non sur l’'horizon. Mais autour du soleil le halo est plus rare, parce que non seulement le soleil attire la vapeur, mais encore la dissipe. Quelquefois il se forme autour des etoiles, car l’etoile attire faiblement et dissipe faiblement. Le halo est possible autour du soleil quand le nuage est tr&s dense et compact. Si deux nuages, de la maniere que nous avons dite, se trouvent l’un au-dessus ᾽ 2 de l’autre, (deux) halos sont alors visibles l!’un au-dessus de l’autre. Certains disent en avoir vu sept. De l’arc-en-ciel?. Quand des parties d’eau, qui sont translucides et lisses, pralique que scienlifique, et sa terminologie ne concorde pas avec celle de Barhebraeus. Sur ce sujet Jacques bar Chakko a fait des emprunts litl&raux ἃ l’//exaemeron de Moise bar Kepha; voir son Livre des Iresors, fol. 179v-183 v et Journal asialique, mars-avril 1896, pp. 317-322. Gomparer le texte de Barhebraeus avec Qazwini, Cosmographie, t. I, pp. IE. 1. Pour le halo, voir Aristote, Meteorologica, 110. III, cap. Π el ıı; notamment : Τῆς μὲν οὖν dw φαίνεται πολλάχις χύχλος ὅλος, Kal γίνεται περὶ ἥλιον καὶ σελήνην χαὶ περὶ τὰ λαμπρὰ τῶν ἄστρων. Pour le nuage rendant possible le halo, voir ib., lib. III, cap. τπ. Voir aussi Olympiodore, 217, 20, elc.; Alexan- dre, 142, 21, ete.; Pseudo-Aristote, De Mundo, cap. Iv. Un extrait de la theorie d’Aristote est donne par Stobde, Eclogae physicae, I, 30, 2, edition Wachsmuth, p. 241, ete, (Arius, fr. 14, cf. Diels, Doxo- graphi Graeei, p. 454). Ges references sont 6galement donndes par Gilbert, op. eit., pp. 602, 604 (voir page [88] note 4). Moise bar Kepha. dans son Hexaemeron, fol. 194 v et ss., fait du halo une descrip- tion plus elendue, mais diff&rente. Chez Jacques bar Chakko, Livre des tresors, fol. 190r, il y a extrail littöral de Moise bar Kepha, voir Journal asiatiqgue, mars-avril 189326, pp. 325-6. Cl. aussi Qazwini, Cosmographie, τ. I, p. |**. — 2. Pour V’arc-en-ciel, voir Aristole, Meteorologica, lib. II, cap. 11 et IV. [115] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 603 ‚JkaaDo ss; !jooıs Jasa, alas „0 „Släwo DD, «ὍΝ Joa, „Auas OF) Korröl ‚Jkus δὲ μόρον. Jja) Jsasuo INA a5 Jlaseı> μον ὅϑο häys uud INSAän ut las, Jos, ἈΝ Ju Lama IN. Ls <> Ahao an ZZ "Loljs μοι ἡδὺ or "ων ‚apa A Jain [λαϑοὶ lass mas Sao Las! LIDL oo ”örnar Jpows lau; SA Inu ἴων SQ ‚Nas ul] or rar Jans ‚on οἷα αν οὐ Ioph oy Bil oo Nu Ian, bis 82 ar? as son] \opiol Alan Do )Nao ἱμόοι „ol ! LSsas win ups }} Joows πὸ τὸν a LI Sy μὰς Je or horn wire 1. P ον. — 2. PV wßp: — 3.P ΜΕ ». — 4-4. P deest. — 5. BV niyaw- se trouvent posdes diametralement au soleil et quand il y a derriere elles un corps compact, dense et sombre, par exemple un mont ou un nuage, l’&clat jaune or du soleil en &claire alors les parties lisses et differentes couleurs apparaissent, en figure d’are'. Le cercle extörieur de l’arc-en-ciel parait rouge, car la lumiere au milieu du noir parait d’habitude rouge*. Le cercle qui se trouve derriere lui, parait vert ἃ cause de l’eloignement de la lumiere; le troisieme cercle parait pourpre ἃ cause de l’eloignement encore plus grand de la lumiere?. L’arc-en-ciel est un demi-cercle parce que le soleil est ἃ l’horizon; donc la seconde moitie du cercle, invisible, doit ötre sous la terre. Autour des etoiles il n’y a jamais d’arc-en-ciel ἃ cause de la faiblesse (de la lumiere). Autour de la lune, seulement quelquefois‘, parce que pendant la nuit ces couleurs trompent les sens, et parce qu’il est necessaire qu’elle 1. Qazwini, Cosmographie, t.I,p. \** : ua EN EI 15} BES ιδϑ u ur Li, BES ei) Es N sl Ὁ» βὰς τοῦ aha wu! « Pour l’arc-en-ciel, il existe seulement quand, par chute de pluie ou par formation de vapeur, des parties d’eau translueides et pures se trouvent ἃ l’encontre du soleil, que le soleil est döcouvert au voisinage de l’horizon oppose, et que derriere ces parties se trouve un corps compact, tel un mont ou un nuage sombre.... » — 2. Aristote explique aussi de cette facon l’origine de la couleur rouge dans Varc-en-ciel. — 3. Pourpre — τὸ πορφυροῦν. Selon Aristote, les demi-cercles vert et pourpre de l’arc- en-ciel -sont causes par l’eloignement du regard; selon Qazwini, par l’eloignement du soleil. — 4. Notre texte, jusqu’ä la fin de l’alinda, se trouve dans Aristote, Meteorologica, lib. III, cap. π. Pseudo- Aristote, De Mundo, cap. IV : Ἴρις μὲν οὖν ἐστιν Zugaoıg ἡλίου τμήματος ἢ σελήνης. Moise bar Kepha donne une description ötendue de l’arc-en-ciel, Hexaemeron, fol. 193 r-194 v; il explique autrement l’origine des couleurs. Jacques bar Chakko, Livre des Iresors, fol.189r-190r, contient un extrait litleral du preeedent, 604 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [116] ΤΡ τοὶ, 37 γϑο „Iso ?Jöoı ki «Ὁ 'μβοω"» m " Joow wo) Alasısas, Su Ao hl ul am.is aan; | "öl yulo BER » abo wu »)jowm win )Nao oo Ju 1) nahe > |NS£awo Ras 'u, has τχϑοχ, dia Il Vu Daöh mans); Jans] IA>5 Ja IN Jamıo Jasası alasıras Lin. νὰ 5 gr am a-m|| «οἱ Iasas, οἱδο;! Auso| μας > has) > „aslie os |Naoo Nam it er ἄλλο „äris gas „oooy DS horse ‚Lama Ir Jar 0 one Ju Ss «ὁ kasas Nino „aisoo Daän oonanam]) abo Jjomyo Jasas, οι ὶ 2. aa I NN, ER Ι"ο “«ὅοι μιοοα N ἊΣ Ni> hl afadlasl γερο» ol ya, wojaawans Lior) nass ı ιϑοι .onar spa fasas 5,8 „20 ‚Joa οἷδιο "Lälso in μια 1800 es 00 > ads, Jah) pn > kssas "5 Je Kassa yulo oh uud sis ud op 1. P deest. — 2. Plow. — 3. Praely — ἃ, Pag ae — 5. P kiss. — 6, PB Neioly. — 7. PB μᾶΐρο. soit en son plein; or elle est pleine seulement un jour par mois. (Il est possible) quand elle se leve et non quand elle se couche. Comme le dit Aristote, il vit un arc-en-ciel autour de la lune deux fois en cinquante ans. Des parhelions. Quand il se forme naturellement au voisinage du soleil un nuage dense et lisse, ayant l’aspect d’un grand miroir, si bien qu'avee la couleur, c’est-A-dire avec l’&clat du soleil, il suflit A prendre aussi sa ressemblance, alors apparaissent les parhelions. Il se montre en eux des parties de halo et d’arc-en-ciel, car chacun d’eux est plus petit que le par- helion. C’est pourquoi ils saisissent et oflrent seulement l’&clat du soleil et de la lune, et non leur ressemblance. Les parhelions sont du cöt& du soleil, le plus souvent quand il se couche, parfois quand il est au möridien. Comme le dit Aristote, deux parh6lions se leverent dans le Bosphore; ils y restörent tout le jour et, au coucher du soleil, tomberent avec lui'. Le parhelion provient d’une vapeur collante qui s’eleve dans l’air, s’enroule et arrive jusque dans la sphere de feu, s’y allume et semble &tre comme le soleil, 1. Cl. Aristote, Meteorologica, lib. III, cap. 1 et surlout v1. [117] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 605 =3e ΠΝ δοῦν omas sl Milo αἱ μο Asa, Tolarıı Jasdso RENT Jäns, Ka ol role: ho κϑὸ u ‚als ἀν >. <> ga μιϑαϑ9 οιμδοσυϑο UN Js: DEREN WEN T | IANsası = Jaisos woı ΕΞ öl Bun ST > I) yilo ‚bass oo Je, οι» Ic SA ὁ a en μ᾽} JhomAmo «5309. Jar «-ϑο Dun lo er as 1μ"} „ul μνῶαϑ 2; μοὶ Lo Ian Syan κὸο ganz rss 0 ,5 mA Js, Jar lad afasaa ΘΗΝ pol wu) I asamsanı βιβαα Niso |Aaoo IN ρος ἘΠ] τρ βα oa ἀν» δ δ θο aus RENT Pl «αἱ Jwäus βῴλαω ab [5»ωο ‚ade "up As, gar Jor2o Lor>0 os Βα. En Jr Jasd; 1. P σία LaaN |judo »"ἰο, in margine Ir&-0 lass LaaN 4slo. — 2. P deest. — 3. P geDo, V φραΐωδοο. — 4. P om. — 5. P υήλαρ. — 6. P wumfur9o, B waumgu9o. — 7. P unedar- et persiste des jours et des mois selon sa densite. Quelquefois il tourne avec la sphere ' Des lances’. Les lances et les traits, qui s’appellent aussi faisceaux de verges, sont des phenomenes semblables par leur couleur ἃ un arc-en-ciel sur les nuages. Ils sont derriere le soleil, ἃ droite et ἃ gauche. [15 paraissent ötre droits, soit parce qu'ils sont de petites parties de grands cercles, et c’est pourquoi ils paraissent &tre droits, soit parce que celui qui regarde est dans une position oü ce qui est arqu6& est ordinairement visible comme droit. Ils sont rarement visibles au m6ridien, car ils se dissipent et disparais- sent par la force de la chaleur, mais lorsque le soleil se leve ou se couche. Du tonnerre et de l’eclair, 11 convient de savoir que le halo, l’arc-en- ciel, les parhelions, les lances ne sont pas des entites reelles, mais seulement des phenom£nes et des phantasmes visibles ἃ notre regard. Mais les tonnerres, les &clairs et autres choses pareilles dont nous traiterons, sont des realites 1. La physique poslaristotelique divise les phenomenes atmospheriques et meleoriques en deux categories : ceux qui se produisent xar’ ἔμφασιν et ceux qui se produisent καθ᾽ ὑπόστασιν. Les premiers, fielifs, sont des miroitements; les seconds exigent une Lransformation de l’element air; voir Pseudo- Aristote, De Mundo, cap. Iv : Συλλήδδην δὲ τῶν ἐν ἀέρι φαντασμάτων τὰ μέν ἐστι κατ᾽ ἔμφασιν, τὰ δὲ χαθ᾽ ὑπόστασιν... Scholia Aralea, 811... Τὰ μέν ἐστι χατ᾽ ἔμφασιν, τὰ δὲ μιχτὰ, τὰ δὲ χαθ᾽ ὑπόστασιν, Gilbert, op. cit., p. 587 (voir page [83] note 4). Barhebraeus fournit deux explications de l’origine des parhelions, d’abord χατ᾽ ἔμφασιν, ensuite χαθ᾽ ὑπόστασιν. Dans Scholia Aratea, 811, les parhelions sont donnes comme μιχτά, c'est-A-dire χαθ᾽ ὑπόστασιν el χατ᾽ ἔμφασιν. — 2. Aristote, Meleorologica, lib. III, cap. IL, IV, VI, ῥάθδοι. Pseudo-Arislote, De Mundo, cap. IV. ΄ ἘΡ [0]. 28 I”, 606 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [118] I aa: y-lı «οὶ ar ap ISo Jbaias «Οὐἱ Jsoauto A» al „20 "a N 00 IQ ul > De eo Js Joa ost Lei: aD ass, JA 00 N OOMS0 JA 5A Juno "orianso μόν a5 μων DS 05 [3}} „ol χὰ „20 RER NN „ssoNas JFolso (aasjy os JLo [Luslz osı μονα ον oo olaaa., Jun INxun2o yore INunoo Lu N5 001 hasa,, har [καὶ Id og As Kl >» Loy ASS Jan Po οἱ» I] Nuss] Ikelo J15010 „om [aus Jr ann Job Haıssl) Ps Mau 20; [25,0 "od Jana DS Js ομαυν ον αϑο Nasa SD ‚Joy, 001 ΙΔ (as; u Jusoo JKohso Lor> "us au As oo ar oA mal > sam, wor ax; “aD > Jo,> Ju>o „A, JA 00 = Nu Ju > "ρον λαὸ αν. μῶν al Das m Joos ssollaso; ode ‚Las Nass Joors 1. B deest, V? — 2. Ps&o In, ΜῈ os. — 3. ΒΥ ἢς 'δϑδοο sous μβιλο. — 4. P deest. — 5. P wno- — 6. P woio. — 7. P om Lan: — 8. P bis. — 9. PB oAaN80. — 10.P pP: — 11. BV δι: existantes et non des phenomenes'. Nous disons done que souvent la vapeur humide s’eleve et monte avec une exhalaison fumeuse’. Quand elles montent ensemble, elles se condensent en un nuage. L’exhalaison fumeuse est enserrde ἃ l’interieur de la vapeur devenue nuage. Si elle s’y r&chaufle, elle s’efflorce vers la rögion du feu, plus haute, et perce ainsi le nuage qui l’enserre. De cette perc&e violente on entend le bruit, qui s’appelle tonnerre. Comme cette exhalaison fumeuse est un corps subtil et qu'il y a en lui une partie aqueuse, une autre tellurique, lorsque la chaleur caus6e par le mouve- ment &chaufle la substance aqueuse de la substance tellurique, elle les trans- forme en une matiöre grasse et rend ainsi le corps compos& par elles facile- ment inflammable et luisant. Cette lueur s’appelle 6clair. Et comme ainsi le tonnerre est la cause de l’eclair, les sens percoivent d’abord l’eclair avant lui, car le son est d’ordinaire devanc& et d&passe par ce qui est visible, surtout quand le visible est le plus rapide, soit l’ign6, et quand le son arrivant ἃ l’ouie a une petite vitesse, par exemple quelque chose d’humide en ses parties. 1. Se reporter ἃ la note 1 de la page [117]. — 2. Aristote, Meleorologica, lib. I, cap. ıv; lib, II, cap. Ivy el ΙΧ el divers autres lieux. Vapeur humide = ἀτμίς, exhalaison fumeuse = χαπνώδης ἀναθυμίασις. [119] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 607 IAssaas | Il kasio ‚lands Sulz yore χοὶ ‚Asnaas I 515 |Nuo,o Saure; Lady Kaii> ni | a Bun Ns "ji m 11 lo wann .0004-2.30 | giarsa ΙΝ}. Jan so: ge wasasollo oo sl ano kop>> Jsas; SA aus] μαι 0 ja Ad ui Jo ‚oo en Del gauıs Fol οὐ oalaso;|o omas so DS / Nas Boa a τὸ 9} ‚ulm.isda "oaarflıpra τόλμα ἀν» οἷν Ag οὐ ya | οἰομκο. 1a AND wo] μὰ > gabe: ug staiso} Joowo ‚Kaas (915. Issll IA τϑ Nana» > ny° ai J 02 ud 'basays za Ks ἵμαδο zz Joan οομὶ oJ Joe Jia Auso| Paz! har oge „usa ομα Io] Ns Jaojasaso yasass ‚or ja; halsaydı [20 μοὶ a Las: Jlooı τ ἢ Υ δι χὶ a ΟΣ Ba) „od 59-26 I 13 ya ‚ou REIT 00 οτδὰῳ μάλ Jr Loanado 35 οἱ ka ng Jacıs » |LSSEST) 1.P bis. — 2. P wojaga2h!o- — 3. P hast: — 4. P το: — 5. P ξαϑ5ο: — 6. P sola;olo- —7,P wwl0o — 8. BV one. — 9. P huge. — 10. P basatıs- — 11. P 8. — 12. BV was: Que la vue est plus aiguö que l’ouie, on le reconnait chez ceux qui frappent avec les rames, (car) nous n’entendons le son du premier choe qu’apres la vue du deuxi&me. Empedocle et Anaxagore pensaient autrement du tonnerre et de l’eclair. Ils disaient que ce sont des phenomenes. Mais Clideme' dit que seul l’eclair est un phenom£ne’. Mais afın que notre discours ne se detourne pas du but, nous nous abstiendrons de leur objecter et de discuter avec eux. De la foudre, du κεραυνός et du πρηστήρ. Quand la fumee chassde hors du nuage vers le bas, que ce soit par son (propre) poids ou par quelque chose qui la dörange et en empeche l’elevation, arrive sur la terre avec une grande violence et tres &chauffee, si elle est d’une matiere tres fine, elle traverse le corps qu’elle heurte sans qu’on puisse la remarquer ou sans en noircir la couleur. Elle s’appelle ἀργής, c’est-A-dire blanche. Mais, si elle est d’une matiere plus dense, elle noireit les corps qu’elle traverse. A travers de plus subtils et de plus mous que ceux-ci, elle passe sans leur nuire, mais enflamme les (corps) denses; par exemple, s’il lui arrive de frapper un bouclier, elle en fond le metal, mais laisse le bois sans dommage. Celle-ci 1. Κλείδημος. — 2. Pour tout ce passage, voir Aristote, Meleorologica, lib. II, cap. ıx, dont notre texte est la reproduclion presque absolue; voir aussi Pseudo-Aristote, De Mundo, cap. Iv. ol. 28 ibn 608 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. 1120] 9 ?L305 “)"α. δ wolo ‚Joh ER Kool wwjabams Juor οὶ wol JAu-jo ‚sol alax. Do „as Βα: 9 wol INS „ul LS μίας Ja-2-> dor ‚sorslo „am'S aD asän Jr. Jan huono [HAN )ο as μδν ἤοοι ul role Inas Aue] wasljors JN-» 09-5 ΙΝ ας "yulo 4} ooramo oa ‚Jo Jul oc Ko Joh dlm2 μοι 090 upul] wams|>; Jascy Lars [βαοὶ wu yayuläc Karls) δι κατ ’omnlınan ἀν uN;a2 its os Nil; aa Nuss, rehalla "uucdsan μομμαϑ all, οὐν 515. Ho „LurNupan JeAs "ou ai sad Sud Aron Kulad 9}} "or con ad Aano Liso "ILS "fol. 20 Nas Ja; oo μμ 33 BEN san] Iasis was, 0 a ul en ST Jyasäs el Irre Jos μάθοι "ou NUN, [u] ad, ai} RS | pulse ano oo), Jsaso (au do [3,9 Lu » ER ee “πόδι 1. Paz — 2. B sing. — 3. B sing. — 4. P μὲ 15. — 5. B worunoy. — 6.V τ ξωδιλον: — 7. ΒΝ ‚om. — 8. P |, Ν ἸΏΝ. _ 9. P deest om οἱ)" — 10. BV deest. — 11. PBV gr&x- s’appelle ψολόεις, c’est-A-dire qui atteint. Elle frappe egalement les hautes montagnes et les fend. Quelquefois elle plonge dans la mer et y brüle les animaux; parfois aussi elle coupe les corps en deux comme une £pee tran- chante. Toutes deux s’appellent d'un nom commun κεραυνός, c’est-A-dire le coup. Mais, si cette fumde a une matiere trös dense, collante et grasse, elle allume et enflamme l’air et apparait en lui comme une flamme, ainsi qu’on le vit lors de l’incendie de la cathödrale d’Ephöse. Celle-lä s’appelle πρηστήρ'. Des δοχίδες, c’est-a-dire des λχυπάδες", et des etincelles, qui sont visibles LEEREN nn dans la nuit. Des lieux ou se trouve une substance sulfureuse, des exhalaisons sulfureuses s’elevent et s’associent en vapeur avec l’air humidifi6 dans le froid. Cetair se change ainsi en une substance grasse, facilement inlammable. Elle prend feu aux rayons des etoiles, comme il arrive pour une lampe que d’une flamme superieure s’en allume une plus basse’. Ainsi sont visibles beaucoup de lumieres, comme des colonnes, qui descendent et sur la terre et dans la mer. Dans la nuit sont egalement visibles beaucoup de feux qui I. Voir Aristote, Meteorologica, lib. III, cap. 1, auquel est eınprunte tout l'alinda, ἃ l’exceplion de la phrase : « Quelquefois elle plonge dans la mer, etc.» — 2. Ces appellalions sont postaristole- liques; chez Aristote, les termes correspondants sont vraisemblablement δαλοὶ καὶ αἶγες, voir, ib., lib. I, cap. ıv.— 3. Pour cette phrase et la suivante, cf. Aristote, id., lib. I, cap. ıv. [121] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 609 Iaupio Jaxäso roli2o As; ga ‚Ja > INK „Nano » has Ira» μας» “> ‚Jesayglo LN5anjo "Lauss.20: x Jjotas "ass [00 as gan ylı μὰς Du > μα... Jar Io Spule αὶ κϑὸ haslas as Rus: Ἵμιοξαθ IAoor wei slasaay SA Jaja; None λάδι) ul μας Joa τόν ἂν τύώβϑαϑ Im βω a Νυδαίαϑο Ἵνα" wo. ID; Nm Musa ka > » ‚No as m Sayı a5 „lo so MuupNs Jo ‚Lasst ‚Nass ᾿νοῦ, "larak Jaal Ja: Nds ab ol ‚Lu aD lo ‚Laie Aura lan. ol ‚Ns οἱ Kasoyo INS, Jasoyo „A| lo „äis a2ölo win, IN 18} ‚Hoc wor KLas Jyan> JLasoy wir wor | J33 ΙΝ) αϑὸ Jay wi Js Lauspohno yası μ-α-ϑας 6.9 u lo "oa g.m.[s lo «-" 7 mn ἡμοα.ϑα-»} „ansol ! „2-55 Jassohm ra wabann|o waus „20 Mn ἡμοαϑἱο 1. διίμϑωο. — ὃ. P i0d0. — 3, PB |. — 4, V utsonoy. — 5. V oaay. — 6. V μροβυ}9. — 7, P deest. — 8. P erde. — 9, P οὐ αδνοξαοο LaaS [ar — 10. P wlan. — 11. P Ἰδϑωμο |Lasiss. — 12, PB wapjoasa: — 13. P wojage>|ulo, B wojaammplo. — 14. P wupjojaaslo.. se tiennent fixes, surtout par temps clair, appeles χάσματα et PBöhuvar, et beaucoup de phenomenes, qui sont rouges, 6carlates et pourpres, car lorsque la couleur claire du feu se möle avec un peu de ten£bres, cela fait semblables couleurs'. Rt quand la lumiere brille, ce lieu prend l’aspect d’un trou. Cependant, dans le jour, ces flammes ne sont point visibles ἃ cause du soleil. Des cometes. Si la matiöre fumeuse, collante et grasse arrive dans la zone de feu, elle s’allume. Et lorsqu’elle a entiörement brüle, elle se transforme en substance ign&e, devient invisible et il apparait comme une etoile qui tombe et s’envole du ciel. Mais, lorsqu’elle ne brüle pas completement, elle persiste (plusieurs) jours selon sa densite et il apparait la figure d’une tresse, d’une queue ou d’une tente ou d’un animal cornu. Et si la matiere est tr&s 6paisse, il apparait des signes terribles, rouges et noirs. Quelquefois cette image tourne aussi en cercle, (animde) du mouvement circulaire du feu- qui tourne avec la sphere celeste. D&mocrite, Anaxagore, quelques pythagorieiens, Hippocrate de Chios et Eschyle son compagnon disent que les cometes sont des &toiles groupees, fixes, et elles constituent des 1. Emprunt& ἃ Aristote, Meteorologica, lib. I, cap. v. ἘΡ fol. 29 ν". 610 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [122] Iris ‚olas,. DA ran Iapn?o Je, ru] rl [EIS] »jpa0 as'po ‚oo, κϑομκλδι un Jalıms;/o „oo Joor [ὁ δὰ». a2 5] oe in 2 Luono Jod Lil! Id nf ILS τον Luias 001 J5Ljl ENT 2 ΔΗ 0 as ame, υδι Ps Id olärso odas wär "Jlanssas wor Jnols Inka Fisoto olb/Kaseo re θα οἱ .sudn; Judo "J,oasso Ὁ} "LA5hne Jbors Ju’) ον 613505 Lıxzıa Io mooly > Sau > sy Moäls μοι Lö aaa, wor Solid, JusaNän; rg MD δι οἱ "Lolilss ον Kal οι dm el af] ‚nah Lax In Wanghoasen 05 dr Niauı Ile, "uoniulz ob yar’Asoo yalaso Jr äDo «ξο al Jsasy Kasäs, „ro Jo, N" ojja mals lo =! — N dla tms] ra Das 130 soo. > rl gs 1. Pay: — 2. B Ἰδωϑῶ — 3. P ᾿δέϑοδϑο. — 4. P lypaiss- — 5. P deest. — 6. BV deest. — 7. P kailoy, B kalse- — 8. B Inge: — 9. P umnodel -Iyon> wudsoo. — 10. P ρα ῥα. — 11. PB 050002 lo: — 12. B deest. phenom£nes parce que proches les unes des autres en raison du mouvement reötrograde qui leur est propre. Aristote a declar& errondes les objeetions de tous et les a refutees'. De Tincendie. Si l’exhalaison fumeuse, collante et grasse, s’elevant de la terre sans que sa racine s’en separe, arrive dans la region du feu, elle prend feu et s’enflamme. Ainsi la substance ignee allume lentement toutes les parties de l’exhalaison jusqu’ä ce qu’elle atteigne la terre et elle brüle tout ce qui s’y trouve, comme nous l’avons vu maintenant de nos jours, lorsqu’il advint que le feu brüla une quantite de grands bätiments en Arabie et m&me le sanctuaire des Musulmans de ces lieux, appel& Ka’ba. De la voie lactee. Aristote dit que cette exhalaison fumeuse forme et döter- mine dans l’air (la voie lactee), qui est une comöte d’un tres grand cercle °. Mais Demoerite et Anaxagore disent qu’elle est la lumiere de petites &toiles, tres nombreuses et voisines les unes des autres’. Quoique Aristote surpasse 1. Au sujet des comötes, voir Aristote, Meteorologica, lib. I, cap. ΥἹ et vır. En ce qui concerne D&mo- erite et Anaxagore, il est dit au cap. vi : Ἀναξαγόρας μὲν οὖν xal Δημόχριτός φασιν εἶναι τοὺς χομήτας σύμφασιν τῶν πλανήτων ἀστέρων, ὅταν διὰ τὸ πλησίον ἐλθεῖν δόξωσι θιγγάνειν ἀλλήλων. Les autres philosophes citös ne professent pas, d’apres Arislole, la m&me opinion que Democrite et Anaxagore. Voir aussi, ib., Vopinion des Egyptiens. — 2. Aristote, ib., lib. I, cap. ὙΠῚ : Kal ἔστι τὸ γάλα, ὡς εἰπεῖν οἷον ὁριζόμενον, ἡ τοῦ μεγίστου διὰ τὴν ἔχχρισιν χύχλου χύμη. — 3. ΑὐἹβίοίο, ib. : Ol δὲ περὶ ᾿Αναξαγόραν χαὶ Anpönpırov φῶς εἶναι τὸ γάλα λέγουσιν ἄστρων τινῶν. PETER ς ἂν» [123] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 611 Lido JLSÄD ὡς ὦ a8 Je has ud] bie art oa yalı is) adDaa Ir Lo el: ul dr Slam “or .oduss) as un} «μοι oo Joor 5)k> wol ao ον Juice ἢ Sag da A120 00 yo, Som Jo ‚Ja iaso Jloili> "Jim aa Lan „ur har ol! Lusol; rl ΙΝ 505. wor a Jr A200 .Lasas [σοι Js; «Ὁ μοὶ > has: EDS dar 5 or Sid oe Hu "ADEBI0 A 2 il oe adin: Io Luk μὰς Id μαι I ger Bus ομμο > lau. Lois X Jr ill: TERN Ναϑοὶ "μοῦ ds suspo 93}}Ὁ Jr Janus alAusäso Nu sat ho ad II; list lass. Lola Jo nl JMSso μμό Sax ‚Sir ΠΝ λαοῦ San [γι war SQoo " ‚Lö JNusias us u 1. P kul bon .ly 1:85... — 2. P μέμιδιδλο Afaluias. — 3. P Sn. — 4. B Nausasyo. — 5. P Nino or -l5jay. — 6. P μιμοῦ. — 7. P deest. — 8. P won nlopjS- — 9. PB „0%: — 10. BV deest. en tout les autres, sur ce seul (point) son opinion ne parait pas ötre tres ferme, car la persistance d’une telle exhalaison fumeuse sans changement pendant des temps si longs n’est pas croyable. Et puis, si elle etait dans l’air, pourquoi ne serait-elle pas visible differemment dans les endroits differents, car, n’est-ce pas, la lune, qui est plus haut qu’elle, est differem- ment visible? Mais les pythagoriciens disent qu’elle est la voie d’une de ces etoiles, qui tomberent lors de l’incendie dit de Phaethon. D’autres ont dit qu’une fois le soleil s’est mü par cette voie; c’est pourquoi l’endroit a pris feu'. Il est elair que ces mots semblent ötre plutöt une legende que la verite. Du vent. Quand l’exhalaison fumeuse, montant de la terre, arrive ἃ la zone d’air froid, sisa chaleur diminue par le froid, elle s’alourdit alors et descend. Dans sa descente elle suscite un certain mouvement dans l’air, que la science appelle vent, c’est-aA-dire soullle*. Mais si, la, sa chaleur ne diminue pas, elle arrive sans empechement jusqu’ä la zone de feu. Et comme celle-ci 1. Aristote, Meteorologica, lib. I, cap. ὙΠ: Τῶν μὲν οὖν χαλουμένων Πυθαγορείων φασί τινες ὁδὸν εἶναι ταύτην, οἱ μὲν τῶν ἐχπεσόντων᾽ τινὸς ἄστρων Kara τὴν λεγομένην ἐπὶ Φαέθοντος φθορὰν, οἱ δὲ τὸν ἥλιον τοῦτον τὸν χύχλον φέρεσθαί ποτέ φασιν" οἷον οὖν διαχεχαῦσθαι τὸν τόπον τοῦτον... --- 2. Οἵ, Theophraste, De ventis, 22 : ᾿Ἀήρ... ψυχρὸς καὶ ἀτμιδώδης, ... χάτω φέρεσθαί, ... ὑπὸ τοῦ θερμοῦ (OU τοῦ πυρὸς) χρατούμενος ἄνω φέρεται : νῦν δ᾽ ὥσπερ ἐξ ἀμφοῖν μιχτὴ διὰ τὸ μηδ᾽ ἕτερον χρατεῖν. *-P fol. 30 τος 012 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [124] NND wie] wol Luce Nam Se Lu οὐ μιλιὰ os LS jan “μαλέμοαϑϑ ‚Isupo oje 93}}Ὁ» „as „ll, oo las δδο As I De us rlshölkels SE) an-Jäfm.lo «Ὁ, Ina ga Ὅροι Ai: Ns, Luis, δι <> Er Jyo1 Nasa ἤοοι ao001 ..-3ωο Le εἰ ds Ελγαῖαϑο ["οιο .! «οι "μκω 05 so „20 ‚Judo: 001 ἴσοι Jade u or D oa Am Las! [μωροῦ gel Ir > „ieh oA Id> «τοι «θοῦ ul >msäan ΖΦ br) “> ‚oo Ja faul οὐδ. FRTD oo [Δ 0 In Jar! a J-s>:o yol a2 EN Ass sl Kali N ὦ 580 De us ἢ «τὴ ws dad Los or «τϑᾶϑο aaa un μοι τϑ Jap Jası ul, AD " oroy> uLär wörso Nuso (asA0o en oo Ὁ ‚IAupsaso ya, Haas; al ke 1-1. P deest. — 2. PB wupjoal. — 3. BV deest, — 4. P won — 5. P Wißs οἷον Aupdy hasl- — 6. ΡΒ δ᾽ er — 7. ΒΝ «53,65. huto μὲ Jam: [ud Jul Ὡς ὅδϑσο. — 8, P eur: — 9. P «οἴλοιθν — 10. P Ip2e- tourne avec la sphere celeste, elle derange l’exhalaison fumeuse dans sa montee, si bien que cette (derniere), par contre, se meut en bas. Elle produit dans l’air le mouvement mentionne et cause le vent'. Hippocrate et les stoiciens ont dit que les vents sont un flux et un courant d’air”. (Que cette opinion n’est pas vraie, on le sait par cela que dans les anndes söches, oü ilya peu de pluie, ily a beaucoup de vents. Gela prouve que la vapeur fumeuse et söche est la matiere du vent, comme la vapeur brumeuse et humide est la matiere de la pluie. Quoique ces deux vapeurs soient ainsi contraires, elles s’entr’aident ἃ l’occasion. La vapeur brumeuse aide la fumeuse ἃ naitre, par le fait que la terre, si elle se mouille et s’imbibe, fait monter beaucoup de fumde, comme les &corces humides’. Les vents engendrent les pluies par cela qu'ils frappent les nuages, les condensent, les compriment et par cela que, en raison de leur mouvement, ils &miettent V’exhalaison fumeuse jointe ἃ la vapeur. Lorsque l’exhalaison fumeuse aban- donne la vapeur comme (etant) d’un poids lourd et &tranger, la vapeur se 1. Comparer Aristote, Meteorologica, lib. II, cap. Iv : Ἡ δὲ φορὰ λοξὴ αὐτῶν ἐστιν’ περὶ γὰρ τὴν γῆν πνέουσιν, εἰς ὀρθὸν γινομένης τῆς ἀναθυμιάσεως, ὅτι πᾶς ὁ χύχλῳ ἀὴρ συνέπεται τῇ φορᾷ. -- 3. Hippocralte, 1)5 flatibus 3, (v1, 94, 6dition Liltr6) : Ἄνεμος γάρ ἐστιν ἠέρος ῥεῦμα χαὶ χεῦμα. (Diels, die Fragmente der Vorso- kratiker, II. Band, p. 431). Olympiodore, 98,1; Aelius, III, 7, 2 : Ol Στωιχοὶ πᾶν πνεῦμα. ἀέρος εἶναι ῥύσιν... (Diels, Doxographi Graeei, p. 374). — 3. Aristole, ib., lib. II, cap. IV : ... Ὅπου δὲ πλεῖστον ὕδωρ ἣ γῆ δέχεται, ἐνταῦθα πλείστην ἀναγχαῖον γίνεσθαι τὴν ἀναθυμίασιν, παραπλησίως olov ἐχ χλωρῶν ξύλων χαπνὸν, ἢ δ᾽ ἀ- ναθυμίασις αὕτη ἄνεμός ἐστιν... Pour les phrases pröcödentes et pour les Lrois suivanles, cf. Aristole, ἐν. [125] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 613 Jess) 0 spe I,5 Fuss Jrdise il or das .Jrde Josie +]/Muuis Jän aNä2o Sa +3 ‚Jo 3 Kuilsso kus 0 Jul μὰς Mess ‚nlalia Eduaasa τόρ ἀν» SD Li MUND ὧδ. Is] haus onsiols ὁμ5 a » OR δ ϑ Er ‚ori 0 βϑοο ‚Luis SS io] ws "20 “go μόν Ju 430 ὐμν a TER Is ko; nor) gay Sy Nsaän «λοι ἈΝ, ua] usadıaly Leise „20 Lohse "ΠΝ αϑόμδο Kirn "ὀμέοογδϑ Jos „20 ΙΝ ϑᾶθο wol, «Ὁ "dr ρόδο Δ orst „al nl false cm μι ξμδο Saso [55] Lab KLAD Nuss yelı KDsaän (κῶν ββϑοιο ui el Los wol > IS ul ἘΡ' [0]- 30 yo “2 . 2 13 4“ “ “᾿ = 12 hurs ras "gms mo ds] ao is ar N na he > JS> Jo 1.P .5. — 2. Ρ «[50. —3. Pmadb. —4.P un. —5. Pm>. — 6. P οἶϑοῖ5. — 7. Β [Ἰδμϑαϑο. — ΒΡ Ἐπ τὸ. er τοῖο. — 9. V Ἰδωϑ πο. — 10. B ἰϑέβοο. — 11. P ae. — 12, P «δο. — 13.P refroidit, s’&paissit, descend et devient pluie. Les pluies dissipent le vent par nature, car elles en dötruisent l’exhalaison fumeuse, et les vents calment la pluie, car ils dispersent et chassent les parties des nuages. Du λαῖλαψ (9), du στρόδιλος (?) et des ouragans. Le vent qui s’&chappe d’un nuage et descend, si un autre nuage vient sur sa route, il le rejette en bas et s’en &lance en haut. Ainsi par deux chocs contraires il arrive que le vent tourne sur lui-m&me; pendant son tournoiement il s’appelle λαῖλαψ (?) et στρόδιλος (?). S’il commence ἃ tourner vers le haut et monte, il se nomme alors ouragan. Mais il y a en outre des tourbillons (dans lesquels) la matiere ‘du vent, parvenant ἃ la terre, bondit, s’en &lance, se retourne afin de monter, cependant que vient sur sa route un autre vent qui descend. Ainsi se produi- sent (deux) chocs contraires, pareils aux pr&cedents. Souvent les λαίλαπες () dsracinent les arbres et projettent les navires hors de la mer'. 1. Barhebraeus emploie dans cet alin&a plusieurs termes syriaques, diffieiles ἃ preciser. Les noms grecs λαῖλαψ et στρόδιλος, auxquels nous avons recours, sont tires de l’ouvrage du Pseudo-Aristote, De Mundo, cap. IV : Λαῖλαψ δὲ χαὶ στρόδιλος πνεῦμα. εἱλούμενον κάτωθεν ἄνω. Il est aussi possible qu’il s’agisse de ἐχνεφίας el τυφώς, dont Aristote parle dans Meteorologica, lib. III, cap. 1 et que mentionnent aussi des savants grecs poslerieurs, comme Arrien. Moise bar Kepha traite de Ns>s et de l»50 dans son Hexae- meron, fol. 1907 οἱ ss.: „on hasly Jerno bir NH. « Du mode de formation des ouragans el des λαίλαπες (2) ». Il caracterise comme suit leurs rapports muluels au fol. 191r : Ha 14,9 -; ἐὸν „gDaatnmy |u05 ὸ re #2 No μόνα, so Dun Do > Dun, er & ἰδῶ. eis & 614 GREGOIRE ABOULFARAD)J DIT BARHEBRAEUS. [126] Ksopsol N "αἷς arı τυ αἋ ya m ἀν waasso,is Ano|s JNanu6 ISA ‚a2 JN-äs «ἄλλο Jans); war wanrso; Do ‚on Aulduss AL, Io sam] [as an waarso, do μι wolasn omopso ‚Luc Jasas Nxf> Aussee ANNdo .o,.0 "warjasııs| ano do μον Nds INS orofdo [aaa af um. waarso- N ‚op N οι οἱ παν κώντς ὦ tus Isa us wansso. No ον NDADo ‚oo JELN "owordo [sohn [ass sis waaıso, do Nuss Ns ode Luz; wabas; 06 [5}} Anola Juni NONE) EN ‚od N wmras;s| oo du dor OO ‚00 1. P υμϑοὶ. — 2. BV kimamal. — 3, BV Hwoido. — ἃ, ΒΥ οἴ οΐλο. — 5. P wapal9l. _ 6. BV kino waul. -- 7. P μβο. — 8. BV οὐνοῖδο. — 9. BV 90580. — 19. P wauns;9l. — 11. PB οὐ. Des cötes d’oü les vents soufflent. (Les Grees?) ont divise le cerele hori- zontal en douze parties &gales. Trois orientales, soit trope @quinoxial, dont ils appelerent le vent simplement (vent) d’est; trope du lever estival du soleil, dont ils appelörent le vent χαικίας; trope du lever hivernal du soleil, dont ils appelerent le vent ἀπηλιώτης. Trois oceidentales, soit trope equinoxial du coucher du soleil, dont ils appelerent le vent simplement (vent) d’ouest; trope du coucher estival du soleil, dont 115 appelerent le vent ἀργεστής; trope du coucher hivernal du soleil, dont ils appelerent le vent λίψ. Trois septentrionales, soit rögion du pöle nord, dont ils appelerent le vent simple- ment (vent) du nord; du nord-est, dont 115 appelerent le vent Ara pxrias; du nord- . Daatony μοῦ φὸ Pure 2 LIERT μόνα, hop ὟΣ AUS τὸ Ho>:ay μοῦ υοοὐμὶ - μο: « L’ouragan differe du λαϊλαψ(7) en ceci : L’ouragan (Ὁ) est (un vent) qui descend (au lieu de Τα. il faut lire : |Dusy leo5 οὐ δαὶ το Hals) de haut en bas par un mouvement eireulaire et rond, quand il est presse par des vents contraires; le λαῖλαψ (?) est un vent qui monte (de) bas en haut par un“ mouvement eireulaire et rond, quand il est presse par des vent» contraires. » On lit en outre au fol. 194v : aD foas (? 0) Dusıy waNaso;jfwm| wol |johso whs;9 |johsey οἷο τ \dso |0DDu Jun so ‚ads Auol . bill Iyasan bon ar lo. köll Isapa-ı „el Ἰρωδοοο AN waanso κε N ET ER .kuydse lud ao; Nlo.kas Hop Medseiis lo; > kur 90 05 Sanal hans DD us] ον. amso « Du λαῖλαψ (2) quise nomme πρηστήρ el se nomme aussi στρόθιλος. Π deseend du ciel dans la mer, tire et souleve les bateaux; il al’aspect d’une colonne δόγίθηπο. Getle eolonne aßrienne, c’est-ä-dire le λαῖλαψ (?), se forme d’un nuage creux, qui se tient A l’oppose du vent et quand le vent la heurte, elle s’ötend jusqu’ä la mer; elle se forme aussi (d'un vent fortement heurte. Le (πρηστήρ) lire les bateaux et les souleve... » Une partie du texte de Moise bar Kepha se retrouve chez Jacques bar Chakko, dans le Livre des tresors, fol. 187 et 191. Voir l’analyse donnee par Nau dans le Journal asiatique, mars-avril 1896, pp. 323-324 el 328-329. Chez Moise bar Köpha figurent les mömes termes que chez Barhebraeus, mais sans explication, au fol. 188v : NET Is! lo NSt30 .|&umatso ‚139590 eo „ind „Do ass. Les lermes arabes sont: pP ee. 4 Y [127] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 615 os 5}! Mol ᾿νοῦ NDNSo .on0 \whamj;l mode sn ed 000 ‚on Νὴ Musa) oo do Lu) * walası EN AuopIo al 209 000 ‚0,0 wajasoiol omopo (κα. Pr ρα δυὰς ΜῈΝ 9 oo N] Js "orlayassöo Luc; so ‚0,0 ajya JausNaso ὅς od [is ul κοὐ Ja τάλαντα mas duaar? naar In “a Joado Is! Mu) U » Jassas „A ums ai) yamıanız As 00 τ ar Ja ΙΝ» 13) Slam Asols [59] τλυλοῦ SD sup zahl Is] ojas lam.,i, Aue „ao „ass οὐι μοῦ Jo yas abo ij aD 5} Si Jon "ps u lo Fol IS yel or 2 ἩΝΑροραδὸ So χοὶ 0 [515 ‚Jadäno 1. P wunsljl. — 2. P wabSa9,. — 3. PB onlayastso. — 4. P ao. — 5. P deest. — 6. BV bily osaoı δηϑοὶ Is SH. — 7. BV deest. — 8. P apmo 13.575. — 9. P Wide. ouest, dont ils appelerent le vent θρασχίας. Trois meridionales, soit region du pöle sud, dont ils appelerent le vent simplement (vent) du sud; du sud- est, dont ils appelerent le vent εὐρόνοτος: du sud-ouest, dont ils appelerent le vent Aı6ovorog'. Les savants ont sur les vents et leurs eflets des ouvrages etendus que ce livre ne contient pas. Du mouvement, c’est-a-dire du tremblement de la terre”. Quand l’exha- laison fumeuse, tr&es chaude, nait sous la terre en tres grande quantite et que la terre, c’est-A-dire sa surface exterieure, est compacte, cette exhalaison est alors comprimee, de maniere qu’elle sort. Mais, dörangee par la densite des pores de la terre, (cela) la met en mouvement et la fait trembler. Si elle.est tres puissante, elle dechire la terre et sort avec des bruits aflreux et differents : quelquefois, comme un son de flüte; quelquefois, comme un 1. Le passage relalif ἃ la rose des vents se rapproche plus de l’ouyrage pseudo-aristotelique De Mundo que de la Meteorologie d’Aristole. Voir De Mundo, cap. ıv : Kai ol μὲν ἀπ᾽ ἀνατολῆς συνεχεῖς εὖροι χέχληνται, βορέαι δ᾽ οἱ ἀπ᾽ ἄρχτου, ζέφυροι δ᾽ ol ἀπὸ δύσεως, νότοι δ᾽ ol ἀπὸ μεσημύρίας. Τῶν γε μὴν εὔρων χαιχίας μὲν λέγεται ὁ ἀπὸ τοῦ περὶ τὰς θερινὰς ἀνατολὰς τόπου πνέων ἄνεμος, ἀπηλιώτης δ᾽ ὁ ἀπὸ τοῦ περὶ τὰς ἰσημερινὰς, εὖρος δ᾽ ὁ ἀπὸ τοῦ περὶ τὰς χειμερινάς. Καὶ τῶν ἐναντίων ζεφύρων ἀργέστης μὲν ὁ ἀπὸ τῆς θερινῆς δύσεως, ... ζέφυρος δ᾽ ὁ ἀπὸ τῆς ἰσημερινῆς, Alb 8’ ὁ ἀπὸ τῆς χειμερινῆς. Καὶ τῶν βορεῶν ἰδίως ὁ μὲν ἑξῆς τῷ καιχίᾳ καλεῖται βορέας, ἀπαρχτίας δ᾽ ὁ ἐφεξῆς ἀπὸ τοῦ πόλου χατὰ τὸ μεσημόρινὸν πνέων, θρασχίας δ᾽ ὁ ἑξῆς πνέων τῷ ἀργέστῃ ... Καὶ τῶν νότων 6 μὲν ἀπὸ τοῦ ἀφανοῦς πόλου φερόμενος ἀντίπαλος τῷ ἀπαρχτίᾳ χαλεῖται νότος, εὐρόνοτος δ᾽ ὁ μεταξὺ εὔρου χαὶ νότου" τὸν δ᾽ ἐπὶ θάτερα μεταξὺ λιδὸς χαὶ νότου οἵ μὲν λιθόνοτον, ... χαλοῦσιν. ΟἿ. Aristole, Meteorologica, 110. II, cap. νι. Gilbert, op. cit., pp. 539-557 (voir page [83] note 4), decrit les divers syst&mes grees de roses des vents. — 2. Περὶ δὲ σεισμοῦ χαὶ χινήσεως γῆς, Voir Aristote, Meteorologica, lib. II, cap. vır-vıu. * Pfol. 31 r°, " Eye 616 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [128] Is5l» Js0y oc Jaxo isjo «939 sohn ao]! abvas Jaal τιμοῦν Jolie Ass go His Jos Jö Lusolo kan AL τὸ @r>s ‚JA: INspSass on: [ῥάϑο [55 vier 11 ον, ἄν ὅ Il Il Alasysas Jo; maa.n) ἢ 13 sl» SS μϑοι Iao5) «ϑὸ I 9 >> yol u οι» Jsaxsı μαλο "8 >> Jaayo 8 μ᾽ Sud 7 has Fohkaı ΠΝ ρραδν, Sn Aus Tu ram] JS5| a τὸ Jans |A>05 Lob «ὁ ἡ" «3 57). San μς ἰο «Ὁ ar Aa bassl Kim; Baia κοὐ ar ud ar a Βδ᾽ «οι 00 Neal N «3:59 ER oo ol Baäs „ans ao Njaaı Lawası er > -NlAulio ΜΌΝΩΣ 1. B ομϑοῖ»». — 2, P plur. — 3. P deest. — 4. P wa. — 5. P 0589. — 6. P μϑοιο. — 7. Β deest. — 8. P deest, B wo*oyy. — 9. P wip >> μι οίο. — 10. V &0. — 11. V hans. mugissement de taureau d’apres la diversit& des formes des ouvertures de la terre‘. Souvent le tremblement est ininterrompu et dure longtemps en raison de la quantit& du vent, de la sinuosite des ouvertures de la terre et de la duree de la cause qui engendre l’exhalaison®. Parfois le grondement ne s’accompagne pas de mouvement, si le vent ne suflit pas ἃ mouvoir la terre; autrement il la döchire et sort’. Parfois le vent souleve de la cendre, dans laquelle du feu subsiste sous forme d’ötincelles. Il emplit la ville des Lipardens'. Ainsi &taient aussi les erateres de feu de l’Etna. Parfois il rejette d’önormes pierres du sein de la terre’; parfois, de l’argile; parfois il vomit des sources d’eau noire, parfois des sources qui etaient assech6es". (Quelquefois les mouvements se font en largeur, öbranlant et terrifiant ; mais quelquefois, en profondeur, döchirant. Ils sont tr&s graves et, par suite, 1. Comparer avec Aristote, Meleorologica, lib. II, cap. vırı. — 2. Aristote, ib., lib. II, cap. ΥὙΠῚ: "Ὅταν δ᾽ ἰσχνρὸς γένηται σεισμὸς, οὐκ εὐθὺς, οὐδ᾽ εἰσάπαξ παύεται σείσας, ἀλλὰ τὸ πρῶτον μὲν μέχρι περὶ τετ- ταράχονταᾶ πρόεισι πολλάκις ἡμέρας, ὕστερον δὲ χαὶ ἐφ᾽ Ev χαὶ ἐπὶ δύο ἔτη ἐπισημαίνει χατὰ τοὺς αὐτοὺς τόπους. Αἴτιον δὲ τοῦ μὲν μεγέθους τὸ πλῆθος τοῦ πνεύματος καὶ τῶν τόπων τὰ σχήματα δι᾽ ὧν ἂν ῥνῇ. --- 3. Aristole, ἐν. : Ὅταν δ᾽ ἔλαττον ἡ ἢ ὥστε κινῆσαι τὴν γῆν διὰ λεπτότητα, διὰ μὲν τὸ ῥᾳδίως διηθεῖσθαι οὐ δύναται χινεῖν, διὰ δὲ τὸ προσπίπτειν στερεοῖς ὄγχοις χαὶ χοίλοις χαὶ παντοδαποῖς σχήμασι παντοδαπὰς ἀφίησι φωνὰς, ... οἱ plus haut : Ποιεῖ δὲ ψόφον ἄνεν σεισμοῦ διά τε τὴν εὐρυχωρίαν τῶν τόπων, χαὶ δι᾽ ὀλιγότητα τοῦ ἀπωθουμένου ἀέρος. — A. Aristole, ib. : Τέλος δὲ ῥαγέντος ἐξῆλθε πνεῦμα πολὺ καὶ τὸν φέψαλον χαὶ τὴν τέφραν ἀνῆχε, χαὶ τήν τε Λιπαραίων πόλιν οὖσαν οὐ πόρρω πᾶσαν χατετέφρωσε... Il n’est pas fait menlion de l’Etna, mais voir Pseudo-Arislote, De Mundo, cap. IV : Πολλαὶ δὲ (mnyai) ἀναπνοὰς ἔχονσι καὶ ἀναφυσήσεις, ὥσπερ Λιπάρα τε χαὶ Αἴτνη... — 5. Aristote, Meteorologica, lib. II, cap. ΠῚ: Ὅπον δ᾽ ἂν γένηται τοιοῦτος σεισμὸς, ἐπιπολάζει πλῆθος λίθων .. -- 6. Cette phrase se lrouve dans Pseudo-Aristote, De Mundo, cap. IV. [129] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 617 Jyasso [Ns Il» +3| Jess 21} oo Juno „oo „20 „0 51} aisan μδδὶ er wanfroasa ‚os "μιμοῦ βωμὸ 51}. ὀμαϑᾶϑ, ‚so rs | älasasası " „Nun Jo: Kir "u or asleanasl] ra δὲν IuLso IS05 "sine „oo Br aaa, als αν... > οἷς 7 Nas Id > „2 J;a. Gas 32] Slam δὲ ;J| abo ‚Jess? INDIE «οἱ μοῦ ο re 531. [λο) „(masse aa; en J>5J 00 Nu KISS ws <> Ion al 5 δ᾽ 1.PB wojaganhl. — 2. PB won. —3. Ve u — 4. B @F re, V «3750. — 5. V wanlopseumas hl. — 6. P wasiyy. — 7. B a3. — 8. B μϑϑοο. rares'. Anaxagore dit que la terre est plate; c’est pourquoi elle repose sur l’eau comme des plats d’or que l’eau porte et quand celle-ci se retire, ils tom- bent au fond?. Or comme toute la terre est por&use, sauf sa surface qui est compacte, si une partie d’air y penötre et ne peut plus en sortir ἃ cause de la compacite de sa surface, elle la met en mouvement et la fait trembler®. Mais Democrite dit que l’interieur de la terre est plein. Et lorsque beaucoup d’eau de pluie descend dans sa profondeur, le sein de la terre ne peut l’absorber ; (l’eau) se comprime. Serree, elle produit le mouvement et le tremblement*. Anaximene dit : Par cela que les sommets des montagnes sont dissoci6s par la pluie ou &miettes par la secheresse et par cela qu’ils tombent ils determinent le mouvement de la terre®. Que les vents sont la cause du tremblement et non l’air ou l’eau ou les sommets des montagnes°, on le sait par cela que les mouvements surviennent le plus souvent la nuit ἃ cause de la compaeit6 1, Aristote, Meieorologica, lib. II, cap. vııı : "Orx, μὲν οὖν A πολὺ τὸ πνεῦμα, κινεῖ τὴν γῆν, ὥσπερ ἂν ὁ τρόμος, ἐπὶ πλάτος μέν γίνεται: δ᾽ ἐλαττονάχις σείει τοῦτον τὸν τρόπον’ οὐ γὰρ ῥάδιον οὕτω πολλὴν συνελθεῖν ἀρχήν... — 2. Cette opinion sur la forme de la terre ne figure pas dans la Meteorologie, mais dans le De Gaelo, lib. II, cap. xırı. Cf, aussi Simplicius, οὖρ. 520, 28 : Πλατεῖα xai τυμπανοειδής. — 3. Aristote, Meteorologica, lib. If, cap. vir: Ἀναξα- ar 2 : P Ἶ 5 Bee Sr ὀλιγάχις χαὶ χατά τινὰς τόπου-:, οἷον ὁ σφυγμὸς, ἄνω καὶ χάτωθεν’ διὸ χαὶ γόρας μὲν οὖν φησι τὸν αἰθέρα πεφυχότα φέρεσθαι ἄνω, ἐμπίπτοντα δ᾽ εἰς τὰ χάτω τῆς γῆς χαὶ τὰ χοῖλα χινεῖν αὐτήν" τὰ μὲν γὰρ ἄνω συναληλίφθαι διὰ τοὺς ὄμθρους, ἐπεὶ φύσει γε πᾶταν ὁμοίως εἶναι σομφήν... — 4. Aristole, ἐδ. : Δημόκριτος δέ φησι πλήρη τὴν γῆν ὕδατος οὖσαν χαὶ πολὺ δεχομένην ἕτερον ὄμδριον ὕδωρ ὑπὸ τούτου χινεῖσθαι" πλείονός τε γὰρ γινομένου διὰ τὸ μὴ δύνασθαι δέχεσθαι τὰς χοιλίας, ἀποθιαζόμενον ποιεῖν τὸν σεισμὸν... — 5. Aristote, ἐδ. : Ἀναξιμένης δέ φησι βρεχομένην τὴν γῆν χαὶ ξηραινουένην ῥήγνυσθαι, καὶ ὑπὸ τούτων τῶν ἀπορρηγνυμένων χολωνῶν ἐμπιπτόντων σείεσθαι... — 6. Arislole, ib., lib. I, cap. ΥΠῚ : Οὐκ ἂν οὖν ὕδωρ, οὐδὲ γῆ αἴτιον εἴη, ἀλλὰ πνεῦμα τῆς χινήσεως... PATR. OR. — T. XXIL — Ε. ἄν 40 Ἐ Ρ ΤΟΙ; 21 v., . sis GREGOIRE ABOULFARAD)J DIT BARHEBRAEUS. [130] alas „aso ans rl ara; δι» |Nsondiso ‚los 0 Js) JA 5 > Jo Na> > ol NsraNso ἽΝ 3ο .Issl> 5! sa „N, aa; Ἄδα 5 kan! “öl 00 aan [δ 30 «“ὅοι PL2o5 > >/Nsjyo Ja355 IN.) 4.9} hasly wir „0 μϑοδνιϑὺ so »[s5[> ©| Jascı erlusicu nmaal vorn "rdıyas ἀν τόσσα ner Νάϑομο ‚Jon EN wo vor Ama. Ja>; har ass ‚aua ἀν > "or Janin ad μας καῖ Nuss ur a Mo «οἱ Jwso Img od ho Hana 5) ἴοιδνομω J Jar! Loc bansaiı al; II ki gl Peisags JE 1 ou θεν Sa ae ah >! JLawsas’ Nas Jaaasy Ly> abo l. V gen. — 2. P Ipld2o, B IIy&20. — 3. PP. — 4. PB ον. — 5. P Ἰδξριο. — 6. ΒΝ ko}. — 7.P sing. — 8. P deest. — 9. P n&je. — 10. P deest. — 11. P I“ |LamssoNos. par le [roid et ἃ midi, car alors le soleil seche et resserre l’exterieur de la terre‘. De möme au printemps et en automne, car en hiver l’exhalaison fumeuse est moins ferme et, en te, elle se dissipe*. C'est pourquoi il ya, au nord, plus de mouvements qu’au sud par suite de la densite; et c'est pourquoi il y a ainsi dans la terre comme en nous, un tremblement, un mouvement et un ebranlement par les vents®. CinQuIEME SECTION. De l’examen du feu comme element. D’abord De sa nature. Les sens temoignent que le feu qui est chez nous, est chaud‘. Cependant, quelques-uns pens£rent de la sphere ign6e qu’elle n'est pas chaude, car si elle &tait chaude, pourquoi n’aurait-elle pas embrasd l’air autour d’elle en un si long temps et n’en aurait-elle pas fait du feu ? Il est elair quil est sec, en ce sens qu'il ne colle pas aux corps comme l’eau, et non au sens de difhieulte de figure. = 1. Aristote, Meteorologica, lib. II, cap. vıtt : Καὶ νυχτὸς δ᾽ ol δὲ τῆς ἡμέρας περὶ μεσημύρίαν: νηνεμώτατον γάρ ἐστιν ὡς ἐπὶ τὸ πολὺ, τῆς ἡμέρας ἡ Meonpbpia (ὁ γὰρ ἥλιος ὅταν μάλιστα χρατῇ, καταχλείει τὴν ἀναθνυμίατιν εἰς τὴν γῆν᾽ χρατεῖ δὲ μάλιστα περὶ τὴν μεσημύῦρίαν), ... χαὶ al γύχτες δὲ τῶν ἡμερῶν νηνεμώτεραι διὰ τὴν ἀπουσίαν τὴν τοῦ ἡλίου. — 2. Arislole, ib., plus bas : Καὶ ἔαρος δὲ χαὶ μετοπώρου μάλιστα χαὶ ἐν ἐπομόρίαις καὶ αὐχμοῖς γίνονται διὰ τὴν αὐτὴν αἰτίαν: αἱ γὰρ ὧραι αὗται πνευματωδέσταται' τὸ γὰρ θέρος χαὶ 6 χειμὼν, τὸ μὲν διὰ τὸν πάγον, τὸ δὲ διὰ τὴν ἀλέαν ποιεῖ τὴν ἀχινησίαν" τὸ μὲν γὰρ ἄγαν ψυχρὸν, τὸ δ᾽ ἄγαν ξηρόν ἐστιν... — 3. Arislole, ib., plus bas : Δεῖ γὰρ νοεῖν ὅτι ὥσπερ ἐν τῷ σώματι ἡμῶν χαὶ τρόμων χαὶ σφυ:μῶν αἴτιόν ἔστι ἡ τοῦ πνεύματος ἐναπολαμδανομένη δύναμις, οὕτω χαὶ ἐν τῇ γῇ τὸ πνεῦμα παραπλήσια ποιεῖν... Les opinions des philosophes grecs sur le Iremblement de terre sont relalces par Gilbert, op. eit., pp: 293-324 (voir page [88] note 4). — 4. Arislote, ib., οἱ πλείους γαὶ μείζους γίνονται τῶν σεισμῶν, lib. I, cap. 1π|: Πάθος γάρ τι τὸ θερμὸν αἰσθήσεώς ἐστιν. [191] LE CANDELABRE DES SANCTUATRES. 619 Las us "loan us μας. aN ‚sn dal, τι sn Jl> 2 oo Jan „20 ὄμϑδο XD oo JSsaa Jr <> "Joor Js „J>001 μας. Js Kunze aD, zarso .Jario 3555 basl "as iS Ὁ] οι, μας Jr ab kun! ἜΝ ϑ us as ll JM Jlaanan χοὶο Js eo Nu So ‚ala τύ διλιασοι msaatası sm ἀν ESS" > yrsadoo ‚ano Jill zul Foo Nbjas „so |Ausas »[s2j 180 |NSjas, ENE rd as „us As all» Jaoy>3 IyNasoı Jar oo JKu So ‚aarıcana Kran mir ἀν. SasoDo ‚JAN? &> Bug Πομμο jo DS uis)) Lulas „a ads 09 wald Alam Juno „aa Jh] Nu; Jg "us Jusos Dos «4 ὁδη», μμεὶ μ)ο any lo ‚ar cr ἤοοι Lusass 5 [μα Jar ἤοοι Ss ugDal Ih Jar a wär el ‚oo kasor a Jiras: Masssardo ἴον. μι νι α5 IN5)lo Naisseo JMuuss] Aland 1.Vo0. — 2. P deest. — 3. P IN. - u P wills. —5. P mom. — 6.Pum. -- 7.P ls Ira03. — 8: ΒΝ Bl. — 9. PB > 0. — 10. P BOSSE BVaSSLL, Qu’il est sans couleur. Si le feu avait une couleur, il nous empecherait de voir toutes les stoiles qui sont au-dessus de lui. Quand le feu est, chez nous, sans couleur la ou il est fort, comnie dans un fourneau de forgeron et au milieu d’une flamme de lampe, et que sa place semble ötre vide, comment le feu de l’univers ne serait-il pas sans couleur ἢ Qwil tourne dans le mouvement circulaire de la sphere celeste. Toute partie de feu est posee dans une parlie de la sphere lunaire, comme ἃ (sa) place, et tout se meut necessairement du mouvement de sa place. Done le feu se meut du mouvement de la sphere celeste. De Tallumage et de l’extinetion du feu. Toute partie allumee du feu, lorsqu’elle se meut en haut par nature, s’steint par le froid qu’elle touche. L’extinetion de cette partie suit l’allumage d’une autre. Ainsı la flamme dure sans cesse, autant que dure la matiere inflammable'. Il existe aussi un autre mode d’extinetion, qui n’est pas en verite une extinetion. Par exemple : si un feu fort s’empare de la matiere inflammable, il en detruit entierement les parties telluriques, aqueuses et a6riennes, et la transforme en simple substance 1. La flamme exige loujours un substratum (τὸ ὑποχείμενον). 202/01 32 620 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [432] ‚mal ui] Jr I yIo ka Js (53οι >00 ELTERN IINA-as aöı yol „ad Kam Vs v2 1 aussi μοὶ ιϑασν. μι Βοοὶ 2 Copa >ausolo aasyy lat aha Al am hai Im Ko; Hl] dar or ADS uulrea Buloma ul.inna sl» Jereo JAuso "Ds a Kai mas Jo) eo Nm) aa „20 JA [3.05 Hass) as 03 ΠΝ, lau, x «οὐ 9m [iss NCHT μὴρμ ἸΗκϑουϑ, y.lo Jaas Juaan of waxäso Zur | ‚as I! NaSi.o [ER ESS") EST EN «ϑοΐδο ἜΡΜΟ ; [SEN N Oyfsaa a x? ST μέραξϑο Ja. km ER rs Slasm] Hass Auso al asN μϑ lan JS SE as! 1. P Μί |gsa9. _ 3. P wall. _3,.P oo. — 4. Pam. — 5.B aßlo. -- 6. Β . — 8. BV Ibyas. — 9. ΒΥ We. _ 10. P hutsaso. — 11. PB aaa ®, V πος ®, recte (?) aa ἃς. το. ignee. Il la montre ainsi comme sans couleur ', comme si elle n’existait pas, ainsi qu’il arrive avec les cometes, dont on pense que, lorsqu’elles se trans- forment en substance ign6e, elles sont &teintes et ont disparu. Des feusc qui montent des montagnes de Phrygie, de Grete, de Sicile et de l’Etna. La cause de ces (feux) est le vent dusud qui souflle de la zone brülante dans les trous, les pr6eipices et les ouvertures de la terre®. Par la grande chaleur qu’il possede en raison de ses mouvements rapides, il s’enflamme et lorsqu’il trouve une sortie, il sort. Souvent il se pr&cipite dans des trous d’ou les caux coulent?; ıl chauffe ces eaux et forme les bains chauds. Dans l'ile de Chios meme je5 gens ont conduit sur la terre ferme, par un tuyau de plomb, des eaux chaudes et brülantes, qui coulent d’un rocher dans la mer, et ont con- struit au-dessus d’elles un &tablissement baln&aire de eure Aristole, Meteorologica, lib. IV, cap. 1: Koi γὰρ γῆ χαὶ ὕδωρ χαὶ ἀὴρ σήπεται" πάντα γὰρ ὕλη τῷ πυρί ἔστι ταῦτα, οἱ Thöophraste, De igne, 30 : Ἢ φλὸξ... οὐχ ἔχονσα γεῶδες οὐδὲ ὑδατῶδες οὐδὲν αὐτῇ τὸ ἀντιφράττον, ἐξ ὧν ὁ χαπνὺς χαὶ ἡ ἀναθυμίασις. --- 2. Cette phrase procede peul-&ire du Pseudo-Aristote, De Mundo, cap. τν : Πολλάχις δὲ πολὺ γενόμενον ἔξωθεν ἐγχατειλήθη τοῖς ταύτης χοιλώμασι... Comparer aussi Diogene de Laerle, 7, 15% : Τοὺς σεισμοὺς δὲ γίνεσθαι πνεύματος εἰς τὰ χοιλώματα τῆς γῆς ἐνδύνοντος ἢ χαβειρχθέντος. --- ὃ. Au lieu de „93 0040 ᾿ξραϑυ, nous fraduisons 95 O0 kuss. Ch. aussi Pseudo- Aristote, De Mundo, cap. IV : Συσσωματοποιεῖται δὲ τὰ εἰσιόντα πνεύματα χαὶ ὑπὸ τῶν ἐν τῇ γῇ ὑγρῶν κεχρυμ- μένων. — 4. Pour cet alinea, voir Moise bar Kepha, Hexaemeron, fol. τῦῦν : δωϑοὶ mia as el = u los03 200 Bl oo bl ΗΒ 2 (!) Πμηδϑοο Ike [290,2 Neu 0 ‚one . |oDioo ba, -malns 189 Kl a ϑὶ Boa; ΕΞ ußeio, ἸΙδαβιϑο μὲς οἱϑ. Fans Ns 7 |Lad:d5 (!) [ud Auljeduo N ἐνυνι..... .......... . Be Aa 2. SS νυν N Tre EEE [133] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 621 waarna Aanan Idınas In τό δι διτ, τσ rlla drama τὰλ α „joy wann, umso (may νοῦ θαι νος kurs N“ FEN > 3,5 ‚Lo Ἴοοι $aıoz st "soo! Ja, kunp Joy Jsotwss 0720| Imsäfo] asfal] Jioms Jogu Jun τ) „oe ‚Lasäftsl; Jara χα Ἴρου Nas], NSS Sjoras lo Ds ls as Asas Ν οθο ri > IJAr> Jr > SR ββϑορο Jears, οὐἱ Jjoras NA Sad wo Jar oy ὡοιον ἡ} ha;o a3 ομβδοὶ Kasino Jjommo Jamas; Joa er] ‚oansau a ira] ar Joa 5 „20 .Jjoras Sa SAL 1. P sing. — 2. Β «Ὁ ann 8, YV Has <> ans &. — 3, Bel. πῆ PS“. SIxIEME SECTION. De l’examen de la lumiere et des tenebres, des couleurs, du jour et de la nuit. Parmi nos maitres, saint Greögoire de Nysse et le vensrable Jacques d’Edesse ont dit que la lumiere est l’&clat et la elarte du feu', qui existait deja d’abord, er&& et mel& aux autres el&ments. Lorsque Dieu dit : Que la lumiere soit, les elements se separerent; le feu s’arreta vite dans la region sup6rieure et &claira la terre de sa lumiere?. Il convient de savoir que les saints maitres ont dit de la lumiere qui fut erde le premier jour, avant la erea- tion du soleil, de la June et des &toiles — et non de toute lumiere — qu'elle est l’&clat du feu. Quand nous voulons la definir par une definition generale, nous disons que la lumi£re est une qualit& par laquelle le visible se voit sans ea | 0 \aay wm .wwas5a9;9 ΝᾺ) wor |Dusal [ud gel \yau oHım ku? nude. Po « Il est (des lieux) oü le feu par sa nalure, c’est-ä-dire sa substance, monte et s’elöve hors de ces {rous en beaucoup d’endroils et il est visible de loin dans l’air au-dessus de la terre; il est le plus visible la nuit, par exemple dans les montagnes de Phrygie, de Crete et de Sicile. Il y a aussi l’Etna, region d’ou le feu monte, comme le raconte, d’apres(?) Porphyre, la narration place avant l’Isagoge. » Ib., fol. 167 v; les bains chauds sont appeles |e-sa=- pour la raison suivante : @Day - un oo wol Ju. x has μον "με |boa:o Dely al ‚sau [us as Ino» BLITES yaına δὲν ondaads uns| ag way wre [ausas jarsaD aa;9 φοῖν JamıaN soll 23 0:0 . bDa=00 ἜΒΗ Js ou > [59 -Jassusy [ir ILonmllo IlauaseN ΔΘ. oma os μϑοιο. 1:5.» Ἰιαϑὶ „> Jay kuss o .baa « On le sait aussi par cela que certains relatent dans leurs r&cits qu’il existe dans V'ile ... un endroit dans l’eau, dans la mer, oü se trouve une figure (?) semblable (?) a un grand rocher, duquel sonrdent (>?) des eaux chaudes et bouillantes; quand les gens de lä l’ont connu, ils ont separe des eaux de la mer par un tuyau de plomb les eaux chaudes jaillissant du rocher et ont fait ainsi au-dessus d’elles un lieu de bains et de cure pour le corps humain. » Jacques bar Chakko, comme Barhebraeus, donne ἃ cette ile Je nom de w&49, yoir le Livre des tresors, fol. 178 Ὁ. 1. D’apres les peripateticiens, (Aristote) De Coloribus, cap. 1: Τὸ δὲ φῶς... πυρός ἐστι χρῶμαρ... — 2. Moise bar Köpha, Hexaemeron, fol. 470 1 a Dal! mdsa > jonas Joony IN „090 ha} 339 «Ἱδοϑασβιοὶ «οοδϑ go SD Asano 'L5aso « Quand Dieu voulut et commanda que la lumiere füt, aussitöt le feu se separa, sauta et se posa au-dessus de tous les el&ments. » * P’fol.'32 622 GREGOIRE ABOULFARAD) DIT BARHEBRAEUS. [184] Jh μύμυδλο were] χοροῦ Marne „Dar γε an] ὡριοννοὶ N ar Dt Jpas co een ο ‚som Juspiuiso lanı naso alas soNs zooN.! «" >, „Joan, yanıs ala Pl ΘΝ, “Βακλὶ Jr Jasa, => Joa; IN.Niso Jonas Joa Ka-aa, ad ‚am wraxal, al Amann ἀν. hu) us JKadiae JÄN ἡ] όο Jos wol Mus ἼΩΝ Ιὰ9 ran δ κλαλο 2 δι τ ϑὸ Irre ‚001 hasa, do su) Am ug öl ἈΝ. wol wör „00 Jos Tas af aan al Jbasa,l> IA aaa, No as da Sa po] Jos wohn ἄοιον ο Jasaa Mofas «ουξονο καλοῦν ΓΝ ϑδρνν Jooı AS» αὶ as; ru Jia] Jocı ya bu aman fam mdhaull, wZaaxrıı sm Jl> ν,μωι [DS5 x panı» " 130 PLsasa|> as gi pas e öl <>” 1. P deest. — 2.BV >. — 3-3. P deest. —4. P >. — 5. P deest. — 6. ΒΝ wa — 7. P.deest. — 8. B Patu>. V’intermediaire de quelque chose d’autre et que, par son intermediaire, toutes les choses visibles se voient'. Les tenebres ne sont pas quelque chose de substantiel, mais seulement la non-existence de la lumiere?. L’ombre est un emp6öchement partiel de la lumiere par un corps compact. Que la lumiere n’est pas un corps. Si la lumiere 6tait un corps, elle se mouvrait dans une direction unique, et voici que, dans un m&me temps, elle ° se meut dans diffsrentes directions. Qu’elle ne soit pas un corps, on le sait par cela que, quand, pendant le jour, nous fermons tout d’un coup les fenetres d’une maison, iln’y reste pas de lumiere, et aussi par cela qu'au lever du soleil la lumiere s’&tend simultandment sur toute la terre. Si elle ötait un corps, comment arriverait-elle en un seul moment aussi bien dans les lieux 6loign&s que dans les proches? Il reste done que la lumiere est la qualite d’un corps tr&es translucide. Que les tenebres sont la non-ewistence de la lumiere. On le sait par cela que, si nous fermons les yeux pendant le jour et si nous ne les fermons pas 1. (Aristote) De Coloribus, cap. 1: To δὲ φῶς ὅτι πυρός ἐστι χρῶμα, δῆλον ἐχ τοῦ μηδεμίαν ἄλλην ἢ ταύτην ἔχον εὑρίσκεσθαι χρόαν, καὶ διὰ τὸ μόνον τοῦτο di ἑαυτοῦ ὁρατὸν γίνεσθαι, τὰ δ᾽ ἄλλα διὰ τούτου. — ΓΝ Ib. : Ὅτι δὲ τὸ σχότος... στέρησίς: ἐστι φωτός... Moise bar Köpha, Hexaemeron, fol, πον : Sao 56... la or ἸΕο δος ἕν Ὡοιοδὶ ... [135] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 623 «Οὐδιο ‚ads NOT SS Je Joan ΙΝα5535 νῶν 001 δι 9 ok " 0,7) Ιβαϑ. Joor ον Jusaıo Jr No οἷς ru } οι. „ads »Joo Js JjotaLay on kasuız, οδὶ io}; Jooı had τὰ κοῦγλο Ha Ta; = κοῦ bass Ela I AL [59 οὐμ9 Sup oo BETEN Nu ans Nail, at] ac ya | Iosany rYlo Lars ra jan „> äslo „umyalaso Io ΝΟΣ ol HD; basä. > "5 Hanna I wor el br lo .Jyoi gl Jlaaxa. J ΝΣ. 5 μοοι Jasasolo Lana Ian Faro N αλο om NOS > μας. wor gas Jlasanoly .o0| >Jlasaso|o Jlosas 'Lurlie häyı rl hiulo Ja Nas I opel "Luise μὲς aa Jasar βξυΐο „Sie ‚soo bie] "ai „al NaS "Lasja, )la0 .Jlol;5o Janmamo Jlasasjaso Jlojaro JLasaso] 1. Pl «ἐν. — 2. Plays: — 3. PoDo- — 4. P Wise: — 5. V ILojawo ILasasol. - 6. V soo. - 7. P lie: — 9. P μοιᾷς llado. pendant la nuit, nous ne voyons &galement pas, puis par cela que celui qui est assis dans une maison obscure voit ceux qui sont dehors, et ceux qui sont dehors dans la lumiere ne le voient pas. Si les ten&bres &taient quelque chose de substantiel, meme celui qui est dans les tön&bres ne devrait pas voir ceux qui sont dans la lumiere. Des couleurs'. Nous percevons naturellement les couleurs par le sens. Aussi ceux qui enseignent sur les couleurs ἃ l’aide de preuves apportent en temoignage ce qui est connu pour ce qui est plus cache. Certains nient les couleurs et disent que la couleur blanche n’est rien d’autre qu’un melange d’air avec des corps translucides, comme l’&cume de l’eau ou le verre pil&; que la couleur noire provient de ce qu'iln’y a pas un semblable melange’°. D’autres disent que seul le noir est une couleur, car toutes se transforment en lui, alors qu’il ne se transforme en aucune. D’autres disent que les couleurs principales sont le blanc et le noir et que les autres en naissent. D’autres ont pos& eing couleurs principales : le noir, le blanc, le jaune, le rouge et le vert. Les pythagoriciens appelaient tout corps couleur. Emp£- 1. Voir Garl Prantl : Aristoteles über die Farben, erklärt durch eine Uebersicht der Farbenlehre der Alten, München, 1849. — 2. Cette explicalion des couleurs blanche et noire rappelle Aristote; ci. notamment le De generalione animalium, lib. V, cap. v1: Ὃ δ᾽ ἀὴρ διαφαινόμενος λευκότητα ποιεῖ, χαθάπερ χαὶ τὸν ἀφρόν. De Sensu et sensili, cap. IV : Τὸ μέλαν στέρησις ἐν τῷ διαφανεῖ τοῦ λευκοῦ. Voir aussi Prantl, ib., pp. 80-159. ἘΞ ΟἹ. 33 624 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [136] ar ook | μας» „0| "ass ıaso|o „000 rs μας hasay 3 Jr Jean! ooh.]| μας μοὶ ο μα van Dass aa. 3 for> aD wood] μας: “μοὶ adll-so Jasadö|; pm las Joa, olanıasz 15) do bau, ‚ulla aramure Jl> yıal «οἱ I lanıaa I μ5) oo Ko «ον [59] > NS ‚goas Jjaso ‚Jos Joa ° Mo Je20.0 oA Jaras „ heil; > 18 5..95}} y JA>L λοις JADD> Joor a0’ Nass Jun] Jr χροὶ WIEN μωρᾶ δ οἱ > Jar2| “00 «3.58.5 "owo Jasan ol,» "yoraııy κινοῦν hasas Los mals Juin Kuss Jsaung erol CH Saas us 1. P wadooyaslo- — 2-9. Pdeest. — 3. V Me: — 4. B zai9Ll. — 5. B ns: — 6. P raisy, B =D ον. — 7. P Ἰλομθογο.: docle dit que la couleur est quelque chose sur quoi est tomb&le rayon du regard. Zenon a dit que la couleur est une certaine forme des El&ments. Platon a dit que la couleur est le contour exterieur d’un corps soumis ἃ la vue!. Du jour et de la nuit. Personne ne doute que le jour est tout le temps pendant lequel la lumiere se trouve au-dessus de la terre et que la nuit est tout le temps pendant lequel il n’y a pas de lumiere?. Mais (les eerivains) ecelösiastiques &taient dans lincertitude, parce que, si la premiere lumiere stait V’&clat du feu et si le feu entourait tous les öl&ments de nuit et de jour, comment peut-il &tre question de la nuit dans les trois jours d’avant la erdation du soleil, de la lune et des stoiles’? Mar Ephrem et Mar Jacques de Saroug disent que, le premier jour, des nuages se tinrent devant les cieux superieurs et devant la lumiere pendant douze heures, et e’&tait la nuit. Puis, pendant 1. Plutarque, Epitome, I, 15 : Οἱ Πυθαγόρειοι χροιὰν ἐκάλουν τὴν ἐπιφάνειαν τοῦ σώματος. ᾿ἘἘμπεδοχλῆς τὸ τοῖς πόροις τῆς ὄψεως: ἐναρμόττον. Πλάτων φλόγα ἀπὸ τῶν σωμάτων, σύμμετρα μόρια ἔχουσαν πρὸς τὴν ὄψιν. Ζήνων ὁ Στωιχὺς τὰ χρώματα πρώτους εἶναι σχηματισμοὺς τῆς ὕλης. Voir Diels, Dorographi Graeeci, p. 313. Pour Platon, voir en outre Mönon : Ἔστι γὰρ yp6x ἀπορροὴ σχημάτων ὄψει σύμμετρος χαὶ αἰσθητός. — 2. Moise bar Köpha, Hexaemeron, fol. 581 : ἡ γῶν 10,09 oo ‚paul Ion .hil oe WS low "| „o .BN Jon δὲ oo Au « Quand la lumiere se tin au-dessus de la terre, il y eut le jour el quand la lumiöre fut au-dessous de la terre, il y eut la nuit. » — 3. α΄. Moise bar Köpha, ib,, fol. δῖ: hal ΟΝ vonioy oo Passo ἴοοιο ἰδῶ Joy, Ior mel» on Ina up Wade τὸν sol „Jaraa |j>dvy 0,0 „0 |Dsats [NEIL Don ILS ἸΔΕΝ ΤΟ, [ρα οὶ |NEDL Do Da ὦ 1] est aussi neces- saire que nous sachions comment la lumiere, dont Dieu a dit : Que la lumiere soil! et elle fut, el les tenebres, qu 'il a nommees nuit, ont accompli ces Lrois jours et ces Lrois nuits de ces trois jours avant Ja cr&ation du soleil. » [437] ἶ LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 625 Janis) wol | Satöllo ‚IS Joe καλῶ [μῶλ 15} Juouo sn οδι yelı ΙΑ Jooı an κακοῦ LAS (sl Joaxso ‚Kan Jooio url Joot (9329 ΒΒ ϑοοι, >” NSS Jos Joor ai (asa.lso - μοι ‚JS ΞςΞ ἘΞ Ἴοοι Janis [5.9 ἜΣ «Ὁ Bien οὗ ΝΟ oo) vaaıo " ΠΟ Jsasas] ”oooı 000 μνω a «359 20091 dr Kaadıno Jo κακαὶ Jsoau> Ana, IND] "an „ol 00 "walls ha Ay OE-) wur) τυ sn ἀν 1. PSAoll. - 9. Ρ ΑΝ. — 8. Ρ deest. — 4. P wm. h. — 5. B words, P deest wo — 6. PB wallıms, douze heures, ils furent eloignes, et c’etait le jour. Le deuxieme et le troisieme jour, le firmament fit pendant la nuit une ombre pareille et pendant le jour la lumiere s’eleva au-dessus du chaos et repoussa l’ombre (du firma- ment)'. Gregoire de Nysse (dit) qu’une fois le feu se tenait dans la region haute, une fois dans la region basse, et il y avait des jours et des nuits’. Jacques d’Edesse dit que ces trois jours furent differeneies par une lumiere eparse et non ordonn6e’. Sur ὁδοὶ : Lequel a precede l’autre‘? Saint Basile et Mar Jean ont pens& 1. Comparer Moise bar Kepha, Hexaemeron, fol. 5lv: „wi-tol ra) Wan ujno aD ;9| us N, ion unohly on aa. :|jnao Pass ‚umaanıa ERS ld. hos,o on Hass lsas=lo FE Pr „kiss 00 KomdD . wunao 00 je „llis, husojo [dr 00 ar SER sam Do ἘΠΌΘΕΙ Ἐν ταν δὺς Pas. oo a0. hut y enlaul. \5onas wall groo .LsomL urs| Ns ale SS ;A> wall 2 - 8688 1»a.s0 .ks0 οἷο zu |ass ‚asulo BI dena! homo . ara u ‚Inu om oo oa a2. Ina om ὁδὲ5 «βο» «ὔι \dsa:% Asol NS, wa [1.05 0,09 „ie Bun; ‚ala Ὁ so.ol Ss Μοῦ. ME Jon ὅδϑθου => uns| .Leonl go WS .umastta \om Wsaas wally ins lom aa au ‚te u om 3Maso οὐ DH on tes So το DI Ina Jon wo Kal ker ao πᾶν Jar adsohul N nor ‚a wu ὼς μοῦ» Μὰ pa »0 Lwool a ‚‚sarso |jnao Jasıa asally ls=23 «Mar Ephrem et Mar Jacques de Saroug disent que, le premier jour, les tenebres et la lumiere ainsi firent oflice de nuit et de jour : les tenebres, ombre des nuages qui etaient representes entre les cieux sup£rieurs et spirituels des anges, lesquels sont elairs et magnifiques, et entre le chaos des eaux, furent douze heures devant le chaos; ensuite la lumiere, ayant et& cre&e au-dessous des nuages, chassa les t&nebres et accomplit douze heures. Ainsi furent remplis la nuit et le jour du premier jour. Le deuxieme, dans lequel fut er&& le firmament, disent-ils, le firmament fournit l’ombre : pendant les deux jours apres ce premier jour done, quand la lumiere ereee eut accompli ses heures au-dessus du chaos, quand l’ombre du firmament fut restee douze heures au-dessus du chaos, la lumiere monta, chassa l’ombre’ du firmament et resta douze heures; ensuite la lumiere plongea dans le chaos et l’ombre du firmament regna douze heures. Ainsi furent accomplis ces jours et nuits jusqu’au quatrieme jour, οὐ furent erees le soleil, la lune et les &loiles. » — 2. Ci. Moise bar Kepha, ib., fol. 54v: .lon umo&l Ijay Ijonw .risol haar or waren ‚DENN o gr ΝΣ Jon ΘΕῸ «309. 12 5. μξροδο 99 41} aa 2 το Sebliyau Lon Pi2d2> ‚159 |Basjyau |LaujsNs LaaS « Grögoire de Nysse dit : C’etait la lumiere du feu qui contourna en cercle de tous cötes l’air, la terre et l’eau, se tenant une fois en haut, une fois en bas selon le mouvement circulaire du feu. » — 3. Moise bar Kepha, ib., fol. 52r : Pa» ;s! μοϑοὶ u, wanı . kasjo |Ntsa [IL ron |Nautan9y « Jacques d’Edesse dit dans le livre « Compendium » (?) que ces trois premiers jours... » — 4. Cf. Nau, L’Ascension de lesprit, traduction p. 166 et notes. PATR. OR. — T. XXI. — F. %. 4 *Pfol. 33 y° 626 GREGOIRE ABOULFARADJ DIT BARHEBRAEUS. [138] we rl [59 Ins DDSS Yusrd Ja !; nA warujas] J)oaauD Jo L mas > od Aus ro ‚Joa Jon Jar 5AS <> Jasa.!y oam0 JS} amdo [IS Jar [πρὸ ‚Las; amso Kasas! Ag JNaa, las; aa Sol μοὶ wir 0 up ‚Jaso; Jolie sl < yasol 0 ‚Jaas το oo Jar, βδϑδοὴ Jooı „20 wolo BEE „aso ga [ἘΔ 51. Ksoooı. is] ὩΣ Joor ns, οι "pas. sa 12 ‚La. τοὶ gar ass) Lascı Ἴδοι ana „0 «οι. 5} LOS τῶν HAI κοῦ wi ‚horo lananıza AN „A Luss,o οὐν Luusigo INaa HABEN fan \orias hass; 2010 „oojsr alsans ua (aan 1. PB Bau οἱ. — 2. PB προ: — 3. P deest. — 4. BV deest. que le jour preceda la nuit. Ils disent : On le sait par cela qu’apr&s que Dieu eut er66 la lumiere et l’eut separee des tönebres, il appela la lumiere jour et sa fin- soir; il nomma les tenebres nuit et leur fin matin'. Que la fin du jour s’appelle soir, on le sait par cela que l’Evangeliste dit: « Au soir du samedi, ἃ l’aube du premier (jour) de la semaine »°; puis: « Quand fut le soir du jour qui est le premier de la semaine »°. Mais Mar Ephrem dit que les tenebres qui etaient &etendues au-dessus du chaos, lorsqu’elles eurent accompli leur service douze heures et fait la nuit, la lumiere fut erⅇ et quand celle-ci eut de m&me accompli son service douze heures, elle fit le jour‘. Que la premiere opinion est plus juste, sa preuve en t&moigne. Il est clair que, lorsqu’il nous fut ordonne par Dieu de föter la resurrection de Notre Sau- veur (en commencant) par la nuit du premier (jour) de la semaine, et, aux Hebreux, de commencer ἃ observer le samedi (en commencant) par le soir®, 1. Moise bar Κόρα, Hexaemeron, fol. 52v : ταὶ ol BI .u,0 July any ΟΣ] Ὁ 90. Pan, „erisoly Se [DIDI 0 0,0 ας οἷν eo on brelo ‚mass u;-200 Re oo aDuns [5 μαϑο ;.0l 20 Βα. N!.1S8 Jon lot ἢ ia, las 2 9 .eoonlL ὡπϑὶ Ns lo w9, oa’ las; |jo Pass oo an .Las} Jo «Il convient que nous examinions quel fut le premier, de la nuit ou du jour. Basile, Mar Jean et d’aulres avec eux disent que le jour preeeda la nuit; car, opinent-ils, les tenebres qui etaient etendues au-dessus du chaos avant que (Dieu) eüt eree la lumiere, n’&laient pas nommees nuit, mais lenebres.» Et quand Moise dit que le soir fut, par le mol « soir » il ne designait pas les tenebres... » Plus bas Pam . las} Jans ;0| .Ijonm lo, δ κϑο μοὶ «20,0 οἷον [56 56,5}. Ἄραδον || „Ja; ΠΣ θαυ ΟὟ a8, « Quand Moise dit « soir » apres qu'stait deja la lumiere, on reconnait qu’il n’a pas donne le nom de soir aux tönebres, mais ἃ l’achevement du premier jour...» — 2. Matth., xxvIt, 1. — 3. Jean, xx, 19. L’une et l’autre eitalions se trouvent Jans ’/Texaemeron de Moise bar Kepha, fol. 53r. — 4. Emprunt litteral ἃ Moise bar Kepha, ib., fol. δὴν, — 5. Moise bar Kepha donne lui aussi ces deux exemples, mais pour prouver que la nuil a pr&cede le jour; Hexaemeron, fol. 5ur : + IoN „89 οι βοο .urtsel [γον $eeo. Moise bar Kepha traile tres largement la er6ation de la lumiere, du firmameni, du jour et de la nuit, produisant comme autorites nombre d'eerivains ecelesiastiques grecs et syriaques. [189] LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES. 627 ") mais DS; ol, lasaaS Ds LBS Ja κϑὸ \jazell oo Jon |AniD Salas δι» JLasomo ua aus [Sal Mid Lian |Nso;0 55] ya, basar] yabanzı wär burn dor Kay si as 0 Kiiads αὐξεύδθαν, ° oraso Lo, "rar Ja2o5 oo N χοὶ μοι λλοο „rel Yo eo abo NOS 1. BV om@ll. _ 2. PB Lamas. - 3. PV syaas. — 4-4. B 495 Ips 20 «ϑορδῦνο boo, ‚oe. — 5. P Οίαρο: — 6. P Ihyam2r μὲν Duo, V Ihramay „el δὰ βθοο. cela n’indique pas que la cr&ation de la nuit eüt prec&de, mais uniquement la preparation de la volont6 et notre aptitude ἃ recevoir des jours ven£rables. On sait par ἰὰ que, si les Syriens, ἃ la fin du jour du quatri&me et du sixieme jour sp&ecialement, rompent le jeüne'et commencent ἃ se souiller par des nourritures defendues, cela se fait chez eux par une habitude inconsi- deree et non pour autre chose. C’est pourquoi, le plus souvent, ils rompent indistincetement les deux soirs. ÄAVANT-PROPOS. .. 2... InTropucrtoon. . - Premiere base : Du savoir en general. ... Deuxieme base : De la nature de l’Univers. . . LE DE AUTEXUSIO DE METHODE D’OLYMPE VERSION SLAVE ET TEXTE GREC EDITES ET TRADUITSEN FRANCAIS A. VAILLANT professeur ἃ l’Ecole nationale des langues orientales vivantes. ” ᾿Ξ ἡ το ® s „En ἀ 5 Pi ἊΨ ͵ AI - ἢ ᾿ " # - "ὦ ᾿ “αὖ δ. AVANT-PROPOS Bonwetsch, dont les travaux remarquables ont restitu6 l’oeuvre complete de Methode, avait song& ἃ publier la version slave du De autexusio. Il avait prepar6 une copie du texte slave, accompagn6e d’une courte preface qui 6tait un extrait des prefaces de ses deux &ditions. Charge par Με Graffin de realiser le projet de Bonwetsch, j'ai congu cette edition de la facon suivante'. Les textes slavons, gönsralement gät6s par la negligence ou l’ignorance des copistes, appellent des editions ceritiques. On commence ἃ s’en rendre mieux compte, et bien symptomatiques sont ἃ cet ögard les reproches adressös aux slavistes par ἢ. Trautmann dans Wesen und Aufgaben der deutschen Slavistik, pp. 30-32 (Leipzig, 1927). Il est trop commode de repro- duire un manuserit en laissant au lecteur le soin d’en interpreter le texte comme il peut : pour cette besogne, un philologue est inutile, et un photo- graphe suflit. Entreprenant de publier un texte de compr6hension particulierement difhieile, traduction consciencieuse mais grossiere d’un ouvrage subtil, et traduction litterale qui souvent calque les mots aux depens du sens, voici les principes que j'’ai adoptes : Avant tout, publier en regard l’original grec : le slave ne se comprend vraiment qu’en fonetion du gree dont il est la copie servile. Corriger dans le texte les alterations du slave, en indiquant e en note les lecons fautives des manuscrits. Debarrasser le texte slave des details palöographiques (ligatures, abre- viations) qui genent sans profit la lecture, et adopter la ponetuation moderne (de type grec), sans tenir compte, sauf des cas exceptionnels, de celle des manuscrits qui est ordinairement sans valeur. L’application de ces regles se heurte ἃ quelques diffieultes. L’orthographe du slavon n'est pas fix6e : outre les differences fondamen- tales entre les rödactions vieux-slave, russe, etc., des variantes orthogra- 1. Les lignes qui suivent ont &t& 6crites anterieurement au Congres des Philologues slaves de Prague (octobre 1929), auquel A. Meillet, A. Mazon et moi avons soumis un projet d’edition cerilique des anciens textes siaves. 682 AVANT-PROPOS. [ιν] phiques apparaissent, presque ἃ chaque mot, dans les manuserits. D’oü la necessit& de choisir un manuscrit de base et d’en reproduire fidölement l’orthographe. D’oü egalement l'inutilite de signaler toutes les variantes des manuserits : il sufit de noter les lecons qui ont quelque inter&t pour la compre&hension et l’&tablissement du texte, pour le vocabulaire ou pour la grammaire — ce qui suppose, bien entendu, qu’on sait faire Ja distinction entre les faits grammaticaux et les faits orthographiques. Une edition eritique ne se congoit pas sans un eflort d’amelioration du texte transmis, par correction des alterations introduites par les copistes. Pour un texte slavon, ce travail de restauration n’est pas aise, et on ne peut y proceder qu’avee prudence. Dans le cas οὐ la confrontation est possible avec le texte grec, nous ne döterminons pas toujours, ni ce que le traducteur a lu dans son original, ni ce qu’il a compris, ni ce qu'il a voulu dire : la traduction slave de Möthode a &t& faite sur un manuscrit fautif, les erreurs d’interpr&tation ne sont pas rares, et la langue du texte slave est souvent obscure en elle-m&me et chargee d’ambiguites. A plus forte raison notre embarras est grand la ou l’original gree fait defaut. Pour les correetions grammaticales, on doit generalement les eviter : il faut prendre les copies slavonnes des textes vieux-slaves pour ce qu’elles sont, des documents rajeunis et alteres, qu'il serait arbitraire d’essayer de rötablir dans leur &tat primitif. Telles quelles, elles fournissent des donnees precieuses, mais qu’on ne peut utiliser qu’en les interpretant. D’ou, et & plusieurs points de vue, la nöcessite d'un commentaire grammatical, qui portera prineipalement sur la syntaxe : la syntaxe du slavon nous est encore mal connue, et c’est une des raisons pour lesquelles nous comprenons mal les textes. Les faits de vocabulaire, les proc&edes de traduction, les systemes d’equivalence &tablis par le traduceteur entre le grec et le slave, demandent aussi ἃ ötre etudies en detail. On ne peut pas suivre, par exemple, l’enchai- nement des phrases du slave si l’on ne sait pas exactement par quels moyens, ing6nieux ou m6caniques, le tradueteur d’un texte donne rend la multiplieite des particules conjonctives du gree : c’est la un point oü Bonwetsch, malgre tout le soin qu’il a apport& A l’interpretation du texte slave, se laisse fr&equem- τ ment prendre en defaut, soit dans sa traduction, soit dans son appareil ἢ eritique. — Il est admis, en vue dela preparation d’un dietionnaire du vieux- slave et du slavon, que toute edition d’un texte slave doit ötre accompagn6e d'un lexique complet, j’entends rationnel; dans le cas d'une traduction du grec, ce lexique doit ötre slave-grec, et suivi d’un index grec-slave. 6ditions savantes et non ecelösiastiques, et elle est generalement aisee. A quoi bon conserver des graphies comme ETZ, TAATH POUr KOTZ, TAATOAATH? [v] AVANT-PROPOS. 633 Les Editeurs des textes grees n’6crivent-ils pas couramment θεός ce qu’ils lisent 95 dans les manuserits? Toutefois, il y a des cas οὐ nous ne savons pas sürement la forme qu’il faut restituer : vAsz, kATs, etc. La hardiesse ne serait pas grande de lire systömatiquement weaosksz dans une copie recente de redaction russe, mais peut-etre vaut-ıl mieux conserver, pour quelques mots, la forme abr&gee. Quant aux ligatures et ἃ leur r&solution, les incertitudes ne peuvent porter pratiquement que sur quelques jers, et la question n’a aucun interet pour des textes tardifs — en admettant m&me qu’elle ait pour les textes anciens l’importance que certains lui attribuent. Mais les problemes les plus delicats sont celui des rapports entre le texte slave et le texte gree, et celui de la methode ἃ employer pour interpreter les passages traduits du grec ou l’original fait defaut. Le texte gree du De autewusio n’est pas etabli de fagon definitive, m&me apres l’edition de Bonwetsch. Il nous est transmis par des manuscrits de valeur inögale, dont le plus complet, et ἃ ce titre le plus important, est le manuscrit que permet de restituer la traduction slave litt6rale. Par consequent, si le slave a besoin du gree pour &tre completement intelligible, le gree ne peut pas non plus se passer du slave : l’edition eritique du texte slave et celle du texte gree sont ins¶bles. C'est ce qu’a bien compris Bonwetsch. Mais, dans le detail, je me suis trouve assez souvent en desaccord avec lui, surtout pour l’interpretation des donnees de la traduction slave, et aussi pour le choix ἃ faire entre les variantes des manuscrits grecs et la comprehension du texte de Methode. C'est pourquoi, tout en prenant en prineipe son edition comme texte de base, j’y ai introduit des modifications. Je me suis d’ailleurs contente de la confronter avec les editions anterieures, et plus partieulierement avec les deux bonnes editions contenant des fragments du De autewusio, celle de Robinson (Philocalie d’Origene) et celle de Van de Sande Bakhuyzen (Dialogue d’Adamantius) : ce que je crois apporter de nouveau, c’est une determination plus exacte de la valeur du tömoignage de la traduction slave, contrölee par la traduetion armenienne que j’ai pu utiliser dans la version frangaise encore inedite du Pre Maries. Dans les passages oü manque l’original grec, le slave nousen conserve non seulement le sens, mais en quelque sorte la forme meme, dans une traduction presque rigoureusement litterale. C’est un grand avantage sur l’adaptation tres libre d’Eznik, et c’est aussi une gene. Le texte slave, calqu& sur le grec, est souvent obscur, parfois incomprehensible. La seule m&thode pour l’interpreter completement est de retablir sous les mots slaves les mots grees auxquels 115 doivent r&pondre : alors ce qui est vague, estomp6, incoh6rent dans le slave retrouve en grec sa nettete et sa logique, et le sens qu’on apercevait comme ἃ travers un brouillard se precise aussitöt. C’est ce que j’ai fait systemati- 634 AVANT-PROPOS. [νη quement, et je publie cette translation en grec de la traduction slave — en m’excusant de n’ötre pas helleniste. Et cela, pour deux raisons : d’une part pour me rendre intelligible a moi-m&me et rendre intelligible aux autres le texte slave, et pour lögitimer la traduction que j’en donne ; d’autre part pour en fournir aux lecteurs non slavistes une idee exacte et complete. Bonwetsch a voulu en donner en allemand une traduction litterale, et il l’a fait aux depens de la clarte. Le francais s’y prete moins encore que l’allemand, tandis que la phrase slave, calqu&e sur la phrase grecque, se laisse ais6ment et ἃ peu pres mot pour mot transposer en grec. Toutefois, cette transposition ne saurait etre purement möcanique : elle comporte nöcessairement une certaine part d’interpretation, et il faut en outre tenir compte des habitudes et des procedes du traducteur, tels 4115 nous sont connus par les parties bilingues. Je crois devoir insister sur deux points. D’abord le texte grec que je donne et dont je me sers pour combler les lacunes du De autexusio n'est qu’un mot ἃ mot du slave, et souvent incorrect : loin de moi la pens6e de restituer l’original grece perdu. Cependant, la traduction slave est une copie si fidele qu’on retrouvera souvent, je crois, dans le mot ἃ mot grec un rellet reconnaissable de la phrase et du style de Methode. Ensuite, la transposition en grec n’est utile que dans le cas d’une traduction litterale comme celle du De autexusio : je n’en fais pas une methode gen6rale. Pour les textes slavons traduits d'une fagon moins servile et qui sont comprehensibles par eux-m&mes, il suflit de preeiser les correspon- dances de vocabulaire entre le slave et le grec et certaines regles d’equiva- lence adoptees plus ou moins artificiellement par les diflerentes &coles de traducteurs. Les usages de la Patrologie Orientale veulent que l’edition d’un texte s’accompagne de sa traduction. Mais rien n’est diffieile comme de traduire une version litterale. Pour les passages ou le texte grec nous est conserv6, jai estime plus commode et plus utile de le traduire directement, enindiquant en note les divergences ou les obscuritös de la version slave. Je me suis laiss& entrainer loin de la slavistique, et sur des domaines οἱ je n’ai aucune comp6tence. Mais assumant le röle d’öditeur, j'en ai accept6 les responsabilites : mon devoir 6tait de rendre le texte slave aussi intelligible que possible, et je n’y pouvais r&ussir que par le moyen du texte grec. Je suis d’ailleurs heureux d’avoir pu, en suivant l’exemple de Bonwetsch, contribuer ἃ rompre l’isolement dans lequel la philologie slave a tendu paresseusement a s’enfermer. [va] AVANT-PROPOS. 635 Je n’aurais pas pu mener ἃ bien mon travail, si je n’avais pas trouv& les appuis les plus eflicaces. Με’ Graffin, en me chargeant de cette &dition, m’a fourni tous les moyens materiels de la realiser, et il en a entierement r&gl& l’impression et la correction, avec le concours de la maison Firmin-Didot. Le Pere Maries, avec une complaisance inlassable, m’a guide et fait beneficier de son erudition, et il π᾿ ἃ permis d’utiliser sa traduetion inedite du De Deo d’Eznik. Le Pere Condamin m’a autorise A consulter et ἃ mettre ἃ profit sa traduction manuscrite du texte gree du De autewxusio. Le Pere Lebreton a bien voulu lire mon Introduction, et je lui dois des corrections importantes. M. Bourguet s’est laiss& consulter avec une grande ee: sur l'inter- pretation de quelques diflicultes du texte grec. MM. Mazon et Meillet m’ont aid& de leurs conseils et de leurs encoura- gements. M. Mazon a lu une &preuve de l’ouvrage, et j’ai tire grand profit de ses observations. I] est inutile de dire tout ce que les slavistes doivent A M. Meillet : je lui dois particulierement la methode critique que j’essaie - d’appliquer ici. Je leur exprime ἃ tous mes vifs sentiments de gratitude. A. VAILLANT. Saint-Cloud, janvier 1929. INTRODUCTION Il. — Μέτηορε D’ÖLYMPE. On ne sait ἃ peu pres rien de la vie de saint Methode, si ce n’est qu'il vecut dans la seconde moitie du m? siecle et au debut du τυ" sieele, qu’il fut ev&que d’Olympe en Lycie (puis de Tyr, d’apres saint Jeröme), et qu’il subit le martyre lors des dernieres persecutions contre les chretiens, vers 311 (a Chaleis — qui devrait ötre Chalcis de Syrie — d’apres saint Jeröme). Les t&moignages les plus anciens (saint Jeröme, Socrate, Maxime le Con- fesseur) indiquent de facon süre Olympe comme siege de son &veche. La tradition ecelesiastique, depuis Leonce de Byzance (νι s.), a substitue ἃ cette ville obscure de Lycie le nom de la ville voisine et plus e&lebre de Patara, dont l’eveche [αἱ important ἃ l’&poque byzantine : au vı° siecle, un ev&que de Patara tint töte ἃ Justinien. Le fait s’explique par une fausse interpretation du debut du De resurrectione, le traite le plus connu de Methode, dont la scöne se place ἃ Patara. Chez les Grecs et chez les Slaves, dans le Menologe comme dans le recueil de propheties qui porte son nom, Methode est design& par le titre d’eveque de Patara. Mais certaines copies de ses @uvres aux vın“- x® siecles conservaient le souvenir du nom ἴθλυμπος sous la forme alteree Φίλιπποι, par confusion entre Olympe de Lycie et Philippes de Macedoine : c'est ce qui apparait dans un manuscrit des Sacra parallela (Coisl. 294), qui porte l’indication M&dodtou ἐπισκόπου Φιλίππ., et particulierement dans latraduc- tion slave, dans les titres du De autexusio et du De lepra'. Pour les questions relatives ἃ l’ensemble de l’auvre de Methode, il suflit de renvoyer ἃ l’edition de Bonwetsch : Methodius, Leipzig, 1917, vol. 27 de la collection Die griechischen christlichen Schriftsteller der ersten drei Jahrhun- derte?. 1. Voir l’edition de Bonwetsch, p. xXxVII, p. 145, note 1, p. 455, note 1. L’article recent de F. Die- kamp (Theologische Quarlalschrift, 1928, \. CIX, pp. 285-308) ne peut prouver qu’une chose : c’est que l’erreur remonte ἃ Jean d’Anlioche, c’est-A-dire au vı1® siecle. 2. Mon travail 6tail ἃ l’impression lorsque ont paru les deux livres de 1. Farges :Les idees morales et religieuses de Methode d’Olympe et Methode d’Olympe, Du libre arbitre (Paris, 1929), ou l’on trou- vera un expos& d’ensemble du systöme thöologique de Methode et de ses fondements philosophiques et scripluraires. Je remercie l’auteur de l’obligeance avec laquelle il a mis ses ouvrages ἃ ma dispo- silion. Je les ai consultös avec intör&t, mais je crois devoir maintenir mon interpretation, uniquement philologique, du contenu du De autexusio, dont ils completent tr&s utilement les lacunes, mais qu’ils ne me paraissent pas infirmer. Een [1x] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 637 Il. — Lr De Autexusio ou « DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE ). Cet ouvrage, un des plus importants de Methode, nous a &t& conserv& inte- gralement, pour la plus grande part (pres des trois quarts) dans le texte gree, pour le reste dans des traductions : a) La traduction slave est seule ἃ en faire connaitre le contenu in extenso, sauf une lacune accidentelle de plusieurs pages et quelques omissions insi- gnifiantes. δ) Un manuserit grec du x® siecle (F) donne le debut du traite; la suite en est perdue. c) L’ouvrage connu sous le nom de « Dialogue d’Adamantius » ou Περὶ τῆς εἰς Θεὸν ὀρθῆς πίστεως ' reproduit quelque peu librement un long passage du De aultexusio, sans citer le nom de l’auteur. Ge dialogue anonyme, qui refute les heresies des Marcionites et des Valentiniens, a &t& de bonne heure attribue a Origene. Il a &t6 compose avant 311, puis l&gerement remanie vers 330; la version primitive est conserv&e dans la traduction latine de Rufin, faite ἃ la fin du ıv° siecle. L’extrait de Methode est presente comme l’expose& et la refutation de la these (ὅρος) de Valentinus sur l’origine du diable et du mal. d) Eusebe (1'° moitie du τυ" siecle), dans sa Praeparatio euangelica (vi, 22), traitant du probleme du mal et de la matiere, apres des eitations de saint Denys d’Alexandrie, d’Origene et de Philon, reproduit un passage 6&tendu du De autexusio, qu'il donne comme un extrait du trait& Περὶ τῆς ὕλης d’un eerivain ehretien de la seconde moitie du 11° si&cle, Maximus. Ce Maximus, qui est invoqu& comme une autorite, semble par ailleurs tout ἃ fait inconnu Eusebe le nomme dans son Histoire de l’Eglise (v, 27), mais les expressions dont il se sert montrent que c’est d’un ouvrage qu’il parle et qu’il ne sait rien de son auteur : ὧν γε μὴν αὐτοὶ διέγνωμεν ... χαὶ τὰ Μαξίμου περὶ τοῦ πολυθρυλήτου παρὰ τοῖς αἱρεσιώταις ζητήματος, τοῦ πόθεν ἡ χκαχία χαὶ περὶ τοῦ γενητὴν ὑπάρχειν τὴν ὕλην. Cette eitation d’Eusebe est reproduite par saint Gregoire de Nazianze et saint Basile dans le chapitre xxıv de leur Philocalia” ou recueil d’extraits d’Origene, compos6e vers 358, et en tout cas avant 379. Comme 115 retrou- vaient exactement (αὐτολεξεί) le m&me texte dans le « Dialogue contre les Marcionites et autres heretiques », c’est-a-dire dans le Dialogue d’Adaman- tius, ils l’ont attribu& ἃ Origene. e) Les Sacra parallela, repertoire de eitations des Pöres de l’Eglise, don- nent des extraits assez abondants de Möthode et en particulier du De autexusio. 1. Edition de W. H. van de Sande Bakhuyzen : Der Dialog des. Adamantius, Leipzig, 1901, vol. 4 de la collection Die griechischen christlichen Schriftsteller. 2. Edition de J. Armitage Robinson, The Philocalia of Origen, Cambridge, 1893. 638 METHODE D’OLYMPE. [x] Il ne s’agit pas d'un ouvrage unique, mais de receueils divers, dont le contenu varie selon les manuscrits. Un de ces recueils a eu comme auteur Jean Damase£ene (vın° siecle). f) Photius (ıix® sieele), dans sa « Bibliotheque », reproduit plusieurs pas- sages du De autewusio. 4) L’eerivain armenien Eznik, dans son livre connu sous le titre de « Con- tre les sectes », qui a &t6 compos& avant A50', a traduit librement ou imite une partie importante du De autewusio. Cette traduction armenienne, si infi- dele qu’elle soit, a d’autant plus d’interöt pour la reconstitution du dialogue de Methode qu’an bon nombre des passages qu’utilise Eznik r&pondent ἃ ceux qui ne sont conserv6s que dans la traduction slave et pour lesquels le texte grec fait defaut. Le De autexusio pose plusieurs problemes. L'attribution de ce traite ἃ Methode ne fait aucun doute, mais il faudrait expliquer comment un extrait a pu en &tre incorpor6 au Dialogue d’Adamantius, et surtout pourquoi des eerivains du ıv° siecle qui devaient bien connaitre la litterature religieuse ont pu ignorer que Methode en füt l’auteur. Eus@be met cet ouvrage sous le nom d’un certain Maximus, &erivain chretien du ı1° sieele; saint .Gregoire de Nazianze et saint Basile ne corrigent son erreur qu’en en commettant une nouvelle, et ils sont suivis par Rufin. Saint Jeröme, qui nous dit que les &crits de Methode &taient beaucoup lus, est le premier ἃ indiquer formellement le De autexusio comme une @uvre de Methode, d’ailleurs ἃ cöte du traite De pythonissa, qui est le De engastrimytho d’un autre antiorigeniste, Eustathe d’Antioche. La möprise des editeurs de la Philocalie et de Rufin se comprend bien encore : admirateurs d’Origene et le croyant auteur du Dialogue d’Ada- mantius, ils ne devaient pas hesiter ἃ lui reconnaitre la paternit6 du seul passage brillant de ce terne ouvrage, et ils pouvaient admettre de bon coeur que Methode avait plagie Origene. Mais Eus£be, bien qu’ennemi de Möthode, n'avait aucune raison de citer son traite en l’attribuant ἃ un auteur ancien et sans doute imaginaire : il aurait pu se contenter de l’ignorer, comme il a pass& sous silence le nom de Möthode dans son Histoire de l’Eglise. D’autres points encore sont obscurs : le titre du dialogue, le nom des personnages qui y figurent, la destination de l’ouvrage. Des titres diflörents sont donnes par les sources : περὶ τοῦ αὐτεξουσίου dans F, de αὐτεξουσίῳ chez saint Jeröme et περὶ αὐτεξουσίου dans les Sacra parallela et chez Photius; mais la traduction slave, gen6ralement fidele, nous restitue 1. Voir L. Mariös, Le De Deo d’Eznik de Kotb, Paris, 1924, et « L’armenien classique pour lui- meme », Revue de l’Orient Chretien, τ. V (xxv), 1925-1926, p. 387. [xı] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 639 περὶ θεοῦ καὶ ὕλης καὶ περὶ (τοῦ) αὐτεξουσίου ; et Eusebe donne ἃ l’ecrit du Pseudo- Maximus le titre περὶ τῆς ὕλης dans la Praeparatio euangelica, qui devient dans la Philocalie περὶ ὕλης, ὅτι οὐκ ἀγένητος οὐδὲ χαχῶν αἰτία, et il le designe par τὰ Μαξίμου, sans aucun titre, dans l’Historia ecclesiastica. Les personnages du dialogue sont un orthodoxe et un heterodoxe et son compagnon. Ces personnages ne portent pas de nom dans l’extrait d’Eusebe et de la Philocalie, ni non plus dans la traduction slave. Dans les Sacra parallela, ’orthodoxe s’appelle Methode et ’heterodoxe Aglaophon : le second nom est pris au De resurrectione. Dans le Dialogue d’Adamantius, la these heterodoxe est prösentee par Droserius, puis modifice par Valens, l’orthodoxe stant Adamantius : les noms de Droserius et de Valens sont rajoutes et n’ont pas d’interöt, mais il reste.cette donnde que l’argumentation que deve- loppent les heterodoxes est attribuse ἃ Valentinus. De meme, dans le manus- crit F, l’orthodoxe est designe par ὀρθ., et ’'heterodoxe par Οὐ(α)., c'est-A- dire qu’il est prösente comme valentinien. Zahn et Robinson (The Philocalia, p. xıvı) ont &mis l’'hypothese que l’orthodoxe avait pu s’appeler Maximus, ce qui expliquerait l’erreur d’Eus£be. Le titre de l!’ouvrage aurait alors ὁ ό un titre double : Μάξιμος (ἢ) περὶ (τοῦ) αὐτε-- ξουσίου, comme ceux des dialogues de Platon et ceux qui sont attestes ou qu’on restitue pour les autres dialogues de Methode : ᾿Αγλαοφῶν (ἢ) περὶ ἀνα- στάσεως, “Ξένων (ἢ) περὶ τῶν γενητῶν, Sistelius de lepra, Συμπόσιον (ἢ) περὶ ἁγνείας. Mais cette hypothese est plus ingenieuse que solide. D’une part Maximus devrait avoir ete, non l’orthodoxe, c’est-A-dire Methode, mais Vinterlocuteur de Methode, et l’erreur d’Eusebe resterait grossiere. Et sur- tout, rien dans le texte du De autewusio, ἃ la difference des autres traites dialogues de Methode, n’autorise ἃ penser que les personnages du dialogue aient port un nom : 115 s’interpellent par ὦ φίλε (7,14, etc.), ou bien l’ortho- doxe se sert de l’expression platonicienne ὦ οὗτος (35,12, ete.), et les deux heterodoxes se designent mutuellement par le terme ὁ ἑταῖρος (Al ,4). Le temoignage du texte möme, celui d’Eusebe et de la traduction slave, et celui qui resulte des divergences des manuscrits, sont concordants et formels : les trois interlocuteurs du dialogue sont anonymes, et tout ce qu’on en peut dire est que l’un est orthodoxe et les deux autres heterodoxes, et que ces heterodoxes, dont la qualite n’etait pas pr6cisee, ont &t6 secondairement interpr&tes comme valentiniens. Reste le probleme le plus important : celui de la destination du traite; etait-il dirige contre les Valentiniens, comme le veulent le Dialogue d’Ada- mantius et la tradition conserv&e par le manuscrit F, ou plus generalement contre les gnostiques ou les höretiques, comme l’indique Eusebe sans preciser autrement, ou bien contre Orig®ne, comme on l’admet aussi et comme le pensait peut-etre dsja saint Jeröme (et aduersus eumdem de Pythonissa, et de 640 METHODE D’OLYMPE. [χπ] αὐτεξουσίῳ) " De toute facon, selon la remarque de Jahn (δ. Methodius platonizans, p. 118), P’heterodoxie combattue par Methode &tait fortement platonisante'. Il faut aller plus loin : la these sur la matiere et l’origine du mal qui est expos6e dans la premiere partie du De autewusio est uniquement platonicienne ou neo-platonicienne; si elle a des rapports avec les theories des Gnostiques — ou d’Origene —, c’est par lintermediaire du platonisme; et la r&futation qu’en fait Möthode est nourrie d’arguments pris davantage ἃ la philosophie grecque qu’aux 6erivains chretiens et ἃ l’autorit& des Beritures. Jahn a montre tout ce que Methode doit ἃ Platon, mais son examen a porte surtout sur les emprunts d’ordre litteraire. Il convient de passer en revue le contenu du De autexusio en notant les rapprochements les plus evidents, et les plus nöcessaires pour la comprehension du texte, avec les theories et les arguments de Platon et des ne&o-platonieiens. Les historiens de la philosophie greeque n’auront pas de peine ἃ completer ces indications sommaires. Il faut d’ailleurs observer que le platonisme que refute ou qu'in- voque Methode est le platonisme d’6cole du πι᾿ siecle, largement &clectique, et qui melait ἃ la doctrine platonicienne des elöments pris aux autres doc- trines, l’aristotelisme, le stoieisme — sans oublier la sophistique. L’ouvrage debute par une sorte d’avant-propos, sous forme d’une allo- cution adressee A un auditoire (1-7, 13). L’enseignement de Möthode n'est pas celui de la philosophie greeque, seduisante mais mortelle comme le chant des Sirenes : il est {πὸ des prophetes, qui ont enonce sous une forme allegorique les verites dont les apötres ont apporte l’interprötation. Le dialogue commence ensuite par l’expos£ de la these sur laquelle portera toute la discussion (7,14-19, 12), le premier interlocuteur heterodoxe soumet- tant ἃ l’orthodoxe ses observations et ses röflexions. Il constate d’abord l’ordre qui regne dans l’univers : une puissance superieure eontient les öl&ments, rögle les mouvements des astres, döveloppe la diversite des especes animales et vegetales. Il est tent6 d’en conclure, en depit du prineipe generalement admis que rien ne vient de rien, que Dieu a cre& le monde ex nihilo. Mais il se heurte ensuite au speetacle du mal qui apparait parmi les hommes : le vol, le meurtre, l’adultere. Ce mal ne peut &tre l’auvre de Dieu, qui est bon par nature et qui veut le bien, et il doit lui chercher une origine etrangere A Dieu. Il revient done ἃ la premiere hypothese qu’il avait eu l’envie d’ecarter : Dieu n’a pas ere& l'univers du neant, mais il a ordonne, autant qu'il a pu, une matiere informe et sans qualites qui coexistait A lui de toute &ternite, et 1. J. Farges observe de möme que « le dualisme des herötiques, contre lesquels Methode e&erivail son trait& Du libre arbitre, a dans le Timde sa source premiere » (Methode d’Olympe, Du libre arbi- Ire, p- 15). [x] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 641 dont les el&ments inferieurs, rebelles ἃ toute organisation, ont subsiste sans changement et sont la source du mal. Cette these n’a rien de sp@cialement gnostique ou valentinien : elle est platonicienne. Le platonisme (ancien ou nouveau) enseigne': Que l’ordre regne dans le monde superieur, et que le d&sordre, le mal, n’apparait que parmi les hommes : οὔτ᾽ ἐν θεοῖς (τὰ καχὰ δυνατὸν) ἱδρῦσθαι, τὴν δὲ θνητὴν φύσιν χαὶ τόνδε τὸν τόπον περιπολεῖ ἐξ ἀνάγχης (Theeteie, 170 4). C’est d’ailleurs un theme familier &galement aux Gnostiques (voir Plotin, II, ıx, 5, 8). Que Dieu est ordonnateur de l’univers, ereateur du χόσμος, mais non de la matiere. L’hypothese de la er6ation, que Plotin repousse radicalement et deelare absurde (II, ı, 4, ete.), &tait toutefois admise par certains platoniciens. Que Dieu est bon et n’a pas voulu le mal, et qu’ii a exelu toute imperfec- tion « autant qu'il &tait en son pouvoir » : βουληθεὶς γὰρ ὁ θεὸς ἀγαθὰ μὲν πάντα, φλαῦρον δὲ μηδὲν elvaı κατὰ δύναμιν (Timee, 30a). Que la cause ‘de l’imperfection, du mal, est dans la matiere : ὅσα παρὰ θεοῦ εἰς (τὸν χόσμον) ἥκει, ἀγαθά, τὰ δὲ χαχὰ ἐχ τῆς ἀρχαίας φύσεως, τὴν ὕλην λέγων τὴν ὑποκειμένην οὔπω χοσμηθεῖσαν (Plotin, Πόθεν τὰ καχά, Enn., 1, vırı, 7); αἰτία ὕλη οὕτως ἐχόντων ὡς ἐλαττόνως ἔχειν (Plotin, III, πα, 15); et οἵ. Platon, Politicus, 273b, ete. D’autre part, une serie de details sont pris directement ἃ Platon, et particulierement ἃ la cosmologie du Timee : La description de la matiere primitive, qui 6tait « agitde d’un mouvement desordonn& » : οὐχ ἡσυχίαν ἄγον ἀλλὰ χινούμιενον πλημμελῶς χαὶ ἀτάκτως (Timee, 908), ἀτάχτως μὴν ὅπη τύχοι προϊέναι χαὶ ἀλόγως (Timee, A3b), et « sans qualites » (ef. Plotin, I, vırı, 10, ete.). La distinetion (11,5-7) des deux mouvements, de rotation et de translation : ei φέροιτο τὸ ἕν, ἤτοι ἐν τῷ αὐτῷ ἂν περιφέροιτο χύκλῳ ἢ μεταλλάττοι χώραν ἑτέραν ἐξ ἑτέρας (Parmenide, 138c, et cf. les sept mouvements, l’un circulaire, les six autres de translation, du Timee, 34a); et la necessite d’un centre fixe (11,7) suppos& par le mouvement circulaire (Parmenide, ibid.). Apres un court preambule dialeetique (21,1-23,9), ’orthodoxe entreprend la refutation de la these pos6e par le premier interlocuteur (23,11 et suiv.). Le developpement qui suit est preced& du titre περὶ θεοῦ χαὶ ὕλης dans les deux copies in extenso du De autewusio, A savoir le manuserit F et la traduction slave. I (23,11-29,10). — En principe, il ne peut pas exister deux increes A la fois, car ces deux increes seraient l’un par rapport ἃ l’autre : - 1°) unis : 115 seraient alors les parties d’un m&öme tout, et il n’y aurait qu’un inceree; 1. Voir en parliculier les &ditions du Timee de A. Rivaud, du T'heetete et du Parme£nide de A. Dies, el des Enneades de E. Brehier. 642 METHODE D’OLYMPE. [xıv] 2°) separes : mais la separation suppose un el&ment separant, et nous ne trouvons plus deux, mais trois termes; le raisonnement vaudrait &galement pour ces trois incre6s, et ainsi ἃ l’infini; 3°) l’un dans l’autre, comme dans un lieu. Mais si la matiere etait le lieu de Dieu, Dieu serait alors limite, et il aurait participe au desordre primitif de la matiere; et d’autre part si Dieu n’occupait qu’une partie de la matiere, il serait plus petit que la matiere; s’il en occupait la totalite, comment aurait-il trouv& la place n&cessaire pour effectuer son travail de demiurge?Si la matiere etait dans Dieu, est-ce ala facon des animaux qui sont dans l’air (interca- lation), ou ἃ ἰὰ facon de l’eau qui se repand dans la terre (diffusion) ? Dans le premier cas, Dieu est discontinu; dans le second, Dieu, &tant le lieu de la matiere, est le lieu et le r&ceptacle du desordre et du mal. L’essentiel de ce raisonnement, d’une conception excessivement spatiale chez Methode, est pris au platonisme. L’inere& unique est le Vivant unique du Timee (3la) : s’il y avait deux Vivants, ils seraient les parties d’un autre Vivant (πάλιν γὰρ ἂν ἕτερον εἶναι τὸ περὶ ἐκείνω δέοι ζῷον, οὗ μέρος ἂν εἴτην ἐκείνω) ; et cf. l’Un du Parmenide (145b-e) et 1᾿« aporie sur le tout et les parties ». Deux termes distinets n’entrent en composition qu’au moyen d’un troisieme terme median : δύο δὲ μόνω καλῶς συνίστασθαι τρίτου χωρὶς οὐ δυνατόν (Timee, 31b); Ἰ᾿« argument du troisieme homme », avec sa progression ἃ l’infini (Parmenide, 132b, ete.), qui a eu des applications diverses, apparait chez Simplicius (eite par A. Dies, Parmenide, p. 18) exactement sous la möme forme que chez Methode : « S’il y a plusieurs, les etres sont (en nombre) infini, car, dans l’intervalle de ceux qui sont, il y en aura toujours d’autres, et, dans l’inter- valle de ceux-ei, d’autres encore ». La discussion relative A Dieu concu comme lieu de la matiere rappelle les diflieultös soulevees contre la theorie de la participation des objets ἃ la forme : la comparaison de Dieu ἃ l’air qui enveloppe les ötres vivants (29,4-5) est analogue ἃ celle de la forme au jour omnipresent (Parmenide, 131 b). Pour l’autre facon de se reprösenter la matiere dans Dieu, ἃ savoir comme l’eau dans la terre, par diffusion dans un corps, c’est un @cho des discussions relatives ἃ la χρᾶσις (ef. Plotin, II, vım) : il est visible que pour Methode le melange des corps n’est pas une juxtaposition de leurs parties, et que les deux composants restent indivis. II (29,11-41,3). — Mais l’existence d’une matiere coexistante ἃ Dieu n’a &t& admise que pour expliquer l’origine du mal. C’est done la question du mal et de sa nature qu’il faut examiner. Notons d'abord qu'il n’y a pas moyen d’&carter compl&tement l’hypothöse de la er6ation ew.nihilo : puisque la matiere dtait sans qualites, Dieu a au moins er&& de rien les qualites des substances; alors, pourquoi ne pas admettre [xv] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 643 4} ait pu aussi cr6er les substances? Il n’y a pas ἃ chercher de source platonicienne A ce raisonnement fragile (31,1-33,9). Mais venons ἃ notre sujet : qu’est-ce que le mal? Si le mal est une qualite de la substance, etsi Dieu a ere6 les qualites, Dieu a ere& le mal, et l’hypothese de la matiere est inutile (33,10-19). Le mal serait-il une substance? C’est impossible : le mal n'est qu’un accident de la substance, l’action d’un ötre agissant qui n’est appel&e mauvais qu’en la mesure ou il commet le mal. L’argument vaudrait &galement dans le cas ol on supposerait un &tre mauvais instigateur du mal : lui non plus ne serait pas mauvais dans son essence, mais d’apres ses actions. Par consequent, le mal n’existe pas de toute eternite (35,10-41,3). L’orthodoxe repousse ici la these des ne&o-platoniciens d’apres laquelle le mal est A la fois substance et aceident, et qui veut qu'il existe un Mal en soi, comme un Bien en soi : ὡς γὰρ ἀγαθὸν τὸ μὲν αὐτό, τὸ δὲ ὃ συμόέδηκεν, οὕτω καὶ χαχὸν τὸ μὲν αὐτό, τὸ δὲ ἤδη nur’ ἐχεῖνο suubebnzög ἑτέρῳ (Plotin, I, vi, 3). Pour la theorie des Gnostiques, qui font de ce Malen 8501, du principe ou dela « racine » du mal, un &tre ἱπορόό et coeternel au principe du Bien, elle n’est indiquee qu’en termes voiles, et le nom du diable n’est pas prononc£. Le second heterodoxe prend iei la place de son compagnon et pose une these un peu diflerente (41,4-13) : la matiere est coeternelle ἃ Dieu, mais elle n’etait pas « sans qualit6s ». On ne peut d’ailleurs dire d’aucune chose qu’elle est sans qualite, cette propriet6 möme constituant une qualit6. Nous retrou- vons cet argument logique chez Plotin, qui le combat, et qui precise d’autre part, ce qu’oublie de faire Möthode, que cette qualite negative est la qualit& de privation : II, ıv, 13 τί οὖν κωλύει ἄποιον μὲν εἶναι (τὴν ὕλην) τῷ τῶν ἄλλων μιηδεμιᾶς ποιότητος τῇ αὐτῆς φύσει μετέχειν, αὐτῷ δὲ τούτῳ τῷ μηδεμιᾶς μετέχειν ποιὰν εἶναι ἰδιότητα πάντως τινὰ ἔχουσαν : ‘ La refutation de cette seconde thöse est men&e d'une facon parallele ἃ celle de la premiere. L’orthodoxe s’attaque d’abord au concept d'une matiere pourvue de qualites (43,8-55,9), en montrant premierement qu'il rend incom- prehensible l’oeuvre du demiurge (43,8-51,3), et ensuite par une serie d’argu- ments logiques, une aporie sur le simple et le compos6 (51,4-53,3) et deux applications successives du theor&eme d’Aristote (ὁ τοῦ ἀντιχειμένου λόγος, 39,4) qu’une substance n’a pas de contraire (53,4-55,9). Puis il passe ἃ la question de la nature du mal, en tant que qualit& de la matiere : qu’on considere les formes du mal comme les especes d’un genre, ou comme les parties d’un tout, ou comme les actions d’un principe agissant, le mal apparait de toute facon cre& et non existant de toute &ternite (55, 10-59,9). 644 METHODE D’OLYMPE. [xvı] Un des höterodoxes reprend ici la parole (59,10 et suiv.). Qu'il s’agisse du premier interlocuteur, c’est ce que montrent les passages 61,16-17 et 63,9, qui renvoient au developpement du debut sur les aspects du mal, et particuliere- ment 63,11-13, qui renvoie ἃ la distinetion etablie (pp. 37-39) entre la substance et l’accident. Apres un pr&ambule d’un inter&t purement dialectique (59, 10-61,9) et une breve tentative de la part de l’heterodoxe de prendre la direction de la discussion (61,10-12), orthodoxe pose la distinetion entre le malum poenae, ceuvre de Dieu, et le malum culpae, ceuyre des hommes (61,13-63,7). Puis il reprend, pour la traiter definitivement, la question de la nature du mal. Le mal n’existe pas en soi : une chose n'est bonne ou mauvaise que selon l’emploi qu’en font les hommes (65,5-69,15). L’homme a recu de Dieu le don du libre arbitre, c'est-a-dire le pouvoir de lui obeir ou de lui desobeir, de m£riter ou de demeriter (71,3-77,2). Le mal est la desobeissance ἃ Dieu, et linstiga- teur de cette desobeissance est le diable, jaloux des hommes, qui avait 6te cre& bon par Dieu, et qui s’est tourne de lui-möme vers le mal (77,3 et suiv.). Suit l’examen de quelques diflicultes que souleve la these de la er&ation du diable par Dieu'. A la fin du dialogue, l’heterodoxe revient au problöme de la matiere (101, ı et suiv.) : si la matiere n’est pas coeternelle ἃ Dieu et si le monde est ογόό du neant, pourquoi Dieu a-t-il fait ceuvre de er6ateur ἢ C’est la question posee dans le Timee (29cd) : quelle est la raison pour laquelle Dieu a forme « le Devenir et le Monde »? L’expression de Platon γένεσις καὶ χόσμος est reprise, legerement modifiee ou plutöt mal comprise, par Methode qui l’emploie avec quelque insistance : γενέσεως καὶ χόσμου ... ἀρχήν (Timee, 29e) devient κόσμου γένεσιν ἤρξατο ποιεῖν (LOL, 13-14, et de m&me 101,4), χόσμου γένεσιν ἐποίησεν (105,10); la meme locution apparait aussi hors de ce passage : 31,1, 45,7. La reponse est presentee, comme dans le Timee, comme une « opinion vraisemblable » : pour la φύσις ἀνθρωπίνη, il n’y a pas de connaissance süre des desseins de Dieu. Ces r&miniscences de Platon sont d’ailleurs transposees dans le vocabulaire chretien; mais il semble bien que la phrase « puisque Dieu.. a sem6 pour (chez) quelques-uns des signes de sa pens&e » (101,8; voir p. Lv) soit un souvenir du παρ᾽ ἀνδρῶν φρονίμων ἀποδεχόμενος du Timee (29e), et elle ne peut pas avoir un sens sp&cialement religieux : les arguments qui suivent sont pris non aux prophetes, mais ἃ la philosophie greeque*?. Cette ParuEs . Voir, pour ces questions proprement thöologiques, les ouvrages de J. Farges aeja cites. . Je dois ἃ l’erudition et ἃ l’obligeance du Pöre Lebreton l’interprötation complöte de ce passage: V'imitation du Timee est combinde avec la th&orie du logos s&minal de Philon et de Justin (voir J. Lebreton, Histoire du dogme de la Trinite, IL, pp. 436-438, A. Puech, Les Apologistes grecs du II siecle, pp. 316-317). Pour saint Justin, la semence du logos deposde dans l’esprit des hommes j 3 Ε ἰχνπ] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 645 ambiguö, qui pr&cede une sorte de r&velation des desseins de Dieu, risquait d’etre mal interpretöe. Methode ne pouvait pas penser ἃ s’attribuer le don propheötique; mais avec le recul des temps, et quand saint Methode, martyr et confesseur, fut devenu un des docteurs de l’orthodoxie les plus anciens et les plus veneres, ses lecteurs byzantins, ignorants du platonisme et habitues ἃ tout ramener aux conceptions religieuses, ne devaient pas hesiter ἃ lui reconnaitre ces lumieres spöciales dont il semblait se dire pourvu : ce qui aiderait ἃ expliquer pourquoi, vers le debut du vırı“ sieele, on mit sous son nom un recueil de propheties. L’imitation de Platon est d’ailleurs ici exterieure — litteraire : Ja r&ponse ἃ la question pos6e est prise moins ἃ Platon qu’a Aristote. Dans le Timee (29 6), la cause de la formation du monde est la bonte de la nature de Dieu exempte d’envie : ἀγαθὸς ἦν, ἀγαθῷ δὲ οὐδεὶς ... ἐγγίγνεται φθόνος; οἱ cf. dans Vexpose de l’heterodoxe οὐκ ἐφθόνησεν οὗτος, etc. (19,7 et suiv.). Dans le De autexusio, l’orthodoxe considere la bont& de Dieu comme une puissance (εὐεργετιχκὴ δύναμις) au meme titre que la puissance creatrice (δημιουργικὴ δύναμις), et il invoque la nöcessite du passage de la puissance ἃ l’acte. La conelusion (107,12-109,6), nettement s&parde du dialogue, et qui s’adresse au public chretien en general (ἄνθρωπε), resume les points essentiels de l’ouvrage : il n’y a pas de matiere coexistante ἃ Dieu, et Dieu n’est pas un demiurge, mais un ereateur. Un passage alter dans le texte grec (man. (ἢ) et dans les traductions slave et armenienne (pour celle-ci, voir L. Maries, Etude sur quelques noms et verbes d’ewistence ches Eznik, Paris, 1928, p. 46) renferme une derniere allusion ἃ Platon et au Timee, et se laisse retablir en : 109, 2-3 οὐδὲ τὴν οὐσίαν αὑτῷ (man. τὴν οὖσαν αὐτῷ) εἰς οὐσίχν συνεχέρασεν. Cette phrase vise sürement la theorie obseure de la composition de !’Ame du Monde et du melange des substances primitives : Timee, 35a τῆς ἀμερίστου καὶ ἀεὶ χχτὰ ταὐτὰ ἐχούσης οὐσίας χαὶ τῆς αὖ περὶ τὰ σώματα, γιγνομένης μεριστῆς τρίτον ἐξ ἀμφοῖν ἐν μέσῳ συνεχεράσατο οὐσίας εἶδος..., συνεχεράσατο εἰς μίαν πάντα ἰδέαν; en identifiant le M&me invariable de Platon ἃ Dieu et l’Autre changeant et divisible ἃ la matiere, la substance du monde est le produit du melange de Dieu et de la substance materielle. Si l’on met ἃ part le long developpement sur le diable (77, 10-99, 17), qui, bien que 116 ἃ l’argumentation, est par sa teneur et sa maniere different du reste de l’ouvrage, l’examen du contenu du De autewusio ne laisse aucun doute sur la nature et le sujet du traite : c’est un dialogue philosophique sur le theme .de l’origine du mal et de la matiere (cf. le resume d’Eusebe, p. ıx), un leur donne la connaissance partielle de la verite; et les hommes qui ont cette partieipation au logos sont les philosophes (Apol., ı1, 10-13, et particulierement 3,3.,). PATR. OR. — T. XXlIe — F. 5. 143 646 METHODE D’OLYMPE. [van] pendant chretien au TIodev τὰ κακά de Plotin. A la theorie cosmologique du platonisme, qui repose sur le dualisme, M&thode substitue une theorie morale, fortement anthropocentriste (le monde a &t& cr&& en vue de l’homme, voir p. 105,14, et c'est pour le profit de I’'homme que Dieu a donn& et conserve l’existence au diable, voir p. 95,1 et suiv.), qui s’appuie sur la notion du m£rite et de la r&compense et qui aflirme la Cause unique et la creation ex nihilo. La comparaison du debut du dialogue et de sa conclusion le montre ἃ evidence : la these combattue est le dualisme. La demonstration utilise essentiellement des preuves prises ἃ la philosophie greeque, et la preuve tirde des Eeritures n’apparait que dans le passage relatif au diable. Quant ἃ la question du libre arbitre, si elle est l’occasion d'un d&veloppement brillant (71,4 et suiv.), qui a pu retenir particulierement l’attention des lecteurs, et qui figure ἃ ce titre dans l’anthologie des Sacra parallela, elle ne repr&sente qu’une des &tapes du raisonnement. Parmi les differents titres donnes au dialogue de Methode, et qui sont tous &galement depourvus d’autorite, le titre traditionnel De autexwusio, Περὶ (τοῦ) αὐτεξουσίου est donc le plus inexact. En fait, l’ouvrage a dä paraitre sans titre, si ce n’est le titre interieur περὶ θεοῦ καὶ ὕλης (23,10) qui precede la discussion de la these heterodoxe : c'est ce titre interieur que l’original grec de la traduction slave a combine avec le titre traditionnel. Pour les personnages du dialogue, ils etaient anonymes; les deux het&- rodoxes sont des platoniciens, et rien ne montre qu’ils soient des Gnostiques ou autres heretiques. Au contraire, il est formellement indiqu& qu'ils n’ont aucun rapport avec le christianisme. Ils ne sont pas familiers avec 1 1466 du diable, et l’orthodoxe, quand il introduit pour la premiere fois cette notion dans la discussion, use d’une pr&caution oratoire : εἴ τινα ἕτερον ἀναπλάττεις ἐν τῷ νῷ τῶν καχῶν τοῖς ἀνθρώποις αἴτιον (39,7-8); plus loin, il croit necessaire de preeiser que le Serpent de la Genese, le tentateur, est identique au diable : « Le Serpent, que j’appelle le diable » (79, 16) — ce qui est d’ailleurs en m&me temps une r&miniscence de l’Apocalypse : ὁ ὄφις ὁ ἀρχαῖος, ὁ χαλούμενος διάδολος (xır, 9, et cf. xx, 2). μὰ ou le t6moignage des Ecritures est directement invoque, l’orthodoxe y recourt comme A une autorite qu’ignore son contra- dieteur : ἀλλὰ κεῖται σαφῶς ἔν «τινι θείᾳ γραφῇ 77,10, λέγει δέ τις θεία φωνή 77,14, « une certaine parole divine » 91,9. Done, l’'heterodoxe ne saurait ötre valenti- nien ou gnostique. Sans doute, il arrive que I’heterodoxe cite lui-m&me la Bible ou soit sup- pos& la connaitre : cela prouve simplement que Möthode, qui s’adressait ἃ un public chrötien, n’a pas 6t& cons&quent avec sa fiction platonicienne. Son philosophe, au beau milieu de l’expose de sa these, et ἃ cöte de vers d’Homere et de r&äminiscences d’auteurs profanes, parle de « l’arche de No& » (9,10) : simple inadvertance. Pour developper l’id6e que Dieu veut le bien et r&prouve [xıx] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 647 le mal et les möchants, il se sert de termes assez typiquement chrötiens (17,7-13) : les bons doivent &tre des imitateurs (punrat) de Dieu (cf. I Cor., xı, 1); mais l’idee elle-möme est platonieienne : Dieu est bon et la vertu consiste A se rendre semblable ἃ Dieu. Toute la discussion relative au Serpent, ἃ la tentation du premier homme, Al’arbre de la science du bien et du mal (79,1 et suiv.), puis ἃ l’apostasie du diable (94,4 et suiv.), suppose la connaissance de la Genese et des Ecritures. C'est en vain que Methode fait preceder ses eitations de Jer&mie (77,14) et d’Isaie (91, 9-10) de la formule θεία τις γραφή (φωνή) : un philosophe paien, igno- rant du christianisme, ne le suivrait plus. D’ailleurs les references ἃ la Bible sont generalement introduites sans precautions oratoires : Ja mention du Serpent (79,2), l!’exemple de l’entree dans la terre promise (85, 13 et suiv.), ete. C'est que le developpement sur la nature du diable est ἃ part dans le dialogue, tout en y ayant sa place logique et prevue A l’avance : il a dte solgneusement pr&pare par une πρόληψις deduite de la nature du mal (39,7 et suiv., et cf. 59,4 et suiv.). Apres avoir refute la theorie platonicienne du mal incre6, soit comme produit de l’imperfection de la matiere (premier hete- rodoxe), soit en tant que qualite primitive de la matiere (second heterodoxe), l’orthodoxe s’attaque aux theses heretiques du diable ineree et du diable erde en tant qu’esprit du mal — thöses que ses interlocuteurs n’avaient nullement posees. Le sujet de la discussion est modifie, et le mode de d@monstration change. Ce n’est que de cette partie du De autexcusio qu’on peut et doit dire qu'elle vise directement les höresies des Valentiniens ou des Gnostiques. Mais, au moins au point de vue litt6raire, ce d@veloppement er&e un disparale A l’interieur du dialogue, et il s’accorde mal avec la fiction initiale d’un döbat entre un chretien et deux philosophes platoniciens. x Le De autexusio πα pas le ton d’une @uvre de pol&mique : il n’est pas dirig& contre des adversaires contemporains, ni contre l’&cole d’Origene, comme le De resurrectione et le De creatis, ni non plus contre des n&o-platoni- ciens ennemis du christianisme, comme le Contra Porphyrium. C'est, ἃ peu pres comme le Symposium, un exereice litteraire et philosophique sur un theme platonicien, qui est en m&me temps un theme gnostique. Le sujet restait d’actualite, puisque l’&cole n&o-platonicienne &tait encore bien vivante et que les theses gnostiques avaient &et& ardemment discutees au cours du ın° siöcle, mais l’allure du Jialogue est assez nettement inactuelle et ana- chronique : ala fin du τη" siecle, la mode &tait pass&e des discussions acad6- miques avec les paiens. La preface de l’ouvrage pr&cise sa destination : il a &t& compos& pour ötre 648 METHODE D’OLYMPE. [xx] lu devant un public, et il debute par des compliments aux auditeurs : ἡ ὑμετέρα σύνοδος (7,6), ὦ ἀχροατηοίου καλοῦ (7,12). Ges auditeurs sont accoutum6s A &couter Methode et ἃ discuter avec lui des questions religieuses : τῶν ἅμα τε χαὶ ἀκουόντων καὶ συναδόντων τὰ θεῖα μυστήρια (7,6). 1, ἀχροατήριον est donc celui d’une &cole de philosophie chretienne, analogue ἃ celles d’Alexandrie et d’Antioche, et Methode y fait figure de maitre. On peut considerer le De autewusio comme une μελέτη metlant en scene un Chretien qui semble contemporain des Apologistes et des Gnostiques, done plutöt du τι que du τι“ siecle, qui röfute et convaine deux philosophes pla- toniciens, et qui combat par la m&me occasion des theses herötiques. Or cette donnee fictive r&pond parfaitement ἃ l’erreur d’Eusebe, qui attribue le traite de Möthode A l’un des παλαιοὶ χαὶ ἐχχλησιαστιχοὶ ἄνδρες de l’&poque de saint Irene, un certain Maximus, adversaire des höretiques. Il faut revenir de quelque facon Al’hypoth&se de Zahn et Robinson, pour qui ce Maximus est l’orthodoxe du De autexusio. Cette m&öme donnde ne repond pas moins bien ἃ l’emploi qui est fait d’un passage du traite de Methode dans le Dialogue d’Adamantius. Il y a, entre le | De autexusio et le Dialogue d’Adamantius, des similitudes frappantes : les deux ouyrages ont &t6 compos6s vers le m&me temps (fin du 111° sieele, selon toute vraisemblance); leur scene se place d’une facon &galement vague ἃ l’epoque des luttes contre les Gnostiques, et le m&me personnage y figure — complai- sant mais intelligent chez Methode, naif dans l’autre dialogue — du bon philosophe paien qui ne demande qu’ä se laisser convaincere par des arguments tant logiques que tires de l’autorit& des Eeritures, et dont le röle est de 1 prononcer contre les heretiques en faveur des orthodoxes. Les deux £erits nous apparaissent, de tr&s bonne heure, et m&me des les premiers temoignages, comme faisant l’objet d’attributions fausses, le Dialogue d’Adamantius ἃ Origene, le De autewxusio ἃ Maximus (puisä Origene) : c’est dire qu’ils avaient ἀὰ paraitre au moins anonymes. Le Dialogue d’Adamantius est d’un autre auteur que le De autexusio : ilest 6erit en une langue pauvre et söche, et sans rien des elögances platonieiennes de Möthode. Mais il s’apparente ἃ l’euvre de Möthode par la doctrine, et il est nettement antiorigeniste dans la question de la r&surrection de la chair, Il est posterieur au De autewusio, qu'il utilise largement : il prend ἃ ce traite des arguments divers, et directement un long extrait, qu'il reproduit sans nom d’auteur. Pour expliquer cette introduction dans le Dialogue d’Adamantius d’un fragment capital du De autewusio, toute la discussion philosophique sur le concept platonicien de lamatiere origine du mal, il n’ya que deux hypotheses : celle du plagiat etcelle de !’emprunt consenti, de la collaboration. La seconde hypothese mörite qu’on l’envisage. [xxı] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 649 On a remarqu& que l’extrait du De autexusio est introduit assez artificiel- lement dans le Dialogue d’Adamantius. Marinus, qui est present& comme partisan de Bardesane, pose trois thöses, dont la premiöre est que le diable n’a pas 6t& er&& par Dieu. Cette premiere these est röfutde tout au long, avec des arguments qui rappellent constamment ceux du De autexcusio. Puis, alors qu’on s’attend A passer aux thöses suivantes, elle est reprise par Droserius, qui pretend en donner un expos& meilleur, et dü ἃ Valentinus : cet expos6 est celui du philosophe platonicien de Methode, et la substitution ἃ la these du diable incre& de celle dela matiere inerede est legitimee sommairement par la formule πόθεν ὁ διζδολος χαὶ πόθεν τὰ χαχίά. A la fin de la discussion, le philosophe paien Eutropius fait l’eloge, non pas, comme il le fait ailleurs, d’Adamantius qui a röfute la these de Valentinus et l’argumentation de Droserius et de Valens, mais du dogme de l’Eglise et de l’orthodoxie, ce qui est inattendu dans sa bouche ; et l'’on a not& que son discours (64. Van de Sande Bakhuyzen, p- 168,6-15) est &crit en une langue riche et po&tique, qui rappelle celle des traites de Methode et partieulierement du Symposium, et qui contraste avec le vocabulaire indigent des parties originales du Dialogue d’Adamantius. Le passage qui pr&cede, qui n'est conserv6 que dans la traduction de Rufin (pp- 167,13-169,7), et qui fournit une conelusion hätive et sch&matique ἃ la discussion sur le libre arbitre, n’est pas moins dtrange : non seulement on y retrouve un &cho des developpements sur la prescience de Dieu et sur la lutte de !’homme contre le diable qui figurent vers la fin du De autexusio, mais on eroit meme y reconnaitre, ἃ travers le latin, la maniöre de Methode. Il est done possible que le Dialogue d’Adamantius soit l’oeuvre d’un disciple de Methode, qui, se taxant lui-möme d’ignorance (τῆς τούτων ἀπειρίας), emprunte, non sans gaucherie, ἃ 50η maitre un expos& philosophique gensral du probleme du mal incre6, qu’il prösente avec &loges comme la these d’un autre maitre, P’heretique Valentinus (ed. Van de Sande Bakhuyzen, p. 136,11-22); et Methode aurait non seulement consenti ἃ cet emprunt, mais il aurait &erit une conelusion nouvelle et tres abregee de son ouvrage, et il aurait compos& le jugement d’Eutropius, οὐ il evite, par modestie chretienne, de s’adresser A lui-möme des felieitations. Ceci s’accorderait bien avec l’hypothese suggeree par l’introduction du De autewusio, de l’existence d’une &cole de philosophie chretienne autour de Methode. Mais le De autewusio et le Dialogue d’Adamantius ne sont-ils que des exercices litteraires et philosophiques, des ἐπιδείξεις sur des themes dejä classiques ala fin du τη sieele, sans rapport avec les discussions nouvelles ἃ linterieur du christianisme? Il n’y est fait aucune allusion preeise ἃ Origene. Cependant, deux thöses qui y sont prösentees sont antiorigenistes, et ce sont justement celles sur lesquelles a port& la pol&mique de Methode contre l’ori- 650 METHODE D’OLYMPE. [χχπ] genisme : d’une fagon directe, la these de la resurreetion de la chair dans le Dialogue d’Adamantius; d’une facon moins apparente, la thöse de la ercation dans le De autexusio. Origene aflirme fortement son altachement au dogme de la ereation ex nihilo : dans le Credo du debut du De principüis (Praef. A), et ailleurs (Comm., IV, 22,14,ete.); iln'y a pas de matiere coeternelle ἃ Dieu (De princ., I, 3,3, II, 1,4). Mais, preoceup& de concilier la tradition chretienne et le platonisme (pour Plotin, par exemple, le χόσμος n’a pas eu de commencement : II, ı, ete.), il admet que la er&ation n’a pas eu lieu dans le temps etil en vient ἃ l’hypothese de la pluralit& des mondes successifs. Son argumentation est la suivante Dieu est bon et ereateur, et il ne peut pas y avoir eu un moment oü sa bonte et sa puissance ne se solent pas exerc6es, οὐ Dieu ait &t& « oisif » : III, 5,3 otiosam enim et immobilem dicere naturam Dei impium est simul et absurdum; I, 2,10, ete. Cette theorie, Methode la combat directement dans le De creatis (Bo?’, 494,16 et suiv.). Mais elle est refutde aussi, comme incidemment, dans un bref passage de la fin du De autexusio (107, 1-6), qui est une replique exacte aDe princ., I, 4,3.Dieu a toujours eu ]᾿ εὐεργετικὴ δύναμις etla δημιουργικὴ δύναμις, dit Origene; il les avait avant sa cer6ation, repond Methode, en pensee et en puissance, et il n’a jamais dt& « oisif » : οὐδὲ γὰρ ἤργει οὐδέποτε (107,23). Sans doute Origene lui-m&me cherche une solution ἃ l’antinomie d’une creation qui π΄ ἃ jamais &te er&de, et il la trouve dans la these de la prefiguration dans la Sagesse divine, le Fils, co6ternel au Pöre (1, 4,45). P. Koetschau, editeur du De prineipiis, rapproche cette these et celle de Methode. Mais il faut aussi en accuser les differences: la conception platonieienne d’Origene, qui admettait la realite des formes hors du temps (πάντα τὰ γένη χαὶ τὰ εἴδη ἀεὶ ἣν), restait equivoque, tandis que la conception aristotelicienne de Methode du passage de la puissance ἃ l’acte dans le temps est sans ambiguite. Le De autexwusio de Methode apparait done, en ce qui concerne la theorie de la creation, comme une rectification du De prineipüs d’Origene, et l’on doit penser qu’il a 6tE compose, pour une part, contre l’origenisme. Methode doit beaucoup ἃ Origene, et le De autexwusio au De principüs : les developpements sur le libre arbitre condition du merite, sur l’apostasie du diable, ete., ont leurs modeles chez Origene, sans oublier la thöorie du sens allegorique des Seritures. Mais Methode corrige Origene dans le sens de l’orthodoxie : sous la forme d’une discussion sur la matiere platonicienne, il refait le De prineipuis pour l’epurer de la these dangereuse de la er6ation ab aeterno. On peut soupgonner dans le De autewusio d’autres allusions voilces ἃ Origene. Les Sirenes qui, dans la preface, personnifient la philosophie greeque, et auxquelles Methode oppose le ch®ur des prophetes, peuvent aussi reprösenter Origene, auquel on reprochait (Marcellus d’Ancyre, cite par Eusebe) de mieux connaitre la philosophie paienne queles Ecritures : Methode [xt] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 651 se sert en effet, dans le De resurrectione (Bo?, 256,22), de la m&me comparaison contre Origene et les origenistes. Les « theories impies » condamnees dans la conclusion (109,56) sont celles d’Origene, en la mesure ou le De autewusio est dirige contre la these de la ercation hors du temps. Mais ces expressions s’appliquent aussi bien au platonisme en general. De möme Methode combat avec insistance le mode de discussion qui consiste ἃ chercher non la v£rite, mais la victoire sur ses adversaires (23,7-8, 35,1-3, ete.), et c’est une critique qu’il adresse ἃ Origene dans le De resurrectione (Bo*, 255,9-10, ete.); mais c’est aussi un lieu commun de la dialectique. Le passage invoqu& par Robinson (p. xıv) doit bien viser Origene, au moins indirectement : la thöse « valentinienne » (platonicienne) de la matiere coeternelle ἃ Dieu n'est pas celle d’Origene, mais il s’est laisse entrainer, par piete mal comprise, ἃ une theorie egalement fausse, celle de la creation ab aeterno (ἐκ τοῦ un χατ᾽ ἐπιστήμην τοῦ ἀληθοῦς φοδηθήναι τὸν θεὸν τὸ μὴ χαλῶς εἰπεῖν 21,89, οἵ. De prine., 1, ıv, 3 quas uirtutes Dei absurdum simul et impium est putare... fuisse otiosas, et ailleurs). En tout cas, ce passage atteste la bienveillance que Methode afliche, dans le De autexusio, ἃ l’egard des heterodoxes : il cherche a leurs erreurs des justifications honorables. Le plus ancien temoignage que nous ayons sur le De autexusio, celui d’Eusebe, contemporain de Methode, donne comme auteur de ce trait6 un eerivain chretien du 11° siecle. A qui est imputable cette attribution fausse, dont Eusebe ne saurait etre &evidemment tenu pour responsable? Y avait-il interet, pour les adversaires de l’origenisme, ἃ placer au 11" siecle un traite qui etait comme une version orthodoxe du De principiis, et qui condamnait la theorie d’Origene sur la creation? Pröcisement. Au debut du De principiis, Origene proclame son respeet pour l’enseigne- ment de l’Eglise (τὸ κήρυγμα τὸ ἐχκλησιαστικόν), et il ne presente sa these de la pluralit& des mondes cer&es (c’est-a-dire sa these de la creation sans com- mencement) qu’en s’autorisant du fait que la tradition religieuse n’aflırme rien de precis ἃ ce sujet : Praef. 7 non enim ewidens de his in ecclesiastica praedicatione sermo profertur. Si le dogme a deja ete fixe sur ce point par un des ἐχκλησιαστικοὶ ἄνδρες dont l’autorite n'est pas contestee, les thöories d’Ori- gene n’ont plus ἃ &tre prises en considcration. On notera d’autre part que le Dialogue d’Adamantius presente l’extrait du De autewusio, non comme une a@uvre de Methode, mais comme l’expose du dogme de l’Eglise : τὸ τῆς καθόλου ἐκκλησίας δόγμα, justement dans le jugement d’Eutropius redige dans le style de Methode (64. Van de Sande Bakhuyzen, p- 168, 11). L’attribution du De autexusio ἃ un certain Maximus, &crivain chre- tien, r&el ou fictif, du 11° siecle, fait donc l’effet d'une supercherie pieuse des antiorigenistes. Toutefois, l’'hypothese d’une simple erreur n'est pas exclue : 652 METHODE D’OLYMPE. [xxıv] il suffirait d’admettre, ἃ peu pres comme le voulaient Zahn et Robinson, que Methode avait pris le pseudonyme de Maximus, comme il a pris plus tard celui d’Eubulius, et que le trait& de ce Pseudo-Maximus a &t& considöre par Eusebe comme une &uvre du 11° siecle, en raison de son contenu et de son caract£re. Quant au nom : Maximus, il rappelle curieusement celui du premier. heterodoxe du Dialogue d’Adamantius, Megethius. Toute cette affaire du faux Maximus et du faux Origene doit se ramener aux jeux litteraires d’une scole, qui sans doute voulait duper les origenistes, et qui y a parfaitement reussi. Sur la chronologie des &crits de Methode, nous ne disposons que de deux donnees : ledebut du De cibis (Bo°, 427,10 et suiv.), qui nous apprend que le Symposium etait alors compos6, et que le De resurrectione n’etait pas acheve, mais qu’il 6tait deja connu en partie et violemment critiqu6; et la eitation de l’Apologie d’Eusebe chez saint Jeröme (reproduite par Bonwetsch, p. xı) quomodo ausus est Methodius nunc contra Origenem scribere, qui haec et haec de Origenis locutus est dogmatibus? Ge texte parait indiquer que Methode, avant de combattre Origene, en avait d’abord fait l’eloge. Or nous voyons qu'il l’attaque sans reserve dans le De resurrectione, et nous savons d’autre part par Socrate (cite par Bonwetsch, p. xır) et par les extraits de la Bibliotheque de Photius (Bonwetsch, p. 494,16 et suiv.) que dans le De ereatis 11 röfutait sa these de la ereation, mais qu’il proclamait son admiration pour lui. L’Apologie d’Eusebe a &t6 ecrite vers 308 : il est done probable que le De resurrectione venait de paraitre ἃ cette &poque (nune). En ce qui concerne le De autexusio, Robinson (p. xı.v) signale la difference de ton radicale entre ce dialogue, qui ne cesse de pröcher la bienveillance dans la discussion et qui ne contient pas un seul terme vif (sauf l’expression finale de la conclusion : « theories impies »), et le De resurrectione, eritique impitoyable d’Origene; il en conclut justement que le De autexusio a dü &tre compos& bien avant le De resurrectione. Nous entrevoyons alors la chronologie relative des &erits antiorigenistes de Methode, qui, disciple d’Origene en une forte mesure, se tourne contre lui au nom de l’orthodoxie. D’abord il imite Origene, mais, pour le corriger, dans le De autewusio, qu’il fait paraitre anonyme ou sous un pseudonyme (Maximus); puis il combat ouvertement une de ses theses, mais en lui pro- diguant les eloges, dans le De creatis,; enfin, vers la fin de sa vie, il l’attaque violemment et sans mönagements dans le De resurrectione. La derniere phrase du De autewusio prend ainsi toute sa valeur : ce n’est pas encore une deela- ration de guerre, mais c’est une d&claration de rupture avec l’origönisme. Sile De autewusio est un 6erit antiorigeniste, attribu6 par erreur ou sciem- ment ἃ un Cerivain anterieur A Origene et d'une autorits supcrieure A la a ἃ 4 8 ..».ὦὦ. „% [xxv] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 653 sienne, on ne peut qu’admirer avec quelle complaisance ou quel empresse- ment les origenistes ont accepte cette attribution : Eus@be cite avec respect l'euvre du Pseudo-Maximus, puis elle prend place dans la Philocalie d’Ori- gene. On peut en dire autant du Dialogue d’Adamantius : c'est sans doute ce traite antiorigeniste qui a valu ἃ Origene son surnom d’Adauzvriog, pseu- donyme littöraire du type du nom Εὐθούλιος qu’Epiphane emprunte au De resurrectione et au De lepra pour designer Methode. Ceci est tout ἃ l’honneur des origenistes — de leurs bonnes intentions, sinon de leur esprit eritique — et prouve qu’ils etaient les döfenseurs de la mömoire d’Origene, et non de ses erreurs. En somme, aussi bons orthodoxes que Me6thode, ils avaient moins peur que lui de la pensöe grecque (du « chant des Sirenes »), et ils staient plus genereux pour leurs devanciers : ils aimaient mieux rendre ἃ l’ecole d’Alexandrie l’'hommage qui [αἱ est dü que d’en accuser les imper- feetions. L’admiration de Jahn pour « Möthode platonisant » temoigne d’un peu de naivete : Methode n’a aucune sympathie pour le platonisme en tant que doctrine philosophique, et il ne l’utilise que comme arme dialectique et comme procede& litteraire; et m&me l’emploi litteraire qu’il en fait est souvent discutable. Dans toute son &uvre, il ne nomme que trois fois Platon, non. seulement sans &loge, mais plus ou moins comme adversaire et inspirateur d’Origene; et ses deux traites les plus « platonieiens », le Symposium et le De autecusio, sont exactement antiplatoniciens. Sous ce voile de platonisme, il faut reconnaitre une doctrine theologique rigide, en avance sur son epoque (1. Farges, Les idees morales et religieuses de Methode d’Olympe, p. 260, eitant Harnack), et qui fait d&ja un large usage de la logique aristotelicienne. Les dialogues de Methode sont farcis d’imitations de Platon et d’emprunts aux 6crivains classiques. Pour comprendre entierement le texte, il faudrait identifier ces citations et ces r@miniscences. C’est ce qu’il n’est malheureuse- ment pas possible de faire dans tous les cas. Dans le De autexusio, discussion sur un theme platonieien (« banquet » spirituel, συμπόσιον, 7,12), la comparaison avec Platon s’impose constamment. Des mots ou locutions comme καταχερματίζειν 25,4, φέρων « allons » 51,4, ὦ οὗτος 35,12, etc. appartiennent au vocabulaire de Platon; l’expression τὰ χοινὰ τῆς πρὸς σὲ φιλίας 21,11 est une allusion transparente au κοινὰ... τὰ τῶν φίλων de Phedre, 279c. La cosmologie de M&thode est celle du Timee: 511 dit du ciel ἕστηκε φέρων τὸν δεσπότην (71,8), c’est sürement en pensant ἃ la distinetion des deux cercles, l’interieur, lieu du mouvement de la substance de l’Autre, et l’exterieur, lieu du mouvement de la substance du M&me (Timee, 30 ο). Tout le dialogue est conduit dans la maniere de Platon. Rien ἢ Ὗ manque : 654 METHODE D’OLYMPE. Ixxvı] le choix des interlocuteurs (21,15); la reprise du raisonnement par le debut (35,34; ef. Parmenide, 142b); l’eloge du contradicteur : τὴν μὲν προθυμίαν ἀπο- δέχομαι τὴν σήν, ὦ φίλε, χαί σου τὴν περὶ τῶν λόγων (ἐν τοῖς λόγοις) σπουδὴν ἐπαινῶ, formule qu’emploie deux fois l’orthodoxe, en des termes presque identiques (21,12, 43,1-2), et qu’utilise une autre fois l’heterodoxe (35,5-6), et qui est imitee du Protagoras, 901 ἃ ἐπαινῶ σου τὴν προθυμίαν χαὶ τὴν διέξοδον τῶν λόγων. Une grande importance est atlachee ἃ la möthode socratique d’interrogation (23,4-5, 59,13), et pourtant il est net que l’orthodoxe ne se contraint pas sans peine ἃ cette methode, et qu’il pröfere le libre developpement de sa these : cf. 61,10 et suiv., oü le jeu des demandes et des r&ponses, annonce par un long preambule, est brusquement interrompu des la seconde question. Tous ces procedes du dialogue platonieien sont employes avec une insis- tance visible, et sans diseretion : le platonisme de Methode manque d’atti- cisme. D’une facon generale, le De autexwusio se caracterise par un v£ritable abus de la dialeetique : ainsi 43,2 et suiv., 59,10-61,9, ete.; il a souvent l’aspect d'un cours sur l’art de la discussion. Mais il est inutile d’insister, apres Jahn, sur l’influence de Platon sur l'®@uvre de Methode. Il serait plus interessant de preciser ce que le De autewusio emprunte ä Aristote : par la distinetion de la substance et de l’accident (37,14 et suiv.), du sujet et du predicat (57,1 et suiv.), et particulierement de la puissance et de l’acte, Methode se sert de l’aristotelisme pour combattre le rdalisme platonicien, et du möme coup le platonisme d’Origene. Il y a dans le De autewusio, comme dans les autres ceuvres de Methode, des emprunts ou des allusions aux poetes classiques. Jahn note ἃ ce propos que Methode 6tait lui-m&me poete. En realit6, Methode imitait la maniere des sophistes. Le De autexusio est en eflet, comme l’indique la preface, un discours lu devant un public, une ἐπίδειξις, avec tous les ornements litteraires du genre. La sophistique, avec son affeetation d’erudition, sa subtilite, son σοὺ! pour les exemples concrets et leur accumulation, penetre certains ἀόνε- loppements philosophiques : sur l’ordre du monde (7,14 et suiv.) et la sou- mission de l’univers ἃ Dieu (71,8-73,2), sur la presence du mal chez les hommes (13,10 et suiv.), et surtout le passage sur la fagon de bien ou mal user de l’union sexuelle, du meurtre, οἷο. (65,5 et suiv.), dont lidee a pu ötre prise au Banquet de Platon (180ef, 183d) et ἃ la distinction entre l’amour honnste et l!’amour malhonnöte, mais oü l’orthodoxe joue sur les mots d’une maniere arbitraire. C'est dans ces amplifications sophistiques qu’apparaissent les emprunts aux po&tes. D’abord ἃ Homere : quatre vers de I’Iliade (IX, 4-7) sont eites expressdment (9,3 et suiv.). La description qui suit de la tempete semble presenter d’autres r&miniscences homeriques : les expressions po6tiques [xxvır] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 655 χορυφαῖς ὀρέων 9,7, ἅμα χυρτωθῆναι τὴν βθζλχασαν ὥ).10-11 font penser ἃ 1% III, 10 ὄρεος κορυφῇσι et ἃ 1l., IV, 425-426 ἀμρὶ δέ 7’ ἄκρας Kupröv ἰὸν χορυφοῦται : pour αὐτοῦ ἐφικνούμενα τοῦ οὐρανοῦ 9),8, voir ci-dessous. Plus loin, le mot altere ἔπαισε 15,4 (man. D) doit selon toute vraisemblance 6tre lu ἐπάϊσσε : ἐπάϊσσΞ τῷ ξίφει. est l’homerique ἔγχει (δουρί, ξίφει) ἐπαίσσων; Ce verbe se retrouve chez Platon (Theetete, 190 a ἐπάξασα, var. ἐπαίξασα) et chez Aristote. Puis aux Tragiques : l’expression χεῖρας ἱκεσίας 15,5 rappelle Euripide, Hee., 845 χεῖρα... ἱχεσίαν, et Möthode cite les tragedies, le repas de Thyeste, les Freres enneniis, (Enomaus (15,13-17,2). Bonwetsch π᾿ ἃ pas compris lallusion ἃ la passion incestueuse d’(Enomaus, τῇ Οἰνομάου παρανόμῳ ἐπιθυμίχ : un auteur tragique, peut-&tre Sophocle, pour expliquer la cruaute d’(Enomaus ἃ l’egard des pretendants d’Hippodamie, avait imagin6 qu’il etait amoureux de sa fille. Voir Roscher, Ausführl. Lex., 3', pp. 764 et suiv., et en dernier lieu Sechan, Etudes sur la Tragedie greeque dans ses rapports avec la ceramique, p. 449, p. 463; pour le terme de Methode, cf. le Pseudo-Lucien du Charidemos, qui rapporte cette version de la l&gende d’(Enomaus : 19 μηχανήν τινα μηχανᾶται τὴς ἐπιθυμίας ἀδιχωτέραν. Enfin ἃ Pindare. L’expression poetique οὐδέ τις αὐτοῖς ἀπόκειται κρείττων ἐλπίς 73,1-2 doit &tre une röminiscence du passage e6lebre, et qui se pretait bien ἃ une interpretation chrötienne, de la XI’ N&meenne sur l’« esperance insatiable » des hommes : 46-48 δέδεται γὰρ ἀναιδεῖ ἐλπίδι γυῖχ᾽ προμαθείας δ᾽ ἀπόχεινται ῥοχί. Un emprunt sür ἃ Pindare apparait chez Methode en dehors du De autewusio : le terme ἀριστοτέχνας Bo’, 23,5, 23,11, 275,4, gen. ἀριστοτέχνα 375,10 (man. C°, 1" main), qui est pris au fragment conserv6 par Dion de Pruse : Δωδωναῖε μεγάσθενες ἀριστότεχνα πάτερ (Bergk, 57), et qui estfröquemment employ6 ἃ partir de Plutarque, en particulier par Clement d’Alexandrie (Strom., 5,14, Protrept., 10,98). Le « Cantique des Vierges » (Bo’, pp. 131-137) presente par ailleurs une serie de dorismes. Deux eitations probables sont introduites par la formule ὡς λόγος εἰπεῖν, qui signifie « comme on rapporte (λόγος ἐστί) que dit (’erivain) », et οὰ ilnya pas lieu de corriger λόγος en λόγον, comme le fait Bonwetsch : αὐτοῦ ἐφιχνούμιενχ τοῦ οὐρανοῦ 9,8, qui doit &tre une paraphrase de l’'homerique οὐρανὸν inev: τὴν τοῦ εἶναι σύστασιν 103,3, qui est sürement une expression philosophique consacree, expression qui a plu ἃ Methode et qu’il emploie ἃ plusieurs reprises (17,7, 107,10). En raison du sujet m&me du De aute.wusio, discussion avec des philosophes paiens sur un theme platonicien, les citations de l’Eeriture sont relativement rares. En dehors de la pröface, οὐ ἐν κόλποις αὐτοῦ (7,3) repondä Jean, ı, 18, etc., nous trouvons : Quelques expressions : la « r&mission des premieres fautes » (95,23, et cf. 656 METHODE D’OLYMPE. [xxvau] 95,13:14) = Rom., 111, 25 τὴν πάρεσιν τῶν προγεγονότων ἁμαρτημάτων : ’homme est fait « ἃ l’image et äla ressemblance de Dieu » (79,6-7) — Gen., τ, 27; le diable est « foule sous nos pieds » (99,16), οἵ, Rom., xvı, 20. Et de m&öme sürement: 15,2 τὸν ὁμοιος παθῆ..- ἄνθρωπον, cf. Jacques, v, 17 ἄνθρωπος ἦν ὁμοιοπαθὴς ἡμῖν, et de möme Act. Ap., xıv, 15; cette legon n’est indiqu&e que par la traduetion slave, les manuscrits grecs (Εἰ et D) portant τὸν ὅμοιον ἄνθρωπον, mais elle est confirmee par τοὺς ὁμοιοπαθεῖς ἀνθρώπους du De lepra (Bo*, 466,19). Deux comparaisons : οὐδὲ γὰρ τὸν ἄνθρωπον ἔχοντα διάφορα μέλη χατακερματίζομεν εἰς πολλὰ γενητά 25,4-5. Gette phrase rappelle Platon, Parmenide, 129 εἰ δ᾽ ἐμὲ ἕν τις ἀποδείξει ὄντα καὶ πολλά, Mais plus directement ICor., xır, 12 χαθάπερ γὰρ τὸ σῶμα ἕν ἐστιν χαὶ μέλη πολλὰ ἔχει; Origene avait ἀ6)]ὰ introduit cette citation de saint Paul dans un passage du De prineipüs (II, ı, 2) imite du Timee (30ab) ; — « comme un enfant qui est encore nourri de lait ne peut pas prendre de nourriture solide » 85,4-5 : cette comparaison, fr&quente chez les auteurs chretiens (voir Bonwetsch’, p. 193), est empruntce ἃ l’Epitre aux Hebreux, v, 12 : χαὶ γεγόνατε χρείαν ἔχοντες γάλακτος, οὐ στερεᾶς τροφῆς. : Deux cas οὐ le t&moignage des prophetes est expliecitement invoque : 77,14 = Jer&mie, χπὶ, 23, et 91,9-10 — Isaie, xxvır, 1. Le second passage fait d’ailleurs difhieulte. La traduction slave, d’accord avec la traduction arme- nienne, permet de restituer un texte analogue ἃ : τῷ δὲ προστάγματι ἀνεῖλε τὸν δράχοντα τὸν ἀποστάτην, qui ne rappelle que de loin le texte des Septante : ἐπάξει ὃ Θεὸς τὴν μάχαιραν .. ἐπὶ τὸν δράχοντα ὄφιν φεύγοντα, ἐπὶ τὸν δράχοντα ὄφιν σχολίον" ἀνελεῖ τὸν δράκοντα. La seconde partie de la phrase se comprend aisöment : le « Serpent fugitif et tortueux » est Leviathan dans le texte hebreu, et de m&me dans la Vulgate; et le passage du De principiis que Methode imite pr&ecisöment en cet endroit nous montre qu’Origene interpre- tait le mot « Leviathan » par δρέκων ἀποστάτης : I, v, 5 etiam Dominus in Job ita dieit: Adduces autem in hamo draconem apostatam, ce qui repond ἃ Job, xr, 20 ἄξεις δὲ δράχοντα ἐν ἀγχίστρῳ des Septante, « tu tireras Löviathan » de ’'hebreu et de la Vulgate. Pour le debut de la citation, il faut sans doute admettre que le texte de Methode avait subi, dans l’original grec d’Eznik comme dans celui de la traduction slave, e’est-A-dire de bonne heure, une mutilation : " προστάγματι doit etre la glose d’un mot tombe. Möthode a l’habitude de commenter les passages de l’Ecriture qu’il invoque : ainsi A propos de l’arbre dont les fruits donnent la mort (81,15.83,2, et cf. 85,4-6); ila pris d’autre part ἃ Origene (De prine., Praef. 8) sa th&orie du sens allegorique des livres inspires (ef. 5,12-13). Citant de m&moire et librement un verset d’Isaie d&ja invoqu& par Origene (De principüis, 157,4, 245,24), il a dü meler au texte son interpretation : le « glaive de Dieu » est le döcret pronone& contre le Serpent (Genese, πα, 15). On peut done rötablir par eonjecture : «τῇ wayaipz>, ὃ δὴ προστάγματι, ἀνεῖλε τὸν δράχοντα τὸν ἀποστάτην (— τὸν Λευϊάθαν). BEER — a ψν ὧν.» νυν νυν ν. 00 {νυ Ὁ... Ψ Ῥ ei ie Muss “4 ft. Ἢ [xxıx] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 657 Ill. — Le TEXTE Du De autexusio. Le De autexusio nous est conserve par des manuscrits grecs et par des traductions (voir p. ıx). Pour le detail, je renvoie ἃ l’edition de Bonwetsch. Les sources grecques sont : 1° Le manuscrit du x® siecle de la Laurentienne (F), qui donne le debut de l’ouvrage (3-31,%0). Ce manuserit est plutöt mediocre. Il a &t& collationne par Bonwetsch. 2° L’extrait d’Eusebe (E') et de la Philocalie (E?), qui va de 23,11 ἃ 55,9, et qui fournit dans l’ensemble un bon texte. Le texte de E' est ordinairement le plus sür; celui de E?, qui constitue comme une seconde &dition corrigce de la citation d’Eusebe, a subi quelques legers remaniements. Edition eritique de la Philocalie par J.-A. Robinson. 3° Le passage du Dialogue d’Adamantius (D) emprunte au De autexwusio (13,10-73,13-14, avec diverses coupures plus ou moins importantes). Le texte de Methode n’est pas reproduit dans son integrite : il est souvent abrege ou arrange, et des additions secondaires s’y intercalent. Les manuserits sont tous mauvais, et ils dörivent d’un archetype deja corrompu. Edition critique de Van de Sande Bakhuyzen. 4° Les eitations des Sacra Parallela (C), qui donnent les passages 19,4-35,15, 37,15-59,9, 71,3-75,11, 77,3-:79,2, 85,9-87,2, 89,13-14, 101,10-107 5, 107,12-109,3. Le texte en est tres altere. Edition de ΠΟΙ]. 5° Les extraits de la Bibliotheque de Photius (Ph), qui donnent les passages 17,3-19,12, 23,11-33,15, 37,15-59,8, 77,3-8. Le texte est non seulement corrompu, mais encore abr&ge ou modifi&; on ne doit s’en servir qu’avec prudence. Edition de Bekker. Ces differents manusecrits, se completant les uns les autres, nous fournissent pres des trois quarts du texte grec du De autexusio. La premiere partie, relative au probleme de l’origine du mal, c’est-A-dire des rapports de Dieu et de la matiere (περὶ θεοῦ καὶ ὕλης), nous est conservee ἃ peu pres integralement. De la seconde partie, qui traite de la question du libre arbitre et du diable, il ne nous est parvenu au contraire que des fragments, mais des traductions viennent combler entierement les lacunes des sources grecques. Les traductions sont : 1° La traduction latine du Dialogue d’Adamantius par Rutin (D"). Elle est importante parce qu’elle est ant&rieure aux remaniements op6res sur le texte grec du Dialogue, mais elle est plus intelligente que fidele, et elle ne nous donne qu’une idöe lointaine de l’original. Edition de Van de Sande Bakhuyzen, en regard du texte grec. 658 METHODE D’OLYMPE. [xxx] 2° La traduction, ou plutöt l’adaptation armenienne d’Eznik (Ezn), qui reproduit tout le contenu du De autexusio ἃ partir de 13,11 (avec des cou- pures), mais trös librement, en abregeant ou en paraphrasant l’original, et en en modifiant souvent le sens. Bonwetsch l’a utilis6e dans la version alle- mande de J. M. Schmid. Je la eite d’apres la traduction frangaise inedite «lu Pere Maries. 3° La traduction slave (S), qui est littörale et complete, ἃ quelques lacunes pres. Ges lacunes (par exemple 77,2-3) sont gen6ralement insignifiantes. Une seule est importante, mais elle porte sur-un passage oü le texte grec nous est conserv& (29,8-33,9); elle est d’ailleurs röcente et due A la chute acciden- telle de quelques pages (deux feuillets, semble-t-il), vraisemblablement dans l’original immediat des manuserits utilisös par Bonwetsch et par mot : les copistes n’ont möme pas essay& de raccorder les deux phrases mutilees. C'est la Description des manuscrits slavons de la collection du comte Tolstoj de Kalajdovie et Stroev' qui a revel& Vexistenee de la traduction slave. Gorskij et Nevostruev, Jans leur Description des manuserits slaves de la Biblio- theque synodale de Moscou?, V’ont fait mieux connaitre et en ont signale l’interet, qui a &te ensuite mis en relief par Lovjagin (1877) et par Pitra (1883). Bonwetsch ἃ pu, gräce ἃ elle, reconstituer l’euvre de Methode dans ses deux öditions successives : Methodius von Olympus (Erlangen-Leipzig, 1891), ou 1] en donne une version litterale complete en allemand, et Methodius (Leipzig, 1917), οὐ il s’en sert pour combler les lacunes des sources greeques. La traduction slave nous restitue toute une collection d’ouvrages de Methode, ἃ savoir, d’apr&s les titres adoptes par Bonwetsch : De autexusio, De vita, De resurrectione, De cibis, De lepra, De sanguisuga°. De ces traites, trois seulement, les plus importants d’ailleurs, nous sont conserves en grec, mais fragmentairement : De autexusio, De resurrectione, De lepra. La version slave nous en fournit le contenu integral (sous reserve de certains abregements dans les deux derniers textes, qui posent un probl&me), et elle nous revele les autres &erits completement perdus‘. Ces manuserits grecs du De autewusio, ainsi que ceux qui sont ἃ la base des traduetions, se laissent jusqu’A un certain point grouper en familles. 1. OBeTonteisuoe orMmcanie CAABANO-pocciickuxp pykonuceit ... TPama 9. A. ToıcrogBa, Moscou, 1825; II, πο 56, pp. 240-242. 2, Onmeanie caapınekuxp pykonnceli Mockorcroi Cmmoganbnoü Busaioreru, II, 2, Moscou, 1359; n° 110, pp. 16-31. 3. Il est curieux que le Symposium manque ἃ celte collection. Lui aurait-on subslitue un autre (rait6 sur la virginit6, celui du Pseudo-Basile, qui fait suile aux @uvres de Methode dans les manus- erils slaves? (Voir p, XXXn). 4. J. Farges (Les idees morales et religieuses de Methode d’Olympe, pp. 32-35) met justement en doule lattribution ἃ Method: du De vita, d’inspiralion stoicienne, mais il considere comme süre l’authenticit& des aulres trailes. Et A [xxxı] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 659 L’extrait d’Eusebe nous donne un texte indöpendant. Il n’en est pas de meöme, contre toute attente, du Dialogue d’Adamantius : c’est que le texte gree qui nous est transmis (par des manuscrits relativement röcents et tr&s mediocres) a &t& revu sur un manuscerit complet du De autewusio, comme on le voit par la comparaison avec la traduction de Rufin. Chez Rufin, l’extrait de Methode constitue un tout, qui debute logiquement par hodie cum wenirem — σήμερον ἐλθών 13,11, et qui s’accompagne d’une breve conelusion &trangere au De aulexusio, mais qui rappelle les arguments et m&me la maniere de Methode (voir p. xxı). Dans les manuserits grees, l'’extrait commence sans raison une ligne plus haut, ἃ οὑτωσὶ δέ πως 13,10, et la conclusion manqne : c’est la preuve süre d'une confrontation avec le texte integral du De autewusto. a une date peut-etre assez recente — appartenait ἃ la m&me famille que F: c’est ce qu'attestent diverses lecons fautives, par exemple οὕτως FD pour Et le manuserit complet d’apres lequel a ἐϊό effectu6 le remaniement αὐτῷ D'S (15,1), ἠδυκημένον FD pour ἤδη κείμενον S (15,9), κατά FD pour κακά 5 (17,4); inversement, F a dü prendre ἃ D le qualificatif de « Valentinien » qu'il donne au premier heterodoxe (voir p. χι). D’oü il rösulte que l’accord de ἢ et de F prouve peu contre le temoignage du slave, dans des cas comme ὅμοιον FD pour ὁμοιοπαθῆ S ΠΣ ; L’original grec de la traduction slave avait sürement des rapports avec (, ou du moins avec certains manuscrits des Sacra parallela, puisque ce florilege a des origines diverses. C’est ce qu’a observe justement Bonwetsch ἃ propos de l’omission de xax# 29,7. Les deux textes sont egalement mediocres et alteres. L’accord semble exister particulierement entre S et le manuscrit Coisl. 294, du χι" ou du xı1° siecle, qui represente une anthologie recente et posterieure ἃ Jean Damasc£ne : ils ont en commun l'alteration de Ὄλυμπος en Φίλιπποι (voir p. νι), et ils doivent remonter ἃ une m&me collection des traites de M6thode : le Coisl. 294 est seul ἃ donner des extraits du De lepra conserv& par la traduction slave. Il est plus diffieile d’assigner une place ἃ Ph et A l’original de la traduc- tion armönienne du v° sieele. Pour les autres sources, le groupement suivant semble s’imposer : E D' DF CS. L’importance de la traduction slave est considerable. Elle restitue un manuscrit complet, du x° siöele environ, du De autexusio et d’un choix d’euvres de Methode. Ce manusecrit etait des plus fautifs, mais il appartenait ἃ une famille differente-de celles des bons manuscrits. Comme la version slave est litterale, les donnees qu’elle fournit sont pr&cises dans la majorit& des cas. 660 METHODE D’OLYMPE. axxır) La traduetion slave est coupde de titres (une vingtaine) qui manquent dans les manuscrits grecs. Ces titres ne remontent pas ἃ Methode : ils sont ordinairement intercales au milieu des phrases, et ils repr&sentent par con- sequent des annotations marginales incorpor6es au texte. Mais 115 sont süre- ment traduits du gree : « de quelque autre chose » 69,16 (note 8) est une faute 6vidente pour « de quelque autre etre », qui ne s’explique que par le gree πρὸς ἑτέρου τινός. Les manuscrits grecs de Methode fournissent d’ailleurs en d’autres endroits des titres comparables, ainsi dans F : 29,16 (note 12) ὅτι, εἰ τὰς ποιότητας, ete. (le slave fait ici defaut), avee ὅτι introduisant le titre, comme le signe @ dans la traduction slave (voir p. xxxıv). IV. — LA TRADUCTION SLAVE. La traduction slave de Methode nous est conservee par des manuscrits tardifs de redaction russe, des xvı’-xvıı® siecles (pour le detail, voir la seconde edition de Bonwetsch, pp. xx-xxı1). Quatre de ces manusecrits ont &t& copies ou collationnds par Bonwetsch : 1° Un manuserit du debut du xvı? siecle de la Bibliotheque d’Etat de Leningrad (cote Q. I, n° 265), venant de la collection du comte Tolsto) (5); il avait &t& deerit sommairement par Kalajdovic et Stroev (voir p. xxx). 2° Un manuserit du xvı° sieele de la Biblioth@que synodale de Moscou, n° 110 (496) (S®), dont Gorskij et Nevostruev ont donne une description dötaillee (voir p. xxx). j 3° Un manuserit du xvn® siecle de l’Acad&mie ecelösiastique de Moscou, 7° Un manuscrit dat6 de 1632/1633 de l’Acadömie ecelesiastique de Moscou (S°). Quatre autres sont signalds dans les catalogues de Viktorov, dont un du xvı® sieele du monastere Sijskij Antoniev (gouvernement d’Arechangel'sk), que Bonwetsch n’a pas pu consulter (voir la note, p. xcv). Pour !’un d’eux, le manuscrit n° 63 de la collection de B£ljaev (xvır° s.), les br&ves indications de Viktorov suflisent ἃ montrer qu’il derive de la famille de 5", Des quatre manuserits utilises ou examinds par Bonwetsch, les deux derniers ne sont que des copies de 8". Bonwetsch a donn& les variantes prin- cipales de 8. dans sa premiere &iition : elles sont sans valeur pour l’&tablis- sement du texte, si ce n’est qu’elles apportent quelques bonnes corrections des fautes de 5". Les manuscrits S' et S’ comprennent, outre la traduction de Methode, celle du trait& Περὶ τῆς ἐν παρθενίᾳ ἀληθοῦς ἀφθορίας du Pseudo-Basile (voir p. xxx, note 3), deux &pitres de Nicephore, mötropolite de Kiev (debut du χα" sicele), et des commentaires sur la Genese et l’Exode traduits d’un original grec inconnu, mais tardif (vn® sicle environ). Le manuserit S' contient en outre, ἘΞ τ ἘΞ ler re 0 En ee En Tan [xxxt] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 661 mais comme addition d'un nouveau copiste, la traduetion de trois homelies de saint Jean Chrysostome, et celle de la Vie de Gregoire le Thaumaturge de Grögoire de Nysse. La traduction du De aute.rusio occupe dans S' les 35 premiers feuillets, sur les 423 feuillets que compte le manuserit : elle va du recto du feuillet 1 au milieu du verso du feuillet 34 (pour 35 : la pagination, qui est moderne, comporte une erreur au feuillet 20). Les manuserits S’ et S” fournissent pratiquement le meme texte : 115 pre- sentent exactement les memes lacunes et les m&emes additions, et dans l’en- semble les m&mes alterations. Leurs divergences sont minimes, sı on laisse de cöte les variantes orthographiques, qui sont constantes, mais sans interet. Dans presque tous les cas, et en particulier en ce qui concerne le vocabulaire et les formes grammaticales, 5° est nettement meilleur que 5" et conserve un texte plus ancien. Toutefois il ne semble pas que S” soit une copie de S" : il est plus pro- bable que les deux manuscrits derivent directement du meme original, que 5. reproduit fidelemen!, et S’ un peu plus librement. Mais, comme l’a observe Bonwetsch, .il n’est pas aise de trouver des preuves decisives de l’indepen- | dance de 85" par rapport ἃ S‘. Des lecons comme renaouY 92,8, moaoR’naa 56,9, NABBIRZ 80,11 dans S” sont meilleures que δ᾽ TEMAOY, TIOAOBNA, NABNI : elles peuvent rösulter simplement de corrections (pour l’exemple τὴ uksoero 56,10 allegue par Bonwetsch, c'est 5 qui Jdonne le bon texte). Les rares cas ou S” semble garder une forme grammaticale plus ancienne que celle de S', ainsi [Ὁ oyskpaaue 12,11, ΟΣ (pour cr) 34,17 en regard de 5" oyskpame, ὁπ ἢ, risquent - d’etre accidentels. Nous ne reneontrons, dans toute la traduction du De aute.cusio, que trois ou quatre exemples un peu probants et qui paraissent bien indiquer que l’original de S’ n’est pas S': ἡ κάκῳ 16,8 — πῶς γάρ, pour παλμὸ S' (sans m); saame Βὸ XBITpOCTH 102,2 (sı c'est bien la lecon de SP) — &44orn 72 τῶν τεχνῶν, pour kaÄme Bo xkırpocts 5"; cen 60,9 dans .la copie de Bon- wetsch, reprösentant ck u « he bien », lecon qui doit etre prise A 5", pour cd S' (compris sürement comme demonstratif); et surtout kpATe Ne KONYARATH 6,12, pour EpATIA NAKONKYARATH 5", Οἱ S’ doit conserver une lecon zpAre ne alteree de zparens, adj. — τῷ ἀδελφῷ. Quoi qu’il en soit, des quatre manuscerits etudies par Bonwetsch, celui qui doit servir de base ἃ l’etablissement du texte est incontestablement 5", et les autres, la famille de 5", ajoutent peu ἃ son temoignage. La presente @lition reproduit le texte de 5", d’apres une photographie d’ane nettete parfaite que M® Graflin m’a procuree par l'intermediaire de M. Mazon. J’ai pu utiliser ögalement la copie prepar6ce par Bonwetsch en vue PATR. OR. — T. XXI. — F. ὃ. 4% 662 METHODE D’OLYMPE. [xxxıv] de l’edition qu'il projetait; cette copie, faite sur 5°, puis revue sur S', est assez fautive, mais elle saccompagne d’un appareil critique oü sont indiquses les variantes principales de S’. La premiere edition de Bonwetsch fournit par ailleurs un choix de variantes de S’ et de δ΄, et la description de Gorskij et Nevostruev nous donne des imdications interessantes sur l’ensemble du manuserit S”. Le texte de 5" et de 5" est assez altere. Bonwetsch, aid& par le slaviste Masing, acommence de l'’ameliorer par des corrections-souvent judieicuses. J’ai ajoute mes corrections aux siennes. Vz — LA LANGUE DU TEXTE SLAVE. Il convient d’etudier avec quelque detailla langue du manuserit de base S®, copie russe tardive d’un texte ancien : cette &tude nous aidera ἃ mieux comprendre le sens du slave et ἃ preciser ses rapports avec le texte gree, et elle nous apportera des renseignements sur la date de la traduction slave. A. — Orthographe et phonetique. Le manuserit S', que les palöographes datent du debut du xvı° siecle, est en belle ecriture du type de la semi-onciale, avec quelques traces de eursive (surtout pour les lettres &, ες x, τὶ 2); les annotations sont en eursive. Les ligatures les plus frequentes portent sur les groupes : ΒΖ, UA (ou MR), np, Τῇ, TH, TR et TB. Les signes Πβ (en ligature) 54,6, 78,9, 80,1, 82,6 (note 2) et ΠΟΙᾺ (en liga- ture) 96, 12, 100,15, 102,3 servent ἃ introduire des comparaisons. Bonwetsch voit dans IIP l’abreviation du slave npurzua ou du gree παροιμία : bien que l’on rencontre NPHTYA, ecrit en toutes lettres, aux feuillets 75‘ et SI" de S', il est plus probable que le traducteur a d’abord pris IP — παραθολή ἃ son original grec, puis l’a slavise dans la suite du texte en II0K/azannk'. Les titres sont introduits presque rögulierement par le signe @ (5) Cm), serit le plus souvent dans la marge : 18,5, ete. Le € dans lequel est inserit le u est trös arrondi, etil am&me une fois (24,12) franchement la forme d'un d ferme : c’est en eflet originairement la ligature grecque de ὅτι (ef. p. xxxu). Le fragment de la traduction des Reygles developpees de saint Basile ΘΟ βουνὸ par les Feuillet du Zograph emploie de meme orn ἴδῃ ἡ, 3) devant un titre. Le manuserit S' presente, ainsi que S", un systeme d’accents et de signes, que jai respecte en la mesure des disponibilitös typographiques, en tant qu’ornement ne genant pas la lecture. Ce sont peut-&tre des materiaux pour ı l’accentologie historique; ils sont bien mediocres en tout cas : la place de l’accent est fröquemment notce de facon diflerente dans 5’ et dans S”. Be ἰχχχν] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 663 Les voyelles. Je, serit e, est distingu@ de e, 6erit εν, mais sans aucune rigueur. La trace d’une grapbie plus ancienne κα peut ötre soupgonnee dans quelques cas : ainsi cenoy 20,6, pour emoy attendu, s’expliquerait bien en partant de KIIOY. La confusion (russe) de k et ς est fröquente : nerkaenia 20,8, Tkaken- 34,14, tenken- 34,17, 36,7, dat. apoyanne 2,7, ete.; aprös p : mpk- 6,1, etc. et πρὲ- 4,1, ete., rpks- 18,9, ete. et Tper- 34,9, etc. Notons en partieulier apksae 56,16, etc. (regulierement); dat. rene 22,7, ete., cene 34,9, etc. (nombreux exemples); substantifs verbaux e’rnopknie 16,10, kapkmienn 20,12, Haroakmienz 60,6, sous l’action du type noreaknur; ces graphies apparaissent de bonne heure en slavon russe, voir N. Durnovo, JY5RHOCHAOBeHCKU PmMA0OAOT, νι, pp- 43-44, pp. 47-48. Apres x : Cuskanum 2,7 (S’ Cusuain, mais Οππελῖη 4,9, Les adverbes en τς conservent dans S' leur orthographe ancienne : x(z)ae 8.10, 10,4, 48,9 (S’ rat), cae 100,1. Les rares cas de confusion de & et de u ne sont pas probants : sıaknia 8,1, pour zkaknia; Πρ τι 70,8, sans doute pour nokmua; et dans 5} npnwavakrn 14,4 (appele par npuörpkern qui precede), pour S' upkwasakrn; — inversement npkerısaa 48,11, pour npn-. La forme awswWakhcrsn 66,3 doit s’expliquer autrement (voir p. xxxvInm). De la confusion de % et de m (vieux slave et moyen bulgare), nous avons une trace probable dans la legon altöree zak ze 38,19, qu'il faut corriger en a me (a ke) d’apres le grec; S” nous l’atteste par ailleurs dans le cas special du groupe ak valant am, qui est une graphie connue du slavon russe (N. Durnovo, art. cit., p. 62) : oyerpkuakm 14,14 (S° oyerpenaan), oyerpauakRrt 68,17 (St oyerpauzaamr). — Nous trouvons u μι ΜῈ 18,2, etc. (8 ex.), naınkumda 62,4, usıneumin 94,17, uınkumaire 108,2, mais u/sna 60,9, 90,15; menzk (mkazk) 22,14, etc. (4 ex.), et de meme zAk 40,12, ἃ lire 23%; Ecru 14,9 (S’ Actn), qui est un russisme (N. Durnovo, art. eit., pp- 60-61), en regard du substant Man 84,6, etc. La graphie μι est constante, et zı n’apparait que dans une addition mar- ginale en cursive : nanzı 56,15. Apres gutturale, μι est le plus souvent conserv6, mais u est assez fröquent : Anzı 28,4 et An 26,6, -cnsım A,det-cniu 2,5, umerkuz 20,4 et sunrn 90,11, xaırpseru 18,10 et χητρόοτι, 8,1, etc. Le feminin pluriel wapnsaan 90,11 doit &tre un russisme (voir p. xxxıx, p- xrv1); le participe prösent ne aaan 14,15 n’est qu’une faute pour ne aaanı[n)- 664 METHODE D’OLYMPE. xxxvı] \ S‘ porte regulierement 5(2)3uckarn 54,16, ete. (6 ex.) : n(Z)ZBICKATH ne se rencontre que dans 5". La confusion de a et de oy (δ) est complöte, et de meme celle de a et de Mm (ΑἹ : gcena 4.11, TAZK ANIME 4,15, ἀςπόλπαλ 9,15, etc. La forme ΒΑ ΔῈΝ 4,2, pour naaka attendu, s’expliquerait bien par l’existence- d'un intermediaire moyen bulgare (a> m); mais elle est de toute facon alteree, et l’exemple est isol& : il peut s’agir simplement d’une substitution du present au participe. Inversement, S’ a apazaa 6,7 pour 55" ApAzam = θαρρῶ. Nous trouvons w ä cöte de oy 'Y), a (m-manque) apres Ὁ, m, 8, 1, J: χόμμογ 2,10 et χόϊμιο 18,18, sWıpenk 2,5, mOIWTH 48,6, urn 60,5, summ 34,12, ΤΕ θη} 32,11, ete., et de m&me πόλξιν 34,9 (voir p. xıı). Une trace de la graphie Na pour u (Supr., etc.) doit &tre conservee dans la forme alterde nmY 4,12. avec v = y pour oy = ä&, voir ci-dessous. A l'initiale, nous avons oyme [441], 106,6, πὲ oy 48,6,8, 82,11, mais we 18,12 (qui peut avoir et mal compris). Les graphies a, met a μὰ manque) sont de m&me flottantes : act» 46,% et - yacrk 46,21, ete.; nkria 4,8, mais keıtua 44,15; W nenme 18, 7, ὦ near 18,12, ὦ πέλ 24,2: etc. A linitiale, nous trouvons : regulierement Assı en regard de ἀπο; aykırae 88,15, mais avec ἀπ qui parait corrige de τας; ame pour me dans οἵ Ame 22,9, 100,10, mais le copiste a pu comprendre ciA ze (cf. p. xLıu); iBzaAaA 10,2, adv. Ast, mais avec preverbe wrax(z)aen- 92,15, 94,5. Pour scax-, mais. szcaunchde A,10, Voir P. XL. La lettre v, employ&e correetement dans ®Vecruncsaa 16,1, suppose une graphie y valant oy (= a) dans nv 4,12 (d’ou S” mn, imper.), pour una (= uam); ef. inversement Oaacnina 4,9, qui doit s’expliquer en partant de davc-, et non de ὁλογὸς. L’akanie est probable, mais faiblement attest& : nanname 2,6 (S” naoname), avec lea de maasarn; nangowarn 52,13, sangöwanie 32,3 (S’ nanpouenit), avec l'orthographe russe r¢e d’apres ΒΑΠΡΟΟΗΤΗ, mais ailleurs KANpÄNATH 32,4, ete.; umoromanı 2,12 (ΒΡ ΓΑ ΔΕ)» mais voir p. xLvuı. Les autres casde confusion de » et dea sont sans valeur : &ahınaro 58,17 (voir p. xrıı) et ZATROPAUE 2,7, zarsoparn 4,4 (voir p. LXXV) peuvent s’expliquer par la morphologie; arore 66,3 doit resulter d’une fausse lecture; kAracaAuno 28,10 est dans un passage qu’une lacune rend incomprehensible; et eronrn 26,9, noaarn 96,14 sont de simples fautes pour crahrm, naaarn, la seconde inexplicable par Takanie (r. nAZaTb). Le vocalisme de rena- 52,8 est russe, mais il est aussi connu du vieux slave. [xxxvır] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 665 Le a de l’imperfectif oyerpauzaawnt 68,17 (ΒΡ oyerpzuakur) est curieux; nous avons ailleurs oyerpenaan 14,14 (S’ oyerpkuakm), oyerpenmaamä 70,3, et le perfectif est oyorpemm 78,17, ete.; mais Sreznevskij donne un autre exemple de OYCTPAMAMTH. On peut penser, soit ἃ une forme ceröee sur le modele de OyCTPAKAMTH OU contaminee avec. ce verbe, soit ἃ un imperfectif developpe sur un vocalisme o de la racine, ancien (pol. strom) ou röcent (slavon crpouz = ΟΥ̓Χ). Nous avons toujours raatz, etc., jamais les graphies des types sp£eili- quement vieux russe ou russe; et pasz 8,13, etc. Hors de la traduction du De autexusio, des formes nonaAnin (loc. sing.), WNAANARINE sont signalces dans S’ par Gorskij et Nevostruev (II, 2, p. 25). On retrouve naan- pour nakn- dans d’autres textes de redaction russe, en partieulier dans le Gregoire de Nazianze du xı° sieele : naankune, voir Sreznevskij. Il ne peut s’agir que d’un slavonisme russe, avec substitution d'une graphie naan- au russe πόλος. En ce qui concerne le traitement des jers, nous trouvons l’etat de flottement auquel nous pouvons nous attendre dans un manuserit tardif, mais assez conservateur : instr. sing. uk, τὶ et u, etc. (supin -Tk, voir pP. xLıx). La vocalisation des jers a et dans quelques cas purement orthographique. Il en resulte une certaine ind6eision entre les finales de nominatif masculin singulier et les formes neutres ou adverbiales dans la flexion des demonstratifs: ainsi τὸ 90,5 vaut sürement τὰ. De m&me -cTs0 apparait souvent pour ποτ, gen. plur. (moins probablement pour -ersouz, dat. plur.) : &ernerso (Eerit EcTKo) 32,6,7, 34,11, 44,1,12, sanonacTso 44,10,17, POUr ECTKCTKA, KAKOKKCTKZ; le fait s'’explique aussi paleographiquement par la ressemblance entre les ligatures ΤῈ et τὸ (voir p. ΧΧΧΙΝ) : c’estainsi que akncrsa 36,1 est Eerit avec la ligature 50 et peut &tre lu akiierzon. Les participes en -enz sont egalement plus ou moins confondus avec les adjectifs en -knz : πετπορέποε 24,5 — τὸ ἀγένητον, mais HETROPRWE DA ἀγένητα. Nous noterons les cas suivants de vocalisation anormale : τόμα 10,13 (S’ τόμου; ailleurs σῖτα 52,8, ete.), cinpkırenno 20,6, cenpkuenns 20,7 (ailleurs canpkuenno 108,1; les copistes ont peut-&tre compris ce spkurenn-, qui peuvent conserver quelques vestiges de la loi de Jagic; περβένατο 26,3; WEEMETEO εἴ 20,11, faute pour &x(e)pee TRoeä. Le genitif pluriel de sazysz (secondairement BAZXARZ) Est BAAxorz 92,9. Le groupe -j- est surtout frequent ἃ instrumental singulier des thömes feminins en -i- : zeıınmw 26,8, ete., mais ımpiw 106,4, etc. Il est plus rare dans des autres cas : κατα 38,14, ete., mais ordinairement -τῖς, -nie. Les groupes pz \ps, AZ sont maintenus assez souvent : πράπος 96,4, πρίπ- 666 METHODE D’OLYMPE. [Χχχνι 94,6, ete., mais nepn- 44,0, etc.; βλάμα 8,5, etc., mais ἠςπόλης-- 8,15, etc. Ce fait aide a expliquer la conservation de la vieille forme aosaknk 58,11 (voir p- ıxxvir; mais aondank 40,4. ete.), qui est d’ailleurs en regard du verbe aosaame 102,15. La contraction de nn (in) en m est rare : masc. sing. ΒἜτη 38,2 (devant ἢ); loc. sing. awswWaknersu 66,3 (S’ amsoakHcrsin), mais le mot semble avoir etc mal lu, et il a ailleurs la forme awsoakuctso (voir p.ıxxx). Au genitif pluriel, les formes regulieres sont yacrnn 56,12, cnazanin 108,6, etc.; zanonkan 74,5: peut etre un aceusatif pluriel; ABITpEETM 102,2 de 5" (xeirpoer» 5") est curieux (voir p. xxxım), mais suspect. Inversement, nkcennn 4,12 est pour nkcnn, gen. sing. L’original de S’ et de 5" devait connaitre la contraction de -un en τη. En dehors des desinences, nous trouvons toujours npiumarn 38,6, NPINMETR 42,9, ete., npunas 32,5, etc. Pour les formes contractes ἃ instrumental feminin singulier, dans la flexion de l’adjectif determine et ἃ l’imparfait, voir pp. xrı, xLıv, xLvim; pour δὴ 5zzaania 60,2, en regard de παξαλληὶλ 5) (?), voir p. Lxxıx. Le cas inverse de gemination d’une voyelle simple est exceptionnel : zAaa 56,10, pour zAa. Les consonnes. La lettre s apparait dans : loc. sing. x(0)sk 2,3; 16,8, 18,2, 22,13, 26,6, 28,3, 50,1, 58,3, 92,10, 102,11, nom. plur. »°st 50,1 (Ll ex., sans exemple contraire); sumnn 78,1 (masc.), mais ailleurs zuia 90,8,9 (masc.), zuin 78,16 (fem.), adj. zuinnsı 84,6; skao 12,7, 18,18, 22,15, 34,7, 48,4, 60,9, 94,8, 98,5, 108,2 (9 ex.), mais ἃ cöte- de z3ka0 20,3, 34,7, 48,2, 86,2, 98,4 (5 ex.). | Done dans deux nomina sacra, et dans un adverbe qui peut ötre egalement. considere comme un nomen sacrum, puisqu'il est propre ἃ la langue religieuse (un des lexiques slavons-russes publies par Kalajdovic donne le mot z%kao comme hebreu!). Dans tous les autres cas, nous ne trouvons que 3 : πηόϑη 20,4, πολ. : 34,3, ete. La röpartition de 3 et de s est donc purement orthographique, et elle n’est m&me plus etymologique (cf. sunn). j La lettre & est employce correctement dans Mesoarn 2,1, HVYecrnhckaa 16,1; elle apparait substitude ἃ 6 dans la forme altörce Dasnannnhckaro 2,2 du titre (en majuseule), qui est ἃ lire na &nannnhcnaro (= Onannnnicnaro); elle a peut-etre &t& transformee en € dans Heaayaanın 2,5, pour Haaun)ennm attendu. Nous trouvons ᾧ pour # dans Meösaie de la note de la page de titre, qui est d’une main plus röcente que le manuserit. [ΧΧΧΙΧ] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 667 Une substitution de way ne se rencontre que dans un cas special, et qui relöve de la morphologie (voir p. rxxıv) et non de la phonetique : napnsaru 16,7, 38,4 (S’ napnyarn), napmsaam 90,11 (S” mapuyAan), mais aussi napnyarn 8,1; et seulement ®pnyArn 20,11, Wpuyaä 70,15. Le groupe A n'est conserve que dans la finale -zas : xox0 60,10, ete., comme dans τη ἃ cöte de -waAsı (voir p. xLvir). Dans tous les autres cas, S’ n’a que x russe : noyma 5,1, πλλεῖκα ΠΏ ΟΣ ὠκπεχόπεηϊε 10,8, conj. ἀλιελις 100,8, imper. noaaza 58,14, etc. S’ semble au contraire preferer l’orthographe avec AA. Le groupe mr est toujours &cerit p, et nous trouvons regulierement ıp slavon, et non y russe : pres. xöıpa 32,5, part. pres. crpammıpmur 60,15, etc. La seule exception est‘l’adjectif uwae 18,2, ete. (Ὁ ex.), mais un passage altere nous restitue le ıp initial, et vraisemblablement aussi la flexion pronominale ancienne (voir p. ΧΙ) : aorayıa me Erd 14,13-14, A lire aosa pazero. La forme alternante de cx devant k est er : Eaannserkn 2,5, uopnkerkuz 6,15, ΧΑ ΚΤ Ἐπ 96,4. Ch. dans 5" pacrknenit signale par Gorskij et Nevostruev {ΠΠ ῷ- p. 25), voir ci-dessous. L’ ὁ epenthötique est d’emploi constant. Il faut mettre ἃ part naturellement maasaue 2, 6 (= πλοβαιπεὶ, le a de l’imparlfait n’appelant pas d’alternance consonantique (voir p. XLvIm); zemmsmz 90,10 repond ἃ la forme ancienne ZEMENT, en möme temps qu’ä la forme russe. Mais une serie de faits nous prouvent que l’original (direct ou indirect) de S’ ne connaissait pas l’emploi regulier de 1] &penthetique : uKYnend € 26,1 = ἥνωται, BKANNOY KRITH 26,1 = ἡνῶσθαι. Le mot est done congu comme adjectif; mais, outre que l’existence d’un adjectil zzsoynanz est problematique ἃ date ancienne, le contexte indique qu'il s’agit d'une forme verbale au moins dans le premier cas : c'est le partieipe passif kzkoynarnz. Confusion du perfectif et de l’imperfeetif dans les formes ἃ preverbe de HATH, HMATH : npinmoy 42,1 pour npiema oy, οἵ. mpmenam dans le passage parallele 20,1; npinnwers 48,7 pour npiemialern; participe present nz zuYıpe 70,1, et de meme ®n moyY 72, 16-17, mot qui a embarrasse le copiste et qu'il semble avoir lu suecessivement OnmoypS, WnenoypY et UnhnoympY : ces formes representent n23in a Sıpe, Onmlaoyıp$ (S’ wreuammp®). apkac 20,4, 106,13, avec a rajoute, et peut-etre par une main posterieure; dans aptzzae 108,2, c'est le groupe ae qui est rajoute au-dessus de la ligne. ᾿προτηπαλιὰ 54,7 est une faute pour INOTHRAAM qui a pu etre provoquce par une graphie *nporusaa nporusma) de l’original. I! faut noter aussi la presence du jer devant l’/ epenthetique dans nze- 608 METHODE D’OLYMPE [χε] usanıpa 82,4. nzenzaa 66,9, βαλὰλ 10,2. apkazae 42,12, et de m&me 10, 8-9, 64,17, ete. : cette orthographe, qui rappelle les graphies du type zemzm (zemumıa) de certains textes vieux-slaves et surtout du Suprasliensis, et qui se retrouve en slavon serbe (Vondräk, Altkirch. Gramm.”, p. 342), doit s’expli- quer par une restauration de 1] epenthetique. En dehors de la traduction du De autexusio, Gorskij et Nevostruev (m, 2, p- 25) signalent dans S” gacrknenit valant pac-yknarnne. La gemination des eonsonnes est etymologique : sünnnsz 72,12, ckuen’- noy 68,12, adj. herinna 16,1, ete., mais subst. heruna 34,7, et de m&me regulierement kacrkennın 4,34, part. passif noseakmoe 72,3, etc. Un llotte- ment n’apparait qu’avec un nom 6tranger : Enanmınkyz 2,9, Eaannserku 2,5, Enannenkta 4,3, mais Eammacnsig 92,9 (et Menaysann 2,5, mais qui doit &tre altere). L’assimilation n’est pas notee dans κίχ δὲ 8,10, ete. (S’ rak), cae 100,1 (5 zae); elz)apanz 80,5 (5" 3᾽Δ9λ1Ὲ2); 82,6: unörkımmanı 8,13 (avec τι par correc- tion de x), mais ailleurs -zası (voir p. xLvi). La preposition zezz prend la forme πες devant une consonne sourde : 5e32 önpAza 18,9, eic.; mais ec nanonuctka 18,8, ete., zec moanzuı 100,14, see’ una 26,8; et aussi nee ukpnı 108,2. La preposition ypkez n’apparait jamais dans 5. sous la forme upkaz : upkez πολ 8A, 1, upkez Karim πολ 76,17, apkez urkero 8,11 (S’ ka). Dans les formes verbales ἃ preverbe et dans les derives de locutions dont le premier terme est une preposition, les groupes s +5, 34 = 56 röduisent ἃ 5, τ nzenemz 6,1, πεολόβεο᾽ μὸ 16,8-9 (S” πεξολιύπεονο,, KEZAKÖNNOY 16,2, ete. Le groupe s+ dest maintenu dans gee’unnienm 18,9, pac’ınNnHERZ 18,7; mais la forme curieuse zzuearum 8,5 (voir p. ıxxvim) doit representer BAC-JeAr, avec reduction de se ἃ ὁ. La dentale developpee dans le groupe s+ r est conservee : nz’apepm 8,15, 34,6 (avec a ratur dans les deux exemples), hz’apenoy 22,3, n232’ape- u snösarn 80,11, paz’apkunrn 96,6. Ἢ Le groupe ἃ sk parait donner (ἢ; dans Meaayaanın 2,5, mais cette forme τα doit n’ötre qu’une alteration de ἤρα πὶ cnhin, avec substitution de yn ἃ ut. f L’assimilation de consonne dure ἃ consonne mouillde n’a pas lieu dans l’imparfait uıcaame 76,11 (voir p. xLvun), mais l’imperfectif de la lorme ἃ pr&- verbe est nousımaarn 12,13. e Il y a röduetion de groupe de eonsonnes dans : npaznoy 100, 12, mais ἡ npazand 104,1; menpäsnerkoyern 68,1, mais nenpananctnYerh 6%, 17, MenpaBAnT CTROBATH 48.9.3. ϊ ἘΠῚ DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 669 Β. — Morphologie. a) Flexion des substantifs. Thömes en -a, -ja. — A l’iinstrumental singulier, la desinence τὰ, con- traetse de τοι (-eın), est attestee par : zemam [4,1], KAKOY 78,11. et de möme sürement naunun$ 8,3: mais ailleurs xinomw 46,21, etc. La flexion de moanza est : acc. πόλ3ι 34,9 et moaza 42,8; gen. m0AZA 34.3 (alter6 en πόλ᾽ 3 Κ΄ dans 5}, mais moarzmı 100,14. Le verbe derive est noa’zosaru 60,7. Themes en *-yo-. — Pour le locatif singulier awswakncrsn 66,3, voir P- ΧΧΧΥΠΙ. D II npaA ΄ esinences de la flexion en *-@-. — Loc. sing. umpoy 98,13, mais gen. 44,8, ete.; et gen. crına 78,10, πολ 64,9, uuna 26,8. Dat. sing. wrneku 52,6, drnesn 52,17 (avec valeur pleine de datif d’attri- bution), mais wruw 52,14 (datif sujet d’un infinitif); et aouY 12, 13. Gen. plur. caaosz 12,3, 68, 12. Themes en *-i-. — Pour le genitif pluriel, voir p. xxxvır. Le datif pluriel est regulierement en -eu1|2 | : JACTENZ 52,14, ete.; une forme en -ku n'est con- serv&e que dans un passage sans doute mal compris : vacrkır 56,10 (5" sacrk), De la flexion de rocnsar, nous n’avons que le vocatif rm 2,4. Pour orun. voir ei-dessus. Le mot skroynz 90,7 etait sürement un masculin en *-/- : strYnz ἡ 90,8 est altöre de rkrYnn, genitif-accusatif (voir p. 1.11}. Themes en "-u-. — Nom. awkn 32,2, gen. λας 20, 11. Themes en -en-. — Nous ne trouvons que le singulatif sannınz et le col- lectif xauenie, voir p. τι. Un nominatif xopa (2 ex.), signale dans S” par Gorskij et Nevostruev (1, 2, p. 24), figure aussi dans 5. (fl. 81‘, 190"). Themes en -s-. — Les formes attestees sont: πεπὸ : gen. Nkce 8,6, 8. caono : gen. caonece 22,12, etc. (S* caonece 42,15 — S> enoneon); dat. caozecn 32,15, 40,5, ete., mais caosY 12,7; instr. caozecem(») 8,12, 18,13, ete., mais caorom(z) 32,9, 90,1; nom.-ace. plur. caoneca 22,8, 32,4; gen. plur. caonecz 22,1; loc. plur. caonecexz 20,1, etc.; | akao: gen. akan 66,7, instr. akaoum 106,7; nom. plur. akaeca 106, 9, gen. acaecz 102,1, mais loc. akakx 102, 15. apkro : gen. apksa 80,14, ete., dat. apksoy 68,1, etc.; — TEao : dat. Tkaoy 14,10. 670 METHODE D’OLYMPE. [χε] b) Flexion des pronoms. La flexion pronominale est constante avec unz et cauız. Elle est reguliere avec KAHUNZ : gen. ὀλήμοτο 12,6, οἷο. (frequent), gen. fm. Eahmoa 52,12, etc.; la seule exception est gen. Eatinaro 58,17, οὐ 1] peut d’ailleurs s’agir d'un fait d’akanie (voir p. xxxvı); le theme garde toujours la forme slavonne kann, et les graphies comme E*'noro 94,3 ont “ valant m. De l’adjectif v. sl. ΤΟΥ ΑΒ, NOUS avons les formes : neutre uwaxe 19,2, ete., acc. plur. masc. uwaa 64,12, gen. plur. SWIKUXZ 66,11; un passage altere nous conserve sans doute le gönitif singulier de la flexion pronominale, en meme temps que l'initiale = (voie p. xxxıx) : aorayıa me Erd 14,13-14 pour ΔΒΑ INAErO. La flexion de apoyrz est toujours celle de l’adjeetif determine : dat. plur. APOYTRIUIZ 56,3, ete. Celle de unorz est mixte : instr. sing. undz3kuz 26,15: — dat. plur. indet. ımmöreuz 100,11, 106,6, mais nous trouvons unozkuz au debut de la traduction du De vita, 1. 3 (fol. 34° de 8" — Bo?, 209,3); la forme determine est umörnımz 12,8, 20,4 — τοὺς πολλούς; nous ne savons pas quelle forme restituer ἃ la place de 102,10 ππόγμιχ altere; — le genitif pluriel und- rrıxz 24,15 a une valeur ind&eterminee. : De ceansz, le datif pluriel est ceanyenr 16,4, en regard du nominatif plu- riel neutre determine cfansaA 106,8. Le pronom kansz xe) apparait rarement au pluriel : &ansame ΜΠ moaosna 38,13; la forme ordinaire est le neutre sin- gulier &ansolme) röpondant au pluriel ὅσα du gree : 18,12, et avec anacoluthe EAMKOME ... TIMARNENA KEAXOY 18, 12-13, et de möme 56,3, 60,14, Eans® ... OYLIKIT canıa ca 68,13. Il faut d’ailleurs noter que les copistes tendent dans cette sörie pronominale ἃ substituer aux formes llöchies la forme neutre ou adver- biale en τὸ : Toanso 14,10, 100,9, pour roansz; ceanno 16,5, pour ceansa. La flexion de Taxz, ete. est röguliere; 5. ranoero 42,14 (S’ TAnore) n'est qu’une faute pour xoero, et peut d’ailleurs avoir &t& lu rano Ero. L’adverbe Taso apparait plusieurs fois dans des tours ou le grec devait avoir le pronom: Tano un 88,12 « il a 6t& er66 tel », et de meme 92,1, et Tano am A cATkopm 38,10 « l’a-t-il eröe tel », qui semble indiquer qu'il ne s'agit pas d'une substitution de raxo ἃ Tanz. 5" Tanz 90,11 est remplac« par 5" raxosz, et S' Kara 50,4 (faute pour sam) par S’ KAKoBa. De cuyn, les lformes obliques du pluriel sont : gen. cmynx% 108,5, dat. cnymuz 16,4, 70,4, instr. cnynum 6,13; mais avec «Ἐς ancien dat. ἐπ] Ἐπ 46,9 (compris comme instrumental singulier). L’adverbe enge 2,9 r&pond au gree [xrun) DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 671 τοιαῦται; la forme cnye 6,5, qui reprösente sürement cny», s’explique peut-etre phonetiquement par la vocalisation du jer devant le groupe ys-. La flexion de sscn maintient les formes en -k- : instr. sing. scku 22,9, gen. plur. sckx(z) 6,10, 40,17, dat. plur. scknu 108,4. Les dösinences mouil- 1665 sont regulieres : acc. löm. sing. ποι 26, 16, acc. plur. neutre sca 12,1, etc.% les derives sont de meme : adv. zcaxo (frequent), adj. neauechnx 50,3, 100,9, mais nous trouvons une fois zzcauncnde 4,10 (S” ncaueckoe). Nous noterons que such est employe absolument m&me au masculin singulier : uncr 4,8 — σύμπας « tout homme » (la forme est glosee dans la marge par ποῖ, d’une eeriture plus r¢e), et de möme zceua 4,11; et qu’une forme neutre deter- minde sacer, calquant le grec τὸ ὅλον, doit &tre reconnue dans deux exemples plus ou moins alteres : nee€ ze 56,13 (lu sans doute nee ἐπε), et nzcie 56,12 pour πἰχ ces, le genitil etant wcero 56, 13. Dans la flexion du d&monstratif v. sl. ca, le nominatif masculin singulier est regulierement cun (cin) : 10,16, 14,3, ete. (6 ex.); mais S” porte ck 34,17 en regard de 855 cur (voir p. xxxıır). Le nominatil-accusatif neutre pluriel est ca (plus de 20 exemples); mais 5) r&pond plusieurs fois par cia ἃ cn de 5": 38,15, 60,14, ete., et le copiste de 5" a peut-etre lu ciA κε 22,9, 100,10 pour οἵ Ame = cu mase (voir p. xxxvi). Il faut sürement restituer un nominatif masculin p:uriel cum ἃ la place de $nn 4, 14. De uro, le genitif est yecoro 24,14, score 68,18; — numuchze 58,6, et cette forme est sans doute A substituer ἃ unurdze 66,5, 78,12; mais ordinairement uuycöorome 4.9, 8,8, 36,8, ete. (12 ex.). Le datif est scöuoy 24,11, ete., why’ conoy 18,4, ete., uuycouoyme 56,7, ete. et numuecomYae 12,9. La forme ec, exceptionnelle dans δ", est frequente dans S” : δ᾽ scoua 42,11 — 5" ψερύμιδ, etc. De sun, l’accusatif feminin singulier est ΚΟΥ 46,20, sYw 46,21, ΜΈΚΑΙΟ 10,10, mais sow 90,4; le genitif feminin singulier est nksoa 4,5, 20,2; l’ins- trumental maseculin singulier, le genitif pluriel, etc. sont ssın 82,6 (et sKınna 42,15, voir ci-dessous), KRIXZ 50,1], wkseıy 50,12, etc., mais S’ porte dans les trois exemples cites xonuz, xonx, wEnong. L’adjectif zum fournitäxıo un pluriel : wksam 100,10 « pour quelques-uns », ete.; et ἃ szmao des formes föminines et neutres : sammo 48,7 « chacune », nzezao (sic) 26,1 « chaque chose », et de m&me gen. noerome 76,1, socuoymao 22,6-7. Au nominatif mas- eulin singulier, un flottement apparait entre ssınmao et nzaa0 : le pronom est x0%0 6,10, et l’adjectif snınacao 58,12 (S’ szao), mais aussi oo 96,8. A cöte de KZKAO, KhIHKAO, Nous trouvons Ggalement rin Δ ε: κοότοιιςε 76,1, saäze 102,2. 672 METHODE D’OLYMPE. [xuıv] Dans la llexion des pronoms personnels, la seule forme interessante est hors de la traduetion du De autewusio : c'est le datif enclitique nn au debut de la traduetion du De vita, 1. 11 (fol. 34° de S°). Mais il faut peut-etre corriger πὰ 22,2 en sa, datif duel enclitique (voir p- τὴ). c) Flexion des adjectifs. Le genitif singulier masculin et neutre de la flexion determine est regu- lierement en -aro. Nous ne trouvons qu’une forme non contracte : nükunaÄro 108,2; et une forme du type pronominal : Tsopamero 68,7 (aroro 66,3 doit avoir ete lu -a Toro); pour la correction pazero 14,13-14, voir p. ΧΙ. Le locatif singulier est en -kır'r), -uı(R). Au datif, nous avons ordinairement -omoy (memoy) : npkeTona 6,1, BoAmenDYy 60,2, Azsoamenoy 86,14, etc.; mais assez frequemment τογέμον : AOBPOYELIOY 98,15 (S® aonpony), nepnYeny 44,6, surtout dans la flexion des participes : umenYensy 60,5 (SP HpenonN); nuoyıpYeny 104,3, et de m&me 36,5, 11, 42,5, 102,1; TRopnsmaenoy 70,17, et de m&me 62,23, 76,7, 102,9. La premiere forme est russe, et aussi moyen-bulgare; la seconde. n’est pas la desinence non eontracte des plus anciens textes vieux-slaves: elle apparait en moyen bulgare, et ce n’est sans doute qu’une variante de -yloyuoy, par restauration ortho- graphique d’apres -ox, -an, etc. (Vondräk, Altkirch. Gramm.”, p. 485). Les exemples d’instrumental feminin singulier sont PRIERCTESRIMEN 9,3 (forme sürement determinee), mais kaw® A,l, npkuoyapoym 18:7 (S? npkuapom). La forme attestöe de locatif duel est du type pronominal : neczrzöpenom 24,16 (suivant immeödiatement Asdw). ! Les desinences en -kin- ont toujours la forme contracte, ἃ l’exception de necztsopenkinma 22,14, dat. duel, et de möme skinuz 42,15, instr. sing. Les adjectils possessifs en -()j? suivent generalement la flexion nominale : dat. f&m. kin 96,1, ete.; mais ils presentent ἃ certains cas la forme de la flexion determinee : gen. plur. neRmiug 108,6-7, instr. plur, kaum 98,13, et ef. instr. sing. Kasinnz 60,15 dans 5) (S® mie). ΠΠ est d’ailleurs probable que l’emploi des formes nominales a tendu de bonne heure ἃ se limiter dans la llexion des adjectifs : la valeur des genitifs pluriels ropuumxZ 12,16, ΠΆΛΗ ΧΑ 58,14 est sürement indöterminee. Deux adjectifs neutres employes substantivement ont la llexion nominale, ou une flexion mixte (le type ordinaire 6tant sArve — τὸ ἀγαθόν, etc.) : aonpo : gen. aorpa 106,10 « du bien ». zAa0 : nom.-acc. sing. 330 76,5 (— τὸ κακόν), 90,17, mais zAoe 58,6, 64,30% 76,10; gen. zAa 84,10, mais zAaro 78,16, 82,14; nom.-ace. plur. zAaa 16,16, etc.; “ [xtv] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 673 gen. 2A 38,6, mais ZABIXA 32,2, ete.; loc. zäkx 62,11, mais zanıX 34,2, et de me&me 68,16 (altere); dat. zAou(r) 18,15, 34,13, 76,16, mais zAnımz 18,1, οἷο. ; instr. zAsınm 80,2. C’est-A-dire que le slave a sur le grec l’avantage de pou- voir rendre la nuance entre « le mal » et « la chose mauvaise ». Flexion des partieipes. — Le nominatil singulier masculin et neutre du partieipe present actif a ordinairement la forme -rın, bien qu’en valeur indeterminde : ἄπ 74,11, μοῦ A6,18, οαή 92,14, wkanım 80,10, ete.; la forme ancienne n'est conserv&e que dans quelques cas : Anm 54,8, 78,9, 92,10, ch A2,7, 78,1, 86, 13, 102,7 (cz- doit etre corrige en crı, czı 80,1), et de m&me ΠΟΤΕ u 46,21 (lu sürement morkin). Le fait n'est d’ailleurs qu’orthographique. A cöte de ἐμ αὐ usuel, nous trouvons une fois ca (que le copiste a sans doute mal compris) : ἐπε... ca 100,13-14 — τὸ... ὑπάρχον. Une forme curieuse de nominatif neutre singulier determine est ERIKAAE 84,13 — τὸ γινόμενον : il s’agit d’un participe pris substantivement, et d’un calque du grece du m&me type que zce& (voir p. xrım). Le nominatif maseulin pluriel determing est en -n : Tsopamen 68,17, npkrinmen 70,8, οἷο. A l’accusatif pluriel, nous avons oyrkranıpaa 16,10, rpkroynpaa 104,11, mais normia 4,12 (russisme). Comme les participes avaient cess& d’etre flechis dans la langue parlee, les copistes en alterent frequemment les formes (ou bien 115 conservent sans les remanier des formes relativement anciennes et 6dtrangeres au russe dat. -oy&uoy, voir p. xrıv). Il faut 6videmment corriger mowym cz 2,11 en NORUXA, et cf. 4.3, 10,15, 92,16; la forme Anoyıpa 28,8, qui figure dans un passage obscur, n’est qu’une faute pour Hmoyılım, nom. fem. Mais nokxoaaypmn 8.11, fm., pour npkxoaa, neutre, est plutöt une negligence du traducteur, due ἃ l’influence du feminin grec θάλασσα; pour l’accusatıf CAXpANAnınA 88,13, au lieu du datif, voir p. ıxvi. Il en resulte qu'il est diffieile de mesurer l’extension des formes fixees de gerondifs en -ıpe, we : cYıpe 24,6 a te visiblement substitu& au duel cYıpm, et paasuıpe 16,10, qui estä οὐϊό de oyskranımaa, a l’accusatif pluriel paayoıpala); est egalement tres suspect npienamıpe 62,5, pour npiemamya attendu (acc. plur.), et npecroynarue 84,12, appose au datif vaxoy, n’est pas plus probant; suaaye 8,3 figure dans un passage ἃ peu pres incoh6rent, et peut avoir 6t& interprete comme un nominatif pluriel. En dehors de la locution adverbiale usuelle pen (zJue — τουτέστι (voir p. Lxxın; φέ szum 28,6 n'est qu’une faute), il reste un cas sür de gerondif : räwe 40,13 — ἐν 6... λέγει « en disant ». 674 METHODE D’OLYMPE. (xıvı] Dans la flexion du participe preterit en -/-, la forme de feminin pluriel napnaaan 90,!] (avec Ὑ pour ἢ, Voir p. ΧΧΧΙΧ) est sans doute un russisme. Le comparatif. — Dans la flexion du comparatif, nous noterons : Le nominatil-aceusatif neutre singulier indetermine sayprue, dans la phrase nominale mxo same ce 74,3 (S’ so πολειπεξ). Le nominatif maseulin pluriel indötermine undaanud 96,2 (S’ unsaAnmih. Nous signalerons les comparatifs en tu: zaknıa 88.11 (ailleurs Το μη 5 maakn 92,9, maaknma 26,15 πῆμ n’apparait pas); et sürement xYak 10,14, acc. masc. sing. — μείονα, en regard de xoyae 86,1, adverbe ou neutre. Le superlatif est rendu par: le comparatif : saypsunee 70,9 = μέγιστον, ete.; le positif : umörkıxz 94. 15 --- πλείστων ὅσων, et de meme 54,8; un adverbe : 3%kad ımoraa 48,2 — τὰ μέγιστα, et cf. 34,7. La locution πλεῖστον ὅσον est traduite yar ungakuz πλὰξ 26,15. 3 d) Les adverbes. Le type des alverbes en -* est largement developpe, jusqu’ä constituer la formation reguliere dans les adverbes derives d’adjeetifs. L’extension de ce type, assez peu reprösente dans les domaines meridional et oriental, doit etre pour une part dialectale (vieux bulgare), mais pour une autre part litte- raire et s’expliquer par un calque des adverbes grecs en -o;. Sont anciens (Evangile) : Aaonpk, Zar. Sont attestes A partir de Jean l’Exarque et dans les textes posterieurs : ͵ sardoyumk — εὐγνωμόνως (Greg. Naz.); ΤΟΤΟΒῈ — ἑτοίμως (Greg. Naz.); aosannt, a0Rdank — ἱκανῶς, αὐτάρχως (J. Ex., Greg. Naz.); HcTAnnKk (Supr.); noaosnk — ὁμοίως; NEMVAORNK (Supr., Greg. Naz.); noonkunk — προθύμως (Greg. Naz.); norpkank — ἀναγχαίως (Feuillets du Zograph); mpeerk — ἁπλῶς; mporusnk; βιο Ἑ — ὀξέως (Supr.). Ne sont pas signales chez Miklosich et Sreznevskij : necaonecnk; neryaank (ον nz zuaank 40,10); menayaank — ἀνάρχως; nmecaTnopenk — ἀγενήτως; TANENk — μυστιχῶς. Les formes altercesczaupämenkn 12,7, canpäuenie 42,9, qui traduisent τέλεον, sont ἃ corriger en caupzuenke, compar., plutöt qu’en-caspzuenk (Supr.) : cf. le type de Supr. ΚΟΥ ΒΗ ἘΚ — τέλος (adv.), τὸ τελευταῖον: il est possible que irelı)ov ait Et6 Interpret comme un comparatil en -tov. La forme x$ak 10,14 est ἃ lire xYakn, compar. masc. Le type en -» est peu repr&sente : outre Skao, Z%ao (voir p. xXxvIn), npmene ( mom , Takı (ToKm0), NOUS ne trOUVONS 416 KAACTKNO, NANPACHO, CKOpO5 AAO [xevn] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 675 — £sdys, βράχεα est plutöt un adjectif neutre qu’un adverbe, et il apparait au göenitif quand il est accompagne de la negation : aaa ne 8,6, cl. dans lv Suprasliensis ne rzsııa en regard de rasıno; — zzxuo A6,19 (S" mecua 65] peut-elre pour BAXIIZ OU BAXMA. Nous noterons, outre Wewaa 8,8, οἷο. (toujours avec ἡ, et la serie des δ 3 adverbes numeratifs npk&oe, KTOpoE, TIETHEE 26,4, les formes de l’adverbe en παῖδε tire de ποτὰ : mnörsıumarı 8,13 (avec πὶ par surcharge sur x, umo- rrranı 60,1, 84,12, mais umoroaanı 2,12 (voir p. xxxvi); d’apres la copie de Bonwetsch, S” porte dans tous les cas UNOTAKARI; ΨΟΙΡ Ὁ. LXXVI. ΞΟ e) Le verbe. Present. — La 2° personne du singulier est toujours en -umn, et la 1" per- sonne du pluriel en -uz -mr, τα. A la 3° personne du singulier, ἃ cöte de -T|s) usuel, nous trouvons un assez grand nombre de formes sans dentale : BOyAE 94,5 (SP ἘΝ ΛΕ». 20, 15; χόμμε 74, 15.(5" ΧΟΙΒΕΤΑ ; crpame 8,14; βέλη 74,14 (S” zeant), 16,13; apzan 10,10; πὲ Ἄχολη 10,9; et sans doute encore BOYAETR 24,5, ou la finale -r» est barrde; nacaaan no- 4,7, qui est rature en HACAAAHTR, A ce qu'il semble (une main posterieure a rajoute T en cursive sur τα; mut 52,17, οὐ le -r peut etre une addition d’un röviseur. Mais il faut vraisemblablement comprendre unn 74,5, 98,7 comme un imperatif; et oYıöpn 90,9 est un aoriste, d’apres le tömoignage d’Eznik, malgre Isaie, xxvir, | ἀνελεῖ. Et de m&me : e 26,9, 40,15, et ε 11,4, avec c rajout& par une autre main, en regard des formes courantes GELBE ε; 5% 100,18 (SERKkerR). Au pluriel : aa zoyaoy 24,17; ma 52,13; et sans doute now 4,3, οὐ le τ est une addition secondaire sur ὦ. Mais napnuw 78,16 est plutöt une 1'* per- sonne du singulier qu’une 3° personne du pluriel, malgre 5) qui doit porter napuuwt : Eznik « vous appelez » se relere ἃ l’orthodoxe, et suppose « j'ap- pelle » et non « on appelle ». Le manuserit S” retablit souvent le -T, voir Bo', p. xır, note A. Imperatif. — La forme szcaeıız 6,1 pourrait etre un pr&sent-futur tradui- sant ἀναπέμψομεν pour ἀναπέμψωμιεν ; mais comme elle est ἃ cöte de zzenönnz, il faut plutöt y reconnaitre un imperatif szczAkuz, avec la desinence kurz attestee en vieux slave, en moyen bulgare et en vieux slavon russe (Vondräk, Altkirch, Gramm.?, pp. 494-496, N. Durnovo, Jysknmocaogenucku Puaonor, VI, pp: 63-64). ‚Imparfait. — Les formes non contractes n’apparaissent que dans les cas suivants : j 678 METHODE D’OLYMPE. [χεν ει] 1° ἀπΈλιπε 48,9, 78,7; pazamıkaxz 46,14 (SP pazSukx, compris sürement comme aoriste): c'est dans le type en -£je- (pour la flexion de uukrn, voir p. τὴ: 2 BEAXZ 16.7, skaime 8,10, etc., KhÄxoy 18,13, etc. (plus de 30 exemples), ἃ cöte de uk 82,8, ete. (8 ex.), 3° plur. skma 42,17, etc. (6 ex.). La forme contracte est exceptionnelle : kaxoy 52,1; et raue 2,9 dans S?, mais 85 porte rkaue. "Dans les autres cas, la forme contracte est reguliere : urıame 14,6, m0aa- πε 14,7, ete.; nous trouvons une fois oyskpaame 12,11 dans 5", mais S’ a oyskpaure. La contraction de -ea- a lieu generalement en -ja- (ecrit a), comme celle de -jaa-, selon le type russe (Vondräk, op. cit., p. 511, N. Durnovo, art. cit., P. .97, pp. 59-60) : HAAXA 12,2, ete., skaaue 72,13, etec., LNAXZ 8,10, etc. (45 exemples environ); ce a n’appelle pas l’alternance de la con- sonne preeedente : naasame 2,6 (pour naosaue), issu de naonkame; et πόλιας 76,4, substitue ἃ ımımamame. Mais ıl subsiste des traces de la contraction (ἢ τὸς du vieux slave et du moyen bulgare, qui apparaissent dans S" sous la [orme d'une confusion entre l’imparfait (type unaxz) et l’aoriste (type umkyz : ΒΗΛΈΧΙ ΙΖ 6,16, 8,7, 10,12, 12,14, traduisant ἑώρων, mais sans doute compris comme aoriste; la meprise 6tait impossible ἃ la 3° personne du pluriel, d’ou NENARHAAXA 6,10; xoTkxz 10,4, traduisant ἤθελον; ἃ la 3° personne du singulier, xork 88,15 peut etre une correction de xorkme — ἤθελεν. Partout ailleurs, l’imparfait a la forme KOT Aue 106,6, etc., χύταχον 84,17. Il faut noter que S” conserve parfois k- : Hakx 16,4 (S° Haaxz; ou plu- töt ıl le restaure : xöorkue LED θὰ 5. xorame doit etre une faute pour xoTame. Aoriste. — De peyn, l"aoriste est toujours pkxiz) 60,5, 84,10, 86,13, 90,1, 98,13, phxdız 24,16, 38,18, 56,6, pkuma 20,6; la forme alter6e Üpenma 20,10. peut Etre corrigee en Üpenoma ou en Üpkua (cf. Wykx dans S”, voir Gorskij et Nevostruev, II, 2, p. 25). L’aoriste de nascrn est cnaetoma 36,14; HZAURpk- roma 70,2 est sans doute une faute pour le partieipe passe hza&rfkrzue. La 2°-3° personne du singulier n’a pas la finale στὰ dans δ". ἃ la diffe- rence de SP: πὰ 90,6 (5᾽ nauar), naya 40,1, 46,19, 76,6, 90,6, 100,2, ὁ, 15 (S” porte nayar dans la plupart des cas); Un 74,7 (S’ wräTz, πολιὰ 82,10 (S’ nwanrz), npia 48,10 (8" npiaT), npma 72,4 (S’ npiarz). Et de meme: κα 16,12, 18,4, ete. (14 ex.; S’ a souvent zn), casKı ca 76,9 (S” caRKIcTh ‘A, 20,8; [xrıx] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. aa 42,5, πολλὰ 72,6, 106,12 (S’ πολλοτπ), 40,5, 104,10, npkaa 98, 4. Fait exception : aacr» 74,9, qui peut avoir et@ compris comme un present. Conditionnel. — L’auxiliaire du conditionnel est toujours znx(2), Er, 3° plur. germa 90, 11. Infinitif et supin. — La desinence russe -Tk pour -TH n’apparait qu’une fois dans un infinitif: ΠΡΗΧΌΛΗΤΕ 94, 15-16 (SP πφρηχολήτη,. Dans les cas suivants, nous avons aflaire au supin, dont l’emploi est regulier : HAAXa ... τβόρητε 12,16, haaxz πήτατε 16,4 (S’ nkırtarn), ἠοπογος THTR ἃ ...ὄ γ΄ ca 90, 15. Participe passe actif. — Dans la flexion des verbes en -urn, la r&partition des formes en -ux- et des [ormes courtes parait se laisser ramener ἃ des regles assez pr&cises. Au nominatif masculin singulier, nous avons toujours -nxz (30 ex., sans exemple contraire). Aux autres cas, devant -u-, nous trouvons -uk- avec les verbes sans preverbe : noankmoy 58,15, poans’maro 64, 15, TEOPHRULAENOY 70,17; et avec les verbes dont le radical se termine en τὰ : HAOYIHRUIEH (a HAOYIHRUTA 98,7, OYBEAHYHRUTH 8,0, noadunsmoyenz 102,9. La forme courte apparait avec les verbes munis de pr&verbe dont le radical se termine en τὰ : szuearıum 8,5, azsoale)u- 44,11, 60,18, 72,15, 86,14, 102, 15, noxoyarıma 82,3; en τῷ : cA- TEOPI- 44,17, 62,2-3, 82,1 (mais aussi carsopurmoyenY 76,7); en -n: πρέοτογ- πλεῖπς 84, 12. L’opposition est particulierement nette entre u3s0Ausz 26,12, etc. (3 ex.), Βοληδιπον 58,15, et ἡ 3βολίβ)πσ (Ὁ ex.); c(z)TRopunz 16,16, 92,12, TEOPHKITAENOY 70,17, et czraopu-, avec le seul exemple contraire cATKopukmoyenY 76,7; mais naoyınkz 86,1, naoyunzuu- (2 ex.). Types flexionnels. — Dans le type ath&matique, nous signalerons les formes : ecrs : au negatif mkerk (ur) A,4, ete., 3° plur. we car» 4,9; part. pres. crı(m), et ca 100,14, voir p. xLv. ΔΆΤΗ : imp6r. πολάπε 58,9; part. pres. ne Anasılu) 14,15 (&crit ne AnAn), Ne Aaaoyınoy 80,14, 84,17 (voir p. LXXII). ΒΈΛΈΤΗ : present 1" pers. sing. κἜλε 34,7, aunkak' 34,10, 3° pers. nk 100, 18 1. La forme KEAR n'est pas rare dans les textes vieux-slaves : elle se rencontre, non seulement dans le Suprasliensis, οὐ HCNOR BAR apres AlUTE repond de facon curieuse dans un passage (p. 355, 7 ex.) a HCHOBKENZ imperfectif dans la phrase principale, mais aussi dans le Feuillet macedonien glagolitique (III, 13-14), dans le Fragment glagolitique du Sinai detach@ de l’Euchologe (4 ex., IP, 4, 6, 8, 11, voir Nahtigal, Razprave, II, p. 273, p. 284), et jusque dans les manuscrits de l’Evangile : Assem., Mat. xxvıı, 5, Ostr., Mat. xxv, 12. Nous la trouvons par ailleurs dans l’Izbornik de Svjatoslav et chez PATR. OR. — Τ᾿ XXI. — F. 5. 45 678 METHODE D’OLYMPE. [μ] (voir p. xıvır); imparfait skaame, voir p. xLvım. Le verbe apparait defectif : en dehors du present, de l’imparfait, de l’infinitif et des participes prösents actif et passif, ıl est suppl&& par ΒΈΛΑΤΗ : nkanaz vu 94,3, et avec preverbe norkaasıunn 82,6, cnonkaan’maro 80,3-4. Ces formes attestent que la r&partition de -stakru et de «zkaarn n'est pas uniquement reglee par la question de l’aspect. Avec le pr&verbe mpo-, l’imparfait est nponkaaue 94,8, mais le participe present est nponkarın 92, 13,16. ἠμΈΤΗ : pres. AuuAuz 22,9, umaum 34,1, Amarth 4,13, HLIOYTR 12,5, οἷα. (plus de 20 exemples); part. pres. hust 54,8, hıraya 22,3, etc. (plus de 25 exemples) : c'est la flexion constante dans 5°, mais S” r&pond une fois par nuka ἃ 5" nuı 78,9; — imparfait hurkAme, voir p. xLvin. En classe I, le verbe gem a l’imperatif pyA 44,10 et l’aoriste pkxz (voir p. xrvım). Du verbe pres. stern 66,14, aor. ποὺτε 78,4, ete., l’infinitif noıecrh 72,14 est un russisme. Les formes ἃ preverbe du verbe ATu (part. passif atoro 66,3, voir p. xLıv) sont : xzarn 80,13: part. pass6 nzz(e)uz 108,1, avec € au-dessus de la ligne par rature sur ’; le participe prösent xzzuse 70,1 est ἃ corriger en BAZu a διμὲ, voir p. xxxıx. L’imperfectif est sz3nuarn 66,8, subst. verbal szumanie 66,11 : la forme xzkuarn 40.1 (S’ szuuArn), bien qu’ancienne (cf. Vondräk, Altkirch. Gramm.”, p. 561), est ici sans valeur, puisqu'elle figure dans un passage corrompu et rösulte d’un remaniement du texte. npnArtn 76,13, ete. : pres. npinuern 42,9, etc., imper. npinum 48,8 (voir ᾿ p- xxxvrm); part. passe npinuz 84,6. L’imperfectif est npinuarn 38,6, pres. npiem(a)e= (voir p. ΧΧΧΙΧ). subst. verbal npkhria 64,11: part. passe npkänmen 70,8. aor. Wm 74,7: pres. Wruuerk 66,10, 74,9; part. passe Wrzeuz 78,7 (rature), Weuz 78,12 (avec € rajoute au-dessus de la ligne) : le copiste a dü trouver dans son original des formes &r(n nz, saz(a/uz; part. passif Wnaro 94.15. L’imperfeetif est WruumaTtn 7A,5-6, etc., part. pres. WnleulaloyıpY 72,16-17 (voir p. xxxıx). Jean l’Exarque (voir Sreznevskij, Materialy), dans les ommentaires de l’Evangile de Constantin le Prötre (2 exemples chez Gorskij et Nevostruev, II, 2, p. 427, confirmes par Jagic, Starine, V, p. 34), οἷς. Cette forme s’est maintenue en moyen bulgare (jusqu’au xv° siecle), et elle est connue par ailleurs du vieux slovene et du vieux tchöque; elle est allest6e aussi en moyen serbo-croate (jusqu’au xvır siecle) et en russe, mais en fonction adverbiale. Voir Vondräk, Vergl. slav. Gramm., II, pp. 215-216, p- 474, ” ᾿. Resetar, Rad, cxxxvI, p. 180, et mon ouvrage sur La langue de D. Zlatariö, I, p. 220. Nous n’atteignons done pas ἃ une röpartition dialectale tranchee de BBAR οἱ de BEUR, mais il reste que KEMR est la forme des premiers traducteurs, et que ΒΑ est plutöt un Lrait du vieux bulgare. [11] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 679 En classe III, le theme de present du verbe nesarn a la forme Ape : part. pres. actif pa 12,5, part. pres. passif npenYe&ny 60,5. L’infinitif qui repond au prösent zumeum 38,7 est zuaarn 18,12; le participe passif &nncanoy 26,8 doit &tre imperfectif. Les verbes du type κήτη gardent n, sı au present : oysuerr 78,11, (κ᾽ αὐ μέτα 80,1. Pour la llexion des imperfectifs derives, voir p. Lxxıv. R En classe IV, unmkrn a rögulierement le theme d’infinitif πη Ἐπ, et umn n’apparait que dans S” : umma ca 102,12 — S' umkaz ca. Il en est de meme pour la confusion de canımarn et de caoymaru: S’ canımaa 4,1, mais 5. porte CAAWAA. G. — Emploi des formes et synlame. a) Emploi des formes nominales. Les nombres. — Le duel est d’emploi r&gulier : nom.-ace. $ayk moaezuk 14,6 — χεῖρας ἱκεσίας, et de möme 12.14.5, 78,9; gen.-loc. A (lire W) axdw j NecATKöpenom 24,16, et de m&me 24,5,6,13, 58,4,17, 76,1; dat. NECATROPENRIHMA asRıra 22,14 — ἀγένητα δύο. Nous trouvons &galement le duel au lieu du pluriel logique (cas de plusieurs paires) avec les noms du « pied » et de l’« oreille », c’est-A-dire deja comme forme fixe de pluriel-duel : möcraanz ko € namınua norama 98,16.17; mkern apamıunk ΞΑΤΕΟΡΆΤΗ oyumm A,45, mais apoyznne... ZATRopAUIE cAoyxkı 2,7; voir St. Kul’bakin, Le vieux slave, pp. 270-271, qui d’ailleurs prösente mal les faits rassembles par A. Belie. Il faut par consequent retablir le duel dans le passage corrompu (rajoute dans la marge) : cene ze cYıpe yactk ἡ 24,56 — Es μέρη τυγχάνοντα, A lire cYıpm yacrn (voir p. xLv); et de möme sans doute dans home (lire aname ou Me) πὸ πλ γέ, 22,23, οὐ πᾶ, qui est pr&ecdd& de Wrkua, doit: ötre une altöration de la forme rare na : cf. Supr. 203,28 καὶξ sa pen. Dans la flexion du verbe, le duel n’apparait pas ou plutöt n’est pas conserv6 ‚par les copistes : we nYaer merzöpank an 24,6 (rajout6 dans la marge) — οὐκ ἔσται ἀγένητα δύο, οὰ l’on ne peut guere penser ἃ un calque du singulier du grec. Pour l’emploi du duel, le texte slave est compl&tement independant du texte grec; dans les vers de la page 9, les duels du grec homerique n’ont pas &t& compris. Le colleetif sauenie 44,4,5,6 r&pond au pluriel grec λίθοι ; il signifie « des pierres, de la pierre », et il s’oppose nettement dans un exemple au singulatif 680 METHODE D’OLYMPE. luu] KAUKIKZ « une pierre, un bloc de pierre » : ne ἐμὲ samenie ΠΡΈΒΗΙΒΑΝΤΕ ECTBÖUK xakeuna zeigen ΑΒ] 44,45 — οὐχέτι λίθοι μένουσι τῇ οὐσία οἰκία γενόμενοι οἱ λίθοι; et οἵ. nAunınoy 68,1 au sens de « idole de pierre ». Ce colleetif est trait& comme pluriel au point de vue de la syntaxe d’accord : ᾧ zauıenlA... ὦ ungze 44,4. Le mot wpazie 14,2,5,9, 16,2 traduit le singulier ξίφος, mais il repond sürement ἃ un pluriel grec dans na &pamie ἡ na Komfa 68,13. g Nous trouvons yKKTBI 12,3, acc. plur. — τὰ ἐξανθήματα, mais yskraya 6,5, gen. sing. — ἀνθέων. Le mot yakrz est öriginairement un postverbal au sens de « floraison », et il a conserv& partiellement en slave une valeur de collectif : son pluriel rend bien le pluriel « floraisons » du grec; yskrays (Supr., Pand. Ant., Grög. Naz.) a peut-ötre pris secondairement le sens collectif de ynkrz dont il est proprement le singulatif. Le singulier apoyanna 2,7, 4,4 traduit le pluriel grec ἑταῖροι, mais l’anaphorique est au pluriel : apoyaune... onkuz 2,7. Le pluriel uunraxz 76,12 rend le singulier γραφῇ, et cf. uunrn YO,1l; awacıı 84,16 repond ἃ λαῷ, mais le passage du singulier au pluriel dans les verbes dont ce mot est le sujet n’est effectu6 qu’incompletement, et les formes de singulier cunıcan... NAOYIHRZ CA 86,1 s’intercalent bizarrement entre les pluriels nocaoymaua.... χόταχου 84,16-17 et sakzzue... OMA 36,2. Les substantifls verbaux sont employes librement au pluriel, la ou ils traduisent un pluriel du gree : pazamıenia 12,2 — διαφοράς, oyıenin 74,3 — μαθημάτων, noßeaknin 74,6 — προστάγμασιν, etc. Les cas. Nominatif. — Un emploi absolu du nominatif (voir Vondräk, Vergl. slav. Gramm.?, II, p. 228) apparait soit A l’imitation du gree : uma 3Az TAATH CA NIHENAETR 38,11 — τὴν προσηγορίαν τοῦ χαχὸς λέγεσθαι λαμύάνει: zz TAATH ca [mapeueniel HITA IPHEMAETE 58,9 — τοῦ χακὸς (κακῶς C) λέγεσθαι τὴν προσηγορίαν λαμβάνει: soit en regard de l’aceusatif du gree : τάμα πε YARY WEOTAA 3181...» WEOTAA AKhI... KATZ 36,13-14 — λέγομεν δὲ τὸν ἄνθρωπον ποτὲ μὲν χαχον....., ποτὲ δ᾽ αὖ πάλιν... ἀγαθόν ; ΝΕΙΜΟΙΒῊ δ ἘΜΤῊ rAeum Eroy' Eike KO NENOENZ ... 48,12-13 — ἀδύνατον τὸν θεὸν φήσεις (var. φὴς) ὑπάρχειν" τὸ δὲ ἀδύνατον... Par cons&quent, c’est au nominatif en tant que cas « absolu », et non ἃ l’accusatif au lieu du gönitif-accusatif, que nous avons affaire dans : &ahno ὙΤῸ CATRÖPENO TARA MNOTONACTENZ KHROTZ Ka CATRopenz θέτει. 24,8-9 — ἕν τι γενητὸν τὸν ἄνθρωπον πολυμερὲς πρὸς τοῦ θεοῦ γεγονέναι φαμέν. Nous pouvons reconnaitre le cas « absolu » aussi bien que l’accusatil dans les exemples : ἀμμὲ an aknerusippacuY Ecrno xöıpemm peym 36,11 = εἰ δὲ Me en [er] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 681 τὸν ἐνεργοῦντα οὐσίαν φάναι (εἶναι ΕἾ) θέλεις; mMUchake HNOTO ... 3ἀοὲ napeıpn HITALLH 58,6 = οὐδὲν ἕτερον ... τὸ χαχὸν εἰπεῖν ἔχεις. Aceusatif. — L’accusatif pour le genitif-aceusatif n’apparait de fagon süre qu’avee la forme enclitique de l’anaphorique : cazaa u 94,5 « il le erca (le diable) », ete.; il faut lire sans doute nm can xöra ΒΜΈΤΑΤΗ nz οὐ 31 2,8 — οὐδὲ ἑαυτὸν δεσμῷ περιοάλλειν ἐπιθυμῶν. Le passage alter βΈγδηχ ἡ zuia ἃ mapmua 90,8 nous fournit, non un cas d’emploi de l’aceusatif pour le genitif-accusatif, mais au contraire un exemple curieux de genitif-accusatif d’un masculin en "-i- : il faut lire sürement sEryun zuia; Miklosich et Sreznevskij signalent la meme forme dans la traduction de Gr&goire de Nazianze, et &galement en apposition ἃ un autre genitif-aceusatif : npsa kkroynn. Le genitif-accusatif pluriel ne se rencontre pas hors de la flexion des pronoms personnels : nk x xnx 106,1 est un locatif qui rend librement le grec εἴς τινας. L’emploi absolu dun verbe naturellement transitif est evite dans : we_ coypmuz (lire coymenz) uoroymmur oystakrn u 104, 13 — οὐχ ὄντων τῶν γινώ- r TE 7 , σχεῖν δυναμένων; et οἵ. la periphrase oysazaa € 64.10 — σημαντικόν. Il est con- βουνό ailleurs, ainsi no nnu’xe TEOPHTH ἐμὸν stime akno 100, 11-12 = x’ ἃς 5 m Nr, δημιουργεῖν AUTOV ἔδει. Genitif. — Les verbes suivants se construisent avec le genitif : caoywarn 4,1 (le complöment est un nom de chose), nocaoywarn 72,2 (nom de personne), 4,8,12,13 (nom de chose); l’exemple ΠΟΟΛΟΥΠΙΑΤῊ ΞΑΠΟΒΈΛΗ 74,5 (acc. plur., ou gen. plur. en τῇ pour -in) est ambigu; mais casımaru a son compl&ment ἃ l’accusatif : 2,5.6, 26,2 (nom de chose); et de m&me npkeaoy- warn : 82,3, 94,1 (nom de chose); CAUOTIHTH : CHUZ (lire cnxz) ὁπης ErIKADpR cuoTpa 10,3; mais ΒΗΛΈΤΗ veut l’accusatif : 6,16, etc.; pazoyukrn : coypnxz cuye pazoyuk 20, 2 — περὶ τῶν ὄντων οὕτως διετέθης, mais il peut s’agir d’une altöration du texte, pour «ὦ: coynxz : nous trouvons ailleurs ὦ #°sk pazoyukrn 102,11, et avec l’aceusatif οὗ 380 pazoyuk 78,17; uckatu 8,10; szzuckarn 10,16, et de m&me sürement 54,16: KZHCKATH... coyınny, dans un passage corrompu ; — #’zuckokarn [ἦ matraru] 20,9 (variante de traduction) ; — πμιτάτη 78,4; — aosutn 14,13; — BZNpAWATH 23,10, 52,13 (le compl&ment est un nom de chose), et ef. BANJAWIATH TEBE 88,7, avec un adjectif neutre : MAABIXZ ΠΟΒΆΠΡΑΙΠΑΤΗ 58, 14-15, mais 1IAAO KANpAWATH 44,11, 682 METHODE D’OLYMPE. [μιν] et avec double compl&ment Texe ... ano... kzmpamaru 32,5, 50,5, 68,2; szenpocntn 94,17; orzupocntn 72,7; rpkeosarn 18,9, 102,7, 104,4, röpondant au tour grec δεῖσθαί τινος; mais le verbe veut l'instrumental au sens de « se servir de », χρῆσθαί τινι (voir p. Lvir); NOAATH 98,14: MOAAMK KANPOC’NATO ὁλύπεοε; MOAAMTH 80,16: caaz cupru moaAMue, maıs avec l’accusatif 22,8 : παοὰ caokecA NOAAATH; noaoyyntu 14,7, 60,2, 74,10, 84,11; KAKOYCHTH : ἀιμὲ KKOYCHTR Apksa 84,1, mais ΒΆΜΟΗΤΗ ... W apksa 84,3, et avec les deux tours A la foıs ne AAAOYıHOY HAH BroycHTu nk ὦ ποέγὸ apkra 80,14; O0KAHWATH 72,5, 0BNARHTH [4.1], etc. nerpkipm : nerpkipm ... suTRA 96,16, au sens de « ne pas se soucier de » (ἀμελεῖν τινος), A cöte du tour nerpkzame ca Ey ὦ nem 40, 19 — μηδ᾽... ἔμελεν αὐτῷ τῆς ὕλης; mais avec l’accusatif sactk ... merpkzern 40,2] — μέρος ... ἐᾷ, au sens de « laisser »,-cf. le passif nerpkpm ca 98,13 « etre laisse »; dans l’exemple nerpkae Erd 96,10, nous trouvons Erd et non l’accusatif enclitique n, bien que le sens soit sürement « il le laissa ». Le verbe μα ἜΤΗ ca se construit ordinairement en slave avec le locatif ou le datif. L’exemple suivant de construction avec le genitif est tout ἃ fait «- ἊΣ 5 suspect : A πκόμεηβ. πὲ cuprn, nd ΒΈΜΝΑΤΟ ca maakm (lire maakm ou naaka) » .. \ » , z ᾽ >, ’ ΄ ͵ RUND cncenia A, 2-3 — χαὶ τὸ τέλος οὐ θάνατον, ἀλλ᾽ αἰώνιον ἀπεκδεχόμενος σωτηρίαν; le genitif A . > . . x = = a pu ötre substitue au datif (voir p. τινι), d’apres πόρε ... cum mal compris. Avec les verbes munis des preverbes Δὸς, 0T-, ete., dont la valeur est net- tement sentie, le gönitif apparait avec ou sans pr&position : AOXDAHTH : Aoxoaama nkce 8,8; DCTATH CA, OCTAATH CA : WCTARZ CA Kalınwaro 85,16, ὠοτλέτε ie ca Suenin 86, 15-88, I; OTZCTANHTH : WerYnusz samamaro 90, 6-7, mais ne ΒΗ Wcroynnaz ὦ cHoErO ECTKA 90,15; OTATH, OTHMATH : WTZeEMZ Wnoro 78,7 « ayant enlev& de cela », mais le premier mot est ratur sur ὦτο, et il faut plutöt lire Wr(z)emz Word; ὥπατο ...ἕ ἀλκὰ 94,15; la construction courante est le datif de la personne et l’accusatif de la chose : Wruuarn Emoy ἦ cmaoy 7A, 5-6, etc. ; OTZAAYATH : W τόριπηχχ ... Waoyyaru 18,11; PAZAAUHTH : PAZAOYIENZ ECTR Keim 24,1, mais ailleurs pazasuen$ ἘΜΤῊ ΕΚ ὦ em 24,12, et.de πιόπι 24,9, ete.; ΟΥ̓ΒΈΓΑΤΗ : cero zpauma ... oYskranıpa 80,7, et de möme 16,10; OYTAHTH : MH TERE ie NE oYyranTH ca 58,12. .. IE «- re Avee le verbe « ötre », nous trouvons le genitif de qualit6 : KATATO ECTKA [tv] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 683 ἐμή 92,14; et le genitif d’appartenance : npkenkumaro ecrsa Era zara 104,7-8 — ὑπερδαλλούσης φύσεώς ἐστιν ἀγαθῆς, et de m&me 102,5, et sürement aussı 62,6; mais le genitif du grec est rendu par orz dans un koyAoyrk W EAHNOA Kein 94,2 — οὐκ ἔσονται ὕλης μιᾶς. Les compl&ements des pronoms sont au genitif avec ou sans 0T2 : κὸε HxA 92,2, un&alnoxe coyıpnxz 52,10, et de m&me 52,4, 54,3, etc.; mais ® paRz KTO 8,18 — τῶν οἰχετῶν τις, nuunume W $nkxz 98,0 — οὐδ᾽ ὁπότερον ... αὐτῶν, NHE- Aunome W cux 35,4, et de meme 62,17, 70,17, etc. Le complöment du supin est au genitif:: HAAXA u ΓΟΡΙΠΗ ΧΑ TEOPHTR 12,16. Dans les phrases negatives, le complement du verbe transitif se met ordinairement au genitif : πὲ oyskram... mkenn 6,2 — μὴ φύγῃς ... ὕμνον, etc. ; et aussi le regime de l’infinitif complömeub : ἢ Aa oy5o ne... UND CA TRÖPHTH [talsoero caorece 42, 14-15 — ἵνα δὲ μὴ ... κατασχευάζειν τινὰ δόξω λόγον, et de meme 4,45, 46, 11-12, 50,10, οἷο. Le genitif apparait jusque dans des cas comme : ὦ nenoxenia Kia NOrTYEHTH zÄnıKZ 48,12 — &x τοῦ μὴ δύνασθαι τὸν θεὸν ἀνελεῖν τὰ χαχζ, ΧΕ ΟΟΤΕ ...ὄ ΑΛΒΙΝΝ A Me... M ὁχοταβλεηῖα 106, 15 — τέχνην ... χαρισα- μένου, οὐχὶ δὲ καὶ τὴν ... σύστασιν, et cl. aaa πε 8,0 (voir p. xLvin). Mais il y ἃ des exceptions ἃ la regle : πῃ xKırpoern ποῖ ποκα ϑλξ 100,17 — wre... τὴν ἐπιστήμην deizvucıv, et de meme 18,10, etc. Une partie des exemples de l’emploi de l’accusatif au lieu du genitif negatif doivent d’ailleurs rösulter d’altsrations : un... XBAARI NH... ποχουλεηϊς nomeuaa 72,11-12; nmyTöme Ne Benz 78,12, mais la phrase suivante a umucörome... MOAARZ, et il faut lire sans doute nmycoxe, et de m&me 66,5 (voir p. xLın). Datif. — Au datif du grece repond une preposition dans des cas comme : EAITH... CA Keim 44,16 — συνεῖναι... τῇ ὕλῃ, canpkuenno cz kur 108,1 — σύγχρονον... τῷ θεῷ, ete., et cf. ς mann raacaymyz 6,6 — τῶν... συναδόντων. Le tour sckArn nksun 100,10 devrait dune siguilier « semer pour quelques-uns » — σπεῖρχί τισι, plutöt que « semer dans quelques-uns » — ἐνσπεῖραί τισι, dont la traduetion correcte serait ΒΟ τη Hk ΒΖ πα. Avec les verbes de mouvement, nous trouvons ordinairement le datif avec la pr&position xz : Apkroy... mpunocntn 68,1; ker EA MpHAATATH 32,13 — ὕλην αὐτῷ προσάπτειν; — mais ch πρμλάτατη καὶ Nemoy 16,14 — ταῦτα προσάπτειν αὐτῷ, οὗ πρηλλτάτη 5 πέπον [8,3 — τοῦτο προσαρμόϊζειν αὐτῷ, eb MPHAOKHTH KA... 22,15 — προστεθεικέναι τῷ... ; IPHKANZATH KA... 14,9, 60,18; ΠΡΒΉΤΗ KA... 98,2, IOHXOAHTH KA... 16,12; BZKOYNIHTH CA KA... 26,1, cAKOyNHTH CA KA... 26,5, 98,9; CZUACTN CA KA... 36,14; WEIERATH KA... 64,10, 64,16 (2 ex.); οἵ. MATRENHKZ BEIBAUIE ΚΖ Banzuyk 14,6 — ἱκέτης τῷ πλησίον ἐγίνετο. 684 METHODE D’OLYMPE. [Lvi] Se construisent avec le datif les adjectifs : snu»nz 92,12, ete., KHNOKBNZ 38,8, NERHNRNZ 32,12; paaz 96,3; Krırpz 80,3 (Aocrounz, dans KAznn AocToAno 84,8-9, regit sürement le genitif); TOAOKRNZ 8,7, etc., adv. moaokANKk 6,8; TZyÄANz 96,9; et de m&me Tomoye Eoyme... 102,1, ou il faut lire Tamla)e Euoyme... — ὅμοιος ro... Le datif possessif, sans &tre rare, n’est pas tres fr&quent : npkuenenim... KAKOBRCTEONR 44,2-3 — τροπὴν ... τῶν ποιοτήτων, αὶ JACTH... εἴ 26,14 — ἐν μέρει... αὐτῆς, ete., et surtout avec le substantif TEOPRUR : τπόρεη € zAnımz 38,10, etc. Mais quelques indices nous donnent ἃ penser que ce tour avait plus d’exteusion dans la traduction originale, et que les copistes l’ont en partie elimine au profit du genitif : une divergence entre S’ et SP: Könenk EB Hukaz u zuruA 5° (πητὶ S') 84,4, οὐ S” peut conserver le texte primitif; le maintien du datif ἃ la faveur d’une alteration : narposnaa nowmm cz (lire nowmmgz) yAkomz 2,11 — ἐπιτάφιον ἀνθρώπων ἀδουσῶν; la presence du genitif dans des cas Οἱ son emploi est insolite : aa noxsanenne Tröpya 12,1-2 « louant le er&a- teur » (on attend TRöpyw), et de meme A,2-3 (voir p. Liv). Le datif indiquant la destination parait se trouver dans : man mep’Treya WCTABHRZ πούμχ [4.1] — βορὰν χυσὶ χαταλιπὼν τὸν νεκρόν (« pour la päture »). Le datif exclamatif est attest& par : οὖ caraacndu$ ὁχοτάπᾶι AXUIR CAAOMENA CTUR, ὦ AOEpOUN ΔΗ Δι A,15-16 — ὦ συμφώνου ἁρμονίας ὑπὸ θείου πνεύματος συγχει- μένης, ὦ χαλοῦ χοροῦ; ὦ menocaYuanin (lire Wae ποολϑδιιληγ) AOnpa M ὁχπορδ JECTNA MH AXsKmonY zpaumoy 6,12-13 — ὦ &xpoxrnpiou χαλοῦ Kal συμποσίου σεμνοῦ χαὶ πνευματιχῶν ἐδεσμάτων. Ce tour est assez exceptionnel en vieux slave proprement dit (2 exemples dans le Suprasliensis), mais il n'est pas rare, semble-t-il, dans les textes de r&edaction slavonne : ainsi dans la traduction de Gregoire de Nazianze w sanroalunw 375° — ὦ τῆς μεγαλοψυχίας. C’est un calque maladroit du grec, etranger ἃ la langue des premiers traducteurs. Le slave connaissait, comme le grec, le genitif exclamatif (voir Vondräk, Altkirch. Gramm.*, 11, Ρ- 249), qui est slave commun et nullement particulier au serbo-croate, comme parait le dire A. Margulies (Der altkirchenslavische Codex Suprasliensis, p. 95); mais le genitif du gree a &t& interpröte comme un genitif absolu, et rendu en consequence par le datif absolu. Pour le datif absolu et le datif sujet de proposition infinitive, voir p. LXVI, Ρ- ΤΑΥΤῚ. Instrumental. — L'instrumental apparait : avec l’adjectif anzaanz : ninom AAAMENZ ΒΗΙΤῊ 46,21-48,1 τες αἰτίαν ὀφλι- σχάνειν: »υνν νυ γῶν See αν ον. [uva] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 685 avec le verbe τῷ ἘΒΟΒΑΤΗ au sens de « se servir de » (χρῆσθαί τινι) : kan umum ΤΡ ΈΒΟΒΛΕΣ 34,10 — χρησάμενος τῷ χρείττονι, et de τηόπη6 34,8,9, 80,6. C'est un calque du gree : rpkkosarn (avec le genitif, voir p. τιν) traduit proprement δεῖσθαι, χρείαν ἔχειν, χρήζειν (τινός) « avoir besoin (de quelque chose) », mais il a et6 utilise pour rendre χρῆσθαι. Le tour a dü surprendre les copistes, qui l’alterent dans un cas en substituant ἃ l’instrumental le genitif plus usuel : Hnene MOAOKNK Tpkroyerr 68,10, au lieu de num nenoaornk TpksoyEern « il s’en sert mal ». Le complement des verbes passifs est rendu par l’instrumental concur- remment au genitif avec orz : rayn ca ® ka carkopnum 70,2 — ὑπὸ θεοῦ γεγόνα- σιν, etc., mais CATKOpH ca Horw 90,12, et de meme 4,15, etc. A lraccusatif de idee verbale du gree repond l’instrumental dans πο Τὶ Bo TaAcwır 4,3 — ἔδουσι γὰρ τὴν φδήν, et dans la locution Akome caokecenmn peıpm 8,12, 18,13 = ὡς ἔπος εἰπεῖν. En valeur locale, nous trouvons l’instrumental naunn$ 8,3 (voir p. xLı) = διὰ πόντον (pour δύο πόντον). L’instrumental de qualits est d’emploi tres rare : πὲ coypa nmyHmKe ὦ $ukxz 38,6 — οὐδ᾽ ὁπότερον οὖσαν αὐτῶν ; il apparait dans le pronom cnum(z) — οὕτως employe en valeur adverbiale : um ταδὶ w npucnd cmuz πόρητη ca 18,10 — οὕτως φέρεσθαι, et de möme 54,9. Le predicat des verbes suTn, TAaTn, etc. est ordinairement au nominatif ou A l’aceusatif, ou encore au datif (voir p. ıxıx) ou au cas « absolu » (voir p. Lın). Locatif. — L’emploi non prepositionnel du locatif n’est pas atteste. En dehors de certaines constructions verbales (naaezatn, ete.) et de quelques formes fixees, le locatif non prepositionnel, dont le vieux russe conserve des vestiges, avait d&ja disparu en vieux slave, et les pr&etendus exemples qu’on en donne ne sont que des fautes de copiste : socxsrkmin 20,13 — ἐν ἐπιθυμίᾳ est ἃ corriger en socxötknin ou en ΕΖ xörknin. Les prepositions. — La preposition portant sur deux ou plusieurs mots reunis par une particule de coordination peut n’etre pas r&petee devant tous les mots : ὦ oyzon H ὦ amsoAkäctkk u ApoyraıK% 60, 13-14, et moins nettement EAHNO YTO ERI | CACTARZ HAN... pasoranımux 72,9 — ἕν ... τῶν στοιχείων ἢ τῶν... Plus ordinairement, la pr&position se r&pete, ainsi ὦ zdsk ὦ ὦ πέιμη 22,13 — περὶ θεοῦ χαὶ ὕλης, et de meme 2,3, 56,3; et aussi dans le cas ou un substantif est appose A un autre : Anu αὶ ΠΈΟΤΈ nocum ΒΖ sem 26,6, traduction libre de καθάπερ ἐν τόπῳ τῇ ὕλῃ « comme dans la matiere-lieu ». La preposition akaa, qui n’est pas proclitique, est d’emploi plus souple : 686 METHODE D’OLYMPE. [νι] elle est r&petee dans Ἀφ ΕΜ Akaa nase ἢ myaza BAnzuRZ Akaa 34,3 — οιλίας ἕνεχα μᾶλλον καὶ τῆς πρὸς τὸν πλησίον ὠφελείας, mais non dans yaaopoancrka Akaa ἡ φύλπατο npkaria 64,11 — παιδοποιίας ἕνεχα καὶ τῆς τοῦ γένους διαδοχῆς; πητοότολκε AHNOTO ΔΈΛΑ Hz CHOHX wraria 66,5-6, qui doit etre une traduction abregee de οὐδενὸς ἄλλης προφάσεως ἢ [λύγου χάριν) τῆς τῶν οἰχείων ἀφαιρέσεως ἕνεκα ; CE qui nous invite ἃ accepter le texte de S’ dans le passage Woran zAx oyEusAnia Akaa, &nora nansı aonpoakAnia kArz 36,14, malgre le grec ποτὲ μὲν κακὸν διὰ τὸ φονεύειν, ποτὲ δ᾽ αὖ πάλιν διὰ τὸ εὐεργετεῖν ἀγαθόν, et A considerer la lecon de 8" aonpoaknnia paan comme une addition secondaire (cf. p. ıxxvir). La preposition peut etre separde par un compl&ement du substantif qu’elle rögit, sur le modele du grec : nd hzuonenia ze mpAnoy 58,8 (altere dans S” en πὸ MHZROAENIM πὲ NpÄRA) — κατὰ δὲ τὸν τῆς προχιρέσεως τρόπον, et de möme 54,4, 15, ete.; partieulierement dans la locution x(z) ... ukero 60,16, 78,10. Le rögime de la preposition est un groupe dont le premier terme est une autre pr&position dans : spöurk x nuxzie 102,15 — ἄνευ τῶν ἐν οἷς : la difficulte de rendre en slave l’article du grec entraine les traducteurs serviles ἃ des constructions laborieuses (voir p. ıx1). La pr&position apksae (= apesar) peut rögir un infinitif, voir p. rxvur. La preposition xponk souverne le genitif : cnx wfourk 6, 10; eorno npöuk 34,11 == ἐκτὸς οὐσιῶν est A lire EcTkz spöurk (voir p. xxxvin): 51 S" porte Eotecrkouz (instr. sing.), ce n’est pas un exemple valable de construction de zpourk avec instrumental, puisqu’il s’agit d’une correction fautive. Dans les tours du type ἀγαλλιάσομαι ἐν σοί, ’hebraisme ἐν est rendu en vieux slave par ὁ et le locatif. Il faut reconnaitre ce procede de traduetion dans le passage mal compris a sem ὦ zdsk ezapkaaypınh 26,6 — καὶ τὴν ὕλην ἐν τῷ θεῷ τὸ συνέχον « et que la matiere est le contenant par rapport ἃ Dieu ». C'est or qui repond au grec ἐν dans zrsanpng W were 28,5 — τῶν γινομένων Ev αὐτῷ, interprete A tort au sens de « des choses qui naissent du fait de Dieu ». b) Adjectifs et pronoms. Nous noterons l’emploi des formes determinee et indöterminde de l’adjeectif dans la phrase w(ne) ... czrop% vecrna u ἈχόππομΝ BpALLNOY 6,3 = 6 ... ouu- ποσίου σεμνοῦ χαὶ πνευματιχῶν ἐδεσυάτων, οἱ οἵ. 104, 7-8 :, la forme determine preeede le substantif, et la forme indöterminde le suit. Avec (mk)srın, l’ad- jeetif prend de preference la forme determinde quand il est place avant le pronom : 4,1, 8, 12, 34,14, ete., et la forme indöterminse quand il est place apres lui : 12,15, ete.; cf. εὐ μα wkskım raa 90,8, mais Nusnn cTZ raa 76, 15-16. Lorsque l’adjectif neutre est employ6 absolument, le pluriel est plusieurs | x κα [vıx] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 687 fois substitu6 au singulier du grec : narposnaa 2,11 = ἐπιτάφιον, HCTHNNAA 22.7 = τὸ ἀληθές, et de möme 34,10, 48,5, etc. L’adjectif d’appartenance, tenant la place du substantif dont il est derive, peut ötre suivi de l’anaphorique : JAUHCKATO Akaa caoyikcHia ... NOTpEEnKIZ ἐπα 104, 17-18 — διὰ τὸν ἀνθρωπον᾽ ... πρὸς ὑπηρεσίαν τῶν ἀναγχαίων αὐτῷ; “ΠῈ1 ... CACTARANBIH ἦ πλτόε ἦχζ oyspamenie Ecrsa 12, 11-12 — τὸ εὔταχτον τῶν στοιχείων x € x > \ 4 ’ ᾿ LAUT περι αὐτὰ τῆς φυσεὼς εὐχοσμιια. Nous ne trouvons pas le d&monstratif en valeur de semi-artiele : cxazamie ce npinum 48,7-8 = τὸ παράδειγμα χάδε est une traduction renforcee, au sens de « l’exemple que voici » ' Le possessif apparait assez souvent la ou le grec n’a que l’article: πὰ ἐκοεῦ enk 64, 10 — τῇ γυναιχί, et de m&me 2,7, 6,11, 22,8, etc. Il a la valeur objective dans (tzo)eÄ amu’ze 20,11 — τῆς πρὸς σὲ φιλίας. L’emploi du datif um, etc. comme substitut du possessif est rare : caogecn ΜῈ 60,8, cf. sanonh- crsa uu 42,18, etc. (voir p. LVI). L’influence de l’original gree limite ’emploi du reflöchi : Miznonemie nonkaneum ende 20,12 — τὴν προαίρεσιν ἀπαγγέλλεις τὴν σήν, etc.; mais x Aaduny HAAX ποέιμιν 12, 13-14 — ἐπὶ τὴν οἰκίαν (ἀν)εχώρουν τὴν ἐμήν, et de m&öme 106,3, etc. Dans le cas de la phrase infinitive ou partieipiale, le fait est independant du grec : KTA ... enaya mocaoyuarn zanorkan Ero 74,5 — προτρέποντα ... πείθεσθαι τοῖς προστάγμασιν, ete.; nous trouvons cöte ἃ cöte le rellechi et l’anaphorique dans πολφάπιατη ca βέλη ὦ mocakanctzsennkwu EuY ERITH 16, 13 — μιμητὰς αὐτοῦ γίνεσθαι θέλει, mais la seconde phrase est une variante de la premiere, et sans doute une addition d’un reviseur. L’emploi de con au sens de « son propre » est Apart: CROHX wraria 66,6 — τῆς τῶν οἰκείων ἀφαιρέσεως. Le röflechi ca peut porter sur plusieurs verbes, ainsi 96,15; en partieulier quand le complöment de ἀμ τη ca est un verbe reflechi ou passif : npotusaa- 1. Il s’agit, ici comme sur d’autres points de la grammaire du vieux slave et du slavon, de savoir en quelle mesure nous pouvons legilimement retrouver dans des textes de l’&Epoque du vieux slave (macedonien) et du vieux bulgare les traits du bulgaro-mae&donien moderne. La methode est evidem- ment bonne en prineipe, mais certains slavistes en ont fait un usage exagere, au mepris de toute chronologie. Dans la question de l’article postpose, que Miklosich, Jagie, Vondräk (Vergl. slaw. Gramm.?, II, p. 356) ont resolue en accord avec les faits positifs, on force le Lemoignage des textes quand on confond la position postposee du demonstratif avec son emploi en valeur d’article. G. A. I’inskij interprete rp comme article dans des cas oü le texte grec qu’il publie porte ἐχεῖνος (3raroerpyü XI p&ra, Sofia, 1929, p. 36). Les faits allegu6s par Margulies (Der altkirchenslavische Codex Suprasliensis, pp. 122-124) ne valenf pas mieux : la comparaison me6canique entre le texie grec et le texte slave — d’ailleurs aussi mal etablis ’un que l’autre — ne prouve rien. Si la langue parlee du x* sieele avait fourni la moindre possibilit& de rendre l’artiele du grec (en dehors des phrases nominales apposdes, voir p. LX), nos traducteurs serviles en auraieut use et abuse. La syntaxe hislo- rique, sensiblement plus incertaine que la phonetique ou la morphologie, ne peut pas operer avec des faits isoles, et ne doit pas devancer le travail philologique de eritique des textes. 688 METHODE D’OLYMPE. [1x] 7 © ὌΣ eTR xt... Ihpornsaarn NH M zZ HT 52,6-7 — ἀντιχεῖται de... — ᾿Αντιχεῖσθαί μοι φαίνεται, et de meme 38,4-5, 54,13, 58,11, ete. Le reflechi de πη έτη ca n’est pas exprime dans les reponses : uNHTR ΔῊ TH cA...; — Mlnuta 34, 14-16 — doxei saL...; — Δοχεῖ, et de meme 44,13, 52,5 : l’imitation du grec est visible. L’attraction du relatif, usuelle en grec, est fr&quemment calquee par le traducteur slave : samnımee Axae HMATR 72,6 — πλεῖον ὧν ἔχει, ἠχπὲ ΒῈ macaa- sam ca 100,18 — ἀπολαύων ὧν ἐπίσταται, ΠρύΤΗΒΗΛΑ TEOPHTH Hure mokenk 80,9, et de m&me 7A, 15-76, 1, 78,7; avec une preöposition : ᾧ HHXIKE TROPHTR 38,16-17 — ἐξ ὧν ποιεῖ, et de meme 20, 13, 38,9, 17,19, 40,5, 64,1, 66,9: ὦ nuxze ne Aonkak 34,10, et de möme 72, 11-12 (2 ex.), 86, 15, 88,17, 106,2; x πΗΧ πε... px 60,5 « dans ce que j’ai dit»; le tour est m&me conserv& dans @rome akaa CATROpH 66,4 — ὧν ἐτόλμησεν; KÜNENZ ... Hxıne akaa npoern πρξεμπάτη 40, 19-20 — αἴτιος ... ὧν συνεχώρει μένειν ; et avec l’antöcedent exprim6, mais place apres le relatif: BE nmxze ΜΈΘΤΟ cukuma ZAnıxz carsoputn 60,16 « en echange du mal qu’ils ont ose commettre ». Toutefois, il arrive que cette construction grecque soit eliminse : yacın nme € czTropmaz 48,2 — οὗ ἐδημιούργησε μέρους, et de m&me sürement 74,14; c’est sans doute ce qui explique l’anacoluthe de me akaccz Akaa zZAnıy ὦ Ἐλ ca carzopmma cadko Tröpmum 62,1 «tu parles de ce que Dieu a fait A cause des actions mauvaises » (« du mal que Dieu a er&& comme punui- tion des actes mauvais »). ; Syntasce de ne. — Outre son röle de relatif, use sert A rendre l’article du grec': Devant une locution qualifiant un substantif : ame (Mixe, correction secon- daire) ἡ 5 Cnsenin Cnpunk 4,9 — αἱ παρὰ Σιχελίαν Σειρῆνες; Eike KA ApSTOMOY... caono 40, 4 — τὸν... πρὸς τὸν ἑταῖρον (lu ἕτερον)... λόγον; et cl. caono Eme ὦ ZA0EH 100,1. Devant un partieipe pourvu de complöments : he... } we coypnx 5 coyIpectko cATBOpuRZ A 16,16 — ὁ... ἐκ τοῦ οὐχ εἶναι εἰς τὸ εἶναι αὐτὰ ποιήσας, et de meme Hk... ὠπιμογα 64,15-16 (2 ex.), Aare... ΒΈΛΗ 82,10-11, dat. ἐππογαιε ... ukanıpyeus 102,1 = τῷ... ἐπισταμένῳ; et ee ECTKOM? CA &umoy kaarde 100),14 — τὸ τῇ φύσει ἀγαθὸν ὑπάρχον (( ὑπάρχειν) αὐτῷ. La forme determinde du participe n’apparait qu’au datif, οὐ le tour est artifieiel. 1. Il est inexact de dire (Vondräk, Vergl. slav. gramm, II, p. 356) que ce tour n'est pas slave : dans des cas comme Cloz. 754 ὁ Iocnok Ike 0TA Apumarkıa = εἰς τὸν Ἰωσὴφ τὸν ἀπὸ Ἀριμαθαίας, nous avons affaire ἃ une phrase nominale (voir p. Lxıv); la correspondance entre le relatif slave et V’article grec devant une apposition est instructive : l’article ὁ continue pour une part le relatif i.-e. *yo-. Ce quiest un calque du gree, c'est l’extension mecanique du tour avec HiKE ou Kit, et surloul l’emploi du relatif ἃ des cas aulres que le nominatif, qui donne des constructions inanalysables en slave. [ex1] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 689 Devant un mot au cas « absolu » (voir p. 1.1} : Eme... nemomenz 48,13 — τὸ ... ἀδύνατον « le terme : impuissant ». Devant une locution adverbiale : ἐπε W cero 102,1 —= τὸ ἐντεῦθεν; ἐπε Wewaoy 58,1-2 — τὸ ἐντεῦθεν, et cf. 82,10: 5 NECOYINECTEO ἐλε κα ΤΌΜΟΥ 16.17, = εἰς τὸ μηκέτι εἶναι (locution qualiliant un substantif). Mais l’article du gree peut etre rendu par d’autres tours : Ica coyıparo 5 nazack Ero 6,2 — Ἰησοῦν τὸν ἐν κόλποις αὐτοῦ, et de m&me 54,16-17 (2 ex., altere), 58,7; mankcanaro 10,7 — τῆς ἐν οὐρανῷ: W menkacnia 20,8 — ἐκ τοῦ μὴ κατ᾽ ἐπιστήμην; οἷο. Ou bien il est simplement supprime dans la traduction, ainsi ὦ (eerit ἡ) ΒΕΙΒῊ ... ΟΔΟΒὺ 54,11-12 = τὸν περὶ... τῆς ὕλης ... λόγον, et il peut en resulter des constructions forcdes : ἦ x πε κε € „.HocHuoy 26,9-10 — τοῦ ἐν ᾧ ἐστιν... φερομένου (avec A rajoute pour separer la phrase de la precedente), spöuk x ungze 102,15 — ἄνευ τῶν ἐν οἷς; mais le tour KAHKHKKI CKOETO UNHTR ca rAa 6,10-11 — τὰ τοῦ πλησίον νομίζει λέγειν est trop 6trange pour n’etre pas suspect, et il faut penser ἃ lire BAuzHKM. Le cas le plus frequent est celui de ἐπε devant linfinitif, repondant au grec τό : ἐπε ἡ (Ecrit ne) ECTKOU enye Aurkrn IOKAZAETE CA 32,1 — τὸ καὶ τὰς οὐσίας οὕτως ἔχειν δείκνυται; Emke HMYCÖTOME NE MOIMTH zAnıyz ὦ ξοταλ hurkäue 48,9 — τὸ undevög ἀντιλαμδάνεσθαι τῶν χαχῶν παρὰ τῆς φύσεως εἶχεν, et de m&me 12,6-7, 26,5, 48,6, 54,10, ete. Il est m&me probable que le traducteur slave a etendu ce tour, qui est chez lui usuel, ἃ un cas au moins oü le gree ne presentait pas article : απ Ὲ πὸ ama ca unuts ἐπε raatn 40,11 — ἐμοὶ δὲ ψεῦδος δοκεῖ... λέγειν. Dans cette construction, ἐπε reste volontiers non flechi. Il tient la place d’un datif dans ΟΥ̓ΤΗΤῊ πὸ ca ἐμὸν peKoy exe npkeaoymarn Τὰ 76,16-17 —= διδάσκεσθαι δ’ αὐτόν (C οὖν) φημι τὸ παραχούειν θεοῦ, Kecaonkcnoy ἘῸ MIND KRITH Eike NpHRAUMATU x” Koy 60,17-18; il repond au genitif τοῦ du grec suivi de Vinfinitif dans ἐπε ykaz unıtu zAoy βήμεηα 98,2 — τοῦ ὁλόκληρον εἶναι τὸ χαχὸν αἴτιος (KHNBNZ se construit avec le datif), et cf. παππᾶ &xe zuırn εἴ 100,45 « la responsabilitö de son existence »; il calque servilement l'aceusatif du grec dans οὐποιλτη ca Ba ἐπε δὲ peu aonpk 20,9 — φοδηθῆναι τὸν θεὸν τὸ μὴ καλῶς εἰπεῖν « avoir craint de medire de Dieu ». En particulier, &xe peut rendre le datif τῷ suivi de l’infinitif signifiant « parle fait de » : A Ta ne KOyAATR BelpB, ERE NHEAHNONOYARE KOEUOY COYIHXA _ CAIIONIOY CEKE NATOYERNOY KHITH 5A,3-4 — οὐδ᾽ αὐτὰ ἔσονται ὕλη, τῷ μηδέν τι τῶν ὄντων αὐτὸ ἑαυτοῦ ἀναιρετιχὸν ὑπάρχειν, et de meme ἐκπιε. τλλτη 40,3 — To... φάναι, ἐπε... ΔΈπο τλλτη 24,1 — τῷ... δεῖν λέγειν, ὀπιε...ὄ HONKTOKATH 56,1-2 — τῷ... ἐξετάζεσθαι. et sans doute ἐπε πομη 74,6 — τῷ (( τοῦ) δύνασθαι, ἐπιξ mpkcadmarh 84,14. Dans une partie des cas, le traducteur ἃ pu lire τό : c’est probable pour 690 METHODE D’OLYMPE. Irxuı] ERE ον ἘΜ ΤῊ 48,13 — τῷ... ὑπάρχειν, ἐπε Wbaoaksarn ca 48,14 — τῷ νιχᾶσθαι cf. 48,16. Nous trouvons une fois ἐπε repondant ἃ διὰ τό (du manuscrit C, dont l’autorit6 est faible) : ἐπε hckonn zuTH 102,7 — διὰ τὸ τὴν ἀρχὴν μηδὲ παρεῖναι, mais le texte traduit pouvait porter τῷ. Plus rarement, ἐπε est flechi : Eroxe IpECAOYMATH xra zuna 80,17-82,1 (dans un passage altere); avec preposition : &rome akaa ΚΟΥ ne ΒΕΛΈΤΗ zuıTH ἐπιὸν 54.13 --- διὰ τὸ μὴ βούλεσθαι τὸν θεὸν γίνεσθαι αὐτό, et cf. Erome akaa πὲ xorkru koy 86,3; Wmerome αὶ Zankrz ἈΠΛΌΤΗ 8441] --- ἐχ τοῦ προστίμῳ περιπεσεῖν, si du moins le traducteur n’a pas lu ἐξ οὗ (voir p. 1τιχντπ). Le traducteur slave emploie d’ailleurs d’autres tours pour rendre l’infini- tif grec precede de l’artiele : usuellement le substantif verbal : πϑηπληὶς ΘΗ 66,11 — τὸ .. ἀλλότρια λαμθάνειν, ete.; linfinitif complement de verbe ou de substantif (voir p. ıxvır). Parfois, mais trop rarement, il s’&carte deliber&ment du texte gree : ὦ πε ΟΟΥΒΗΧ 5 COYIHEcTKo 16,16 — ἐκ τοῦ οὐκ εἶναι εἰς τὸ εἶναι, et cf. 16,17; mopnomoy TRoputu 100,13 — τοῦ δύνασθαι ποιεῖν: NA oysazanie EO πὸ KEITH seyn 54,12 — τοῦ ... τὴν ὕλην ὑπάρχειν; ME... NE Azk 50,9-10 — τῷ ...μὴ οἷόν τε; ZAne .„.moaaın 84,10-11 = ἐχ τοῦ... κατηξιῶσθαι;: etc. c) Emploi des formes verbales. Present. — Le present historique du grec est plusieurs fois elimine TorAA ie ukao un 56,16 — τότε δὲ ὁλόχληρον γίνεται, etc. Futur. — La construction de l’infinitif avec le verbe nırkrn, qui fournit une sorte de futur periphrastique et peut servir ἃ rendre le futur grec, est assez [requente : Wrpkern umarn A,13, 48,5 — εὑρήσει, ὠπράτητη ἀπλα 20,15 — τραπήσομαι, HMATR ΒΗ ΤῊ 22,7 — γενήσεται, MMATKR CAKIMATH 26,2 — ἀκούσεν, Aıranım pen 48,17 — λέξεις, et cf. uzukıparıı HMATR 98,17, HANMATR Aukru 84,2 dans tous les exemples, le sens « avoir ἃ », « devoir » convient parfaitement. ’ Ailleurs, ce tour calque le grec : ΒΜ ΤῊ Amarth 38,17 — τὸ... εἶναι ἔχει, napeımn Auauım 58,6 — εἰπεῖν ἔχεις, Hann II0KAZATH 98,7 — δειχνύειν ἔχεις ; KANpALATH huauım 78,15 peut aussi bien repondre ἃ ζητεῖν ἔχεις qu’ä ζητήσεις. En regard de λέγειν ἔχεις, le slave hmanım .„..ramıpe 34,1 est altere, ou suppose une variante λέγον ἔχεις. Le verbe xorkrn peut traduire le grec μέλλειν devant un infinitif : Tropurn χόταιπε 106,2 -- ἔμελλεν ποιεῖν; cf. Cloz. 163 — Supr. 412,13, ete. Cette construction n’a evidemment aucun rapport avec le futur. Il faut &viter de confondre des faits de cette sorte avec les faits des langues slaves modernes des Balkans (voir p. Lıx, note). Preierit composd et plus-que-parfait. — A cöte de l’aoriste usuel, le pre- . | | | | [μχαα] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 691 terit compose est d’emploi plutöt rare : &crk CATKOPHAZ 26,17, 48,2 — ἐδημι-- δ, γγείλατο, δοτλπήλχ € 80,5-6; dans tous les cas, οὔργησεν, €... OR kımaaz 104,9 = ἐπὴ la valeur de parfait est assez nette. Le participe en -az apparait une fois sans copule : ἡ JAKWIT KTO CEAHKA (gerit ceanno) uzonpkaz δὰ 16,5 — χαὶ τίς ὁ τοσαῦτα χαχὰ (man. κατὰ) ἀνθρώπων νηχανησάμενος; le grec montre 4111] s'agit d’une phrase nominale. Les copistes ont dü comprendre zkkıaz 78,7 comme un preterit sans copule, mais le texte est alter& et 1] s’agit d'un conditionnel kKıaz . Le plus-que-parfait est represent6 par skAue ...53aaz 76,13-14, qui traduit sans doute «ἦν»... εἰληφώς. Conditionnel et irreel. — L'imparfait grec en valeur d’irreel (dans la phrase principale) est remplac& par le conditionnel : sunnusz πὴ KRıaz 72,12 — αἴτιος ἦν; NE ΕΗ NACaAMKAA ca 104,3 — οὐχ ἀπέλαυεν : λιμὲ HE ἘΜ TIHPBCKATO EBITIA CATEOPHAR..., NHERFAWM ἘᾺῚ ERIAZ 104,12-13 — εἰ μὴ χόσμου γένεσιν ἐποίησεν... ἄγνωστος ἦν; ETOME KAACTK ἀππὲ ἘΠῚ XoTkaz YAKZ ᾿3ΒΟΛΗΤῊ BZARZ En 76,23 — οὗ τὴν ἐξουσίαν τοῦ ἑλέσθαι, εἰ βούλοιτο, ὁ ἄνθρωπος ἐλάμθανεν; λιμε NE ΒΒΗῚ NHYCHTORE CATEOPHAZ, 5 coye En mm kaz ca 102,12 — εἰ μηδὲν ἐδημιούργησεν, μάτην ἐδόκει. Par contre, le slave pr&sente l’imparfait dans deux cas ou les manuscrits grecs ont le conditionnel, et οὐ le sens d’irrel est net : unuöanze W cYpectsa x Her COYHECTKO Eie K ΤΌΜΟΥ noroysaame mann 16,17 — οὐχ ἂν ix τοῦ εἶναι εἰς τὸ μηκέτι εἶναι [αὐτὰ] ἀνήρει πάλιν ; πὲ πὸ χόταιιε ne KEITH HI, ἀπε πέφθοε CAUIZ TEOpENR MM ἘΠῚ 16,11-12 — οὐδὲ γὰρ ἂν ἐδούλετο μὴ εἶναι αὐτά, εἰ πρῶτος (lu sans doute πρῶτον) αὐτῶν ποιητὴς ὑπῆρχεν αὐτός; et dans un cas οὐ le grec fait defaut : ἀπε... Tano Eh ® Ka, ne uk EuY akno ΚΑΞΝΗ npinuaru 88,12 « 51] avait &t6 cr6e tel par Dieu, il ne devrait pas subir de chätiment ». L’imparfait grec de la phrase subdrdonnee est conserv& dans Äme πὸ kaxın nerpkzame ca ἐπιὸν ὦ keym, me EHI KÜNENZ μιὰ 40.19.20 — εἰ γὰρ μηδ᾽ ὅλως ἔμελεν αὐτῷ τῆς ὕλης, οὐκ ἂν αἴτιος ἦν. Dans le passage suivant, oü le present remplace un irreel, le slave calque les temps et modes du gree : Äe πὸ MKO H EAHNO YTO ER Ü® CACTARA..., NE Eee IIRZAH „„.IPHEMACTK, NZ MIO MH CACOYAZ Eh KbAZ 72,9-11 — εἰ γὰρ ὡς ἕν τι γέγονεν en ΄ en x ΄ ᾽ re “΄ Ἃ 3. τῶν στοιχείων..., οὐκέτι μισθὸν «ον λαμθάνει, ἄλλ᾽ ὥσπερ ὄργανον ἂν MV. La forme zrı (aoriste ou auxiliaire du conditionnel employ& absolument) apparait plusieurs fois avec une valeur plus ou moins nette d’irreel, ἃ cöt& de Vusuel krıaz um : Dans la phrase principale : zecaonecmk ze ἘΠῚ me Δ ΠΡΑΒΑΟΥ And, ne Kr se Acrunnk Aano, Äye ne... μι Hurkao (lire hurkaz) ... 76, 13-14 « (le don) aurait 692 METHODE D’OLYMPE. [exıv | ete sans raison 6tant donne sans justice, et il n’aurait pas &te donne vrai- ment (justement) si (le bön6fieiaire) n’avait pas eu... »; KAKO ἘΠῚ pazanyenie AkMNiA, ἀμμὲ ne... Er Hılkaz ΔΕΖ ... 76, 1-2 « quelle difförence y aurait-il eu dans l’action, si 'homme n’avait pas eu... ». Dans la phrase a cuna ze ne AkucTBoyRfa ne Eh sArönoTrpkana HuoyıYenY 104, 2-3 — ἥ τε δύναμις οὐχ ἐνεργοῦσα οὐχ ἂν εὔχρηστος ἢ τῷ χεχτημένῳ (man. C), καὶ doit repondre ἃ un impar- fait avec ἄν exprimant l’habitude ou l’affiırmation attenude : ἂν... Aa&v>, plutöt qu’a un conditionnel ἂν ... εἴη. Apres ἀιμε : Äme πὸ Ne ΒΒ NPOTHRNATO CAOENIA ZAATO, BAATIE ... NERkAONO EA ΒΒΙΔῸ 94,10-11 « 51] n’y avait pas eu l’antithese du mal »; et de m&me 16,12, 88,12 (avec l’imparfait dans la phrase prineipale), 72,9 (avec le present dans la phrase principale). Apres Tzsuo AA « si seulement, pour peu que » : τόκιπο AA ἘΜῚ NEMAKOCTK (eerit wenanoetn) zak 96,16 « pour peu qu’il y eüt securite dans des conditions honteuses »; une phrase toute semblable apparait dans la traduction de Gregoire de Nazianze : Τα ΜΙ AA ἘΧῚ KAÄTOSKCTENK οκὸς 373° — μόνον εὐσεδῶς ἀμφότερα. Sans doute un emploi de l’aoriste zuı en valeur d’irreel peut s’expliquer dans quelques cas par un calque du grec, particulierement apres ἀπι (cf. 16,12). Mais dans l!’ensemble il ne s’agit pas de l’aoriste, et nous avons affaire a un fait slave : la forme Ἐπ continue l’ancien optatif sn, et l’auxiliaire du conditionnel non accompagne& de participe se rencontre en russe, en serbo- croate et aussi, exceptionnellement, en vieux slave (Supr., voir Meillet, Etudes, pp. 95-96). La construction de zsı avec l’infinitif a egalement des parallöles dans e Suprasliensis et en russe : Äme τὸ KATZ “πη me HMATR He ΕΝ KATTR TRO- purH 102,4 — εἴ τις ἀγαθὸς ὧν μὴ ἔχοι οὺς εὐεργετῆσαι dei; me ΒΈΛΈΤΗ HpaBA KAKO EN ΟΧΤΒΟΡΗΤῊ 310 80,12; me skaaue mo nocuY mparoy ER Mom NAKOCTK ὦπός Μὸν crkoputn 82,7-8. Cette construction repond en proposition completive, et partieulierement en proposition interrogative indirecte, au tour &crk TROpHTH «ilyaaä faire », «il est possible de faire », « il faut faire » (voir p. rxvn) : la valeur modale de l’ancien optatif ku est nette. d) La phrase. / La phrase nominale. — Le slave conserve volontiers la phrase nominale' du grec : memomnd ... TAATH 50,9 — ἀδύνατον ... λέγειν, ἡχπὸὲ BO YACTH CATROT γένει, ἡ ΤΠ ... 96,11 — ὧν γὰρ τὰ μέρη γενητά, ταῦτα..., Unoyaoy ch HAAXA nkıtarh 16,4 — ἧ πόθεν ταῦτα ἀναζητεῖν ἠρχόμην, etc.; et de m&me ἀμμὲ au ἦ ΞΛΑΒήοτη πμιτλέπιη Wxoyaoy 78,3.4 « et si tu demandes d’ou vient l’envie », Δ πα“ ὐπὰὐμ α, μ. οὐὐϑὸον νιον Νδιδνόν. κι. Δ ϑν. κὰν ρυνδν. κων... Δ. [exv] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 693 avec le sujet de la phrase nominale completive incorpore dans: la phrase prineipale, sürement ἃ l’imitation du greec. Il y a des cas ou la phrase nominale est supprimee : HENIOIENO KO ε- NKITATH ca 24, 18 — ἀδύνατον. γὰρ ... ἐξετάζεσθαι; Ape BO CAAUKENA € Kelk 80,15 — εἰ γὰρ σύνθετος ἡ ὕλη, et de m&me 10,7, ete.; et avec l’emploi d’un autre verbe que Eon : Äype ie ΤῊ ...ὄ MPKAZAERHTR TATH 22,3-4 — εἴ σοι... λέγειν (dans un passage altere). Inversement, le slave introduit la phrase nominale la oü le grec ne la presente pas : A zanıy oy nero nmucörome 16,9 — τῶν δὲ φαύλων αὐτῷ πρόσεστιν οὐδέν (le slave ne poss@de pas d’equivalent exact du grec προσεῖναι); ἐτλὰ noaonno Eu 10,10 — ὅτε ἔξεστιν αὐτῷ, etc. Nous noterons un fait analogue dans la phrase infinitive : &xe... aparve akno raatu 21,1 — τῷ ... τὸ ἕτερον δεῖν λέγειν: et cf. πρόστητη .„.. ® me coyıpmy mömenoy Y’comoy ΒΤ 16,15 — συγ- “χωρῆσαι... ἐξ οὐχ ὄντων δύνατον εἶνχί τι γίνεσθαι. Apres msome « comme », le nominatif, c’est-A-dire la phrase nominale, apparait dans ne Mmnome cäcTanz kam Apkune chi... gkxz Murkrn 86, 12-13, avec la forme οἷν au lieu de l’aceusatif, ou plutöt du datif (sens probable : « j’at dit- ‚que la desobeissance etait non comme une substance preexistante »); dans le ‚cas de apoyromY Hmaxonoy ἀ ne ἄκοκε dnz 12,10 — ἕτερόν τι παρ᾽ αὐτόν, 1] s’agit d’une glose rajoutee. Pour la phrase nominale apres μας repondant A l’artiele grec, voir oO pen: Les participes et la phrase participiale. — Apres les verbes « dire », « sem- bler », ete., le partieipe est plusieurs fois substitue ἃ, l’infinitif du grec ΜΉΤΕ ca τὰ 6,11 — νομίζει λέγειν; TO NE MINHIIH AH ΜῊ CA ... rAazz 42,10 — οὐ δοκεῖς δέ μοι... εἰρηχένχι; MM TAKOTO CATROPENA Ὑλπὰ W Ka penoy 76, 12-13 — a 8 RE Ἧ = 5 ͵ Eile -- οὐδὲ τοιοῦτον τὸν ἄνθρωπον πρὸς τοῦ θεοῦ γεγονέναι φημί; et οἷ. 44,17, 54,7, 72,14-17. Apres le verbe « aller », nous trouvons, 5010 le supin (voir p. xLıx), soit le participe : unaxz sutpaa 14, 15-16,1 — πιστεύειν ἠρχόμην (mal compris), et de meme 12,5, et sürement 12,1. Le participe apparait dans les phrases completives ἃ la place du mode personnel : un coyıpeuz KHIMZ HUKE ... MOKAZATH ca ποιῇ 102, 13-14 — μὴ ὄντων τινῶν οἷς ... δείχνυσθα!: (vOIr P. LXVIL); MPINMATH EMoy KAZNR ὦ nnxe cuka czraoputn 88, 16-17 « pour ce quiil avait l’audace de faire »; mporunoy noeuoy- a0 Unkıpan Uxme nanpAwaeuz 22,6-7 « sur quoi tu es interroge » — πρὸς ἔχχστον ἀπόχρινχι ὧν ἐρωτῷ « 51} quoi Jinterroge ». Le participe est.appose ἃ un pronom enclitique dans un xxAanıuz mx enye b) A πο ΕΝ 5 Η EN a v_ Ν EIN F ᾿ IOCAOYIARIIR BAKBI 2,1- — οὐτε ἐπαινοῦμεν ταῦτα οὕτω πειθόυενα τῷ ὁὀεσποότη (A moins qu’il ne faille corriger ng en cux — ταῦτα); il est appos& ἃ un adjectif PATR. OR. — T. XXIL — F. ὃ. 46 69% METHODE -D’OLYMPE. [uxvı] possessif dans czuopz raum noßmxz 6,6, traduction fidele de ἡ ὑμετέρα σύνοδος τῶν ... ἀδόντων (pour ἀκουόντων). La phrase participiale est au nominatif (apposition au sujet de la phrase precedente), et non au datif absolu, dans npoynaa noyiem pABOTAHTR TEOPHRT MÄENOY, HMEAHNOKE LIOTBIH .„.. Ü NHX ...ὄ AbATH 70. 16-72, 1, conformement au grec τὰ ἄλλα ἀνάγκῃ δουλεύει τῷ πεποιηχότι, οὐδ᾽ ὁπότερον αὐτῶν δυνάμενον ... ἐμποιεῖν ; 5zzeıaa 38,4 doit de m&me traduire λαμοάνουσα substitu& ἃ λαμῥανούσης, malgre l’anacoluthe qui en resulte. Le datif de la phrase participiale absolue est etendu ἃ la phrase suivante dans ne msome Apksoy cHITR Hnoypa Nu (eerit nz) ἄπο ἡ ne BAATONOTPERNOY ...- pazankaz 80, 15-16. Dans ne uk ἐπὶ akno sazun npiumaTH, Caxpananıpa ca ECTKomz ἄκοπε ἦ οχτπόθη 5x 88,12-13, le traducteur a dü conserver par distraction l’aceusatif du grec, ἃ moins qu'il ne faille lire caxpananıpw ca. Le participe en apposition peut &tre mis au datif absolu, quel que soit l’ante- cedent (cf. Cloz. 756 — Supr. 448,1, Supr. 455,14-2) : Becaögec’no unk um ca ERITH ch πρηλάγατη καὶ πέπον Hal Mxome ἡ (ὕ nero zrın’menn 16, 13-15 — ἄλογον ἔδοξεν εἶναί μοι ταῦτα προσάπτειν αὐτῷ, ἡ ὡς ἐξ αὐτοῦ γεγονότα; PRE’NOCTH 3ΔὴΙ NER NA, NENSCTHTZ BOATIA (ou BIÄTENR NA)KONRYABATH NAOYIHRITEM ca 6, 11-12 ἔξ. ζῆλος πονηρὸς οὐχ ἔστιν ἐν ὑαῖν (lu ἡμῖν), τὰ λείποντα τῷ ἀδελφῷ ἀναπληροῦν δεδιδαγ- μένοις; CAMOBAACTKNGE ÜHATO EM ERIAO ἴὕ YAKA, ΠΟΟΛΟΥΙΠΑΉ ΤΙ TOKUO EANNOMOY ukaoyıpa panorarn 9A, 14-16; τὸ κακὸ οὐξὸ TOTO ZÄHXZ KAKOBRCTBA ... WCTABH- τοίνυν αὐτὸν τὰς τῶν φχύλων ποιότητας ... ΤῊ TAcuun, mor’uY ΔῊ ... 40. 15-10 — πῶς καταλελοιπένχι λέγεις, πότερον δυνάμενον... : et sans doute RpAyA MOTAZARZ ἅμοὸ ἡ NAKOCTRNAA ὀπὸν mosenksuoy 80,8, et peut-Etre TAKonKIUmmeE YAKKI ... WAOARTH naoyuenonz 98, 15-16; — MAIS ch ... WOTAKH, NHYHIRE NE Coyıpa ἐμὸν TMIOAOKNA 18, 13-15, avec l’accord regulier, et de meme 28,2, ete. Dans le cas suivant, il y a substitution d’une phrase partieipiale au datif absolu au participe en apposition du gree : πὸ Ο ἘΠ YACTH ...» CHM WiKE CATROPH ΒΕΙΒῊ MACTR, noyRmH εἴ unk zaaA 48,2-4 — χατὰ τοῦτο TO μέρος vun; τοῦθ᾽ ὅπερ χατεσχεύασε τῆς ὕλης μέρος, ἀντιλαυ δ ανόμενον τανῦν τῶν κακῶν (avec chw qui semble un calque incorreet de τοῦτο, mais je passage a pu etre remanie). La phrase partieipiale au datif absolu apparait surtout avec les partieipes actifs, present et passe. Nous la trouvons aussi avec les participes passifs : ἦ κ πε κε € „.. HOCHMOY 26,9-10 — τοῦ ἐν ᾧ ἐστιν ...geponivov, et cl. 58,16; ne ΟΥ̓ BO Βα πφάπεπον ἐμ 48,8 — πρὶν γὰρ εἰχονισθῇ, οἱ cl. 50,14. Mais le partieipe passö passil semble plus volontiers rendu par le tour periphrastique avec le verbe « ötre » usuel pour l’expression du passil : ne ΟΥ̓ πὸ εἴ pactpoenk Ρ I I Ray? [exvin) DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 695 70 \ \ REN PER, la j ἘΒΙΒΙΠΗ 48,6 — ἧ πρὶν γὰρ αὐτὴν διαχριθῆναι, οἱ ch. HCHBITANOY BO ἘΜ ΈΠΙΟ ΟΛΟΒΕΟΗ um 60,7-8. L’infinitif et la phrase infinitive. — Be de l'infinitif est assez libre : comme complementde verbe : πὸ εἶναι... παρέσχεν, Θἷο.: comme compl&ment d’adjectif:: NPHÄTH ἯὙΤῸ ZA0 βήπεηζχ 82,10 « r esponsable du fait qu’il &prouve un mal », οἱ οἵ. 96,6: comme compl&ment de substantif : saa δή ἘΜ ΤῊ αἸάπολου 92.7.8 « quelle responsabilite de l’existence du diable », um czcrasacenia sKırn 16,7 — οὐδὲ τὴν τοῦ εἶναι σύστασιν, etc. Le traducteur se sert d’ailleurs plus ordinairement du substantif verbal pour rendre l’infinitif complöment. L’infinitif et le substantif verbal se corres- pondent dans : ne KHITIE KO TOKMO EAHNO πολλ HUZ, NZ ἡ BABIUINK CA NACAA- πλάτη 104,9-10 — οὐ γὰρ τὸ εἶναι μόνον παρέσχεν αὐτοῖς, ἀλλὰ χαὶ τῶν ᾽ - ἀπολαύειν. , 72 ELTTOYWV Dans la phrase na pana ὥφατη zemam 68,11 « pour (faire) des charrues pour labourer la terre », et de meme 68,12-13, l’infinitif doit traduire un genitif - d’intention du grec (τοῦ γεωργεῖν). Pour la construction de exe avec l’infinitif, voir p. ıxı. L’infinitif (la Ban infinitive) peut apparaitre apres la preposition apksae calquant le grec πρίν : : ΑΡ Ἔπλε ΟΧΥΒΟΡΗΤΗ ΒΟΥ BEER FO ΞΞΞ πρὶν δημιους- ἦσαι τὴν ὕλην τὸν θεόν; apkune TEOPUM ERITH ΕΥ̓ 106,1 — πρὶν᾽ δημιουργὸν γενέσθαι τὸν θεόν ; mais nous avons ailleurs une traduction moins servile : Apksae caomzenia MPOCTBIX 5 τρὶν τὰ ἁπλᾶ συνελθεῖν. Ce tour a un parallele en vieux slave : dans la traduetion de l’Evangile, πρ πρίν et l’infinitif est rendu par nokaae aame ne et le present ou l’aoriste, mais |' Evangile de Sava repond par npkaac zzırH ERCEMOY MIHIOy — Jean, xvır, ὃ πρὸ τοῦ τὸν κόσμον εἶναι ἃ πρΈπαε ΔΑ NE BAICTA uhch ΠΗ des autres textes (voir V. Pogorelov, Sa filosoficke fakulty university Komenskeho, V, p. 27). Avec la preposition akaa, nous trouvons : mourenia akaa ἡ Mno ἡ Ra mpozsarn 68,6 « pour adorer (la statue) et l’'invoquer comme dieu » : l’infinitif n'est pas proprement construit avec la pr&position, mais il est en l'air dans la phrase. La construction de l’infinitif avee le verbe « etre » exprime lidee de possibilite ou d’obligation : mnome Eern pen 10,9 == ὡς ἔνεστιν εἰπεῖν, “τό € undzahma τλλτη 14,45 — τί δεῖ πλείονα λέγειν, NECTB ... ΞΑΤΒΟρΆΤΗ 4,4 --- οὐκ ἔστιν ἀποφράττειν ; ie stkäme sHaktu 14,10 — ἣν ἰδεῖν, m nano vEÄme cH CHBICAHTH 16,8 — πῶς γὰρ οἷόν τε ἦν ταῦτα ... ἐννοεῖν; mode de phrase subor- donnee sur... rropntu 102,4, ete. (voir p. ıxıv). Cette construction du verbe 696 METHODE D’OLYMPE. (exvun) « etre » et de l’infinitif a joue un röle important en slave : elle a fourni le futur duratif de plusieurs langues slaves:: russe, teheque, οἷο. et aussi moyen serbo- croate (non sans contamination avec le futur anterieur, et compte temu de linfluence du futur allemand). L'infinitif gree est conserve dans des phrases comme nYza ἡ πομπὸν CATEOPENOY KRAITH" ἠχ κε BO ἸΛΟΤῊ CATBOPENKI, ἡ TEMZ TAKOME Noymen KRITH CATROPENOUZ 96,11-12 — ἀνάγχη χἀχεῖνο γενητὸν ὑπάρχειν᾽ ὧν γὰρ τὰ μέρη γενητά, ταῦτα ὁμοίως ἐξ ἀνάγκης εἶναι γενητά, eb de meme 24,15-16. et sans doute 56,6 (mal compris); peut-etre aussi dans zAo ze npkeaoymanie, W nerome 5 ZABKTZ BnAcTH TAROY 8A,11-12 — τὸ δὲ κακὸν ἡ παραχοή, ἐκ τοῦ προστίμῳ περιπεσεῖν τὸν ἀνθρωπον, si le traducteur ἃ lu ἐξ οὗ au lieu de & τοῦ (voir p. Lxıı); mais ΕΜ ΤῊ 50,14, dont le sujet seyn n'est pas au datif, n'est qu'une alteration de za = γέγονεν. Un autre exemple du m&me fait a et& provoqu‘ par une coupure fautive de la phrase greeque : nfkcaoymanie Ako H ὙΤῸ CRRIRADMMK CA... penä" Thu me oYRo JAK$ Aerun’noym nmpinmarn saznr 86,13-15; dans le passage analogue peny" ΤΠ πὲ ΟΥ̓ KToy ... AAkıNoy 72,1416, le partieipe a et substitue ἃ linfinitif apres le verbe « dire » (voir p. LXV). L’infinitif pour le mode personnel apparait en proposition completive dans ΒΡ Ἐπ Eanno ScTanıiaz € αὶ NEMEKE TOKUD Tokrosarn αὶ 80.5.0 « il a fixe un temps οὐ prendre de la nourriture ». Ce tour est connu des premiers traducteurs : ne HUMATZ KO yeco Kern Marc, v1, 36 —= τί γὰρ φάγωσιν οὐχ ἔχουσιν. Mais l’infinitif du οτος est rendu par d’autres constructions dans les exemples ui : TEN 4 102,1314 — οἱ suivants : NH COyIpeNZ KHINA ΗΕ ... NOKAZATH CA MOTHM 2.12.14 ugs τιον δείχνυσθχι (Voir P. LXV); CATRopH Anome Kkaoıa cere noaarn 104,15 — ἐδημιούργη- σεν ἐν ᾧ (lu peut-etre ᾧ, sans ἐν) γνωστὸν παρασ εῖν ἑαυτόν : linfinitif apres mo me) est usuel, voir le Lexique. La phrase infinitive avec sujet ou attribut au datif est d’emploi libre, par exemple ἠπόγο mmucordme πὲ JAMXZ NO Kcem ἈΜΤῊ Morpamenk zeman 8,89 — οὐδὲν ἕτερον προσεδόχων ἢ ἅπασαν ἐπιχλυσθήσεσθχι τὴν γῆν. 5 Pour former la phrase infinitive, il arrive que le slave ajoute au texte gree : le verbe « ötre » : ὦ komnia peypm koy TEOPNM KRITH ZÄnKA 20,7 — ἐχ τοῦ φοβηθῆναι τῶν χαχῶν ποιχτὴν εἰπεῖν τὸν θεόν, οἷο. ; le sujet de l’infinitif : KpAcosarı EmY penoy 106,2 — τέρπεσθαι λέγω, etc. Apres les verbes signifiaut « dire », la phrase inlinitive est usuelle, mais ἃ cöte de la phrase participiale, et l’infinitif du gree peut etre rendu par un participe (voir p. LXV). Le sujet de la phrase infinitive n'est pas toujours au datif. Il peut rester Al’aceusatil en tant que complöment du verbe de la phrase principale, et aussi [exıx DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 697 a l’imitation du gree : xra ne nm ΒΕΔΑΙΒΑ nocaoywmarn zanonkan Ero Örunarn ἐπιὸν ἡ CHAOY HZBOAENTA 74 5 — τὸν θεὸν οὐ δοχεῖ (lu sans doute δόκει) προτρέποντα τὸν ἄνθοωπον πείθεσθαι τοῖς προστάγμασιν ἀφαιρεῖν αὐτοῦ τὴν ἐξουσίαν τῆς προχιρέσεως, οἵ de meme 54,11, 98,6-7, ete.; l’exemple enye ... ΜΗῈ ca nukrH BeipH IE, οὕτω ... ἔδοξας ἔχειν τὰ πράγματα reprösenterait un calque plus accuse du grec, 51} n’etait pas visible que le traducteur a compris « tu as sembl6& avoir les choses » au lieu de « tu as estim& que sont les choses » (ef. umk ca, et non "unk); dans akhnia ... peyemm unıtn 98,45, la forme akhnia, qui röpond au singulier πρᾶξιν, est alterce. Quand la phrase infinitive suit un tour impersonnel, son sujet peut &tre au nominatif comme sujet de la phrase prineipale : wennoymo 50 EN: pacTo- Auin nMTATH ca Ὑτὸ W yecoro 24,13-14 — ἀδύνατον γὰρ ἐν διαστάσει ἐξετάζεσθαί τι ἀπό τινος; et partieulierement apres unkrn ca: 10,17, 52,4, ete. Si le sujet de la phrase infinitive est ἃ l’aceusatif ou au nominatif dans des phrases de ce genre, Vattribut est volontiers au datif : ἡ τὸ Tpkkonanie Woran AOBpoy &roTa ZA0y ENTH NoKAgAeTR 68,9-10 « cette chose aussi, l’emploi (qu’on en fait) la montre tantöt bonne, tantöt mauvaise », et de meme 48,1, ete.; cf. ἐπε umurr mm ca npkırkneniw ... ΚΕΑΙΤῊ AA, 1. ἣ Mais l’attribut peut ötre lui aussi ἃ l’accusatif ou au nominatif: cn AkHcersa Ero pesemm ἘΜ ΤῊ 38,16 — ταῦτα αὐτοῦ ἐνεργείας εἶναι φής: HZZBOAENIE πὲ ME u. ΒΈΛΟΠΟ TH BEITH ΠῊ 34,5 — τὴν μὲν προαίρεσιν τὴν ἐμήν ... σοι φανερὰν εἶναι δοχῷ; et cf. 24,10. Le datif apparait, surtout apres le verbe « dire », comme sujet d'une phrase infinitive implicite : NM CALZ ... CAOBECH MOEMOY NE KOM AA KeRZ HensiTania Koyactkn 60,45: il ne s’agit pas ici de la construction du verbe « vouloir » avec le datif, mais d’un tour qui equivaut ἃ caokechH ... KEITH; ne penY mr διὸ zAA coyTKk 62,1-2 « je ne dis pas que ces choses sont mauvaises » Ξ HI ... KEITH 5 τάμε se SARY WEOTAA 2X ... 36,13 — λέγομεν δὲ τὸν ἄνθρωπον ποτὲ μὲν χαχόν... = ΛΆΜ... ZA0Y KBITH), avec l'attribut au cas « absolu » (voir p. τι) au lieu du datif; akheruYnpaeus ECTBO xdpeum pen 36, 11 — τὸν ἐνεργοῦντα οὐσίαν φάναι (E εἶναι) θέλεις ; et sans doute 280 Re pen 5 npk- cnamaniw 86,12 (S’ npecasmAnid) « je dis que la desobeissance est (le) mal ». Dans ἐπε πὸ poaoy phxwWnz 56,6 « ce que nous avons dit (&tre) genre » (suivi d’une phrase inlinitive), e’est l’attribut qui est au datif. Conjonctions. — Les eonjonctions suivantes appellent quelques observa- tions: ἀιμε peut traduire εἰ (πότερον) du grec dans la double interrogation indi- ι 698 METHODE D’OLYMPE. [xx] reete : ran Äme ... Han 50,5-6 — λέγε πότερον ... 7, et cf. 92,67; mais le tour correct ΔΗ ... Han est le plus usuel: pazaoyıena an coyTa ... ἀλὴ 24, 17-26, 1, ete. Les titres pr&sentent le tour mixte ἀπμε ... AU... Ham 50,4, 68, 17-18. ἀπμε ... ar apparait lorsque le verbe est separ& de la conjonction condi- tionnelle par une phrase partieipiale : ἀπε me τὸ me CTKopWAro nnyTöme (lire sans doute nnucoxe NEMOAOKNAIX AA norYEuTR 66,5 — ἐὰν δέ τις τὸν υμηδέν τι τῶν ἀπηγορευμένων πεποιηκότα ἀναιρήσῃ, et de möme 78.9-10. b ἀιμε πὸ parait constituer une phrase au sens de « car s’il en est ainsi », mais les exemples s’en trouvent dans deux passages 6&galement alteres ἀμμὲ πὸ ἡ καὶ πειδηπε ca ΠΟΛΒΗΞΑΤΗ LINHTR .„.. ΠΟΛ3 1 npinuerk 42,8-9 — ἢ γὰρ (lu εἰ γὰρ) καὶ πρὸς ὃ χινεῖσθα! δοχεῖ ... ὠφεληθήσεται ; λιμε Bd ἡ ce NOYZKA 16, 17-18, 1, en re Sard de 4 ei τοῦτο, ἀνάγχη (man. D). 50 apparait dans une serie d’exemples, non au sens de « car », mais avec une valeur plus ou moins adversative, pour ze ou oy50 attendu : ® ka 50 70,4 — πρὸς μὲν τοῦ θεοῦ, mais la phrase est rattachee ἃ ce qui pr&cede dans le manuserit S'; particulierement apr&s «me : &xe zo nemomenz 48,13 — τὸ δὲ ἀδύνατον; Eike πὸ poaoy pkxwWuz 56,6 — ὃ δὴ γένος εἴπαμεν; MAnöme 50 22, 14 — ὅτι μέν (var. μὲν οὖν), 8,13 — χαὶ χαθάπερ, et ef. 62, 17, 74,7, 92,10. Apres un mot termine par -e (mais non «κε — mac), la particule ze est proscrite. Ces exemples indiqueraient que son substitut peut &tre πὸ ἃ cöte de oyro (— μέν, δέ), mais il peut aussi s’agir, soit de passages oü le traducteur a mal compris ou rendu librement son texte, soit d’alterations de oyBo en EV. Nous trouvons deux fois πὸ oyso : ἡ ὦ cuxz πὸ οὐπὸ 24,17 — χαὶ γάρ, mais peut-etre ἀν qui suit &tait-il altere en οὖν, A... zo etant la traduction normale de χαὶ y&o; Era me πὸ οὐπὸ 32,12 — ὅτε τοίνυν, ce qui peut s’analyser en ETAA Kt — ὅτε Sulvl — τοίνυν. avec la forme zo substitude A mie precedent. ἊΣ en Re du sens final et du jussif (3° pers. sing. : A,8, ete.; 1" pers. plur. : 24,17; 3° pers. plur. sans . Nous le trouvons aussi dans-la phrase completive ce zo nkAme wand ἢ KeAHKO, aa nikin ἀλκὰ baoakerk Αἴλβολον 96, 11-12 « que I’homme, athlete de Dieu, füt vainqueur du diable ». u exe est nettement conjonction dans nz ἐπι πρέμεν μαιὰ ὦ ἤλ πρίπλα ΗΠ πε ΒΜΤΊ ΠΑ] ὦ Repm KAKOBACTBOMK pseum A6,9-10 — ἐχ δὲ τοῦ τραπῆναι [uxxt] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 699 πρὸς τοῦ θεοῦ τὰς πρώτας τοιαύτας περὶ τὴν ὕλην γεγονέναι ποιότητας φής; EM regard de zane dans zane ... moaayn 84, 10-11 — ἐχ τοῦ ... χατηξιῶσθαι. x(z)ae traduit ἀφ᾽ οὗ (qui ἃ pu ötre lu ὅπου) : na Kae ὦ ἕλ vAnz un 48, 9-10 — ἀφ' οὗ δὲ πρὸς τοῦ θεοῦ ἄνθρωπος γίνεται. Il sert ἃ rendre le gree ἅμχ ἀονδη! linfinitif dans nz καλὲ A samoysame ca 11ope 8,1011 = ἀλλὰ γὰρ ἅμα «τῷ χυρτωθῆναι τὴν θάλασσαν; οἴ. Sreznevskij, eitant la traduction de Jonas, ıv, 8: Kae BAZHAR cAnıjE Ξε ἅμα τῷ ἀνατεῖλαι τὸν ἥλιον. Nous trouvons ailleurs u(alene au sens de « alors que » : Hremie NM BAHKHRA NUIHXZA MIOKETR KTO URICAK HEN“ skaatn 100,8. y%k ἡ 26,15 (suivi de la glose Anome, repond ἃ εἴ γε δή, var. ἅτε δή. Les phrases negatives. — La negation est frequemment repetee (voir Meillet, Revue des Etudes slaves, VIII, pp. 171 et suiv.) dans des cas comme : ἡπότγο HWICOTORE NE JAHXZ 8,8:.9 — οὐδὲν ἕτερον προσεδόχων, NHUTÜME (lire sans doute NHICORE) He Wen Euoy ἥη HHYCOTOKE ... IIAARZ 78,12-13, etc.; um CACTARACHIA ne auoytk 106,13 — οὐδὲ τὴν σύστασιν ... ἔχουσιν, et cf. 60,4. Mais nous trou- vons aussi, comme en grec, la nögation unique : caoy ὃ NMIA πη πο ες 12,6 — συνυπάρχοντος αὐτῷ οὐδενός, NMEAnnomEe ΠΟΓΉΡ [ΟΣΥΒΟΡΗΤΗΙ Ü ΝῊΧ --- akırn 70,17-72,1 — οὐδ᾽ ὁπότερον αὐτῶν δυνάμενον ... ἐμποιεῖν, EtC.; le cas de ww’ πὸ CAKJAMALIE MSCTH NÄKAKOME 14,7-8 est plus douteux, et il faut sans doute rötablir ὧν’ πὲ ; dans ne πόβ ca umuchrome A,8-9 — μηδὲν πεφοδημένος, la negation we a 6te rajoutde par une main posterieure. Nous avons A...ne pour um \... me) dans nz ἡ KARUATO Ne ukaaue 72,13 — ἀλλ᾽ οὐδὲ τὸ χρεῖττον ... ἠπίστατο, et de möme 102,1. Inversement, un appa- rait pour u... Ne (HH ... ne) dans ne xork .. NH Τοῦ AkaAA WEARACNZ EhITH 92, 14-15, phrase qui veut signilier « n'etre pas manifeste ἃ cause de cela », et qui signifie en fait le contraire; mais nous pouvons conjecturer WEARAENZ EBITH. Dans la phrase πὸ Ὑτὃ me πὲ... ne moroysu Ero 94,19-96,2, il ya reprise de la negation apres une phrase participiale. Les compos6s ἃ premier terme negatif sont formes librement (voir p.ıxxxun); il semble m&me que nous ayons le verbe neoyapzmarn ca « faire preuve de manque de retenue » (cf. v. sl. neoyapzaanz) dans xoraue cene HEOYApZKATH uksaso 10,2, mais le passage est assez obscur. Ces compos&s negatifs peuvent etre eux-memes ni6s : ne NECATKONENA 50,18 ΞΞΞΞ: 00% -... ἀγένητος, et de meme 54, 19-13, 90,14: ne wecmnicaenz 86, 8-9; — Ne nenkgoym 16,2 — οὐχ ἀπιστῶ; ARo πὲ mepazankeum 22,15 — οὐδὲ σὲ ἀγνοεῖν; Ne nentattu 86,9. 700 METHODE D’OLYMPE. [uxxu] 6) L’aspect. Le present perfectif apparait dans des phrases de caractere general : ETOME MNOTOKAHI CARWAA DAKKI KACKOM ΠΟΟΛΑΊΠΑΤΗ I,12-4,1 = ἧς χἂν πολ- λάκις ἀχούσω πάλιν ἀχούειν ἐπιθυμῶ, et ck. 4.0, 36,12; specialement pour indiquer une modalite partieuliere d’un cas general: nz ἀπε ὠπιμογότι. KTo πὰ cnoeli KENK..., BATO K0E CAKOKOYTIAENIE KOYALTR 64,10-11 — ἀλλ᾽ ἐὰν χοινωνὴ τις τῇ -Sı γυναιχί.... ἀγαθή τις ἡ κοινωνία γίνεται, et cf. 36,3,8, 38,14, 66,2, ete.; ou dans les comparaisons : MKoMe 50 OYIHTEAR ἐν HENOYCTHTR, etc. 96,12 et suiv., et de meme 9,15. Le present perfectif peut repondre ἃ un aoriste d’habitude du grec κοῖς CA TAKIO ΟΧΛΥΎΗΤΕ 42,2-3 — ὡς ἔτυχε « au hasard ». Le prohibitif appelle l’imperfectif : Ne oyskran 62 φύγῃς. La regle selon laquelle le perfectif slave r&pond au theme de l’aoriste ἀπ grec, et l’imperfectif au thöme du present, est generalement observ6e, mais non rigoureusement. En partieulier, les infinitifs compl&ments de verbes prennent volontiers l’aspect perfectif: naanız ... ΟΥ̓ ΒΟΉ ΤῊ 8, 13-13 — πράττειν᾽ ἀναγκαζόμενος, ἡ 3᾽ Αφέιμη Ne APAZNETR 8,15 — λέγειν οὐ τολμᾷ, ΜΟΓΕΙ͂ ... ΠΡΈΜΕΝΗΤΗ ΘΕ ae δυνάμενος ... πρέπειν, EiC. Le theme de present προαιρεῖσθαι est rendu assez regulierement par le perfectif nzsoantn : Hznoansz 26,12 — προαιρούμενος, etc. Il ya une sorte de transposition des aspects dans des cas comme zanpamarn hzsdanmoy 44,11 — πυθέσθαι προαὶϊρουμένῳ. Des partieipes presents imperlectifs (employ6s ἃ cöte de saaayı-) paraissent tenir la place de partieipes futurs dans nmposkanın Alasona Weroynanpa ἡ ἐν TBOpA 92,16 « prevoyant que le diable deserterait et ... ferait », mais l’original grec manque. Le partieipe present perfeetif saaay-, ἃ sens de futur, est atteste dans une serie d’exemples : soyaaıpnx Kkaknie 92,11 « la connaissance de l’avenir », et de m&me 92,4, 6, 7, 13, 94,8, 96,7. Ce partieipe apparait aussi avec valeur de present : ἡ τύ Arie Toua nYaaıp$y 10,13 — εὐθέως δὲ γινόμενον σκότος, mais son sens est momentane, et different de celui de l’usuel ΝΙΝ « etant (de facon permanente) » : la phrase indicative serait (Eraa) τα πα raAeTR « (quand) l’obseurite se produit » (voir ci-dessus). Les autres exemples de partieipes presents tires de verbes perfectifs ont peu de valeur: nopanoTa 72,4 — δουλαγωγῶν. Si la forme n’est pas alteree, elle est artifi- cielle : le traducteur a calqu& la conjugaison greeque, au lieu de recourir & limperfectif rare πο μα ΒΑ ΤῊ; : -Χ χα} DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 701 Πό ΙΔ ΠΗ 48... --Ξ ἀντιλαμβανόμενον, ἃ οὐϊό de linfinitif moswrn 48,6 αἰσθέσθαι, A8,9 — ἀντιλαμβάνεσθαι. L’imperfectif derive nouwsarn apparail ailleurs dans la traduction de Methode, comme dans celle de Gregoire de Nazianze (Sreznevskij, Materialy). Voir p. τιχχν. Les formes du type πα ϑαδιμε 70,1 rösultent d’alterations (voir p. ΧΧΧΙΧ). Le cas de cuorpa 10.3 — σχοπῶν, en regard de cuorpnru 12,7 — σχοπεῖν et du perfectif noenorpn 68,9, doit &tre different. Le verbe czuorpurn est perfectif dans les plus anciens textes (Ev., Ps.), mais il semble avoir des emplois imperfectifs dans le Suprasliensis et en slavon, et cf. le russe cmorprbrp; la forme morpurtn parait recente et secondaire. De l’imparfait perfectif, nous avons un bon exemple : πά καλὲ Mi BAnoyuAue ca mope mann pazmaaue ca 5 ca 8,10-11 — ἀλλὰ γὰρ ἅμα «τῷ - χυρτωθῆναι τὴν θάλασσαν πάλιν ἀνελύετο εἰς ἑαυτήν (BANOYYAUIE ca est ambigu). Cet imparfait exprime nettement οἱ la rep6tition dans le passe d’une action momentande (voir Meillet, Etudes, p. 81). La forme cranax 10,15 — ἐπαυόμην doit sans doute etre corrigde en cTamgx- Les verbes suivants apparaissent imperfectils : TAACHTM: part. pres. raacapnxz 6,6 — (συν)αδόντων (cf. Supr.). aatu dans ne AAcTR 20,11 — οὐκ ἐζ, etc., part. pres. Ne AAAT (voir p. XLIX). pen. Ce verbe, au sens de « dire », est ordinairement perfectif : il röpond A εἰπεῖν et s’oppose A rAaTu — λέγειν ; son present a valeur de futur : peuern 24,5 — λέξει, peyeum 50,13 — φήσεις. Mais le present pena est imperfectif au sens de « je veux dire », « Asavoir »: penoy 15,5, pen ne 6,5, 18,1; et surtout au sens d’« aflirmer ». Dans cette derniere acception, il traduit generalement φημί, mais aussi λέγω : 44,3, etc. L’usage de traduire φημί par pesa remonte au moins ἃ Jean l’Exarque. Le verbe peu garde l’emploi ancien de l’aspect dans les verbes simples perlectifs (voir Meillet, Etudes, pp. 16-17), particulierement la oü il a son sens primitif de « fixer », « affırmer », bien conserv6 dans les formations postverbales (poxz, etc.); cf. (ne) aaTn, imperf. « (ne pas) permeitre » (sens fort). La locution usuelle pexzue — τουτέστι, qui apparait des le Clozianus (I, 140) et Jean l’Exar- que, fournit le premier exemple sür de forme fixee de gerondif (« en voulant dire », « on veut dire », pluriel indetermine); cessant d’etre une forme ver- bale, elle a perdu du möme coup sa valeur temporelle de participe passe, de m&me que le serbe moderne mouer « en commengant ». L’aspect perfectif de xon»yarn, non attest6, est garanti indirectement par l’ıimperfectif sonnyasaera (ca) 10,4 — καταπαύει, et cf. sans doute 6,12. Les formes ἃ preverbe qui restent imperfectives sont : aoskakrn; czApaT 702 METHODE D’OLYMPE. [uxxıv] KATH; pacromtn; pkAZ AERATH — προχεῖσθαι, qui est plutöt un compose& qu'une forme ἃ preverbe ; pazoyukrn : πὸ Ne nepazankeum 22,15 — οὐδὲ σὲ ἀγνοεῖν, imparfait pazankAxz 16,14, mais ἃ cöte de la forme derivee pazoyukrarn 20,4, 42,5; le perfectif esi nopazoyukn : E ἐπινύησον. Pour cz ΜΟΤΦΗΤΉ, qui ne doit pas etre une formeä& preverbe, voir ci-dessus. L’aspect du verbe analogue c(z)umcantn 16,8 — ἐννοεῖν, 18,16 — φρονεῖν n'est pas net. Il y a deux verbes nzukıparn : !’un, au sens « d’exprimer », « expliquer » (ἐκφράσα!), est perfectif : nzskıpam 100,10 « jeexpliquerai », et cf. or ziskıparn, perf., ἀνθὸ son imperfectif Oskypasan 42,15; l’autre, au sens d'« etablir » (βεδαιοῦσθαι), est l’imperfectif de nzskerurtn : c’est ui que nous trouvons sürement dans haskparh 58,17 « &tre etabli », azskıpan 92,13 « jetablis », « je conjecture ». Nous noterons les imperfeetifs deriv6s suivants et leur flexion : napnyarm et napnsarn (voir p. xxxıx). Les deux formes se rencontrent en slavon russe. Le russe conserve mal le jeu des alternances dans ce type de formation imperfective : il repond par asirarp ἃ v. sl. anusarn, et il a meme transform& en ıyratp la forme ıyskarı du petit-russe (cf. slov. pojati), itöratif de naanrn; — pres. napnuw 78,16, part. pres. napuya 90,8 mais WpnyAru 20,11, part. pres. Wpnyaä 70,15; @ukrarn 58,12, 88,6,. sukrarn 2,8; prös. ὥὕμειμετε 16,9, 10, part. pres. @rneypmwiparo 16,11 : le manuscrit δ᾽ confond % et e (voir p. xxxv), et d’ailleurs, depuis les plus anciens textes, nous trouvons cöte ἃ cöte -ukT- et -MeT-, en vieux slave (Meillet, Etudes, p. 16) et en slavon russe (N. Durnovo, JyikHOCA1O- peHcku Poor, VI, p. 39); nanncaa A0,14; sauckaa 10,16, en regard de n’zucnosarn 20,9; nokazaetk 24,13, etc. (17 ex.), A quoi repond frequemment dans 85" noxazserk : 100,17, 54,8, ete., forme qui n'est pas attestee dans 8"; part. pres. noxazaa 74,3-4 (S” moxazYa); — en regard de l’infinitif nosazesarn 104,11 (et 44,2, mais le passage doit &tre remanie); noxazarn traduit δεικνύναι 68,16, δειχνύειν 58,7, δείχνυσθα: 102,14, mais comme complement de verbe, et son aspect est douteux et plutöt perfeetif : il rend ailleurs δεῖξαι. L’imparfait est mosazame 12,17, 94,1, et nosazorame 104,2; NAKAZARIOy 72,16; cnazacın 90,13 (S’ cnazderz); ΟΥ̓́ΚΑΞΛΑ 64,10; hensiracuo 66,1, en regard de Acnnrosatn 56,2; &ranwaeuz 72,5, par correction sur bkanxoy&uz. Le thöme d’infinitif est. [ὑχχὺυ] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 703 atteste hors de la traduction du De autexusio, et il ala forme oranyosarn ca aor. okanxona ca Bo”, 216,4 (οἰ par Bonwetsch, 2° ed., p. xxım), part. passil "WR’AHXOBANn DO“, 347,% (Goörskij et Nevostruev, II, 2, p. 24). L’imperfectif 9EAHXOKATH (CA apparait dans les Feuillets du Zograph (I", 10) et est frequent en slavon ; un verbe okanwarn (ca) n'est signale ni parMiklosich ni par Srezuevskij; üspamaa 106,3. Les textes vieux-slaves et slavons ont onpazoBAaTH (Supr., 1. Ex., Greg. Naz.) et onpamatu (Zlatostruj, Greg. Naz.). Un imperfeetif oskrosarn en regard de oxkıparn est suppose indireetement par S” (zemam) Wukrosan’nYR 84,16, mais S' porte WEÄTHIW (voir p. LXXVII). En dehors du thöme d’infinitif, les formes d’imperfeetif derive du type en --QBATH Sont rares: &raoyenz 56,2-3; NOEHNOYRIEA CA 98,15, 100,13. Ces exemples nous attestent, d’une part une extension encore limitöe du type d’imperfectif en -ssarn, d’autre part l’existence d'un type flexionnel mixte MOKAZOKATH, PTES. IIOKAZAR-, ORAHXOBATH, PTES. ORAHINAKT. Ceci s’aecorde bien avee l’histoire ulterieure du suflixe d’imperfectivation -ovati (-yvati) dans les langues slaves : les innovations ont pen6tre d’abord dans le theme d’infinitif, ‚comme le montrent pol. pokazywad, pr6s. pokazuje-, S.-Cr. HORA3UBATH, Pr6S. nokäsyje-. Un type -sarn, pres. -x- est faiblement atteste par pazoyuksarn, - pres. (nelpazaukeumn; cl. peut-Etre πόθο μη. en regard de no4wBATH, PD. LNXII. L’imperfeetif de zarsopnru est zarkoparn A,4, zarsopame 2,7 : c'est la forme russe, pour un plus ancien zarsapmrn. Le russe ἃ generalement perdu Valternance vocalique dans les dörives des verbes en -utn; il peut d’ailleurs s’agir d’un fait orthographique, l'akanie confondant ὁ et A (voir p. xxxvi). Pour la forme OYCTPAUIAAAMT 68,17 de 8", voir p. xxxvil. ΤΙ n’y a pas d’exemple net de perfectivation par le preverbe « vide » 513: ἃ valeur uniquement morphologique : des formes comme παχύ! 4,1 relevent ‚du vocabulaire. L’imperfectif uoyn semble former son perfectif au moyen d’un tour peri- phrastique : nopenz koyaet(n) 80,2, 5 « il pourra ». D. — Voecabulaire. Le copiste russe de 5.) parait avoir bien conserve& dans l’ensemble le voca- bulaire de la traduction primitive de Methode, tandis que S’ le modifie quelque peu (ef. Bonwetsch, 2° ed., p. xxım). Ce vocabulaire est manifestement vieux- slave (vieux-bulgare), mais il atteste un etat quelque peu tardif du vieux slave. Nous trouvons par exemple' : saazı « ἃ venir » (Mar., Euch., Supr.), et 1. Les mots sont cites dans l’orthographe vieux-slave normalisee. Pour le vocabulaire compare ‚des textes vieux-slaves et slavons, voir surtout ‚Jagie, Entstehungsgeschichle der kirchenslavischen Sprache, et les Lexiques de Miklosich et de Sreznevskij. 70% METHODE D’OLYMPE. [LxxvI] non rpaazı (le verbe rpaaä n’apparait pas); KAacTk — ἐξουσία, et ΠΟΙ OBAACTK; BPAUR BPAYERZ, KPAYREA), et NON BAAHN; UM — xöouos (Sav., Supr.), et non Khch MINPZZ OCTAKAKNHR (Et NONOYIITENHK , Et NON OTANOYIITENNR;Z οἵ. la forme kpatz (Sav., Ostr., Supr., Feuillets du Zograph), et non zparpz; kpzumtu(Supr., Pand. Ant., Greg. Naz.), et non ΠΗΤΈΤΗ, NHTATH; MOWTR- no xcrz (Feuillets du Zograph, Greg. Naz., etc.), et de m&eme mowTaNZ (Supr., ete.), nenmr»no (Feuillets du Zograph, Greg. Naz.), et non 52 zu10ak- NO; Npanz (J. sx., Supr., Feuillets du Zograph, Greg. Naz.), et non oszıyan; cAKopz (Supr., Greg. Naz.), et non cäNhMZ (Ev., J. Ex.); czgzıtH ca (Ev., Supr.. Feuillets du Zograph) et CAADYUHTH CA (Zlatostruj, Izbornik de Svjatoslav, Supr., Greg. Naz.): IPHKAMYHTH CA (Ev.) est INCODNU; CAKAZANA — δεσμώτης, cf. casazanzın — ὁ δέσμιος dans les Feuillets du Zograph (Τ᾿. 1). pour ὀχ 388 de l’Evangile; canocraTz (J. Ex., Supr., Greg. Naz., ete.) et canscTATRNHKZ (voir pP. LXXXI), POUr cankfk (Ev.), cAnRpaNNKZ (Supr.); Kaksuna — οἰκία (Zla- tostruj, Izbornik de Svjatoslav, Supr., Greg. Naz.), et non Xpauız, XpALIHNA (ἃ cöte de avız 12,13, qui designe specialement le home). Les mots suivants ne sont de m&me attestes qu’a partir de l’&poque de Simeon : saznuntn (J. Ex.); sannmte (J. Ex., Supr., Greg. Naz., etc.); KoTopa (J. Ex., Supr., ete.), soroparn ca (Supr.); kouroyna (J. Ex., Zlatostruj, Greg. Naz.); u»yaTz (J. Ex., Supr., Greg. Naz.); npecrurn (Izbornik de Svjatoslav, Pand. Ant., Greg. Naz.); et cf. la forme sauzısz (Zlatostruj, Supr., Greg. Naz.). Hors de la traduction du De autexusio, Gorskij et Nevostruev (II, 2, p. 24) signalent les mots noaata (Supr., Greg. Naz., etc.) et nopoaa (1. Ex., Supr., Greg. Naz., etc.). Les particules et les adverbes sont de m&me d’un type relativement recent : Toy axur (Zlatostruj, Supr., Feuillets du Zograph), pour asık des premiers traducteurs; axzı (Ὁ ex. dans S’ — en grande partie &liminös dans Θ᾽ — ἃ cöte de mso m) n’est fröequent que dans le Suprasliensis, et aussi dans la traduction de Gregoire de Nazianze; zaxuo 10,19 (S’ necma), et voir Gorskij et Nevostruev, II, 2,p. 25, peut-tre pour szxuz ou szxma : le mot apparait chez Jean l’Exarque KAXUA|, dans le Suprasliensis \RAXZMA et KAXZUZ et dans les Feuillets du Zograph |BAXAMA 5 KATOPOK (Cloz., Supr., Feuillets du 25, πρίν, et non npkias, ΠΡΧΒΈῈΚΣ Zograph), et non zaropnyem; Apesar — 7 ΠΗ ΓΜ ΠΝ ΑΝ, MINÖTKERAKI (3 EX., voir p. xuva) : la forme πα αὶ norzı- (cf. vieux serbe unornurn, S.-er. mnogis, ete.) ne se rencontre que dans les Feuillets du /ograph (Il', 15) et dans le Prologue, les textes vieux-slaves (Sav., Cloz., Supr.) ayant gendralement la forme πα ἃ nora-; ne ro nz (J. Ex., Supr., Greg. Naz.), et voir Gorskij et Nevostruev, II, 2, p. 25, qui rappelle le gree οὐ γὰρ ΠΡ ΟΝ DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 705 ἀλλά. mais qui repond d’ordinaire ἃ χαὶ γάρ; oae (Supr.), Cerit ὦ ner 6,1 ortan (Ostr., Greg. Naz., ete.), et non Tan (Ev.) ); NPAKOR (Cloz., Supr.), et non npzuER ( (E v.); 0A MpAKA ehoraik de Svjatoslav, Feuillets du Zograph), ἃ cöte de πὸ npasa (Ev., Supr.), et de nexonn 102,7; ck oyso (Supr.), et oyno cc 10,1 ἃ linterieur de la phrase, avec une autre place du semi-enclitique oyso (mais l’ordre des mots’peut avoir &t6 modifie par les copistes), et de m&me ct 60,9 (ou ce H, VOIr P. XXXIN) — ὃ J. Ex., Supr., Greg. Naz.); y%k n, et voir Gorskij et Nevostruev, ibid. (J. Ex., Izbornik de Svjatoslav, Supr., Greg. Naz.); upkez (J. Ex.. Izbornik de Svjatoslav, Pand. Ant., Greg. Naz.).. Et cf. la locutiou adverbiale κόνει 4,2 — τὸ τέλος (Supr.). Les mots suivants, sans fournir de donndes chronologiques nettes, peu- vent aider ἃ pröciser le groupe de textes auquel appartient la traduction de Methode : zaareakr» (Ass., Zogr., Supr., Feuillets du Zograph, ete.), et non BaaroaaATR (Mar., Ostr., 1. Fx., οἷο); kAmkHuKA — ὁ πλησίον (Ps., etc.), et non nenprAnn (Ev., ete.): KeAHKZ, et NON KeAHN; KAYATH (S” NAYATH), KAUAND, mais ordinairement μα τη, NAYAAO, NAYATZRZ, Akam (plus de 30 exemples), akanına (2 ex.), et jamais paan, qui n’apparait que dans S” (2 ex.); munoTz — 750v, comme dans Cloz., Supr., J. Ex., en regard de zutur — τὸ ζῆν, ΠΟΤ ΗΚ &ios, et anzu» ne se rencontre pas : les Feuillets du Zograph ont de meme kuTHuR I, 5 — βίος, IT, 15. IT, 9 — ζωή, et non anzu»; ukcayk — σελήνη, et non aoyna (J. Ex. a aoyna, Greg. Naz. a les deux mots); mocaoylIBCTROBATH (Ass., Ustr.. Supr., Greg. Naz., ete.), et non cAnkAkTEAHCTEOBATH. Nous signalerons aussi le doublet aoxsann= AoBARnKk 98,11, adv. ), δόμος ann (3 ex.) : la premiere forme, derive de verbe du type de ascronnz avec le vocalisme de ΔΟΒΑΛΈΤΗ, se trouve dans queiques exemples de l’Evangile, dans le Cloziauus, les Feuillets du Zograph, ete., et elle est usuelle dans le Suprasliensis et aussi dans le slavon russe des xı'-xu® siecles (N. Durnovo, Jyzuocaogeneru Pırsoaor, Vl, p. 11); la seconde, qui appartient au groupe ec -des derives de substantifs, est en regard du postverbal Δοβῦλὰ Euch., Cloz.), et elle tend, des la traduction de !’ Evangile ou ses plus anciens En ἃ supplanter la premiere. Le manuscrit du χα" siecle de la tra- duction de Gregoire de Nazianze presente les deux formes, comme S'. Nous noterons les traductions suivantes d’expressions religieuses con- sacrdes : zemam WEÄTHIW 81,10 — τὴν τῆς ἐπαγγελίας γὴν (lzbornik de Svjato- slav); s nazack Ero 6,2 — ἐν κόλποις αὐτοῦ (Jean, ı, 18, ete.), et voir Gorskij et Nevostruev, II, 2, p. 27 : χόλπος est rendu par aomo dans l’Evangile, par (n Ν᾽ ἜΛΑ dans le Psautier et chez Jean l’Exarque, et la traduction par nazoyxa n’apparait que dans le Suprasliensis et dans des textes plus tardıfs. Hors de la traduction du De autexcusio, Bonwetsch (2° ed., p. xxıv) signale NENIHMZNR ὃ πονηρός. 700 METHODE D’OLYMPE. [exxvun] La traduction du De autexusio fournit un assez bon nombre de mots rares ou non encore signales, mais surtout dans la derivation, et sans apporter de donnses lexicographiques bien nouvelles. En dehors d’un bon exemple de rpanz 8,2 — στίχος, qui est peu atteste ἃ date ancienne, ıl faut noter la forme verbale szyeanum ca 8,5, dont le sens probable est « s’&tant dressee » (Bo) : un verbe zz/(c'yeantn (ca) n’est pas connu par ailleurs, mais la Chronique de Jean Malalas presente l’adjectif szıpeaz, qui doit traduire ὑψηλός, faute pour ὑπόσιμος. Bien que les deux mots soient egalement isol&s et d’interpretation un peu douteuse, ils ont quelque interet pour l’etymologie de la racine verbale "cel- et de son derive en -s- delo, et 115 confirment le rapprochement avec lit. keliüu, kelti « lever ». Verbes. — Dans les formes ἃ preverbe, nous trouvons un apa® : KAZKANpA- warn, visiblement ere& pour repondre au grec προσζητεῖν. D’autres formes sont deja connues, mais peu usuelles dans les textes: KAKOYIIHTH CA, BACHPAWATH, KACAAATH, omHcATH (J. EX.), OTZNpECHTH, ΠΟΒΑΠΡΑΙΠΑΤΗ (Supr.), NOPREANORATH, NOCALOTPHTH, ΠΟΟΥΠΙΤΑΤΗ (Supr.), noyoyrn (Supr., et cf. !’imperfectif nosoysarn Greg. Naz., voir p. LxxvIn), ΠΡΟΒΗΛΈΤΗ (pour un plus ancien npozspkru Ps.), npo- utakru (J. Ex.), npoaZBATH, PACTPOHTH, PACHHNHTH, CAAPATHATH, OYBcAHYHTH (J. Ex.), oyspamrarn (Supr.), oyaamru (subst. verbal oyaannie 68, 13); nanonn- ΜΆΑΒΆΤΗ 6,12 n'est sans doute qu’une correction de 5". Le groupe des verbes denominatifs en -oKATH |-hKCTEOBATH) presente ‘galement une forme nouvelle : pxIERETKOBATH, er&ation du traducteur, dont le participe present PBIERCTEIRIMEN 8,3 (instr. f&m. sing.) rend l’'homerique ἰχθυόεντα ; le verbe nenpagn Ak CTRORATH (3 EX.), qui repond ἃ ἀδιχεῖν et ἃ χαχὸν πράττειν (OU χακοπραγεῖν 9), ne se retrouve ailleurs que sous une forme un peu differente : menpansaosarn Greg. Naz. Nous pouvons signaler en outre : EAATOAKHCTKORATH — εὐεργετεῖν (Greg. Naz.), BRABCTEOKBATH — χινδυνεύειν, Aku- CTEOKATH — ἐνεργεῖν (J. Ex., Supr.), spacosarn ca (Supr., Greg. Naz.), eTpacte- κάτη (1. Ex., et cf. cTpacTosanHk Greg. Naz.). Gorskij et Nevostruev donnent d’autre part (ll, 2, pp- 25, 27) : cAKKCTRCTKOKATH, 'CAMZICADKATH, CANOICTATRT CTEOBATHZ MAKOCTOBATH (Greg. Naz.), CAAPAROKATH (Pand. Ant., Greg. Naz.). Quelques imperfectils derives sont nouveaux! : OTZZZIKATH; ORAHWATH, OU plutöt oranmar7, thöme de present (voir p.LxxV); la forme sanoyyamıe (ca) 8,11 peut etre un imparfait perfeetif‘ voir p. Lxxt), et ne suppose pas necessairement 1. Je veux dire, iei et dans la suite, inconnus de Miklosich et de Sreznevskij. Il ya quelques lexiques (6 textes particuliers, mais dont les donnees n’ont pas encore ὁϊ6 groupees. Il est bien entendu que des formes comme OTAZAIBATH (qui est usuel dans les langues modernes) ne reprösenlent pas des ercalions individuelles, et doivent @lre anciennes. Dans l’&lat acluel de la lexicographie et de la ehronologie du vieux slave, il est raisonnable de s’en tenir ἃ des indicalions sommaires, sans chercher une vaine preeision. L’essenliel est d’indiquer en gros l’aspect du vocabulaire et les proc6des de Jerivalion produelifs dans un texle donne. N [uxxıx] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 07 *sznayarn (le perlectif sznauntn est d’ailleurs peu atteste lui-m&me, ainsi que le verbe simple πα ΤῊ ca); — ourares dans les textes : oanpatn, onpazartn, OCKAAKKATH, PAZAHKATH; KAZHCKORATH, OTAATOAOBATH (Grög. Naz.); nonamaarn (Supr., Isaac le Syrien), cf. npousazaarn dans les Feuillets du Zograph, I‘, 5 (de ΠΡΗΒΑΛΗΤῊ NON encore signal& en vieux slave, mais qui se retrouve en petit- russe). Substantifs. — Les derives abstraits sont nombreux, et certaines formes, appelees par les necessites de la traduetion, sont nouvelles ou peu attestees ἃ date ancienne. Suflixes -Nuk, -THk. Sont nouveaux : KAPENHK — πρόληψις, BACATKACHHRK, ΒΖΟΧΟΤΈΝΗΚ Ξε: ἐπιθυμία (Si κοοχότ᾽ πτη 20,13 n’est pas une faute pour x xorknin, voir p. 1.01, AkucTKogannk (rendant ὅπερ ἐνεργεῖ), HOTAYANHR (S” HCTHNAHHK) — ἀπόρροιχ, NEXOTEHHK, VERIITERANHK —= χοινωνία, IINZITANHR — ζήτησις, npkenk- WIENHE — ὑπερύολή, OyAAMNHR (S” oyAoBarnnk); Gorskij et Nevostruev (II, 2, p- 25) signalent en outre nomaannk (voir p. ΧΧΧΥΠ) et pACTkn(A)EHHK (voir p. XL). Sont rares : BOHNHR (Greg. Naz.), KZZHMANHK, KACHZITANHK, MZILIARKNHK (serit nausıuraenienn 60,8), NEMOKENHR, NENIOCAOYWAHHR, NEOYKPALIENHK (Greg. Naz.). IBAKXOKACHHK (Greg. Naz.), OTZCTANARNHK (Pand. Ant., Greg. Naz.), noaAmNHKk, noasu zannk (Pand. Ant., Greg. Naz.), noasnmennk (Greg. Naz.), npopazoyuknnk (Zlatostruj), pacromnnk (Izbornik de Svjatoslav), canpaTannk; — NOAHTHK, npkartuk (Ραμα. Ant.). Il faut joindre ἃ cette liste, en raison de leurs sens speciaux, les substantifs verbaux moaoaenn« — θέσις, MONoyWTENHK — ἄνεσις (Greg. Naz.); et caukakunk «temoignage » (cf. caukakrean — ἐπιστήμων). Une forme curieuse est pAZAHYENHK ἐπιστήμη « Science, connaissance », et non — διαφορά (6 ex.), que S” corrige dans la plupart des cas en pazamunk : en regard de pazanın« usuel (Cloz., Supr., J. Ex., Izbornik de Svjatoslav, ete.), la forme pazamsenn«, qui peut resulter d’une contamination entre pazamınk οἱ pazaauenne, west signalde que dans le Clozianus (I, 106-107). - En regard de zzzaania 60,2 de 8", S® semble porter παξαλληῖλ, ἃ en juger par la copie de Bonwetsch : ce serait la bonne legon (cf. p. xxxvın). L’ortho- graphe ἄλληι, notant l’amuissement de 7 intervocalique, est courante en vieux slave (Ev., Ps., Supr.), et szzanannk est la forme des plus anciennes copies russes de textes meridionaux (lzbornik de Svjatoslav, Pand. Ant., Greg. Naz.). Le substantif verbal de nkrn est nkruk (J. Ex., Supr., Greg. Naz., etc.) dans S‘, ἃ quoi repond nkunk (Ev., Ps., Pand. Ant., ete.) dans 5". Suflixe -crzo. Est nouveau : YAAOpARCTKO — παιδοποιία, en regard de sanopoauk dans divers textes slavons. Sont rares : saarvakuctzo (J. Ex.), Apksonkanctko, TMOAOKKCTEO (J. Ex.), camoxoanctzo (Sbornik de 1076); cf. 708 METHODE D’OLYMPE. VLxxx] npecTRcTKo Signale par Gorskij et Nevostruev (II, 2, p. 24). Une bonne partie des abstraits en «ro du vocabulaire philosophique : kcTucTso, etc. (voir p. LXXXIV), sont cr6ös depuis Jean l’Exarque. Mais KAaKoKKCTKo — ποιότης n’apparait que dans la traduction de Gregoire de Nazianze, qui a egalement la locution sec KAKOBKRCTBA — ἄποιος: CAMOKAACTKCTKO — τὸ αὐτεξούσιον (ordinairement cau7 kaactknor) semble relativement tardıf. Nous noterons les formes : ΒΈΟΤΒΟ — φυγή : Bkerra 8,9 (S” ΒΈΓΖΟΤΕΛ), KRCTKÖUZ 14,3 (avee r rajoute par une main plus recente); JOyHCTBEO — αἴσθησις (S" YOYEACTEO) : Nous tTOUVONS YOyHCTEO dans le Supras- liensis, NOoyHCTERNZ dans le Zlatostruj, en regard de SoyEnActKo J. Ex., Supr., Pand. Ant., Grög. Naz., ne oyEACTKHR Euch., Cloz., Supr., Pand. Ant., Greg. Naz. La forme -crsur du suflixe n'est repr&sentee que par : CZTAACKCTEHR — συμφωνία, qui est un apaw, pour caraacnk (lzbornik de Svjatoslav, ete.); et peut-ötre amsoaknerkur — μοιχεία : loc. amswWaknerun 66,3 (voir p- xxxvim), mais le mot figure daus un passage altere, et le texte a ailleurs awsoakuerso (D.ex.), qui est la forme du Suprasliensis (en regard de awkoak- anne des premiers traducteurs). L’abstrait tirc de la racine msa- a la double forme mrctu« et unctsur des les manuserits anciens de l’Evangile, et οἵ. Supr. 449,1 npnunetkuk — Cloz. 793 npmmecrie. Nous trouvons dans le manuserit δ᾽ : wecrsne 70,14 (traduisant χίνησις, cf. Greg. Naz.), wecrzia 70,15, mais uncrna 10,8, avee x rajout& par une main plus r¢e (meerkia S”) : ef. usernu« Supr., IIBCTEHR Supr., Greg. Naz.; Omecria 28,2 : cf. ounerur Izbornik de Svjatoslav, Feuillets du Zograph, mais orzuncrsur Pand. Ant.; nomnerie 10,6, avec 5 rajoute posterieurement (nomecrkie SIT ΣΝ nomncruk Izbornik de Svjatoslav, mais nomsereur J. Ex., etc. Autres suflixes. — Dans les autres types d’abstraits, nous citerons apoyauna (Pand. Ant., Greg. Naz.); ΑΒ « haine » (4 ex.), qui peut valoir “RpamsABKA avec superposition de suflixes, et cf. Vadjectif awsospaiu5nnZ, en regard de spamsaa dans S" : cette forme nouvelle, qui n'est pas inconnue du TIOXBAAEHHE 12,1, qui rappelle egalement les locutions sZzAATH xbaaa (Ev.), cAABA AATH (PS.); ὕμνος — CaABA, dans cans$ zzcasuz npkeroma bw 6,1-2, qui signifie proprement « adressons la δόξα au Pere » : le mot usuel nkenr « hymne » figurait dans la phrase immediatement pr&cedente, et sa repetition a &te Evitee. Le traducteur est 51 habitue ἃ l’emploi de ἐν dans les hebraismes qu’il rend A tort cette preposition par ὁ ou par orz (voir p. ıvıı). Le « grammairien », γραμματικός, devient szin- annuxz, le « scribe », γραμματεύς, de l’Ecriture; etc. VI. — (ARACTERE ET DATE DE LA TRADUCTION SLAVE. Le trait caracteristique le plus frappant de la traduction de Methode est l’abondance excessive des calques du grec, non seulement dans le style et le vocabulaire, mais aussi dans la grammaire. Les hellönismes les plus marquants de la syntaxe ont &t& signales : l’emploi de ua, we pour rendre l’artiele du gree (p. 1x) et de autte —ei pour introduire l’interrogation indirecte (p. Lxıx), Vattraction du relatif (p. ıx), la construction de apesar — πρίν avec l’infinitif (p- zxvin) et de rpksosarn — χρῆσθαι avec instrumental (p. τιν), ete.; et,ala frontiere entre la syntaxe ou le vocabulaire et la morphologie, la forme determinde xucer — τὸ ὅλον (p. xrım) et l’extension du type des adverbes en -k (p- xLvn). Nous noterons encore les locutions : enge Aukru 32,1 — οὕτως ἔχειν « Etre ainsi », et de möme 22,3, 54,8, ete., d’ailleurs a cöte de traductions plus slaves: euye Ecrn A0,2 — οὕτως ἔγει, TAKO NM 52,16 — οὕτως ἔχω, etc.; aonpk Aukrn 32,7, 58,23 — εὖ ἔχειν, rorosk HMÄUZ 22,9 — ἑτοίμως ἔχω, et de meme 54,11; — Axome ...ὄ πὸ ἀςτήπε 20,3 — ὡς ἀληθῶς, ete.; Ark mno 44,6 — δηλονότι ; ne Eine 42,16, 44,4, 72,10 — οὐκέτι, μηκέτι « ne plus » (au lieu de oyze ne Ev.) : cette 7114 METHODE D'’OLYMPE. [exxxvi] expression signifie ailleurs « pas encore » (82,2, etc.); & Bun Nun 12,14 = τῇ ἐπιούσῃ, avec ellipse de Annk, comme en grec denuspe, d’oü πὰ ANeUMIH (tbid.) == == σήμερον. Il est visible que ne raeıum 88,3 « tu ne dis pas » repr6sente οὐ φής « tu nies »; nous devinons une expression grecque, du type πλέον φέρεσθαί τινος « avoir un avantage sur quelqu’un », dans τοῦπὸο nöca EmY 96,9, qui ne signifie rien en slave. De nombreuses phrases couservent une allure purement grecque : A WNZ MÄTKENHKZ ERIKAUIE KA sanznyk 14,56 — ὁ δ᾽ ἱκέτης τῷ πλησίον ἐγίνετο; OYyEoATH cA Ka exe πὲ pen aonpk 20,9 — φοδηθῆναι τὸν θεὸν τὸ δ μὴ χαλῶς εἰπεῖν. Le vocabulaire est soigneusement slavise, et la plupart des termes grecs sont traduits (voir p. Lxxxrur), parfois meme aux depens de la logique : ἀπὸ τῆς γραμματιχῆς ὁ γραμματικὸς λέγεται devient W TPÄUOTHKTA KNHAANHKZ CA TATh 38,2 «le seribe (pour « le grammairien ») tire son nom de la grammaire ». Mais le mot slave n'est trop souvent qu’un simple substitut du mot gree : caoxo repond ἃ λόγος dans toutes ses acceptions, ΤΡ ΠΈΤΗ est ὑπομένειν « Supporter » et « persister ». En regard de ἕτερος, nous trouvons Apoyrzın « autre », meme la ou τὸ ἕτερον veut dire « l’une des deux choses » (24,1). Les platonismes de la langue de Möthode, sürement mal compris, sont rendus de fagon mecanique : παρών — Toy ch 42,7; φέρων « allons » — mpinoca « apportant » 50,5, et de m&me certainement 62,16. La tendance ἃ iuterpreter les termes grecs dans leur sens religieux a est visible : δοξάζειν « penser » est traduit par caAkuTu « glorifier » 22,1; ἃ ἀναφέρων « reprenant (le raisonnement) » r&epond npunoca « apportant » 18,17, avec le sens du verbe dans ἀναφέρειν θυσίας. Charge de tous ces calques du gree, artificiels et souvent fautifs, le texte slave manque de clarte. Une autre raison d’obsceurite est dans la pauvret& du vocabulaire abstrait du slave, mal fait pour rendre la langue riche et nuancde de Methode. Dans un meme passage, le verbe orzuerartn est en regard de trois verbes diflörents du gree : ἀπαγορεύειν (16,9), ἀποδάλλεσθαι (16,10), παραι- τεῖσθαι (16,11); lemploi d'un adjectif unique nemomranz abolit la distinetion entre ἀδύνατος et ἀσθενής (48, 13); ’abstrait CAKAZANHK, qui traduit διήγημα (6,4), παράδειγμα (48,7), ὑπόθεσις (LOO, 11), et qui peut avoir d’autres sens encore, est des plus ambigus; xorkrn est tout ἃ la fois (ἐ)θέλειν, βούλεσθαι, προαιρεῖσθαι, μέλ-- rev, ἐπιθυμεῖν, ποθεῖν: etc., et cf. Bonwetsch, 2° ed., p. xxıv, note 1. En parti- eulier, le verbe zzırn « 6tre » sert A tous usages, et rend εἶναι, γενέσθαι et γίνεσθαι, γεγονέναι, τυγχάνειν, ὑπάρχειν, καθεστάναι, διαχεῖσθαι, παρεῖναι, ὑποχεῖσθαι ; son abstrait rzırur repond ἃ γένεσις aussi bien qu’ä τὸ εἶναι. Des confusions plus genantes encore sont celles que le traducteur &tablit entre εὔχεσθαι et ἀξιοῦν — MVAHTH (ca), δεῖσθαι et χρῆσθαι --- TYEROBATH, ἀμελεῖν et ἐᾶν --Ξ- nenpkurm. [ὑχχχυπ] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 715 Dans un ouvrage antiplatonicien sur « Dieu et la matiere », l’opposition entre ποιεῖν et δημιουργεῖν, si elle n’est pas rigoureusement poursuivie dans tous les cas, est capitale dans certains passages : le traducteur interprete parfois δημιουργεῖν par (ca)zRaaTm — οἰχοδομεῖν, mais ordinairement il supprime la difference entre les deux verbes, qu’il rend &galement par (ez)TRopurn; d’ou des inexactitudes graves, par exemple 26,17, ol πῶς ταύτην ἐδημιούργησεν « COM- ment Dieu (s'il occupait tout le lieu de la matiere) a-t-il pu l’ordonner » devient κακὸ m EcTr cATRopnaz « comment en est-il le erdateur », ce qui fausse entierement le raisonnement. La version slave du De autewusio est ἃ peu pres litt6rale : c’est generale- ment une sorte de mot-a-mot du grec, si ce n’est qu’en ce qui concerne l’ordre des mots le traducteur a fait preuve d’une independance relative. Ce type de traduction a le defaut d’appeler une langue artificielle, et d’&tre peu lisible. Gorskij et Nevostruev observaient d&jä que la traduction de Methode etait « obsceure et diflicilement comprehensible » (II, 2, p. 23). Le procede constant de calque du grec, joint ἃ l’indigence et ἃ l’impre- cision du vocabulaire slave, fait que le sens de la phrase grecque ne se retrouve en slave qu'obscurei, et parfois fausse de facon plus ou moins grave. La traduction me&canique rend les mots et la forme exterieure du texte, avec une fidelite remarquable, non sa logique interne. Par exemple : snure NPAIATH ὦ CHxX OYCTABAATH πολι 34,4 r&pond exactement (ἃ l’ordre des mots pres) au grec ἄνωθεν περὶ τούτων ὁρίζεσθαι ἀξιῷ συγχωρεῖν, mais le sens preeis du grec : « je veux bien consentir ἃ des definitions initiales nouvelles », devient en slave quelque chose comme : « je prie de permettre de fixer des le debut ἃ ce sujet »; le lecteur slave comprenait comme il pouvait, mais il lui etait sürement diffieile de retablir le sens originel. D’oü, pour l’utilisation d’une traduction de ce genre, deux consequences. D’une part, la oü le texte grec est conserv£&, il est extrömement conjectural et assez inutile de preciser le sens de la version slave : il arrive trop souvent que nous ne sachions pas si le traducteur a compris ou en quelle mesure il a compris son original qu'il rend litteralement. Dans tous les cas oü l’erreur n'est pas manifeste, nous devons supposer qu'il ne s’est pas tromp&, et &viter d’entrer dans le detail des ambiguites de la redaction slave; mais, ce faisant, nous traduisons le grec plus que le slave. D’autre part, la ou le grec fait defaut, et pour peu que le sens du slave soit imprecis ou douteux — ce qui est le cas ordinaire —, une methode s’impose, comme l’a justement indiqu& Bonwetsch (2° &d., p. xxır) : mettre ‚sous les mots slaves les termes grecs auxquels ils doivent r&pondre, et inter- preter par le grec ainsi retabli ce qui en slave n’a qu’un sens approximatif. 710 METHODE D’OLYMPE. [Exxxvun] Voici des exemples de l’avantage de cette methode, qui est evidemment d’ap- plication un peu d6licate : Toro Akaa nenpkae Erd 96,10 « c'est pourquoi Dieu ne s’est pas soucie du Diable » : ainsi comprend Bonwetsch, et c’est bien le sens normal du slave; mais le traducteur rend par werpkurn aussi bien ἐᾶν que ἀμελεῖν, et nous pouvons transposer en τούτου ἕνεχα εἴασεν αὐτόν, ce qui signifie « c’est pourquoi Dieu a laisse subsister le Diable », et s’accorde avec la version armenienne et avec la logique; KAnpawmaa ΒΈΚΟΓΟ ... cnonkaan’maro 80,3-4 « interrogeant quelqu’un ... qui a informe » (Bo); mais sanpamarn traduit πυνθάνεσθαι aussi bien que ἐρωτᾶν ou ζητεῖν, et nous retablissons, d’apres le sens general, πυνθανόμενος « apprenant que quelqu’un ... a informe ». C’est le grec restaure qu’il faut traduire, et non le slave, qui donne un sens faux. Il serait injuste pourtant de n’insister que sur les d&fauts de la version slave : elle a aussi ses qualites. Elle est consciencieuse, et si fid&le qu’elle est pour nous l’&quivalent d’un manuserit gree du De autexusio, et d’un des plus interessants. Des passages oü le grec manque, elle nous donne une idee tres suffisante, et möme tres preeise. Si elle nous parait obscure dans l’en- semble, c’est parce qu’elle est 6crite en une langue conventionnelle dont nous avons perdu la tradition, mais qui devait &tre assez couramment com- prise des contemporains, du moins dans le milieu special de l’enseignement scolastique bulgare ἃ base de theologie byzantine; c’est qu’elle represente une methode de traduction litterale qui &tait de mode ἃ l’epoque oü elle a etE composee, methode mauvaise en soi, mais dont le traducteur du De autewusio n’a pas fait un si mauvais usage; c’est enfin que le texte du De autexusio est particulierement subtil : Rufin, que sa culture rendait autre- ment apte ἃ en comprendre les nuances que l’interpretateur bulgare, et qui disposait d’une langue aussi assouplie que le grec, prend avec lui d’etranges libertes. Lä ou le style de Methode cesse d’&tre platonisant pour se rapprocher de celui de la litterature religieuse ordinaire, la maniere du traducteur slave se modifie aussi. D’une facon generale, les calques du gree abondent surtout dans les passages de contenu philosophique ou dialectique, et 115 sont plus rares dans les döveloppements religieux ou moraux; et, apres Gorskij et Nevostruev (II, 2, p. 23), Bonwetsch (2° ed., p. xxrır) a observ& que la traduction du De sanguisuga est &crite en une langue relativement claire. Le traducteur slave avait sürement une bonne connaissance du grec, mais de la langue courante et de la langue religieuse. Le manuserit dont il se servait 6tait assez fautif : ainsi pyh se oyno 44,10 — εἰπὲ τοίνυν, pour ἐπεὶ τοίνυν; dans des cas comme npösnakua 4,14 — προεῖδον, pour προῇδον, nous pouvons [υΧΧΧΙΧ] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 717 ‚penser qu'il l’a mal lu. [νὰ m&me οὐ son original &tait correct, il a commis des erreurs d’interpretation : il traduit plusieurs fois ἠρχόμην « je commencais » comme imparfait de ἔρχεσθαι « aller » (12,2, ete.); il fait de τὴν ἀρχήν, locution adverbiale, un complement direct (20,10); ete. Il est visible qu'il ne comprend guere les platonismes de Methode, non plus que la logique aristotelicienne : sa paraphrase TAELIKIX Apoyroma 102,5 — τῶν πρὸς ἕτερον nous montre qu'il saisit mal l’idee de relation (τὰ πρός τι). Naturellement, la legende d’CEnomaus (voir p. xxvın) lui est inconnue, et, pretant de bon cur toutes les turpitudes aux heros paiens, il rend (16,2) par czuzsoynarnn« « accouplement » ce qui dans le grec est simplement le « desir », ἐπιθυμία. Ce qui est plus significatif, c’est qu’il estropie la langue d’Homere: 8,36, et cf., hors du De autexusio, Bonwetsch?, p. 255, 1. 1, ete. Il manie le gree comme langue d’Eglise, mais il est ötranger A la culture greeque. Tout le recueil slave des traitös de Methode doit &tre l’euvre d’un m&me traducteur, et il faut y joindre, de l’avis de Gorskij et de Nevostruev (Il, 2, p- 27), la version du traite du Pseudo-Basile qui lui fait suite (voir p. xxxıı). Cette traduction, bien qu’elle ne nous soit conservee que dans des manuscrits tardifs (xvı°-xviı® siecles) de rödaction russe, est ancienne, comme l’ont reconnu Gorskij et Nevostruev d’une part, Bonwetsch et Masing de l’autre, qui la font remonter au xı° siecle, c’est-aA-dire, en laissant de cöt& les precisions chro- nologiques, ἃ la periode recente du vieux slave. En depit des nombreux rajeunissements, surtout orthographiques, que presentent les manuscrits russes, les faits de langue qu’elle atteste sont interessants et largement utilisables, moyennant une critique minutieuse, pour l’'histoire du vieux slave recent de l’&cole dite de Preslav (vieux bulgare). La langue de la traduction originale oflre une serie de traits du bulgare litteraire, tel qu’il nous est connu surtout par les parties recentes du Supras- liensis : Ja chute de 1’ &penthötique (p. xxxıx); instrumental feminin singulier en τὰ (p. xrı) ; le datif enclitique nzı, et sans doute aussi le datif duel za (p. xLıv); la 1" personne du singulier kka% (p. xrıx); la 3° personne du present sans "τ (p- xrvır); l’emploi de l’irreel zzı ἰΞ ΚΗ, p. x); celui de la conjonction axzı (p- ıxxvi); le datif exelamatif (p. ıvı) ; lextension du type des adverbes en * (p-xLv1); ete, Le d&veloppement et la fixite relative du vocabulaire philosophico- theologique, l’elimination des termes grecs (coßLCTKo pour oymocTach, etc.), V’abondance des calques du grec, la methode de traduction litterale indiquent une &poque sensiblement posterieure ἃ Jean l’Exarque. La chronologie de la litterature de traduction bulgare, qui nous est con- serv6e, comme d’ailleurs ἃ peu pres toute la litt6rature vieux slave, dans des manuscrits qui ne remontent pas plus haut que le xı* siecle, se laisse mal stablir faute de donnees historiques precises. Mais il est hautement vraisem- 718 METHODE D’OLYMPE. [xc] blable que la periode bulgare du vieux slave se place pour la plus grande , part entre le debut et la fin du χ' siecle, entre les regnes de Simon et de Samuel, avant la chute del’Empire bulgare en 1018, ou m&me avant la con- quete de la Bulgarie Orientale en 971. Le point de depart de ce mouvement litteraire est connu : c’est un produit de l’&maneipation nationale des Bul- gares et des Macedoniens, qui a mis au service du nouvel Empire des Slaves de culture grecque, comme le pretre Constantin, devenu eväöque bulgare; et c’est aussi une creation de Simson, empresse ἃ rivaliser dans tous les domaines avec Leon le Sage, qui se constitue ἃ Preslav une bibliotheque sur le modöle de celle du Palais a Byzance, et qui organise et dirige une ecole d’serivains et de traducteurs. Il ne s’agit plus, comme au temps des apötres de Moravie et des missionnaires de Macedoine, d’evangeliser des Slaves paiens, mais de dövelopper une litterature et une theologie bulgares, de fonder une culture nationale pour s’affranchir de la culture grecque. Le plan est poli- tique, et il n’a pu se realiser, avec l’ampleur que nous attestent le nombre et l’importance des textes conservös, que dans des conditions politiques favorables, dans un Etat libre et avec une Eglise slave independante, c’est-A-dire sous les regnes de Simson et de Pierre. Des la fin du x sieele, le pretre Cosmas nous indique que les circonstances ont change, et que le temps n’est plus aux @uvres de pure litterature ou de pure rudition : il se plaint d’un retour ἃ l'ignorance, et il s’emploie ἃ lutter contre le mouvement nouveau des Bogomiles, heretique et plus encore revolutionnaire. On ne peut done guere se tromper en plagant la traduction du Corpus Methodianum vers le milieu du x" siecle, ἃ l’epoque oü des 6crivains formes dans les centres d’studes bulgares er&6s par Simeon et Jean l’Exarque conti- nuent, avec plus de zele que d’intelligence, l’oeuvre de leurs pred6cesseurs, Slaves de culture greeque. Par son contenu, ce recueil appartient au groupe des textes de litterature chretienne et de patristique dont l’attribution ἃ la pöriode vieux bulgare est süre, et dont quelques fragments sont conserves en rödaction vieux slave : la traduction des Homelies de saint Ephrem, celle des Regles de saint Basile, celle des Catecheses de Cyrille de Jerusalem. Pour sa langue, elle prösente des similitudes avec celle des quelquespages des Feuillets du Zograph (traduction des Rögles de saint Basile), ainsi la forme uzworzir de l’adverbe « souvent» (p.ıxxvi). Mais la comparaison s’impose surtout avec le Gregoire de Nazianze slave, dont la langue obscure et chargee d’hellenismes a depuis longtemps attir6 l’attention des slavistes'. Les deux textes, qui rendent des originaux ögalement diflieiles et nuances, ont en commun, outre le style: l’emploi du datif exclamatif (p. τιν), le genitif-aceusatif skroynn (p. zum), la 1. Il s’agit de la traduction de 13 homelies de Gregoire de Nazianze, conserv6e dans un manuscrit du χι" siöcle de rödaclion russe, avec des traces d’6eriture glagolitique, et publiee par A. Budilovie. L/hypothese que cette traduction daterait de l’&poque pannonienne est arbitraire. ; Ἢ [xcı] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 719 ‚ predominance accordee au type des adverbes en -Ἔ (p. xrL.vr), ete., et les coin- cidences de vocabulaire sont constantes (ef. encore le mot rare cacr dans le Pseudo-Basile et dans Greg. Naz., voir Gorskij et Nevostruev, Il, 2, p- 28, et Sreznevskij). Les traductions de Grögoire de Nazianze et de Methode sont sürement contemporaines et proviennent d’un m&me centre littsraire. La redaction russe du xvı° siecle (S') a comme caracteristique dialectale la confusion de Ἐ et de e (p. xxxv), et vraisemblablement aussi l’akanie (p. xxxvi). Un intermediaire moyen-bulgare est possible (dat. -oykmoy, p. XLIV), bien que nous ne trouvions pas d’exemple sür de la confusion de m et de m (p. xxxvI). L’etat du texte, corrompu mais non remanie, la bonne conservation relative des traits vieux-slaves, le maintien de variantes de traduction qui doivent remonter au manuserit primitif (voir p. xcıv), nous donnent ἃ penser qu'il n’y a pas eu un grand nombre de copies intermediaires entre l’original vieux- slave et 5) ou l’archetype de 85" et 5". Un detail confirme cette opinion : la forme alterce soarzraoe 52,8 pour noarzkoe (sazrakor) dans 5’ s’explique bien en admettant qu’un copiste russe a lu ra un x de forme archaique, c’est-A-dire en supposant un long intervalle de temps entre deux copies successives. - La multiplication des copies russes du Methode slave vers le xvı“ siecle est peut-etre li6e, comme dans le cas de la traduction de Josephe (R. Eisler, Revue des Etudes slaves, VII, p. 67), ἃ l’histoire des heresies en Russie. Les Strigolniki (xıv’-xv" siecles) et les Judaisants (xv’-xvı® siecles) niaient la resurrection des morts. Le De resurrectione de Methode e&tait un ouvrage fondamental ou puiser des arguments contre eux. VII. — Les ADDITIONS AU TEXTE GREC. \ Dans un assez grand nombre de cas, la traduction slave presente des additions au texte grec. Quelques-unes seulement de ces additions doivent ou peuvent remonter au manuserit gree du χ᾽ sieele que nous restitue la version slave : mpocraa ἦ EAHNOWEIAZNÄA 52, 1-2, en regard de καὶ τὰ ἁπλᾶ des autres sources, suppose une lecou τὰ ἁπλᾷ χαὶ τὰ μονοειδῇὴ qui a pu etre prise ἃ 51,6, et cf. 28,7-8; pour les titres int&rieurs, voir p. xxxır. Dans la plupart des cas, nous avons affaire ἃ des interpolations dans le texte slave, d’origines diverses. Le cas le plus net est celui des gloses pr&cedees de pen(z)me « c’est-ä- dire » : &ankome EA ... IIIABNENA skAxoy, pen’ue ApoyısHNA (lire apomuna ou apozun, voir p. ıxxxı) 18,12-13 — ὅσα αὐτῆς... τουγώδη ἐτύγχανεν: W EKITRA CTABATR ca, penme Me BYAOyTk 38, 14-15 — τοῦ εἶναι παύεται; Äe NMEANNOmME ΟΟΥΒΗΧΑ cam cenk NPÖTHKAAET CA, NO CAMA CEKE, pekue Apoyroe Ap%romoy, πρότηπλαέτα » 720 METHODE D’OLYMPF. Ixen] 52, 10-11 — εἰ μηδὲν τῶν ὄντων αὐτὸ ἑχυτῷ ἀντίχειται, ἀλλήλοις δὲ ταῦτα Avrixerrar (OU cama οἕπὲ etait ambigu apres came cerk); et de m&me, avec un remaniement de la phrase : umuecouYxe KKITH TAATH CA ETUR MpHCHO, penme ApoyrouY Hna- komoy A ne nome ὦπχ 12,9-10 — “μηδὲν λέγειν ἀεὶ συνεῖναι τῷ θεῷ ἕτερόν τι παρ’ αὐτόν, Οἱ il est visible que φέκιις ... πὲ Akome ὦπα est un commentaire mala- droit de hunanomoy. Ces gloses ont dü &tre rajoutees secondairement, et ne remontent pas au premier traducteur. L’introduction, justifiee ou non, de gloses de ce genre dans les textes est frequente et ancienne : ainsi dans les Feuillets du Zograph zwanurtn KpATHA, penzue akraarnnys II, 17 — τῶν οἰκήσεων (« la separation des habitations des moines » : « c’est-A-dire des dor- toirs », pr&cise — bien ἃ tort — un commentateur). Nous trouvons souvent deux mots de sens voisin unis par man ou #: Onmarn ἡλὴ Waoysaru 106,12 — περιαιρεῖσθαι : deux traductions sont proposees, « enlever » et « separer » (« depouiller »), la seconde plus precise que la premiere; pazauksarn Mxome xöıpern Han czronoymaarn 42, 5-6 — συνάγειν ὡς θέλει : le grec συνάγειν « deduire » est rendu d’abord par ‚« raison- ner », traduction large, puis par « rassembler », qui est un calque. Il doit s’agir de corrections d’un r&viseur ancien, faites d’apres le texte grec : le premier traducteur use bien d’un calque de συνάγειν, mais c'est caunparn A0,5. Ce reviseur peut &tre l’auteur des gloses pr&cedees de pen z)me. HR’ZHCKOBATH MH NIHTATH πλλλ 20, 9-10 — τὴν ἀρχὴν χαὶ ... ζητεῖν (mal com- pris) : les deux verbes sont ἃ peu pres synonymes (cf. 10, 15-16), et ils appel- lent egalement le genitif (voir p. Lin); saznntn rAcız ἡ WCOyzATH 88, 14 — κρίνεσθαί φαμεν (avec l’actif pour le passif du grec) : « condamner » est plus pr&cis que « punir »; moapAzarn ca βέλη ἦ mocakanctkennkwu Eu παῖ τὴ 16,13 — μιμητὰς αὐτοῦ γίνεσθαι θέλει : le second membre de phrase est plus proche du grec et plus clair que le premier; NpEERIKADIHEE ... οὐτπέρ Ἀεηϊε M πολβήπεηϊς 10,6 — τὴν ἐπίμονον ... βάσιν : « l’assise et le mouvement stables », ce qui serait une facon naive de rendre les deux sens du mot βάσις: KKAHCTEOKÄTH um cA ΜΉΜΙΠΗ A ΠΟΓΗΒΑΤΗ 48, 15-16 Ξ-- κινδυνεύειν μοι δοχεῖς, et de möme Waoaknie npkanenutn ἡ Zak (pour zak ἠδ crpananie 22,11 — τὸ νικῆσαι πρόκειται χαχῶς, Οὐ ΠΟΓΜΒΛΤῊ et crpaaanie sont des variantes peu heureuses de kkAucTKoBATH et wavaknie. Dans tous ces exemples, le doublet pr&ced& de ἡ parait r&sulter d’une correction, parfois maladroite, du m&öme r&viseur que plus haut. Il faut peut-Ötre mettre ἃ part les cas suivants : NeOYeTpo&na ἦ meoynpamena 26, 11 — ἄχκοσμος : les deux mots sont synonymes, mais le second est plus pres du mot grec, et repond mieux au verbe oyspAch qui suit; il est possible que le traducteur primitif se soit servi volontairement d’une traduction double, d’apres le sens et d’apres la forme, ou qu’il ait hesite entre les deux traductions; dans la suite du texte, il emploie NEOYKPALIENZZ |xen DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. 7 | pa BA OYNERPALIENKIX NH δὰ OYIHNENBIX 26,12:13 — ἐν ἀκοσμήτοις : le slave peut repondre ἃ une lecon ἐν ἀκοσμήτοις χαὶ ἀτάχτοις, avec Une addition d’apres 29,7 (ef. 52,1-2); toutefois l’alteration oynenpautenkig s’expliquerait bien par une correetion au-dessus de la ligne, done une interpolation d’origine slave et non grecque. Un cas different est celui οὐ des variantes sont inserees plus ou moins au hasard dans la phrase, et sans coordination, ainsi napeuenTe ha NIHEMAETR 58, 9-10 — τὴν προσηγορίαν λαμόάνει : le mot προσηγορία est rendu ailleurs par ha. Il peut s’agir ici de ratures du traducteur primitif. C’est ce que donnent ἃ penser des exemples comme : cuu m Apksae noKazanfa KATÖCTK MOKAZÄTH MZKOANRKZ 104,6-7 — διὰ τούτου χαὶ πρώτου (lu πρὸ τοῦ) τὴν ἀγαθοσύνην αὐτοῦ δεῖξαι προαιρούμενος : le traducteur avait dü d’abord comprendre πρὸ τοῦ ... δεῖξαι — Apksac ποβάϑληῖα, puis il a inter- prete πρὸ τοῦ comme une locution adverbiale. Nous expliquerons de la m&me facon : ἀμε alt MAKAI NE πὸ CKOEH KOAM ΜΟΥ ΕΟ KTO wruuerk 66,10 — εἰ δ᾽ αὖ πάλιν ἄκοντος ἀφέλοιτο : le traducteur avait lu d’abord ἄχων τις = Ne πὸ CRVEN KOAH ..ὕ.- ste, quil a corrige en noymew « par contrainte », traduction libre de ἄκοντος; NE BO MOMETR ἈΜΙΤῊ peıpm NHKTÖRE Ἀπὸ NK TRAgeRNO 76,67 — οὐδὲ γὰρ ἀγένη- τὸν ταύτην τις εἰπεῖν ἔχει : le traducteur avait peut-&tre commence d’ecrire MOKETB KRITH . Et de meme : ἀπο 3λ0 mpecaoymarn Ka, ἄμκο npkeaoymarn Ka 380, πὲ Aonpo 86, 7-8: la me&me phrase est traduite deux fois, avec simple modification de l’ordre des mots. Et peut-etre encore: An πατολέτι εἰν ποφηλέτη YÄRZ, AA MMsrVAnynoe Ero MOZNARTL YWÄRUN 94,9-10: les deux phrases semblent etre deux versions diflörentes d’une m&me phrase greeque, ἃ en juger par le tGmoignage d’Eznik; ἀπμε ... AACTR ὠπκμιμογα Apoyroy 66,89 — ἐὰν ... δώῃ κοινωνῶν : le traducteur avait peut-ötre lu d’abord χοινωνῷ — apoyroy; ce INHTR ca nokazosarn 44,2 — τοῦτό ... μοι φαίνεται : les verbes ΠΗΈΤΗ ca et NoKAZOBATH ca sont synonymes, et on doit admettre avec Masing que l'un des deux est une variante de l’autre : le traducteur aurait d’abord &erit unutk ca, quw'il aurait corrig& en noxazaeıa ca, et les copistes auraient incorpore au texte les deux lecons, en remaniant la phrase. Il n’est evidemment pas possible de determiner exactement les conditions dans lesquelles ces interpolations se sont glissees dans le texte slave. Dans certains cas, le fait peut @tre relativement recent : ainsi TAaye morou 80,12, oü πότοι n'est visiblement qu’un rajeunissement de raue, et de m&me yk ἡ mnome 722 METHODE D’OLYMPE. [xcıv] 26,15 ΞΞΞ apparait comme une antieipation de akarn place ἃ la fin de la phrase, con- formement ἃ l’ordre des mots du grec, et cf. 100, 18-102, 1 (Akaccz repete), et de facon plus probl&matique πα... naya 90,6, οὐ il n’est pas impossible que Hayane soit qu'une addition doublant sans utilite πὰ. εἴ γε (var. ἅτε) δή; carkoputn ... Aktırn 70,17-72, 1, οὐ CATEOPHTH Mais nous devons certainement admettre que nos copies du xvı® siecle nous conservent le souvenir du manuscrit du premier traducteur, avee ses variantes et ses ratures (et avec ses lapsus : fem, npkxoaayın 8,11, au lieu du neutre); et qu’elles nous attestent egalement le travail d’un reviseur qui, ἃ une date ancienne, a corrige sur le texte grec et a glose la traduction du De autexusio. VIII. — Liste DES ABREVIATIONS. Pour la designation des manusecrits et des editions, les abreviations sont dans l'’ensemble celles de Bonwetsch (2° ed., p. 144) : 5. — traduetion slave. δ, SP, Β΄ — manuscrits de la traduction slave. F = manuserit de la Laurentienne. E —= Eusebe, Praeparatio euangelica, vır, 22. E'=texte de la Praeparatio euangelica, ed. E. H. Gifford (Oxford, 1903). BE", E!° — manuserits. E? — texte de la Philocalia d’Origene, ed. J. A. Robinson (Cambridge, 1893). Ε΄ E° — manuscrits. D — Dialogue d’Adamantius, 64. Van de Sande Bakhuyzen (Leipzig, 1901). θυ, D°, D', D’— manuserits prineipaux. D' —= traduction latine de Rufin. C = Sacra parallela, ed. Holl (Leipzig, 1899). 0 @2r/@2 = manuscrits® Ph —= Bibliotheque de Photius, ed. Bekker (Berlin, 1824). Ph’, Ph’ = manuserits. Ezn — Eznik, Contre les sectes ou De Deo, eit6 d’apres la traduction inedite — du Pere Maries. [χαν] DIALOGUE SUR LE LIBRE ARBITRE. SI Ὁ] Bo = Bonwetsch. Bo', Bo’ — editions de Bonwetsch (Methodius von Olympus, Erlangen und Leipzig, 1891; Methodius, Leipzig, 1917). Bh — Van de Sande Bakhuyzen ; Jh = Jahn; Kl—= Klostermann; Md — Mendelssohn ; Rob —= Robinson. Dans la traduction frangaise, les abreviations suivantes designent : M = l'interlocuteur orthodoxe (Methode ou Maximus). A — le premier interlocuteur heterodoxe. B —= le second interlocuteur heterodoxe (l’traipog). Signes typographiques : + == addition. > == omission. <> ἃ ajouter. [ ] =& supprimer. ( ) = variantes de lecture ou d’interpretation. [E 1] = mot ἃ mot grec du texte slave. L’asterisque ", dans le texte slave, sert ämarquer la pagination du manus- erit S‘, qui est indiquee en marge. Note additionnelle. — Un voyage en U.R.S.S. (aoüt-septembre 1930) vient de me permettre un examen direct des manuscrits 55 et S’ : une collation sommaire de S’ m’a prouv& que les notes critiques de Bonwetsch etaient d’une exactitude suflisante. Pour le manuscrit du monastere Sijskij Antoniev (voir p. xxxıı), il se trouve actuellement ἃ Leningrad dans la bibliotheque de la Commission Archeographique, sous le n? 443 du catalogue manuserit. I] contient tout le Corpus Methodianum, mais sans la traduetion du De virginitate du Pseudo- Basile. Il ne doit remonter qu’au xvır’ siecle, et ses lecons attestent qu’il est de la famille de 5", et sans inter6t. «ὩΦ an METHODE D’OLYMPE. [xcvi] Manuscrit S’ de la traduction slave fol. 6 verso. (Voir pages 16, ,- — 18, ,.). IrtTTTB A BEN Eee - Erermomey: AOTOYEAMWENAICH - AUIFEOHEEN YA . EIKOAKEFALKORREETKAUIE ap" TEMA nirkıco: ΛΗ. ᾿Θηρλβλῥιανεψα OBAUNCMER AnkInTEnn. EREIEN N IREHLEAN ὡλταϊπηκξύκεθηε. 1ramseRoregrmb . Gemsarzsia. FAIKOSKELEN HAATAMHICHE me . πτηξλιπκελισκόλιη κει Mn Kameyomumassımn s@- ‚FIOIBUTTA ERBUTIRAHIREL REES HAHNMK:. [erseergereyaepn- üünsramerneääpn el A ACYH ΠΗΒΆΡΥΙΝ ACHBZALOR τε. ἔπεα men ΑΒΔΙΛΑΕ διΠΗ MNAHTTIRMHCN . κείίτα KEBRFMEAROCYUIHEN HEEROE FEHAUASEHEFETH NIE END RAR ENE τε ERtegunmechkreiagdumgon (mA nen “4 BNOBATIE . NHWeMABIROTIEHENOCHMA nochma . NOTE ATIAMAYHNAUG . μὥτοριμηχπεί. AA “εξ Aoyyamın . TMAICOFOKEFBZA - ERRKS ERBE τα βηεηξαμίαε ge σι," m Te te Mh Pycewer A I AU 1997 Nioo cKATAID οὐ ΜΙᾺ W BOSE ἡ ὦ Keim MH ὦ CANSRAACTECTEE. MEOOAIOY ΠΕΡΙ ΤΟΥ AYTEZOYZIOY. METHODE DU LIBRE ARBITRE. *Fol.1v°. CKATAIS MEROAhM „© 7 6) 6) NA MHAHNHHCKATO? MH MAYENHKA ὦ BOSE ἠδ ὦ Ken AH ὦ CAUSBAACTRCTEE. k TOCNOAH BAATOCAOBH WTERAM4E. ἤέλλημκμιη ’ oy50 CTApENR, πὸ EAannacrkn suponk, Cupunckin χότα carı- WATH TAACA TAACHKIA AkAA HEMOAOBZHKIA CAACTH, CKAZANZ TAABAUE® 5 Cuxkanm’, ἡ Apoymmne me cHocH ZATKOpAUIE ὁλοΥ χει, Ne ΜΈΝ raaca Akama pesnoyA, ΝῊ CAUZ XOTA BUKTATH® 5A oYzA, nö MAxome chomyanie mEchnn’ Wnkxz nocaoymanıpnmaz KkAure "ἢ cneptn’cHye Bd HNorAA CHpunn BZ EAAH'NNExXZ noMmxoYy. Nö azz TAxoro Taaca Ne EHIBAW TMOCAOYXATAH, NM xdoy Cnpunz nocAawarn NATIORNAA'! normuxz'? YAKOMZ, He MoAyAnNTe notpennte'’ ἐςτε JARWMZ" BOMECTKRENATO πὸ MAYE NMEKOETO MOAR CA HACAAMKATH TAACA, ETdKE πηύγοπλη ἢ METHODE [DU LIBRE ARBITRE| Le vieillard d’Ithaque, selon la fable paienne, ἃ qui sa passion eflrenee du chant faisait desirer d’entendre les Sirenes, voguait captif vers la Sicile et bouchait les oreilles de ses compagnons; non qu’il enviät ἃ ceux-ci l’audition de ce chant, non qu’il aimät lui-m&me se couvrir de chaines, mais 1. Au haut de la page, d’une 6eriture plus röcente : Me&oaie Tartapscnsın : 2 h © : 3 = Μεθόδιος ὁ Πατάρων. --- 2. enna Armannnänckaro]) Hasnannnäckaro 55, faute pour “Ὁ 7 2 ᾿ ᾿ ᾽ , enna (= ennekona ou EnHcKoyma) Amannmlckare = OnannnHckaro) = ἐπισχόπον Φιλίππων, ci. De lepra, Bo? 451, 1, note; Vanmmninckaro Bo. Dans la marge : na, correetion de Har-. — 3. u> 8". — 4. Tu KAKH Bye 9: (Tn> Sp κύριε εὐλόγησον πάτερ. URN Meaayasıın St = [Ελλαδικός, sans doute par alteration de Haas 'ncknn = ἸἸθαχ - σιος. --- 6. naasaume St (aA = 0), πλόβιάμπις SP. — 7. Ομ ἘΛΗ S', Cusuain 5᾽. — 8. Lire sans doute um camz χΧύτα ΒΙΈΤΑΤΗ. — 9. mkenn Bo, nkcnin 55, par > 10 v 10 MEOOAIOY [ΠΕΡῚ ΤΟΥ AYTEZOYZIOY] ' Ὁ μὲν ᾿ἸἸθακήσιος γέρων, χατὰ τὸν τῶν Ἑλλήνων μῦθον, τῆς Σειρήνων βουλόμενος ἀκοῦσαι ᾧδῆς διὰ τὴν τῆς φωνὴς ἀχόλαστον ἡδονήν, δεσμώτης ἔπλει εἰς τὴν Σιχελίχν \ δὰ ε ’ ΄ , - er γδιι χαὶ τὰς τῶν Era ττεν ἀχοΐς, οὐχ ἐχείνοις ἕνεκα τῆς ἀχοοάσεως φθονῶν, οὐδὲ -o ε < 0. < τῆς -Ὁ το 123 e IN - , Ὁ ’ 2 v - ’ “ δ α. - ᾽ ΄ ἑαυτὸν δεσμῷ περιόάλλειν ἐπιθυμῶν, ἀλλ᾽ ὅτι τέλος τῆς ἐχείνων ᾧδῆς τοῖς ἀχούουσι r = = ε τὶ εν m B δὰ INS θάνατος ἦν᾽ τοιαῦται γὰρ" παρ᾽ Ἕλλησιν ἦδον αἱ Σειρῆνες“. ᾿Εγὼ δὲ τοιαύτης μὲν δῆς ’ \ ᾿ ΄ ERNST ’ r - » 9 r ’ ΄ ᾽ 2 δ n 7 ἀχροχατὴς οὐ γίνομαι, οὐδὲ ἀχούειν ἐπιθυμῶ Σειρήνων ἐπιτάφιον ἀνθρώπων ἀδουσῶν, ὧν e 5 τῷ τῇ Sean , r , ᾿Ν ἢ ᾿ ,΄ = ἢ σιγὴ τῆς φωνῆς τοῖς ἀνθρώποις χρησιμωτέρα. γίνεται" θείας δέ" τινος ἀπολαύειν φωνῆς εὔχομαι, ἧς χἂν πολλάκις ἀκούσω" πάλιν ἀχούειν ἐπιθυμῶ, οὐχ ἀκολάστῳ φωνῆς ἡδονῇ parce quela fin. du chant des Sirenes etaitpour ceux qui l’&coutaient la mort : voilä ce qu’etaient les Sirenes chanteuses des paiens. Pour moi, ce n’est pas d’un tel chant que je me fais l’auditeur, et je n’ai pas envie d’entendre chanter sur les tombes des hommes les Sirenes, dont le silence vaut mieux pour les hommes que la voix. C’est ἃ l’audition d’une voix divine que je fais veeu de me complaire, voix que je peux entendre souvent sans cesser de attraction du genitif pluriel ᾧπ Ἔχ. — 10. πΈλιπε 55, Baur S?. — 11. πλυφόκηλα 855. NAA’TOORNAA 5". — 12. normxz] nopn cz yakomz 5. (cz est derit deux fois, οἱ le premier cz est barre). — 13. uoayanie notpennke] moayanin noTpennke 55, peul- ötre avec omission de TaActa = τῆς φωνῆς, — 14. MINÖTORAH 55, LINOTAMAH 55. ΕΞ. Bo 145,1-146,. 1. Le titre primitif du dialogue ne se laisse pas retablir : Μεθοδίου περὶ. τοῦ αὐτεξουσίου F, περὶ autekouc:ou Saint Jeröme, C Ph.; περὶ τῆς ὕλης E, περὶ ὕλης ER; S= τοῦ ἁγίου Μεθοδίου, ἐπισχόπου Φιλίππων zul μάρτυρος, περὶ θεοῦ χαὶ ὕλης χαὶ περὶ (τοῦ) αὐτεξουσίον. — 2. τοιαῦται γάρ Εὶ : S -- οὕτω γάρ ποτε traduction libre. — 3. δον αἱ Σειρῆνες S Μὰ Bo, ἡδοναὶ σιρήναις F. — 4. τῆς φωνῆς» 5. -- ὅ. δέ F:S—= δὲ μᾶλλον, ce qui ne represente qu’une traduction renforcee de δέ. — 6. χἂν ... ἀχούσω Τ' : S —= ἀχούων, ce qui suppose plutöt ἂν... ἀχούσω. --- 7. ἀχολάστῳ F : S = ἀχολάστῳ τινί. ΒΟ. 247°: 728 METHODE D’OLYMPE. [4] CAAWAA' WARKI BZCKOM IIOCAAWATH, NE ΒΑ KOER TAACA CAACTRD mpewaoaknz, NÖ BOKECTKENKINZ ya cA TAHNAUZ, ἢ πόμεη πε cupTH, Nö skunaro ca NAaAkm’ enacenfa. ΠΟ τ ἢ πὸ raAcwır πὲ CHITR wöcapam! GAAHHCKKIA CHpHNM, πό πόσες τέμπη HERiHn AUKZ NpOPOIRCKAIH, ΟΥ̓ nuxze wEctn Apamunk ZATEOpATH OYLIMD, HM CALIOLIOY δῆ ΒΈΒΟΑ ἡ BAZAATATH, BOAMA CA KAZNH NÖCAALANIA" WNExz πὸ mocamuanTenn MÖCAAMAÄH KHTie CKÖNYAETK, ἡ CHXA MAUE MOCAAIAA ERIIIKRINATO CA NACAAAH NÖMHTRA", CHATBINIZ NACTAKAAENZ AOYXOUR. Tkuz ze ΔΑ IOHXOAHTR ΒΆΘΗ ἡ AA MÖCARWATETK BOKECTRENATO nkTias, [nel Bon ca? nmacörome. Ne ἄτη [πὸ π nacz Mme ἡ x Cuxenin Cupuns, un daven- iina''oYza, ΠῊ KÖCKZ JAZAHKACNA KA ΟΛΟΥΧῊ YAURCKHIA, NA οὐξχ παολυμοκός "ἢ nonämenie" ἢ cAAXz $E9 CKOROAENZ Bee πρηχόλαιμηχ. Cuyen 50 AUCTOHND nöcaamarn nkenuln] Γ΄, cHyAa ine Mi ποθ ΤΑ MOAHTH CA ἡ ΈΤΗ uny'. Äye ΔῊ KTO ἦ ÄNOCTOARCKATO XÖNETR MOCAAWATH AHKA, ÖEIECTH HMATR Tome CATAACKCTBIA .. e} 4 ΕΣ 4 5 13 7 nkTrie° wnH 50 noosnAakına TAHKNKk CTPOM KOMECTRENHIH, A ΜῊ ΠΟΤΕ > TAZKARIpE TAATOAANAA Wnkum. W czraacnomY cAcTAaBsA AOYXDLIR CZAADKENA CKATRINIB, W AOBPOUN AnKA ΠΟΝΙΒΗΧΖ TAHNBI" CA cCHMH M ÄZZ πολ CA ΠΈΤΗ. vouloir l’&couter, non pas vaincu par une passion desordonnee du chant, mais m’instruisant des mysteres divins et attendant comme fin, non la mort, mais le salut eternel. Car ce chant n'est pas celui des Sirenes paiennes porteuses de mort, mais c’est celui d’un ch&ur divin de prophetes, pour lesquels on π᾿ ἃ pas ἃ boucher les oreilles de ses compagnons ni ἃ s’imposer a soi-möme des chaines, dans la crainte du chätiment qui suivra l’audition. Avec les Sirenes, leur auditeur perd la vie en m&me temps que finit leur chant; avec eux, celui qui ne cesse de les &couter jouira de la vie meilleure, guide par l’Esprit saint. . Que tous viennent done &couter le chant divin, sans crainte aucune. On ne trouve pas chez nous les Sirönes de Sicile, ni les liens d’Ulysse, ni la eire 1. caawmaa 35. canımaa S’”. — 2. ΜΑΛΈΝ] naakw S (= naakm ca), mais le signe sur ® est d'une main plus röcente; lire sans doute NAAkA = ἀπεχδεχόμενος. 3. ΠΟΤ S°, mais le T (en cursive) a te ajoute sur Ὁ par une autre main. — 4. nocaman] πόσαι, ax 50: lem (en cursive) sur ὃ est d’une autre main. — 5. ΒΈΚΟΑ 55 (gen. sing.), nksia 5" (acc. plur.). — 6. NACAAAHTR KHTRA 855, par rature sur NACAAAH NOKHTRA linverse est moins probable), mais la correetion nest pas nette, et un reviseur, qui lisait NACAAAH, ἃ ajoute T (en cursive) sur 45 NACAAAH NOAHTIA 5”. — 7. Khch S", et au dessous, d’une main plus recente, la glose ou correetion KCA. — 8. nkria 855, nknia 8». — 9. ne nom ca 8", mais Ne 5 10 10 [5] DU LIBRE ARBITRE. 729 a NN διδασιαυ νῆς τῷ ΡΥ De πε ἩΜῚΝ τσ ἢ 7 EN γενιχκημένος, ἀλλὰ θεῖα διδασχόμενος μυστήρια χαὶ τὸ τέλος οὐ θάνατον, ἀλλ᾽ αἰώνιον ᾿ ,ὔ »ν N Ν \ υ \ ’ 0 a - 7)" ῃ ἀπεχδεχόμενος σωτηρίαν. Αδουσ! γὰρ, τὴν δὴν οὐχ αἱ θανατηφύρο! Σειρῆνες Ἑλλήνων, ΟΝ τ: 3 Ἃ EM x ἢ δ ΚΎΩΝ ἀλλὰ θεῖός τις χορὸς προφητῶν, ἐφ᾽ ὧν οὐχ ἔστιν ἀποφράττειν τῶν ἑταίρων τὰς ἀχοάς, 2 Pr NN ͵ ἢ σας ἈΞ " ΡΝ - οὐδὲ Exurov τινα δεσμῷ πεοιβάλλειν, δεδοικότα τὴν ER? τῆς ἀχροάσεως τιμωρίαν τῶν ὕ ἴ 7 > Iy > ἴ \ \ Von Eu TE EN NIE 5 N ar nd δἴψι Ζ N ἐν γὰρ μετὰ τῆς φωνῆς" ὁ ἀχροχτὴς τοῦ (ἣν παύέται, τῶν δὲ ἐπὶ πλεῖον ἀχούων τοῦ ’ - ΄ ΄ e x ’ , χρείττονος ἀπολαύσει βίου, ὑπὸ θείου πνεύματος χειραγωγούμενος. : ͵ , ; Ὁ 73% , τ N τινος x DE ᾽ 15 Ηχέτω τοίνυν σύμπας χαὶ ἀκουέτω τῆς θείας ὠδῆς, μηδὲν πεφοσημένος. Οὐχ εἰσὶν EN NE “7 u = » δι ν Ὧν 7 N 6 5 KL 3 παρ᾽ ἧμιν αἱ παρὰ Σικελίαν Σειρῆνες, οὐὸξ τὰ ᾿Οδυσσέως δεσμά' „ 009 χηρὸς τηχόμενος εἰς ᾽ ’ N = ᾿ " = , ’ #7 ε ΄ - ἀνθρώπων ἀκοάς, ἀλλὰ δεσμῶν μὲν ἄνεσις πᾶσα, ἐλευθερία δ’ ἀχοῆςἷ παρ᾽ ἡ ἑχάστῳ τῶν P , \ 3 δὲ > ; vr : x an En 5 2 =” .,9 προσιόντων. Τοιαύτης γὰρ ᾧδῆς ἀχούειν ἄξιον, τοιούτους τοὺς ἄδοντας ἔχειν εὐχτέον εἰναί ὃ - 7 ὃ ΄ ᾿ - - ’ ΄- μέν ᾽ 2 Nr ε ᾿ x ’ x =, wor δοχεῖ. Ei δέ τις χαὶ τοῦ τῶν ἀποστόλων χοροῦ ἀχούειν ἐθέλοι, εὑρήσει τὴν αὐτὴν τῆς N. ΄ 1 1: Ἂ Ε INA x R θε' a 5 .- "ἃ δῆς συμφωνίαν οἱ μὲν Ko προῆδον"" μυστιχῶς τὴν θείαν οἰχονομίαν, οἱ ὁ᾽ ἀϑουσιν 0 3 \ N at ar v > ᾿ ἴ ᾽ : ΄ ἀν ἐν τ ΟΣ ΄ OT TEN μὲν , = ΄ . , ΔῈ αἱ ἢ ἑρμιηνεύοντες τὰ ὑπ᾽ ἐχείνων μυστικῶς '΄ ἀπηγγελμένα. Ὁ συμφώνου ἁρμονίας ὑπὸ θείου ΄ 5% a = = Nr \ ᾽ δ πνεύματος συγχειμένης, ὦ χαλοῦ χοροῦ τῶν ἀδόντων τὰ μυστήριχ" τούτοις χἀγὼ "ἢ συνάδειν εὔχομιχι. coulee dans des oreilles humaines, mais le relächement complet de tous liens et la delivrance de l’ouie chez tous ceux qui s’approchent. Qu’ils viennent,. car c’est lä le chant qu’il convient d’&couter, ce sont les chanteurs que je veux quon s’engage ἃ pratiquer. Et si l’on desire entendre egalement le chour des apötres, on rencontrera dans leur chant le meme accord. Car les prophötes ont chante ἃ l’avance, par voie mystique, l’economie des choses divines, etle chant des apötres est l’interprötation du sens mystique de leurs paroles annoneiatrices. O ’harmonieux accord compos6 par l’Esprit saint! O le ch&ur admirable de ceux qui chantent les mysteres! A leur chant, je fais voeu de joindre le mien. us Β ἕξ 8... Ἐ R est une addition d’une autre main, et de meme πὸ dans HE CATR Βὸ. — 10. mac u S?, mais le x a 6&le ajoute sur Mm par une autre main. — 11. Qräcnana St. — 12. παολυβοκόε 55, BcayecKoe S’. — 13. mkenn] mkennn 5%. — 14. my (= una, urn, 4” pers. sing.) : πα S‘, mm S’; ΜΉΤ Bo. — 15. cum] ὁπ 55. FS. Bo 146,1.147,3. 1. S semble interpreter τὸ τέλος comme locution adverbiale; c’est une reminiscence de Rom., vi, 21 τὸ γὰρ τέλος ἐκείνων θάνατος. ὃ. ἑαυτόν τινα δεσμῷ F: S -- ἑαυτόν τινι δεσμῷ. — 3. ἐκ n'est pas lraduit dans 5. — 4. μετὰ τῆς φωνῆς « en meme temps que le chant » ἃ ete mal compris par S, qui traduit « par l’audition ». — 5. οὐκ εἰσίν + γάρ S*, mais c’est une addilion d’une main plus recente. — 6. τά... δεσμά F: ὁ... δεσμός S, le singulier d’apres 3,6, 5,4. — 7. ἐλευθερία δ᾽ ἀκοῆς Combefis (Migne), ἐλευθε- ρίας δ’ ἀχοή F, ἐλευθέρα δ᾽ ἀχοή S Bo (S en fait une phrase nominale independante),; pour l’emploi de ἐλευθερία au sens de « delivrance », cf. Bo 494,34 ἡ τῆς ἀσεδείας ἐλευθερία. — 8. map’ > S, qui rend librement, mais correctement, cette pr&posiltion par le datif simple. — 9. ἔχειν εὐχτέον εἶναι : S « je juge bon de prier d’avoir », traduction gauche. — 10. τῆς δῆς συμφωνίαν F: S — τῆς συμφωνίας ᾧδήν. — 11. npondov Β' : 5 — προεῖδον. --- 12. μυστικῶς > 5. — 13. χἀγώ S Bo, χαί F. * Fol.2 v°. ENolmsirs 730 METHODE D’OLYMPE. [6] Rzensnnz OyE0 H πεὶ TAKOKBARME mEcHB, MH caanY KZcaemz' npEcKkAToma ὦμο, noRIpE Ica coyınaro 5 mAzack ero. Ne oyskran, yaye?, mkcnn AdyXoK- * ΗΒ ἃ, NH zz EYSAH NA 1ocAoymanie' ΟΜ ΤῊ NE HINATB, CMACeNIA EcTk cKAZANIie Nauıe METHE. Äzz ae 0YEO W ΒΑΙΒΕΙΠΗΧ᾽ CA HACAAAHTH ΜῊΠ ὦ cHxZ Keckama, a maye ErAA ΜῊ EcTn cHyc?” UKETRUA TIARNHKZ, pen me CAKOPZ Kar ΠΟΙΝΊΒΗΧΑ 5 Kank HC NAUM TAACAMHXA BOMECTRENHA TAHNRI ΠΡῊ muymse ἦ TAATOAATH ApAZAm', MKoke ΜῊ SCH NEZABHCTRNM ἦ JHCTA πολλότε camyE, me moApamanıne Kannosa ΞΛΆΜΟΤΗ, NM Mcanz ΠΟΛΟΕΝῈ τον μὲ BpATA, NM Hwcnoönn KBanaıpe BOÄTIA ἄποπε Eerome Akaa Taaroaaıe NEHABHAAXA πράτ, NÖ CHX xfonk cromme schy" Tku me Komao ΒΛῸΣ BAu- AKHKBI? CKOETO MNMTR CA TAATOAA, MH τοῦ Akaa prR’nocTHn ΞΔ ΜΈΘΟΤΕ Κ NACZ, NENÖCTUTZ BOATIA NAKONBKYARATH® HAOYIHRINEN ca. Wae mocaYwaniw’ Aonpa MH caRop% YecTna Mi AOyxösmomY EpAMINOy" CA CHUHIM TIAMENO KRITH IIAHNXZ. — Reyepa WT zeuepa χόλα, W Apazn, ma ἘΡΈΞΈ mopnerkuz ἡ menk " Kano° zpA πὰ πε, suakx nokenkwenie NWEROE KOMECTKENKIA CHAR ἢ mokuoyaparo Chantons donc, nous aussi, le m&me chant, et elevons notre hymne vers le Pere tres saint, en c&lebrant selon l’Esprit J6sus qui est dans son sein. Ne fuis pas, homme, I’hymne spirituelle, et ne te refuse pas ἃ &couter. Notre chant ne donne pas la.mort, il enseigne le salut. Quant ἃ moi, je erois dejä jouir des biens suprömes en m’entretenant de ces questions, surtout quand 7 αἱ devant moi un tel parterre fleuri, je veux dire l’assemblöe que vous formez, vous qui tout ensemble &coutez et chantez avec moi les mysteres divins. Avec vous, c’est aussi sans crainte que je parle, parce que vous me prötez des oreilles pures de toute envie. Vous n’imitez pas la jalousie de Cain, vous ne persdcutez pas votre frere sur le modele d’Rsaü, vous n’approuvez pas les fröres de Joseph de l’avoir hai pour les paroles qu’il prononcait : tous ces mauvais sentiments sont loin de vous, attendu que chacun d’entre nous ne se considöre que comme le porte-parole de son voisin; et c’est pourquoi il n’y a 1. nzcaenz S° (K2ZAemZ 5?) = ἀναπέμψωμεν : sans doule imp6ratif reprösentant ο «ἣν N 7 == ar 5 7 . \ Kzcaakuz. — 2. ὅλὰὴς S’ : ὦ yaye 5°, mais ὦ (en cursive), par rature sur My est dü ἃ un röviseur qui a corrige ΟΥ̓ΒΈΓΛ Ἢ (chevauchant sur deux lignes) en E) Ι 3 “Ὁ “ x oyskrah/d. — 3. onye 5%, valant ὁπημ. — A. apäzam 5", apäzaa 5". — - 5 \ m ΄ 5. ἈΛΙΗΚΜ : lire sans doute BANAHKH, calque de τὰ τοῦ πλησίον. — 10 15 ΤΎΣ 10 [7] DU LIBRE ARBITRE. 731 x e ‚ “" , x x " ’ ΄΄ δ Te AR ς τὴν ομοιᾶν ᾧδήν, χαὶι τὸν υμνον ἀναπέμψωμιεν τω αγιῷ μ“ - x « Ασωμεν τοιγαροῦν χαὶ ἡμεῖ πατρί, πνεύματι δοξάζοντες ᾿Ιησοῦν τὸν ἐν χόλποις αὐτοῦ. Μὴ φύγης, ἄνθρωπε, ὕμνον πνευματιχόν δὲ ἀπεχθῶ ode τὴν ἀχρόχσιν διατεθῆς θά U% ἔγει. σωτηρίας πνευματιχόν, μηδὲ ἐχθῶς πρὸς τὴν ἀχρόασιν διατεθῇς" θάνατον οὐχ ἔχει, τηρίας » \ ὃ r ε δε νον ᾿ ΄ ’ x \ εν ” ΟῚ x En r ’ r N “ ἐστὶν διήγημα ἡ παρ᾽ ἡμῖν δή. ᾿Εγὼ μὲν οὖν ἤδη" καὶ τῶν χρειττόνων ἀπολαύειν δοχῶ περὶ τοιούτων διαλεγόμενος, χαὶ μάλιστα ὅτε ὁ τοιοῦτός μο: πάρεστιν ἀνθέων λειμών, τουτέστιν ἡ ὑμετέρα σύνοδος τῶν ἅμα τε καὶ ἀχουόντων καὶ συναδόντων" τὰ θεῖα μυστήρια" 3 A ae Nam 2 RA 7 , s \ r \ a ἐφ᾽ ὧν χαὶ τὸ λέγειν θαρρῶ", ὅτι μοι παντὸς φθόνου καθαρὰς παρέχετε τὰς ἀχοάς, οὐ τὸν ζῆλον τὸν τοῦ Κάϊν μιμούμενοι, οὐχ. ὁμοίως τῷ Ἢσαῦ διώχοντες τὸν ἀδελφόν, οὐ «-- τοὺς - m Y m ᾽ - \ er ’ τ » \ » Π ᾿ x ΄ τοῦ Ἰωσὴφ ἐπαινοῦντες ἀδελφοὺς ὅτι ἐφ᾽ οἷς ἔλεγεν ἐμίσουν τὸν ἀδελφόν", ἀλλὰ τούτων r 4% R \ > En ὃ , 407 « e m x - r Ira ἃς ἢ 41 \ ἁπάντων μαχρὰν ἀφεστῶτες, διόπερ΄" ἕχαστος ἡμῶν τὰ τοῦ πλησίον νομίζει λέγειν '', χαὶ " er a x 3 “ ΟῚ x ΄ - EAN > 43 ’ = NS διὰ τοῦτο ζῆλος πονηρὸς οὐχ ἔστιν ἐν ὑμῖν", τὰ λείποντα τῷ ἀδελφῷ "ἢ ἀναπληροῦν dedı- N ΄ 44 = E ΄, m x ΄ mn \ τὰ ’ ΄ - δαγμένοις '΄. Ὦ ἀχροατηρίου. χαλοῦ χαὶ συμποσίου σεμνοῦ καὶ πνευματικῶν ἐδεσμάτων ver τ , 5 Le, h τοιούτοις ἀεὶ συνεῖναι δικαίως "ἢ εὐξάμιην "ἢ. 7 \ Ω ΝΥ ᾿ τω = 5 x \ m Φ \ N — 7 Χθὲς τὸ δειλινὸν περιπατῶν. ᾧ oe? παρὰ τὸν τῆς θαλάσσης αἰγιαλὸν χαὶ \ ? T I \ SL NEE 3% ΠΥΡῸΣ πὰ EN eng TEEN z.19 OTEWS πὼς ATEVLILWV EIS AUTNV, EODWY ὑπεροολήν τινὰ ειχς υνάμιεεως URN soorTs pas en vous d’envie mechante, accoutumeös que vous 6tes ἃ suppleer aux imperfections de votre frere. Ὁ le bel auditoire, l’auguste banquet, la riche nourriture spirituelle! C’est dans une telle societe que je fis veu, avec raison, de toujours vivre. A (Premier heterodoxe). — Hier, mon ami, comme je me promenais au soir sur le bord de la mer et que je la consid6rais avec quelque attention, j’etais spectateur d’une sorte de jeu demesur& d’une puissance divine et de 6. EPATTA NAKONRYARATH 55, πράτε πὲ KONYABATH 5” : lire sans doute EPATENR KONRYARATH. — 7. Wae mocaNwaniw] ὦ menocaYmanin 95. — 8. Hcnk kan 55: lire sans doute McHk Kaxy ὠξέως πῶς F. mais cette accentuation ne prouve rien). ἘΞ. Bo 147,42. 1. πνεύματι» S. — 2. non > 5. — 3. τοιούτων F:S = τούτων, mais il doit s'agir d’une traduction libre. — 4. ἀχουέντων F : S = ἀδόντων. — 5. συναδόντων : S comprend et traduit « chantant avec nous ». — 6. θαρρῶ ΕΞ" (St — θαρρῶν). --- 7. παντός F : S— πάντες. — 8. φθόνου χαθαράς F : S « sans envie et pures », traduction libre. — 9. S « ils haissaient leur frere pour ce qu’il disait »,comme dans le texte gree (ef. Genese, xxxXVII, 8). — 10. διόπερ « parce que» : S comprend « c'est pourquoi ». — 11. νομίζει λέγειν : S « il s’estime disant », m&me sens avec un tour slave. — 12. ἡμῶν... ὑμῖν Ε΄, ὑμῶν... ἡμῖν S, ὑμῶν ... ὑμῖν BO. — 13. τὰ λείποντα τῷ ἀδελφῷ : S® « ce que l’intelligence des fröres n’a pas su atteindre » (τὸ ἀχατάληπτον τῶν ἀδελφῶν), mais 5" autorise a restituer le singulier « dufrere ». — 14. δεδιδαγμένοις S ΜᾺ Bo: δὲν δειγμένοις F. — 15. διχαίως Combefis Bo, δικαίοις FR, > S. — 16. εὐξάμην S, εὐξαίμην F, «ἂν: εὐξαίμην Μὰ Bo. — 17. Le premier interlocuteur du dialogue est designe — ἃ tort — par Ὄρθ. F, « Οὐαλ."- Bo. — 18. φίλε F Bo : S = φίλοι. — 19. σοφῆς F: S = τῆς σοφῆς, ce qui fausse legerement le sens. “ERol. 3 v°. 732 METHODE D’OLYMPE. [8] zHuaknia! XHTIOCTR, ame ἀπὲ ἠ KHTpocTR? NAPHYATH CE ectn ΛΈπο. Mxoze 50 A Wurnpsessin WNA TAATODAETR TPANZ" MKoO πὸ UNk MAYHnY EuAANE* PRIERCTEIRIMEN chrepz N KACTOYENA KETIZ ΒΑΞΒΈΑ, TIOHINEALIH ke NAMPACHO BAZNA RZA4CABLIN CA° TpZAn ἦ OYBeAMYMBIIM CA MAAA NE” AO NeRece JAZAHA, enye A nmk ἘΜΤῊ ΜΗΈΧΑ Buepa. Kpäxomz-E0 NOAOENKI TOPRCKRINZ ΒΗΛΈΧΖ KAZNRI, H AKOME CAORO peimm" cAMIOTO AOXdAaa nerece. Wremaä ze ἡπότο NMACOTOKE NE JAHXA NO Kcem ἈΜΙΤῊ morpamenk zZeuan’ u ΠΗ ΟΥ̓́ ἘΈΟΤΕΛ᾽ ΕΖ oyurk TBOpAXZ ukero ἡ Nöesa Mcnaxz Kopanaa. (υπό πὸ ne ukäme MAnome UNAXZ, HA KAAC ἡ BAMOYYAIIE CA MOpE TIAKHI PAZHAAUIE CA K CA, Ne npkxoaayım" ypkez'" urkero SCTABNDE, MKOME CAORECEIIR peyım KOTKECTKENATO KOETO. ΠΟΒΕΛΈΝΤΑ ἢ UNy N ca. ἴλκοχε πὸ MmNörKIUBAB! WT PARZ KTO, NEROAEM NAAHNZ ἹΤῸ TOCHOAHNOHR CTKOPHTH, ΠΟΒΕΛΈΝΤΕ CTpaxa TRopHuTR ΔΈΛΑ, ὦ Eike CTpAmie, TRÖPHTH NE XOTA, Hz’apem'? me APAZNETR, PANZIIETR me ΠΈΚΑΚΟ KR ceRe TNERWM ca ἠςπόλη ΑΔ» l’industrie d’une seience habile, si du moins le terme d’industrie convient ici. En eflet, ce que decrivent les vers d’Homere : « Comme deux vents soulevent la mer poissonneuse, le Boree et le Zephyre, qui soufllent de Thrace, venus ἃ l’improviste; et aussitöt un [ἰοὺ sombre s’amoncelle, et il r&pand hors de la mer des algues en abondance », c’est vraiment ce qui s’est produit hier. Car je voyais des vagues pareilles aux cimes des montagnes, et qui; comme dit le poete, atteignaient jusqu’au ciel. Si bien que je n’attendais rien d’autre que de voir la terre entiere sub- mergee, et je me forgeais en esprit un lieu de refuge, et je cherchais l’arche de Νοό. Mais je me trompais : ἃ peine en eflet la mer s’etait-elle enflöe qu’elle 1. 5HA&nia S", avec m valant %, ou faute pour KkAknTa. — 2. anpe one Π KHTPOCTR est omis dans 5° et rajoute au haut de la page. — 3-5. Ge passage est sans doule un peu altere, mais son obseurit rend les correetions difliciles : 3. BHAApE peut reprösenter le datif EKHAAIN, mais ce peut &tre aussi une forme fixee de gerondil, ou encore un nominatif pluriel. — A. BZYeABUIM cA « s’lant dressce » (Bo) est glos6 dans la marge de S’ par coyınnnkum CA (= CAOYIHNHRALUM ca) « s’ötant (color- - ἀοππόο ». — 5. maaa ne 5° : 5 doit porter MÄAW πε. 6. CA0RO pen] cA0Ro ce S*, CADBEce Bo, mais οἷ. 102,3, — 7. BkCTBA 855, BETZETBA 85). — 8. KZAE 5", φι 10 15 ὃ ; ar [9] DU LIBRE ARBITRE. 733 ERLGTNUNG τέχνην, εἴ γε χαὶ τέχνην τὸ τοιοῦτο' χαλεῖν χρή. “Ὥσπερ yzo ὁ Ομηριχὸς στίχος φθέγγεται ἐχε τ N» N, , er} ’ N ὡς 0’ ἄνεμοι ὀύο πόντον ορίνετον ἰχθυόεντα, > - ἢ . 7: ΄ , » Βοροῦς΄ καὶ Ζέφυρος, τώ τε Θρήχηθεν αἡτον, ΕΝ ͵ "Ἢ r - ΝῊ » “ - ἐλθώντ᾽ ἐξαπίνης ἄνυδις δέ τε χῦμχ χελαινὸν Ξ > ἴ > \ N na ἋΣ Ν Een n ν᾿ 3 408 ἤυξται, πολλον de MADES λα φυχος ἔχευεν. T 6 e \ \ 7 N ER r n \ a A leer ͵ \ οὕτω μο: χαὶ χθὲς γεγονέναι δοκεῖ. Κορυφαῖς γὰρ ὀρέων παραπλήσια" ἑώρων χύματα, Aut ἵν Sr ῃ > ως λογὸς ELITE en , | ἘΝ IRRE f Sn 5 N, αὐτου εφιχνουμένα. του ουρᾶνου. To ὃ ἐντεῦθεν οὐυόὲν ἕτερον προσεδόχων 5 a DE ᾿ 3 En R a 7 ΟΡΝΑ ‚N aracav ἐπιχλυσθήσεσθα: τὴν γῆν; zul Mor φυγῆς ἐν τῷ vol ἀνέπλαττον TOROV KL τὴν 10 ἐν er 2,0, ΄ mı 8 5 Nr y 7 N DR τώ ee NR τοῦ Νῶε ἀνεζήτουν" χιβωτόν. Τὸ δ᾽ οὐχ ἣν ὁ Evanılov' ἀλλὰ γὰρ" ἅμα κυρτωθῆναι \ ᾿ 9 4m N, ’ fi f > r \ ee ΄ „ τὴν θχλασσαν" πάλιν ἀνελύετο εἰς ἑαυτήν, οὐχ ὑπερθαίνουσα τὸν οἰχεῖον '" τόπον. ὡς ἔπος πεῖν θεῖόν τι { ooßnuevn. αὶ "! χαθά πολλά πὶ Ben = εἰπεῖν θεῖόν τι πρόσταγμα πεφοσημένη. Kat!“ χαθάπερ πολλάκις τῶν οἰχετῶν τις, ἄχων τ' er ‚ ΄ ΕΣ Y - r N ı \ ΄ πρὸς τοῦ δεσπότου πράττειν ἀναγκαζόμενος, τῷ μὲν προστάγματι διὰ τὸν φόθον πείθεται, : ὸ A ἢ ΄ \ » ͵ > 42 y Sure > ΜᾺ ὃ δὲ πάσχει, πράττειν μὴ θέλων, λέγειν οὐ τολυᾷ "", τονθούζει "ἢ δὲ ἐν ἑχυτῷ θυμοῦ τινος se resolvait δὲ rentrait en elle-m&öme, sans franchir les limites de son domaine propre, arretee, pour ainsi dire, par quelque commandement divin redou-- table. Et de m&me que souvent un serviteur, contraint par son maitre ἃ accomplir malgr& lui quelque action, obeit par crainte A l’ordre donne, et n’ose pas exprimer ce qu’il 6prouve A agir contre son gre, mais gronde en lui-m&me, rempli d’une sorte de rage, de m&me aussi je croyais voir que la ak 5". — ὁ. nokxoaaım S‘, pour npExoaa : le traducteur a dü calquer par distraetion le f&minin du gree. — 10. pkez SE pkz Sb. _ 44. MNÖTKIIIBABI 95. ΩΣ ϑ, Yin ” x Ἵ avec II par surcharge sur ἅϊ. — 12. uz’apepm 5", avec A barre ἃ l’encere rouge. ΕΞ. Bo 147,23-148,17. 1. πὸ τοιοῦτο F: S — τοῦτο, mais cf. 7,5, etc. — 2. Βορρῆς] Βορέης F Bo. — 3. ἔχευεν] ἔχευον F, ἔχεναν Bo; S « versa » repond ἃ ἔχενεν. Le traducteur slave n’a ἃ peu pres rien compris aux vers d’Homere (Il., ıx, 4-7) : le texte slave, en partie incoherent ou altere, doit signifier en mot a mot: 34 « comme pour moi, voyant (?) ἃ travers la mer poissonneuse le vent du nord, le vent d’est egalement souffla — ὡς δ᾽ ἂν ἐμοὶ διὰ πόντον ὁρῶντι (plus litteralement ὁρῶντες) ἰχθυόεντα Βορρῆν (ou nom. Βορρῆς) καὶ Ζέφυρος ... (ἄητον est interpret@ comme une 3° personne du singulier de l’aoriste); 5-6 « οἱ venue subitement, une vague affreuse, s’etant dressee (?) et s’elant accrue, versa peu s’en faut jusqu’au -eiel » — ἐλθὸν δ᾽ ἐξαπίνης ... χῦμα χελαινὸν καὶ ὀρθοῦται (?), « οὐ Σ- πολλοῦ δεῖ... ἔχευεν, le sens etant visiblement complete d’apres ce qui suit immediatement, 1. 7-8. — ἡ, παραπλήσια S Bo, παραπλήσιον F. — 5. ὡς λόγος εἰπεῖν F, ὡς λόγον εἰπεῖν Bo (S est altere), cf. 103,3 : le sensest « comme on rapporte (ὡς λόγος ἐστί) que dit (l’Eerivain) ». — 6. ἀνεζήτουν, conjecture de Bo, d’apres S « je cherchais » : ἀνέπλαττον F. — 7. ὃ ἐνόμιζον Ε : S « comme je pensais », traduction libre. — 8. yap> 5. — 9. ἅμα χυρτωθῆναι τὴν θάλχσσαν Ῥ, ὅπου ἀνεχυρτώθη (var. ὁπότ᾽ ἀναχυρτωθείη) ἣ θάλασσα Bo, par interpretation fautive de la traduction slave; on peut aussi conjecturer ἅμα χυρτωθεῖσα ἣ θάλασσα. — 10. οἰκεῖον est rendu librement dans S par « fixe ». — 11. καί est traduit dans S par « car ». — 12. λέγειν οὐ τολμᾷ S Bo, λέγειν ὅτι οὐ τολμᾷ 1". — 13. τον θρύζει F, τονθορύζε: ΒΟ. *Fol. 4r°. 784 METHODE D’OLYMPE. [10] TAKOME INAXZ KHAKTH ἢ mope ἄπο ἡ ruksanıe CA HR CcERE ApAmape INERz’ x Tame! cere NEOYApAmATH uERAKO, KaAaAHıUk MrzAAA MpsCTR. Ann 42 Ἢ " ͵ Cuxz? cnmye ἘΜΙΒΑΝΙΕ ΠΟΤ Δ, BZHPATH BYHNAXZ HA NERO H KPATZ ἐτγὸ ΠΈΡΗΤΗ STkxXz ΟΥ̓ΜΟΙΙ᾽, WTKAAK NAYHNAECTR, κλὲ ΔῊ CA KONKYAKAETR HCKAX ἀξ, πόε 3 2 DWARHXENIE HMATR, HAH npkxöanee?, ρέκιπε wT ukera na urkero, ἡλὴ Kfammoe: noumcTie', KAKO An ΠΡΈΚΜ ΒΑ Ιμεε ἢ MMATR oyTBep’zenie [ἡ moanhzenie]. Νό ἡ cahya Akaa Name ΜΗ (ἃ ΠΗΜΤΆΤΗ ἈΜῊ EcTR Ero ÜRJAZA HANERECKNATO πολύπεηϊα, KoE AH WERKOMENTE " MIRCTHA®, Kam ΔῊ A πὸ maak WTAXSAHTR, M MEORE MH TAKO Ne npkxoan NATH cRoETO" A τό, MAkome ἔστε pen, Zanonkar® nEsam ΑΖΗ BAIIRINATO, ἡ CHMETK TOTAA K NACA ETAA MOAOENO ἐπδ, WTAXSAHTR πὸ TAKBI ἀκ 7 WTZHIBAELIZ. A cHxA TEopA Hennivanie, ΒΗ ΛῈΧ CKONYARANIIR CA cHETZ CAUNRIN, WCKI- Akvanıpn ie ἢ ANRNEIH CRKTZ, ἡ τὸ Arie Toua® BSaayy, ἡ θη κι npkenz- ARIIR WT caNya, HR mepRAA KACKOAAIIR xYak", morom me RACKOAANIR KANNE, 1eYTZ um möAaRıpR'" πόλπη. Ne CTANAX!! me Oy5o MH ὦ TOMZ NBITAA M KHNKL'? WTATIA ἡ MpMAOmENTA BZUCKAA, MRome oYRo H cin XPÄNHTR KPATZ AHRNRIN. Uname ze um ca oyEo ce? BOKECTERENKIH KRIH KBITH ὁτϑύῃ M CHAA BOAWATO CAApA mer, comme furieuse et renfermant en elle-m&me sa colöre, s’&tait impos6 quelque retenue pour ne pas manifester ἃ son maitre sa fureur. En considerant ce spectacle, je me mettais ἃ observer le ciel, et je voulais mesurer en esprit sa sphere : ol commence son axe et oü se termine-t-il, me demandais-je, quel est son mouvement, si c’est le mouvement de trans- lation, e’est-a-dire d’un lieu ἃ un autre, ou le mouvement eirculaire, et. comment a-t-elle son centre fixe. Mais le soleil aussi appelait mes recherches: quel est son mode de position dans le ciel, quelle est la revolution de sa course, et quels sont ses deplacements progressifs sur l’&cliptique; m&me en se deplagant ainsi, il ne s’&carte pas de sa route, mais lui aussi obeit, on peut dire, ἃ la consigne d’un sup6rieur, et il brille chez nous dans le temps qu'il lui est permis de le faire, puis il s’en va comme s’il 6tait rappele. Et tandis que j’examinais ces questions, je voyais le soleil cesser de luire, la lumiere du jour faire defaut, l’obseurit& arriver aussitöt et la lune 1. xoraue St, xorkur S’ : lire sans doute x0Taye, malgre la forme de nomi- natif neulre MKZAAA. — 2. cuXz| cHuuz ὃ. — ὃ. npkxdanee S° : Jire sans doute npkxoanoe. — α. NOWRCTTE S°, mais le 5, rajoule au-dessus de la ligne, est d’une main plus röcente; nNomecTKie S’. — 5. MIKCETHA S®, avec K d'une aulre main, wectsia S”. — 6. zamonkar Bo. &ctk γέψη. ano ΜΈΛΙ 5". — 7. Ann 55. ἅκο 5". — 8. τόμπαι 9". Tomoy S® (non ΤΌΜΟΥ Bo). — 9. xYak St. — 10. πόλλ] or -10 15 { 10 re. 15 111] DU LIBRE ARBITRE. 735 δι ἐπ f Ξ a ᾿ R . \ ERBEN EIN: „u, πληρούμενος', οὕτω μοί πως" ἐφαίνετο χαὶ τὴν θάλασσαν, ὡσπερεὶ θυμουμένην χαὶ ἐν € - ΄ , ns ’ ΄ ε τῶν r - N r x ἑαυτῇ φράττουσαν τὴν ὀργήν, χκρατῆσαί τι ἢ" ἑχυτῆς, οὐ βουλομένην τῷ ὁὀὲεσποτῃ φανερὸν ποιῆσαι τὸν θυμόν. Ταῦτα οὕτως γινόμενα σχοπῶν, ἀτενίζειν Apydumv εἰς τὸν οὐρανὸν χαὶ τὸν κύχλον αὐτοῦ “ lu m » EIER EN Yy \ ΕΥ̓͂ - 3 r 4 , 5 τῷ νοὶ χαταμετρεῖν ἤθελον, πόθεν τεῦ ἄρχεται χαὶ ποῦ χαταπαύει ἀνεζήτουν ἐγώ, ποίαν τε ῃ » BD \ , \ ER , = ͵ a \ An κίνησιν ἔχει, πότερον τὴν merabarınnv, τουτέστιν τὴν ἀπὸ τόπου εἰς τόπον, Ἢ τὴν χύχλῳ z n \ \ Pier + δ x \ END ᾿ - [A φοράν, πῶς δὲ χαὶ τὴν ἐπίμονον βάσιν" ἔχει. Ἀλλά μοι χαὶ περὶ τοῦ ἡλίου ζητεῖν ἐδόχει ἫΣ dere ΄ De ὑδνδιων > 0, EUR 8 € ΄ δ Ed το ΝΣ τίς re’ ὁ τρόπος αὐτοῦ τῆς ἐν οὐρανῷ θέσεως, τίς δὲ Hu" ἢ περίοδος τοῦ δρόμου, ποῦ ὁὲ ᾿ » προ “ τ τ δι en 9 ΄ \ PERL > r ᾽ 140 χαὶ μετ᾽ ὀλίγον χωρεῖ, καὶ ὅτι μηδὲ οὕτως" παρέρχεται τὸν οιχεῖον ὄρομον, ἀλλὰ za δα ἢ ε = 3 = " ΄ r \ \ , en αὐτός, ὡς ἔνεστιν εἰπεῖν, ἐντολήν τινα φυλάττει χρείττονος, καὶ φαίνει μὲν τότε παρ’ ἡμῖν ! a “". 2 > _ m DENE > \ > Der} q ὅτε ἔξεστιν αὐτῷ, ἀπέρχεται δὲ '' ὡς «ἀνακαλούμενος '". x [4 [4 ᾿ \ ’ r 2 wp. ι ᾿ m ε ’ [2 Kat τούτων rolvuv!? τὴν ἐξέτασιν ποιούμενος, ἑώρων παυόμιενον μὲν τὸ τοῦ ἡλίου φέγγος, ’ - x = e ΄ =, ’ z δι ι ΄ ἐπιλεῖπον δὲ χαὶ τῆς ἡμέρας τὸ φῶς, εὐθέως δὲ γινόμενον σχότος, καὶ σελήνην διχδεχομένην x AA ERREN x \ - ’ - ΄ ΄ δέ ΄ m ὃ ΄ 14 τὸν ἥλιον, χαὶ τὰ μὲν πρῶτα ἀνιοῦσαν μείονα, μετέπειτα ὁέ, προχόπτουσαν τῷ ὁρόμῳ 5 ΄ὔ L, "» 15 ᾽ " 7 δι \ x ΄ 7 m x > 3er φαντασίαν παρέχουσαν weilovos'”. Οὐκ ἐπαυόμην δὲ καὶ περὶ ταύτης ζητῶν, χαὶ τὴν αἰτίαν ῳ » , \ er ῃ > ΄ Ἢ εἰ > - = τῆς ἀφαιρέσεως καὶ τῆς προσθέσεως ἀνηρεύνων "| ‚ ὅτι τε χαὶ αὐτὴ τηρεῖ τὸν χύχλον τῶν € m + 5» r vn) G r e x „ N ἡμερῶν. Καί μοι ἐδόκει τὸ ἐντεῦθεν '΄ ὡς θεία τις ὑπάρχει οἰκονομία καὶ δύναμις κρειττόνων "ἢ succeder au soleil: petite d’abord ἃ son lever, elle pr6sentait ensuite, a mesure j qu’elle avancgait dans sa course, un aspect agrandi. Je continuais mon enquete en l’ötendant ἃ la lune, je recherchais la cause de sa diminution et de son aceroissement, et je constatais qu’elle aussi observe le cycle regulier des jours. J’en venais des lors ἃ croire ἃ l’existence d’une sorte d’&conomie divine et de forces superieures qui maintiennent l’univers, d'une puissance que 12. NBITAA H KUNk nöaanıpa 5". — 11. cTanax 5° : lire sans doute CTAMX. IBITAAU KHUNh, 5". — 13. dyE0 cd Sı « donc cela », mais il faut comprendre et peut-ötre lire ce (= ck) ov50 « des lors », οἷ. 92, 14- I Y 14 ἘΞ. Bo 148,17-149,19. 1. S = τονθρύζει δέ πως... θυμοῦ πληρούμενος, avec transposilion de la particule d’indeterminalion. — 9. πως > 85. — 3. χρατῆσαί τι, d’apres S : χρατοῦσάν τε F Bo. Le sens du slave est : « de meme je eroyais voir aussi Ja mer comme irritee et contenant en elle-m&me sa colere; elle voulait s’aflranchir de la retenue en quelque maniere (faire preuve de quelque ἀκρασία), en manifestant a son maitre sa fureur »; ce qui, en corrigeant «elle voulait » en « voulant », parait repondre ἃ : ὡσπερεὶ θυμουμένην....» χρατῆσαί τι ἑαυτῆς οὐ βουλομένην, τῷ δεσπότῃ φανερὸν ποιοῦσαν τὸν θυμόν. --- !. ἀτενίζειν ἠρχόμην εἰς τὸν οὐρανόν S, ἀτενίζειν ἠοχόμην, χαὶ τὸν οὐρανόν F Βο. --- 5. τε» S (deux [οἱ 5). — 6. βάσιν Τ' :S « la stabilite (βεδαίωσιν) et le mouvement (κίνησιν) », ce qui repond au double sens de βάσις, « base » et « marche »; mais le second mot doit n’etre qu’une variante de traduction, ou une addition d’un reviseur. — 7. τε» S. — 8. καί» 95. — 9. οὕτως S, οὗτος F Bo. — 10. ἀλλά 5» 5. — 11. δέ F:S = δὲ πάλιν, mais ce n'est qu’une traduelion renforcee de δέ s’opposant ἃ μέν. — 12. « «ἀνα: "χαλούμενος, d’apres S « rappele » : χαλούμενος F Bo. — 13. τοίνυν» 8. — 14. τῷ δρόμῳ F: S « montant plus haut, me presentant », ce qui donnerait ἃ penser que le traducteur a lu quelque chose comme προχόπτουσαν ἀνωτέρω, ἐμοὶ ... παρέχουσαν. — 15. μείζονος F:S — μείζονα. --- 16. ἀνηρεύνων F Bo: S —= ἀνερευνῶν. --- 17. τὸ ἐντεῦθεν Τῇ : 5 « eh bien alors (φέρε οὖν) », « des lors », et ὡς ... ὑπάρχει est rendu librement par « elre » — ὑπάρχειν. — 18. χρειττόνων F: S = χρείττονος, sans doute d’apres 1. 10. ΡΟ ey” ἈΠΟ Ὁ Τὸν 736 METHODE D’OLYMPE. [12] ΑΒΗ KcA, Nike ἢ Bora πὸ mpasak παρέμδ. ἢ -κ-- τόμογ' An? TIOXBAAENNE τπύφηλ᾽ HAAXA, Zenam οὐτβέρπεην κήλα ἡ πιππότα pAZAmıENTA " H LINSTOAHIK- NRIA CAADBZ UKKETA. S Ne OYCTAETR πὸ UM ὦ cHXA &annkx ΟΥ̓́, NZ’ κ TÖNA ὠτκαλδ" ch BCA CACTAKA MHUOYTR ἦπμῃλ HAAXZ, NE WT KOETO AH COYyIPATO CA KOTOLK TIPHCHO HAU WT CAUOTO EAHNOTO, capoy ὃ NHUA πηι. ἐπεὶ πὸ WT NE coymx ὙΤῸ CATKOPHTH NH CMOTPHTM Um Skad Aonpk umaue ca, un canpAmenke® caonY MINÖTKINIZ ΟΥ̓. NERkpNoy" KRIKARIHAMT πὸ WT CAlIHX HARBIKOLMIA CACTABAENTE hukrun. M unmk ze Aso no Herunk umame ca wusecomYixe KKITU TAATOAATH cz norome mpmcno |, φέκιπε] Apoyroms HNAKOMOY [A me Mnome WNZ], NO WT &AHNSTO WMNOTO CoyIpHMZ EBITH" NERAKO Bd UNNA oyskpane® MA CACTARZNRIH li KAATIE ἰχὰ oyspaurenie ECTECTEA. Caye ie oyEo nkkaso ἀκ aöupk UNkERZ NONKINAATH, K A0UN HAAN moenY. RB NACTARIHHN πῇ, ῤῥέκιας πὰ ANELININ, ΒήΛΈΧ npnweAz ABA ΜΈκλΑ EAHNO'POANA KOTOPANIBA CA yaka u OYKApANIBA CA CAMA, ApOYTATO MAKKI WAZPATH ΕΔΗ WRoymaRıpa ca. Ce me ΟΥ̓ΕῸ HAAXA ἦ TopumxZ TEOPHTR Nkyin. “ κα πὸ περσβεηλ WAnpame ἡ NOTAENDE 5 ΞΕ ΜΛ ΤΈΛΟ MOKAZAUIE ΠΑ͂ΜΕ canuS, nous pourrions appeler Dieu. Et alors je me mettais ἃ louer le Demiurge, en voyant la terre solidement fixee, la variete des especes animales et les floraisons diverses des plantes. Ma pensde ne s’arrötait pas ἃ ces seules questions : j'’entreprenais main- tenant de chercher le principe de la constitution de cet univers, s’il tire son origine de quelque chose qui coexistait eternellement ἃ Dieu ou bien de Dieu seul, sans rien de coexistant ἃ lui. En effet, que Dieu l’ait er6& du n6ant, c’est une hypothese qu’il ne me semblait pas m&me ἃ propos de discuter, car elle est jugee compl&tement invraisemblable par la plupart des philoso- phes : c’est une loi que rien ne vient de rien. Et pourtant il me paraissait ‘galement vrai d’admettre que rien ne coexistait eternellement ἃ Dieu de different de lui, et que les choses existantes tirent de Dieu seul leur origine : cette convietion m’etait en quelque sorte imposce par l’ordre des parties de l'univers et leur heureuse disposition naturelle. I. x τόμου Bo, τόμου 55. — 2. aa] aa S', aaası Bo; pour le tour, οἵ. I. 5, ete.; le supin AA est aussi possible (cl. 1. 16, ete.), mais il appellerait le genitif. — 3. TROpJA δι : lire sans doute τβόρη!ν, l’omission de καὶ devant τόμον ayant modifi6 le sens en « jallais louant ce Dieu avec le {{{ππῸ de ὁγόσίοι ». — gr 10 15 d ET σεν 2 3. πα ἐ Σ [13] DU LIBRE ARBITRE. 787 « ΄ x em a \ ᾿ ΙΝῪ “᾿ er Υ IN " ’ Ὁ N πὐνέχουφα τὰ ὅλα, ἣν χαὶ θεὸν διχαίως ἂν εἴποιμεν '. Καὶ αὶ τὸ λοιπὸν τὸν δηυιουργὸν ἐπαινεῖν 2 ᾿ - m e - ᾿ς. N x \ ’ er \ » ἠρχόμην", τήν τε γῆν πεπηγυῖαν ὁρῶν χαὶ ζῴων διαφορὰς χαὶ ποικίλα φυτῶν τὰ ἐξανθήματα. q δ. " , x ’ ε n » ν \ RZ Οὐχ ἵστατο" δέ μοι ἐπὶ τούτοις χαὶ μόνοις ὁ νοῦς; ἀλλὰ τὸ λοιπὸν ὅθεν ταῦτα τὴν σύστασιν ἔχει ζατεῖν ἠρχόμοην᾽, πότερον ἔχ τινος συνόντος ἀεὶ τῷ θεῷ ἢ 2 era δὶ συστασι SIE: STELLV NDYDYENY 4 %n0% ὮΝ ἐχ τινος GUVOVTOS DEL τῳ ἕῳ ἢ ες KH Du Kar ; Fa ᾽Ν ὃ x FR =, ’ ᾿ = 5 μόνου, συνυπάρχοντος αὐτῷ οὐδενός". Ta γὰρ ἐξ οὐχ ὄντων πεποιηχέναι ἢ οὐδὲ σχοπεῖν χῷεϑ ἐδό, Neo ΤΣ ΠΝ un ar Te N EN N wor χαλῶς" ἐδόχει, mireov!" ἀπιθζνου «τοῖς πολλοῖς.--᾿' ὑπάρχοντος τοῦ λόγου" τὰ γὰρ & , ὙΦ mn κι Υ ΤΑ στον ISSUE #8 ν Κ he 7 12 Ἄηθῶςσ ae 3 δὲ ΤΟΊΗ γινόμενα ἐξ ὄντων πέφυχε τὴν σύστασιν ἔχειν. Kal ὁμοίως "΄ ἀληθῶς ἐδόχει μιηδὲν λέγειν zei ω Σ τ , 3 ne N ᾽ν ᾿ & auveivaı τῷ θεῷ ἕτερὸν τι παρ αὐτὸν "ἢ. ἀλλ᾽ ἐξ αὐτοῦ «καὶ 10 ovou>!" τὰ ὄντα γέγονε ἕνα!" \ χαὶ γζρ πως ἔπε ειθέ μΞ τὸ EUTAATOV τῶν στοιχείων χαὶ ἡ περὶ αὐτὰ τῆς φύσεως εὐχοσμίαι. 5 DENT DEN m ıY 3 \ Η Bi \ ’ , Al 10 Οὑτωσὶ δέ πως "ἢ εὖ διατεθεῖσθαι νομίζων ἐπὶ τὴν οἰκίαν ἀνεχώρουν ᾽" τὴν ἐμήν. Τὴ δ᾽ ἐπ τιούσῃ, τουτέστιν σήμερον, ἐλθὼν ἑώρων δύο τινὰς ὁμογενεῖς, ἀνθρώπους δὲ λέ Ms "din Ian r © N z ΄ ΄ πληχτιζομένους χαὶ διαλοιδορουμένους ἀλλήλοις, ἕτερον δ᾽ αὖ πάλιν Sue zen rer N ᾿ ΄ N ‚a ΄ “-« ὦ) ” DI μένον ἢ τὸν πλησίον. Ἤδη δέ τ χαὶ δεινότερα τολμᾶν" ἤρχοντο". Ὃς: μὲν γὰρ R ER ES an Sn NE RERN 2 37 RT , ἐσχύλευε “νεκρὸν χα! τὸ χρυφθὲν ἤδη" σῶμα τῇ γῇ τ πάλιν ἐδείχνυεν ἡλίῳ, χαὶ τὴν ὁμοίαν u Assez satisfait de cette facon de voir, je rentrais chez moi. Le lendemain, e’est-A-dire aujourd’hui, je voyais sur ma route deux ötres de m&me race, c’est de deux hommes qu’il s’agit, qui se querellaient et’ s'invectivaient mutuellement, puis un autre qui s’efloreait de detrousser son prochain. En voici d’autres maintenant qui s’engageaient dans des entreprises plus terribles encore. L’un döpouillait un mort et rendait au jour le cadavre deja cache dans la terre, et il outrageait ce corps, image du sien, en l’abandonnant aux 4. nz Bo, ΝῊ 5. — 5. wrkaaY Bo, ὥὕταλη 5. — 6. czupäwmenkel czaBpZuenkn Sı, et οἱ. 42.9. — 7. ERIKADIBAM Bo. ERIKADIHATO Sa. — 8. oyskpae De oyskpanure Sb. — 9. ἌΚΗ 55, πὸ 5". FSD (l!. 10 et suiv.) Ezn (1. 11 etsuiv.). Bo 149,19-150,1. 1. ἂν εἴποιμεν F: S « j’appellerai » — ἂν εἴποιμι. — 3. ἠρχόμην « je commencais » : S comprend «jallais ». — 3. ἵστατο F : S = ἵσταται. — 4. ταῦτα I: S — ταῦτα πάντα. — 5. ζητεῖν ἠρχόμην « je me { mettais ἃ chercher » : S comprend « j'allais cherchant ». — 6. οὐδενός « rien» : S comprenıd « personne ». — 7. ὄντων S Μὰ Bo, et οἵ. 31,16 ἐξ οὐχ ὄντων γεγονέναι τι : ὄντος F. — 8. πεποιηχέναι T, τι πεποιηχέναι S, πεφυχέναι Μά, «τι» γεγονέναι Bo. — 9. χαλῶς F :S « tres bien » — πάνυ χαλῶς. — 10. τέλεον Μά, μὴ τέλεον F Bo, μηδὲ (ou μὴ) τέλεον S; cl. 31,715. — 11. τοῖς πολλοῖς S Bo,>F; cf. 21,4 τοὺς πολλοὺς διατεθῆναι ποιεῖ. — 12. καὶ ὁμοίως F: S = χαὶ ἐμοὶ ὡς. — 13. ἕτερόν τι παρ᾽ αὐτόν 1" : S « e’est-ä-dire une autre chose differente, et non comme lui », mais il s’agit sürement de linterpolalion d’une glose « c’est-a-dire non comme lui » ἃ latraduelion « une autre chose dilferente ». — 14.2E αὐτοῦ Ε: 5. « de celui-lä seul » — ἐξ αὐτοῦ (χαὶ) μόνου : ἐξ αὐτοῦ « μόνου» Bo; cf. 1. 4-5. — 15. πως ὡς 5. — 16. ἀνεγώρουν D Bo, ἐχώρουν F : S « jlallais » — ἐχώρουν (cf. 11.5} plutöt que ἀνεχώρουν. --- 17. δὲ λέγω F Bo, λέγῳ δή D,> D* S Ezn. — 18. ἀφιματῶσαι F Bo, et S « depouiller » : ἀμφαιματῶσαι D, οἱ D’ caede multanies, Ezn « a soif de la mort ei du sang ». — 19. πειρώμενον ἢ S Bo, βουλόμενον I. — 20. ἤδη δέ FD : S « eh bien alors » (= φέρε δ᾽ οὖν) en est la traduction, et il n’y a pas lieu de conjecturer avec Bo ἰδοὺ (δέ, οὖν). — 21. τολμᾶν : S « faire », traduction libre. — 22. ἤρχοντο : S S et εἰ a το πενόξετα m in ἈΠῸ]. Ὁ ΟΣ 738 METHODE D’OLYMPE. [14] ἦὦ NOAOBRNHIM! cene οὐκάράιπε WEIÄRZ, MAH Mep’TEENA ὠοτλπήβα ncöuz. Apoy- TKIH TAKKI Wpamie WENAMAUIE H KA EAMNOCTPACTHONA JAKoY 3ΔῈ usicaa Aarau A ὦπχ me cmacenie nmom&npkern xörame KEorkouz?, A chm oYcTaATn Ne χόταιπε röna nn nokwasakrn” χόταιπε rukkoy. M «τό ε' umdaanma γλλ-- TOAATH, NÖ πο οὐουρέμπημ cA Toy ARTE Ömpazauıe NA Nero Wpamienz' A nz MIOAHTKRENNKZ KRIBAUIE KA Kanzuyk ἢ fayk monesnk MpocTnpame, M pMZH ke AAHTH χόταιπε, MIOAAUIE ie TOKIO MOAAYHTH @RHTIA” WM’ πὲ ὁχπϑαπιαιπε MpSCTH NÜKAKOME HH EAHNOPSANATO IAHAOBATM..." XÖTAUE, NA MAKo " ἢ AMTEIH zukpn bpoymienn Een’ naynnaue. Ce ze oyBo® ἡ ΟΥ̓́ΘΤᾺ κ᾽ TAKOROMN® npHRAH- ame Tkaoy, τόλμημα" πὸ Mpocriw ΒΈΛλιπε᾽ ἡ uhÄAme vHakrn Wroro Acaamya oYae, ὦποτο Wbanpanıpa!! A NM ZEMAM MORpKIKANMA Erome MH pMZB ÜENAMH Tkao. Kz cuuz MASK HNZ ὁβοέγο "ἡ BAHAHKH ΗΝ NOYAHTH χύταμιε, AOKA MA zero!’ npana ἡ πὰ KEZAKon’noe λύκε oycrpemaan'! ca ὠπφάτητη "ἢ, ποτοπόμογ NeRkcTRnnKoY ne ΔΑΛΗ ΜΗ "ἢ KEITH NOHCHÖMOY Wum. WT cero A πλάμεμε MHAAXZ AAN chiens comme päture. Un autre tirait son &pee et marchait contre un homme, son semblable. Celui-ci cherchait son salut dans la fuite, mais son adversaire ne cessait pas de le poursuivre et refusait de dominer sa fureur. Bref, il s’avancait sur lui et aussitöt brandissait son &pee. Le mal- heureux se mettait ἃ implorer cet ennemi qui etait son semblable, il tendait vers lui des mains suppliantes, et il consentait ἃ donner ses vetements, en ne demandant que d’avoir la vie sauve. Mais l’autre, sans refrener en rien sa fureur, sans piti6 pour son prochain, ne voulant pas reconnaitre en lui sa propre image, commengait comme une bete sauvage ἃ dechirer sa proie avec l’epee, et dejä il la faisait mordre dans ce corps pareil au sien : tel &tait l’exces de sa rage. Et l’on pouvait voir la vietime qui gisait deja sur le sol, et l’assassin qui maintenant deötroussait son cadavre, et qui ne recouvrait pas möme de terre le corps nu de celui qu’il avait depouille de ses vetements. 1. IMOAOKKNKIH] TIOAOBENZ ἡ 5". — 2. KRCTKoNZ 55, mais le T est d’une main plus recente. — ὃ. npuWwaoahrn Gy AZ 8 S“ mais le e est d’une autre main. —5. CAKIAANIE S° : Jire peul-Clre «πὲ CAKJANIANE. — 6. Lacune d'une ligne. _ 7. &eru 8", Actn 8) : Bo conjecture MCTim (lire ACTie, acc.) = τῆς βορᾶς, mais le verbe « commencer » a plus volontiers comme complement un infinitif quun substantif verbal. — 8. ce ze oyno] ἡ ἐπε oyn0 Sa; ef. 12,16. — 9. TAKoRomY 55: lire peut-Ötre TAKOROM!, οἵ. 6,1. — 10. τόλμημα] τόλημο 5". — 11. Wanpanıpal ὠληφλόπα 55, oanpam ero Bo. — 12. nz croero] ἡ wkkoero S°, S’, unz wkuoero S', unz ΜῊ &ro ou cnoero Bo. — 13. aona ıpamero] aonapa me ersuser— 10 [15] DU LIBRE ARBITRE. 739 ἘΝ RR Ω \ 4 Une 2 1.8 ᾿ Er e Sn DIR Be αὐτῷ υθριςεν΄ εἰχονα, βορᾶν χυσι καταλιπὼν" τὸν vezpov. () ὁξ΄ ζίφος ἐγύμνου al ΓΝ πὶ τὸν ὁμοιος παθὴ.» ἄνθρωπον «χακόνους. -" ἐχώρει" χαὶ ὁ μὲν φυγῇ τὴν σωτηρίαν πορίζεσθαι ἤθελεν, ὁ δὲ διώχειν" οὐχ ἐπαύετο" οὐδὲ τοῦ θυμοῦ κρατεῖν ἤθελε. Καὶ τί δεῖ πλείονα '" λέγειν, ἀλλ᾽ ὅτι χωρήσας" ' ἐπ᾽ αὐτὸν εὐθέως ἐπάϊσσε'" τῷ ξίφει" ὁ δ᾽ ἱκέτης τῷ πλησίον "ἢ ἐγίνετο χαὶ χεῖρας ἱχεσίας ὥρεγεν, καὶ τὴν μὲν ἐσθῆτα διδόναι. ἤθελεν, μόνον δὲ τὸ ζῆν ἔχειν" ἠξίου" ὁ δ᾽ οὐχ ἔθραυέ vu"? τὸν θυμὸν οὐδ᾽ ἠλέει τὸ τῆς εἰκόνος ἐν ἐκείνῳ βλέπειν "5 ἤθελεν, ἀλλ᾽ ὡς ἄγριος θὴρ τῷ ξίφει τῆς βορᾶς '΄ ἤρχετο, ἤδη δὲ χαὶ τὸ στόμα" τῷ ὁμοίῳ προσέφερε σώματι, τοσοῦτος γὰρ ἦν τῷ θυμῷ: χαὶ ἣν ἰδεῖν τὸν μὲν ἤδη χείμενον 'ἢ, τὸν δὲ λοιπὸν σχυλεύοντα χαὶ umde yä σχεπάζοντα τὸ 24 σῶμα οὗ τῆς ἐσθῆτος "' ἐγύμνωσεν. Πρὸς δὲ τούτοις ἕτερος προσήει"". ὃς τοῦ πλησίον γυναῖχα βιάζειν "ἢ ἤθελε, ληστεύων γάμον ἀλλότριον καὶ ἐπὶ παράνομον χοίτην τραπῆναι παρορμῶν, τὸν γεγαμιηχκότα γνήσιον. ΄ 2 x y ’ n ᾿ - ΄ " ΄ 25 x \ πατέρα γίνεσθαι ᾿ μὴ θέλων. ᾿Εντεῦθεν καὶ ταῖς τραγῳδίαις πιστεύειν Npyoumv”, χαὶ τὸ Puis un autre homme encore se presentait, qui voulait faire violence ἃ la femme de son prochain, cherchant ἃ derober ἃ autrui ses droits conjugaux, ἃ entrainer cette femme dans une couche illegitime et ἃ priver le mari legal d’une paternite authentique. Des lors je commencais ἃ faire foi möme aux- tragedies, et jacceptais de croire que le repas de Thyeste avait r&ellement eu: 14. oyerpeuaan 5", oyerpkuakm 5’. — 15. ÖEPATHTH| cAspATHTH 55. cette forme fautive s’expliquant par une r@miniscence des expressions religieuses du type de CZEIATHTH NA BEZAKONHK. — 16. AAABbI ou AAARIH] AAAH 83. FDS Ezn. Bo 150,1-152,3. 1. αὐτῷ S Μὰ Bo, et cf. D" similemque sui, οὕτως FD. — 2. ὕδριζεν F Bo, ἐνύδριζεν Ὁ. — 3. καταλιπών. DS, καταλείπων F Bo Bh. — 4.6 δέ S Bo, et cf. D’ uideo alium, τὸ δέ FD. — 5. ὁμοιοπαθῆ IS, ὅμοιον. FD Bo. — 6. καχόνους ou χακονοῶν, ou (litteralement) χαχῶς νοῶν S,> FD. — 7. πορίζεσθαι Jahn, et cf. S « acquerir », πορίζειν FD Bo (Platon, Prot. 321” σωτηρίαν τῷ γένει πορίζων n'est pas directement comparable). — 8. διώχειν FD Bo, corrige en διώχων dans les Editions anciennes; le participe de S ne prouve rien, encore moins celui de ἢ" et Ezn. — 9. οὐχ ἐπαύετο : S « il ne voulait pas cesser », avec repetilion du verbe « vouloir ». — 10. πλείονα FS Bo, πλέον D. — 11. χωρήσας FD Bo : S «s’etant elance », ce qui suppose plutöt ὁρμήσας. — 12. ἐπάϊσσε (plutöt que ἐπῇσσε), d’apres Ὁ ἔπαισε, S « tendait » ou « brandissait »: ἔπαιεν F Bo. — 13. τῷ πλησίον DS Bo, τοῦ πλησίον F. — 14. ἔχειν FD : S « recevoir », ce qui r&pond plutöt ἃ ro (τοῦ) ζὴν τυχεῖν (λαχεῖν). — 15. οὐχ ἔθραυέ τι, d’apres S « il ne brisait. nullement », et cf. D’ nullo modo miserabatur : οὐχ ἐθραύετο D, οὐχ ἔθραυεν F Bo. — 16. οὐδὲ ... βλέπειν > S, qui repond ἃ οὐδ᾽ ἐλεεῖν τὸν ὁμογενή ἤθελεν : lacune d’une ligne, qui peut remonter ἃ l’original gree de- S, et qui a entraine, en grec ou en slave, la transformation en infinitif de limparfait. — 17. τῆς βορᾶς : S «il commencait ἃ manger ». — 18. τὸ στόμα : jeu de mots sur στόμα « bouche » et « pointe» de l’Epde (Condamin); S « il approchait la bouche ». — 19. ἤδη κείμενον S Bo, ἠδικημένον FD. — 20. λοιπόν» S, qui a pu comprendre τὸν λοιπόν « Vautre ». — 21. τὸ σῶμα οὗ τῆς ἐσθῆτος, d’apres S « le corps de celui qu'il avait depouill& » = σχεπάζοντα οὗ (zu!) τῆς ἐσθῆτος ἐγύμνωσε τὸ σῶμα : τὸ σῶμα ὃ τῆς ἐσθῆτος F (avec une addition ὡς), Bo, τὸ σῶμα᾽ τῆς ἐσθῆτος D (γάρ manque dans D®), corporis quod nudauerat D’. — 22. προσήει D (var. προσῆν), προσῆν F Bo; S « un autre voulait... » (alter&) suppose ἕτερος ἱπροσῆν, ὃς] τοῦ πλησίον, le verbe προσεῖναι n’ayant pas de traduction en slave (cf. 17,8,101,13).. — 23. βιάζειν (ou βιάζεσθαι), d’apres S « contraindre, faire violence » : παίζειν FD Bo, alludentem Dr. — 24. γίνεσθαι Bo, γίγνεσθαι F, γενέσθαι D. — 25. πιστεύειν ἠρχόμην : S comprend « j’allais eroyant ».. ἰς Πυ πο γα “Fol. 6. v°. 740 METHODE D’OLYMPE. [16] 7 sEpäa, N MVEctunckaa HCTHNNA MNAWE ΜῊ CA Beiepa BBITH, ΒΈρον Ὁ ze ἡ Unsnonoy BEZAKONNOY CAKROKYIAENIn, ἢ BpÄTIA CZ &poyariens Ne Nenkpoym koropk. ᾿ Cuynuxz oyso ἦ ceamyenn CABKACTEAR ἘΜΈ AZA WTKOYAOY CH HAAXZ' MKITATR’, Koe ie ΔῊ ἡ MOARHZANTA cHXA NAyanı ἡ MAKWM KTO ceanKa°’ ἡ ΟΡ ΛΖ ZAA, WTKSAOy ie ürpkre'nie HXA MH KT Auz” OYUHTeAn. M xora πε TRopNA ΟΠ HEMOMENA BRAXZ NAPHYATH' NH ΟἹ CEBE COKKCTRA HITETH HH CACTARAECNIA ERITH. 7 Ἢ καποῦ skÄme οὐ cumicantm ὦ BoSk; Axome Bd KAATZ ἡ ΒΑΙΒΕΊΠΗΧΑ TEOPEUR, 3 N en πεν τε τ 2 : un ge Ä ZANIX ΟΥ̓ Nero HMYCOTOME" NH TAKOBBIM CA AAOYETK, WTIENETR ke ἡ C’TRO ἔν. -_ 7 1.5 8 di ._ ᾿ς Fe 6) Ὁ) Ὰ phnie ug, ἡ φαλϑιιμεῦ ie ca CHMA ΟΥ̓ΜΕΙΒΕΤΕ, MpYemaeT ἀπὲ ΟΥ̓ΕΈΓΑΝΙΙΛΑ Hy. To nano me ZA0 KkAme KoTA TAATOAATH CHI ΤΡ] wTummmparo cn; Ne 50 χόταιπε Ne ἘΜΤῊ HN, ἀιμε πέρμοε CAUZ τπορέη HIT ΒΜ ΠΡΗΧΟΛΑΙΒΗΠΖ 50 f4 6 ͵7 7 ᾽΄ £4 K HEMOY TOAPAMATH CA ΒΕΛῊ [A mocakasctkenuswu EuY BRITH). Tku ae πεολύς- Bec’NO” UNk UH CA ERITH cH IpHAÄTATH K NENOY HAM MORE ἢ WT NETO ΒΗ Β΄ - IIERIR, Ape M MAye NPSCTHTH Ectk Akne WT Ne coyıpux MÖNIRNOY ὙΌΟΜΟΥ ERITH, En ἣν ο Ἴ ΤΑ " Δ 7 ἄπο ἢ ZAaa cam cATKopm. πε πὸ WT Ne coyıpuy 5 COYIECTEO CATROIHERZ A πηπόληπιε WT CNIMECTKA KB NECOYIHECTEO ἐπὶ κα TOMOY TMOTOYBAALIE ΠΑΚΕΙ. ΑΙμὲ lieu, et de ne pas douter des desirs incestueux d’Oenomaus ni de la dispute ἃ main armee des freres ennemis. Temoin de tant de crimes, j'’entreprenais d’en chercher l’origine : je me demandais quel est leur principe moteur, quel &tre a invente tout ce mal chez les hommes, oü ils en ont fait la decouverte et qui le leur a enseigne. Lui donner Dieu comme cre&ateur, je ne me sentais pas l’audace de le faire, encore moins d’admettre qu'il a en Dieu sa substance ou sa realisation. Comment en eflet concevoir de Dieu ces idees? Il est bon, il est l’auteur du bien, il π᾿ ἃ avec le mal aucune attache; au contraire, il ne peut par sa nature aimer rien de ce qui ressemble au mal, il interdit de le faire naitre, il rejette ceux qui s’y complaisent et accueille ceux qui le fuient. Et comment ne serait-il pas absurde de faire de Dieu le er6ateur du mal, lui qui le reprouve? Il ne voudrait pas qu’on l’empöchät d’etre, 51} en &tait lui-m&me originairement l’auteur : car il veut de ceux qui viennent ἃ [αἱ qu'ils soient ses imitateurs. I] me parut done deraisonnable de rapporter le mal ἃ Dieu, soit en tant quiissu de son 1. HAAXZ Sa, Hakx Sp, — 2. NBITATR 85", ΠΗΤΆΤΗ SP. — 3. ceaHka) ceAuKo Sı. — 4. uuz 85": Bo conjecture, sans raison suflisante, CHMZ. — 5. NAPHYATH 5", napnyarn SP. — 6. ἡ κάκῳ 5"), Kane St (sans #. — 7. BAATZ ἦ Bo, BÄTKIH οι 10 DEF 25 25 3 10 [17] DU LIBRE ARBITRE. 741 , = “αὶ = ἮΝ ß 3 s ἐς ᾿ Ξ ᾿ Θυέστειον δεῖπνον ἀληθῶς ἐδόκει mo: γεγονένα:! πιστεύειν, χαὶ τῇ Οἰνομάου παρανόμῳ ἿΣ ‚ " - - DAN ἐπιθυμία, καὶ τῇ τῶν ἀὸ NET - , 5 D “κι ελφῶν διὰ ξίφους φιλονεικίᾳ 00% ἀπιστεῖν". ͵ὔ [2 x r x ᾿ x 7 a ’ . Ξ΄ ΕΣ ’ Τοσούτων τοίνυν χαὶ τοιούτων θεατὴς γενόμενος &y@ πόθεν ταῦτα ἀναζητεῖν ἠρχομιην, x ε Ὁ G ν᾽ - ᾽ x x ’ ΄ πῶ x ’ ’ 2 ᾿,ὔ τίς δὲ χαὶ ἡ τῆς χινήσεως αὐτῶν ἀρχὴ χαὶ τίς ὁ τοσαῦτα κακὰ ἀνθρώπων μιηχανησάμιενος. 2 . " ’ er x , r ᾿ rs - 7 \ x \ \ δ r πόθεν τε ἣ εὕρεσις αὐτῶν χαὶ τίς ὁ τούτων διδάσχχλος. Rat τὸν μὲν θεὸν ποιητὴν τούτων 2 - ἢ > Fer ic ’ N nn ‚X 2 ᾽ 6 \ GER vr Δι κ᾿ λέγειν τολμᾶν οὐχ οἷος TE" MV, αλλὰ μὴν οὐδὲ ἐξ αὐτοῦ" τὴν ὑπόστασιν ἔχειν οὐδὲ τὴν re , - \ dr = - \ Es) m AT \ x D 8 5 τοῦ εἶναι σύστασιν. Πῶς Ὑὰρ olov τε ἦν ταῦτα περὶ θεοῦ ἐννοεῖν ; ὃς μὲν γὰρ ἀγαθὸς χαὶ δι ἢ ΔΝ | Ἐπ Ομ τς, ΝΣ ; Ale ae Sa Ya) 9 ΝΣ ἘΣ Ὁ ΣΝ τῶν χρειττόνων ποιητης, τῶν ὁὲ φχύλων αὐτῷ πρόσεστιν οὐδέν᾽ ἀλλ᾽ οὐὸς τοῖς τοιούτοις χαίρειν πέφυχεν'", ἀπαγορεύει δὲ zul τὴν γένεσιν αὐτῶν, XXL τοὺς μὲν χαίροντας τούτοις ᾽ 4 x -Ἕ ’ ΕΣ 5: , r ἀποξάλλεται, τοὺς δὲ φεύγοντας αὐτὰ ποοσίεται. Kat πῶς οὐχ ἄτοπον "' ἦν τὸν θεὸν τούτων ; , 12 \ m δι \ a " ΄ \ = , > λέγειν "ἢ δημιουργόν, τὸν ταῦτα παραιτούμενον; Οὐδὲ γὰρ ἂν ἐδούλετο un εἶναι αὐτῷ, εἰ Er τὰ -- m ’ ° x 2 ” er Ν ᾽ - 4 πρῶτος "" αὐτῶν ποιητὴς ὑπῆρχεν αὐτός" τοὺς γὰρ προσιόντας αὐτῷ μιμητὰς αὐτοῦ γίνεσθαι '΄ er ” n 7 = n ͵ 145 . ’ - θέλει. Ὅθεν ἄλογον ἔδοξεν εἶναί μοι ταῦτα προσάπτειν αὐτῷ "΄, ἢ ὡς ἐξ αὐτοῦ γεγονότα 6 Ε 74 \ \ ax er dei!” ır ar v ὃ En‘ RZ r ῃ 18 e N, εἰ χαι τὰ μὰ ἱστὰ συγγωρησαι ει ες οὐχ οντῶν υνᾶτον ELVZL τι γινεσ a“ ,„ 07 x x r ε x b3 er ’ ar x το Ἴ 8 ᾿ “ χαὶ τὰ χαχὰ ἐποίησεν αὐτός. Ὃ γὰρ ἐκ τοῦ οὐχ εἶναι εἰς τὸ εἶναι αὐτὰ ποιήσας οὐχ ἂν essence, 5010 — si toutefois on doit conceder que quelque chose puisse naitre de rien — en disant que Dieu ereateur a cr&& aussi le mal. Car celui qui l’aurait fait sortir du neant ne |’y ferait pas rentrer dans la suite. Ou sinon, S®. — 8. paadnıpe 5. : lire sürement paaYwıpaa), acc. plur. — 9. BecAaökec’no 55. BezcawWnecne S. FD Ph (l. 3 et suiv.) SEzn. Bo 152,3.153,10. 1. Passage alter dans les manuscrits : F ἀληθῶς ἐδόχε: μοι γεγονέναι, πιστεύειν δὲ καὶ τὴν (Sic) Οἰνομάου παρανόμῳ ἐπιθυμίᾳ καὶ τῇ ... φιλονεικίᾳ οὐκ ἀπιστεῖν, D ἀληθῶς ἐδόχει μοι γεγονέναι, πιστεύω (Sans δέ) χαὶ τὴν Οἰνομάου πάροινον ἐπιθυμίαν χαὶ τὴν ... φιλονειχίαν οὐχ ἀπιστῶ, S— ἀληθῶς (traduit par « veridique », adj.) ἐδόχει po: γεγονέναι, πιστεύω δὲ χαὶ τὴν (ou τῇ et dat.) Οἰνομάον παράνομον ἐπιθυμίαν (traduit ἃ tort par « copulalion » = χοινωνία, μῖξις) καὶ τῇ (ou τήν et acc.) ... οὐχ ἀπιστῶ: et plus encore chez Bonwetsch.: amdins ἐδόχει μοι γεγονέναι, πιστεύω δὲ χαὶ τῇ Οἰδιπόϑαο (Sic) παρανόμῳ ἐπιμιξίᾳ (par fausse interpretalion du temoignage de S), χαὶ τῇ ...οὐχ ἀπιστῶ ; D* traduit largement : et uidebantur mihi uera esse quae scripla sunt uel de Oenomai cupidilate, etc. — 2. καχὰ ἀνθρώπων] χατὰ ἀνθρώπων F, zur’ ἀνθρώπων D, χαχὰ ἀνθῥώποις (ou ἀνθρώπων) S, χαχὰ ἀνθρώποις Bo : il s’agit, non du mal machine contre les hommes par un esprit mauvais, mais du mal qui regne chez les hommes (et non dans les spheres sup&@rieures) et de son auteur, Dieu ou la matiere. — 3. τολμᾶν» 8. — A. οὐχ οἷός τε DS Bo, οὐχ οἷόν τε F. — ὃ. ἀλλὰ μήν.» S. — 6. ἐξ αὐτοῦ : S comprend ἐξ ἑαυτοῦ, ce qui parait donner le sens : « je ne pouvais pas dire de Dieu qu’il est l’auteur du mal et qu’il ne tire pas de lui-m&me sa nature personnelle (son hypostase) ». — 7. ö:F Bo, ὁ D; ὡς S, et ct. D" sieut ipse bonüs est. — 8. γὰρ ἀγαθός DS, γάρ ἐστιν ἀγαθός F Bo. — 9. ἀλλ᾽» S. — 10. πέφυχεν "5 S, qui traduit simplement par « il se rejouit ». — 11. ἄτοπον : S « mal », traduetion large. — 12. λέγειν DS, λέγειν εἶναι F Bo. — 13. πρῶτος FD Bo : S = πρῶτον. — 1A. γίνεσθαι F Bo, γενέσθαι D; S « l’imiter et etre ses diseiples »: la seconde expression represente une variante de traduction, et sans doute une correction d’un reviseur ancien. — 15. αὐτῷ DS Bo, τῷ θεῷ F. — 16:4, εἰ D Bo, 4> ΒΒ; c'est ἃ tort que Bh propose de deplacer ἤ : le sens general est clair : ἢ ἐξ αὐτοῦ γεγονότα, A... ἐξ οὐχ ὄντων ... ἐποίησεν, et οἵ. 1. 5-7. — 17. συγχωρῆσαι δεῖ FS Bo, συγχωρήσειεν D; Dr ποὶ eliam ipso indulgente subsisltere. Si uero suppose ἣ εἰ ... συγχωρήσαι" εἰ (cum co quod ex nihilo fieri aliquid impossibile est n'est pas altere, comme le veut Bh, mais signifie « outre que la creation ex nihilo est impossible »). — 18. γίνεσθα!: F Bo, γενέσθαι D. PATR. OR. — T. XXII. — F. 5. We ΕΘ 1): 742 METHODE D’OLYMPE. [18] » 2 n 2 e} G A "ἢ Ἵ Ὁ ζ πὸ HM ce NOYiKA, φέμκου ie MKOMe skäme upkua mknöan ErTAA ZAHIZ paAoKAuıe ca Korz, A ἩΜΠῈ mn’ ἐπε ΝΕΙΜΟΙΒΗ ΜΉΤΕ MM CA TAATOAATH ce w Boost une Bd ce EcTk ECTKCTKA ποκλ MKOME οὗ MIHAATÄTH K NEMOY. Tkı ze amso um ur ΠΗΈΤΗ mkyconoy' ὃ ΗΖ BEITH, &@ TIOHBITANIE ERITH AH ΒΕέΒΗ CA KOTONBR HAN NH. ubnoeh penoy Ben, ΟἹ NEMME CH CATRONM npkuoyapoym? XHTPOCTHRW pAc’IHNHRZ H Oypar ΠΕΣ Aonpk, WT nenme ἡ zÄsIMZA KRITH MUNHTR MM Ca. Bet KAKOKKCTBA KO coypu εἴ MH nezz ὀπράξα, καὶ cmu ze M nec’unnfenn möcnuk ch, Toksanıpn πὸὶ εἴ BOmIA χα τ ϑόοτη, Ne IOpEBNORA τα NH WCTART D IpHcHd CHA" NÖCHTH CA, NÖ TROPHTH NAYHNALIE H WT τόριπηχα εὰ aonpknmaa χόταιπε WTAOYYATH. Taxo’ nme czzaa Eannome WT nea akno vkAue ποτὸν Ξη ἌΛΤΗ ἀ Enmnome εὰ, MKOME CAOKECENR PEN, MOAKNENA ΒΈΛΧΟΥ |, φέκ πὸ Apomunat], ch meno- AOKBNA coyıpa NA TROpENIE Mnome EEÄXOY WCTARH, NHYHIRE ME COyıpA ἐμὸν ΠΟΛΟΒΉΛ᾽ WT NHY’SE ΜῊ CA LINHTR ΒΑ YAKRI πρηχόλητη ZA0MR. Cnye um ca umk Aonpk nukrn A Ormsicantn. Τὴ ἀπὲ OYEO, εὖ Apoyane, ἀπε ΤῊ ἃ UNATR ΠΈΚΛΑ πὲ ΔἈΘΕΡῈ EKITH HZ’TAATOAANAA WT IIENE, ΠΡΗΗΟΑ TAAT roan' skao πὸ ὦ HHXZ" NOCAOyWATH xsıpm. il faut admettre qu'il y a eu un temps oü Dieu se complaisait dans le mal, tandis qu’il ne s’y complait plus maintenant : hypothese qu'il me parait impossible de formuler ἃ propos de Dieu, ce changement qu'on lui attribuerait etant contraire Asa nature. γ Pour ces raisons, je crus devoir admettre que quelque chose coexistait ἃ Dieu, ce qu’on nomme la matiere, dont son art savant a fait l’univers en en separant les öl&ments et en l’ordonnant d'une facon heureuse : c’est de cette matiere que le mal doit tirer son origine. Sans qualites et sans forme, et en outre agitee d'un mouvement desordonne, elle reclamait l’industrie de Dieu. Ilne s’y refusa pas et voulut bien ne pas l’abandonner &ternellement ἃ cette agitation confuse : il entreprit de la fagonner et se proposa d’en separer les bons @l&öments des el&ments mauvais. Il modela donc de cette facon toutes les 1. uky’couoy S°, nkyeccwuoy 5". — 2. npkmoyapoym 5". npkuyapom Sp. — 3. πορεβηόμα ΤᾺ] NOpeRNöBANZ 5΄, MOpeRNORA 0NZ Masing, Bo. — A. cum 5° : Bo conjeeture CHI, mais cl. 54,9, — 5. TAKO 5° : Bo conjecture TAKO. — 6. IWAhT vr 10 10 [19] DU LIBRE ARBITRE. 743 > Er ᾿ ι z 7 1 vr “- N > RE} a ν Ex τοῦ εἶναι εἰς τὸ μηχέτι εἶναι [αὐτὰ] ἀνήρει πάλιν. Ἢ εἰ τοῦτο", ἀνάγκη λέγειν ὡς -: x er - 2 "» ΄ N = δὲ BAND 3. 8 "δύ ᾿ ΄ Ν m MV ποτε καιρὸς ὅτε τοῖς χαχοῖς ἔχαιρεν ὁ θεύς, νῦν δὲ οὐχέτι" ὅπερ ἀδύνατον εἶναί or δοχεῖ λέγειν τοῦτο περὶ θεοῦ" ἀνοίκειον γὰρ τῆς φύσεως αὐτοῦ τοῦτο προσαρμόζειν αὐτῷ ". [4 z CL L 5 » er de NE x ” 15 ἈΝ Διόπερ ἔδοξέν μοι συνυπάρχειν τ: αὐτῷ " τοὔνομα " ὕλη, ἐξ ἧς τὰ ὄντα᾽ ἐδημιούργησεν κι ee rt διάκο ΟΡ ΟΣ, ΣΡ ΣΕΥ εἰ στ δοτέον Ἀν τϑίοι τέχνῃ σοφὴ διχχρίνας χαὶ διαχοσμήσας χαλῶς, ἐξ ἧς καὶ τὰ χαχὰ εἶναι δοχεῖ᾽. Ἀποίου x ᾽ » ΄ E77 ᾽ ΞΔ ΄ ’ ΄' ΄ Ν ΄ τε γὰρ χαὶ ἀσχηματίστου οὔσης αὐτῆς, πρὸς δὲ τούτοις χαὶ ἀτάκτως φερομένης, δεομένης - -“ “- ᾿ τ " Nr x “-ῳ ’ \ ” τε τῆς τοῦ θεοῦ τέχνης, οὐχ ἐφθόνησεν οὗτος οὔτε διὰ παντὸς χαταλιπεῖν" αὐτὴν οὕτως φέρεσθαι, ἀλλὰ δημιουργεῖν ἤρχετο χαὶ ἀπὸ τῶν χειρίστων αὐτῆς τὰ κάλλιστα διαχρίνειν 14 7 x “ - νΝδ 7 m r ’ m “ , - N - x u ἤθελεν. Kai!" οὕτως γοῦν ἐδημιούργησεν ὅσα ἐξ "αὐτῆς ἥρμοζεν θεῷ δημιουργεῖν" τὰ δ᾽ ὅσα anne 2 τον Ἀπ ἡ 4..,..ὃν .) ΠΝ Sur » \ x ΄, N, αὐτῆς ὡς ἔπος εἰπεῖν τρυγώδη ἐτύγχανεν, ταῦτα ἀνάρμοστα ὄντα πρὸς δημιουργίαν ὡς - 4 RR En ΄ > = R wie Song, eiyev χατέλιπεν, Kar’ οὐδὲν αὐτῷ προσήχοντοι" ἐξ ὧν δοχεῖ μοι νῦν" παρὰ ἀνθρώποις ἐπιρρεῖν "ἢ τὰ καχά. -“ » ΜΠ δ) - ᾿ , Θ᾽ ᾿ m x - m Οὕτως ἔδοξέν μοι εὖ ἔχειν φρονεῖν. Σὺ δα ὦ φίλε, εἴ τινά σοι δοχεῖ μὴ χαλῶς εἰρῆσθα: \ m ἡ ‚ Ν + ’ - πρὸς ἐμοῦ, ἀναφέρων '΄ λέγε᾽ χαὶ γὰρ πάνυ περὶ τοιούτων ᾿ἦ ἀχούειν ποθῶ. parties de la matiere qu'il etait seant ἃ un Dieu de modeler. Quant aux par- ties qui en constituaient pour ainsi dire la lie, il les laissa dans leur &tat primitif, comme impropres ἃ &tre travailldes et indignes de lui : voilä, Amon avis, la source d’oü le mal afllue dans l!’humanite. Telle est l’opinion que j’ai cru juste d’adopter. Mais toi, mon ami, si tu juges que mon raisonnement peche sur quelque point, reprends l’argumenta- 3 δ ᾽ tion. 181 grand desir en effet d’entendre traiter cette question. wena θ᾽: πὸ Ano Masing, Bo. — 7. ApOAHNA, ou Apoaum Bo, glose ἃ IOABNENA : Apoyauna 5". — 8. ὦ πηχὰ S%, ὠπὲχ 5". ὁ oukxz Bo. FD Ph (jusque 1. 12) C (᾿. 4 et suiv.) S Ezn. Bo 153,10-155,2, 1. εἰς τὸ μηχέτι εἶναι αὐτά F Bo,> Ὁ : S « de l’existence ἃ la non-existence ἃ l’avenir », traduetion libre de εἰς τὸ μηχέτι εἶναι, sans αὐτά. --- 2. ἢ εἰ τοῦτο ἢ (ef uidebitur D’); ἀνήρει" πάλιν τε τοῦ F;S «car ‚alors (?) cela aussi est necessaire, je veux dire » — εἰ γάρ, (χαὶ) τοῦτο ἀνάγχη, λέγειν (traduit librement par « je dis », «je veux dire »); ἢ τοῦτο ἀνάγχη λέγειν Bo; on peut conjecturer ei δέ, τοῦτο ἀνάγχη λέγειν. — 3. οὐχέτι F Bo, >D:S «non »= οὖ. — 4. S traduit « car cela est &tranger ἃ la nature divine qu’on lui attribue cela », ce qui parait supposer ἀνοίχειον γὰρ τοῦτο τῆς φύσεως τοῦ θεοῦ (OU αὐτοῦ, par traduction libre) τοῦτο προσαρμόζειν αὐτῷ. — 5. Apres αὐτῷ, Sa le litre ἃ l’encre rouge : « Question : y at-il une matiere coexistante A Dieu ou non » = ζήτημα (τοῦ) συνυπάρχειν ὕλην τῷ θεῷ ἢ μή. — 6. τοὔνομα Ph, ᾧ τοὔνομα DC Bo, ἡἣ τοὔνομα F; S « je dis (je veux dire) une cerlaine matiere », ce qui ‚suppose plutöt τοὔνομα. — 7. τὰ ὄντα : S « ces choses » — ταῦτα. — 8. δοχεῖ «μοι» S. — 9. οὔτε „.xaradımeiv FD, οὐδὲ ... καταλιπεῖν ( (οὐ ...xareiımev Ph, mais le texte est abr&ge); ὥστε ... καταλιπεῖν Bo; -Yinfinilif au moins est sür, et il faut sans doute garder la legon des manuscrits, en comprenant «il ne se refusa pas ἃ ne pas la laisser » (le grec classique aurait μὴ οὐ καταλιπεῖν) ; les traductions ne prouvent rien : S = οὔτε (οὐδὲ) κατέλιπεν. --- 10. κα!» S. — 11. τρυγώδη : S « du depöt, c’est-ä-dire ‚de la lie », avec une glose rajoulee. — 12. νῦν» 5. — 13. ἐπιρρεῖν : 5ὶ « arriver ». — 14. “ἀναφέρων F Bo, ἀνθυποφέρων C : S « apportant », qui represente ἀναφέρων. — 15. περὶ τοιούτων : S « sur elles ». 74 METHODE D’OLYMPE. [20] — Πολβήπεηϊε ae mpmemam TEE, ὦ Apoyae, ἡ ταύς ὦ ολοβέορεχα χπλλιν nocnkwenie" A Mxome ΟΟΥΒΗΧΑ ΠῚ cuye φΑΞΟΥΜῈ, Axome WT coypa ΒΕΙΒΗ ΝΈΒΟΑ ch cAzaAa Korz, ne Zhad moxoyaam" Mnome πὸ mo HeTunk Ξ3ληιχχ πατὶς οήης ΕἾ ΜΗΥΓΕΒΙΙΖ pazoyırksartH TEOPHTh. u apbs Ale? πὸ MENE πηύ3η ukyin ΠΟΥ Ἢ - AOBoANO ὦ ckuız ΠΟΠΗΙΤΑΗΪΕ ὁὀχτβύφμππιλ. H ὠπή me ἤϊκὸ ἡ τὴϊ pazYurkma?, apoyzin ol. WoV2. MAKBI EOTA TROPJA cHun pkma, * cenpkmenno cemoy* CORKCTEO OYEOMRZINE ca pen’ ὦ Ömm πὲ WT BOMMIA pEımm KoTOy Ὑ ΒΟ ERITH ZAHIXZ cenpkuennY Emoy sEıpr ΜΗ ΈΠΙΑ TAATOAATH, MH ζεῖ CA WEOHNZ MAKRO H NE WT NERkAcNTA” HCTHNNATDO ΟΥ̓ΕΟΙΆΤΗ CA BOTA ἐᾷπὲε πὲ peyım aonpk. Apoyzin mann H B’ZHCKoBAarH [ἢ ΠΗΙΤΑΤΗΪ]" B’Uana ὦ Chun WTIEKMA” Ca, AKome Ne Hoya KONNA cuyeRom! KANNICOY. Nz πη wre nee TEVEA® ADR’KE WTOHNATH ca BANAWAEMATO NE AACTR' H NA4UE πε Eraa Hznonenie monkaaemm οδύε, πο me KApknieun Apkanız, ἀπμε ἡ naye cHnye NEKAKO WT HHXME noukıcan unk ca AıkrH seyn, NZ Kocxorknin” HcTuN’Waro ΒΈΛΕΝΙΑ KEITH Taarvacıım, mocnkunk HM ἀξ mA BANpÖCHDE WEPÄTHTH CA ἤπια CAOKO. Asıpa RE AA BOYAE nal μη "ἢ nah Apoyraın nocaSxaran M (l’orthodoxe). — J’approuve ton z&le, mon ami, et loue ton amour de la discussion philosophique; et que tu aies admis, dans ton explication de l’univers, l’existence d’une substance primitive que Dieu aurait ordonnde pour fairele monde, je ne saurais t’en blämer tout ἃ fait. Il est bien vrai que le fait de la production du mal a amen& la plupart des philosophes ἃ la meme theorie. En’eflet, avant toi et avant moi, bien des hommes compe6tents ont traite cette question on ne peut plus ἃ fond. Et les uns ont adopte la möme facon de voir que toi, les autres au contraire ont declar& Dieu er6ateur du y* ᾿ . , . ’ r mal, parce qu’ils n’osaient pas poser l’existence d’une substance coeternelle ἃ lui, de möme que les premiers ont voulu admettre la matiere co6ternelle ἃ Dieu parce qu’ils n’osaient pas faire de Dieu l’auteur du mal: pour les uns comme pour les autres, ce fut une consequence, tiree ἃ tort par ignorance du vrai, de la crainte de calomnier la divinit6. Il y en a d’autres qui ont recuse radicalement toute recherche sur ce sujet, estimant qu’une telle etude n’abou- tissait ἃ rien. Mais pour moi, notre amiti6 m’interdit — tout est commun entre amis — de refuser la discussion du probl&me, et surtout quand tu me 1. coypnxz 5° : lire peut-etre «ὠΞ coypuxz Bo. -- 2. apkae S°, mais le A parait rajoule par une autre main. — 3. pazSurkura S®, avec 35 rajoute en cursive au-dessus de la ligne. — A. cemoy 55 : lire peut-tre ἐμὸν = αὐτῷ. — 5. πὲ WT nenkaenia S® : Bo supprime une des deux nögations. — ὃ. ἦ B’ZUCKORATH ἢ ΠΗΤΆΤΗ = Inrelv: il sagit sürement d'une variante de traduction, et l’un des deux verbes est ἃ supprimer. — 7. WTPEROWA, ou WTokum] ὥρέκιπα 55. — 8, Wrlelpee 10 10 15 [24] DU LIBRE ARBITRE. 745 \ \ ’ Nr \ x , ΄ \ \ = 4 — Τὴν μὲν προθυμίαν ἀποδέχομαι τὴν σήν, ὦ φίλε, χαΐί σου τὴν περὶ τῶν λόγων σπουδὴν ἐπαινῶ ὅτι δὲ περὶ τῶν ὄντων οὕτως διετέθης, ὡς ἄρα ἐξ ὑποχειμένης τινὸς ᾿ ᾿ - τ ΄ « » n > + « "»- - \ € -Ὁ “ὦ οὐσίας ταῦτα ἐδημιούργησεν ὁ θεός, οὐ πάνυ τι" μέμφομαι. Ὡς ἀληθῶς γὰρ ἡ τῶν χαχῶν , “ N IN β - ER! \ x Ὁ NEN 3 - A γένεσις οὕτω τοὺς πολλοὺς διατεθῆναι ποιεῖ. ΚΚαὶ γὰρ πρὸ σοῦ τε καὶ" ἐμοῦ πολλοί τινες N € \ \ ΄ ἀν ᾿ 4. 5 , x e ΓΕ ΥΣ ΄, N , ἄνδρες ἱκανοὶ περὶ τούτου ' τὴν μεγίστην ζήτησιν " ἐποιήσαντο. Καὶ αἰ οἱ μὲν ὁμοίως διετέθησάν ΓΝ ῸΣ 5 a, \ 6 \ ΄ δ x ᾽ ἊΣ ΄ 3 ὧᾷβ ε ᾿, σοι, οἱ δ᾽ αὖ πάλιν τὸν θεὸν τούτων δημιουργὸν ἀπεφήναντο, σύγχρονον αὐτῷ" ὑπόστασιν δοῦνα:" πεφοδημένοι" χἀχεῖνοι ἐχ τοῦ φοσηθῆναι τῶν κακῶν ποιητὴν εἰπεῖν τὸν θεὸν σύγ- "τῷ δοῦ EEE NERNS ἐδ r REN TE 8.5 ΞΡ υ ταὶ es EREr χρόνον αὐτῷ δοῦναι" τὴν ὕλην ἔδοξαν, καὶ συνέθη ἀμφοτέροις" ἐκ τοῦ μὴ χατ᾽ ἐπιστήμην Dear τοῦ ἀληθοῦς φοδηθῆνα: τὸν θεὸν τὸ μὴ χαλῶς εἰπεῖν". “Ἕτεροι δὲ τὴν ἀρχὴν" χαὶ περὶ τοῦ ΄ τ Ὁ, = 2 ἢ e ’ » " “- ͵΄ Kara Ian τὰ δὲ τοιούτου '' ζητεῖν παρητήσαντο, ὡς οὐχ ἔχοντος τέλος τοῦ τοιούτου ζητήματος. ᾿Εμὲ δὲ τὰ χοινὰ τῆς πρὸς σὲ φιλίας παραιτεῖσθαι τὸ ζητούμενον οὐχ ἐᾷ, καὶ μάλιστα ὅτε τὴν \ x προαίρεσιν ἀπαγγέλλεις τὴν σήν, ὡς οὐ προλήψει χρατούμενος, εἰ χαὶ τὰ μάλιστα οὕτω πως rue B 1, N r » \ , 12 2as9 2 3 ΄ - πὰ τ n ‚ ἐξ ὧν ὑπενόησας ἔδοξας ἔχειν τὰ πράγματα '΄, ἀλλ᾽ ἐν ἐπιθυμία τῆς τοῦ ἀληθοῦς γνώσεως χαθεστάναι λέγεις. "Odev'? προθύμως χαἀγὼ ἐπὶ τὸν τῆς ζητήσεως τραπήσομαι λόγον. Β , δὲ x περ ΩΝ \ € -" ie MR AN £ θ - τς & ΄ N \ ούλομαι E χαι τουτονὶ τὸν ἑτάαιρον αχροσ τὴν γένεσ αι τῶν ἡμέτερων λόγων χα! γῦρ declares en quelles dispositions tu l’abordes : tu n’es pas domine par une opinion preconcue, m&me si tes reflexions t’ont amene ἃ la theorie que tu m'as exposede, et tu m’assures avoir le ferme ἀ 651: de connaitre la verite. Aussi c'est bien volontiers que je vais entreprendre ἃ mon tour la discussion de la question. Et je desire que ce camarade qui est avec toi assiste 1] aussi ἃ notre debat : car il parait bien avoir ἃ peu pres les m&mes idees que toi sur TEOER] WreMecTno εὰ S®, oRIpECTKO cA 5. (par eorreetion), Bo. — 9. ποοχός tkninu 95, sans ΒΖ : lire socxorknin, ou encore KA χύτ τη. - 10. ἀλὰ «un 855 : Bo conjecture, peut-etre avec raison, MH CHH Hal = χαὶ τοῦτον ἡ. FCD (jusque l. 9) S Ezn. Bo 155,3-156,7. 1. περὶ τῶν λόγων S, περὶ τῶν σῶν λόγων Ü, περὶ τὸν λόγον FD Bo : cf. ἐν τοῖς λόγοις 35,56, 43,1 οἱ Platon, Protagoras, 361d τὴν διέξοδον τῶν λόγων. — 2. τι» 5. — 3. σοῦ τε χαί» 85. — 4. τούτου FS Bo, τοῦ τοιούτον C : Ezn parait supposer ταὐτοῦ, voir L. Maries, Le De Deo d’Eznik de Kolb, p. 97. — 5.8 -- ἱκανὴν περὶ τούτου τὴν ζήτησιν, SANS μεγίστην. — 6. S « ἃ celui-ci » = τούτῳ, si le mot slave n’est pas altere de « ἃ mi » = αὐτῷ. — 7. δοῦναι : S « dire », et de me&mel. 8. — 8. ἀμφοτέροις F, ἑχατέροις DC Bo; les traductions sont ambigues : D* isti omnes, mais S suppose plutöt &yporzpors- — 9. La traduction slave, assez embarrassde, parait signifier : « et cela arriva aux uns et aux aulres, en sorte de (ou : « et il arriva....de »)n’avoir pas craint, par ignorance de la verite (ou mieux: « d’avoir craint, et non par ignorance de la νόγ 6 ») de mal parler de Dieu » (litteralement : « d’avoir ceraint Dieu, d’en mal parler », calque du grec); ce qui pourrait repondre ἃ ὥστε (ou ἐν τῷ) “μὴ κατ᾽ ἐπιστήμης (« contre la connaissance »)... φοδηθῆναι, mais il faut plutöt supposer que le traducteur, quin’avait pas compris συνέθη ...ex « cela rösulta de », ainterprete librement, d’apres le sens probable, — 10. τὴν ἀρχήν est une locution adverbiale (cf. Eznik « d’autres ont renonc& ἃ toute recherche »), et iln'ya pas lieu avec Μὰ et Bo de supprimer ou de deplacer καί; S comprend « chercher le prineipe », et le verbe « chercher » est rendu par deux verbes synonymes, ce qui ne represente qu’une variante de traduetion. — 11. τοῦ τοιούτου FC: S = τούτου. — 12. ἔχειν τὰ πράγματα : S a sürement compris « tu as sembl& avoir les choses ». — 13. ö0.v> S, qui comprend καὶ μάλιστα ὅτε..., προθύμως. — 14. τὸν ἕτερον ΕΞ: S alu (ou χαὶ) τοῦτον ἢ τὸν ἕτερον. "ol. 87%, 746 METHODE D’OLYMPE. [22] NAIIHX CAORECA" UNHTE Εό CA KAKO nk πό ICONOYy ὠ cHXA DNOAOBNE TERE CAAKHUTH cam“ Μμὸγ. Tku ἂς ὠπειμὲ κὰ Wrkıma χόιμν πα εν CA0RO” M κα me Ed BA? νέαν K TEBE (Η!ὲ HAMA, τλᾶς ὦ καὶ “ἐὸν TAKOME” Hz ’Apenoy. Äye ke TA oY50 πὸ npasak ὦ ΒΑΜΕΙΠΗ ΧΑ ΠΡΈΛΑΛΕΗΤΕ TAATOAATH, Naunnaetk caoR0. saarooyunk NMPOTHEOY Koe- MOYyRAO WTEEMAH Axke KANPÄNAENZ ἡ" WT CETO BO HIMATkR KEITH ἡ TERE HCTHNNAA NARKIKNOYTH, ἡ MINE He 5 CÄE K TERE IIOA CAORECA NOAAMTH. — Ci Ame” TAATDAA TEOPHTH TOTORK HuAnız, ἡ Toro Akaa cz scku nocnkuennen üunkx BAnpAuan WT NHX’Ke LM TOM ΠῚ ΗΜ ΠΗ caskaknim KOAWATO NAOYIHTH. N! πὸ um Waoakwie npkanennurn [ἢ] za% [orpananie]‘, n0 ACTHNNoe HZERIK- NOYTH a0upK. Tku € Apkain CA K TOMN caoRece. W πὸ a w Kenn”. — Muse ποῦ mkazk KKITH NecäTKopenkinma AREA BKOYNB, ἦ CAUZ ΤΑΙ UND Axo ne’ nepazanıkeum, ἀιμὲ ἡ 5ἘΛὺ unmmum ca BApHRZ CE ΠΡΗΛΟΆΗΤΗ KA CAORECH, le sujet. Je veux done que mon argumentation s’adresse ἃ vous deux ἃ la fois : la critique que je ferai de la these que tu as adoptee vaudra ögalement pour lui. Eh bien, situ es vraiment d’avis qu’une methode prudente s’impose ἃ qui cherche les solutions justes, je te demande de röpondre ἃ chacune des questions que je te poserai : c'est le bon moyen pour que toi tu apprennes ἃ connaitre la verit6, et que moi je ne perde pas mon temps en acceptant la discussion avec toi. A. — Je suis pröt ἃ me soumettre ἃ cette methode, et pour cela je te prie de t’appliquer de toutes tes forces ἃ me poser les questions qui doivent m’aider ἃ trouver la bonne solution. Car le but que je me propose n'est pas de remporter une victoire mal acquise, mais de bien acqu6rir la connaissance de la verit6. Prends done maintenant la parole. . N Mn - N 1. alnalze] nome 55, nme Bo. — ἃ. BA 85 : lire peut-ötre 8A, dat. duel. 3. Tanome] TARoyme 5%. — A. KANPÄNAENZ Sı (Bo a lu sanpauaeuk, sans. doute d’apres 5"). — 5. ciAme 5° : le copiste a sürement compris ΟἿΑ ze, au lieu de cn ne. — 6. La traduction primitive devait porter Wavaknie mpkanenutk za%k = τὸ νικῆσαι πρόχειται χαχῶς, οἱ CTPAAANIE n'est quune variante de la traduction correcte Wavaknie. 7. A la hauteur du titre, 5.1. porte dans la marge le signe 10 15 > 10 [23] DU LIBRE ARBITRE. 747 “ , x ΄ . ᾿ τοῖν ἐν 2. Ste N ἢ N 3 , δοχεῖ πως ΧατᾺ τι med! τουτῶν ομοίωὼς on, δοξάζειν" χαὶ INFOS. Διὸ κοινὴν προς ἀμφοτέρους τὸν λόγον ποιεῖσθα: βούλομαι" ἃ γὰρ ἂν εἴποιμι πρὸς σὲ οὕτως ἔχοντα, ταῦτα καὶ πρὸς 2 A n e , 7 v ΄ "« τ \ - , r 8...» ᾿ Near, τοῦτον ALOE λεζω ". Ei σοι τοίνυν ἀληθῶς: TEIL τοῦ AIELTTOVOG λέγειν εὐγνωμόνως ὃὁοχεὶ ἴ ὃ 4 πρὸς ἕκαστον ἀπόκριναι ὧν ἐρωτῶ" ἐκ γὰρ τούτων" γενήσεται χαὶ σὲ μὲν τἀληθὲς μανθάνειν", κἀμὲ δὲ μὴ μάτην τοὺς λόγους προσίεσθαι" πρὸς σέ. Taih” ἅπερ εἶπας πράττειν ἑτοίμως ἔχω, καὶ διὰ τοῦτο μετὰ πάσης προθυμίας ἐχεῖνα πυνθάνου ἐξ ὦνπερ νομίζεις δύνασθαί ns τὴν ἐπιστήμιην τοῦ χρείττονος μαθεῖν. Οὐ γάρ μοι τὸ νικῆσαι πρόχειται χαχῶς "'. ἀλλὰ τὸ ἀληθὲς ἐχμαθεῖν χαλῶς. Ὅθεν ἔχου τὸ λοιπὸν τοῦ λόγου. Περὶ θεοῦ χαὶ ὕλης "΄. 1390) Ἀγ γε Be EAN} πὰ 15 >. Aa Nr ” Ὧν ἊΣ = ? Te \ x τι μεν ὑπάρχειν αδύνατον ἀγένητα ὃν RR ουὸξ GE χγνοειν von, εἰ κα! τὰ , m > r Er 1 ΡῈ rn x μάλιστα δοχεῖς προλαδὼν τοῦτο προστεθειχέναι '" τῷ Ayo, τῷ πᾶντως ἐξ ἀνάγχης τὸ ἕτερον DE Diev ET DE LA MATIERE. ΝΜ. — Qu'il ne puisse pas exister deux increes ἃ la fois, je pense que tu ne l'ignores pas toi-m&me, bien que tu aies visiblement introduit ce postulat ᾷ. — 8. 50 5° : Bo conjeclure 0yE0 = Ev, et non οὗν). — 9. ne est rajoute dans 5.5 au-dessus de la ligne, peut-etre par une autre main. FCD (1. 3 et suiv.) E (l. 11 et suiv.) Ph (l. 11 et suiv.) S Ezn. Bo 156,7-157,3. 1. S « eelebrer (calque du grec) semblablement ἃ toi-m&eme » — ὁμοίως σοὶ δοξάζειν αὐτῷ. — 2. S« car ce que je vous dirai, elant ainsi envers toi, j’exprimerai les memes choses », ce qui suppose ἃ (ou οἷα) γὰρ ἂν εἴπω üniv..., ταὐτά (ἔχοντα Elant rattach& ἃ ἅ). — 3. Apres λέγειν, Sa le titre : « le discours commence » = ἄρχετα! ὁ λόγος. — A. εἴ σοι... δοχεῖ F Bo : εἰς ὃ τοίνυν περὶ τοῦ κρείττονος λέγεις, εὐγνωμόνως C, μόνον εὐγνωμόνως πρὸς ἕχαστα ἀπόχριναι D (abrege), S « si donc tu te proposes vraiment de parler des choses superieures, reponds avec bienveillance » τα εἴ σοι τοίνυν ἀληθῶς περὶ τῶν χρειττόνων (Cl. 35,0 ) «πρόχειται, rajoule d’apres 1. 8> λέγειν, εὐγνωμόνως, Ezn « l’empressement des volontes d’auditeurs droils »; ces variantes, qui raltachent εὐγνωμόνως A ἀπόχριναι, Stexpliquent bien par une lecon commune εἴ σοι... λέγειν, εὐγνωμόνως, avec chute de δοχεῖ. — 5. ἐρωτῷ FDE : S « (tu es) interroge » (phrase participiale), ce qui ne suppose pas necessairement le passif ἐρωτᾷ. — 6. τούτων FG : τούτου DS, et Ezn « de la ». — 7. τἀληθές C, τὸ ἀληθές FD Bo : S « les choses vraies », ce qui confirme peut-ötre indirectement l’orthographe de C (nr pour τἀληθές). — 8. μανθάνειν FÜS, γνῶναι Ὁ. —9. προσίεσθα: C, et cl. S « donner » ou « presenter » (ποιεῖσθαι est regulierement traduit par « faire ») : ποιεῖσθαι FD Bo. — 10. L’interlocuteur est designe par Οὐ. dans F. — 11. τὸ νιχῆσαι.... χαχῶς FD: S «la victoire et la lutte (?) d’une facon mauvaise » = τὸ νικῆσαι πρόχειται χαὶ τὸ χαχῶς ἀθλεῖν, mais le mot « lutte » n’est qu’une variante de « vietoire », ajoulde sans doute par un reviseur, puis incor- poree au texte. — 12. Ce titre est dans F et S. — 13. L’interlocuteur est designe par ’Og9. dans F. — 14. μέν FCE : μὲν οὖν D Ph Bo, mais les deux manusecrits, par additions ou suppressions, presentent autrement la phrase; 5. suppose plutöt μέν. --- 15. ὑπάρχειν ἀδύνατον FDE?®, ἀδύνατον ὑπάρχειν CE! Bo (S ne prouve rien), ὑπάρχειν Σ» Ph. — 16. προστεθεικέναι DES Bo, προτεθεικέναι ΓΟ. ΚΠ]: 8: v2. 2001..9,719: 7A8 METHODE D’OLYMPE. [24] ἐπε * πολκὸ Noyem Apäroe ΛΈΠΟ TAATOAATH, Hall AKo PAZAOYUENZ ECTR KeipH EOTZ, HAH ΠΑ͂ΜΕ πὸ HEPAZAOYYENZ ECTR WT πέλ. & X5Z TAATOAMHUZ EKYIR? EBITH CA BEIERM ἢ BOTN. Aype me KTÖ EKROYIB EMMA TAATI> ΔΗ͂ΤΕ EhITH, NETRONENGE ῥέε τ κ᾽ EANHNDO πὸ (Ε0 YACTR Βογαεί τα] " ApSroms" ceBe 5 Re cYıpe YJACTH” NE BSAET NETROPRNK ASE, NZ EAHNO® WT PAZAHYNOY CACTABAENO. Nu sasa 80 ΠΡΟΣ pAZAHURNKIA ΟΥ̓́ΔΕΙ pazaSuacuız NA MNÖTBI YACTH’, NÖ, HMKOKE CAOKO DYKAMETR, EAHND TO CATKÖENO JAKA IINOTOYACTENZ IKHKOTZ WT BOTA CATROPENZ PEIENIK” TAKOME NOYIKA, λιμε ΠΈΟΤΗ ΦΑΞΛΟΥΎΣΗΣ WT ΒΕΙΒῊ BOTZ, ἐλήμο KEITH TAATVAATH CA° NECATEONENGE. Aıe ΔῊ WTAOYYENOY EBITH (EYETh KTO, NOYRA Ὑρόμον EBITH MEKA WEOHMB, @' KA TAATOARIIHIZ pazasuenY EBITH EOTS WT ΒΕΙΒΗ. u ἔχε ἡ pazamuenie ER TMOKAZAETR" NEMONO KO ECTh 5 PACTOMNIN IMTATH CA YTO WT YECOTO, πὲ coyınY Aparom® πὸ HENOYRE PAZAOYIENIE APOYTATO ERIBAECTR. ὦ Andw!" meczTKöpenom pEXSLIZ CAORO, cemoy HAmEM TaKome ΠΡΗΧΟΛΉΤΗ. Taue AA BOYAOY NECATKOPENAA TOM’ ἧἠ ὦ CHXA 50 ΟΥ̓πὸ AA KANAMIAENZ pazaoyıenAa ΔῊ COYTk dans ton raisonnement. Car il faut, de toute necessite, dire de deux choses l’une : qu’entre Dieu et la matiere il y a söparation, ou bien indivision. Or si l’on se prononce pour l’union, on aflirme que l’ineröe est un : chacun d’eux sera partie du tout de l’autre, et &tant mutuellement parties d’un m&me tout, ils ne constitueront pas deux inere6s, mais un seul, compos& de parties diverses. Le corps de l’homme est aussi form& de membres diflerents, et nous ne morcelons pas la creature humaine en plusieurs ötres; si nous disons au contraire, comme la raison l’exige, que l’'homme est un &tre unique que Dieu a cr&& compos& de plusieurs parties, il faut &galement, si Dieu n'est pas separ6 de la matiere, dire qu’il n’y a qu’un incree. Mais si l’on prononce que Dieu est söpar& de la matiere, il faut qu’il y ait quelque etre dans l’intervalle qui marque leur separation. On ne peut pas 1. ἐπε 5", ἐπε ἡ 5». — 2. παῦπε 5", π᾽ αὐπῈ S®. — 3. cz Beam] ΟΧΒΕΙΒΒΗἕ Sam nn, BOYAETR Sa mais Tb est barıc: dans 5" ApSromy est rajoule au- dessus de la ligne, et ceRe... BSAET au haut de la page. — 5. spe YJACTH| οδμε JAcTk ἡ S°; il faut sürement corriger avee 5. cSıpe en eSıpn, duel, et le singulier 10 ἔπε πὲ AO cero TÄKMO CTAETR EAHNOTO, NA M AO πηόγειχα᾽ Mue πὸ WEPÄZOLE 15 10 [25] DU LIBRE ARBITRE. 749 dein! λέγειν. ἢ ὅτι χεχώρισται τὴς ὕλης ὁ θεός, ἢ αὖ πάλιν ὅτι ἀμέριστος αὐτῆς τυγχάνει" > EHEN ΄ EN FE TV P EN er Der Sk 6 \ AR Εἰ μὲν οὖν" ἡνῶσθαί τις αὐτὸν εἰπεῖν ἐθέλοι", ἕν᾽ τὸ ἀγένητον λέξει" ἕκαστον" γὰρ τούτων ᾿ > ὦ , Eee 1 2 7 > er. TR N, ROTEN μέρος ἔσται τοῦ πλησίον, ἀλλήλων δὲ μέρη τυγχάνοντα οὐχ ἔσται ἀγένητα ὃνο, ἀλλ ἕν ἐκ Ἴ 7 van, Ne en , Blur 5 Ti ἰς διαφόρων συνεστώς. Οὐδὲ γὰρ τὸν ἄνθρωπον ἔχοντα διάφορα μέλη χαταχερματίζομεν εἰς a. “4 mann e ε ᾽ Rn er x \ " \ πολλὰ γενητά "" ἀλλ᾽ εἰ, @g'" ὁ λόγος Amarret!!, ἕν τι γενητὸν τὸν ἄνθρωπον πολυμερὲς x >> > , , er 20%, > 43 ͵ “ r 7, a πρὸς τοῦ θεοῦ γεγονέναι φαμέν, οὕτως ἀνάγχη, εἰ μὴ" κεχώρισται τῆς ὕλης ὁ θεός, ἕν τὸ ἀγένητον εἶναι λέγειν 12: "δὰ ΄ ἢ 15 a7 τ ; ΔΘ τ Στ , > , δοῦν τον Εἰ δὲ κεχωρίσθαι φήσει "΄ τις, ἀνάγχη εἶναί τι τὸ ἀνὰ μέσον ἀμφοτέρων '“, ὅπερ καὶ τὸν ᾿ ᾿ m [4 ’ r ν᾿ » ᾿΄᾿ ır rY ’ 3 v χωρισμὸν αὐτῶν δείχνυσιν: ἀδύνατον γὰρ ἐν διαστάσει ἐξετ΄ζεσθαί τι ἀπό τινος οὐκ ὄντος es ward το Nur « ΄ 47 ΄ er > ΄ ΄ er x , ἑτέρου χαθ᾽ ὃ ἡ διάστασις ἑχατέρου '΄ γίνεται. Ὅπερ οὐ μέχρι τούτου ἵσταται καὶ μόνου, A 43 )ὼ Δ \ ΄ “ ἐν νερά νιν ΤΥ αι εν, Ρ " 19 ἀλλὰ χαὶ πλείστων ὅσων ᾿ ὃν γὰρ ἐπι τῶν δύο αγενήτων εὐπόμιν λόγον, τοῦτον ἐξ ἀνάγχης ὁμοίως ποοχωρεῖν "" εἰ τὰ "' ἀγένητα δοθείη "" τρία. Καὶ αὶ γὰρ περὶ τούτων ἐροίμην ἀν" εἰ χεχώ- en eflet observer qu’une chose est distante d’une autre en dehors de l’exis- tence d’un troisicme elöment qui fasse mesurer cette distance entre les deux choses. Et ce n’est pas la seule conclusion ἃ laquelle aboutisse l’argument : son developpement est illimite. Car le raisonnement que nous avons applique aux deux incröss vaudra egalement, de toute necessite, pour le cas οὐ on admet trois inerees. Je demanderai alors si ces trois etres sont separ6s les BSAET est egalement suspeet. — 6. EAuNo] EAuna S'. — 7. NA MINÖTKI JACTH 5": on peut conjeeturer NA MNOTO YAAH, qui repondait moins mal au grec εἰς πολλὰ γενητά. = Un Na .. ΄ — 8. TAATOAATH cA Bo : TAETR ca 5". -τϑ. @ 5", avec le C entierement ferme en forme d’d. — 10. ὦ λαὸ] A Ἀπὸ 5". FDCEPh S Ezn. Bo 157,8159,ı. 1. ra... δεῖν ΕΞ Rob, co... δεῖν El Bo, τὸ ou τῷ ... δεῖν S, τὸ... δεῖ CO, τῶ... δεῖ 1, πάντως γὰρ... δεῖ D. — 2. Apres τυγχάνει, Sa le tilre: « A l’adresse de ceux qui disent. que Dieu est uni ἃ la matiere » — πρὸς τοὺς λέγοντας ἡνῶσθαι τῇ ὕλῃ τὸν θεόν. — 3. οὖν» 5. — U. αὐτὸν εἰπεῖν ἐθέλοι E Bo, εἰπεῖν αὐτὸν ἐθέλοι F (λέξοι Ph) : eineiv> CD; S « il le dit » = αὐτὸν λέγει (Lraduction libre). — 5. ἕν» 5, ce qui s’expliquerait bien en admeltant que l’original de S portait la m&me |lecon faulive que GC : ἐθέλοιεν (avec ou sans εἰπεῖν). --- 6. ἕχαστον FCD Ph, mais au sens de ἑχάτερον E, et cf. S « l’un... de l’autre ». — 7. συνεστώς FD, συνεστός C Bo, > E Ph. — 8. μέλη FCS Bo, ef. I Cor., xı1, 12: μέρη E Ph. — 9. γενητά : S « en plusieurs parties », mais le mot « parlies » peut &tre une alteration de « personnes », et il s’agirait d'une traduction libre : « nous ne divisons pas l’'homme... en plusieurs hommes ». — 10. ἀλλ᾽ ei, ὡς E Bo, ἀλλ᾽ ἢ ὡς FC, ἀλλ᾽ ὡς 8. — 11. ἀπαιτεῖ : S « montrera », qui repondrait ἃ ἀποδείξει. — 12. πολυμερές : S traduit largement : « nous disons l’homme... un animal compose de plusieurs parties (πολυμερὲς ζῷον) ere& par Dieu ». — 13. εἰ μή CE Bo (S ne prouve rien), ei μὲν μή F Rob. — 14. λέγειν : S (altere) traduit par le passif : « que l'inere6 soit dit elre un ». — 15. φήσει DEPh, φησίν FC (S est ambigu). — 16. Apres ἀμφοτέρων, S a le titre : « a l’adresse de ceux qui disent queDieu est separe de la matiere » — πρὸς τοὺς λέγοντας χεχωρίσθαι τὸν θεὸν τῆς ὕλης. --- 17. ἑχατέρου : S « de lautre » = ἑτέρου. — 18. πλείστων ὅσων᾽ ὄν : S « jusqu’ä beaucoup; car de la m&me maniere (= οἵῳ γὰρ τρόπῳ) que nous avons dit le propos », ce qui parait supposer une lecture πλείστων" ὅσον γάρ \öcov ayant pu @tre compris comme adverbe, au sens de « en tant que »); apres γάρ, S « et » n'est qu’une alteration de « sur » = ἐπί. — 19. εἴπομεν E, εἴπαμεν FÜ Bo. — 20. προχωρεῖν : S « venir » (« s’avancer »), qui ne suppose pas προσχωρεῖν (Bo). — 21. εἰ τά : Sa lu εἶτα. — 22. δοθείη :S « que soient », traduction libre, ou sur une lecon ein. — 23. ἐροίμην ἄν :S « que nous demandions (done) », ‘supposant ἐροίμεθα (ἐρώμεθα), ou plutöt une forme alter6e " ἔροιμεν (οὖν), οἵ. C ἐροῦμεν. *Fol. 9 v°, 750 METHODE D’OLYMPE. [26] WT CERE, HAN HAKBI EKITIENd ECTBR KAERAU! KA BAHIKHLE. Aye BO KKATNOY’ BBITH KTO χύόμμετε peypm, TAKomeE HMATR CAKIINATH CAOKO MHKOME ἢ nokanee" λῖμε AU HÄKBI pazaoyınTH CA, Ne OYERAHTR HOYRHA PAZARYARIHATO NIEPREMATO CORKCTKA. ἄμε AH KTO ἢ TpeTHee MINHTR CAORO TIOAOKNO ὦ NECATRÖPENKIXZ TAATOAATH, penme Exe mepazaVunoy ἘΒΙΤῊ KOTOy WT KEIN HH ΠΑΚΕΙ ἄπο ἢ πὰ YACTH C’KOYIHTH CA, EBITH πὸ AKH 5 MECTk KOENR ΒΔ KEIM BOTOYy A Ken ὦ πὸ59Ὲ CRApKANMH, ar! ποολδιπλότε AKome ἀπὲ urkctoy KORIm AAUIB KEITH REIN, NOYARNO MH ΒΙΙΈΘΤ ΗΝ ἐμ δ ERITH ἢ ΒΕΒΕΙ ὠππολπου. NA ΟΥ̓πὸ H TA'KOmEe ἐπιὸν AK N Beim Bec’ YHNA HOCHTH CA € AKNO, NE CTAMTH” ze Hu ΠΡΈΒΜΒΑΤΗ ἐμὸν 5 cenk Noyma, MER πε κε ECTB AOYTOAKO ApOYTOHNH HOCHLOY. ἢ κα cuu me ἦ κα ΓΟΡΙΠΗΧᾺ BBITH KOTOY NOYENO θέ μη" λῆμε πὸ NEKOTAA NEOYCTPOENA Π ΜΕΥ ΚΡΑΠΙΕΝΑ shAue BeıpB, oyspAch ke ΝᾺ OYIIRINEE nokuknntn HZBOAHRZ, ΚἜλιπε NEKOTAA ETAA KA HEOYKAMIENKIX © NH ΒΖ OYIHNENKIX stAme ποτὰ. Mo npasak me OyEo Ü ce φέκογ, McndanAme Au BEIMR BOTZ HAM καὶ JACTH Koch KkAue ei. ὧε BO BE ἹΔΌΤΗ Koch φέιμη χόϊμμετ πτὸ KoTA, Ndzkuz naye ΠΑΛΈΠΙΠΑ BEIHH TAATOAETB ἐτὺ, uk n [nnome]’ yactk EA ECETO KUECTH KOTA. Äye AU EA KteH TAATOAETR KEITH ἢ KA ΒΟ CA KUKCTHTH BEiIB, KAKO M ECTR CATEOPHAA AA CKAMETK ΤῸ NOYRA BO ECTR CANNATANIE KOE uns des autres, ou bien si chacun d’eux est uni ἃ un autre. Et si l’on veut qu’ils soient unis, on s’entendra opposer le m&me raisonnement que dans le premier cas; si au contraire on les fait separds, on n’&chappera pas ἃ l’obli- gation de supposer l’existence de l’el&ment de separation. Mais, dira-t-on, il y a encore une troisitme these possible, qui fournit une solution convenable au problöme des deux inerees : on peut pretendre qu’entre Dieu et la matiere il n’y avait ni separation, ni non plus union comme entre les parties d’un tout, et que Dieu etait dans la matiere concue comme lieu, ou bien encore que la matiere 6tait en Dieu. Voyons ce qui s'ensuivra. Si nous disons que la matiere etait le lieu de Dieu, il faut dire nöcessairement du m&öme coup que Dieu &tait limite par un contenant et qu'il ötait eirconscerit par la matiere. D’autre part, il devait &tre agite comme elle d’un mouvement desordonn6, sans connaitre l’immobilite ni la permanence, puisque son contenant se mouvait tantöt d’un cöt6 tantöt de l’autre. En outre, nous voilä forees egalement d’admettre que Dieu a s6journe dans un milieu bien införieur : s’il est vrai que la matiere etait primitivement confuse et qulil l’a ordonnee dans l’intention de l’amener ἃ un ötat meilleur, il ya eu un τ. KAEMAO S°, pour KOEMAO. — 2. Kkannoy 5°, sans doule pour BKAM|AENOY, part. passif. — 3. Bdsk 55: Bo conjecture ἃ tort ΒΑ Bdsh. — ἃ, cRApKAıHn u aa 8". — 5. crohrn S®, pour CTAATH = ἴστασθαι, — 6. πᾷ Neoykpauienhig| ΒΖ 10 10 15 [27] DU LIBRE ARBITRE. 751 ρισται ἀπ᾿ ἀλλήλων, ἡ αὖ TZAWV ἔχχστον ἥνωται:ι τῷ πλησίον" εἰ μὲν γὰρ ἡνῶσθαί τις εἰπεῖν ᾿ u x ν᾽ . ᾿ r ΒΡ ᾿΄ Fer) Ἢ . δ᾽ “Ξ ΄ ᾽ὔ ῇ ᾿ » ἐν er ἐθέλοι, τὸν αὐτὸν ἀχούσει τῷ πρώτῳ λύγον᾽ εἰ δ᾽ αὖ πάλιν χεχωρίσθαι, οὐ φεύζεται τὴν τα τος ας SARAH ΓΞ belle 1 ἐξ ἀνάγκης τοῦ χωρίζοντος “προ "ὑπόστασιν. ᾿ ΝΕ ὙΠ \ ᾿ ΟῚ τ nor , τ 5 ε “ \ nn » 4 Av ὃ ἄρα τις καὶ τρίτον Σεἶναι λεξῃ λόγον ὡς ἁρμόζοντα πέρι τῶν ἀγενήτων ις N λέγεσθαι", τουτέστιν ᾿ χεχωρίσθαι τὸν θεὸν τῆς ὕλης μηδ᾽ " αὖ πάλιν ὡς μέρη᾽ « 1 o©- ἐπ = Me: = δι Ξ , τος ἢ R er ur κα σαν Ale ᾽ ὦ = 1 N ἡνῶσθαι, εἶναι δὲ χαθΖπεο ἐν τόπῳ τῇ Urn? τὸν θεὸν ἡ " χαὶ τὴν ὕλην ἐν τῷ θεῷ, τὸ συνέχον “" ’ Ὁ τ ἢ 3. e N 5 z .ν" r a u \ un " Bent REN \ \ + ἀχουέτω᾽ ὅτι, ἐὰν τόπον τοῦ θεοῦ τὴν ὕλην εἴπωμεν, ἐς avayzng αὐτὸν χαὶ χωρήητον λέγειν δεῖ"! \ . -" er , ’ \ \ τ - , BER = m. ΟΞ Ὁ γ εἴ χαὶ πρὸς τῆς ὕλης περιγραφόμενον. Ἀλλὰ μὴν χαὶ ὁμοίως αὐτὸν τῇ ὕλη ἀτάχτως D Ν- vo δὲ δι , N ΣΑΣ ὍΣ ϑὴς τα 2 Ka} a πω φέρεσθαι δεῖ, μὴ ἵστασθαι δὲ μηδὲ μένειν αὐτὸν ἐφ᾽ ἑαυτοῦ ἀνάγχη, τοῦ ἐν ᾧ ἐστιν ἄλλοτ u. 2 7 Von , 3 ) , x u ; Ma N ἄλλοσε "φερομένου. [Πρὸς δὲ τούτοις καὶ ἐν χείροσι γεγονέναι τὸν θεὸν εἰπεῖν ἀνάγκη" εἰ γάρ ποτε ᾿, “ G “ ’ U \ ᾿ x > ‚ ΄ τὰ ἄχοσμος "ἢ ἦν ἡ ὕλη, ἐχόσμιησεν δὲ αὐτὴν εἰς τὸ κρεῖττον τρέψαι προαιρούμενος, ἦν ποτε “ ΠΥ ΤΙΝ , er Ω r ᾿" =) Σ᾿ ΄ 15 r > fi \ ὅτ᾽ ἐν anoaunrors'" ἦν ὁ θεός. Δικαίως δ᾽ ἂν χαὶ τοῦτο ἐροίμην '", πότερον ἐπλήρου τὴν Ur € 0 x N ’ ΄ en x € ας ᾿ Ἴ zZ Ei x v ἊΝ ” x De Ur = 16 Im m + ὕλην ὁ θεὸς ἡ ἐν μέρει: τινὶ ὑπῆρχεν αὐτῆς. Ei μὲν γὰρ ἐν μέρει τινι τῆς ὕλης εἰπεῖν τις "Ὁ 2 x r A n , ar Be , » {τ δὲ 2 a. ἐθέλοι τὸν θεόν, πλεῖστον ὅσον μικρότερον αὐτὸν τῆς ὕλης λέγει, εἰ γε ὁη μέρος αὐτῆς er ᾿ r 3 5 Ξ » ἈΝ ον δὶ 7, τ ler 18 2, ὅλον ἐχώρησεν τὸν θεόν. Ei δὲ ἐν πάσῃ εἶναι λέγοι χαὶ δι᾽ ὅλης χεχωρηχέναι τῆς ὕλης "ἡ, πῶς ταύτην ἐδημιούργησεν φοχσάτω "δ" ΐ Ὃν ἀνάγκη γὰρ ἢ" συστολήν τινα τοῦ θεοῦ λέγειν, ἧς γενο- temps οἱ Dieu s’est trouve au sein de la confusion. J’aurais encore le droit de. demander si Dieu occupait tout le lieu de la matiere ou s’il n’en occupait qu'une partie. Si l’on veut qu’il n’en ait occup6 qu’une partie, on aflirme le plus categoriquement du monde qu’il est moindre que la matiere, puisqu’il tenait tout entier dans une de ses parties. Mais si l’on pretend qu’il occupait toute la matiere et qu’il se r&epandait dans toute son etendue, qu’on explique alors OVYHEKPAWIENKIX 95. — 7. On peut conjecturer, d’apres le gree : em. — Ρ ᾿ l 8 8. Βικοῖκε est une glose de uk n. FED CPhS Ezn. Bo 159,1-160,s. 1. προὐπόστασιν, d’apres S « la premiere hypostase » : ὑπόστασιν FCE Bo. — 2. τρίτον : S interpröle ce mot au sens adverbial. — 3. ὡς E Bo,> FCS. — 4. λέξῃ... λέγεσθαι : S « ou si quelqu’un pense dire encore troisiemement un propos approprie » — δόξῃ... λέγειν (sans εἶναι), mais il peut s’agir d’une traduetion libre. — 5. μή ES, μήτε FDCPh Bo Rob. — 6. μηδ᾽ ΕΞ DCPh, μήτ᾽ ΕἸ Bo Rob, μήτε I. — 7. μέρη G Bo, μέρει S, ἐν μέρει F Ph, les trois lecons dans les divers manuserits de E. — 8. ἐν τόπω τῇ ὕλη FCE (Ph), ἐν τόπῳ τῆς ὕλης D, ἐν τόπῳ «“ἐν"» τῇ ὕλη Bo : S« dans la maliere comme dans quelque lieu » ne prouve rien, le slave devant repeter la pr&position. — 9. nF) EBo,> CDPhS. — 10. τὸ συνέχον est rattache par S, comme par F etC, ἃ ce qui pr&cede : d’oü la traduction « la matiere contenante relativement ἃ Dieu », avec ἐν compris dans le sens qu'il a dans la langue des Beritures (hebraisme). — 11. S « il est necessaire qu'il soit », traduetion libre qui omet λέγειν. — 12. ἄλλοτ᾽ ἄλλοσε, d’apres Platon, Timee, 52e ἄλλα ἄλλοσε ἀεὶ φέρεσθαι, Parmenide, 1584 ἄλλοτ᾽ ἄλλοθι γίγνεται : ἄλλοτ᾽ ἄλλως E, ἄλλοτε ἄλλως FC Bo, S = ἄλλως ἄλλοτε. — 18. ἄχοσμος : S « non organisee et non ornee » = ἀχατασχεύαστος χαὶ ἄχοσμος, mais il s’agit simplement d’une variante de traduction. — 14. ἀχοσμήτοις : S « dans les choses non ornees ni ordonndes » = ἐν ἀχοσμήτοις χαὶ ἀτάχτοις, sans doute addition d’apres 29,,; D’ a de m&me deux adjectifs : in rebus incompositis et inconditis (Ezn en a trois). — 15. ἐροίμην : S « je dirai (done) », qui peut r&pondre ἃ une legon ἐρῶ, οἵ. C ἐροῦμεν; et δ᾽ ἄν a pu etre hu δ᾽ οὖν. — 16. τῆς ὕλης» S, mais la chute du mot est possible dans le texte slave. — 17. ei γε FE? Bo, siquidem Ὁ, εἰ ΕἸ, ἅτε DC Ph (S est ambigu). — 18. S traduit « s’etre loge dans toute la maliere ». — 19. φρασάτω : 8 « que quelqu’un explique » = φρασάτω . — 30. ἢ» FDCS. ἜΤΙ. 101". 702 METHODE D’OLYMPE. 28] TAATOAATH KOkie, EMOYZKE KRIKINOY TEOPALIE WHO WT HETdKE τῆλε, Hau ἢ ceRe CZ BEIMRM TEOPHTH NE nuyıpa wrue'cTia EcTA. ἄμε ΔῊ ΒΕΙΒῊ KTO Ε᾽ Εὐ9Ὲ ΥὙΛΛΑΙΌΛΕΤΕ KHTH, TAKOKE ΠΗΤΑΤΗ ECTh ΛΈΠΟ λβι pACTOMINOYy ΔῊ WT NeA Han]! ano A nz ΒΑΞΑΟΥΘΈ AHROTZ KATH poawWnz, pazaoyıadmoy ἢ pazakaaemoy na mpmArie ἘΜΒΑΝΙΒΗΧ WT Nero, Han Ano ἡ 5 ΜΈΟΤΈΕ, penzwe® Axo ἡ ΒΖ ZEMAN KoAA. ἀμε πὸ peyemZ ἀπὸ ἢ KA BAZAOYCK, pazakanny πον Koroy peu EBITH. Aye Au πὸ MH KR ZEMAH KOAA 5 MECTO ὠππολτη ca, ΒΈλπιε πε HeOYIHNENA Ben A NEOYKpALILENA, x cum? πὲ Amoyıım® MH EOTA, HOYKA ECTK TAATOAATH UECTY’ KRITH NEOYRPÄLIENKIX H ZAHX" ἐπε πὲ BAATOCAARND” UH CA ... comment il a bien pu l’ordonner. Il faut admettre, ou que Dieu se contractait et qu’apres cette contraction il ordonnait la partie d’ou il s’6tait retire, ou bien que, faute d’avoir la place de reculer, il exercait sur lui-m&me en meme temps que sur la matiere son activite d’ordonnateur. Si l’on dit que c’est la matiere qui etait en Dieu, il faut egalement exa- miner les deux facons de l’entendre : pretend-on que Dieu &tait discontinu et que la matiere 6tait en lui comme sont les especes animales dans l’air, qui s’6carte et se partage pour recevoir ce qui naiten son sein, ou bien que la matiere 6tait en Dieu comme dans un lieu, c’est-A-dire comme l’eau dans la terre? Si nous repondons : comme les animaux dans l’air, il faut n&cessaire- ment dire que Dieu etait divise. Si nous repondons : comme l’eau dans la terre, puisque la matiere etait dans le desordre et la confusion, et qu’en outre elle portait en elle le mal, nous sommes forces de dire de Dieu qu'il &tait le lieu de la confusion et du mal. Aflirmation qui me parait peu respectueuse ἃ l’egard de la divinite, et plus encore p£rilleuse pour le raisonnement : vous postulez en eflet l’existence de la matiere pour &chapper ἃ l’obligation de 1. Han 5) : lire sans doute A = 2x8. — 2. penzue] pe nzum S®, le x par ralure sur une autre lettre : le copiste avait peut-tre commence d’cerire peipn. 3. Auoyyın] Auoyıpa 5%. — A. ΜΈΟΤΥ 5%, avec Ἔ par rature, sans doute sur ἐς — 5. BAATOCAARNO| KATA ὁλάπηο 5", 5". Apres ca, le texte slave a une lacune represen- 10 F [29] DU LIBRE ARBITRE. 753 3 , " Ἶς ’ φ ὑπ δ \ € x Ἀἠ “4 N = μένης ἐδημιούργει ἐκεῖνο ἀφ᾽ οὗ ὑπεχώρησεν, N χαὶ ἑχυτὸν τῇ ὕλῃ συνδημιουργεῖν οὐκ ἔχοντα ὑποχωρήσεως τόπον. δου ΄ « ΟΣ ΄ εἴ πότερον ὡς ὁὀιϊσταμένου er RN ER 3 = De m ἣν Ei δὲ τὴν ὕλην ἐν τῷ θεῷ εἶναί τις λέξει", on.o! 106 ἐξετάζειν s 2, y A 2 r \ . ΄ ᾽ Ὁ ED EV ἄξοι ζῴων Udo) γένη, διαιοουμιένου αι μεριζομένου χυτοῦυ N v D N αὐτοῦ ἀφ᾽ ἑαυτοῦ χαὶ ὥσπ alle = 7 » ΧΑ ἥν Ἀν a ΤῊΣ , z en . on‘ a εἰς ὑποδοχὴν τῶν γινομένων ἐν αὐτῷ", ἢ ὡς ἐν τόπῳ, τουτέστιν ὥσπερ ἐν γῇ ὕδωρ. Ei μὲν \ " e > \ ΓΑ Ν 22 N" Β Se 5 τ γὰρ εἴποιμεν ὡς ἐν ἀέρι, μεριστὸν ἀνάγκη τὸν θεὸν εἰπεῖν. Εἰ δ᾽ ὥσπερ ἐν γῇ ὕδωρ", ἦν δὲ » NEN A 27, x δι r » x r gt x ῃ \ ΄ E ἀταχτὸος h ὕλη χαὶ ἀχόσμητος, πρὸς δὲ τούτοις ἔχουσα χαὶ aan", τὸν θεὸν λέγειν ἀνζγχη τόπον εἶναι τῶν ἀκοσιμήτων χαὶ τῶν χαχῶν᾽ ὅπερ 00% εὔφημο ον εἶνχί μοι δοχεῖ, ἐπισοαλὲς δὲ μᾶλλον: ὕλην γὰρ εἶναι θέλεις ἵνα μὴ τῷν χαχῶν ποιητὴν εἴπ ng τὸν θεόν Ὶ ᾽ x - καὶ τοῦτο φεύγειν προαιρούμενος δοχεῖον αὐτὸν τῶν χκαχῶν εἶναι λέγεις. Ei μὲν οὖν τὴν ὕλην ἐκ τῶν ὑποστάντων γενητῶν ὑπονοῶν ἀγένητον ὑπάρχειν ἔλεγες, 5 \ \ ᾿ \ r ss. ΄ r > er. ΄, πολὺν ἂν περὶ ταύτης" ἐποιησάμην λόγον εἰς ἀπόδειξιν τοῦ ὅτι ἀδύνατον ὑπάρχειν αὐτὴν >», 2 ῃ = > , δ. ἢ " ὑπὸ τ ἀγένητον. Ἐπεὶ δὲ τὴν τῶν χαχῶν γένεσιν αἰτίαν ἔφησθα εἶναι, τῆς τοιαύτης ὑπονοίας, διὰ - ἢ ἐς ἀνὰ ἔνε ον r N Ar/ IN >40, - \ r Eat 4 1% τοῦτο ἐπὶ τὴν ἐζέτασιν τούτων ἐρχεσθῆαϊι Bat 0020 φανεροῦ γὰρ γινομένου τοῦ λογου “ ΄ ’ \ ” ΠῚ χαθ᾽ ον τροπὸν ξστι τὰ χαχᾷ, χαὶ ὅτι οὐχ οἷόν τε ἐστιν ἀνχίτιο ον τῶν χαχῶν εἰπεῖν τὸν DR ka A Ξε Ὲ x 10 θεὸν ἐκ τοῦ ὕλην αὐτῷ ὑποτιθέναι, τὴν τοιαύτην ὑπόνοιαν ἀναιρεῖσθαί μοι δοχεῖ '”, faire de Dieu l’auteur du mal, et voilä que votre belle intention vous amene ἃ en faire le receptacle du mal. Si e’etait de l’existence des choses er&ees que tu avais tire ton hypothese de la matiere increee, j’aurais entrepris une discussion “tendue du probleme de la matiere pour demontrer qu’elle ne saurait etre ineröce. Mais puisque tu declarais tout ἃ l’heure que c'est le fait de la production du mal qui est la raison de cette these, c’est ἃ l’examen de la question du mal que je decide de passer. Je veux preciser de quelle maniere le mal existe et &tablir qu’en pla- cant une matiere increde ἃ cöte de Dieu on n’arrive pas ἃ degager Dieu de la responsabilit& du mal : si j'y reussis, ton hypothese tombe, ἃ ce qu'il me semble. tant l’etendue de deux feuillets environ; cette lacune nest pas indiquee dans les. manuserits : S° (et S”) joint BATA cAARNO mm ca coyınx. Eais, ete. FED C Ph S (jusque 1.8) Ezn. Bo 160,3-162,5. 1. λέξει FDE Bo, λέξοι C, λέγοι Ph : S « dit », supposant plutöt λέγει ou λέγοι. — 2. ὑπάρχει F Bo: ὑπάρχειν DEE Ph S. — 3. La traduction slave, un peu obscure, parait signifier : « si c'est comme &tant al’ecart d’elle (la matiere) ou (sans doute altere de « et ») comme sont dans l’air les especes animales, separe et divis& pour la reception de ce qui est cr&e& par lui », repondant ἃ : πότερον ὡς διϊσταμένου (sans αὐτοῦ) ἀπ᾽ αὐτῆς A (OU καὶ) ὥσπερ Ev ἀέρι ζῴων ὑπάρχειν γένη, διαιρουμένου χαὶ μεριζομένου (sans αὐτοῦ) εἰς ὑποδοχὴν τῶν γινομένων ἐν αὐτῷ (avec ἐν compris au sens 4}} a dans les Ecritures) : la seconde phrase partieipiale a comme sujet « Dieu », de m&me que lapremiere. — '- εἴποιμεν FES Bo, εἴποιμι C, εἴποι τις D,> Ph. — 5. ὕδωρ : S ajoute « s’inserire dans un lieu » = εἰς τόπον (ἐν τόπῳ) περιγράφεσθαι, addition secondaire, d’apres 1. 5. — 6. zaz4> CS : S comprend sürement : « la maliere... ayant en outre Dieu ». — 7. ὑπονοῶν F, ὑπονοεῖν ΕΠ Bo. — 8. ταύτης FÜ Rob, αὐτῆς E Bo. — 9. ἔφησθα E, φὴς θεοῦ (φης θ0) DC, .- F (la suite effacee), φής Bo. --- 10. μοι δοχῶ E Bo, δοκῶ D, μοι δοχεῖ F, δοχεῖ C. — 11. τοῦ λόγου FEDC, τῷ λόγῳ Μὰ Bo. — 12. Apres öoxei, F a le titre : ὅτι, εἰ τὰς ποιότητας μὴ οὔσας. ἐδημιούργησεν ὁ ξεός, καὶ τὰς οὐσίας ὁμοίως. 754 METHODE D’OLYMPE. [30] Tu affirmes done qu'il y avait une matiere depourvue de qualites qui coexistait ἃ Dieu, et que Dieu a ordonnee pour produire le monde ? A. — C’est ce que je pense. M. — Eh bien, si la matiere &tait sans qualites, si l’ordonnance du monde est l’auvre de Dieu, si les qualites apparaissent dans le monde, Dieu. a 6t& le er&ateur des qualites ? A. — C'est cela. M. — Mais comme je t'entendais dire pree&demment qu'il est impossible de erder quoi que ce soit du neant, je te prie de repondre ἃ ma question : admets-tu que les qualites que possde le monde ne tirent pas leur origine de qualites preexistantes ἢ A. — Je l’admets. M. — Et qu'elles sont diflörentes des substances ἢ A. — Oui. ΝΜ. — Ehbien, si d’une part Dieu n’a pas form& les qualitös en en prenant la matiere dans des qualites pr6existantes, et si d’autre part elles ne sont pas issues des substances, n’6tant pas substances elles-mömes, il faut ndcessairement dire que Dieu les a tirdes du ndant. C'est pourquoi tes döclarations sur l’impossibilit& de penser que Dieu ait er&& quelque chose de rien m’apparaissaient tout ἃ l’'heure superflues. 10 [31] DU LIBRE ARBITRE. 755 ὃ Ν ἐς a r $} A ae = \ ΟΡ , DEN ͵ Φὴς τοίνυν ἄποιον ὕλην συνυπάργειν τῷ θεῷ, ἐξ ἧς τὴν τοῦ χκύσμου γένεσιν EÖMMLOUD- > 8 ὕ ἢ > > v l x ynoev; ᾿ Ν " — Oro μοι δοχεῖ. ἘΠ ΡΥ εἰ oe ἐπ δνεν ἢ πλὴν. VEyoyev δὲ πόσος τ λ το ϑτοῦ, ἐὶ == VAOUV ε- ἄποιος ἐτυγχᾶνεν Ἢ YA, yEyovEv 0E χύσις πρὺς του EOU, ἕν C χόσμῳ αἱ ποιότητες. τῶν ποιοτήτων γέγονεν ποιητὴς ὁ θεός; AL 91 ka 3 9) - Οὕτως ἔχει. τ x ‚ x Dr r ” « N, »» ᾽ " ᾿ ’ — Ἐπεὶ δέ σου χαὶ λέγοντος πρόσθεν ἄχουον ὡς ἀδύνατον ἐξ οὐχ ὄντων γίνεσθαί τι, I Ξ Ἢ Ὺ er » r ’ ! x ’ 3 Ν m \ > ΄ , ᾿ “Ὺ πρὸς τὴν ἐρώτησιν ἀπόχρινα! τὴν ἐμμήν᾽ δοχεῖ σοι τὰς τοῦ χόσμου ποιότητας μιὴ ἐξ ὑποχει- μένων ποιοτήτων γεγονένα! ; — Δοχεῖ. u ὃ ΄ \ Nu ’ ‚ « ᾿ " , -- “τερον de τι παρὰ τὰς οὐσίας ὑπζργειν αὐτάς: ᾿ ἴ = WR = — Οὕτως ἔγει. » a6, er ’ , .r « ΄ ’ x r ‚N 2 e ΄ - Οὐχοῦν εἰ μήτε ἐξ ὑποχειμένων ποιοτήτων τὰς ποιότητας ἐδημιούσγησεν ὃ θεός, ‘ > ἣ ς} ° ιν ᾿ Ῥ ν - - 4 nd ΑΝ ᾽ \ > ᾿ u ’ \ 2. "ἦτε ἐχ τῶν οὐσιῶν ὑπάογουσιν, τῷ μηδὲ οὐσίας αὐτὰς εἶνχ', ἐχ μὴ ὄντων αὐτὰς ὑπὸ τοῦ ἢ νυ" ’ v S 5 ᾽ 5 En D ’ » ας “ =, Nr Ξ nr Sr en - ΟΣ ar θεοῦ γεγονέναι ἀνάγκη εἰπεῖν ὅθεν περιττῶς ἐδόχεις" μοι λέγειν ἀδύνατον εἶναι δοξάζειν ἐξ οὐχ ὄντων γεγονένα! τι πρὸς τοῦ θεοῦ. Ἀλλ᾽ ὁ μὲν περὶ τούτου λόγος ὧδε ἐχέτω. Kai γὰρ παρ᾽ ἡμῖν ὁρῶμεν ἀνθρώπους ἐξ οὐχ ὄντων ποιοῦντάς τινα, εἰ χαὶ τὰ μάλιστα δοχοῦσιν οὗτοι ποιεῖν ἔν τινι. Οἷον ἐπὶ τῶν > ἣ ῃ δ ""ῬῪᾳὍἢ pr N x ΓΞ n r ᾿ 2 4 \ ἀρχιτεκτόνων τὸ παράδειγμα λάῤδωμιεν" χαὶ γὰρ οὗτοι ποιοῦσιν πόλεις οὐχ ἐχ πόλεων χαὶ x € r ᾿ = ᾽ Ye ἮΝ ᾽ ΄ τ ,» » ᾽ ᾿Ξ γαοὺς ὁμοίως οὐχ ἐκ ναῶν. Ei δ᾽ ὅτι τούτοις οὐσίαι ὑπόκεινται οἴει ἐξ ὄντων αὐτοὺς ταῦτα a m ἐν ΄ δ δὰ \ ,΄ > \ ε "ἢ Ν " ΕΝ 5 , x ποιεῖν, σφζλλῃ τῷ λόγῳ οὐδὲ γὰρ ἡ οὐσία ἐστὶν ἢ ποιοῦσα τὴν πόλιν ἢ αὐ πάλιν τοὺς rg 5, ὃς EAN a er τέγνη" ἡ δὲ τέ ν a en ΣΤῊΝ Se ἊΝ et COypHX ἐπε ἡ ECTBCTKOM! cHye HUETH MOKAZAETR ca. Ἢ Eama me ΔΌΒΕΙ TH ECTk ὦ ZABIXZ Ranpöwanie? WTEOYAOY CAThR ZAAA. EHTHN BANPAMATH, HA CHXA CAoBecA ΠῚ nonnaS" ἡ Tene ke πλλὺ χύμιλι BANpAWATH" ZAAA KARO, ECTKCTKA AH TH CA UNATb ERITH HAH KAKORKCTKA ECTBCTKZ’; *Fol. 10v°. — KanosuctBa " ΤΌΤΕΣ Aonpk ΠΙΙΈΤΗ mnHum um cA TAATOAATH. — Rkıpr me nec KanonnctKa vhÄue ἡ πε 31 ὀπφλϑα; — Taxe napunz HZZTAATOMAXZ CAOKONZ. — Tr ae ἀπμὲ ZAaA KAKOKRCTBA COYTR ECTKOTKONZ, BER ie Bet Kanon 10 ERCTKA ΒΈΛΠιε, KAKOERCTKOMK RE ΤΟΙ KOTOY TAATOAA KBITH, BOYACTR oyno ZÄNIKA TRÖpENn BOTZ. ETAA mie πὸ OYEd mm cHye NeRÜNNA ZÄHMZ κόμη peıpm EOTA, Keifh ἐπα IIPHAATATH nenötpksnd ΜῊ CA NNHTR KhITH. bonne reponse ἃ faire A cette objection, ἃ savoir que chez I’homme non plus l’art ne vient pas d’un art preexistant. Il est impossible en eflet de pretendre que l’art a son existence en lui-möme : c'est un des accidents de la subs- tance, et un de ces attributs qui n’arrivent ἃ l’ötre que quand ils sont dans une substance. Car l’homme existera m&eme sans l’art de bätir, mais l’art ne sera pas si un homme n’existe pas d’abord. On est done oblig6 de dire des arts que leur nature est d’advenir dans les hommes en naissant de rien. Eh bien, si nous avons e&tabli qu'il en est ainsi dans le cas des hommes, comment serait-il scant dans le cas de Dieu de nier qu’il ait pu creer de rien, non seulement les qualites, mais encore les substances? En eflet, du moment qu’il apparait possible que quelque chose naisse de rien, la demonstration vaut egalement pour les substances. Mais puisque ton desir est de traiter la question de la naissance du mal, je passe ἃ la discussion de ce problöme. Laisse-moi done te poser quelques 7.3 © πὰρ .. ss .. 1. ἦ Eernernom] ne Eectsom 5°. — 2. παπρόιπληϊς S° (o=A), nanpouenit SP”; i ß © dans la marge, 5" a le signe @. — 3. ECTKCTRZ (ou Ectkctkoumz) Bo : ECTRO [39] DU LIBRE ARBITRE. 757 , El / PP rin , Sees SE , “τ ἂν ΝΑ RE, ἢ. λόγῳ" ὅτι ὁ τεχνίτης ἐξ ἧς ἔχει τέχνης τὴν ἐν τῇ οὐσία τέχνην ποιεῖ. Πρὸς δὲ τοῦτο λέγεσθαι x τ ΝΆ τον πα ER ar - -- 5 πυρὰν En, τοῦτ᾽ εὖ ἔχειν μοι δοχεῖ" ὅτι οὐδὲ ἐν τῷ ἀνθρώπῳ ἔκ τινος ὑποχειμένης τέχνης προσγίνεται. "ἣν ιν N ENT. = Ξ NL, \ , za \ EEE EN Οὐδὲ γὰρ ἔνεστιν αὐτὴν ἐφ᾽ ἑαυτῆς οὖσαν δοῦναι τὴν τέχνην" τῶν γὰρ συμιεδηκότων ἐστὶ χαὶ τῶν τότε τὸ εἶναι λαγχανόντων ὁπόταν ἐν οὐσίχ' γένηται. Ὁ. μὲν γὰρ ἄνθρωπος χαὶ τ ” er Ya e don “τονε Een ἡ δ᾽ οὐχ Eotan ἐὺ A πούτεοον ἄνθο Ὃς ἧ. Ὅθεν τὰς χωρὶς τῆς ἀρχιτεχτονιχῆς ἔσται, ἡ δ᾽ οὐκ ἔσται ἐὰν μὴ πρότερον ἄνθρωπος ἢ. ς ΄ ” ;» v ᾿ ’ ’ ΄ ’ ΄ ’ -- 5» ΄, Ὁ τέχνας ἐξ οὐχ ὄντων εἰς ἀνθρώπους πεφυκέναι γίνεσθαι: λέγειν ἀναγκαῖον. Ei τοίνυν τοῦτο " ’ ’ ‚N, τὸ ᾿ x τὸ ᾿ x ΄ a» οὕτως ἔχον Er’ ἀνθοώπων ἐδείξαμεν, πῶς οὐχὶ προσῆχε τὸν θεὸν μὴ μόνον ποιότητας ἐξ οὐχ ὄντων φάναι δύνασθαι ποιεῖν, ἀλλὰ καὶ οὐσίχς; Τῷ γὰρ δυνατὸν φανῆναι γίνεσθαί τι er | A τὰ Ἐπν 4.1) " » Nor; ἐξ οὐκ ὄντων τὸ XaL” τὰς οὐσίας οὕτως ἔχειν δείχνυται. ς ᾽ ES 5 N «ὰ , . Ε ἢ Ἀλς x > 30 Ἔπεὶ δὲ πόθος ἐστί σοι περὶ τῆς τῶν χαχῶν΄ γενέσεως ζητεῖν, ἐπὶ τὸν τούτων ἐλεύ-- [3 je, ’ Ω a + θέ Π ΄ : x N x ” e ᾽ [4 ὃ τ σομα! λόγογ"" χαί σου βραχέα πυθέσθαι βούλομαι: τὰ χαχὰ πότερον οὐσίαι σοι δοχοῦσιν εἶναι N ποιότητες οὐσιῶν: Π G 6 ’ - u A ER ὃ N; — Ποιότητας" οὐσιῶν εὖ ἔχειν λέγειν μοι doxei”. N ev » “- ΕΣ ΄ — Ἡ δὲ ὕλη ἄποιος ἦν καὶ ἀσχημάτιστος ; “ - m m ’ 15 — Οὕτως προλαδὼν ἐξεῖπον τῷ λόγῳ. Bi - ᾿ a x ΄ ΄ 4 τ , - ΄ δι [72 3, “ er δὲ — Οὐχοῦν εἰ τὰ χαχὰ ποιότητες ὑπάρχουσιν οὐσιῶν, ἢ δὲ ὕλη ἄποιος ἦν, τῶν δὲ ποιο- » N 5 \ \ > τ ie Τα ἀν δι ; «“ ͵ τήτων ποιητὴν εἶπας τὸν θεὸν εἶναι, ἔσται καὶ τῶν χαχῶν δημιουργὸς ὁ θεός. Ὅτε τοίνυν N a a a ® y 3 \ “ 3a 7 \ οὐδ᾽ οὕτως ἀναίτιον τῶν χαχὼν δυνατὸν εἰπεῖν τὸν θεόν, ὕλην αὐτῷ προσάπτειν περιττὸν εἶναί μοι δοχεῖ. questions. Le mal est-il pour toi une substance, ou une qualit& de la subs- tance ? A. — Une qualite de la substance, je crois que tu dis bien. M. — Et la matiere etait primitivement sans qualites et sans forme? A. — C'est une premisse de mon raisonnement. M. — Eh bien, si le mal etait une qualite de la substance, si la matiöre etait sans qualites, si Dieu est le cr&ateur des qualites, comme tu viens de ‘ le dire, Dieu sera aussi l’auteur du mal. Ainsi ton hypothöse laisse ἃ Dieu la responsabilite de la cr&ation du mal : [πὶ adjoindre une matiere increde me parait done inutile. Sa ἡ EcTacTKkz (ou ECTkcTKomz) Bo : ECTkcTEo 95. — 5. TaaroaaTHu Bo : τλᾶ Tal S®. ED (l. 11-13) C (jusque 1. 15) Ph (jusque 1. 15) S (depuis 1. 9) Ezn (jusque 1. 15). Bo 164.2.165,8. 1. ἐν οὐσία EC, ἐν οὐσίᾳ τινί Ph Bo. — 3. καί : S « ne... pas », sürement alter de « et». — 3 ἐπεὶ δέ E, ἐπειδὴ de C Bo (S ne prouve rien). — 4. Apres χαχῶν, S a le titre: « Question, d’ou est % le mal » = ζήτησις πόθεν ἐττὶ τὰ χαχά. — 5. τὸν ... λόγον : S « aux paroles », commesi le traducteur avait lu ἐπὶ τῶν... λόγων. — 6. ποιότητας E, ποιότητες C Bo (ποιότητες D Ph, mais parce que la fin de la phrase est supprimee). — 7. δοχεῖ ECG : S (alter) suppose δοχεῖς. — 8. χαί E : S « done», 3 supposant οὖν ou ἄρα. , 4 PATR. OR. — T. XXI. — F. 5. 50 Ἐ1)0]. 11}; 708 METHODE D’OLYMPE. [34] λε ie HMALIH K CHMA TO ΓΛΑΓΌΛΙΟΙΒΕ, NAYHNAH CAORO. Äye ke WT npknia HAMA KZHCKANTE! ἘΡῚ EBIAO, NE KhIX BTOpdE ὦ ZABıX τὺ ScTaraanz’ NA ἐλπμ ne ΒΗ Akaa nase H MOAZA” BANKHKZ” Akaa cAcTanacnie TEOPHNA CAD- BECA, EnIMIE" MPAWATH ὦ cHX OYCTAKAATH MAR. -- Hzzuoaenie € ME MZA AABNA ΒΈΛΟΜΟ TH KEITH ΜῊ ἡ mocnkurenie ὦ CAORECEXA, MKO Ne ABITHSCTIM ἡ Ξαφέιμη ᾿ Koma azaa ἡ ὁΔΟΛΈΤΗ χοτα, πό Aa NOKAMET * CA HCTHNA CA 3ἘΛὺ ΚΟΝΕΊΗΒΙΜ HCmBITAnNTemE" ἡ Tenk πε skad ΒΈΛε enyenoyme παῖτη. Thu ae ἧκε drpazwın Tpksoya mnmum ἠςτομπόε Wrpkeru mom, TEUZ TIERSH NHKAKOmME Ca ΟΝ ΑΓ Ne πὸ ἐμὲ TOKMO CATKOPMUM Πόλι ΒΑΜΒΊΠΉΜΗ TPERORARZ, NÖ n unk ὦ nuxme ne Aonkak nacranıisz Akt. Mnk ca ummTn ἡ ΞΛΗΠ ECTBCTKOM KRIMR ἘΒΜΙΤΗ NE 50 ECTRETRZ" Kpourk Βήλ ERIBADIHA CH. — To Eama ae vyR0, Ö Th, ἡ ZA0UA ECTBETEWM KEITH TAATOAELIN, μονα ἐςτβοτβέηόε HENBHITATH CAORO. πη τ ΔῊ ΤῊ ca ECTHETKOY Tkakcnonoy KOEMOY CACTABA ἘΜΤΗ; — WMnurs. — Teakensih ze ὁπ cAcTansz ὦ ceRe Ectn, ne Tpknoya nuKnoerome 5A HEITZKE KRIEZ KBITIE TIPIHMETRZ ΞΞ Τλκὺ ἐν τες Si tu ἃ5 quelque r&eponse ἃ faire ἃ ma critique, je te donne la parole. Si notre discussion n’etait qu’une joute oratoire, je ne consentirais pas ἃ reprendre le probleme du mal sur d’autres bases. Mais puisque ce sont bien plutöt les devoirs de l’amitie et le desir de nous rendre utiles l!un ἃ l’autre- qui commandent notre debat, je veux bien te permettre de remonter au debut de l’argumentation et de poser des pr&misses nouvelles. A. — Pour mes sentiments, 115 te sont connus depuis longtemps, je pense : tu sais que J’aime la discussion serieuse, et que je ne veux pas faire triompher le mensonge au moyen d’arguments specieux, mais decouvrir la v6rit& gräce ἃ une recherche rigoureuse; et toi, de ton cöte, je sais bien que tu penses de m&me. C’est pourquoi je te prie de choisir la möthode que tu juges capable de te faire atteindre la verite, et de la suivre en toute confiance : il y aura avantage ἃ cela non seulement pour toi, qui auras trouv6 la solution juste, mais bien aussi pour moi et mon ignorance. [1466 doit sürement venir ἃ l’esprit que le mal pourrait &tre une subs- tance; aussi bien, je ne vois pas qu’il existe en dehors des substances. 1. πεήςκληῖς 5°, χα μά 5", — 2. moaza 5", πόλ᾽ 35) 5". — 3. KAHMHKZ 5 5 ΄ - lire peut-Öre KANAKHKKI = τὸν πλησίον. — 4. οἄπαι πε} Knie 5". — 5. ἡ ϑαρέιμη 5", gr 19 15 PEN 10 15 [38:1 DU LIBRE ARBITRE. 759 N x τι ᾿ er v AN | TV, ἥν. ἂν ’ ‚ e - ω Εἰ δέ τι πρὸς ταῦτα λέγειν' ἔχεις, ἄρχου τοῦ λόγου. Ei μὲν" ἐκ φιλονεικίας ἡμῖν ἢ , 3, ᾽ ἡ ΄ " 5 ee. ar N \ n/ “ ζήτησις ἐγίνετο, οὐχ ἂν δεύτερον περὶ τῶν χαχῶν ἠξίουν ὁρίζεσθαι" ἐπεὶ δὲ φιλίας ἕνεχα na \ m \ \ - r 5 El \ re, 5 ‚ ” μᾶλλον χαὶ τῆς πρὸς τὸν πλησίον" ὠφελείας τὴν εζέτασιν᾽ ποιούμεθα τῶν λόγων, ἄνωθεν περὶ τούτων ὁρίζεσθαι ἀξιὼ " συγχωρεῖν. ar \ , \ δὲ τὰ ᾽ a ne; ἢ ᾿ n \ \ > m —> Τὴν μεν προχιρέσιν τὴν Ξυ Ἣν εχ πολλοῦ σηι φανερὰν ειναι δοχῶ μαι τῊΝ ἐν τοις 7 Nr er > > BER "ἢ er 7 na In. λόγοις" σπουδήν, ὅτι οὐ πιθανῶς: εἰπὼν ψεῦδος νιχῆσαι θέλω", ἀλλὰ δειχθῆναι τὴν ἀληθειχν > Rage r ς REEL Ar N τι SI TENE E73 “ r μετὰ ἀχριδοῦς" ἐξετάσεως" χαὶ σὲ δὲ οὕτω διαχεῖσθαι σαφῶς ἐπίσταμαι. Ὅθεν οἵῳ τρόπῳ , , Nr ἀνα ᾿ ἘΣ ᾿ r N z > \ χρώμενος νομίζεις δύνασθαι τὸ αληθὲς εὑρεῖν, τούτῳ χρῆσαι μηδὲν δυσωπούμιενος" οὐ γὰρ σεχυτὸν ὠφελήσεις μόνον χρησάμενος τῷ χρείττονι'", ἀλλὰ πάντως "' χἀμὲ περὶ ὧν ἀγνοῶ. 2 = „2 43 N ἢ sr εἰ ἘΠῚ ΘΕ » δι \ 4° Η Σαφῶς παραστῆναί "" μοι δοχεῖ"" χαὶ τὰ χαχὰ οὐσίας ὑπάρχειν τινάς" οὐδὲ γὰρ" ἐκτὸς ᾽ - ΕἸ x ” 2} ΄ οὐσιῶν αὐτὰ ovra βλέπω. > r EZ Φ \ \ m z - rn - \ u en — Ἐπεὶ τοίνυν, ὦ οὗτος, καὶ τὰ χαχὰ οὐσίας εἶναι λέγεις, ἀνάγχη "" τὸν τῆς οὐσίας «τοὶ ἐξετάζειν λόγον. Δοχεῖ σοι τὴν οὐσίαν σωματικήν τινὰ σύστασιν εἶναι; - Δοχεῖ. ΄ 5 « \ 16 > = Ἡ δὲ σωματικὴ σύστασις αὐτὴ" ἐφ᾽ ΑΨ ἘΣ ΝΡ ; ; WERE ἑαυτῆς ὑπάρχει, οὐ δεομένη τινὸς οὗ γενο- μένου "΄ τὸ εἶναι λήψεται: — Οὕτως ἔχει. Μ. — Eh bien, mon cher, puisque tu avances que le mal aussi est une substance, il nous faut examiner le probleme de la substance. La substance est-elle pour toi une essence corporelle ἢ A. — Oui. M. — Et l’essence corporelle existe en elle-m&me et ne reclame pas l’exis- tence d’une autre essence qui la röalise ἢ A. — Cest cela. - ΄ A ” > [2 No maıs A est rature par surcharge a l’enere rouge. — 6. ECTRCTRZ] ECTEO δ΄“. EOTECT- Bon S®, Bo (instr. sing.). — 7. cum Si, ca 5», ES Bo 165,8-166,3. 2 1. λέγειν ΕἸ Bo, εἰπεῖν ΕΞ : S « disant » = λέγον. — 3. μέν El S Bo, μὲν γάρ ΕΞ. — 3. S «je ne definirais pas quelque chose » : ἠξίουν, qui n'est pas traduit, a peul-&tre &le lu ὅτιουν. — κι τὸν πλησίον : S porte le pluriel (la forme peut etre alteree, mais cf. 59,1). — 5. ἐξέτασιν : S traduit σύστασιν. — 6. ἀξιῶ : S comprend « je prie ». — 7. ἐν τοῖς λόγοις : S traduit librement (sans doute d’apres 21,,) «au sujet des paroles » — περὶ τῶν λόγων (ci. 43,1). — 8. S, qui fait de ψεῦδος le compl&ment de εἰπών, paraphrase en : « Je ne veux pas exprimer le mensonge par arlifice et en voulant vaincere », ce qui repondraitä : οὐ πιθανῶς εἰπεῖν θέλω ψεῦδος καὶ νιχῆσαι θέλων. — 9. ἀχριθοῦς : S « trös acheve », traduclion renforeee, qui s’explique par le fait que ἀχριδῆς seul, sans ἐξέτασις, est rendu par la periphrase « par un examen acheve » (voir 43,5). — 10. τῷ χρείττονι : Sa le pluriel, cf. 23,3. — 11. ravww;> S. — 12. ἀγνοῶ.- Σχαφῶς παραστῆναι E Rob: S « ayant guide elairement. Il semble ἃ moi » = ἀγνοῶ σαφῶς παραστάς. ᾿Εμοὶ δοχεῖ; Bo ἀγνοῶ σαφῶς. --- Παραστῆσαι (conjecture de Μά, qui interprete par « declarare »), et la phrase qui suit est mise dans la bouche de l’orthodoxe. — 13. δοχεῖ ES, δοκεῖς Jahn Bo. — 14. οὐδὲ γάρ E, οὐ γάρ S Bo, mais οἵ. 36,15. — 15. ἀνάγκη ΕἸ S Rob, ἀνάγχη χαί E? (Bo penche pour cette lecon). — 16. αὐτή : S comprend αὕτη. — 17. οὗ γενομένου E Bo :S « dans quoi 6tant » — ἐν & γενομένη, d’apres 37.5.9. x * Fol.11v°. 760 METHODE D’OLYMPE. [36] — πᾶτε ze an TH cA DAsM zAaa AkucTKa! ERITH Ko£ro; — Taxo mn cA MNHTR. — Aknersa ze τόγλα Ἐπ τὶς npinmsTR ErAA AknersoyAn BOYAETR; — Taxo EcTs. — Ne coypa me YO AkNeTBYRmYenS, un Ak'HCTKöKRANIA BOYAETR HHKOAHES — Ne πὕλετε. — Thu ze Eama me Teakennin ECTk KEKIH CACTARZ, A Teakcnin ΟΧΟΤΑΒΗ Ne Τρ πον ΤᾺ ΝΗ ούγοσπε KB NENIKE KEIKILE KBITIE NPTIHMOYTB, NE BAAYTR τὸ me? am ECTRCTBA Ξᾶλα; ἀπε me me οὔτε Ectnctsa ZRaa, 310 me οὐκοΐ, Ne BSAETR OYEOM? ECTRCTRO. Aue Au AKUCTESRIPAEUMS ECTBETBO xöıpenm gem, Mi Az penm’ ἄπο ἡ YARz οὐκοήηλ΄, πὸ MEMOYRE CAOKECH” ἐοτεῦταῦ ECTR, OYEOH ie He" CATKRÖPHTR NECTR ECTRCTEO, NO Akao nEnde ECTncTKA. Taaroaeık ie YARY” WEROTAA zz OYEHRANTA Akaa, WEROTAA MAKhI AoRpoakMnia® EAArTzZ’ No ἡ cmaeTowa ca Huena ch KA ECTRETKOY WT" OEHIKÄNNX ca EMoy, Mae Ne COYTh ECTRCTRO. Ne πὸ EcTR M. — Mais le mal est-il pour toi l’acte de quelque &tre agissant ἢ A. — Il me semble. M. — Et les actes ne se r&alisent que si l’ötre agissant est lä pour les realiser ἢ Ar — @est 6618: Μ. — Sil’etre agissant fait defaut, il n’y aura pas davantage de produit de son action? A.— Non. M. — Ehbien, si la substance est une essence corporelle, si l’essence cor- porelle ne r&eclame pas l’existence d'une autre essence dans laquelle se r6aliser, sile mal existe comme acte d’un etre agissant, si les actes r&clament l’existence d'un etre agissant dans lequel ils se realisent, le mal ne sera pas une substance. Si le mal est une substance, et.si le meurtre est un mal, le meurtre sera une substance. Mais en fait le meurtre n'est que l’acte d’un ötre agissant : le meurtre n'est done pas une substance. Si c'est de l’etre agissant que tu fais une substance, nous sommes d’accord. Par exemple, le meurtrier-homme, en tant qu’homme, est une I. akiersa S®, mais TR est ποιό avec la ligature qui vaut proprement Τὺ, — 2. τὸ ze 5", Tame SP’. — 3. Le second oyson manque dans S”, ἃ en juger par la traduetion de Bonwetsch |qui a lu oyEo dans le premier cas). — A. oyronma Du oyzinya 5). — 5. caonecm 5°, caonecn HS”. — 6. οὐποή me He 5°, oYRIcTKO πὲ 10 10 ] DU LIBRE ARBITRE. 761 — © —ı = Nr 5 x ’ τ ’ — Δοχεῖ δέ σοι τὰ χαχὰ ἐνεργείας εἰναί τινος: — Οὕτω μοι φαίνετα!. ἴ > , = - Pu το ὅν Δ ᾽ τω = -- Αἰ δὲ ἐνέργειαι τότε. τὸ εἶναι λαμοάνουσιν ὁπότ᾽ ἂν ὁ ἐνεργῶν παρῇ; ἡ RE SE Re ᾿ a SR: REN Ἄ — Οὐχοῦν“ εἰ ἡ οὐσία σωματική τίς ἐστι σύστασις, ἣ δὲ σωματιχὴ σύστασις οὐ δεῖταί ᾿ 2 ΄ \ = 2) N ἂν νῶι 2 e Ä 7 e ὃ: LH τινος ἐν ᾧ γενομένη τὸ εἶναι λήψετα', τὰ ὃὲ χαχὰ ἐνέργειαι ὑπάρχουσί τινος, ἂν δὲ εἐνέρ- ἡ v T \ - Νά ΤΩΝ er , ι τ Pr »,» Se 18 x , τ᾽ δι γειαι δέοντα! τινος ἐν ᾧ γένομεναι τὸ εἰναι λαμιοάνουσιν, οὐχ ἔσονται οὐσίαι" τὰ χαχά. Εἰ δὲ 5 ’ὔ x ΄, x ε [4 ’ ’ ΕΣ « » ϑλ “αι x ε , ’ ’ , οὐσίαι τὰ χαχά, χαχον δὲ ὁ φόνος, οὐσία ἔσται ὁ φόνος. Ἀλλὰ μὴν ὁ φόνος ἐνέργεια ὑπάρχει ΄ ı,» au ar 2 2 ρα Οὐσι 0 φόνος . τινος" οὐχ ἔστιν ΄ > δὲ x 3 m > 5 v 6 r r » , NT » e r Ei ε τον ἐνεργουντα ουσιὰν φχνα! θέλεις, GUMEND. 2I/O. Oiov ἄνθοωπος 0 DOVEUS, τὶ 2 6 ὁ ἣν λό RN Keane ΑΣΑ Re pp BEER, 3 Ar? AR. 09 μεν \oyov ON ρῶπος SOTWV ς νπᾶρχει ουσιο" 0 O8 Govng ὧν TOLEL οὐχ ἐστιν OUGLA, X » 5 m N, ΄ δι N „ ( x \ x N. x r \ δ᾽ ἔργον zı? τῆς οὐσίας. Λέγομεν δὲ τὸν ἄνθρωπον ποτὲ μὲν καχὸν διὰ τὸ φονεύειν, ποτὲ ὁ αὖ πάλιν διχ τὸ εὐεργετεῖν ἀγαθόν" χαὶ πέπλεχται" ταῦτα τὰ ὀνόματα τῇ οὐσίχ Ex τῶν 7 FEAT Beer ͵ Aa, e x ’» 740 D5r ER! ad - Ὄ 7) GumnDE NAOTWV χυτὴ. ατινα Οὐχ ἐστιν AUTTY . ( υτε γ52 ἐστιν φόνος N ἡὐσιχ OUT αὖ πᾶλιν substance ; mais le meurtre 41} commet n’est pas une substance, mais une _ action de la substance. Nous nommons l’homme tantöt un mechant, tantöt un homme de bien : mais c’est A cause des crimes ou au contraire des bonnes actions qu’il accomplit, et ces qualificatifs qu’on attache ἃ la substance ne repr6sentent que ses accidents, qui ne sont pas la substance elle-meme. eraA SP. — 7. yAnY 5, yana 5}. --- 8. aonpoakhnia paan 55. — 9. WT| ὦ 55, qui est sürement une faule pour ® = ἐχ. E CDPh (depuis 1. 15) S Ezn (depuis 1. 16). Bo 1600,..1607... 1. ὅπερ ἐνεργεῖ : S traduit « l’action », peut-tre parce que le tour transitif a ele evite avec le verbe « agir » (mais cf. 40,1). — 2. Tout ce passage est altör& dans S, du fait de deux lacunes, l’une de pres de deux lignes, l’autre d’une ligne environ, qui remontent sürement ἃ l’original grec, et qui ont entraine des remaniements : « Done, puisque c’est quelque essence corporelle, et que les essences corporelles n’ont besoin de rien dans quoi prendre l’@tre, le malne sera pas alors une substance? Si le mal n’est pas une substance, et si le meurtre est un mal, Je meurtre ne sera pas une substance » — οὐχοῦν ἐπεὶ (OU εἰ, Sans ἡ οὐσία) σωματιχή τίς ἔστι σύστασις, al δὲ σωματικαὶ συστάσεις οὐ... δέονταί τινος ἐν ᾧ γενόμεναι τὸ εἶναι λήψονται (OU λαμθάνουσιν). οὐχ ἔσονται οὐσία: τὰ χαχά; Εἰ δὲ μὴ (ἔστιν) οὐσίαι τὰ χαχά, χαχὸν δὲ ὁ ςόνος,... οὐκ ἔσται (OU ἔστιν, SANS ἀραὶ) οὐσία ὁ φόνος. --- 3. οὐχ ἔσονται « αὐταὶ αἱ» οὐσίαι Bo, d’apres 8» « lesm&mes » -- al αὐταί : mais 5. ΡΟΥΘ « alors » ou « done », particule de renforcement repondant ἃ « puisque » pour εἰ de la ligne 7. — 4. οὐχ ἔστιν ΕἸ Bo, οὐκ ἔσται ΕΞ Rob (S = οὐκ ἔσται, mais ne prouve rien). — 5. τὸν ἐνεργοῦντα οὐσίαν S Bo, τὰ ἐνεργοῦντα οὐσίαν EI, τὰ ἐνεργοῦντα οὐσίας ΕΞ Rob. — 6. φάναι, d’apres S « dire », et οἵ. 57,1: εἶναι E.Bo. — 7. ἄνθρωπός ἐστιν» S, ce qui donne le sens «comme l’homme meurtrier, en tant que substance ».— 8. τι E?S Bo,> ΕἸ. — 9. χαὶ πέπλεχται C Jahn Bo Rob, καὶ προσπλέχεται E, πέπλεχται ἄρα Ph : S—= ἀλγὰ καὶ (ἀλλά γε, traduction renforcee de καί) (προσ)πέπλεκχται. --- 10. αὐτή EC Bo : S «la substance » - οὐσία. — 11. ἐστιν φόνος ἣ οὐσία ἃ Bo, φόνος ἐστὶν ἡ οὐσία E, 6 φόνος ἐστὶν ἡ οὐσία Ph, ἐστι φόνος οὐσία D (homicidium substantia aliqua est Dr). =F01.42T?. *Fol. 12 v°. 762 METHODE D’OLYMPE. [38] oyron ECTRETEO NH MÄRKI AMEOARNCTBO NM HNO NHYTORE CHNERE ZA0" nd ARE WT TPÄLOTUKTA KNWENUKZ CA TAATOAETK ἡ ΩΤ pMTopuKja nern ἦ npayh WT ΒΡΑΎΒΕΕΙ, ECTKETEOY ne caıY nm ΒΡΑῚΒΕΈ ΝῊ PHTOpHKiH ΝῊ TPALOTHKIN, NA WT OBRUBARIEHX CA EV Mena BAZEMAA WT NHXKE CHE NAPHYATH'! ca UNHTR, NMEAHNOME WT CHX CHIN, ὁμηέπὲ ΠΗ CA MOKAZAETR ἡ WT MINHAIKIX ERITH AZ ECTKCTKOY HMA TPIHMATH, Ne COyıpa NHYHUME WT önkxz. A nopazoymkn ze um cmuyeme, ἀμμὲ HNOTO KoETO Zumeum ΒΖ oyuk ZAKMZ cAa KÜNORNA JAKWU, MKoOMe ἡ WNZ, πό Nee KR CHXA AkMETBOYyETR ἡ MORA- MAETK TEOPHTH ZAAA, EcTh M CAUZ ZAX WT NUxe TROpHTn. Toro πὸ akaa ZAA KRITU TAATOAETR CA ἄπο TEÖPENR ECTR ZÄHUZ" A ἐπε KTO TROPÄTR NECTR cauız, NA AKHCTEO ErO, WT Nerome HA ZAZ TAATOAATH CA πρμέμπλετα. Äye ED TomY camomNY θέ ΕΔ ERITH Mike TEOPHTR, TEOPHTR πε oynda? M AMEOARHCTKA ἦ TATREH.M EAHKAME CHM TIOAORNA, Alpe Al ch EcTn ὁπ, ch πὸ ETAA Kki- KADTH CACTABAENIE HMSTR, NE TEOPHMA πὲ M ΟἹ EBITBA CTAKATR Ca |, penure Ne BSAOYTR|, KBIKARTR me ch’ WT YAKZ, KOYASTR cHU SARıH TRO/pRUM ἡ BAITIA MX H NEBBITTA BUNNHUN. Äye au AM cu AkHCTKA Ero pesemmm KRITH, WT ΜΗ χε TEOPHTR ZAA ἘΜΙΤῊ HMATR, A NE WT NUXME ECTn ECTecTno. BAoy me pExwın TAATOAATH CA WT CREIBARIIHX CA ECTHETEN, Me NE COYTR ECTRETBA', ἄπο ἡ WT KPÄUEHI KpAYSR. Aye ie WT Nuxme AKHCTBOYyETR ZAX Ectn, A ke’ Car la substance n’est ni meurtre ni adultere, ou quelque forme analogue du mal. Ainsi le grammairien tire son nom de la grammaire, le rheteur de la rhetorique, et le medecin de la medecine, mais la substance n'est pas l’art medical non plus que la rhetorique ou la grammaire, et elle recoit ces quali- ficatifs d’apres celui de ses accidents que l’opinion juge caracteristique, tout en &tant diflörente de ses accidents; de la m&me maniere, j'estime que c’est des formes du mal que l’opinion reconnait que la substance tire les noms qu’on lui donne, mais qu'elle n’est aucune de ces formes du mal. Considere @galement, je t’en prie, que siton esprit imagine un etre difle- rent des hommes qui serait Ja cause du mal qu'ils commettent, cet &tre lui- meme, selon qu'il agit en eux et les incite au mal, n’est un mechant qu'en raison du mal qu/il fait. Car si on l’appelle mechant, c'est parce qu'il est l’auteur du mal ; or le mal que commet quelqu’un n'est pas sa substance möme, mais seulement l’acte de sa substance, dont iltire l’appellation de mechant. Si nous disons en effet qu’il s’identifie avec ses actions, comme ses actions sont des meurtres, des adulteres, des vols, ete., il ne sera rien d’autre 1. NApHYAaTH S®, Ἡλφηηάτη S”. — 2. oyRdA δ. ΟΥ̓ΑῚ ἀοτ πα Sb. — ἢ οὐ Se, οἵλ 5», j2 ἮΝ > \ 5 ® EUER μοὺ 4 FF ἸΕΟΤΕ Ὁ. quon peut penser a corriger en ECTEO = Ἢ X, -» Ä Exec σι 10 15 ar 10 15 [39] DU LIBRE ARBITRE. 763 Zr » - ε ΄, ἢ “ x - > - μοιχεία ᾿ οὔτε τι τῶν ὁμοίων HARDY" ἀλλ᾽ ὥσπερ ἀπὸ τῆς γραμματιχῆς ὁ γραμματιχοὸς ΄ x » x m e m ε ἘΠῚ x ’ “ . w , 2 m [4 v λέγεται χαὶ ἀπὸ τῆς οητοριχῆς ὁ ῥήτωρ χαὶι ἀπὸ τῆς ἰατρικῆς ὁ ἰατρός, τῆς οὐσίας οὔτε 2 Ὁ v " EIER on " -Ξ > x = 2 Er LATEIANS οὐσὴς οὐτε μὴν ὃ ῥητορικῆς οὔτε γραμματικῆς, ἀλλ᾽ ἀπὸ τῶν suubebnzörwv αὐτῇ Ρ [4 > ag [4 " »Υ f δ - δ᾽ ᾿ ER ’_n Οανούσης" ἀφ᾽’ ὧν οὕτως ὀνομάζεσθαι δοχεῖ, οὐὐ οπότερον αὐτῶν τὴν προσηγορίαν ᾿ λαυ. af « 4 4 x ΕΣ - ’ 7 “- ΠῚ ψ - οὖσα, ὁμοίως μοι φαίνεται καὶ ἀπὸ τῶν δοχούντων εἶναι χαχῶν τὴν οὐσίαν ὄνομα πρυσλαμ.- 6 fr N) 3 aran νειν . οὐὸ πότερον ουὐσᾶν αὐτῶν. Καί wor’ ὁυοίως ἐπινόησον. εἴ τινα ἕτερον ἀναπλάττεις ἐν τῷ νῷ τῶν χαχῶν τοῖς ἀνθρώ- τ τ ΟΣ» \ ποις αἴτιον, ὡς χἀχεῖνος, χαθὸ ἐν τούτοις ἐνεργεῖ χαὶ ὑποσάλλει ποιεῖν τὰ nad, ἔστι χαὶ ἌΡ ΠΕ rT - Η 7 ᾿ τ 7 -- = , ΕἸ αὐτὸς κακὸς ἐξ ὧν ποιεῖ. Διὰ τοῦτο γὰο χαχὸς " εἶναι λέγεται ὅτι τῶν χαχῶν ἐστι ποιητής" ἃ "9 - 5 > INTER BEN da - \ ΄ ῷ \ δέ" τις ποιεῖ οὐχ ἔστιν αὐτός, ἀλλ᾽ ἐνέργειχ!'" αὐτοῦ, ἀφ᾽ ὧν τὴν προσηγορίαν τοῦ χᾶχος λέγεσθαι λαμοάνει. Εἰ γὰρ αὐτὸν ὑπάρχειν εἴποιμεν ἃ ποιεῖ, ποιεῖ δὲ φόνους χαὶ μοιχείας πεν x NE) Ἀν “ 2,83 ” - 4 . δι τ τ Κα a) - ὃ’ χαὶ χλοπὰς χαὶ ὅσα τούτοις ὅμοια, αὐτὸς ἔσται ταῦτα '᾿" εἰ δὲ ταῦτ᾽ ἐστιν αὐτὸς, ταῦτα ev , x , " ν᾿ - - D δι - x ὅτε γίνεται τὴν σύστασιν ἔχει; οὐ γινόμενα δὲ καὶ τοῦ εἶναι παύεται '", γίνεται δὲ ταῦτα πρὸς > ᾿ Ρ ΄ e er. ΒΟΥ Pr Pa ν ἀνθρώπων, ἔσονται rasrou'? οἱ ἄνθρωποι ποιηταὶ zul τοῦ εἶναι χαὶ τοῦ μηκέτ᾽ εἶναι αἰτιοι. » Iris en ’ m ἢ τ ΄ ἄδειο 7 er \ - » 5 3 -» Εἰ δὲ"' ταῦτα αὐτοῦ ἐνεργείας εἶναι φής, ἐξ ὧν ποιεῖ τὸ καχὸς εἶναι ἔχει, οὐκ ἐξ ὧν ἐστιν RATE Bo: δὲ v_ 4 ur ie ἜΡΟΝ τάν τ τὶ “" a ἷν Ξ οὐσία "΄. Kazov δὲ εἴπομεν λέγεσθαι ἀπὸ τῶν συμοεοηχότων τῇ οὐσία, ἅτινα οὐχ ἔστιν ἡ οὐσί ἢ « ὩΣ ΒΥ 5 ’ u ds Rear Eid: ἐξ ᾧ bi ὦ ἐπ μευ ET ὃ δὲ ἐ a VOLL 2 ὡς ATO Τῆς ιατριχὴς Ω ἰατῷος. L 0€E ες ὧν ἐνεργε" υπάᾶργει χαχος , % NE EvVEDYEL que ces erimes. S’il n’est rien d’autre que ces crimes, si ces crimes n’ont - d’existencee que quand ils se commettent et cessent d’exister des qu'ils cessent de se commettre, et s’ils se commettent du fait des hommes, ce sont les hommes qui seront les erdateurs de cet ötre mauvais et la cause de son apparition ἃ l’existence ou de sa disparition. Mais si tu fais de ces crimes des actes de sa substance, c’est par ses actions qu'il est m&chant, non en tant que substance. Nous avons dit que le qualificatif de me&chant se tire des accidents de la substance, qui ne sont pas la substance elle-möme, comme le qualificatif de medeein se tire de l’art medical. Si un mechant est D (ἃ lire ἀπε) = ἃ δέ : zak me 85", 3121 me &me Bo (1° dd.), Ame me Bo (2° d.). ECD Ph S Ezn (jusquel. 12). Bo 167,,-168,12. 1. ἣ μοιχεία E(>n E!°) CD, [ἢ] μοιχεία Bo Rob. — 3. S traduit « ni aucun autre mal semblable ».. — 3. μήν» ΕΞ D (abrege) S. — 4. τὴν προσηγορίαν : S « les noms », au pluriel. — 5. λαμθανούσης: S — Yapdavoysa (d’apres οὖσα 1. 5), avec anacoluthe. — 6. προσλαμδάνειν ED Bo, λαμθάνειν α. — 7. μοι E! 5. Βο,}» ΕΞ 6. -- 8. χαχός ( Ph S, κἀκεῖνος χαχός ΕἸ (E? a une lacune, mais qui suppose χἀχεῖνος) Bo- — 9. δέ: 5 traduit par le singulier. — 10. ἐνέργειαι E Bo, ἐνέργεια CD Ph S (qui repond ἃ ἀφ᾽ ὧν par un singulier). — 11. αὐτὸς ἔσται ταῦτα 5» S, quiinterprete ei δὲ, etc. par « ou bien s’il est lui-m&me ces choses ». — 12. παύεται : S ajoute « c’est-A-dire ne sont pas », glose ἃ « cessent d’etre ». — 13. τούτου E, τούτων C Ph (> Ph:) S Bo; Ὁ ἔσονται οἱ ἄνθρωποι καὶ ἑαυτῶν ποιηταί est altere, mais suppose peut-&lre “τούτου... «“χαὶ &aurmv>.l’hypothese logique que les hommes pourraient etre er&aleurs du diable ayant surpris les copistes- — 14. εἰ δὲ «καί» S, mais cette addition resulte de la valeur adversative dejä “«lonnde ἃ ei δέ precedent (l. 12). — 15. οὐσίᾳ 1), οὐσία ECS Ph Bo. — 16. ἡ οὐσία : S « les substances », mais le pluriel peut &tre altere d'un singulier. — 17. ὑπάρχει καχός C, καχός (sans ὑπάρχει) D, ἕκαστος ὑπάρχει χαχός Ph Bo! Rob (E a une lacune) : Bo (2° Ed.) χαχὸς ὑπάρχει χαχός, d’apres S « 51}... est mauvais, et s’il agit mal » — χαχὸς ὑπάρχει, καχῶς δέ, mais le mot « mal » est alter de « et ce que » —= ἃ δέ (ou ὃ δέ), comme Bonwetsch lui-me&me T’indique. Fol. 13r°. -1 συ "τς METHODE D’OLYMPE. [40] AKHCTKOYETR NAYATOKZ EZEMAATR EHTIA, HAYA «ἦ» WNZ'! EBITH ZAZ, NA- JAWA ze ἡ ὧν KEITH ZAa. Äype me cme ECTh, Ne KOYAETK BEZ NAYAAA ZAZ, HH NECATROPENAA Zar’, Eme CATRÖPENA WT NETO TAATOAATH. BruNZ πὲ ἘΖ Αὐ ΤΌΜΟΥ, ὦ Αϑόγακε, ὁλομὺ AORdANK IH CATKÖPHTH LINHLH ca. Wr nuxme πὸ KAPHEZ MOAA CAOKRECH, WT NHXA” CARHATH a0rpk unk ca no ActTunk' ἄμμε πὲς πλπκύβμβοτεα Bräune BEINR, A KAKOKKCTEOMA TROpENR ECTh KOTZ, KAKÖRKCTBA At ZAAA, zAnıXA KOYAETK TEOPENR BOTZ. Ce ie oy50 CA0RO Ka OmomSY Taaroaa ca! Aonpk. Πρότππα" TAATOAMIEHM NE ἘΒΙ ΤῊ Ken BeEC KAKORKCTEA, NA HMETH KAKOKBCTEA NERYAANK® Ei. ΜΠ ze ama ca MNHTR ἐπε TAATOAATH BeC KAKO- ERCTBA KEITH ΒΕΙΒΗ πὲ πὸ EcTn A’ZE’ φέιμη ὦ KoTomAo ΔΙῸ ἐοτ ΒΟΥ ΒῈ πόλις ECTR KEC KAKORRCTEA" NÖ OYEO M TAATOAMIME Rec ΒΑΒΟΒΒΟΤΒΑ ἘΜΤῊ KAKOKKCTEO EA NOBhAAETR, KAKA ECTR NAMHCAA Kein, Erke ECTh KAKORKCTBA WEPAZZ. Tku Re, ἀπμὲ TH Ε AMEO, CA ΓΟΡΗ CA KA ΜΗῈ Apkam caorece®, ἀπὲ πὸ ne Hukrn KAKORKCTEZ ΒΕ MNHTR CA NENAYAANE’ cnye 50 A ZAMZ WT HCTAYANIA? EA TAATOAW EBITH, AA NE BAAETR ZÄHMZ ΒΟΥ BÜNRNHKZ, cHX” πὲ KChxz πήπλ ΔΕΒ. mechant en raison de ses actes, et si ses actes ont un commencemeni, la me&chancete de cet e&tre mauvais a eu aussi un commencement, et de m&eme le mal dont il est l’auteur. S’il en est ainsi, il ne sera pas mechant de toute eternite, et le mal ne sera pas inerde, puisqu’on aflırme qu’il est cr&& par lui. B (Second heterodoxe). — Maisen voilä assez pour mon camarade : jeestime, mon ami, que tu as bien argumente contre lui et que, des pr&misses qu'il avait posees dans son raisonnement, tu as tir& des deductions justes. Il est sür en eflet que si la matiere ötait primitivement depourvue de qualites, si Dieu est l’auteur des qualites, et si le mal est une qualite, Dieu sera 1. HAYATOKX ΞΕ AATR BHTIA, HAYA «ἦς WNZ, dapres le texte grec : 5° porte HAYATOKZ NAJA (HAYAT 50) KZAMATH |KZHMÄTH 55) KHITIA WNZ, avec NAYA deplaee, d’ou linfinitif suivant. 2: NECATKÖPENAA zAA S“ : Jire sans doule NetA- TRÖpENA 3ζλὰ = ἀγένητα τὰ χαχά. — 3. W NHX ἃ 5‘, par ralure sur ὦ πηχ κε, ce qui invite ἃ conjeeturer (δ cmx% = &x τούτων. — ἡ. TAATOAA CA] ΓΛΑΘΑ 5°, pour TAA φι 10 Ὁ 10 [41] DU LIBRE ARBITRE. 765 x - AR vr τ ψω = vr δι ᾿ \ ᾿ 2 ἀρχὴν τοὶ εἶναι NRUGIVEL, ὭσΞατο χλκεῖνος' εἰνχ' χαχός, NISATI δὲ rar ταῶᾶυτι TR AK ὃ ἷ δι ” - ᾿ ’ , n DNS) 5 ᾿ ἃ ͵ er Ei δὲ οὕτως ἔχει, οὖκ ἔσται" ἀνάργως χαχύς, οὐὸ ἀγένητα τὰ χαχζ, τῷ YEvnT τὰ πρὸς αὐτοῦ εἶναι" φάναι. — Ἀλλὰ’ τὸν μὲν" πρὸς τὸν ἑταῖρον᾽, ὦ φίλε, λόγον ἱκανῶς μοι πεποιηχέναι δοχεῖς. v \ ἜΞ ὧν γὰρ προλχδὼν ἔδωχε τῷ Ὅτ ἐκ τούτων συνάγειν ἔδοξας χαλῶς" ὡς ἀληθῶς γάρ", εἰ ὅποιος ἐτύγγανεν ἡ ὕλη, τῶν δὲ ποιοτήτων δημιουργὸς ὑπάρχει ὁ θεός, ποιότητε δὲ τὰ πο ὕγχὰ ε ἢ VAN, ποιὸ ἥτων ἡμιουργος “παργ εξ" 0 ὕεος,. ποιοτῊ ες τ OH. τῶν χαχῶν ἔεςτ πονιιτὴς ὁ θε:όςε. Ο" ν 9 N 8, ὁ na eenne: BET ἡήεθω !" Kurz, τῶν χαχῶν ἔσται ποιητὴς ὁ θεός. Οὑτοσὶ" μὲν οὖν ὁ λόγος πρὸς ἐκεῖνον εἰρήσϑω ΐ m >17 x \ ἣν Ν »ο“ ΠΝ v τ D x ΕΝ ᾿ -»"Ὕ \ Ss Euot δὲ ψεῦδος δυχεῖ τὴν ὕλην ἄποιον εἶναι λέγειν '”- οὐδὲ γὰρ ἔνεστιν εἰπεῖν περὶ fi 3 Er) r ” ” m ᾿ \ yo «' "» 3 ΄, x r AaTıvosodv!” οὐσίας ὡς ἔστιν ἀποιος᾽ ἀλλὰ μὴν χαὶ ἐν ᾧ ποιὸν εἶναι λέγει τὴν ποιότητα = ΄ Ω ΄ ᾽ x ἐ- ,γ ὦ Ν r er > \ ΄ τὰ bu v αὐτῆς μήνυει, ὁποῖχ ἐστιν Ἢ ὕλη διαγραφοόμενος, ὅπερ ἔστι ποιότητος εἶδος. Οθεν, εἴ σο!: φίλον ἐστίν, ἄνωθεν ἔχου πρὸς ἐμὲ τοῦ λόγου. ᾿Εμοὶ yao!' ἡ ὕλη ποιύτητας ἀνάρχως ἔ; φίλον ἐστίν, ἄνωθεν ἔχου πρὸς ἐμὲ τοῦ λόγον. μοὶ yap ἡ ὕλη ποιότητας ἀνάρχως ἔχειν τ ᾽ ᾽, er " x x x ᾿ ᾽ - τ ΄͵ - m ε δοχεῖ: OUTWS γῦρ χαὶ τὰ χαχὰ EX τῆς σαπορροιας αὐτῆς εἰναι λέγω, ἵνα τῶν χαχῶν ὁ μὲν ᾿ Ἢ - NS Εν we e θεὸς ἀναίτιος ἢ, τούτων δὲ ἁπάντων ἡ ὕλη αἰτία. V’auteur du mal. Done, avee lui, la discussion est close. Mais moi, j'estime qu'il est faux d’aflirmer que la matiere soit depourvue de qualites. Car il n’est permis de dire d’aucune substance qu’elle est sans qualites. Aussi bien, par le fait meme qu'on la dit sans qualit6s, on indique la qualite quelle possede, on deerit ce qui qualifie la matiere, et cela m&me est une sorte de qualite. C’est pourquoi, si tu le veux bien, je te prie de reprendre contre moi le raisonnement des le d&but : pour moi, la matiere est de toute eternite pourvue de qualites. Cette thöse me permet d’expliquer le mal comme une emanation de la matiere, afin que la responsabilite de l’existence du mal ne tombe pas sur Dieu, mais sur la matiere, cause du mal sous toutes ses formes. ca. — 5. A la hauteur du titre,. on trouve peut-tre dans la marge la trace du signe @. — 6. neryaank] nz nyaank 5". — 7. az Bo: 3ΔῈ 5". — 8. enonece] CÄAORd ce 5. — 9. AcTAyanla 5". ἠοτηηάηϊλ S® d’apres la copie de Bonwetsch'. ECD (1. 1-3.et 11-13) Ph S Ezn (depuis 1. 5). Bo 168,12.169, 13. 1. ἃ δὲ... χἀκεῖνος : ce passage est completement altere dans S, mais le texte qui se laisse relablir repond ἃ celui des manuscrits grees. — 2. ταυτὶ τὰ χαχά ΕἸ Bo, ταῦτα τὰ χαχά C Ph, ταῦτα χαχά D, ταῦτα εἶναι χαχά ΕΞ S. — 3. ἔσται E! CS Bo, ἔστιν ΕΣ D Ph. — 4. εἶναι» 5. — ὅ. ἀλλά Ph S Bo,> EC. — 6. τὸν μέν EC, τὸ μέν Ph Bo (S = τόν ou τό). — 7. ἑταῖρον Bo, ἕτερον EC Ph S. — 8. χαλῶς" ὡς ἀληθῶς γάο EPh Bo, καλῶς ἀληθῶς" εἰ ἄποιος γάρ Ο : 5. = χαλῶς (ὡς) ἀληθῶς" εἰ ἄποιος (sans γάρ). — 9. οὑτοσί C, οὗτος E Bo. — 10. εἰρήσθω : S «ἃ ἐϊό dit » = εἴρηται ou ἐρρήθη. — 11. Apres χαλῶς, Sale litre : « Contre ceux qui disent que la matiere n’est pas sans qualite, mais qu’elle a des qualites de toule &ternite » (avec un mot altere) — πρὸς τοὺς λέγοντας μὴ εἶναι τὴν ὕλην ἄποιον, ἀλλ᾽ ἔχειν ποιότητας ἀνάρχως (αὐτήν). -- 12. λέγειν : S = τὸ λέγειν. — 13. ἡστινοσοῦν EC, τῆς τινός Ph : S « de la substance de qui que ce soil » --- οὑτινοσοῦν, ἃ moins que le traducteur n’ait lu τῆς τινος οὖν. — 14. ἐμοὶ γάρ : S « (pour voir) si en eflet la maliere ne parail pas» = εἰ un γάρ. *Fol.13v°. *Fol.14T°. 766 METHODE D’OLYMPE. [42] — Moasuzanie ze τοὶ, W Apoyae, mpfenaoy', A ὦ caonecexz noenkurenie noxsAnam. ΛΈΠπο πὸ EcTn KOMOyRAO ADBAMMX oysenie ne mpoerk nm Moe CA TAKIO CAANUNTR KEPOKATH TAATOAEMBIMZ, NA C KONEYNBIMK HCHKITANTENZ IBITANTE TROPHTH ολοπβεῦχ΄. Ne πὸ HA KZZAKANPANAAN" NE πὸ " HCTOKOMA OYCTA- BÜRZ CAOBECH ΒΗΝΟΥ AA Beckaoympaenoy c num pazamksarn MAxoae XSıperk [Han cARoKoynaaTn]'" οὐ" ἡ NOCAOYINARINATO oyskputk k ΤΟΙΙΟΥ, NA Eike MNHT CA NEMONO ἈΜΤῊ TAATOAATH Ca AORpE, οὐ" HZTAATOAETR Toy ch. Wr ARdErD KO EAHNO ECTK" ἀμμὲ πὸ, ἡ καὶ NENNE CA TMOAKHZATH MNHTR CARIMARZ MOAZA npinumerr cAnpAuenke’, Ham ΒΕΘ ΛΜ ΙμΒΑΤΟ WEAHYHTR Ne HCTHNNBIXZ TAATOABIPA. To ne unHum ΔῊ ΜῊ ca mo HCTHNk TAATOAARZ KEIM KAKORKCTBENE KEITH; ἀμε Ἐ δὲ ΕἾΤΕ emye, «ούπι αν KOYAETK TROPENR KOTZ5 ὧμε BO ECTRETKA θέμε, Τὸ Apkuzae ERITH peuenz’ Alle AH ΠΑ͂ΜΕ KAKOKKCTKÖUK, τὸ ἡ TkMZ KATH TAA- ronemz. Thu ae EcTncTKoy cAypY ἡ KAKOBKCTEONR, WRAHLINO” MM CA MNHTR TAATOAATH TEOPUW KAITH KOTOY. M aa ΟΥ̓ΕῸ μέ ὦ cenk πὴΐ ca ταύφητη ποότγο ὁλοβερε , WTEKparan ΜῊ ΝΜ ῈΈ ἈΑΠΡΑΙΙΑ Α΄ KKINUZ WEIAZONZ peyenm KEITH TROPUM KOTOY; Penz’ue am MAKRO ECTKCTKA nokuknn Axome ne ee EHTH WN ku MKome ἘΠῚ NERoAH, ΝᾺ Apoyraım nk Taykume KEITH, MHAH HROMKE ECTKETKA 7 2: τὰ ir 4 G CAXpANH ὁπ Mae Bkum Mm Apkrae (ΕΓ, NA KAKOEKCTBA ΗΠ nokuknn; M. — J'approuve ton zele, mon ami, et je te loue d’aimer la discussion serieuse. Il est bien vrai que c’est un devoir pour tous ceux qui ont l’amour de l'’etude de ne pas accepter naivement et au hasard les demonstrations qu’on leur fait, mais de les soumettre ἃ une critique s&vere. Aussi bien, si celui qui provoque la discussion, en posant des pr&misses fausses, a fourni ἃ son interlocuteur l’occasion de tirer les döduetions qu’il voulait, les audi- teurs ne se sentiront pas pour cela convaincus. Mais s’il leur parait possible de pre&senter une bonne objection, ils seront lä pour le faire. Car de deux choses l’une: ou bien, en &coutant ce debat supplömentaire oriente dans le sens qu’ils veulent, ils tireront de la discussion tout le profit qu'ils en peuvent tirer, ou bien ils convainceront d’erreur l’argumentateur. Mais ilne me semble pas que tu aies &te bien inspire en aflirmant que la matiere 6tait des le debut pourvue de qualites. En effet, dansce cas, de quoi Dieu sera-t-il l’auteur? De la substance? Non, elle 6tait pr&existante. Des qualites? Non, puisque nous disons qu’elles aussi existaient deja. Eh bien alors, I. npiemaoy| npinmoy 5". — 2. caonecz| caonecn δ", — 3. BAZARANpAMAAN 5", KAnpamaan 5’. — ἡ, Mau CAKOKOYNAATM S", variante de pazamksarn. 5. οἱ 55, ΣΧ Sp. — 6. cd Sa, ζῇ ὃ» d’apres la copie et la traduetion de Bonwetsch). 7. eanpämenke] czupämenie 5°, ch. 12,7. 8. ycoma 55, yecdud S®. — 9. WBAHT or 10 10 \ ae a [43] DU LIBRE ARBITRE. 767 x x “ΟΜ Ἵ ͵ πὰς . BERN ZT RUrE ln , 5 > - N — Τὴν μὲν προθυμίαν τὴν σὴν ἀποδέχομαι, ὦ φίλε, καὶ σοὺ τὴν ἐν τοῖς λόγοις σπουδὴν Δ ἜΣ; Πυοσῆχε N Las ἐχηθῷ-3 ἔ; Ὁ - 05 ἂν te m ἢ ε ἐπαινῶ. Llonofixe γὰρ ὡς ἀληθῶς" ἔχαστον τῶν φιλομαλῶν un ἁπλῶς χαι" ὡς συγχα- ’6 τατίθεσθαι τοῖς λε Anz ἀλλ᾽ ἀχριδὴ ' ποιεῖσθαι, τὴν ἐξέτασιν τῶν λόγων. Οὐδὲ γάρ. εἰ - INT ΄ € τῷ προσδιχλεγομιένῳ συνζγειν Ws Da υ 1 3 Α N EN SE ς , δας 8 ? 3 Rn θέλει, τοῦτο χαὶ τὸν ἀκροατὴν πείσει τὸ λοιπὸν" ἀλλ᾽ εἴ ἂν δοχεῖ δυνατὸν εἶναι λέγεσθαι ὁ προσζητῶν παρὰ λόγον ὁρισάμενος ἀφοριὴν παρέσχε "a “ " \ 2 \ \ N τῷ n 10 ‚2 - \ ὲ , Ει χαλῶς,) τοῦτο΄ λέξει παρών. Δυοῖν γὰρ θάτερον ἔσ ται": ἢ yap'” χαὶ πρὸς ὃ χινεῖσθχ! ES ’ ΄ ΄ ᾿ ᾽, Ω . N ΄ ν᾽ “- ar δοχεὶ ἀχούσας τέλεον ὠφεληθήσεται, ἢ τὸν ee ἐλέγξει οὐ τἀληθῆ λέγοντα. 5 ΚΣ, ΟΣ N 2 13 ER ᾿ς x ᾿ N ἢ Οὐ δοκεῖς δέ wo: δεόντως "ἢ εἰρηχέναι τὴν ὕλην ἄνωθεν ἔμποιον εἶναι "΄. Ei γὰρ τοῦθ᾽ τ ᾿ ee { Ἂν ΤΑΣ ΚΑ γὴν re ΕΣ οὕτως ἔχει, τίνος ἔσται ποιητὴς ὁ θεός: ἴτε γὰρ οὐσίας," ΄ ἐροῦμεν. προεῖναί "" φαμεν" εἴτ . ES un N 47 « x ‚ N " αὖ πάλιν ποιοτήτων '΄, χαὶ ταύτας ὑπάρχειν λέγομεν. Οὐχοῦν οὐσίας τε οὔσης χαὶ ποιο- “ ͵ x SR N ἢ nr ᾿ \ ἀπ ὁ = TNTWOV TEDLTTOV ELVAL μοι δοχεῖ δημιουργὸν λεγειῖν τὸν θεῶν. ἵνα δὲ μη ἐμαυτῷ χατα- an 6A NR 44 ar . 2, σλευα-εῖν τινὰ δόξω λόγον. ἀπόχριναί μοι νὺν ἐρ ὠτώμενος" τίνι τρύπῳ Me, εἶναι φὴς τὸν θεόν; Πότερον ὅτι τὰς οὐσίας ἔτρεψεν εἰς τὸ υηχέθ᾽ ὑπάρχειν ἐχείνας αἵπερ" ἧσάν ῃ ν NE ἘΝ ΜΝ Nez N ᾿ ? ᾿Ξ > : ποτε, ἀλλ᾽ ἑτέρας παρ᾽ αὐτὰς "" γενέσθαι, ἣ ὅτι τὰς μὲν obalaz ἐφύλαξεν ἐχείνας αἵπερ : \ na \ δι =, x ἤσαν ποὸ τοῦ". τὰς δὲ ποιότητας ἔτρεψεν αὐτῶν; sisubstance et qualites existaient egalement, il me parait superllu d’admettre une operation de Dieu. Mais pour n’avoir pas l’air d’arranger un raisonne- ment ἃ ma convenance, je vais maintenant te poser une question et t’y laisser repondre : de quelle maniere congois-tu l’oeuvre de Dieu? S’agit-il d’une transformation des substances amenant la substitution aux substances primitives d’autres substances differentes des premieres, ou bien dis-tu que Dieu a conserv& les substances originelles, mais en modifiant leurs qualites ιν] Wrahuno S®. — 10. ποέτο Bo : TAaxoero S° (ou TARo Erd, TÄKOTO 5). 11. enorece 5%, caorecH 5. EG (l. 2-5 et depuis 1. 8)D (depuis 1. 9) Ph (depuis 1. 9) S Ezn (1. 10-11). Bo 170,1-171,v. 1. ἐν τοῖς λόγοις : S « au sujel des paroles », cf. 35,6. — 2. ὡς ἀληθῶς» 5. — 3. χαί E Bo, μηδέ CS. — ἡ, ἀχριδῆ : S traduit «avec un examen achev6 ». — 5. τῶν λόγων : le singulier de S est sürement altere. — 6. εἰ» S, ou la suite des idees est : « Car le questionneur... n’a pas non plus fourni ἃ son interlocuteur l’occasion de raisonner comme il veut; cela convainera l’auditeur, mais... ». — 7. συνάγειν : S « raisonner ou rassembler » : le second verbe, calque du grec, est sans doute une addition d'un Yeviseur. — 8. πείσει τὸ λοιπόν S Bo, πεισάτω λοιπόν C, πείσει E. — 9. εἴ τι E, εἰ ὅ τι Bo Rob (conjecture de Vigerius, d’apres ΕἸ qui omet γάρ 1. 6); S « ce qui parait impossible » = ὅ (τι) δοχεῖ ἀδύνατον εἶναι. — 10. τοῦτο ΕΒ": οὗτος Bo, d’apres 5)". — 11. ἔσται E Bo: S «est ». — 12. ἢ γάρ E Bo:S = εἰ γάρ: et le sens probable du slave est : « car 511 en est ainsi, il recevra un avantage..., ou bien... ». — 13. δεόντως E Bo, οὕτως C : S « mais ne me sembles-tu pas en verite » = οὐ δοχεῖς δέ μοι ὄντως (la phrase est interrogative). — 14. τὴν ὕλην ἄνωθεν ἔμποιον εἶναι U, S « la matiere ätre qualitalive » (sans ἄνωθεν), τὴν ὕλην ἄνωθεν ποιότητας ἔχειν E Bo; ἔμποιον εἶναι ἀνάρχως τὴν ὕλην Rob, d’apres Ph εἰ ἔμποιος ἣν ἀνάρχως ἡ ὕλη (Ὁ ποιότητας τὴν ὕλην ἀνάρχους ἔχειν repond ἃ Al,ı). L’apax ἔμποιος de ( et Ph est W’ailleurs suspect de byzantinisme, et on peut conjecturer ἄνωθεν ποιὰν εἶναι. — 15. οὐσίας a peut-etre διό interprete par S comme un aceusatif pluriel. — 16. προεῖναι Ph S Rob, προσεῖναι C, προεῖναι ταύτας E! Bo, προεῖναι ταύτην E?. — 17. ποιοτήτων ES, ποιότητας C Ph Bo. — 18. τινά : S est altere. --- 19. αἵπερ E Ph, ὅπερ DC Bo: S « comme », qui peut repondre ἃ önep. — 20. ἑτέρας παρ᾽ αὐτάς : S traduit « d’autres non de me&me sorte ». — 21. πρὸ τοῦ ΕΞ", πρὸ τούτου 5] ΟΝ Bo Rob. *Fol.14 V°. 768 METHODE D’OLYMPE. [44] — @xe ΠΝΉΤΕ ΠῊ ca nokırkneniw Koemoy ECTRCTRZA! ΒΕΙΤΗ NENOAOENO KW MM CE LINHTR CA TIOKAZOBATM* ἐπε cuye TAATOAATM. Mpkneneniw me ΟΕ ΙΝ θέον KAKOBRCTKOUB KEITH, πό NMXKE τύρβη! (EKOY EBITH BOTOY. Ἢ ἀιμεῦ ἡ caNunT ca TAATOAATH WT KAMENTA ΧΛΈΒΗΝΈ BBITHn, (ὦ πηχῆῖΐ πὸ azKk gem Mxo me Eine KALIENTE NPERKHEARTR ECTRCTRONR ΧΛΈΒήΝΑ KAIBWEN KALBIUH — KAKOBKCTEOM so caomenTa ΧΛΈΒΗΝΕΈ penY ἘΜΤΗ, npkuknenoy Ask πὸ mepsYeuy Kauenia KAKOBRCTEOY —, Che IH CA UNHT ἢ BOTOY, ECTKETKOY ΤΡΆΠΑΙΜΟΥ nokurknente πόε KAKOBKCTEZ' ETO, CATKOPHTH ε΄, πὸ nemVae ἡ CAZAANIE ΜΗΦΑ WT ΒΟΓᾺΛ ΒΗΤῊ TAATOAR. -- βῃηή me oyEO KOENMS ÜBPÄZA" KAKOKKCTRZ® WT KOTA KHITH TAATOARLIM" WTEEWMAA” uM® MAAO KANPAWATH ἡ Ξβόλμιιογ. Taarvan πὸ um TAanome A ΤῊ MINHTR ΔῊ CA ZABIMZ KAKOKKCTEOMZ KBITH ECTBCTRZ"; — πῆτε. πο nepka ie am BEA!" KAKORKCTBA CAMA ΒΑ Ben, ham NAayaaı Π ΠΛ BRITUA; — ΒΗΙΤῊ penY NECATROPENK CA BEIBIM CHIIK KAKORKCTEWM. 2 — ἃ πὲ ΔῊ BOTA pesenm nokurknenie K0E CATEONLIA KAKORRCTRZ''5 B. — Je ne crois pas du tout qu'il y ait eu mutation des substances, et il me parait absurde de poser cette these. C’estune modification des qualites que j’admets, et c'est par rapport aux qualites que j’aflirme quil ya eu operation de Dieu. C’est comme si l’on dit, par exemple : une maison faite de pierres; il n’est pas. permis de pretendre de ces pierres que, devenues maison, elles aient cess& d’etre pierres dans leur substance, car ce n’est que par la qualit& de la composition que la maison existe, c’est-ä-dire par une modification de la qualit premiere des pierres. De la möme facon, en ce qui concerne l’action de Dieu, j’estime que la substance a persiste, mais que Dieu a ορόγό une modification de ses qualites, et c'est en ce sens que je dis que la er6ation du monde actuel est !’@uvre de Dieu. M.— Eh bien, puisque c'est dans une modification des qualites que tu ᾿ © Ara ER EEE £ - 1. ECTBETRZ] ECTEO 5", Εὐτ Ὁ 55 .ἃ apres la copie et la traduetion de Bonwetsch). — 2. MINHTR CA NOKAZOBATH S° : il faut sans doute lire NOKAZAETR CA = φαίνεται, correelion de MNHTR CA incorporce au Lexte \Masing, Bo) — ἃ. ἡ Äye SD ἀπε 5. (d’apres la traduetion de Bonwetsch). — A. KAKOBBCTEZ| KAKOKBETEOY Nolan. d’apres 1. 7. — 5. Lire peut-etre TpANADY, nokuknenie .„.CATEÖPHTH, röpondant au gree : €Td au lieu du reflechi attendu rend un peu suspeet le texte de 5°, et le pronom e a pu etre rajoule. — 6. KAKORKCTRZ Bo ou KAKOKKCTKOMZ| : 10 19 [45] DU LIBRE ARBITRE. 769 Zr Be > } Un Ἐν τ — Οὐτι μοι δοχεῖ χλλαγὴν τινα οὐσιῶν γεγονένα!" καὶ γὰρ ἄτοπον τοῦτο λέγειν μοι , 2 N n ἢ ‚ r A x τ - φαίνεται "" τροπὴν δέ τινα τῶν ποιοτήτων γεγονέναι φημί, χαθ᾽ ἃς δημιουργὸν εἶναι λέγω \ r K or Τῆς τὰ ΄ ar > { Any ͵ ἊΝ Ὁ τ’ ᾿ " ή Be τὰ τον θεόν. αι WOTED ει τυγοι λέγειν ἐχ λίθων οἱιἵχίῖν YEYOVEVAL, EU ΟΝ Ουχ ἔστιν ELTTELY ὡς οὐχέτι λίθοι μένουσι τῇ οὐσίγ οἰκία γενόμενοι OL λίθο! ---- τῇ γὰρ ποιότητι τῆς συνθέσεως x τον , ͵ ΄ Kyle , = ΄ > , r r τὴν οἰχίχν γεγονέναι φημι, τραπεισης δηλονότι τῆς προτέρας τῶν λίθων ποιότητος . οὕτω Ν᾿ ἣν \ x ᾿ e ΄ m ’ ΄ ΄ m 4 ı = μοι δοχεῖ χαὶ τὸν θεόν, ὑπομενούσης τῆς οὐσίας, τροπὴν τινὰ τῶν ποιοτήτων αὐτῆς πέποιη- BL ern en % Σ = θεοῦ Ζ Ζ κέναι", καθ ἣν τὴν τοῦδε" τοῦ κόσμου γένεσιν πρὸς τοῦ θεοῦ γεγονέναι λέγω. 5 x r 2 , 7 x 5 n ΄ ’ G , ἘΤΤᾺ TEL TOLVUV τροπὴν τινὰ ποιοτήτων προς Toy θεοῦ γεγόνεναν ONS, ἀποχοινα! μοι ἢ \ ΄ ΄ ΄ Na ’ « 2 x \ - ᾽ \ ΄ Π βραχέχ πυθέσθαι προαιρουμένῳ. Δέγε On εἰ ὁμοίως" zul σοὶ δοχεῖ τὰ χοακὰ ποιότητας εἶναι τῶν ουσ!ῶν ; — Δοχεῖ. 7 h- δὲ & EI RR IL Ὸ, SE 40» N ΤΑΣ ee Sr : — - Ἄνωθεν δὲ ἦσαν αἱ ποιότητες αὐται " ἐν τῇ ὕλῃ, ἡ ἀρχὴν ἔσχον τοῦ εἶναι: Ξα > 2 har — Συνεῖναί φημι ἀγενήτως τῇ ὕλῃ ταυτασὶ τὰς ποιότητας. ἀν — Οὐχὶ δὲ τὸν θεὸν φὴς τροπήν τινα τῶν ποιοτήτων πεποιηκέναι: vois l’action de Dieu, je te prie de repondre ἃ quelques questions que je veux te poser. Dis-nous done si, pour toi aussi, le mal est une des qualites des substances. B. — Oui. M. — Et ces qualites etaient-elles des l’origine dans la matiere, ou bien ont-elles eu un commencement } B. — Ma these est que ces qualites coexistaient de toute eternite avec la matiere. M. — Mais ne dis-tu pas que Dieu a ορόγό une modification des qualites? KAKORKCTRO 5°. — 7. Orkıparan Si, avec BA en cursive au-dessus de la ligne, par eorrection de Onkypan = ἀπόύχρινχι. — 8. ΜΗ 5°, par ralure sur MA/AO. 9. ECTh- ΤᾺ Yon 14 Ἢ ἢ Ὺ CTEZ ou ἐςτμοτδομζ Bo : εΕὐτδὺ 5. τὺ en ligature). — 10. skma 5“, ἘΜπππλ S”. — 11. KAKOKKCTKA OU KAKOKKCTEONZ Bo : KAKOBRKCTED 5". ECD Ph S Ezn (1. 2-5 et depuis 1. 14). Bo 171,7-172,11. 1. οὔτι : Srepond A ὅ τι, ou 5, avec le sens probable : « Ce qu'il me parail d’une mulation des substances : cela me semble en effet absurde ». — 2. τοῦτο λέγειν μοι φαίνεται 'E Bo, τοῦτο λέγειν εἶναί μοι φαίνεται C : S « 6618 me senrble paraitre absurde, de parler ainsi » = τοῦτο δοχεῖ μοι φαίνεσθαι, τὸ οὕτω (OU τὸ τοιοῦτο) λέγειν, mais les deux verbes « sembler » et « paraitre » ne sont que des varianles de traduction de φαίνεται (Masing), et le slave s’explique bien par une lecon τὸ τοιοῦτο (OU τοῦτο) λέγειν μοι φαίνεται. --- 3. ὥσπερ;» S, cl. 101,1, mais χαί est traduit dans 5". — 4. ἔστιν ED Bo, ἔνεστιν C Ph. — 5. S« que Dieu, la matiere supportant une modification de ses qualites, l’a ereee » — ὑπομενούσης... αὐτῆς, πεποιηχέναι «αὐτήν», mais le texte est peut-etre altere. — 6. τοῦδε» 55, — 7. ποιοτήτων CD, τῶν ποιοτήτων Εἰ (ΕΞ manque) Bo; S « dis done quelle sorte de qualites » — εἰπὲ τοίνυν τρόπον τίνα (τῶν) ποιοτήτων. — 8. λέγε δὴ εἰ ὁμοίως E! Bo Rob, λέγε δὲ ὁμοίως εἰ ἘΣ, λέγε δὴ ὁμοίως C, λέγε δή Ὁ : 5. « mais dis-moi, toi aussi : te semble-t-il » = λέγε δέ μοι (aller de -n εἰ) ὁμοίως χαὶ σύ: δοχεῖ. --- 9. ποιότητας Ε' (ΕΞ manque) S ΒΟ, ποιότητες ( Ph Rob, ποιότητες... δοχοῦσιν D. -- 10. αὗται : S = αὐταί. *Fol. 15 το. 770 METHODE D’OLYMPE. [46] — εξ TAATOAR. — Kaso ze ὐπὸ, na oynnuee am HAH NA TOpWAA'; — Na oynuee 1INMT ΜῊ CA TAATOAATH. — Tku ze Äye coyTb KAKOKBCTEA Bey ZAAA, KABOBERCTBA ie EA MA oynuee npkuenn Korz, Hesania? ταχὺ Ξλλὰ. WTKYaY 3λλὰ monckarn moyma. Ne πὸ npkesıma KAano- KRCTKA Anome ukma Anoraa ecrkcrkouz. Man, ἀπὲ npeme me nk 3ΔᾺ KAKO- EROTKA, NA Eike MPEMENHINA CA WT KOTA NPKBAA ΘΠ ἘΠῚ KHTM' ὦ ΒΕΙΒΗ KAKOKR- ΟΥ̓ ΒΟ. EYELIN, KUNNHKZ BYACTR zAnıg KOTZ, ΠΡΈΜΕΝΜΕΣ Ne cYıpaa " KAKOKKCTKA 3λὰ 52 3λὺε EnTie Ham ZÄHXA KAKOKKCTRZ NA ΟΥ̓́ΜΙΠΕΕ Ne ΜΉΤ ΤῊ ca npk- MENHTH KOTOYy, ὦ Apoyraa Tone’ ἀπε pazamına KhAxXA oyspauenia Akaa Wr ΒΟΓᾺ ΠΡΈΜΕΝΗΤΗ ca ΓΛΑΓΌΛΔΕΙΠΗ; — Τακο ne περβα" pazaukAxz’ Äzz. — Ὑδ' κακὸ οὐπὸ Toro ZAnıX A KAKORKRCTKA MKOME EkuA? WETABHTH TAATOT acmm; Mor’uY an ἡ ὦπα norssuTH, ne KöTkrud ze, Hal mom Ne ἠππογιμαι; ἀμε KO ΠΟΥ ΠΑ Erd pesenm λ πε xorkema, WNOTO NOYyzRA KUNNHKA CHUR pen, ποις MOTKIH ΟΧΤΕΟΡΗΤῊ NE KEITH ZÄHIM MPSCTH EATM ἧπα ᾿ἅκὸ MERAN, ἡ naye Eraa TEOPHTH Be NAaua'. ὧχε πὸ BAXUO ΕἼ merpkaame ca ἐμὸν ὠ ΒΕΙΒΗ, NE ΒΒ EHNENZ ΕΒΔ Hxase ΔΈΛΑ npöeru nokEKIBÄTH" NZ EAMA ἀξ YACTh EA ΒΟΥ TEOPHTR, 712 JACTH ie EA δ TARO Nenpkaerr morKı'” m dnY NA oynuee npkuenntn, KUnoR B. — Je le dis. M.— En 4116] sens? Dans le sens du bien ou dans le sens du mal ? B. — Dans le sens du bien, je pense. M. Eh bien, si le mal est une qualit@ de la matiere, et si Dieu a modifie les qualites de la matiere dans le sens du bien, il faut chercher d’ou vient le mal. En effet, les qualitös n’ont pas gard& leur nature primitive. Älors, de deux choses l’une : s’il n’y avait pas au d&but de qualitö& du mal, et si tu pretends que c'est la transformation des qualites originelles operde par Dieu qui a pourvu la matiöre d’une qualite de cette sorte, la cause du mal sera Dieu, qui aura transform& en qualitös mauvaises des qualitös qui ne τ. ropmaa 5°: lire sans doute ropuee = τὸ χεῖρον. — 2. AcKkania S° : ce pluriel est peu salisfaisant, et doit &tre altere de nckante. Dans la marge, ἃ la hauteur du litre, 5.5 ἃ le signe @. — 3. skwa 5", ΜΔ 5". — A. KBITH Bo : ΒΜΤΊΕΜΕ 5". — 5. roxmo] x TOMoy Sa. — 6. ἧς nepka ou ἦ ἢ nepka 5". — 7. pazamkAxz 5", 91 3 ὅ- y ? 10 ur 10 [47] DU LIBRE ARBITRE. 774 [4 - , — Τοῦτό φημι. — Πότερον οὖν εἰς τὸ χρεῖττον ἢ εἰς τὸ χεῖρον 1. ἔ — Εἰς τὸ χρεῖττον λέγειν μοι δοχεῖ. μος en N FRONT EIS TER — Οὐχοῦν εἰ ποιότητες ὕλης τὰ χαχζ, τὰς δὲ ποιότητας αὐτῆς εἰς τὸ κρεῖττον ἔτρεψεν ἐν f ΄ 7) x x Br m ΕἸ ” ’ x " r r ε τῷ ’ εἰ “ ὃ θεός", πόθεν τὰ κακὰ ζητεῖν ἀνάγκη. Οὐ γὰρ ἔμειναν αἱ ποιότητες ὁποῖαί πὸτ Nav τῇ “ . ι ῃ | au ® NT RC ER N BE ur τ ΚροΝ δὲ 2 = \ = rn φύσει. Ἤ, εἰ μὲν πρότερον οὐχ ἦσαν ποιότητες" χαχαί, ἐκ δὲ τοῦ τραπῆναι πρὸς τοῦ Ἴεοῦ x τᾶς προ ρώτας τοιαύτας περὶ τὴν ὕλην γεγονέναι ποιότητας ῳής. αἴτιος ἔσται τῶν χαχῶν ὁ => [21 Os ΄ \ ’ " ’ \ 5 \ c = a x x s, τρέψας τὰς οὐχ οὔσας ποιότητας χαχὰς εἰς τὸ εἰναι χαχκάς" ἢ τὰς μὲν κακὰς ποιότητας NN no N ıY \ r \ δὰ x \ , ΓΙ ᾽ ΄ 5 ἰς τὸ χρεῖττον οὐ δοχεῖ σοι τρέψαι τὸν θεόν, τὰς. δὲ Aoımag χαὶ μόνας ὅσαι ἀδιάφοροι τε. er N ΄ “ " m - ἘΠ τύγχανον τῆς διχχοσμήσεως ἕνεχα πρὸς τοῦ θεοῦ τετράφθαι λέγεις; “ ” 5 ’ ‚ — Οὕτως ἄνωθεν εἶχον ἐγώ. \ — Ilös τοίνυν αὐτὸν τὰς τῶν φαύλων ποιότητας ὡς εἶχον χαταλελοιπέναι λέγεις; δ ' r r ’ - δ 2 Sr Πύτερον δυνώμιενον μὲν χἀχείνας ἀνελεῖν, οὐ βουληθέντα δέ, ἢ τὸ δύνασθαι μὴ ἔχοντα; Ei x r - x 73 r m ’ e Ns μὲν γὰρ δυνάμενον λέξ:ις, οὐ βουληθέντα δέ, αὐτὸν αἴτιον τούτων εἰπεῖν ἀνάγκη, ὅτι δυνά- m τ x ὝΕ ΄ ß Ύ FEN er N μενος ποιῆσαι pn εἶναι 404% συνεχώρησεν αὐτὰ υένειν" ὡς Ἣν, χαὶ μάλιστα ὅτε δημιουρ- τ Ἢ er en > er » Ρ ἄ ΔΈ. = er ᾽ " 1 - γεῖν τὴν ὕλην Ὥρξατο. Εἰ γὰρ und” ὅλως ἔμελεν αὑτῷ τῆς ὕλης, οὐκ ἂν αἴτιος ἦν ὧν δι, συνε ἐχώρει μένειν" ἐπεὶ δὲ μέρος μέν τι αὐτῆς δηυτουργεῖ, μέρος δέ τι οὕτως" ἐᾷ δυνάμενος l’etaient pas.-Ou bien tu admets que la Ζια} 16. du mal n’a pas subi de modi- fication, et que ce sont uniquement les autres qualites, celles qui etaient indifferentes au bien et au mal, que Dieu a modifiees dans le sens du bien pour ordonner l’univers. Est-ce cela que tu aflirmes? B. — C'est la these que j'adoptais des le debut. M.— Eh bien, en disant que Dieu a laisse sans changement la qualite du mal, comment l’entends-tn? Admets-tu qu'il pouvait la detruire comme les autres, mais qu’il ne l’a pas voulu, ou bien estimes-tu qu’il n’en avait pas le pouvoir? Si tu dis qu'il le pouvait, mais qu’il ne l’a pas voulu, il te faut eonvenir que c’est [αἱ le responsable du mal, puisqu'il a tolör@ que le mal subsistät alors qu'il pouvait le supprimer. Et cela d’autant plus qu'il avait. entrepris d’ordonner la matiere : car 5] ne s’etait pas du tout occupe de Ja matiere, iln’y aurait pas ἃ lui demander compte de ses tolerances ; mais puisque nous le voyons ordonner une partie de la matiöre et laisser l’autre ukx 5". — 8. Dans la marge, S° a le signe @ qui introduit ordinairement les titres. — 9. skma S®, una SP. — 10. Nasa S‘, NAYAT 5᾽. — 11. BAXMO S?, kecmA Sb — 19, morHin 9". Alire morkı m (WHY) = χλχεῖνο. ECD Ph S Ezn. Bo 172,12.174,1 1. τὸ χεῖρον : S a le pluriel, mais sans doute par suite d’une alteration. — 2. Apres ὁ θεός, S ale titre : « Recherches, ἃ οὐ vient le mal » - ζητήσεις πόθεν τὰ χαχά (le pluriel « recherches » est suspect). — 3. ποιότητες E, al ποιότητες CD Bo Rob. — 4. χαὶ μόνας : S est altere, — 5. ἀδιάφοροι : διάφοροι El! Ph S. — 6. μένειν : S «etre ». — 7. συνεχώρει ECD, συνεχώρησε Ph S. — 8. οὕτως E, αὐτῆς Ph, αὐτῆς οὕτως CS Bo (Ὁ ne prouve rien). *Fol.15 v°. *Fol.16 r°. 772 METHODE D’OLYMPE. [48] Αλάπιεη KEITH ΜΉΤ ΤῊ CA, WCTAKNBZ YACTK ΒΕΙΒῊ ΒΗΙΤΗ ZÄK na "ΠΑΤΟΥῸΥ ΤΟΑ ὙΛΟΌΤῊ Ware EcTn cATRopmaz. NO οὐκὸ ἡ ΞἘλΛὺ umoraa πὸ chi yacrm nenpasan- CTEOBATH MM CA NINHTR, [WCTABNEZ YACTR Beim ZAK EnTH]' cHw ware CATEOPH KeIpH SACTR, Πόμ ΒΗ. ΕἾ ἩΜΗῈ ZAaa. Äye KO KTO MCHBITAETR Skad zen, ropmaa ὠκλ οτη HMATR HEINK NOCTpaAasııy Ken maye Apkunaro neoyspaurenia. Ne oy πὸ εἴ pacrpoenk zrisum, Eme Mh ne nouwrn ZAnıXz Kkäue ei’ ΝΗ me KAHIKAO NACTHH” EA IRHCTEO® npien A ἘΠΕ 3ληιχζ. ἤ ὦ sayk ke ΜῊ CKAZANIE ce mpimmm" πὲ ΟΥ̓ KO BAWEPÄMENOY EN ΜῊ AHBOTOY ἈΜΙΈΙΗΝ TROPKIEM XHTNOCTIN, Eine nmycörome” Ne NOYWTH ZÄHXZ WT ECTHcTKA ἀπ λμπιε᾽ NZ KAe° WT KOTA HARZ ΒΗ 7, MH SWÜCTEO® NPHBAHMARMATO CA ZAA mpia". M ce, &e na naaroakrn Ken WT KOTA TAATOACLIH EBITH, WEIKTAET cA πΑὰξ NA ropueE NIHEHBAA ei. Aye AH ΩΤ MEIIOKENTA KOMA NOTSEHTH zÄnıXz, HEMONY EBITH TAATOAELLH BOTOy. ” Eike KO HEMOENZ EKIIE Eike COyIpecTBoM NEMONOY EN KEITH KOYACTK, Ham ἐπε ὠΛΟΔΈΒΑΤΗ cA CTpAKWUZ MOpAKOENOy NE WT KOETO KOAWATO. Äyıe ne BOTA COYIBECTROMK NEMOIINA APKZNENIM pEıpn, ὦ camomm cmacemin KKARCTEOKÄTH ΜΗ ca ΜΉ ΜΠ [A morsisarn]|''. Äye me ἐπε ὈΛΔΟΛΈΚΑΤΗ ca CTPAKWM WT BOAWATO, EOAWA MHMALIM peipm KoTA ZAAA, WAavakraRıpa ἡ βολεῖ Ero OYerTpenaenim” ἐππε ainsi ἃ l’abandon quand il pouvait l’ameliorer aussi, il me semble qu’il m£rite d’ötre rendu responsable, du fait qu'ila laisse subsister une partie mauvaise pour la perte de la partie qu'il avait ordonnee. Je dirai plus : le plus grave des prejudices a et& cause ἃ cette partie de la matiere, celle-Ja möme que Dieu a amönagee, qui &prouve maintenant le mal. En effet, si on va au fond des choses, on trouvera que la situation actuelle de la matiere est pire que son desordre primitif. Au temps de la confusion originelle, il n’existait pas non plus de perception du mal; maintenant, chacune des parties diflfereneiees de la matiere recoit la facults d’eprouver le mal. Prends-moi par exemple le cas de l’homme : tant que l’art du cr&ateur ne lui avait pas donn& une forme et n’en avait pas fait un @tre vivant, sa nature comportait l’insensibilite complete au mal; des qu'il est fait homme par Dieu, il acquiert du m&me coup la perception du mal qui vient l’atteindre. Ainsi, cette operation de Dieu qui, d’apres toi, a &t& men6e pour le bien de lamatiere, on decouvre que c'est plutöt ἃ son dötriment qu’elle s’est exerc&e sur elle. 1. WCTARHRZ ... ΒΜ ΤῊ, röptition de 1. 1, est une addition secondaire qui fausse le sens, mais sa suppression laisse en l'air l’aceusatif Aw. — 2. JACTHn] yacTaum 5", — 3. Ὑἤοτπο St, ΘΒ ΌΤ ΒΟ 50. — A. mpiema ers] npinmern 5". — 5. nuucörome S®, unyecorome SP. — 6. κλὲ 55, rak 5}. — 7. 5m 55, BI S®. — 8. Ὑήοτ δῦ 5", YRR’CTEO 10 [49] DU LIBRE ARBITRE. 773 EN r 5 x Ὁ παν, ᾿ ἑ ze mn N N \ ; χαἀχεῖνο τρέπειν εἰς τὸ χρεῖττον, αἰτίαν ὀφλισχάνειν ἄξιος εἶναί μοι δοχεῖ, χαταλιπὼν μέρος ὕλης εἶναι πονηρὸν ἐπ᾽ ὀλέθρῳ οὗ ἐδημιούργησε μέρους. Ἀλλὰ μὴν καὶ τὰ μέγιστα χατὰ m , ’ 3 m N N - - 2 ΄ - “ + ’ 2 τοῦτο τὸ μέρος ἠδικῆσθαι μοι δοχεῖ', τοῦθ᾽ ὅπερ χατεσχεύασε τῆς ὕλης μέρος, ἀντιλαμβα- γόμενον τανῦν τῶν χαχῶν. Ei γάρ τις ἐξετάζοι En’ ἀχριδὲς τὰ πράγματα, χαλεπώτερον" νῦν σι εὑρήσει τὴν ὕλην πεπονθυῖχν τῆς προτέρας ἀχοσμίας. Iloiv γὰρ αὐτὴν διαχριθῆναι τὸ μηδὲ ᾿ ᾿ “ -" er ’ ΜΞ x δι “ - m ᾿ - » , αἰσθέσθαι τῶν χαχῶν παρὴν αὐτῇ" νυνὶ δὲ ἔχαστον τῶν μερῶν αὐτῆς αἴσθησιν λαμδάνει -- “- Φ ’ x ἊΣ “- -“ ΄ τῶν χκαχῶν. Καί μοι ἐπ᾿ ἀνθρώπου τὸ παράδειγμα λάδε" πρὶν γὰρ εἰκονισθῇ χαὶ ζῷον γένηται τῇ τοῦ δημιουργοῦ τέχνη, τὸ υνηδενὸς ἀντιλαμόδάνεσθαι τῶν χαχῶν παρὰ τῆς φύσεως εἶχεν" 5 -9 τ᾿ δὲ \ - ee) ‚ x \ " - 4 - ἀφ᾿ οὗ δὲ πρὸς τοῦ θεοῦ ἄνθρωπος γίνεται, χαὶ τὴν αἴσθησιν τοῦ προσπελάζοντος χαχοῦ r x - " ᾿ ᾽ x / ‘ _ “" ᾿ en - ΄ 10 προσλαμθάνει. Καὶ τοῦθ᾽, ὅπερ ἐπ εὐεργεσία τῆς ὕλης πρὸς τοῦ θεοῦ γεγονέναι λέγεις, εὑρίσκεται μᾶλλον ἐπὶ τῷ χείρονι προσγενόμενον αὐτῇ. ’ m ΄ - ῃ ᾿ - Ἴ ΄,͵ Εἰ δ᾽ ἐχ τοῦ μὴ δύνασθαι τὸν θεὸν ἀνελεῖν" τὰ χαχὰ [τὸ μὴ πεπαῦσθαι] λέγεις, ἀδύνατον τὸν θεὸν φήσεις" ὑπάρχειν. Τὸ δὲ ἀδύνατον ἤτοι" τῷ φύσει'" ἀσθενῆ ὑπάρχειν πᾶς ν Az ah 1) - p δ ὃ ΄ , > r ” x Ξ \ αὐτὸν ἔσται, ἢ τῷ vırdalaı τῷ φόσῳ δεδουλωμένον πρός τινος χρείττονος. Ei μὲν οὖν τὸν = x ’ - ἂν > m m r an N - 15 θεὸν φύσει ἀσθενὴ ὄντα τολμήσεις εἰπεῖν, περὶ τῆς σωτηρίας αὐτῆς κινδυνεύειν '' μοι δοχεῖς. - 7 "Ὁ ν ᾿ “Ὁ "Ὁ x r m -ὠ Εἰ δὲ τὸ νικᾶσθαι '" φόδῳ πρός του "ὃ μείζονος, μείζονα λέξεις τοῦ θεοῦ τὰ κακά, νικῶντα τῆς Mais si tu admets, pour expliquer la persistance du mal, que Dieu π᾿ ἃ pas pu le detruire, tu es amene ἃ dire de Dieu qu’il est impuissant. Cette impuissance ne pourra s’entendre que de deux facons : ou bien Dieu est infirme par nature, ou bien il craint de desobeir ἃ quelque maitre auquel ilest soumis. Mais oser parler d’une infirmite de la nature divine, c’est une impiete qui met ta vie möme en peril. Et dire que Dieu craint de d&sobeir ἃ quelque maitre plus puissant, c'est pr&tendre que le mal est plus puissant que lui, puisqu’il commande ala volont& de Dieu. Ge qui est une absurdite : Sp, —9. npia So npiaT S®. — 10. npuEBIBAA Bo: ΠΡ ΒΗΛ ἃ 381. - 11. A πότει- KATH S®, variante maladroite ou glose de BkAKCTEOBÄTH = χινδυνεύειν ECD Ph (abrege) S Ezn. Bo 174,1.175,7. 1. Apres δοχεῖ, S ajoute « ayant laisse une partie de la matiere &tre mauvaise », repetition de χαταλιπὼν μέρος ὕλης εἶναι πονηρόν, I. 1-2. — 2. χαλεπώτερον : S traduit parle pluriel. — 3. τὸ παράδειγμα : S « cet exemple » (« l’exemple que voici »).—4. ἀφ᾽ 05:8 « οὐ » (= « quand ») suppose peut-etre örov. — δ. προσγενόμενον ECPh Bo, προσγινόμενον DS (altere). — 6. ἀνελεῖν ES Bo, ἀναιρεῖν D, ἀνέχειν CO. — 7. τὸ μὴ πεπαῦσθαι EC Bo,> DD’ S (Ph ei δὲ μὴ δύνασθαι παῦσαι τὰ χαχὰ τὸν θεὸν φής, Ezn « c'est parce qu’iln’avait pas la puissance de supprimer les maux que Dieu a laisse... ») : ce doit δίγθ une addition ancienne. —8. φήσεις EBo, et cf. D’ : ps D, et οἵ. Ph; S «tu dis », mais le traducieur slave a rattache λέγεις A ἀδύνατον... ὑπάρχειν. — 9. ἤτοι : S comprend « en verite », « ἃ savoir » : « impuissant, c'est ἃ 'savoir... ou bien ». — 10. τῷ φύσει E Bo, τῇ φύσει GC Ph Ὁ (abrege) : S = τῷ ou τό. —11. χινδυνεύειν : S - «etre en peril et perir », mais le second verbe, variante de traduction, est une addition. — 12. τὸ ᾿ γιχᾶσθαι C, τῷ νιχᾶσθαι E Bo (S = τό ou τῷ). — 18, πρός του Bo, πρὸς τοῦ S Rob. > PATR. OR. — T. XXII. — F. 5. 51 *Fol. 16v°. 774 METHODE D’OLYMPE. [50] NENOAOKNO MH CA ΜΉΤΕ TAATOAATH (ὦ Β05Ἐ. To τὸ πὸ me naue ch BYAATR ποϑή, Πὸ TAATOAOY TROEUN WAOAKTH NOTOYA ΒΟΤΟΥ; Boroy 50 ὦπομον pesenn BHITH Eike BOAYECKBIX HIATB RAACTR. TlonsırTanie ἀιμε ΒΕ MPOCTA ΔῊ KAM ἐστε HAN οὐλόκεηλ. Mano ze Tere ὦ ὦ BEIM CAMOM KANPANATH xy ἦ unk πρήηοοα TAATOAH ἀπε πρόστα KAA ΒΈλιπε" Kepn Man ὁλολκιχηλ". ‚Pazanıenie‘ KO ERIBIIHX ΒΖ kam πΈλπιε * cHyjeRoE MA MIHRÖAHT HCHRITANIE CETO cAoRece, Ὺμε BO ΠρΟΟΤᾺ Ken M EAHNOWEPAZNA, CAAOMENZ ie MIMIA HM WT IINÖTOAHYRNRIX ECTECTRA CAr CTABRZ HMATR ἢ pACTKOpENIE", HEMONO CEMIOY WT BEIM EBITH TAATOAATH, MKOME® CAAOKENKIMZT NE AZk WT EAhmoro KoEro ἡ πρόοτα cACTARAEHNIA® Aurkrn’ cza0- ENGE πὸ NPSCTKIX KHIXA" CABOKYMAENIE NOKAZAETR. με ΔῊ MAKKI Keim CAAO- enk ἘΜΤῊ xXölpemm TAATOAATH, NE KCAKO Ah πὸ WT MpocTkix ΜΈΚΗΧ "ἢ CZAOKHTH CA pesenum; με RE WT TNNOCTKIX CA CAAOMH, BkÄx® NExoraa ὦ cenk πρόςστλα HIIKE ΟΑΛΟΚΕΝΟΜΕ. Keljik EB [TH]''" τ nerome ἡ TRAfERNA CAIIH TIOKA- zaetn'? ca. ἦϊμε Ko CAnomeNA EcTh Beik, cAomena ze me!’ WT IMAOCTRIX CACTARZ Hmoyrr, BhAue Hnoraa Kpkıra eraa πὲ KkAme rem, φέκιπε Apkuae caomenia npoerkig” ἀπε ze Bau unoraa vpkma, ππλιπε πὲ minoan ΡΈΜΑ ETAA πὲ ΒΈΛλιις CATEOPENA, BOYAETK NE HECATKOPENA ΒΕΙΒΕ. Wrewa8 ze BKOyASTh NINOTA car alors pourquoi ne serait-ce pas le mal qui serait Dieu, quand il a le pouvoir, d’apres ton raisonnement, de commander ἃ Dieu? Si du moins nous döfinissons Dieu l’&tre qui a autorite sur toutes choses. Mais j’ai encore quelques petites questions ἃ te poser ἃ propos de la matiere elle-m&me. Allons, dis-moi ceci : est-ce que la matiere &tait chose simple ou composee? La consideration de la diversit@ du r&eel m’amene Al’examen de ce sujet. En effet, si la matiere &tait chose simple et homogene, et si le monde est un compos& et est constitu& de substances diverses et d’alliages varies d’el&ments, on ne peut pas dire que le monde tire son origine de la matiere, attendu qu’il y a impossibilit€ ἃ ce que les choses 1. am S°, hat 50; namlsasa 85", nanora 55. Dans la marge, S° a le signe @, — 2. uikäue] πΈλιμε 5°, wkäme 5". — 3. caomzna 5, avec 2 (en cursive) par correction sur δ; CAAOMENA S”. — A. pazanuenie 5.5, pazanyie SP. — 5. ἡ φλοτπος penie S° : lire peut-ötre ἦ pacrsopenin = χαὶ χράσεων, en retablissant l’ordre des > EEE, Hu en δὴ mots du grec : ECTECTKZ AH pACTKEOpeNIH CACTARZ. — 6. Mike Sı πὸ DS. —e 7. czanomennuz 55, ’ada’nnımz 5}, — 8. ezcerAnaenia S°, ἡ cacTanaenie 5} (d’apres ur 10 15 [51] DU LIBRE ARBITRE. 775 προαιρέσεως αὐτοῦ τὴν ὁρμήν: ὅπερ ἄτοπον εἶναί μοι λέγειν περὶ θεοῦ δοχεῖ. Διὰ τί γὰρ BEN a a , - x EN) \ x r \ + Ψ 4 οὐχὶ μᾶλλον ταῦτ᾽ ἔσονται θεοί, νικᾶν χατὰ τὸν λόγον τὸν σὸν δυνάμενα τὸν θεόν, εἴπερ θεὸν ἐχεῖνό φαμεν ὃ τὴν ἁπάντων ἐξουσίαν ἔχει"; N \ ee ΡΣ ( AR 3 z ἘΣ , Βραχέα δέ σου χαὶ περὶ τῆς ὕλης αὐτῆς πυθέσθαι βούλομαι" καί μοι φέρων ὅ λέγε’ πότερον - 5; € " Di ,ὔ « - ἁπλῇ τις ἦν ἡ ὕλη ἢ σύνθετος; Ἡ γὰρ διαφορὰ τῶν Die εἰς τοιαύτην με περιΐστησιν ἐξέτασιν τοῦδε τοῦ λόγου. Εἰ γὰρ ἁπλῇ τις ἐτύγχανεν ἡ ὕλη καὶ μονοειδής, σύνθετος δὲ ὁ ΄ 5% ὃ ͵ ᾽ = \ ” A Da\W? - 7 « χόσμος χαὶ ἐκ διαφόρων οὐσιῶν τε χαὶ χράσεων τὴν σύστασιν ἔχει', ἀδύνατον τοῦτον ἐξ ὕλης γεγονέναι λέγειν, τῷ τὰ σύνθετα μὴ οἷόν τε ἐξ ἑνὸς ἁπλοῦ τὴν σύστασιν ἔχειν" τὸ γὰρ σύνθετον -» Σ r na \‘ ἘΣ r x 0 , 7 ᾿ ἁπλῶν τινων 'μῖξιν μηνύει. Ei δ᾽ αὖ πάλιν τὴν ὕλην σύνθετον λέγειν ἐθέλοις, πάντως" ἐξ ΄ - a fi x Ed ΄ Fer 2 er ΄ "Ὁ-Ὁ΄ 10 ἁπλῶν τινων συντεθεῖσθαι φήσεις. Ei δὲ ἐξ ἁπλῶν συνετέθη, ἦν ποτε καθ᾽ ἑαυτὰ τὰ ἁπλᾶ Ξ 7 ΄ ber al tz \ x = ν᾿ 2 > \ ‚ wren ὧν συντεθέντων γέγονεν" ἡ ὕλη" ἐξ οὗπερ χαὶ γενετὴ οὖσα δείχνυται. Ei γὰρ σύνθετον" ἡ ὕλη, x r se - x r E Ξ x er Bet = τὰ δὲ σύνθετα ὃ ἐξ ἁπλῶν τὴν σύστασιν ἔχει, ἦν ποτε καιρὸς ὅτε ἡ ὕλη οὐκ ἦν, τουτέστι πρὶν x r m αὐτὰ » 819 5 \ er : κα - = > Ξ δέ \ er x τὰ ἁπλὰ συνελθεῖν" εἰ δὲ Ἣν ποτε χαιοὸς ὅτε n ὕλη οὐχ ἦν, οὐχ ἦν ὁέ ποτε χαιρὸς ὅτε τὸ composees soient constituees d’une chose simple unique. Car le terme de compos& indique le melange de plusieurs elöments simples. Si tu veux pretendre au contraire que la matiere &tait composee, tu aflirmes du möme coup quelle r&sultait de la composition d’&l&ments simples. S’il en est ainsi, ces elements simples qui ont compos& la matiere ont exist6e d’abord en soi, ce qui demontre que la matiere est cre6e. En eflet, si la matiere etait un composd, et si les composes sont constitues d’el&ments simples, il yaeu un temps οὐ la matiere n’existait pas encore, ἃ savoir anterieure- ment ἃ la composition des el&ments simples. Mais s’il y a eu un temps ou la matiere n’existait pas, et s’il n’y a jamais eu de moment oü l’inere6 n’existait la copie de Bonwetsch). — 9. KEIXZ 5°, ΚΟΗΧ SP. — 10. NEKKIX Sur utkonx ΘῈΣ ς΄ 11, ΒΗΤῊ 9" : lire ἘΜ = γέγονεν. — 12. ποκλξλέτι S°, πομλξϑέτι SP. — 13. CAOKEeNA κε Me 55, SP : lire sans doute caomenam me S°, Bo, ECD (jusque 1. 3) Ph S Ezn. Bo 175,7-176,10. 1. εἴπερ : S « car », cf.57,,. — 2. Apres ἔχει, Sale titre : « Question : Ja matiere est-elle chose simple ou composee » -- ζήτησις πότερον ἣ ὕλη ἁπλῆ τίς ἐστιν ἢ σύνθετος. --- 3. φέρων : S comprend _ « apportant ». — 4. οὐσιῶν τε χαὶ χράσεων τὴν σύστασιν ἔχει : S « il a de diverses substances la consti- tution et le melange » = οὐσιῶν τὴν σύστασιν ἔχει καὶ χρᾶσιν, traduction libre, si le texte n’est pas altere. — 5. πάντως : S « n’est-ce pas tout ἃ fait que » = (ἄρ) οὐ πάντως ὅτι (ὡς), qui n’est sürement _ qu’une traduetion renforcee. — 6. γέγονεν : S « ötre », mais la forme est alteree de « fut ». — 7. σύνθετον ΕἸ (quelques manuserits, d’apres Rob) C, σύνθετος ΕΞ S Bo. — 8. τὰ δὲ σύνθετα : S = σύνθετα δὲ &, mais sans doute par suile d’une alt6ration. — 9. ei δὲ... οὐχ ἔσται E Ph (et cf. Ezn) : lacunes et remaniements dans Ü ei δὲ ἦν ποτε χαιρὸς ὅτε ἀγένητος οὐχ ἦν, οὐχ ἔσται, οἱ 5. = εἰ δὲ ἣν ποτε ᾿ς χαιρός, ἦν δέ ποτε καιρὸς ὅτε γενητὴ οὐχ ἦν, οὖχ ἔσται. 776 METHODE D’OLYMPE. [52] "Fol 171°. geczTKopenaa" ἄμε πὸ ΒΈΛ πὸ NECATKOPENZ KOTZ, KAXOY RE NECATKOENA IIIOCTAA μ ἡ EAHNOWEJAZNÄA WT NHXKe CA BEIMB CAOAH, NE BOYAETR ARdE TOKIO Necz- ᾿τπύρεποε. Innt» ΔῊ Τῇ ca ΟΟΥΒΗΧ un&ahnoze cA Λα cenk ΠΡΟΤΗΕΛΆΤΗ; or — Wnnrtnr. — TIpotugaaeth πὸ CA KOAA WTNERH; — Ihorusaatn ΜῊ CA MNHT. — Tasxoae ἡ ΟΒΈΤΟΥ τῆλ ἡ τεπλομογ' CTOyAENdE H coyxönoy BOATZKOE”; — Tax UN. — Tim ze ἀπε NHEAHNOME COYIHHXZ CAMO cenk NPÖTHBAAET cA, No cama 10 cene [,penme ApOyroE apsromoy;]® NPÖTHEAAWTR ca’, πὲ KOyAOYTR Belfk EAHNA, HH WT EAHNOA BEIpH. δ Tloaosnaro πὲ ΠΛΚΗ ΟΖ CAOKECE ΒΆΠΡΟΙΙΑΤΗ ἡ KOMOY- Una’ an TH ca YAcTH Ne NATOYENRI CERE BAITH; EHITM πὲ ΒΕΙΒΉΡΗΙ YJACTENA ὦτηι ἡ KoA%, TAnome® H ApOYTEIMS 15 — Tas UHR. ; - Τό std; Ne umu(T)” an TH CA NATOYENA ΒΒΙΤῊ ὠτδεβή K0AA, ἃ TMA ᾿ cKkToy, ὦ ApoyTaA TAKWRE; ξ — Wnur un ca. 3 : pas, la matiere ne sera pas increde. Des lors, les ineress seront multiples : k Dieu tant iner&6, et de m&me les el&ments simples qui ont compose la matiere, ily aura plus de deux increes. ἢ Admets-tu que rien de ce qui existe n'est son contraire ἃ lui-mö&me ἢ 3 B. — Je l’admets. ἢ M. — Mais l’eau est le contraire du feu? 5 B. — Il me semble. δ M. — De möme l’obscurite est le contraire de la lumiere, et le chaud du 2 froid, et encore l’'humide du sec? B. — Je pense que oul. ᾧ M. — Ehbien, si aucun des elements du reel n’est son contraire ἃ lui- 7 möme, et si ces elöments du τόθ] sont contraires les uns aux autres, ils ne ; constitueront pas une matiöre unique, et ne seront pas davantage issus 5 d’une matiere unique. BE 41. renaomY S® : renaoy 5°, sans doute d’apres cakroy (le texte slave, qui ne N Een röpond pas exactement au grec, ἃ peut-Ötre te remani6). — 2. BOATZKOE] BOATZTAUE p- Sa, mongod SP. — 3. penme ApOYToE ap$romoy, glose ἃ CAMA CEBE, qui a entraind. . . f Bun ε le singulier πρότηβλαξτε S", pour IPÖTHBAAWTh. — A. BANNOMATH 8: (9 Ξ ΑἹ ΝΣ ein. ΓΙῸΣ σι 10 15 [53] DU LIBRE ARBITRE. 777 ante " 2 » ” 9.9. 52 ie | n 4 5 ᾿ ΡΥ ΟΝ .e EvVNTOV y ΟΥΧ NV, οὐχ EOTAL “ LYEVNTOG ἢ un . Τὸ ὃ ἐντεῦθεν EOTAL πολλὰ τὰ ἀγένητα᾽ εἰ τ ὶ N γὰρ ἦν ἀγένητος ὁ θεός, ἣν δὲ ἀγένητα καὶ τὰ ἁπλᾶ Wa. 20 BER ἐξ ὧν ἡ ὕλη συνετέθη, οὐκ ἔσται δύο χαὶ μόνα τὰ ἀγένητα. Δοχεῖ δέ σοι μηδὲν τῶν ὄντων αὐτὸ ἑαυτῷ ἀντικεῖσθαι; - Δοχεῖ. - Ἀντίχειται δὲ τῷ πυρὶ τὸ ὕδωρ; — Ἀντιχεῖσθαί μοι φαίνεται. — Ὁμοίως δὲ χαὶ τῷ φωτὶ τὸ σχότος καὶ τῷ ψυχρῷ τὸ θερμόν δ᾿, πρὸς δὲ τούτοις χαὶ τῷ ξηρῷ τὸ ὑγρόν; — Οὕτως ἔχειν μοι δοχεῖῦ. — Οὐχοῦν εἰ μηδὲν τῶν ὄντων αὐτὸ ἑαυτῷ ἀντίκειται, ἀλλήλοις" δὲ ταῦτα΄ ἀντί- χειται, οὐχ ἔσονται ὕλη μία, οὐδὲ unv® ἐξ ὕλης μιᾶς. Ὅμοιον δέ τινα" τούτῳ '" λόγον πάλιν πυθέσθαι βούλομαι. Δοχεῖ σοι τὰ μέρη μὴ ἀναι- ρετιχὰ τυγχάνειν ἀλλήλων; — Amei'!, — Εἶναι δὲ τῆς ὕλης μέρη τό τε πῦρ χαὶ τὸ ὕδωρ, ὡσαύτως δὲ καὶ τὰ λοιπά; — Οὕτως ἔχω. — Τί δέ; Οὐ δοκεῖ σοι ἀναιρετιχὸν μὲν εἶναι τοῦ πυρὸς τὸ ὕδωρ, τοῦ δὲ σκότους τὸ φῶς, καὶ τάλλα ὅσα τούτοις παραπλήσια '"; — Δοχεῖ. Laisse-moi te soumettre encore un autre raisonnement analogue. Admets-tu que les parties d’un m&me tout ne se dötruisent pas mutuellement ? Β. — Je l’admets. Μ. — Et quelle feu, l’eau, etc. sont des parties de la matiere? B. — Je le pense. M. — Mais quoi? N’admets-tu pas ‘que l’eau detruit le feu, la lumidre V’obscurite, etc. ἢ Β. — Si. szupamÄru 5", d’apres la copie de Bonwetsch. — 5. NA S: : ΜΗΑΤ 5}, d’apres la copie de Bonwetsch. — 6. TAnome S°, τάπκοκπας S” : lire peut-ötre TAKOml(A)e ze = ὡσαύτως δέ. — 7. UNHT 5°, avec T rajoute en cursive au-dessus de la ligne, sans doute par une main posterieure. EC Ph S Ezn (abrege). Bo 176,10.177,16. 1. τὸ ἀγένητον E Bo, ἀγένητον Ph, ἀγένητος ( (et cl. Ezn), γενητή S. — 2. καὶ τὰ ἁπλᾶ EC Ph Ezn : Bi τὰ ἁπλᾶ χαὶ τὰ μονοειδῇ, addition d’apres 51,0. — 3. τῷ ψυχρῷ τὸ θερμόν : S = τῷ θερμῷ τὸ ψυχρόν. -- ἧς πρὸς δὲ τούτοις" Ph 5. — 5. S« je pense ainsi» = οὕτως ἔχω, comme 1. 17. — 6. ἀλλήλοις : S « aeux-memes, c’est-A-dire !’un ἃ l’autre », glose appelee par l’ambiguite de la traduction initiale — 7. ταῦτα» 8. — 8. μήν!» 5. — 9. ὅμοιον δέ τινα : S « le semblable » — τὸν δ᾽ ὅμοιον, traduetion libre, ou qui s’explique par la chute de τινα. — 10. τούτῳ : S a le pluriel. — 11. öoxei> 5. — 12. χαὶ... παραπλήσια : S « et les autres choses egalement » — καὶ τἄλλα ὁμοίως, traduction abrögee. *Fol.17 v°. *Fol.18r°. 778 METHODE D’OLYMPE. [54] — Tri ze <Äpe>' me coyTh JACTH CAMBI CEBE MATOYENKI, CH € MATSENA * IT * ceRe, NE KOYAOYTR CALIHI CEBE YACTH, NM KOYAOYTh WT EAHNoA Ben. Nz oyEO ἦ τὰ πὸ KOYAATR? Beh, ἐππὲ NMEAHNOMOYKE KOEMOY COYIHHXZ CAMONOY CEKE HATOYERNOY KBITH 10° MIOTHRAARIATO cA ὁλοβέοη. Ne 50 Ectn nuyToze CAMIO CERE MPÖTHENO” MIOTHRAARAM KO CA MNkUZ NpARZ MMOYTR IPOTHRAATH ca. Πρ. Mxo ἡ ukave cauo cene Me NAOTHBAAETR CA, MPOTHROY ke YPANOMOY NPOTHRAAET ca’ H GHÄTZ me cene Me NOKAZAET ca ΠρΟΤΗΒ Δ᾽ Αἰλ΄, NZ KA τὴ cHyE HIIKI MOKÄZAET οὐ", MH ApoyTaa τλμβοῖε Mora. Tku me ἀπε En A Bein EAHNA KAA EHIAA, NE KRI CA CAMA CERE MAOTHRAAAA” CHM πὲ HMOYIeNZ NPOTHE- NEIN ἐπεὶ MH NE ERITH BEIM KAMETR CA. u 2 ε τὰ 7 o 7 MH Eama me oyEo ΜῊ TA ΒΑΠΡΟΟΣ TOTOEk ἩΠΈΤΗ ὦ ZAK , ὦ ΒΕ WCTAKHTH ΜῊ CA MNHTR CAORO" NA OYKAZANIE KO MKO ἘΜΙΤῊ Beim Ne NECATRONENE AUKOANk UM CA UNHTR TAATOAATH. * MNonkıranie * ὦ ZAHIX2. Nz na zAsıx2 Henkitanie® npu- xDAHTR Eon Akne A norpkenk 5zucKarn'" coypnx'' - Coypan 3ΛᾺ KA sarıykx KAKo'', κράξη AH BOYAATR zAa H'? ἼΛΟΤΗ; Äye 50 Μ. — Eh bien, siles parties d’un m&me tout ne se detruisent pas mutuelle- ment, et si ces elöments se detruisent les uns les autres, ils ne seront pas parties d'un meme tout; s’ils ne sont pas parties d'un m&me tout, 115. ne seront pas parties d'une matiöre unique. Bien plus, ces el&ments ne constitue- ront pas une matiere, puisque rien de ce qui existe ne se detruit lui-m&me, en vertu de la loi des contraires. En eilet, rien n'est son contraire ἃ lui- möme : les contraires s’opposent par nature ἃ quelque chose qui est autre qu’eux-mömes. Par exemple, le blanc n’est pas ἃ lui-m&me son contraire : c’est par rapport au noir qu’on l’appelle un contraire. On d&emontre de 1, Ame>»8%, 56712; KOyAATR 5°, KYaer SP”. — 3. mo) πὸ πὸ 5". — A. np 5.5, en ligature : ce signe annonce une comparaison. — 5. mporuK(a)an] nporukaan 55. — 6. ποκάξαλότ ca 5", ποκλξϑετ᾽ ca 5". — 7. ὦ zAk... ὦ nen] ὦ 3ΔῈ ἡ nen 55, avee A pour & (Bo) et chute de TEOPHTH = ποιεῖσθαι. — 8. HenkITAanie] HeNKITA- ἴα 5". — 9. npHXoAHTR 5, πρηχολήτη S?. — 10. BZHCKATH 55, Βα 3 μομάτη S”. — 11. coyıpHux... KAKol coyıpa akaky (akaz 55) ΟΟΥΒΗΧ ΒΑ ὙλΒΗΈΧ. Kaxo 8". ce 10 ἀμ [55] DU LIBRE ARBITRE. 779 > - 3 \ ’ ’ “ἷ Ian dv ’ m N Ian rn ᾽ \ — Οὐχοῦν ei! τὰ μέρη οὐχ ἔστιν ἀλλήλων ἀναιρετικά, ταῦτα δὲ ἀλλήλων ἀναιρετιχὰ τυγχάνει, οὐκ ἔσται ἀλλήλων μέρη" εἰ δὲ οὐχ ἔστιν ἀλλήλων μέρη", οὐχ ᾿ ἔσονται ὕλης μιᾶς. ᾽ x "Ν᾿ ιν “ns Ξ᾿ N, > " BLEN® ἌΣ x - , Ἀλλὰ μὴν οὐδ᾽ αὐτὰ ἔσονται ὕλη, τῷ μιηδέν τι τῶν ὄντων αὐτὸ ἑχυτοῦ ἀνχίρετιχον ὑπάρχειν N x n , ΄ , ν᾽» ἂν A ’ ’ € - ᾽ πὸ x \ ᾽ + χατὰ τὸν TOD ἀντιχειμένου λόγον. Οὐδὲ γάρ ἐστί τι αὑτῷ ἀντιχείμενον" τὰ γὰρ ἀντικείμενα ‘ ei 0 \ [4 ) - , τ x - x ᾽ x € - ’ ’ x 1 ᾿ ἑτέροις ἀντιχεῖσθαι πέφυχεν. Olov τὸ λευχὸν αὐτὸ ἑαυτῷ οὐκ ἀντίχειται, πρὸς δὲ τὸ μέλαν or ἀντικείμενον λέγεται" χαὶ τὸ φῶς ὁμοίως " ἑχυτῷ ἡ μὴ ἀντιχεῖσθαι δείχνυται, πρὸς δὲ τὸ , er 2, N WEN age ΄ “- “ ὙΠ ΄, \e , σχότος οὕτως ἔχον φαίνεται, χα! ἀλλα γοῦν" ὁμοίως πλεῖστα ὅσα. Ei τοίνυν καὶ ὕλη μία τις ἐν a ᾽ Be - ᾿ ΄ r διε - ᾽ ΄ ’ ΄ N - “ ἣν, οὐχ ἂν αὐτὴ ἑαυτῇ ἀντέχειτο" οὕτω δὲ" τῶν ἀντιχειμένων ἐχόντων τὸ un εἶναι τὴν ὕλην δείκνυται. \ = Pr = r » = x 14 10 Kai ἐπεὶ '" σὲ οἶμαι περὶ τοῦ χαχοῦ τὴν ζήτησιν ἑτοίμως ἔχειν ποιεῖσθαι, τὸν μὲν περὶ' δ, δ τῷ ΄ una) \ Seo _ N re g Na e RR 13 τῆς ὕλης παραλιπεῖν μοι λόγον δοχεῖ πρὸς γὰρ τὴν ἀπόδειξιν τοῦ μὴ τὴν ὕλην ὑπάρχειν ’ 4 ἰοῆσθαί + Dan. 10: \ - m 3% 7 15 x2,, 6 δεῖ Δ αὐτάρχως εἰρῆσθαι μοι φαίνεται" ΄. ᾿Εἰπὶ δὲ τὴν τῶν χακῶν ἐξέτασιν" ἔοχεσθαι δεῖ καὶ ἀναγ- , ᾽ 1% os \ Χχ ἀνθρώ Τὰ παρ᾽ ἀνθρώ N: \16 ΄ ἴδ , 41 Χαϊιῶς AVALNTELV τὰ παρὰ αν ρώτποις. α παρ ανύρωποις χάχα πότερον εἰ ἢ τυγχᾶνει me&me que la lumiere ne s’oppose pas ἃ elle-m&me, mais ἃ l’obscurit6; et ainsi de suite. Eh bien, s’il existait en plus des elements une matiere unique, elle ne se contrarierait pas elle-m&me; puisque les elements contraires se contrarient, il est prouv& que la matiere n’existe pas. Mais comme je pense que tu attends l’examen du problöme du mal, restons-en lä avec la question de la matiere. J’ai voulu montrer que la matiere n’existait pas, et j'’estime en avoir assez dit sur ce sujet. Il nous faut mainte- nant passer ἃ l’&tude du mal, et nos recherches vont necessairement porter sur les faits humains. Les manifestations du mal chez les hommes, je veux qui ne donne un sens qu’en le corrigeant d’apres le texte grec : coyıpa Akakx (sans doute correction de akaa), qui est sürement pour coyıpam (ou coyınak) 3AA, a dü ötre rajout6 au-dessus de la ligne, puis deplace, et le copiste a supprime un des deux BZ sarıkg- — 12. han Bo, ἡ 85. E (jusque 1.9) ἃ Ph S Ezn (depuis 1. 10). Bo 177,17-179,1. 1. > 5. mais il faut sürement retablir « si » dans le texie slave. — 2. εἰ δὲ οὐχ ἔστιν ἀλλήλων μέρη» ᾿ Phe S. — 8. οὐχ : 5 « πὶ », consequence de la lacune pr&ecedente. — 4. ἔσονται : S* « seront », S”« sera ». $ — 5. ἀντικείμενον λέγεται : 5. — ἀντίχειται. — 6. ὁμοίως» S. — 7. ἑαυτῷ ES, αὐτὸ ἑαυτῷ C Bo. — 8. yoüv> S, qui traduit πλεῖστα ὅσα par « nombreux ». — 9. οὕτω δέ E, οὕτως οὖν C Ph, οὕτως δέ Bo : S repond ἃ δέ τς plutöt αυὰ οὖν. --- 10. καὶ ἐπεί, d’apres S « et done puisque » (« et donc » peul r&pondre ἃ xat, cf. 8,9), - Ezn « et maintenant » : ἐπεὶ καί C Bo. — 11. ποιεῖσθαι... περί : ce passage est alter dans S. — 12. πρὸς γάρ 5 Ezn Bo, πρὸς δέ C. — 13. τοῦ μὴ... ὑπάρχειν C ΒΟ, οἱ cf. Ezn « que oncques elle n’etait » : S « que la matiere etait non increee » = τοῦ μὴ... «“ ἀγένητον» ὑπάρχειν, addition secondaire dans l’original grec de S, ou dans la traduction slave. — 14. Apres φαίνεται, S a le titre : « Recherche sur le mal » = ζήτησις περὶ τῶν χαχῶν. --- 15. ἐξέτασιν : le pluriel de S resulte d’une alteration. — 16. τὰ παρὰ ἀνθρώποις. Τὰ map! ἀνθρώποις χαχά Ph Bo, τὰ παρὰ ἀνθρώποις χαχά C; S est completement altere, mais suppose la lecon _ de Ph. — 17, τυγχάνει : S « seront ». *Fol.18v°. 780 METHODE D’OLYMPE. [56] ÜBpÄZEI CH ὦποτο χύιμετε ' pen, NECTR ApOYroE MAse CHXA ὦ cenk 280, ἐπε poanı ὠπράξιι" Hensirorarn. Mo hi UnOTZ φύλα EcTk πὸ WEPAZOMZ ὠτλατο- AoyEnz, θέκιπε. mo JAKoy a πὸ ApDYTHMZ MOAOKNKINZ, EAHKOME OYEO ΑΔΙΠΗΛ coyıpa HZBOAENTA HWARHZANIE MUOYTR, NÖ Ne TAKO? CA MOKAZAETR. Ne πὸ βέτεμα cemoy pWAOY Kocmoy CAMOMOy (ὦ ceKe ERITH nAye WEpAZz. Taxo ze? ἡ W® ZA moyma TAATOAATH" ἐπε πὸ θολὸν pERWRZ CACTARZ 62 WEpAzkx ἡμξτη, Ä πὲ ERITH MNOMOY πηϊούπογαιε ὦ cent. Aue me ECTR Er CATKOPENO ECTR zA0' ὠκφά3η 50 CATRopenn ὑδιμὲ IOKAZART CA, ἄπο ἡ oynom® HM AWBOAKHCTEO AM NOAOKNA’ CHIIZ. ἀπε ΔῊ MAKKI YACTBIT WEROETO® ZAAA” ΟΗΠΙΣ ΓὙΛΑΓΌΔΕΙΠΗ KRITH, COYTR πὲ ch TEAPERNA, NVA ἡ WNONOY CATEOPENOY ἘΜΤΗ HX’KE KO ἸΛΟΤῊ CATROENKL, ἦ TEUZ TAKomMe NOyach ἘΒΙΤῊ CATROPENOUZ" K(Z)ceE!" πὸ WT YACTHH CACTOHTR, Hi Kcee πὲ HE BVAETK YACTEMZ HE COYINEUR” JACTH ie ΟΥ̓ΕῸ BSAOYTR ἀπμὲ M Bcero NE πάλετε. Nueahnoroe ΟΥ̓ πὸ CATEOPENKIX YACTR ECTR TEAfERKNA, JACTh Me TAKZI NECATROPENA'!. Aue an A ce mpocrmuz'? caonecn, nkAue mknoraa ZA0 EraA ne stAue ukao, penme Apkrac cATKopuTH Boroy Bein’ Toraa me ΠΈΛΟ EM’ savoir si elles constituent des especes d’un genre ou des parties d’un tout qui serait le Mal. En eflet : si tu admets que ce sont des especes du mal, il n’ya pas un malen soi different de ses manifestations, du fait qu’on n’observe les genres que dans leurs especes. Par exemple, le genre animal s’enonce comme un attribut de certaines especes, ἃ savoir de l’homme et des &tres semblables, et de tout ce qui est anım& et dou& du mouvement spontane, mais il n’apparait pas comme une r£alite. Si nous disons que ce genre existe sans pretendre qu'il existe en soi en dehors de ses esp£ces, il faut de möme dire du mal, dont nous avons fait un genre, qu’il a son existence dans ses especes, mais qu’il n’est rien d’autre en soi. S’il en est ainsi, le mal sera cr&6, car ses especes : le meurtre, l’adultere, etc., apparais- sent cr&£es. Si tu admets au contraire que ces manifestations du mal sont des parties d’un tout qui est le Mal, comme elles sont erödes, le mal est lui aussi necessairement er&e. En eflet, un tout dont les parties sont er&&es doit &tre 1. χόμετιε S:: lire sans doute Koypeum = θέλοις. --- 2. POARI ὠπφάϑιι 55, poAnı H Ürpazmı SP. — 3. TARo 55 : lire peut-Ötre TAKZ. — A. TAKO ie 5", qu’on peut lire aussi bien TAKome (= TAanomAe). — 5. HA ὦ 55, correction au-dessus de la ligne, peut-ötre d’une main postörieure, de πὸ barre. — 6. oyBon ὌΝ OYEHÄCTEO 55 — 7. MOAOEHA S° : lire sans doute noAoR’NAA S®. — 8. YACTkM Nksoero S° (compris 10 15 10 ΕΝ a a nn [57] DU LIBRE ARBITRE. 781 Ri IA ἐς ΠΩ ΡΕΥ ; Ἄνες ὁ ἦν ᾿ χαχοῦ ἢ μέρη; Εἰ γὰρ εἴδη ταῦτα ἐκείνου φάναι θέλοις", οὐκ ἔστιν ἕτερον παρὰ ταῦτα χαθ᾽ ἑαυτὸ τὸ κακόν, τῷ τὰ γένη ἐν τοῖς εἴδεσιν ἐξετάζεσθαι". Οἷον΄ τὸ ζῷον γένος ἐστὶν Kar’ εἰδῶν ἢ χατηγορούμενον, τουτέστιν χατά τε" ἀνθρώπου καὶ τῶν ὁμοίων᾽, ὅσα TE ἔμψυχα ὄντα τὴν προαιρετικὴν κίνησιν ἔχει, ἀλλ᾽ οὐχ οἷόν zu? δείκνυται. Τοῦτο δὲ εἰ γένος εἶναί φαμεν «μὴ; ἕτερόν zu? καθ᾽ ἑαυτὸ ὑπάρχον παρὰ τὰ εἴδη, οὕτω δὴ καὶ περὶ τοῦ - ᾿ , ΝΑ ΄ " ΄ m " v Π ἡ χαχοῦ λέγειν ἀνάγχη, ὃ δὴ "" γένος εἴπαμεν, τὴν σύστασιν ἐν τοῖς εἴδεσιν ἔχειν, μὴ εἶναι Fr ᾿ q : & δ, A P q ὶ \ » δέ τι" ἕτερον καθ᾽ αὑτό'", Ei δὲ οὕτως ἔχει, γενητὸν ἔσται" τὸ χαχόν" τὰ γὰρ εἴδη Rap ‚ τ γενητὰ ὄντα δείκνυται, οἷον φόνος καὶ μοιχεία χαὶ τὰ τούτοις παραπλήσια. Εἰ δ᾽ αὖ πάλιν μέρη τινὸς χακοῦ ταῦτα εἶναι θέλοις "᾿, ἔστιν δὲ ταῦτα γενητά, ἀνάγκη ’ - x e L gr "πὶ N x 2 τ ’ m € EB 4), 4} ἘΞ Ξ “ 2 AR χἀκεῖνο γενητὸν ὑπάρχειν' ὧν γὰρ τὰ μέρη γενητά, ταῦτα ὁμοίως ἐς ἀνάγκης εἶναι γενητὰ τὸ γὰρ ὅλον Ex μερῶν συνέστηχεν, χαὶ τὸ μὲν ὅλον οὐχ ἔσται μὴ τῶν μερῶν ὄντων, ἔσται δὲ τὸ έ A Δ x ὅλ. - Οὐδ N δ ἐν ", 45 IT, ΄ ἘΣ ἈΞ ΄ μέρη χἂν μὴ τὸ ὅλον παρῇ. Οὐδενὸς δὲ τῶν ὄντων “" μέρος μέν ἐστιν γενητὸν, μέρος x - 7 -ῳ ΄ =‘ ε δὲ" ἀγένητον. Εἰ δὲ καὶ τοῦτο συγχωρήσαιμι 7 τῷ λόγῳ, ἦν ποτε τὸ καχὸν ὅτε ὁλόχληρον οὐχ ἦν, τουτέστιν πρὶν δημιουργῆσαι τὴν ὕλην τὸν θεόν" τότε δὲ ὁλόχληρον γίνεται ὅτε πρὸς egalement ογόό, puisque le tout est un οοπιροϑό de parties, et que le tout n’existera pas sans les parties, tandis que les parties existeront m@me en. Pabsence du tout. On ne trouve pas dans la realit6 de tout dont une partie soit cr6se, et une autre incrö6e. Mais je consens ἃ envisager cette hypothese : nous dirons quily a eu un moment oü le mal existait, mais incomplet, ἃ savoir avant que Dieu n’eüt ordonne la matiere. Il n'est devenu un tout complet que quand l’'homme a &te form& par Dieu, puisque les manifestations peut-ötre yacr» umk ποέγο, comme lit Bo), yacrn nknoero SP. — 9. zäna S: (= 3Δλ). — 10. w(z)cee] παοῖς 5". — 11. YACTh ie NAKZI MECATRONENA est rajoute dans 5" au haut de la page. — 12. mpoerunz 5", mpoerkuz 5". — 13. EM Se, un 55. C Ph (sauf 1. 2-7) S Ezn. Bo 179,119. 1. ἢ : 5 «et», ἃ corriger en « ou ». — 3. θέλοις : S « il veut » = θέλοι, mais la forme est sans doute alteree de « tu veux». — 3. τῷ... ἐξετάζεσθαι : S « du fait d’observer les genres par le moyen des especes » = τῷ τὰ γένη τοῖς εἴδεσιν ἐξετάζειν, mais il peut s’agir d’une traduction libre. — 4. Tout ce passage est altere, autant par la faute des editeurs que par celle des manusecrils. — 5. xar’ εἰδῶν S, xar’ εἶδος ἃ Bo. — 6. κατά τε C, κατά γε Μά Bo. — 7. τῶν ὁμοίων : S traduit « les autres choses semblables » = τῶν ἄλλων ὁμοίων. --- 8. οἷόν τι] οἷον τε ἃ Bo, et de m&me sans doute S « ainsi » (ou « tel »). — 9. δείκνυται... ἕτερόν τι C (sans μή) : S « car nous ne disons pas que c'est quelque genre en soi en dehors des especes » = τοῦτο γὰρ οὐ (οιι τοῦτο δὲ εἰ μή, ef. 50,2) γένος τί φαμεν καθ᾿ ἑαυτὸ εἶναι (OU ὑπάρχειν) παρὰ τὰ εἴδη, traduction un peu large (sans ἕτερον, mais avec la negation conserv6e) du texte de C; Bo δείκνυται τοῦτο. Οὐ γὰρ γένος εἶναί φαμεν ἕτερόν τι, en partie d’apres le slave. — 10. ὃ δή C:S«carce 406 » Ξε ὃ γάρ ou ὃ δή, τὸ γάρ Bo (τό Md). Le slave parait couper la phrase apres ἀνάγχη, et faire de γένος le sujet de ἔχειν. --- 11. δέ τι S Bo, δ᾽ ἔτι C. — 12. χαθ᾽ αὑτό C, καθ’ ἑαυτό Bo. — 13. ἔσται C Ph Bo, « est » S. — 14. θέλοις C, ἐθέλοις Ph Bo; S « tu dis ». — 15. τῶν ὄντων: S « des choses cr&edes » = τῶν γενητῶν (ou traduction libre). — 16. δέ C Ph, δὲ «πάλιν» Bo, d’apres S « d’autre part », qui n’est qu’une traduction renforc6e de δέ. — 17. συγχωρήσαιμι C Ph Bo: S = συγχωρήσαιμεν. “ *Fol.19r°. 782 METHODE D’OLYMPE. [58] ETAA WT EOTA CATEOpH CA JAKZ’ YACTHM' πὸ ZAA YARZ ECT TEOpENR. M ἐπε WTEWAOy Eme kam ἘΒΜΙΤῊ ZAOy BÜNeNZ BAACTR CATKÖPHRZ ΒΟΓΧ᾽ πε Ne a0npk HMKTH MNHTR ΜῊ CA, ce ὁ Εὐ5Ὲ TAATOAATH. ἄμμε AH NHEAHNOTORE WT ceWw XOıpemm raaroaaTn, ΔΈΛΤΑ ἢ ze mEnoEro ZAaro pegemmm KRITH, CATKOPENN ἐπιὸν BEITH Kakeum" ΔΈΒΗΪΕ πὸ ΜΈ ΕῈ HAYATOKZ* ERITTA Πρμέμλετ, AK μὰ NMYCHKE HNOTO ΠΑῚΣ CHXZ ZA0E παρέιμη Amann“ ποὲ 50 akhnie ZA0 Apgroe maye * coyıpmy® 5x sasıykx Anauım ΠΟΒΆΞΑΤΗ; HAxome 50 AkHeTKRoyAh πὲ πὸ ECTHCTKA® caoBecH 3Δ17 ECTn, πό HZEOAENIA χε πράπογ", CHUCKÄA ΒΟΛᾺ TEOPHTH WT πηχλε M ZAZ TAATOAATH ca ἰπαρέμεητε! Hua! npme- MAETB, BApHRA CADBECENB IIOKAZANXA. — NamenY ze OYEO, ὠ Apoyase, CAOKEcH AOKAKNK TAATOAATH CA MNHTR UM. M Tene ze ne ΟΥ̓ΤΑΙΆΤΗ οα "ἢ nm ἀπὸ κήπλο" ὙΛΕΖ BAHAKHKH ΟΥ̓ΠΈΤΑΤΗ AMATR npAnz oyaonk'?" Kenn!” πὸ KONEUNOE HCNKTANIE WEANYENTE NOAAETR Ark. Tku me, Ape ΤῊ Eorn roak, ἡ ΜΗῈ moaamn BANpOC’HATO cAoRece MAAHIXZ NOKZIPAWATH BOAHKUOY. CHE KO HCTHNNOMOy ΙΒῈ WEpKkern um ca MNHT, Ne NOTOYEAAENOY TEOEMOY CAOBECH BANPAWANTENR MOHMZ" TOUNOY KO ERIKIN MONAT TANID WT EAHNATO παν, MKOME ECTh HCTHNA Haskıparn ca Auara. Tante 50 cA du mal, qui en sont les parties, sont l’euvre de l’homme. Et des lors c’est Dieu, comme ordonnateur de la matiere, qui sera cause que le mal existe en totalite : röle qu’il ne saurait &tre juste d’assigner ἃ la divinite. Mais tu peux repousser les deux theses ἃ la fois, et concevoir les mani- festations du mal chez les hommes comme des produits de l’activite d’un Mal agissant. Alors tu denonces le mal comme ογόό, car l’activite d’un &tre agissant aun commencement; et d’autre part tu ne peux faire du mal rien de plus que ses manifestations chez les hommes, car quel produit d’une activitE mauvaise as-tu ἃ indiquer en dehors des actions humaines? Nous avons vu en effet que l’ötre agissant n’est pas me&chancete en tant que substance, mais d’apres la facon dont il se conduit volontairement, et en tant qu’il choisit d’accomplir les actes qui lui valent l’appellation de möchant : c'est une des pr&misses que j’ai &tablies dans ma d&monstration. 1. Ἡλοτμή 85". yactn 5}. — 2. akania 5: : lire sürement akHnie (Bo) ou plutöt ΔΈΗΙ = πρᾶξιν. — 3. aknnie 5: akania SP, d’apres la copie et les notes de Bon- ρας | I wetsch. — 4. NAYATOKZ S°, avec ὃ par rature sur A (lu sans doute NAYA TARA). — ὶ ἢ ; τ Lee BE SRRIBE 5. coymnx 5°, cXıpe S®. — 6. ectsa 5": ΕΟΤᾺΝ 5, d’apres la copie de Bonwetsch. — 7. 328°: lire peut-Ötre ZAn = καχία (Bo). — 8. πό Hznoaenia me πράου 5", πὸ HZBo- AENIW ie npAna S”. — 9. napeuenie Hua S°: la variante ἃ supprimer est NApeEueNIe, 10 A [59] DU LIBRE ARBITRE. 783 δ τοῦ θεοῦ γέγονεν ἄνθρωπος" τῶν γὰρ μερῶν τοῦ χκαχοῦ ἄνθρωπος ὑπάρχει ποιητής. Καὶ τὸ ἐντεῦθεν' τοῦ ὁλόχληρον εἶναι τὸ καχὸν αἴτιος ἔσται δημιουργήσας ὁ θεός" ὅπερ οὐκ εὖ ἔχειν μοι τοῦτο περὶ θεοῦ «λέγειν: " δοχεῖ. Εἰ δὲ οὐδ᾽ ὁπότερον τούτων εἰπεῖν ἐθέλοις, πρᾶξιν 8. δέ τινος χαχοῦ εἶναι λέγοις, γενητὸν 5 ὑπάρχειν αὐτὸ μηνύεις" ἡ γὰρ τοῦ τινὸς πρᾶξις ἀρχὴν τοῦ εἶναι λαμβάνει. Πρὸς δὲ" τούτοις οὐδὲν ἕτερον παρὰ ταῦτα τὸ χακὸν" εἰπεῖν ἔχεις" ποίαν γὰρ πρᾶξιν χαχὴν ἑτέραν παρὰ τὰ ἐν ἀνθρώποις δειχνύειν ἔχεις; Ὅτι γὰρ ὁ ἐνεργῶν οὐ χατὰ τὸν τῆς οὐσίας λόγον ὑπάρχει χαχία", κατὰ δὲ τὸν τῆς προαιρέσεως τρόπον, τοιαῦτα πράττειν ἐπαναιρούμενος ἐξ ὧν - N r νᾺ Κ' - τοῦ καχὸς λέγεσθαι" τὴν προσηγορίαν ᾽" λαμάνει, προλαδὼν ἔδειξα τῷ λόγῳ. 10 [E — Τὸν μὲν οὖν ἡμέτερον, ὦ φίλε, λόγον ἱκανῶς εἰρῆσθαί μοι δοχεῖ. Καὶ σὲ δὲ μὴ λανθάνειν νομίζω ὅτι ἕκαστος ἄνθρωπος τοὺς πλησίον ᾿" παραιτεῖσθαι πέφυκεν εὐχολώτατος" A γὰρ τῶν πραγμάτων '" ἀχριδὴς ἐξέτασις τὸν ἔλεγχον παρέχει σαφῶς. Ὅθεν, εἴ σοι φίλον ᾽ ΄ N Am \ r a en En ἢ 5 ΄ ᾽ deck 7 O5 ἐστί, χαὶ ἐμοι παράσχες τὸν τῆς ζητήσεως λόγον βραχέα ἀναπυθέσθαι προαιρουμένῳ. Ἅυτω ὰρ τὸ ἀληθὲ θα mar οτος τοῦς ὦ ol com) obı Adydu mal Een γὰρ τὸ ἀληθὲς σαφῶς εὑρηθήσεσθαί μοι δοκεῖ, οὐχ ἀναιρουμένου τοῦ σοῦ λόγου τῇ ἐμῇ 15 ’ » \ ΄ er ᾽ x er € - r r Ϊ x r ’ 6 ἐρωτήσει" LONG γῶρ γεένομενης τῆς ζητήσεως προς εχχστου Ὥμων, οποιὰ ἐστιν Ἢ an ειχ A. — La these que nous avions posde, mon ami, ἃ ὁϊό discutee d’une facon que j’estime satisfaisante. Mais tu n’ignores pas toi-m&me, je pense, 5 ν que tout homme est par nature on ne peut plus enclin ἃ contester les alle- - gations d’autrui : ce n’est que par un examen minutieux des choses qu'on _ arrive A la convietion complete. C’est pourquoi, si tu le veux bien, je te Ρ q ᾿ς _prie de me donner ἃ mon tour le röle d’enqueteur et de satisfaire ἃ mon desir de poser quelques questions. C’est le bon moyen d’atteindre sürement ἃ la y verite, sans d’ailleurs que mon enquete detruise ton argumentation : que q chacun de nous se livre ἃ une recherche &gale, ce sera une garantie pour oO δ la connaissance de la verit6. Car il est βὰν que la verite reste souvent cachee ἃ d’apres Se 10. οὐταῖτη ca 5", οὐταήτη ca 55. — 11. κιιήχιλο 5", KaAma0 S”. = — 12. oyaork I. OYAOER S> : Ja lecon de S* invite ἃ retablir un comparatif (en ο΄ valeur de superlatif), oyaos'ke (adv.) ou oyaorku (adj.). — 13. πειμηὴ S°, nem Bo = (d’apres S®?). =. Fi , € (jusquel. 9) Ph (jusque 1. 8) S Ezn (abrege). Bo 179,19-180,10. 1. τὸ ἐντεῦθεν Ph, τοῦ ἐντεῦθεν C Bo. — 2. λέγειν S Bo,> C. — 3. πρᾶξιν : le pluriei du slave doit resulter d’une alteration. — 4. ὑπάρχειν αὐτό (ou αὐτόν) C, αὐτὸ ὑπάρχειν Ph Bo (et S, qui ne prouve rien). — 5. πρὸς δέ C, πρὸς δή Ph Bo. — 6. παρὰ ταῦτα τὸ xaxov Ph S Bo, παρ᾽ αὐτὰ τὰ χαχά U. — 7. παρὰ τά] παρὰ τό (et παρὰ τοῦ) Ph, παρὰ τάς C Bo: S -- παρὰ τά ou παρὰ τάς. — 8. χαχία Ph Bo, χἀχεῖνα 6: 8 « mauvais » — χαχός, qui peut δίγο alter& de « m&chancete » — καχία. --- 9. τοῦ χαχὸς λέγεσθαι 7 S, et cf. 39,10, et Ezn « un nom de malice » : τοῦ καχῶς λέγεσθαι C Bo. — 10. τὴν προσηγορίαν : S -« Yappellation, le nom », variante de traduction. — 11. τοὺς πλησίον S, peut-Eire pour τὸν πλησίον, Bet. 35,3. — 12. τῶν πραγμάτων « des choses » S*, « de la matiere » Bo (d’apres 5» ἢ). * Fol. 19v°. * Fol. Το: 205 784 METHODE D’OLYMPE. [60] IIHÖTRIKABI NO HOTHnk NeHCHKITNA COyIHH CAOBECENE AHCTHNA. Tku ze πολὺ TOroME KAZAANIA' MOAOYIHTH WT TERE" " CHYE BO IIOKAZAKUIOY CA KOAMIENMOy CA TREpATD HZKOAHTH CTIOHNWE KOMOYRAO BOYAcTR Mk. — Nu cauız mie oYRO ÄZA, W ΤῊ, CAORECH MOEMOY NE ΧΟ AA BERA HCHHITAHIA BOYAETR" NH 5 NUX’AIE BO BApHRZ px, ἀπμε ἡ πρότηπηο ἐοτε ἠπμμεμδ ἐμ", ρέπογ, ἡ 3 ἈΝΊΕΙ πὲ ECkun ceMoy ΒΑ ΞΑΠΡΑΙΠΑΤΗῊ CA Χύμμογ, ἡ TERE ΠΌΛΙ ΒΟΕΙΟ ΜΟΙΒΕΝ KAnpamania ca Apksarn. WT cero πὸ KEAHKAA ΠΟΛ’ ΞΟΒΑΤῊ 11} LIND” ἠςΠΗΙΤΑΗΟΥ KO ERIKIUW cAoKecH um Auk, ἐπε Ne MRIMIAENTeHE? HCTHNNATO APkKATH CA, ΗΖ 5kad HcnnTaniemn‘ ROyAcT um. ΤΠ ze ck’ NBINA CAORO NAYHNAH. — ΒΟΓΟΥ RAATOy ΔῊ TAATOAELIH KEITH; — Baaroy TAATOAw KEITH. — Baaro me ἐπε πημκοότγοκε ZAA TEOPHTH, Emoyke ZAOy EBITH Γλλγολέμε; — Kaso ze ὦ ceum 3ΔῈ Kanpamaenın, βέκιπε ὠ oyron® ἦ ὦ amsoakhersk ἡ ApOYTKIXZ ΠΟΛΟΒΉΒΙΧ ΟΗΠΖ, Hau ὦ ὀμΈχα EAHKOME oy50 ch” curkszumu cATBÖPHTH NANOCATR ca Kozieu® * COyAWU, Mike CTPAZKMIHHN KA IpaRAY ZAA CA UNATR BAITH, COyAZ NPHEMAMIHENZ? K NUxXE MECTO cukıua zÄHıXZ CATEOPHTH; Äye πε oYB0 ὠ apkuae TAATOAANBIX TEOPH CAORO, KOTA NE NEKOY CHIUK τπύφηλ᾽ Becaonkenoy'” 50 UND ERITH Eike NPHKAHKATH CAS’ ΒΟΤΟΥ, Ark coyıpemz Hzkoaumm ch! CATEOPHTM. faute d’un examen suflisant. C’est pourquoi je te demande de m’accorder cet &change de bons oflices : on verra ainsi quelle est la these la meilleure, ce qui donnera evidemment ἃ chacun de nous la possibilite d’adopter en toute certitude l’opinion juste. M. — Mais moi non plus, mon cher, je n’entends pas soustraire mon raisonnement ἃ la critique, et je declare l’accepter möme sur les points que j’ai deja etablis comme premisses, s’ils se trouvent constituer un obstacle ἃ la discussion : c’est de tout caur que je desire que mon argumentation soit soumise Al’examen, et je te prie de t’y employer de toutes tes forces. J’estime en effet que j’en tirerai le plus grand profit : une critique precise me vaudra de m’attacher A la verit& non par conjecture, mais par une e&tude approfondie. Eh bien allons, maintenant prends la parole. A. — Tu dis que Dieu est bon ? 1. παξλληῖλ 5", βαβαλληὶλ 5) (d’apres la copie de Bonwetsch). — 2. ἠπμεϑ ἐδ S®, AıpenomY SP. — 3. me mniutaenfenk Bo: NALIKILIAENTENB 5". — 4. Skad Acnkım TAnNiemn 5° : restituer peul-ötre skad HENIBITANTENB, ci. 34,7, το 5.08. S°, cen dans la copie de Bonwetsch (lecon de 557) : Πρὸ peut-&tre cd l=c$) ἡ. e) .. x rn x .. Ἢ ah at BB: oyson Sa, oysifiersk Sb, — 7..ch 835, cia 8". — 8. παῖε 5", sainuz 5". σι 10 15 ΣᾺ, χῷ δ΄ 10 15 [61] DU LIBRE ARBITRE. 785 βεθαιωθήσεται. Κρύπτεται γὰρ πολλάχις (ὡς) ἀληθῶς ἀνερεύνητος οὖσα τῷ λόγῳ ἡ ἀλήθεια. Ehe ει πῆς are διοιδες > ae SS NEE ee royoelle: ξιῶ τῆς αὐτῆς ἀμοιθῆς τυχεῖν παρά σου" οὕτω γὰρ δειχθέντος τοῦ χρείττονος (τὸ) μετ᾽ ἀσφαλείας ἑλέσθαι τὸ συμφέρον ἑχάστῳ παρέσται σαφῶς. — Οὐδὲ μὲν οὖν αὐτὸς ἐγώ, ὦ οὗτος, τὸν λόγον μου βούλομαι ἀνεξέταστον ὑπάρχ ειν᾿ οὐδὲ γὰρ ἐν οἷς προλαδὼν εἶπον, εἰ καὶ ἀντίκειται' τῷ ζητουμένῳ, φημί, πάσῃ δὲ προαι- ρέσει τοῦτον ἀναζητεῖσθαι βούλομαι, καὶ σὲ εὔχομαι πάσῃ δυνάμει τῆς ζητήσεως ἔχεσθαι. Ἔχ τούτου γὰρ τὰ μέγιστα ὠφεληθήσεσθαί με νομίζω: ἐξετασθέντος γχρ τοῦ λόγου μου σαφῶς, τὸ μὴ ὑπονοίχ" τοῦ ἀληθοῦς ἔχεσθαι, ἀλλὰ πάνυ (ἀχριθεῖ) ἐξετάσει ἡ παρέσται μοι. "Odev φέρε᾽ νῦν τοῦ λόγου ἄρχου. — Τὸν θεὸν ἀγαθὸν λέγεις εἶναι; - Ἀγαθὸν λέγω (εἶνα!). — Ἀγαθὸν δὲ τὸ μηδὲν χαχὸν πράττειν, ὅπερ χαχὸν εἶναι λέγομεν : p ᾽ v a — Πῶς" δὲ περὶ τούτου τοῦ καχοῦ πυνθάνει, ἤτοι (πότερον) περὶ φόνου χαὶ μοιχείας χαὶ τῶν ἄλλων τούτοις παραπλησίων, ἢ περὶ ἐκείνων ὅσα οὖν τοῖς ταῦτα τολμήσασι πράττειν ἐπιφέρεται (ἐπιτίθεται) τῇ τοῦ θεοῦ δίκῃ, ἅπερ τοῖς πάσχουσι διχχίως χαχὰ δοχεῖ εἶναι, δίχην λαμβάνουσιν (διδοῦσιν) ἀνθ᾽ ὧν ἐτόλμησαν καχῶν πράττειν; Εἰ μὲν οὖν περὶ τῶν πρότερον εἰρημένων “ ἐποιήσω τὸν λόγον, τὸν θεὸν οὔ φημι τούτων ποιητήν" ἄλογον γὰρ v οἶμαι εἶναι τὸ προσφέρεσθαι (προσδάλλεσθαι) τῷ θεῷ, Ev τῷ φανερῷ ὄντων τῶν ταῦτα M. — Oui. A. — Etre bon, c’est ne faire aucun mal, et en faire, c’est &tre mauvais ἢ M. — Mais ce mal sur lequel porte ta question, comment l’entends-tu ? S’agit-il du meurtre, de l’adultere et des autres crimes semblables ἢ Ou bien s’agit-il de toutes les peines que la justice divine inflige ἃ ceux qui ont eu la t6merite de commettre ces crimes, peines qui semblent un mal ἃ ceux qui les subissent justement et qui recoivent le chätiment du mal qu’ils ont ose accomplir? Si tu as voulu parler du mal qui a dejä fait l’objet de notre discussion, je nie que l’auteur en soit Dieu : il est pour moi absurde de le rapporter ἃ Dieu, quand on a sous les yeux ses auteurs responsables. — 9. mpmemamenz 5°, npienamıpuuz 5). — 10. Becaonkenoy 5", πεϑολοβέοην 55. — 11. ch 5", ciA 55. S Ezn (abrege). Bo 180,19-182,3. 1. εἰ χαὶ ἀντίχειται : litteralement εἰ χαὶ (ou x&v) ἀντιχείμενον 7, mais le slave a sans doute conserv& le singulier du verbe grec, avec sujet neutre au pluriel (ἐν οἷς προλαδών « les premisses », plutöt que ὁ λόγος). La phrase est un peu embarrassee, et le sens n’est pas sür. — 2. μὴ ὑπονοίᾳ, par correction de S. — 3. πάνυ ἐξετάσει : on peut supposer une lacune, et retablir d’apres 35,7 « par un examen tres < achev6 > », traduisant ἀχριθεῖ ἐξετάσει. --- 4. φέρε : S « eh bien » (Bo), mais le copiste de 55 a dü comprendre « ce (discours) ». — 5. Bonwetsch met ἃ tort ces paroles dans la bouche de l’heterodoxe, et conjecture la chute d’une reponse : « Je dis » apres « nous disons » — λέγομεν. — 6. τῶν πρότερον εἰρημένων doit renvoyer, non aux lignes 13-14 : «le mal dans le premier sens » (Bo), mais ἃ toute la - discussion anterieure; cf. 63,9. * Fol. Ve 20° 786 METHODE D’OLYMPE. [62] ἄμε am Mmme ΔΈΛΕΟΣ akaa ZÄNK WT KOTA CA ΟΑΤΒΟΡΗΙΠΑ CAOKO TEÖpHUUM, TO ἡ πὲ peny mn Mno 3ΔᾺ coyTk, NZ πρλβέληλ. Akno πὸ Ectn Anome no Herumk cATKöp- woyeuY ZAna npasan MPIHMATH coyAz’ EMAme MPAROMOY HHKTOME Ne peser zA0y BRITH, pAZZEK ὠπότο EAlnoro NOAELTAWINATO € ΔΟΕΡΈ. M nrınkumnda πὸ oyronga' WT crapkäumnz coyaz mpienamıme? penY ΔΟΕΧΡῈ npinmaTn. Aospo npinmarH «πεν TAATOAWTR", HA ΠΡΟΤΗΒΗῈ 310) ἔτ πὸ KoTomAw! «5105 ΔΈΝΙΒΗΧ Moyack npanangoe ΜΗ ΆΤΗ πεπραβαήπο. Nz πὴ me pesenn cemoy ΒΕΗΙΤῊ 3ζΔογ. — ἢ ἀξκα nd cauz πὸ u πὸ herunk Hcrunnwu® ἘΜΤῊ cHIIZ TAATOAR. ΞΕ ÄG& NAXe Apkuae cATKo/pM ὁλομὸ, ὦ cux KZMpAWANInKZ” ÄRA KApuRZ wWTakpax, υὖ TR, Mkome ΠΟΤᾺ WECTR CHIZ TROpeNR. Ἧτο ne OYRO MNATR TH CA EBITH CH® 2AAA; ὠ HUXZE πὸ βαπϑλιπλπις ἈΔῈχ pazoyuknie noaax pAZAoyıHRz CAORECENIK" A Eke Ἰοόμπον ἢ KRITH KAKO NE TAATOAELIH ἐμὲ, ἀπμὲ ΔῊ AKo ἡ ECTRETBA HAH πὸ ἡ CRRIKNAM CA ECTKCTRWUR; ἀψε Ed ἀκα" ἐοςστεοταύμ Auz'!!' KEITH TAATOACLIH, BAAZNHUIM CA CAOBECENIR" ÄIIE AU ἀπὲ CHKIKINAM CA, TAKO PEKY ΕΜ ΤῊ. — Ama ne OYy50 pAZANUHTH Xöpemm KANPAMANTE ME, KAKO CHMZ CHRIKIIEN CA KKITH TAATOAELIN ἦ KÖMOY H WTKOYAA npmmoca unk raaroan Heut. v o 2 ͵ = 2 — Mxome KO NMITORE WT ZAHIX πὸ ECTRCTBENOUN CAOKRECH ZA0 ECTR βάρηβζα Mais si c’est du mal inflige par Dieu comme chätiment des actions mauvaises que tu entends parler, alors j'affiırme que ce n’est pas un mal, mais que c'est de l’öquite. Car il convient evidemment que l’auteur du mal recoive la juste punition de sa faute; et de la justice, personne ne dira qu’elle est un mal, hormis toutefois celui qui en subit justement les eflets. Ainsi actuellement, quand nos criminels sont punis par les magistrats, je pretends que le traitement qu'ils recoivent est un bien. Eux ne disent pas que c'est un bien, mais un mal au contraire : c'est le propre des mal- faiteurs d’estimer la justice injuste. Mais nous, nous n’admettons pas que ce soit un mal. A. — Je dis moi-möme que tu as entierement raison. M.— Quant au mal dont tu as parl& pr&ec&demment, j’ai deja repondu ason sujet, mon cher, que Dieu n’en est pas l’auteur. Mais comment done l’entends-tu, ce mal? Sur le mal qui faisait l’objet de tes recherches, je {αἱ fait connaitre mon opinion au moyen d'une distinetion que j’ai introduite: tu n’en parles plus, et tu ne me dis pas de quelle maniere tu envisages le l. oyKonya Si SRinya SON NPTEMAMIpE S° : lire sans doute npTemamıpa, acc. plur. — 3. Ne TAATOANTR| Ne> 85", raarvam Bo. — A. κοτόπα) KARAW ΘΝ — 5. za0 Bo,> Β΄. — 6. Horunnwu S°, HOTHN’nhINZ SP. — 7. BANPALANIHXZ 5° : lire sans doute KANPAWANZ ou KANPAWANZ zÄnıX2. — 8.,08/S®, ΟΣ 10 10 15 [63] DU LIBRE ARBITRE. 787 πράττειν προελομένων. Εἰ δ᾽ ἅπερ' τῶν ἔργων ἕνεχα χαχῶν ὑπὸ τοῦ θεοῦ ἐποιήθη τὸν λόγον ποιεῖ, οὐδέ φημι αὐτὰ ὅτι χακά ἐστιν, ἀλλὰ δίχαια. Προσῆχε γὰρ ὡς ἀληθῶς τὸν ποιήσαντα (πεποιηχότα) τὰ χαχὰ τὴν ὀρθὴν λαμθάνειν δίκην" ὅπερ ὀρθὸν οὐδεὶς λέξει καχὺὸν εἶναι, χωρὶς ἐχείνου χαὶ μόνου τοῦ ὑπέχοντος αὐτὸ χαλῶς. Καὶ γὰρ τοὺς νῦν φονέας πρὸς τῶν ἀρχόντων δίκην λαμβάνοντας χαλῶς φημι λαμβάνειν. Ἰζαλὸν λαμθάνειν - οὐ“: λέγουσιν ", ἀλλὰ τοὐναντίον χαχόν" ἔστι γὰρ ἑχάστου τῶν Aa >oUpywv ἀνδοῶν ἡ τὸ δίκαιον νομίζειν ἄδικον. Ἀλλ᾽ ἡμεῖς οὔ φαμεν τοῦτο εἶναι κακόν". — Κἀγὼ γὰρ αὐτὸς ὡς ἀληθῶς ἀληθὴ εἶναι ταῦτα λέγω. - Tlepi δ᾽ ὧν πρότερον ἐποιήσω τὸν λόγον, περὶ τούτων τῶν ζητημάτων (ἐρωτημάτων) ὅ ἐγὼ προλαδὼν ἀπεκρινά!ην, ὦ οὗτος, ὅτι ὁ θεὸς οὐκ ἔστιν αὐτῶν ποιητής. Τί δ᾽ οὖν δοχεῖ σοι εἶνα: ταῦτα τὰ χαχά; Περὶ γὰρ ὧν ἐπυνθάνου χαχῶν τὴν γνώμην παρέσχον διελὼν τῷ λόγῳ" τὸ δὲ τί εἶναί πως" οὐχέτι λέγεις, πότερον ὥσπερ οὐσίας ἢ ὥσπερ τὰ συμδεθηχότα ταῖς οὐσίαις. Εἰ γὰρ ὡς οὐσίας αὐτὰ εἶναι λέγεις, σφάλλῃ τῷ λόγῳ" εἰ δ᾽ ὡς τὰ ouubehn- χότα, οὕτω φημὶ εἶναιδ. — ᾿Επεὶ τοίνυν διελεῖν θέλεις τὸ ἐρώτημά μου, πῶς ταῦτα oumbebnzura εἶναι λέγεις χαὶ τίνι χαὶ πόθεν φέρων" μοι λέγε σαφῶς. - Ὅτι γὰρ (μὲν)"" οὐδὲν τῶν χαχῶν χατὰ τὸν τῆς οὐσίας λόγον χαχόν ἐστι προλαδὼν mal, si c’est comme une substance ou bien comme un accident de la subs- tance. Si en effet tu en fais une substance, ton raisonnement est faux; si tu. en fais un aceident, nous sommes d’accord. A. — Eh bien, puisque tu veux introduire cette distinetion dans la question que je pose, comment comprends-tu le mal en tant qu’accident ? C’est un accident de quelle substance, et quelle est son origine? Allons, explique-le-moi nettement. Μ. — Qu’aucune des formes du mal ne soit un mal en tant que substance, — 9. ycömoy 5", yeconY 5». — 10. ἄκη S®, ἄπο SP, et de meme 1. 14. — 11. Auz Bo : Aust 8. S Ezn (lres abrege). Bo 182,3.183,1. 1. ἅπερ : anacoluthe dans le texte slave. — 2. «οὐ; λέγουσιν, οἵ. Ezn. « les assassins... n’appellent pas bienfaisants ceux qui les chätient, mais tres mechants ». Le slave doit masquer quelque locution grecque, comme εὖ πάσχειν... χαχῶς. — 3. Le slave, altere, repond exactement ἃ ἔστι γὰρ ἕκαστος τῶν ποιούντων ἀνήρ (ou ἀνδρῶν), mais la correction de « agissants » en « malfaisants » est süre, et cf. Ezn. « telle est Phabitude des malfaiteurs ». — 4. ἀλλ᾽ ἡμεῖς. - χακόν : cette phrase, que Bonwetsch met dans la bouche de l’heterodoxe, doit plutöt terminer le developpement de l’orthodoxe sur le malum poenae (ef. Ezn « mais ἃ nous qu’il ne nous arrive pas de dire pareille chose »). La r&partition des r&pliques entre les interlocuteurs est ün peu incertaine dans ce passage; quant ἃ la ponctuation de S*, elle est arbitraire, comme ἃ l’ordinaire. — 5. τῶν ζητημάτων (ἐρωτημάτων) : S « les questions », mais le mot doii ötre alter& de « interrog6 » ou « interroge sur les maux », ce qui donne un sens plus satisfaisant : περὶ τούτων ἐρωτηθεὶς (τῶν χαχῶν) Ey... ἀπεχρινάμην. — 6. S = πως, ou πῶς interrogatif. — 7. σφάλλῃ τῷ λόγῳ, οἵ. 31,21. — 8. οὕτω φημὶ εἶναι, οἵ. 37,12 σύμφημι χἀγώ. — 9. φέρων « allons » : S « apportant », οἵ. 51,4. — 10. γάρ : S «car », mais qui peut ἃ la rigueur traduire μέν. Le texte grec devait etre ὅτι μὲν... ἐπεὶ δέ (I. 2). * Fol. 901 γ΄. 788 METHODE D’OLYMPE. [64] cKAyx' cnonecenn" Ti TERE ke ΜῊ ΠΟΠΗΈΤΗ WT NHXMe TAATOAAXZ” KA ἀπολεῖν πὸ KOTOAO CARZKYMAAX 310ε. ἔλπλ πὲ 0YEO Xölemm LM CARKINE MKome pazoyıkm ὦ ZA% cAaono ΟΧΤΕΟΡΗΤΗ K Tent, Akoze um BYAETR MONO 20" ΑΙ Ak NEITAELDE, * cuye Apkısa CA ὁλοδβεῦε. Äzz npKEOE ECTECTROMR NMICOMOYRE NE PEKOY ZA0y ERITH, TPEEORANTA mie δ N > CAoKECEME ZAY KEITH TAATOAATH CA. Η um ΩΤ AWEOAKHCTEENATO cAoBece NAYATH CA UNHTh. ÄmEOAKHCTBA HMA HMxo ECTKCTKo? NHITOME NECTR 240. CABOKANACNTA MOYKECKA TMOAA ἡ RENKCKA HMA ECTR oysazaa εἰ. Na Ame ὠκπιμογέτι. τὸ πὰ cnoch πεν Anome Äcth A0cToAme, JAAOPOAKCTBA Akaa u pWANHATO npkArtia, BAATO ποέ CAKOKOYIAENTE BOYACTR' Äıpe an πάει WCTABÜRZ KTO ZAKONNDE WEIMERÄNIE IWKAA OYKAPAETKR EpÄKK, NA ὙΠ11Ὲ KACKOAA Adıke, AKAO TROPHTR 280. Wsmesanie Tome, TYERORANIA ze CAOEO NE TORE" WERZ KO TIPHCHRIH KHBAETR ὠϊμ, BZ MARK" NERkAOMA TEOPHTR poanK’mare. A KÄOYyeNTA ke CAOKO Time UNHT UM CA KBITH' Mike BO TAAOPAh- crsa akaa Wrmoya καὶ menk me carpkmaet, A time x amsoaknyn wenk ὠκιμονα noxö'tn akaa ὦ πὲ poanaro Akaa WCTARZAENIA carpkmaetn ἡ HENPAKARCTESETR. je l’ai montre et &tabli anterieurement, et je pense que tu te rappelles ma demonstration : c’est A un acte de la volonte individuelle que je ramenais le mal. Mais puisque tu desires que je te donne mon opinion sur le probl&me du mal en reprenant le sujet par le commencement, je vais t'’exposer la ques- tion aussi clairement qu’il me sera possible, et voici comment j’aborderai le debat. D’abord, quant ἃ moi, j’aflirme que rien n’est mal par nature, et qu’une chose n’est dite mauvaise que du point de vue de l’usage qu’on en fait. . Le terme d’adultere designe les relations entre un homme et une femme, Mais si un homme a des rapports avec sa femme en vue de la procreation et pour perpetuer sa race, ces relations sont une chose bonne. Si un autre delaisse le commerce de son &pouse legitime pour faire outrage aux droits conjugaux d’autrui, il commet une action mauvaise. L’acte charnel est le möme dans les deux 2 1. cKazay] cnax 5%. — 2. Eernersom Bo, EcTko 5". — 3. ΟΥ̓́ΚΑΞΛΑ € 5", oyKa- zaan 585. — 4. ὦπα πὴ (ou WEZ mie ΠΑ) Bo: WE0TO NAKn 5". 10 15 [65] DU LIBRE ARBITRE. 789 ἔδειξα τῷ λόγῳ’ καὶ σὲ (δὲ) οἶμαι μνημονεύειν ἐξ ὧν ἔλεγον "΄ εἰς γὰρ τὴν ἑκάστου προαίρεσιν συνῆγον τὸ χαχόν. ᾿Επεὶ δ᾽ οὖν (δὲ) βούλει με ἄνωθεν ὡς διατίθεμαι περὶ τοῦ χκαχοῦ τὸν λόγον ποιεῖσθαι πρός σε, ὥς μο: ἔσται δυνατὸν φράσω σαφῶς τὸ ζητούμενον, ὧδε ἐχόμενος τοῦ λόγου. |] , ᾿Εγὼ" πρῶτον μὲν" τῇ φύσει. οὐδὲν φαῦλον λέγω, τῷ δὲ τῆς γρήσεως" τροόπῳῦ ὸ 5 yo“ πρῶτον μὲν" τῇ φύσει οὐδὲν φαῦλον λέγω, τῷ δὲ τῆς χρήσεως" τρόπῳ χαχὸν τ ee ἢ vr κι = εἶναι λέγεσθαι". «Καί μοι ἀπὸ τοῦ τῆς μοιχείας λόγου ἄρξασθαι δοκεῖς». Τὸ τῆς μοιχείας ὄνομα " χοινωνίας ἐστὶν ἀνδοὸς χαὶ γυναιχὸς σημαντικόν. ἌἊλλ᾽ ἐὰν χοινωνῇ τις τῇ 110 $ ἢ “ τον εξ SEEN I ὃ N τι 3, Ἐν ἢ ΄ , Ν γυναικὶ" παιδοποιίας ἕνεκα χαὶ τῆς τοῦ γένους διαδοχῆς, ἀγαθή τις ἡ χοινωνία γίνεται ’ ΄ 4 \ AN ER a r u u 7 >. ‚ 4 » 42 εἰ δέ τις καταλιπὼν τὴν νομίμιην χοινωνίαν ἐνυδρίζοι γάμοις ἀλλοτρίοις", ἔργον 10 πράττει χαχόν. Kai!’ ἡ μὲν χοινωνία ἡ αὐτή, ὃ δὲ τῆς χρήσεως τρόπος '΄ οὐχ ὅμοιος" «ὃ μὲν γὰρ γνήσιος γίνεται πατήρ, ὃ ὃ’ ἄγνωστον ποιεῖ τὸν rerovra>'?. Καὶ [ἐπὶ] "“ τῆς πορνείας ὃὲ ὁ αὐτὸς λόγος [[{δοχεῖ wor εἶναι: ὁ γὰρ παιδοποιίας ἕνεκα κοινωνῶν (τῇ) γυναιχὶ οὐχ ἁμαρτάνει, ὁ δὲ πόρνῃ γυναιχὶ κοινωνῶν τῆς ἐπιθυμίας ἕνεχα καὶ οὐ τῆς τοῦ cas, mais le mode d’usage en est different <: le premier de ces deux hommes s’assure une paternite incontestee, le second rend la paternite douteuse>. Il en est de meme de la fornication < : celui qui a des relations avec sa femme en vue de la procrsation ne commet pas de peche, mais celui qui a des rapports avec une prostituse pour satisfaire ses desirs et non pour laisser une descendance commet un peche et agit mal>. Ainsi le commerce avec les femmes, abstraction faite du mode D (depuis I. 5) S Ezn (abrege) Bo 183,..11. 1.8 = ἔλεγον, plutöt que εἶπον. — 2. Ce passage est abrege dans D, et le texte complet doit ätre reconstitue ἃ l’aide de S (contröle par Ezn). — 3. μέν D,> Bo (S ne prouve rien). — 4. χρήσεως ἢ" S Bo, φύσεως D. — 5. τρόπῳ ἢ : S « par le propos » (« selon ») --- λόγῳ. — 6. λέγεσθαι Dr S Bo, λέγεται D. — 7. καί μοι... δοχεῖ. Τὸ τῆς, d’apres S : τὸ γὰρ τῆς D Bo, nam quod Dr. — 8. Apres ὄνομα, S ἃ le titre : u Que par nature rien n'est mauvais — ὅτι (τῇ) φύσει οὐδὲν φαῦλον. — 9, ἀνδρὸς καὶ γυναιχὸς σημαντικόν Ὁ Bo, et οἵ. D* Ezn : 8. « est le nom de l’accouplement du sexe masculin et (du sexe) feminin, qui le designe » — ἀρρενιχῆς φύσεως καὶ θηλείας ὄνομά ἐστι σημαῖνον αὐτήν, traduclion large. --- 10. ἐὰν... τῇ γυναιχί D Bo : les autres textes, sans doute ind&pendamment les uns des autres, insistent 'sur le fait de l’union legitime : S « avec sa femme comme il convient » — τῇ (Exvrod) γυναιχὶ ὡς πρέπει, Dr cum uxore legitima, Ezn « si quelqu’un, legitimement mari6 », ce qui supposerait une lecon comme ἐὰν ᾿ κοινωνῇ τις «“ πρεπόντως" τῇ γυναιχί, 51 n’etait pas plus vraisemblable qu’on a affaire A des additions des traducteurs. — 11. ἐνυόδρίζοι... ἀλλοτρίοις D Ὁ" Ezn Bo : S -- ἀλλοτρίοις ἐνυθρίζοι γάμοις, ἐπὶ (εἰς) ἀλλοτρίαν ἀναδαίνων χοίτην, sans doute du fait d’une addition ou glose inspiree par 15,12, — 12. ἔργον Dr S Ezn Bo, λίαν ἔργον D. — 13. καί D Bo, et... quidem Dr, « car » Ezn,> 5. — 14. τρόπος DEzn Bo:S — : λόγος. — 15. ὃ μὲν... τὸν τεκόντο, d’apres S (alter : ὃ δ᾽ pour τὸν δ᾽), et Ezn « parce que le premier devient veritablement pere des enfants, et lautre par larein »; et cf. peut-tre Dr quantum uero ad injuriam proximi οἱ reuerentiam legum. — 16. ἐπί D Bo,> 5: D, qui donne un texte abrege, ‚prouve moins que S. — 17. doxet... ἀδιχεῖ, d’apres S (Ὁ et D’ omettent ce passage), et ef. Ezn « les memes raisonnements valent pour la fornication. Si quelqu’un s’approche de sa femme pour avoir des _ enfants, c’est de plein droit; mais si quelqu’un, par convoitise, convoite un corps &tranger (var. des corps £trangers), c'est la reellement une tres grande iniquite ». PAT. OR. — T. XXI. — F. 5, δ ξερόανο 52 EOl.217°. 790 METHODE D’OLYMPE. 166] CzBoKoymaenie ze ὐπὸ BEZZ WEpAZA NenniTacmo TpkEoRANTA NEcth 380° TOTAA πιὸ BOYAETB ZA0 ETAA WEIAZA BOYAETR Met. Νό ἡ oysom' enge uukrn penoy. Äye BO τὸ Β ADKWARHCTRN ATOTO? ZAKonoy npkaanz NOTOyEHTH KOMETR, coyAZ ὀπὸν WTAAA Erome Akaa catkopn, ZAA πὲ TEÖPHTR" ἀμμὲ πὸ ΤῸ NE CTKOPMATO NHYTÖKE” NEMOAOBNBIX AA ΠΟΥ ΈΗΤΕ NHYCöTome! 5 unoro Akaa NZ cronx WTATTA, φέκιπε AHuknfa Malt BOTATBCTBA, EAN) TEOPHTR. Akao ze eano’ 52 WEONX KRIBACTH, WRfAZA πὲ Akaa pazäÄnyenie TROPHTR. K cum me Ah eme nzznuarn Auknie WEIAZONZ KZATIA ERIBAETR zi0. Äye BO KTO AACTK WERMOYA ApOyToy® WT NHXE MUATR, BZENZAA" NMYCÖTOME ME ταύρητε 3Δλ᾽ ἀπε λὴ mann [me πὸ cnoeh voan] moymen [sTol® Örunern Man I ὠτλή, Akao TRÖPHTR ZA0. " ἢ naumanie me IRIKHXA BA WEOEUZ ἔτη, WEIAZA me KZATIA ZA0 ce ἡλὴ AORpO TEOPHTR. Taxo Hi BorsuecTie A0RpO Hal ZAO KOYAETR WEIAZOLR. Äye 50 κτὸ ἠοτοπατὸ STETR EOTA, AAO TEOPHT AORpO" Äpe ΔῊ ζεγὺ WETARHRZ NE COYIHATO YTETR H d’usage, n’est pas un mal; il ne devient mauvais que lorsque le mauvais usage qu’on en fait est patent. Mais j’en dirai autant du meurtre. Si quelqu’un veut tuer l’homme adul- tere qu’il a pris sur le fait, et demande justice du crime que cet homme a eu la temerite d’accomplir, il n’agit pas mal; si quelqu'un fait perir celui qui est innocent’de tout crime, sans autre motif que, par exemple, de lui enlever ce qu'il possede, son argent ou ses biens, il fait le mal. L’acte est le meme dans les deux cas, et c’est la fagon d’agir qui produit la difference. En outre, prendre de l’argent n'est egalement un mal que selon la facon dont on le prend. En eflet, si un homme fait part de ses biens et donne une partie de ce qu’il possede, celui qui prend l’argent ne fait rien de mal; si au contraire il le lui enlöve malgre lui ouen cachette, il commet une action mauvaise. Dans les deux cas, on prend le bien d’autrui, et c’est la fagon de le prendre qui fait dire que c’est mal. Ilen est de möme de l’adoration divine, qui peut devenir un mal selon la facon dont on la pratique. Si on adore le vrai Dieu, on accomplit une - 1. ΟΥ̓] ὦ now 5". — 2. amswWahnersn AToro 5° = ATATO, mais compris sans doute awkwWakherkha Toro), amkoakhctsin ἄτα Toro 5). — 3. πηυτῦλε Sa . ]ire sans doute Ηλι. — A. NHAICOTOME 5", muyecorome 5". — 5. EANO| eNo 55. — 6. ÜRBIpOyA ApOYTOY S° : il laut peut-etre supprimer ApOYTOY. > 10 . ERENER" [67] DU LIBRE ARBITRE. 791 γένους (Evena) χαταλείψεως ἀμαοτάνε: χαὶ ἀδιχεῖ"]]. Ἢ χοινωνία τοίνυν χωρὶς τοῦ τρόπου τῆς 3 ΡΣ , Sr Wr Ne : ᾿ 3 2 , χρήσεως ἐξεταζομένη κακὸν οὐκ ἔστι" τότε δὲ γίνεται κακὸν ὁπότε ὁ τρόπος ἐστὶ" σαφής ἢ. Ἀλλὰ χαὶ τὸν φόνον ὁμοίως ἔχειν φημί. Ἐὰν γάρ τις τὸν ἐπὶ μοιχείᾳ ληφθέντα ἀποκτεῖναι dein", δίκας ὧν ἐτόλμησεν" ἀπαιτῶν, χαχὸν οὐκ ἐργάζεται" ἐὰν δέ τις" τὸν umndEv τι τῶν ἀπηγορευμένων πεποιηχότα ἀναιρήσηῃ οὐδενὸς ἄλλης προφάσεως ἢ λόγου χάριν τῆς" τῶν οἰκείων ἀφαιρέσεως ἕνεκα, τουτέστιν ἢ χρημάτων ἢ" χτημάτων, φαῦλον ἐργάζεται. Καὶ τὸ μὲν ἔργον τὸ αὐτὸ ἐπ’ ἀμφοτέρων γίνεται, ὁ δὲ τρόπος τοῦ ἔργου τὴν διαφορὰν ἐμποιεῖ". Πρὸς δὲ "5 τούτοις χαὶ τὸ χρήματα "' λαμδάνειν [τινὸς] "ἢ τῷ τρόπῳ τῆς λήψεως γίνεται χαχόν. 'Exv μὲν γάρ τις δώῃ" χοινωνῶν "΄ ἐξ ὧν ἔχει, ὁ λαμέξάνων οὐδὲν φαῦλον ποιεῖ" εἰ δ᾽ αὖ πάλιν ἄκοντος "ἢ ἀφέλοιτο ἢ λεληθότως, ἔργον τι" πονηρὸν πράττει. Kat τὸ μὲν ἀλλότρια '΄ λαμθάνειν ἐπ᾽ ἀμφοτέρων ἐστίν, ὁ δὲ τῆς λήψεως τρύπος χαχὸν λέγεσθαι ι8 τοῦτο '” ποιεῖ. Ὁμοίως δὲ "ἢ καὶ τὸ θεοσεδεῖν τρόπῳ χαχὸν γίνεται", ΕἸ μὲν γάρ τις «τὸν "" Anh - r " EN , > δὲ Εν \ x RE ze Sa - σέθει θεόν, εργὸν TIOLEL ἀγαθόν’ εἰ ὃεὲ τοῦτον χαταλιπὼν τῶν οὐχ οντὰ GEDEL Χαὶ τὴν του bonne action; si on l’abandonne pour adorer un dieu imaginaire et si on veut reporter sur des morceaux de bois ou des pierres le culte du ἃ la divinite, — 7. BZEMZAA 5’. — 8. πὲ πὸ CKOEH KOAH... KT, qui suppose une lecture ” on» . . » αχὼν τις, ἃ Ele corrige en HOYKER = ἄχοντος. DS Ezn. Bo 183,14-185,3. 1. ἀδικεῖ S, OU χαχὸν πράττει (χαχοπραγεῖ, χαχοποιεῖ), οἵ. 69,1. — 2. ἐστί D, ἔσται Bo, d’apres S (qui ne prouve rien). — 3. σαφής D : S « clairement » — σαφῶς. — 4. τὸν... θέλη D, cf. Ezn « si quelqu’un tue celui qu’il surprend en adullere » : S « si quelqu’un veut tuer... l’ayant livre ἃ la loi » = τὸν... ληφθέντα (τῷ) νόμῳ παραδοὺς ἀποχτεῖναι θέλῃ, glose secondaire ou addition du tradueteur slave, cf. Dr si quis... indicet legibus et puniat. — 5. ἐτόλμησεν D Bo, οἷ. Ezn « pour sa tömerite » : S « lui rendant la justice pour ce qu'il a fait », traducetion large, mais qui suppose peut-&tre une variante ἐποίησεν. — 6. ἐὰν δέ τις Bh Bo, ἐάν τις δέ D. — 7. οὐδενὸς .. τῆς] οὐδενὸς ἄλλης προφάσεως λόγου χάριν οὐδὲ τῆς Ὁ (chute de 7, d’oü οὐδέ), avec les conjeclures des &diteurs : οὐδενὸς ἀλλ᾽ ἢ προφάσεως χάριν Jahn, οὐδενὸς ἀλλ’ ἢ (OU τινὸς ἄλλης) προφάσεως, λόγου χάριν τῆς Bh, οὐδενὸς ἄλλης προψάσεως χάριν, ἀλλὰ τῆς Bo (avec ἀλλά d’apres 5); λόγου χάριν est garanli indirectement par τ aut ut bona eius inuadat, aut tali aliqua ex causa,; S donne une traduction abregee : « pour rien d’autre que l’enlövement de ses biens propres » — οὐδενὸς ἄλλου χάριν (ou ἕνεκα) ἀλλὰ (ou ἢ) τῆς τῶν olxelwv ἀφαιρέσεως, ce qui doit r&pondre ἃ οὐδενὸς ἄλλου ἢ τῆς... ἕνεχα, avec chute ou omission volonlaire de προφάσεως et de λόγου χάριν. — 8. ἢ... ἢ Ὁ Ezn Bo : S ne traduit pas le premier 7, cf. 69,1. — 9. ἐμποιεῖ Ὁ : S« fait». — 10. πρὸς δέ Dr, πρὸς δή Ὁ“ ΒΗ Bo. — 11. τὸ χρήματα S Ezn Jahn Bh Bo, τὰ χρήματα D. — 12. τινός ἢ Bh Bo, mais le mot manque dans S et Ezn. — 13. ἐὰν... δώῃ D : lire sans doute ἐὰν... δῷ (ΒΗ) ou el... δοίη. — 14. χοινωνῶν D D’: S « communiquant ἃ un (son) ami » = χοινωνῶν (τῷ) φίλῳ, ce qui doit representer soit une addition du traducteur, comme dans Ezn « celui qui prend un present de son maitre ou un don d’un ami », soit une variante de traduelion : « ἃ un ami » peut repondre ἃ une lecture χοινωνῷ, corrigee en χοινωνῶν « communiquant ». — 15. ἄχοντος D Dr : S « si quelqu’un enleve non volontairement par contrainte », mais il est visible qu’il s’agit d’une double traduction par correction du texte : le traducteur avait d’abord lu &xwv τις, qu’il a rectifie en « par contrainte » — &xovros, Ezn « celui qui par violence » ne suppose pas necessairement τις. — 16. τι Ὁ Bo,> 5. — 17. ἀλλότρια S Jahn Bh Bo, ἀλλότριον D. — 18. χαχὸν λέγεσθαι τοῦτο D, χαχὸν τοῦτο ἢ ἀγαθόν IS, χαχὸν λέγεσθαι τοῦτο 5. — 20. χαχὸν γίνεται D, et cf. Ezn « c'est encore la formalite de l’adoration... qui fait apparaitre sa malice » : S « sera bon ou mauvais » — ἀγαθὸν ἢ χαχὸν ἔσται, Bo «ἀγαθὸν ἢ. καχὸν γίνεται; la lecon de S ne represenle qu’une addition secondaire, d’apres χαχὸν A ἀγαθόν de la ligne preeedente- — 21. τόν 5 Jahn Bh Bo,>D, * Fol. 91ν". 792 METHODE D’OLYMPE. [68] BAMBWATO YECTk Apksoy Man κάμμι κου MIHNOCHTH XONETK, NENPÄRKCTKOYETR. BorduecTia ze Ama Tome, ΤΡ ΒΟΒΆΝΤΑ ie WRJAZA πφρέμ πότε BRIKARIJEE. N oyEo ἐπε ἢ WRJAZE NAH KANHIHA TROPHTH, He 380 ὁμή ECTRCTKÖNR, Tpk- KOBANTA WESAZOLR ERIBAET 310. ἦε Ed κτὸ Kanne TROpÄT Ἱλκλ Hmoyıpe ὠπῆλ3λ, πὲ KKITpoctm Akana! mm KANAUKK WBAZWM NOAOERCTKO ApOYRNE HZEO- ς ANSZ ΒΗΛΈΤΗ, nd nouTenia Akaa ἢ πὸ ἡ KoTA” ΠΡΟΞΒΑΤΗ, 3λὺ akao TEOPHTR" ἡ enyE WESAZZ CATKOPeNTA MH TEONAMETO MOMBICAZ ZAOY TEOPHT μ΄ KEITH. M aa πὲ m EANONOY CHX TAATOAA HICKONYARATH CA IIND sok’ua, ΝᾺ Apoyroe npimAoY. A mocmorpm ΠῊ ὦ menkzk Mnome ἡ τὸ Tpkronanie WrorAA AOKPOY WEOTAA ZAOY ἘΜΤῊ NOKAZAETA. Aye KO πτὸ MIR ΠΕΠΟΛΟΚΗ ἢ TPEROYETR, 10 pen’ure πὲ ΒΖ ΠΟΤ ἜΒΗ Χ, πὸ Mall πὰ paaA WPATH 3επλι, HAN MAKKI NA ΑΡΟΥΤΑΑ Me MOTPERNA coyTR Mau mA BCAmeNTA cAAORZ Halı πὰ ckıren’noy chrkoy" moao- ENOY ERITH, NO NA Wpakie H HA KomiA ἢ EANKO NA oyannnie’ JAYKCKO OYIIKICAHINA CA, Akao TEOPHTR zA0. Chu ae γέμον WT YAKZ TEOPHMONZ EAITH' CAUBIS 50 TEOPAIAA Βήλημζ, WT NUXAE ἀκ TRAPERNA CH TIOKAZART CA. 15 — @AAUMA πὲ ὐπὸ ὦ" ZAKHIXZ TROPH CAOKO H MIOKAZATH XOTA > Rzzuexanie'' Aıpe TRopamen ZAna YARUN ΩΤ (Ἐξ ΔῊ OYCTpANZAANT ἢ CA NA NA, HAH WT EOTA, HAH WT HNOTD YCOTO. ἴλκο τα 3ζλα ὦ MKome CHXZ ὙΔΈΠΗ COyTkR TEOPIN, 30 Kanpec. ὲ MAAO TANK ΒΆΠΡΑΙΙΑΤΗ TERE Χομογ WT 5 on agit mal. Le terme d’adoration divine reste le m&me : c'est le mode d’usage qui change le resultat. ᾧ Mais l’art de faire des portraits ou des statues n'est pas non plus en 850 un mal: il peut le devenir selon la facon dont on en use. En ellet, si un sculpteur faitune statue qui reproduit la forme humaine, non comme @uvre d’art ou parce qu’il desire retrouver dans une figuration humaine l’image ressem- ᾿ | blante d'un ami, mais pour lui rendre un culte et l’invoquer comme un dieu, il commet une action mauvaise. Ainsi c'est la fagon d’agir et c’est l’intention de l’auteur qui font qu’il accomplit le mal. Mais pour qu’on ne m’aceuse pas de perdre le temps ἃ faire defiler des Ab Due Ἂ ΟῚ 1. Akama 85". akaa SP. — 2. ἄκο A Ka 5", ἤκο πτὰ 5". — 3. TEOpHTH 85, TEOPHTR Senn: enomoy Sa — 5. Au nenoaosnk Bo : HAuene noaonnk 5". — 6. chruoy 55, ckAtsy SP. — 7. oyaamnie 5‘, Saonacnie 5". — 8. cam S%,- «ἡμὴ SP, —9, ἀκ 5", ἅκο 5", -- 10. ὦ 5» (d’apres la eopie et la traduetion de Bonwetsch) : or 10 ’ [69] DU LIBRE ARBITRE. 793 3 x a »» οὶ ᾿ 2 , γῇ /= ΄ : PN χρείττονος τιμὴν n' ξύλοις ἢ λίθοις" προσάπτειν ἐθέλει, καχὸν πράττει“. αὶ τὸ μὲν m ’ " x ᾿ ΄ ει = , ΄ Ei aa N ΄ τῆς θεοσεδείας ὄνομα τὸ αὐτό, ὁ ὃε τῆς χρήσεως τρόπος ἐναλλάσσει τὸ γινόμενον. τόν ἂν ἘΜᾺ ΠΌΣΙΝ er ὃ δ ς Re SR [{ Ἀλλὰ μὴν καὶ τὸ εἰχόνας ἢ ἀνδοιάντας ποιεῖν, χαχὸν οὐχ ὃν τῇ φύσει, τῷ τῆς ’ Ἂν ‚ _ N ΕΓ Ὺ τὶ ᾿ " τὸ x χρήσεως τρόπῳ γίνεται χακόν. "Exv γάρ τις ἀνδριάντα ποιῇ ἀνθρώπου ἔχοντα εἶδος, μὴ a ΄ Ἂ Ψ ΝᾺ = Ex 7, us \ ε , fi r ἰδ - ἡ τῆς τέχνης ἕνεχα μηδὲ τῷ τοῦ πλησίον εἴδει τὴν ὁμοιότητα φίλου προαιρούμενος ἰδεῖν ᾿, > x - “ . \ € ᾿ ᾽ ΄ ᾿᾽ ΄ \ “ x r ἀλλὰ τοῦ τιμῆσαι ἕνεκα χαὶ ὡς θεὸν ἐπιχαλέσαι, χακὸν ἔογον πράττει" χαὶ οὕτως ὁ τρόπος - „Velc, , - Ν -Ὁ Ben ει τῆς ποιήσεως χαὶ ἣ τοῦ ποιοῦντος διάνοια χαχὸν ποιεῖ αὐτὸν εἶναι. Gr x “ ΄ "ὦ " ᾿ Er “" ’ Kat ἵνα μὴ καθ᾽ ἔχαστον τούτων λέγων διχτρίδειν δοκῶ τὸν χρόνον, Em’ ἄλλο ἐλεύσο- 7 τ ΄ Pr “ “Ὁ e -- x ’ x \ μαι, Καί μοι ἐπινόησον περὶ τοῦ σιδήρου ὅτι χαὶ τοῦτον ἣ χρῆσις ποτὲ μὲν ἀγαθὸν ποτὲ δι x τ ͵ x , ᾽ = ᾽ “- ἘΞ z ug "Ὁ ΄ὔ δὲ χαχὸν εἶναι δειχνύει. ᾽Εὰν γάρ τις αὐτῷ ἀπρεπῶς χρῆται, τουτέστι μὴ ἐν τοῖς χρησίμοις, οἷον" ἢ εἰς ἄοοτρα (τοῦ) γεωργεῖν τὴν γῆν, ἢ πάλιν εἰς (τὰ) ἄλλα ἅπερ χρήσιμιά ἐστιν (τοῦ) ἢ εἰς ἄροτρα (τοῦ) γεωργεῖν τὴν γῆν, ἢ πάλιν εἰς (τὰ) ἀλλα ἅπερ χρήσιμά ἐστιν (τοῦ “Δ \ " , - οἷ a \ - N Fi 5 ’ Ἢ πρὸς τὰς φυτείας τῶν φυτῶν ἢ πρὸς τὴν τῶν σπεομάτων σπορὰν ἐπιτήδειον εἶναι", ἀλλ 7 NEN ve er ΤΡῚΣ εἴ , BEN , “- 1 εἰς ξίφη καὶ λόγχας καὶ ὅσα εἰς τὸ ἐνεδρεύειν τοὺς ἀνθρώπους (ἐπιδουλεύειν τοῖς ἀνθρώποις) »“ r - δ᾿, x - ’ m ἐπινενόηται, ἔργον πράττει χαχόν. Ταῦτα δέ φημι πρὸς τῶν ἀνθρώπων ποιεῖσθαι (γίνεσθαι)" x x ΄ . 3 κι ἢ « x - ’ αὐτοὺς γὰρ τοὺς πράττοντας ὁρῶμεν, ἐξ ὧν" ὡς γενητὰ ταῦτα δείκνυται []. — ᾿Επεὶ τοίνυν περὶ τῶν χακῶν ἐποιήσω τὸν λόγον --χαὶ"-- δεικνύναι" βουλόμενος ὃ 9 710 41 *, Ἢ x x \ “ r e N; : ΄ ΄ ὡς" ἔστι τὰ χαχὰ χαὶ ὅτι τούτων οἱ ἄνθρωποι τυγχάνουσι ποιηταί", βραχύ ru‘! πάλιν πυθέσθαι βούλομαι" πότερον οἱ ἄνθρωποι τὴν [ἀφορμὴν '? ἀφ᾽ ἑαυτῶν λαμιδάνοντες ἔχουσι, : exemples, je passe ἃ autre chose. Considere avec moi le cas du fer: lui aussi est tantöt un bien et tantöt un mal, et c’est l’emploi qu’on en fait qui ‚le montre. Si on en fait un mauvais usage, c’est-a-dire si on le fait servir non ἃ des fins utiles, comme ἃ fabriquer des charrues pour labourer la terre ou d’autres bons outils pour l’adapter au travail de planter les plantes ou semer les semences, mais ἃ forger des epees et des lances et tout ce qu’on aimagine pour conspirer la perte d’autrui, on fait le mal. Mais ces qualites mauvaises, je pretends qu’elles n’existent que du fait des hommes: nous en voyons les auteurs, ce qui prouve bien qu'elles ne sont pas incr&ees. A. — Eh bien, puisque c’est le probleme du mal que tu as traite, en te proposant de montrer comment le mal existe et que ce sont les hommes qui en sont les auteurs, je veux te poser encore quelques questions. Est-ce ὦ 55. — 11. A la hauteur de RZZuckanie, S’ a dans la marge le signe @. — 12. οὐ CTPAUZAART 5", oycerpzmaknrt 55. D (sauf 1. 3-15) S Ezn. Bo 185,3.186,4. 1. ἢ ξύλοις D (d’apres l’edition de ΒΗ) : 7, qui n’est pas lraduit par S (cf. 67,6), est omis par Bo. — 2. ξύλοις. . λίθοις D D'Ezn : S a le singulier. — 3. χαχὸν πράττει D Bo : S « il est injuste » = ἀδιχεῖ, et οἵ, Ezn « il fait un crime extr&mement grave »; on peut conjecturer χαχοπραγεῖ (χαχοποιεῖ). --- 4. οὐδὲ... ἰδεῖν, cf. Ezn «a non par amour de quelqu’un qu’il aimait et que la mort a’eloigne de ses yeux ». — 5. La phrase slave est embarrassee; les infinilifs « labourer » et « Elre (approprie) », qui sont en l’air, doivent traduire des g£nitifs d’intention du grec. — 6. ἐξ ὧν « par quoi » ou ὑφ᾽ ὧν (πρὸς ὧν) « par qui », mais-le sens neutre est plus satisfaisant. — 7. δειχνύναι D Bo : S = xal δειχνύναι, — 8. Apres βουλόμενος, S ale titre: « Recherche, si les hommes qui font le mal recoivent l’impulsion vers lui d’eux-m&mes, ou de Dieu, ou de quelque autre chose » — ζήτησις πότερον ol ποιοῦντες τὰ χαχὰ ἄγθρωποι ἀφ᾽ ἑαυτῶν παρορμῶντα εἰς αὐτὰ ἢ πρὸς τοῦ θεοῦ ἢ πρὸς ἑτέρου τινός (« de quelque autre &tre », mal compris par le traducteur). — 9. ὡς : S traduit « que le mal existe ». — 10. Apres ποιηταί, S a le titre : « Question » = ἐρώτημα. — 11. τι 5 5. — 12. τὴν ἀφορμήν D Bo, mais les traductions supposent τὴν (τοιαύτην) ὁρμήν : Dr huiuscemodi "uoluntales, S « l’impulsion telle », Ezn « pareils mouvements ». 794 METHODE D’OLYMPE. [70] *Fol.22r°. gene ΔῊ JÄRIM CHUeROE OYcTpemnenie nzzi(a)$'pe' HUOYTR, θέμις cAnım ce Tpkrosanie MZzWEIkToma?, Ham τα CA WT EOTA CATROPHWA, HAN ἤηχ KTO ECTR HAKKI” OYcTpemaamh Mm mA ce. — Wr zora 5d° cuynuz KATH YAKwın nhazk ΓΛΑΤΌΛΑΤΗ um Nm" τὰ 7 W camokaactaNnkur’. CAUORAACT- TRNOy πε MPKBOMOY JAKoY KEITH TAATOAW, peKIIE CROROARNY, WT πετῦπε ἦ nokummen‘® pwa’ Toyme mpmAma”? ὁποπολογ. PerY me oYRO CEOBOANOY EBITH JAKoy, PABOTATH ie Enoy Mnome xoıpern. Ce πὸ ἐμδ M KABINE AAPOKANIE WT BOTA pexoy. 7 8 7 7 .. .. Mxov pazsk CAOBECHBIX HNA ECA HOykER JABOTANTR KOM NoBeAkHIR. Una πὸ xca nYmen PAROTAWTR Korim noreaknin. με BO NERV pEsemm, CTOHTR NOCA RAAAHIKY A πὲ npkeroynaetk oycrannaro ukera’ ἀπε me ἡ ὠ canyn Adıpemm cAOKO TEOPHTH, CKÖNYABAETR ἡ ὠπὸ SCTARZNIE MIECTKÜE, Ne WTOHNAÄ CA WECTKIA, NA NOyakem ποεῖ" PABOTAA KAAAHNE. u ZEMAR TAKOME * *Fol.22V°. OYTREPKENOY KHAHLIH * ἦ CKONYARARINOY CA0Ko noreakkuaro. Taxoxe ἡ mpoy- Y NAA'" ΒΟΥ ΚΕ PAKOTADTR TROPHRUNAENOY'', NMEAHNOZSE MIOTHIH [ΣΤ ΒΟΡΗΤΗΪ "ἢ WT que les hommes tirent d’eux-memes l’impulsion vers le mal, ἃ savoir en inventant eux-mö&mes cette facon de mal user des choses, ou bien ont-ils et6 ‚er&6s par Dieu tels qu’ils en usent mal, ou bien encore y a-t-il quelqu’un d’autre qui incite les hommes ἃ agir ainsi? M.— Que les hommes aient &t& er&es tels par Dieu, je ne l’admets pas du tout. Mais je dis que le premier homme a 6t& ογόό maitre de ses actes, c’est-A-dire libre, et que les continuateurs de l’esp&ce ont herite de lui la möme liberts. Oui, je pr&tends que l’homme est n& libre, et je n’accepte pas d’en faire un esclave. C’est m&me, dis-je, la plus haute faveur que Dieu 1. nazuSıpe St. _ 2. Azzbafkroma 55 : lire sans doute AzzWrfkrzue = εὑρεταὶ γενόμενοι. — 3. MAKKI S°, dont la place dans la phrase est un peu insolite, est peut-etre alter6 de YAKhI, et on peut conjeeturer, d’apres le texte gree : nal ΠΆΛΗ ANZ KTO Ecth YAnnı oyorpemaamfi ma ce. — 4. πὸ S“, la phrase 6tant rattachee ἃ ce qui precede : lire sans doute Ed = μέν. — 5. Dans la marge, ä la hauteur du titre, S® a le signe ᾷ. -- 6: ἢ npkAuuen Sı ΒΗ πε 5"). — σι 9 VATER [71] DU LIBRE ARBITRE. 795 , \ Es , , r , a = TEN 3 ἢ τουτέστιν αὐτοὶ τῆς τοιαύτης χρήσεως εὑρεταὶ γενόμενοι, ἣ τοιοῦτοι ὑπὸ θεοῦ γεγόνασιν, Di‘ 5 “ 4 u) r ’ \ = \ ᾿ 2 n ἢ αὖ πάλιν ἕτερός τις ὑπάρχει ὁ εἰς τὰ τοιαῦτα τοὺς ἀνθρώπους΄ παρορμῶν ; — Πρὸς μὲν τοῦ θεοῦ τοὺς ἀνθρώπους τοιούτους γεγονέναι οὔτι μοι δοχεῖ λέγειν ὅ- αὐτεξούσιον δὲ τὸν πρῶτον ἄνθρωπον γεγονέναι λέγω, τουτέστιν ἐλεύθερον, ἀφ᾽ οὗ χαὶ οἱ διζ- σι δοχοι τοῦ γένους τὴν ὁμοίαν ἐλευθερίαν ἐχληρώσαντο. Φημὶ τοιγαροῦν ἐλεύθερον γεγονέναι τὸν ἄνθρωπον, δουλεύοντα. δὲ αὐτὸν οὐ βούλομαι". Τοῦτο γὰρ αὐτῷ καὶ μέγιστον πρὸς τοῦ θεοῦ χεχαρίσθαι λέγω", ὅτι τὰ μὲν γὰρ" «ἄλλα πάντα ἀνάγκῃ δουλεύει τῷ θείῳ προστάγματι. ’Edy τε γὰρ οὐρανὸν εἴπῃς, ἕστηχε a τὸν δεσπότην, οὐ Be τοῦ ὡρισμένου τόπου" καὶ ἐάν τε περὶ ἡλίου τὸν λόγον ποιεῖσθαι θέλῃς, ἐ Ὅπῖ οὗτος" τὴν ὡρισμένην χίνησιν, 10 οὐ παραιτούμενος τὸν δρόμον, ἀλλ᾽ ἀνάγχῃ τινὶ δουλεύων τῷ δεσπότῃ. Kat γῆν ὁμοίως πεπηγυῖαν ὁρᾷς χαὶ φέρουσαν τὸ πρόσταγμα τοῦ χεχελευχότος. Ὁμοίως δὲ χαὶ τὰ ἄλλα ἀνάγκη δουλεύει τῷ πεποιηκότι, οὐδ᾽ ὁπότερον αὐτῶν δυνάμενον ἕτερόν τι παρ᾽ ὃ εἰς, ἃ" lui ait faite, parce qu’en eflet, hors de lui, tout doit executer servilement les ordres de Dieu. Si tu nommes le ciel, il se tient immobile, portant son ᾿ς Maitre, sans bouger du lieu qui lui a 6t6 fixe. S’agit-il du soleil, il accomplit le mouvement qui [αἰ est preserit sans jamais refuser de fournir sa course, comme un esclave contraint de servir son maitre. Pour la terre, tu la vois aussi, solidement aflermie, qui est soumise ἃ la consigne qu’elle a regue. Il en est de m&me du reste de l’univers : tout sert par necessit& son er&ateur, ΝΣ ΠΡΗΙΑΙΠΑ Sı : Jire sans doute npkaua = ἐχληρώσαντο. — 8. ἄπο 5". MKome S». Dans la marge, S? le signe ᾷ. — 9. noeh 5". ΒΜΈΚΟΕ S". — 10. npoynaa 5", πϑόπμλλ SP. — 11. TEOPHRINAENOY S“, Tropmp’meny En 5". — 12. CATROPHTH Sa, doublet de AkATH, est sürement une addition posterieure. DC ‘(depuis 1. 3) SEzn. Bo 186,1.187,. 1. τῆς τοιαύτης D Dr Bo: S = ταύτης. — 2. εἰς... ἀνθρώπους D Bo : S = εἰς τοῦτο αὐτούς, traduction libre, si le texte n'est pas allere (τοὺς ἀνθρώπους est garanli par D* et Ezn) — 3. οὔτι... λέγειν GC Bo, οὔ φημι D Dr: S « je pense qu’il m’est impossible de dire », qui suppose peut-£&lre, mais non necessai- rement, une variaute comme οὐχ ἔστι μοι, δοχῶ, )έγειν. Apres λέγειν, Sale titre : « Du libre arbitre » Ξ- περὶ τοῦ adrekoustou. — A. δουλεύοντα... βούλομαι C (D manque), δουλεύοντα δὲ αὐτὸν ᾧ βούλεται Bo : S > « qu'il sert (en esclave) comme il veut » — δουλεύειν δὲ αὐτὸν ὡς βούλεται, Ezn « il sert qui il veut », mais la traduetion armenienne doit eire une antieipation de ᾧ βούλεται πείθεσθαι 73,3, et la traduetion slave repose evidemment sur un texte altere : Methode oppose la soumission servile (δουλεύειν) ἃ lobeissance volontaire (πείθεσθαι). — 5. Apres λέγω, S avle titre : « Que, en dehors des Etres doues de raison, toutes autres choses obeissent (servilement) par n&cessite a l’ordre divin » = ὅτι χωρὶς τῶν b λογιχῶν τὰ ἄλλα πάντα ἀνάγχη δουλεύει τῷ θείῳ προστάγματι. --- 6. ὅτι τὰ μὲν γάρ GC, ὅτι τὰ ἐν D, τὰ μὲν γάρ Bo, d’apres S Ezn « car ». — 7. τε» S. — 8. οὐ μεταχινούμενος D Bo (Ü manque) : « mais il ne Bi transgresse pas » = οὐ μεταχινεῖται δέ, Ezn «et il ne bouge pas ». — 9. οὗτος D Bo: © « et celui-la » = χαὶ οὗτος, Ezn « lui encore ». — 10. παρ᾽ ὃ εἰς ὅ D ΒΗ, παρ᾽ ὃ καὶ εἰς ὅ C, παρὰ τὸ εἰς 6 Bo: S «en dehors de ce pour quoi » (et cf. Ezn) --- παρὰ τὸ (ou παρ᾽ 6) εἰς ὅ. *Fol.23T°. 796 METHODE D’OLYMPE. [72] NHxX Apoyroe τὸ upkcz τὸ πὰ meme Eotn TRopeno! AkArn. Thu ze mu χεάς ANMZ ΗΧ CHE TIOCAOYINADIHR BAAARIKKI, HH KAM ἀπὲ HZ ΛΕΚΗΤΕ BOAUA HAACHA MKO ΠΟΒΕΛΈΝΟΘ CAMOKVAKCTEONZ? CATKOPHIA. Yıanz πε Emoyike XOıpern NOKANSTH CA IpHA” KAACTB, CAUZ CA MOPABOTA Ä NE ECTKCTEA ACPKHUZ MNoyew® NM MOM WEAHMAELZ ἐπε ΒΑΙΒΒΙΠΗΧ CA &uY Aakaa moaa°’, AA Nkutd KAINKUEE Unze HMATR NPinMETK WT BÖAKWATO, ἐπε ENOy WT TOCAOYIMANTA TPHROYAETR ἡ κὸ M° AAATA WTUPICHTR WT CZr TEOpKINATO. Ne Na NAKOCTR 50 peKA CATROPHTH cA JAKoy che, NZ ΒΑΙΒΕΙΠΗΧ Abaa. !ᾳε KO MKO Η΄ EAHNO YTO ἘΠῚ ΟἹ CACTARZ HAH TAKOME NOyAieD PAROTA- RIHHX EOTOy, πὲ Eie ΠΕΞΛΗΙ TOAORBNM HAZBOACNID MPHEMACTR, NZ Mxo ἠδ CACOYAZ Khl EHAZ TROPEYR”, NH ὠ ΠΗ Χ Ἐἢ ΔΟΒΡῈ cATKopM XBAABI NH ὠ ΝΗ χ᾽ πὲ 3ΔῈ ΟΤΈΘΡΗ noxoyaenie'" πρμέμιλα᾽ ΤΈΧΖ 50 BUNNHKZ ERI KRIAZ Τῇ ἘΒΟΒΑΒΕΙΗ. Nz ἡ sapsmaro ne nkaaue ἀλκὰ, HNOTO NMYCÖTORe NE ΒΈΛΗ, NZ WHO TOKIO EANNO NA Nee CATEOPENZ ἘΠῚ peRnY" Thun me oyRo BOTOy, YJAKA cHyE TNIOJECTH HZKOARUIOY H ΒΑΙΒΕΙΠΗΧΖ CABKACTEAN ERITH, BAACTK Emoy Make ΧΟΊΒΕΤΕ MOM TEOPHTH AAKIIOY, ἦ BAACTK ETO NA OYNAUIE OYRpAMATH NAKAZARINOY, NE WT- (neimoym$'! HAKBI CAMOBAACTKNATO, HZ BOAUIEE CAKAZATH XOTAMOY. Uoyr 50 et rien ne peut produire autre chose que ce pour quoi il a &t6 cree. Aussi ne louons-nous pas l’univers d’obeir si bien ἃ son Maitre, et il n’y a pas d’esperance plus haute qui lui soit reservee, parce qu’il π᾿ ἃ jamais ex&cute que par contrainte ce quilui 6tait preserit. Mais l’homme a obtenu la faculte d’obeir ἃ qui il veut et de se choisir lui-m&eme son maitre, sans etre asservi ἃ une fatalit@ naturelle ni priv& du pouvoir d'agir. Etje dis que c’est lä une faveur qu’il a recue pour son profit, afın de lui permettre d’obtenir de son maitre quelque avantage en plus de ceux qu'il possede, avantage supplömentaire qu'il retire de son ob&issance et qu'il reclame comme un dü ἃ son createur. Car ce n’est pas, je l’aflırme, un dommage pour l’homme d’avoir &t& ainsi er&& libre, mais un profi. Admettons que Dieu l’ait fait pareilä un des el&ments de l’univers ou ἃ un des &tres qui le servent de m&me par necessite : il n’y a plus pour lui de r&compense de son merite; iln’est qu’un instrument dans les mains du er6ateur, et iln’ya pas de raison qu'il encoure le bläme pour ce qu'il a fait de mal, * Ὺ Ὺ ° 1. TEOPENO 5", CATEONENO S®. — 2. CAMOKOAHCTKOMZ 5", CALIOBAACTROUZ SP. — 3. npna S', npiarz 5", — A. WRAHMAENZ S', par correetion sur WRANKOYELZ. - 5. πολ S", moaactk 5". — 6. A no ἡ 5", ano ἡ 8", — 7. ἅκο u 5", avec M par correction de A. — 8. 'ἅκο A 55, ἄπο 5", —9. TBOpeyR S°, TBOpeyR S®. — 10. ποχόγ- aenie S*: lire sans doute noxoyaenia, cl. XKAAnı. — 11. On πον 5", avec ἦ corrige or 10 15 1 nd Se, SLAITERE ᾽ 10 ἔπραξεν ἀλόγως μέμψιν ὑπομένων 5 [73] DU LIBRE ARBITRE. 797 γέγονεν ἐμποιεῖν". Διόπερ οὔτε" ἐπαινοῦμεν ταῦτα οὕτω πειθόμενα τῷ δεσπότῃ, οὐδέ τις αὐτοῖς ἀπόχειται" κρείττων ἐλπίς, ὅτι τὸ προσταχθὲν ἄχοντες ἐφύλαξαν". Ἄνθρωπος δὲ τὴν ᾧ βούλεται πείθεσθαι προσέλαδεν" ἐξουσίαν ἑαυτὸν δουλαγωγῶν, aux” ἀνάγκη τῆς φύσεως χρατούμενος οὐδὲ τῆς δυνάμεως ἀφαιρούμενος" ὅπερ αὐτῷ τῶν χρειτ- τόνων ἕνεκα χεχαρίσθαι φημί", ἵνα τι πλεῖον ὧν ἔχει προσλάδη παρὰ τοῦ χρείττονος, ὅπερ αὐτῷ ἐκ τῆς ὑπαχοῆς προσγίνεται χαὶ ὡς ὀφειλὴν ἀπαιτεῖ παρὰ τοῦ πεποιηχότος. Οὐ γὰρ ἐπὶ βλάθῃ οὕτω γεγονέναι τὸν ἄνθρωπόν φημι, Ever δὲ τῶν χρειττόνων. Ei γὰρ ὡς ἕν τι γέγονεν τῶν στοιχείων ἢ τῶν ὁμοίως ἀνάγκῃ δουλευόντων θεῷ, οὐχέτι μισθὸν ἄξιον τῆς προαιρέσεως λαμδάνει, ἀλλ᾽ ὥσπερ ὄργανον ἂν ἦν τοῦ δημιουργοῦ, τὴν ἐφ᾽ οἷς οὐ χαλῶς \- τούτων γὰρ αἴτιος ἦν ὁ χρώμενος" ἀλλ᾽ οὐδὲ τὸ χρεῖτ- τον ἄνθρωπος ἠπίστατο, umdev ἕτερον εἰδώς, ἀλλ᾽ ἐχεῖνο μόνον εἰς ὃ πέφυκεν εἶναι "“. : Φυημὶ " τοιγαροῦν τὸν θεόν, οὕτω τὸν ἄνθρωπον τιμῆσαι προαιρούμιενον χαὶ τῶν KpELT- , , Ί = r ı_ m n - N ΄ τόνων ἐπιστήμονα γενέσθαι '΄, τὴν ἐξουσίαν αὐτῷ τοῦ δύνασθαι ποιεῖν "΄ ἃ βούλεται δεδωχέ- x ’ ΄ er ’ πὶ ’ , -- var'®, χαὶ τὴν ἐξουσίαν αὐτοῦ εἰς χρεῖττον -- ἐπιστρέφειν"-- παραινεῖν "7, οὐχ ἀφαιρούμενον ᾿ἣ 15 πάλιν τὸ αὐτεξούσιον, ἀλλὰ τὸ χρεῖττον μηνῦσαι '" θέλοντα" τὸ μὲν γὰρ δύνασθαι πάρεστιν ἊΣ δὴ puisque la responsabilite en tombe sur celui dont il est instrument; mais il n’y a pas non plus pour [αἱ de connaissance d’un bien superieur, et il ne sait rien de plus que ce ἃ {001 il est destine par nature. Ainsi je pr&tends que c’est parce que Dieu voulait, par ce moyen, honorer U’homme et lui donner la connaissance du bien superieur qu’il lui a accorde le pouvoir de faire ce qu'il voulait; et il linvite A tourner cette facult& vers le bien, non qu’il lui retire par la sa libert@, mais parce qu’il veut lui indiquer en N (ou inversement), et les additions e (en eursive) dans lintervalle entre N (Mi) et u, et MH au-dessus de ἐ; wreuammY 55). Ὁ (jusque 1. 13-14) CS Ezn. Bo 187,6-188,5. 1. ἐμποιεῖν C, ποιεῖν D Bo, « faire » Ezn : S (altere) « agir » est une traduction un peu anormale de “ποιεῖν, et doit attester indirectement ἐμποιεῖν. — 2. οὔτε CS, οὐκ D Bo. — 3. ἀπόχειται CD Bo, ὑπόκειται D»i Bh : S « git» suppose ὑπόχειται ou ἐπίχειται, κεῖται. — ἡ. χρείττων S Bo, χρεῖττον O, χρειττόνων D. — 5. ἄχοντες C Bo, ἑχόντες DS. — 6. ἐφύλαξαν : S « [15 ont fait ». — 7. τὴν ᾧ Bo Bh: τῷ νῷ D, τῶν ᾧ C (ou zu vw -- τῷ νῷ ἢ) ; mais D* in qua uelint parte obtemperandi sibi facultate concessa, S « la faculte d’obeir ἃ qui il veut », Ezn « sert qui il veut », supposant τὴν ᾧ ou τοῦ ᾧ. — 8. προσέλαθεν S Bo ΒΗ, et cf. ἢ" Ezn : καὶ προσέλαδεν D, προσέλαδεν γάρ C. — 9. οὐχ : S « mais non », la phrase etant liee et ορροβόθ ἃ ἑαυτὸν δουλαγωγῶν. --- 10. κεχαρίσθαι φημί Ο Bo: S « lui a Ele accord& » — χεχάρισται. — 11. τὴν... ὑπομένων C Bo (Ὁ manque) : S « ne recevant ni de louange dans ce qwil a fait de bien ni de bläme dans ce qu'il a fait de mal » — οὔτε ἐφ᾽ οἷς χαλῶς ἔπραξεν ἔπαινον οὔτε ἐφ᾽ οἷς χαχῶς ἔπραξεν μέμψιν ὑπομένων, et οἵ. Ezn « soit qwil (le er&ateur) l’employät au mal, soit qu’il lV’employät au bien, il (Uhomme) n’en aurait ni blämes ni louanges », mais il doit s’agir de traductions amplifiees. — 12. mepuxev εἶναι C Bo, πέφυχε D: 5. « 1] [αἱ fait ». — 19. S joint φημί ἃ la phrase pr&eedente (cf. 87,14), ce qui donne le sens : « Je dis qu’il sail seulement..., que par consequent Dieu... Jui a donne... et l’instruit » (les infinitifs δεδωχέναι et παραινεῖν sont rendus par des partieipes, en lant que dependant du ΠΟ verbe « dire »). — 14. γενέσθαι D, cf. τιμῆσαι : γίνεσθαι Ci Bo; S « &tre», qui suppose plutöt γενέσθαι que γίνεσθαι. --- 15. ποιεῖν CS Bo Bh, ποιήσειν D. — 16. δεδωχέναι CS Bo Bh, δέδωχεν D. — 17. εἰς κρεῖττον παραινεῖ C, εἰς χρεῖττον τρέπειν (στρέφειν) παραινεῖν Bo : Ezn « et il conseille de tourner », S « (je dis...) qu’il instruit ἃ detourner », supposant ἐπιστρέφειν (οὰ ἀποστρέφειν) παραινεῖν. --- 18. ἀφαιρούμενον Bo, « enlevant » S : ἀφερόμενον C- — 19. μηνῦσαι C, μηνύειν Bo (S est ambigu, mais repond bien ἃ μηνῦσαι). *Fol.23 v°. 798 METHODE D’OLYMPE. [74] ἐστε RK NeMIK, ἀπὲ ἡ ΞΑΠΟΈΛΕ nn NA KAmRUeE ie WEPAINATH HZB0r AeNIE BOTZ MOKAZAET'. HMxome πὸ ROTES CHINA KAKETB, BAACTR HMOYIHA ΟΥ̓ῚΗΤῊ ca oysenienn ἠ πε ΟΥ̓ΤΗ ΤῊ; naue ΑΡΖΚΑΤΗ cA oysenin, ἄπο BAIRUIE CE? TIOKAT zaA°, Ne M0ıpH ὠτφοῦτα WTENZAETR, Äype N NE CAMOROAKCTEOMZ oyunTH ΓΑ χομέτα, TAxo um ἦ BOTA Ne INH BeAAA TOCAOYWATH zanoskan! Ero ὦτης- MA'TH Emoy NM ΟΗΛΟΥ HZEOAENTA, Eike mom ἦ Ne ΠοΟΛΟΥΙΠΛΤῊ NoKeAkHin. Mc nepka” πὸ Eike CHE KAZATH Moe KO NE WTM® KAACTH NOKAZAETR' KeAHTR ie AR ΒΟΛΙΠΗΧ NACAAKATH CA YJARA NIOENZ BOYAETR’ CE BO nocakancTKoyETk TIOCAOYILAHIM noreaknim koxim. Tku me nme AA KAACTR πεῖ AACTK ΤΉ ΜΕΤᾺ ΒΕΛΈΤΗ XOlpeTk, NÖ AA KAIKUIAA OyCTABHTR MAKo ἡ AOCTOMNOY KAIBINHX MOAOY- JHTH, Erome Akaa mocaoyla KOTA fi NenocaYImANiA KAACTR ΜΗ. Ne πὸ recaonecnk" KoTauıe Korz cnye AAÄTH AAPZ, pexune gkunse neraknie Becaonecnk" ie ἘΠῚ Ne 5A IPAKAOY Aa, ne ἘΜ me Herunnk Aamo, ἀπὲ πὲ Örvero'? un ἀπ λα! KÄacTn Kzemaan'?, ΠΟΟΛΟΥΊΠΑΤΗ Eike ΒΕΔῊ ἢ BOTZ, TAKOME ἡ Ame'’ ne xöme'’. Ilpaneanoe KO AAET CA πὸ MOAORKCTEOY ἦχπε KTO " “ἡ ! en quoi consiste le bien. L’homme conserve son pouvoir d’agir, m&me en recevant les instructions de Dieu ; Dieu ne fait que lui conseiller d’orienter vers le bien le libre usage de ce pouvoir. C’est comme quand un pere conseille ἃ son enfant, qui a la possibilite de bien apprendre les seiences, de s’appli- quer davantage encore A cette &tade, en lui en montrant l'utilite : l’enfant n’est pas priv6 par la de sa libert6 d’agir, m&me s’il n’a pas de lui-meme la volonts d’etudier. J’estime de m&me que Dieu, en pressant l’'homme d’obeir ἃ ses commandements, ne lui enleve pas son libre vouloir, puisque l’homme garde le pouvoir de ne pas obeir ἃ ses prescriptions. Car, en lui-m&öme, le fait que Dieu lui donne ainsi des conseils prouve bien qu'il ne lui a pas öte sa liberte; et si Dieu ordonne, c'est pour permettre ἃ l’homme de jouir du bien superieur, bien qui resulte de l’obeissance ἃ l’ordre de Dieu. Ainsi ce n’est pas pour retirer la libert& qu’il a octroyde que Dieu entend donner des ordres, mais pour aceorder ἃ l’homme un avantage, en le rendant digne d’obtenir un bien plus grand en r&ecompense de ce qu’ila obei ἃ Dieu quand il avait la faculte de lui desob£ir. 1.nonazad 5°, ποκα 3ξϑέτι, 5", —2. Kappe ce 5° lu ΒΑΙμ απ ὲ par Bo), ROABIIEE SP, — 3. mokazaa 5", nonazYa 5). — A. zanonkan 5. est sans doute un genitil pluriel (= — in). —5.Ac πέφμλ ou ἧς πέρβα᾽ S: Ja eonjeeture «ἡ ἧς πέρβα de Bo est inutile. — 6. Um 55", WTATZ 55}. — 7. NOKAZAETR 5", nonazder 5). — 8. Ne AA KAACTK wel AA πὲ KaAacTim me 85". — 9. Kecaoneenk 55, nezcaoneenk 5), — ar 10 [75] DU LIBRE ARBITRE. 799 Bons 2 ee! δ ΕΣ L] ΣΥΝ = δύ A712 ‚ / \ n , αὐτῷ, κἂν τὴν ἐντολὴν λαμοάνῃ, τὴν δὲ τοῦ δύνασθαι" προαίρεσιν εἰς τὸ χρεῖττον τρέπειν Ω θ ᾿ - “Ὁ x \ δι κα 3 »; ΄ v au 0 ΄ \ ὁ θεὸς παραινεῖ. "ones γὰρ πατὴρ παιδὶ παραινῶν ", ἐξουσίαν ἔχοντι ἐχμανθάνειν τὰ 4 m ᾿ Ἂ , δ N τὶ ; ΄ > Ἢ τ' μαθήματα, καὶ μᾶλλον ἔχεσθαι τῶν μαθημάτων, ὅτι χρεῖττον τοῦτο" μιηνύων, οὐ τὴν τοῦ δύ θ Ἐς Ni, ν» ale = A ER ΄ δ ἢ er \ ᾿ ύνασθαι τοῦ παιδὸς ἐξουσίαν" ἀφαιρεῖ, χὰν μὴ ἑκὼν μανθάνειν βούληται, οὕτω μοι χαὶ τὸν or ᾽ = ΄ x » r ἮΝ ΄ 9 - ᾽ na θεὸν οὐ δοκεῖ, προτρέποντα τὸν ἄνθρωπον" πείθεσθαι τοῖς προστάγμασιν" ἀφαιρεῖν αὐτοῦ N 0 = ΄ τ ᾿ \ ἂν ke - , 2 τὴν EEovatav'" τῆς προαιρέσεως, τῷ "" δύνασθαι χαὶ μὴ ὑπαχούειν τοῖς προστάγμασιν '". x x \ RER: \ “ Bus “, “ἱμῳω en Sa 2 N 2 ἢ Een Kai γὰρ τὴν ἀρχὴν τὸ οὕτως 'ἢ παραινεῖν ὅτι «μὲν: un" ἀφεῖλεν τὴν ἐξουσίαν μιηνύει προστάττει δὲ ἵνα τῶν χρειττόνων ἄνθρωπος ἀπολαύειν δυνηθῇ" τοῦτο γὰρ ἔπεται τῷ πεισ- m 45 - m m [4 “ ’ “ \ Ne ‚ Δ “ ’ r ΄ θῆναι "" τῷ τοῦ θεοῦ προστάγματι. ὍὭστε οὐχ ἵνα τὴν ἐξουσίαν ἣν ἔδωχεν ἀφέλῃ προστάττειν 10 βούλεται, ἀλλ᾽ ἵνα χρεῖττον δωρήσηται "ἢ ὡς ἀξίῳ μειζόνων τυχεῖν, ἀνθ᾽ ὧν ὑπήκουσεν τῷ - x - \ » , vr θεῷ καὶ τὴν τοῦ μὴ ὑπακούειν ἐξουσίαν ἔχων. € Οὐ γὰς ἀλόγως ἤθελεν ὁ θεὸς οὕτω διδόναι δωρεάν, τουτέστι τὴν αἰώνιον ἀφθαρσίαν" Ve Y ' Ὁ ἀλόγως δὲ γέγονε (δ᾽ ἦν) μὴ δικαίως διδομένη, οὐ γέγονε (οὐκ ἦν) δ᾽ ἀληθῶς (ὀρθῶς) δεδομένη "7, εἰ un ἀμφοτέρου εἶχεν ἐξουσίαν ὁ λαμδάνων, πείθεσθαι '" ᾧ προστάττει ὁ θεός, 15 ὡσαύτως χαὶ ἐὰν μὴ θέλη". Τὸ γὰρ δίκαιον δίδοται zart’ ἀξίαν ὧν τις ἔπραξεν᾽ Car Dieu ne voulait pas faire ainsi un don, celui de l’incorruptibilite eternelle, sans raison : le don aurait &t6& fait sans raison 51] avait &t& accorde sans justice, et ce n’aurait pas 6t& un don juste, si celui qui le recevait n’avait pas eu le double pouvoir : d’obeir aux commandements de Dieu, et aussi dene pas y obeir> 511 ne le voulait pas. Le don juste, en effet, est celui 40. Wuoero] ὦποε ce S%.— 11. nukaz] uukao 5". — 12. nzemaan] ββειλα, ἡ 5". — 4 13. nenn S°, βέλητ 5". — 14. ἦ Äme 5". — 15. χόιμε 5", Kopern 55. C (jusque 1. 11) 5 ἔχῃ. Bo 188,9.189,6. ῃ 1. χἂν... λαμδάνῃ S Bo, καὶ... λαμθάνει (. — 2. τοῦ δύνασθχι"" (5 (traduetion abrögee, ef. 1. 4): — 3. παραινῶν] παραινεῖ CS Bo, mais cf. peut-Elre Ezn « comme un pere, lorsqu’il conseille ». — 4. καί C, et cf. Ezn « qui est capable d’apprendre quelque science, de ne pas s’eloigner par paresse de cette science » : χαὶ «μὴ μανθάνειν"» Bo, d’apres S « le pouvoir d’apprendre les sciences et de ne pas apprendre », mais il s’agit visiblement d’une addition secondaire. — 5. τοῦτο ( 55,5» SP. — 6. τὴν... ο΄ ἐξουσίαν : S « le pouvoir de l’enfant », traduction abregee (cf. 1. 1). — 7. οὐ öoxet : S parait avoir - eompris « ne pense pas » = μὴ δόκει (cf. 99,7). — 8. τὸν ἄνθρωπον Ü Ezn, > S. — 9. προστάγμασιν S Ezn Bo, πράγμασιν C. — 10. τὴν ἐξουσίαν : S « lui enlever aussi la force », mais le slave rajoute frequemment la particule « aussi » (« et »). — 11. τῷ] τοῦ C Bo; S est ambigu; Ezn « le pouvoir de sa volonte a gräce ἃ laquelle il peut obeir et ne pas obeir » parait supposer τοῦ. — 12. προστάγμασιν S Ezn Bo, 1 πράγμασιν G. — 13. τὸ οὕτως Jahn Bo, τοῦ οὕτως C. — 14. ὅτι μή C Bo, mais S « qu’en effet iln’a pas τ΄ enlev& » parait supposer ὅτι μὲν μή. — 15. τῷ πεισθῆναι S Bo, τὸ πεισθῆναι GC. — 16. δωρήσηται ἃ Bo: 5 « pour-qu’il etablisse les choses plus grandes » suppose χρείττονα (ou xpeirtov) ὁρίσηται. --- 17. Ezn porte simplement « car c’eüt le vraiment injustifi& de le donner »; le slave est ambigu, et peut signifier « et ce n’eüt pas &te vraiment (ἀληθῶς) un don » ou « et ce n’eül pas El& un don juste (ὀρθῶς) ». — 18. ἀμφο- τέρου... πείθεσθαι : S est allere (— ἀμφότερον τοῦτο εἶχεν ἐξουσίαν λαμόάνον, χαὶ πείθεσθαι), mais οἵ, Ezn « ἃ un etre tellement constitue qu’il n’aurait pas eu le double pouvoir : de consentir », etc. — 19. S « ἐρᾶ- lement et s’il ne veut pas », mais cf. Ezn « et de ne pas consentir ἃ ce que celui-ei n’agr£ait pas ». 800 METHODE D’OLYMPE. [76] CATKopn" TO κακὸ ἘΠῚ pazamsenie! AkAnia, ἀμμὲ me Koerome Eh KAACTR BA *Fol.24r°. ἀμ λα ἀλκὰ; Ne ἄπολις Apkuae coyıpoy KOEMA ZA0Oy, Erome * ΒΛΛΟΤΕ ἀπε Eh xorkaz YAKZ HZKOAHTH KZAAZ Eh, HA TOCAOYINANTA ποκα ἢ Nenocaoymanla ΒΗΝῸΥ TOKIO” ce KO IIKICAAMIE CAMOKRAACTKNOE. H EHIKZ YARZ zanorkak IHEN- σι ACTK WT KOTA, H WTCWAOY 3λὺ MPHXOAHTR" NE MOCAOYWAETR 50 ΞΑΠΟΝΈΛΛΗΪΑ komia. H ce τόπο &auno ukäme ZA0, npkeaoymanie, ἐπε naya® zutun. Ne 50 mozerh [ERITH]* gem nunTome πὸ WECTR TEApERNO, CATEOPHEINOYELN € cYıpa CATRONENOY. Rcaxo ze ΒΞΒΙΒΕΙΠΗ TO WTKOYAA CE ΟΧΒΕΙ ἡ CA Mpecaamanie. Rzcnsitanie® ΟΥ̓ΚΟΥΛΟΥ YARY 31Δ0ε caoyın ca. 10 Νά ackutr ce ask ΜῈ 5 KRIXZ CBATRIX KNHTAXZ" TEN ie NM TAKOTO CATROPENA YAKA ΩΤ EOTA pesoy, mhnoero me OYYeNHENZ ce MPHÄTH ἐμὸν TAATOAN" NE BO stkÄme cuyero ECTECTKA KZAAZ YARZ' ἀπε 50 ΒΗ TAKO KRIAZ, NE ἘΠῚ Πὸ nAaoysenim ce ἐπιὸν SAOYYHAO CA, CAMOMOY ὑπ Huoyıpa EcTscTKoy. Taaroaern ie ΠΈΚΗΙΗΝ CKATZ 15 *Fol.24v°. TAACA NAOYIHTH CA ZAOMR YAROy’ oYınTn me" ca Emoy penoy Eme npkcaoymarn o ΕἸ ιν 44 BOTA” CE BO EAHNO EcTR ZA0, ee upkcz Komiw ΠΟΛ EhIBACTR. qui est accord& selon le mörite des actions de chacun. Mais comment faire la difference entre les actions de l’homme, s’il n’avait pas le pouvoir d’agir de l’une ou de l’autre maniere <, d’obeir ou de desobeir>? Je dis que l’'homme a 6t& er&& pourvu du libre arbitre; non que j'admette un mal ἀ6]ὰ preexistant pour lequel ’homme aurait regu le pouvoir d’opter 511 le voulait, mais il recevait seulement la responsabilite de l’obeissance ou de la desobeissance ἃ Dieu : c’est ἃ cela en eflet que r&pondait l’oetroi du libre arbitre. L’homme, une fois ογόό, recoit un ordre de Dieu, et des lors le mal commence, l’homme refusant d’obeir ἃ la prescription divine. Et c’6tait cela uniquement qui constituait le mal, la d6sobeissance ἃ Dieu, qui a eu un commencement : car personne n’ira dire qu’elle 6tait increee, puisque son auteur 6tait er&®. Mais tu vas sürement demander d’oüu est venue cette desobeissance. L’explication se trouve dans un certain livre divin, et c'est ce qui m’autorise ἃ dire que l’homme n’a pas 6t& er&6 par Dieu pourvu de ce penchant, mais qu’il n’en a dte aflect& que parce que quelqu’un le lui a enseigne : ’homme, — en effet, n’avait pas pu le recevoir comme trait de sa nature, ou sinon ce .. Ὑ “" Ὑ - - * N 1. pazamuenie 55, pazanyie 5’. — 2. Lacune entre YAKZ et Ne, mais qui peut remonter ἃ l’original gree de 5. — 3. NAayA S", NAYAT S”. — A. EBITH 5", > Bo. TERN ER »ῳφν-ς 10 15 ἐφ γὼ. ὦ GE Ar a [77] DU LIBRE ARBITRE. 801 τ» - ΄ x ΄ = εν x m a4 : " , ‚_- 4 , Ξ- πὼς (TOLL δὲ γὙξγονεν ( Ἣν) Ἢ ὀιαφορὰ τῆς ποάξεως, εἰ μὴ ἐχατερου αὐτῶν ἐζουσίᾶν εἰγεν 4 N 9 «τ, N ὁ avbowmoag'...;]] τ ͵ N, s > 5 a τ 2 “ wg Αὐτεξούσιον δέ φημι: τὸν ἄνθρωπον γεγονέναι" οὐχ ὡς προῦποχειμένου τινὸς ἤδη χαχοῦ, οὗ τὴν ἐξουσίαν τοῦ ἑλέσθαι, εἰ βούλοιτο᾽, ὁ ἄνθρωπος ἐλάμβανεν, ἀλλὰ τὴν τοῦ ε ΄ 5 θεῷ χαὶ «ἡ ὑπαχού 3... , x \ ΡΣ Κρ «τος 3a 5 Kaı ὑπαχούειν τῷ θεῷ χαὶ un ὑπαχούειν αἰτίαν μόνην᾽ τοῦτο γὰρ τὸ αὐτεζούσιον ἐδούλετο". αι γενόμενος ὁ ἄνθρωπος ἐντολὴν λαμξάνει παρὰ τοῦ θεοῦ, καὶ ἐντεῦθεν ἤδη" τὸ χαχὸν ᾿» ῃ ΄ -- ᾿ Er π , r « ἄρχεται" οὐ γὰρ πείθεται τῷ θείῳ προστάγματι. Kai τοῦτο χαὶ μόνον ἦν τὸ χαχόν, ἡ : 4 ’ \ παραχοή, ἥτις τοῦ εἰναι ἤρξατο. Οὐδὲ «γὰρ: " ἀγένητον ταύτην τις εἰπεῖν ἔχει, τοῦ ποιήσαντος αὐτὴν ὄντος γενητοῦ. Πάντως δὲ πόθεν τοῦτο" τὸ παρακοῦσαι ζητήσεις 5, Ἀλλὰ κεῖται "' σαφῶς ἔν τινι '“ θείᾳ - 7 ug: a \ 02 \ “ ( FR ΄ ‚ \ δὲ γραφῇ, ὅθεν οὐδὲ τοιοῦτον τὸν ἄνθρωπον πρὸς τοῦ θεοῦ γεγονέναι φημί, χατὰ δὲ τήν τινος διδασχαλίαν τοῦτο πεπονθέναι '᾿ λέγω" οὐδὲ γὰρ τοιαύτην «ἦν φύσιν εἰληφὼς "΄ ὁ ἄνθρω-- πος εἰ γὰρ οὕτως εἶχεν, οὐκ ἂν αὐτῷ χατὰ διδασχαλίαν τοῦτο προσεγένετο, τῆς φύσεως ᾿ m “ ’ , r‚ / ’ x ΄ \ v ‘ + ’ αὐτῆς οὕτως ἐχούσης. Λέγει δέ τις θεία φωνὴ μεμαθηχέναι τὸν ἄνθρωπον τὰ πονηρά" dıdz- σχεσθῦαι δ᾽ αὐτόν "" φημι τὸ παραχούειν θεοῦ" τοῦτο γὰρ χαὶ μόνον ἐστὶ τὸ χαχόν, ὃ παρὰ τὴν τοῦ θεοῦ προαίρεσιν γίνεται. penchant ne se serait pas developp& en lui comme une chose apprise, puisque sa nature elle-m&me l’aurait comporte. Une certaine parole divine deelare quel’homme « a appris le mal »; et je dis que ce qui lui est enseign6, c’est de desobeir ἃ Dieu, car cela seul est le mal qui arrive contre le desir de Dieu. — 5. CAEKI S?, CABRICTR S?. — 6. Dans la marge, ἃ la hauteur du titre, S® a le signe @. € (depuis 1. 3) Ph (l. 3-8) S Ezn. Bo 189,6-190,7. 1. Lacune dans S (ou son original grec) jusqu’ä γεγονέναι; Ezn « si ’homme n’avait eu double pouvoir : et d’obeir et de desobeir » permet de croire que cette lacune (par hom@oteleuton sur le mot’« homme ») est de deux lignes environ, et de restiluer approximalivement ὁ ἄνθρωπος, «(χαὶ τοῦ Ο ὑπαχούειν χαὶ τοῦ μὴ ὑπακούειν». — 2. τὸν ἄνθρωπον ᾿ γεγονέναι Ü, γεγονέναι φημὶ τὸν ἄνθρωπον Ph, γεγονέναι τὸν ἄνθρωπον Bo,> 5. — 3. ἤδη:» 5. — 4. τοῦ ἑλέσθαι, εἰ βούλοιτο ὦ Phr, εἰ βούλοιτο τοῦ ἑλέσθαι Ph? Bo : S röpond litteralement ἃ οὗ τὴν ἐξουσίαν εἰ βούλοιτο ὃ ἄνθρωπος ἑλέσθαι ἔλαθεν ἄν (ou ᾿ ἐλάμθανεν); la phrase slave est ambigue, mais la conservation du genitif du relatif (attraction du relatif dans le texte grec) laisse supposer que le traducteur a compris « l’homme recevrait la faculte du mal, s’il vonlait (le) choisir », et qu'il a lu peut-ire τὸ ἑλέσθαι. — 5. ἐδούλετο Ph Bo (ἠθούλετο C): S « pensait » (« se proposait »), bonne traduction. — 6. ἤδη,» 8. — 7. ἄρχεται : S « arrive», supposant ἔρχεται. --- 8. γάρ S Bo,> C. — 9. τοῦτο : S traduit « cette desobeissance se produisit ». — 10. Apres ζητήσεις, Sale litre : « Recherche, d’otı le mal est-il advenu ἃ ’homme » -- ζήτησις πόθεν τῷ ἀνθρώπῳ τὸ χαχὸν προσεγένετο. — 11. χεῖται C, κεῖται «τοῦτο» Bo, d’apres S « cela git », mais « cela » peut avoir &te rajoute par le tradueteur. — 12. ἔν τινι S Bo : ἔν τῇ C, et cf. Ezn « par les divines Eeritures ». — 13. πεπονθέναι C Bo : S « avoir recu », traduction libre. — 14. ... εἰληφώς] εἰληφώς C Bo : S « avait pris » = εἰλήφει ou ἦν εἰληφώς (lordre des mots est en slave : οὐδὲ γὰρ ἦν τοιαύτην φύσιν εἰληφώς). — 15. δ᾽ αὐτόν 5, οὖν Ci Bo. *Fol.25r°. 802 METHODE D’OLYMPE. [78] Ne πὸ ἐν ὦ cene ZAz yAnz naßyaer ca. Oysan me oYEo &crr sımin, WT CAMIOTO EOTA CATEOPENZ" OYIHTR! ie YAKA CAAPATHOYTH X0TA WT KAILINATO. λᾳε ΔῊ A ΒΗΝΟΥ xoemm ΒΈΛΈΕΤΗ, Ξλπήοτε Eon ὦ ὙΔΕΠῈ ἐπογ. ἦνμε ΔΗ u ZAKHCTH ΠΗΤΛΕΙΠΗ WTKOYAOY, erome Akaa ne TAnome CA ΠΟΤΕ CAUNZ πὸ JAKZ πὸ ὠπράξογ A πὸ NÖAOKRCTEOY MOAOYYH KRITH ΒΟΓΟΥ. Aue ΔῊ πὸ cEMOY ΕΟΓῸΥ ΒΗΝΝΗΚΟΥ φΕ ΕΠ KRITH ZAÄHMZ, CANAAACLIN WT ykaosuznaro CITBICAA. Äye πὸ WT(AIENMA ? ὦποτο Erome Aukäue JAKoy TIOAAA ΒΗ], KRIAZ «ἘΠῚ no Aerunk πήπεηχ ZAnMZ" ἀπε me (moro caxpAnn Mkome Kal, A YARA enge xork CATKOPHTH, KÜNENZ WNZ pernoya. Πβ΄. Ne πὸ πόῦ" ἀμμε AB KTO AKA pasa EAHNOTO K ἡΛΕΟΤῈ AA CAXPÄNHTR, A ApOyraToO 5 CHINA ΜΈΘΟΤΟ AA CATKOPHTR, ὦπα πὲ TOPERHORAKZ AA OYEHETR CHE NOITENATO ἡ BAAABIKOY, RÜNENZ AH KAA- AbIKA BOYAETK ὠπόπα zA0y’ TIONKIIIAENIW, NHYTOMRE® NE WTENZ® ἐμὸν ἥπ NHYCÖTOME WT ÖNOTO CeMIY TOAARZ; Καπρόοχ᾽ wruYaoy διαβόλου skaknie!" ZAHIXZ KMRAET. Nz ἡ ὦ ceum oyKo BANpAWATH HMALIM, NHKOMOYzKE Ne coyıoy 315, WTKAAOY H Zn, Wake ATABOAA napuun'', ukaknie ZAaro. Iporunoy ze ce aonpk TAATOAETR ca, Ko Alan0az οὗ ZA0 pazoyırk Eme mpecaoymarn kora' Thu ze ἦ ma ce oyorpemm Ainsi l’homme n’apprend pas de lui-m&me ἃ faire le mal. Eh bien, celui qui le lui enseigne est le Serpent, ογέό par Dieu m&me; et il le lui enseigne dans l’intention de l’empecher d’atteindre au bien sup6erieur. Si tu veux encore en savoir la cause, c'est qu’il porte envie ἃ l’homme. Et si tu demandes aussi l’origine de cette envie, c’est parce qu’il n’a pas recu les memes honneurs que l’homme. En eflet, l’homme seul a obtenu d’ötre ere& « ἃ l’image et ἃ la ressemblance » de Dieu. Mais si tu prötends pour cette raison que Dieu est responsable du mal, tu sors du bon sens. Car si Dieu avait pris de ce que possedait le Serpent pour en faire don ἃ l’homme, il aurait 6te reellement le responsable du mal; mais s’il a maintenu le Serpent tel qu'il l’avait cre6, et 51] a voulu er&eer l’homme avec ces avantages, la responsabilite vaau Serpent et ἃ son envie. Et en eflet, si un maitre qui a deux esclaves maintient un d’eux dans la servitude et adopte l’autre comme fils, et si 1. ΟΥ̓ῚΤΗΤΕ S‘, oyan 5. (d’apres Bo'). — 2. WTZeUZ 85, par correction de ὦτο : ὃ est ratur en Δ, et ἘΠ est rajoute en cursive au-dessus de la ligne; ce qui invite ἃ restituer ᾧτε WT. — 3. ΠΟΛΑ͂Λ ἘΜ ERIAZ 5°, avec A Gerit sur A, et peut-ötre rajoute; on peut conjecturer encore Äıpe KO «ΕΒ „..TI0AAA, EBIAZ ΒΕ]. — 4. Πρ (en ligature) S°, annoncant une comparaison. — 5. Ne BO Νό 55, He πὸ 8", — 6. Hukı 5%, nukA SP. — 7. zAoy St, zA6m8 S®. — 8, uuurtdae 55: lire”sans doute HHYCHRE. — 10 10 [79] DU LIBRE ARBITRE. 303 ᾽ x = « { 96 ᾿ ᾿ E " % « N, ‚ Οὐ γὰρ οὖν' ah’ ἑαυτὸν" τὸ πονηρὸν" ἀνθρωπος᾿ διδάσχεται. Ὁ διδάσχων τοίνυν [τὸ κακόν] " ἐστιν ὁ δράχων, Γ x ᾽ Ὁ ὙΠ: m Ξ , N INSEL δὲ x ν ἘΞ ΕΗ, [πρὸς αὐτοῦ τοῦ θεοῦ γεγονώς" διδάσχει δὲ τὸν ἄνθρωπον ἐπισχεῖν βουλόμενος ἀπὸ τοῦ ὑψίστου (xpeirrovog)". Ei δὲ nal τὴν αἰτίαν θέλεις εἰδέναι, φθόνος ER πος ἡ", τ2 ᾿ ΠΑ en DE Wr δὰ ESSEN on, ἐστὶν αὐτῷ ἐπὶ τῷ ἀνθρώπῳ (φθόνος ἐστὶν αὐτοῦ ὁ ἐπὶ τῷ ἀνθρώπῳ). Ei δὲ χαὶ τὸν φθόνον ζητεῖς πόθεν, οὗ ἕνεχα οὐχ, ὁμοίως τετίμηται": μονὸς γὰρ ὁ ἄνθρωπος zur’ εἰκόνα χαὶ χαθ᾽ ε ͵΄ ı» Er 8 4. ΄ \ re n ᾽ \ δὲ x n s ὁμοίωσιν ἔτυχεν (χατηξίωται) " εἶναι (γεγονέναι) τοῦ θεοῦ. ᾿ὰν δὲ κατὰ τοῦτο τὸν ᾿ »" 5 R- Ἢ a r ν᾽ Εἰ , , ΄ > θεὸν αἴτιον εἴπῃς εἶναι τῶν χαχῶν, ἐχπίπτεις ἐκ τῆς σώφρονος συνέσεως (διανοίας). Ei ’ ’ r fi - 63 3 ’ a - ᾽ m γὰρ ἀφελὼν Exeivou” 0) εἰχε τῷ ἀνθρώπῳ παρέσχεν, ἐγένετ᾽ ἂν ἀληθῶς (ὡς ἀληθῶς) αἴτιος τῶν χαχῶν" εἰ δ᾽ ἐχεῖνον ἐφύλαξεν ὡς γέγονε", τὸν 8° ἄνθρωπον οὕτως ἠθέλησε ποιῆσαι, αἴτιος ἐχεῖνος (αὐτὸς) φθονῶν. Οὐ γὰρ ἀλλὰ (καὶ γὰρ) "' ἐὰν ἔχων τις δύο δούλους x UT; > ὃ r ıB, \ y “ > en r 12 ER "ΩΣ ΩΡ (ἢ τον μεν ἕτερον εν ουλεία φυλάζῃ, τον ETEDOY εἰς LLOU τοπὸν ποιη πὴ (ποιήσηται), εχεῖνος δὲ φθονήσας ἀποχτείνη τὸν οὕτω τετιμημένον τῷ δεσπότῃ, ἀρ’ αἴτιος ὁ δεσπότης ἔσται pi ΄ὔ ὌΝ ᾽ ΄ ὐὸδ x ’ \ ent δέ Ben. ΄ ΄ 8»: ἐκείνης κακῆς ἐπινοίας, οὐδενὸς ἀφελὼν αὐτὸν οὐδέ τι AM’ ἐχείνου τούτῳ παρασχών“; Ἀλλὰ μὴν καὶ περὶ τούτου ζητεῖν ἔχεις (ζητήσεις), οὐδενὸς (οὐδέ τινος) ὄντος κακοῦ "΄, πόθεν χαὶ τῷ ὄφει, ὃν διάόολον χαλῶ '’, ἡ γνῶσις τοῦ κακοῦ. Ἀντιλέγεται δὲ τοῦτο καλῶς [7 ε ὃ 6 m x FAN) x ΄ er er \ 3 EN, ΄ x ὅτι ὁ διάδολος τοῦτο χαχὸν ἐνόησε τὸ παραχούειν θεοῦ, ὅθεν χαὶ εἰς τοῦτο παρώρμησε τὸν le premier, pris d’envie, tue celui que son maitre a ainsi honore, est-ce que le maitre sera responsable de cette entreprise criminelle, alors qu'il n’a rien enleveä cet esclave et qu’il n’a rien donne ἃ l’autre de ce qui lui appartenait ἢ Mais tu peux encore soulever ce probleme : s’il n’y avait pas de mal preexistant, d’oü est venue au Serpent, que j’appelle le diable (le fauteur de discorde), la connaissance du mal? Voiei la bonne reponse ἃ faire ἃ cette objection : le diable s’est apereu que le mal consistait dans la desobeissance 9. Weuz 55. avec € rajoule au-dessus de la ligne, et Ὁ rature sur bh. — 10. ATABOAOY ukaknie Bo : Alanovaz oyskaknie σὴς Dans la marge, δ᾽ a le signe ᾷ. — 11. ΒΑΡ ΗῊΝ 55: NAPHYWT Sb (?), « on appelle » Bo. C (1. 1-2) S ἔχῃ. Bo 190,7-191;7. 1. οὐ γὰρ οὖν] οὐ γὰο ἀν Ü, οὐ γὰρ ὧν S, οὐ γὰρ δή Μὰ Bo. — 2. ἑαυτόν S ΒΟ, ἑαυτό Ü. — 3. τὸ πονηρόν C Bo, ὧν... πονηρός S, ὧν... πονηρός τὸ πονηρόν Md. — 4. «ὁ» ἄνθρωπος Βο. ---ὃ. τὸ χαχόν ( Bo,> S. -- 6. τοῦ ὑψίστου (τοῦ ἄνω) : sans doute τοῦ χρείττονος, cf. 4,7, et Ezn « de ses biens ». — 7. κατ᾽ εἰχόνα χαὶ χαθ᾽ ὁμοίωσιν, Genese, I, 26. — 8. χατηξίωται, d’apres 85,10. — 9. « ἀπ᾽ ἐκείνου, cl. Ezn « si Dieu lui avait öte quelque chose », supposant un tour partitif : le texte des manuserits slaves pourrait röpondre litteralement ἃ ἀφελὼν ἐκεῖνον οὗ εἶχε, mais il est rature, et la conservation exacte de la construction grecque en slave est peu vraisemblable. — 10. γέγονε : S « il fut », mais le sens est sürement « il fut eree », ef. Ezn « dans l’etat m@me ou il avait &te ογόδ ». — 11. χαὶ γάρ : Ezn « car ». — 12. εἰς υἱοῦ τόπον : la locution « ἃ la place de » traduit ordinairement ἀντί, mais cf. Ezn « inserit lautre au rang des fils adoptlifs ». — 13. Apres παρασχών, S (altere) a le titre : « Question : d’oü vienl au diable la connaissance du mal » -- ζήτησις πόθεν τῷ διαθόλῳ ἡ γνῶσις τῶν καχῶν γίνεται. — 14. οὐδενὸς... χαχοῦ : S comprend « personne n’ctanl mauvais », mais Ezn « si aucun mal n’existait auparavant ». — 15. χαλῶ, cf. Ezn « que vous appelez »; le slave peut aussi signifier « on appelle » -- χαλοῦσι, comme le comprend Bo (mais sans doute d’apres SP”). ἘΡΟΙ. 25 γ5. 80% METHODE D’OLYMPE. [80] JAKA. np'. Mxoxe πὸ λιμεῦ KTO KATZ Chi KÄNETR? RpAMAKKOY’, WTAH χότα ἈΔη. WEAOKUTH, Ne ΒΈΛΕΙΝ πὲ MpARA ZAOKNATO NO NEMOYyAE MONENZ KOYAET CATKOPHTM CE Eike MBICANTR, BANpAmAA NERoro ΕΡΑῚΒΕΈ XBITpA coyıpa enonkaa- K’maro KanznyE, pexme ÜNONOY enYse cuM XOTAUE CATKOPHTH MAKOCTB, CHH ΛΈΣ πὸ HEMOYKE LIOIMENZ KOYAETK CAAPARZ" EHITH, HA ΒΡ Πα EAnno Scrasııaz ECTR 5 HENKE TOKMO TPEROBATH AAim Malt MNOTKIX KPANIENA ὠοταπλεηῖς ἠἡλὴ cero ἢ“ RIAMINA TOKIO ΟΥ̓ΚΈΤΙ ΙΔ, ὑπ᾽ ze τὸ ἀεϊε me HM CABINARZ MKoO M ὁζ ApdysEoR TIOMMEAZ ἢ KpANA MOTAZABZ MKO ἢ HAKOCTRNAA ἐμὸν ΠΟΒΕΛΈΒΙΠΟΥ, ΒΕΛΗΤΕ ke HAKKI ΠρύΤΗΒΗΛΑ TROPHTH Hmke ΠΟΒΕΛῈ ὦπα, MH cnye ΟΥ̓ΜΈΡΗΒΧ NAKOCTK CATROPH JAKOY, ne apkune cero nkanın ἩΑ͂ΒΑ ZAÖENATO, NA WT moreak- 7« NIA BOAYCKA NARHIKZ" TAKOmME* mm ἢ Alarona pazoyukn nepkoe KAZ’APERNOKATH, raue [morom]" ne ΒΈΛΈΤΗ mpasa KAno KB CATKOPHTH ZA0" me Ko KkAue apkrae 3ΛᾺ WT Nerome ἘΠῚ MOTAZ KZATH Kkaknie nkanın ne WT BoTA Zanorkar JAKOY AANOy NE AAAOYIBOy Man KKoycHTn nk WT ποέτο Apkra, Mkome UM CA LINHTR, ne Hnome Apksoy cmprr Amoypa nm" πὸ ne BaAaronorpkanoy YARWI ΝᾺ han pazauksz, Ham πὸ cAAz cuprm πολλιλπις ἦ Toro Akaa KZZ’EpANH CA YAKOY NPHÄTH WT NETO, WT NErome ἢ oyuern IINAUIE YAKS, HAM MAKKI ETOKE πρεύλογ- a Dieu; et c'est pourquoi il a incite ’homme ἃ desobeir. Imaginons en οἶος un ennemi qui dissimule sa haine : 1] a l’intention cachee de plonger dans le malheur celui qu'il deteste, mais il ignore la maniere de nuire gräce ἃ laquelle il pourra r6aliser son dessein. Il apprend qu’un homme habile dans l’art de la medecine a preserit A son prochain, ἃ savoir ἃ celui ἃ qui il voulait nuire, le regime qu’il doit suivre pour avoir la sante : soit qu'il lui ait fixe le moment qui seul convient pour prendre -de la nourriture, soit qu’il lui ait interdit divers aliments, ou bien qu'il lui ait ordonne seulement de s’abs- tenir d’un aliment determine. Et lui, des qu’il est muni de ces renseignements, se pr6sente chez cet homme en simulant l’amitie; il accuse le medeein de lui avoir preserit un rögime nuisible, il lui conseille le regime oppos& ἃ celui du medeein, il le convaine, et ainsi il lui nuit. Il ne connaissait pas aupa- ravant la maniere de nuire, mais c'est la preseription du mödeein qui la lui a apprise. De la möme facon, considere avec moi que le diable a d’abord 6prouv& de l’envie, puis il s’est trouv6 ignorer la maniere dont il ferait le mal: iln'y avait pas en eflet de mal preexistant dont il püt tirer la science qui lui 1. np en ligature) 5°, annoncant une comparaison. — 2. MKOKE πὸ Aue] ἄιμε 50 λιμε Du ἄμμε πὸ Ss (d’apres la copie et la traduetion de Bo). — 3. cn (ou cz) KaHETR] CAKÄMETR 5’, — A. KpAmnKoy 5, KpAmas 5». — 5. NpARZ| mpana St, — 6. CAApARZ 855, 2’apAnz 5". — 7. NARKIKZ 80, Bo, ΑΒΗ 85. — 8. TARome 85, qu’on 1 10 Vener na σον = δ Ὁ: nn " ΡΝ 10 15 PAYS EEE Ἀπ ERIRIENSEN [81] DU LIBRE ARBITRE. 805 ἄνθρωπον. “Ὥσπερ γὰρ ἐάν' τις ἐχθρὸς ? [ἀπο]χρύψηται τὴν ἔχθραν, λεληθότως «(μὲν βουλόμενος χαχοῖς περιδαλεῖν, μὴ εἰδὼς (ἀγνοῶν) δὲ τὸν τρόπον τῆς χαχίας καθ᾽ ὃν δυνήσεται ποιῆσαι τοῦθ᾽ ὅπερ ἐπινοεῖ, πυνθανόμενός " τινα τῆς ἰατρικῆς ἐπιστήμονα ὄντα ἐπαγγείλαντα.᾿ τῷ πλησίον, τουτέστιν ἐχείνῳ ᾧ οὗτος ἤθελε ποιήσασθαι βλάθην, τοῦτον τὸν ,ὔ , ἃ ὃ / ε x τ ΄ 5 v , “ ε Bir , - τρόπον καθ᾽ ὃν δυνήσεται ὑγιὴς εἶναι (γενέσθαι) ", εἴτε χρόνον ἕνα ὡρίσατο ἐν ᾧ μόνον χρῆσθαι Pr er ” v x - .. ’ 04 ’ ΄ μι n 3 τῆς τροφῆς (βρώσεως) εἴτε τὴν (τῶν) πολλῶν ἐδεσμάτων ἀπόστασιν εἴτε τοῦτο ἔδεσμα μόνον φεύγοντα, ἐχεῖνος δ᾽ εὐθέως δὲ χαὶ (ἅμα τε καὶ) ἀκούσας ὡσπερεὶ μετὰ φιλίας ἐλθὼν καὶ τὸν ἰατρὸν διαδαλὼν ὡς τὰ βλαδερὰ αὐτοῦ προστάξαντος (αὐτῷ προστά- ξαντα)ὴ", προστάττῃ [88]? πάλιν τὰ ἐναντία ποιεῖν οἷς προσέταξεν ἐχεῖνος, καὶ οὕτω πείσας βλάόθην ποιήσηται τῷ ἀνθρώπῳ, μὴ πρὸ τούτου (προτοῦ) εἰδὼς τὸν τρόπον τῆς χαχίας, ἀλλ᾽ ἀπὸ τοῦ προστάγματος τοῦ ἰατροῦ μαθών: ὁμοίως" μοι χαὶ τὸν διάδολον ἐπινόησον πρῶτον" «“ψὲν"- φθονῆσαι, εἶτα '" μὴ εἰδέναι τὸν τρόπον πῶς ἂν ποιῆσαι (ποιήσειε, πῶς ποιῆσαι δεῖ) τὸ χαχόν" οὐ γὰρ ἦν πρότερον (προῆν) χαχὸν'" ἀφ᾽ οὗ ἂν ἐδυνήθη λαθεῖν τὴν γνῶσιν" εἰδὼς δὲ πρὸς τοῦ θεοῦ ἐντολὴν τῷ ἀνθρώπῳ δεδομένην ἐπέχουσαν τοῦ ἐδέσματος γεύσασθαι ἀπό τινος δένδρου, ὥς μοι δοχεῖ, οὐχ ὡς τοῦ δένδρου θάνατον ἔχοντος οὐδ᾽ ὡς "ἢ οὐχ εὔχρηστον τοῖς ἀνθρώποις πρὸς τὴν βρῶσιν νοήσας, εἴθ᾽ ὅτι τὸ φυτὸν τὸν θάνατον παρεῖχε \ r “ ᾽ ΄ - ᾽ ’ © 9 > τὸ Da € x ’ - χαὶ τούτου ἕνεκα ἀπηγορεύθη τῷ ἀνθρώπῳ Axbeiv ἀπ᾽ αὐτοῦ, ἀφ᾽ οὗ χαὶ ἀποθανεῖν manquait. Mais il apprit que Dieu avait ἀοππό ἃ l’homme un ordre qui lui defendait de prendre sa nourriture d’un certain arbre — sans comprendre, ἃ mon avis, que l’arbre portät la mort ou qu’il ne füt pas bon pour la nourriture de l’homme —, soit parce que l’arbre donnait r&ellement la mort et que pour cette raison il avait &t& interdit ἃ l’homme de prendre de ses fruits dont il peut lire aussi TAK0 ae. — 9. TAye moTom 55, mais le second mot doit &tre une glose du premier. — 10. nu] nz 55. S Ezn. Bo 191, 7.192,53. 1. ὥσπερ γὰρ ἐάν, par correction de S : cf. Ezn « comme lorsque ». — 2. ἐχθρὸς ὥν, par correction de S qui repond ἃ ἐχθρὸς ἀπο(κρύψηται): Ezn « lorsque quelqu’un est ennemi de quelque autre, et qu’ayant cache ». — 3. πυνθανόμενος est restitu& sürement par la traduction fautive de S, qu’il explique : « interrogeant », au lieu de « &tant informe que »; Ezn traduit largement : « ayant trouve une &poque οὗ quelqu’un des medeeins ait donne a son ennemi l’ordonnance », etc., joignant 1. 3 et 1. 5. — 4.8 = τὸν ἐπαγγείλαντα, mais la forme determinee du slave n’a pas une valeur precise apres le pronom « quelqu’un », et d’autre part le traducteur a compris « interrogeant un medeein qui avait prescrit ». — 5. ὑγιὴς γενέσθαι : Ezn « arriver ἃ la sante ». — 6. αὐτῷ προστάξαντα : le sens est sürement « que le medecin lui a prescrit » (Bo, et cf. Ezn), mais le tour slave est ambigu. — 7. προστάττῃ δέ 8 : il est probable que l’adverbe πάλιν « ἃ rebours » a 6(6 interpret& comme conjonclion adversative (δὲ πάλιν). Touie la periode, claire chez Eznik, est assez embarrassee dans le texte slave, qui rend par « ou... ou » (l. 5-6), avec anacoluthe, ce qu’il faut comprendre « soit que... soit que ». — 8. ὁμοίως S, ou οὕτω δέ. — 9. πρῶτον S: Ezn « ἃ I’homme cree le premier », supposant peut-Etre une variante πρώτῳ (τῷ μὲν πρώτῳ). --- 10. εἶτα : S « puis ensuite » = εἶτα ἔπειτα, mais le second mot est sürement une variante ou glose du premier. — 11. xaxov : S « de mal » ou « du mal » (= τὸ xaxöv), Ezn « aucun mal ». — 12. οὐδ᾽ ὡς : S« mais comme » —= ἀλλ᾽ ὡς, mais « mais » doit ötre corrige en « πὶ» (Bo), cf. Ezn « lequel n’etait ni mauvais pour l’alimentation de l’homme ni arbre mortifere par nature ». PATR. OR. — T. ΧΧΙΙ. — F. 5, 3 806 METHODE D’OLYMPE. [82] ” *Fol.26r°. MATH KOTA EKHNA οαὐτη! JAKOY ΒΕΓ MKOME CATBOPIIA οὗ ἐπε τρέπε KOTZ, noknpk ὙλκΑ npkersuntn ΞΑΠΟΒΈΛΔΕ βοΐ, ne Eye ΒΈΛΗ ποε ἦχ EcTn 3λο᾽ NABBIKZ ze Mocakme ΕΟΤᾺ TIOXOYABILA ἀκα ὦ NHXKE mpecaoyma ΞΑΠΟΒΈΛΕ ἐτὸ H KÖpHcTR WCOyKeNiA KZEMBAMMA, NE WT APERNATO ECTRCTBA, NZ WT npkr με KOmTA ΤΟΥΛᾺ pazoyuk KaKo EcTn 380. Άκοκπε" 950 ΒΡΑῚΛ Ne xXoyanız ΠΟΒΈΛΑΒΙΠΑ KIM? NPAKWM YAKz VApARZ MOMETh KBITH, ἀπε ἦ mAue KpATZ Apkune me nkaaue πὸ KocmY HJAROY ΒΒ MOM NAKOCTR WNONOY CTEOPHTH, NA WT BPAYERNATO® HAKAZANTA NARKIKZ — NE BO ER Akno KBITpONOY CTPOHNATO TÄHTH’ NE KkAHM BO WNZ ἦ ce EhI MOAZMAZ ἐπε WT πράχιβα πολλά" TIOKAZANIAT, ἡ Eike WTCMAOY IPHÄTH YTO ZA0 BÜNENZ He” TOTAA Ne ΟΥ̓ πρηῆτη ὀμόμου CTPACTH ΒΈΛΜΗ, Ro πρμήμετε NE HAKAZANZ" M BpATOY ie NO TIONIKICAOY CBRIBAUE CA, coya’ € MPIHMATH NE MOKAUIE BECAOKECNHA ΔΈΛΑ "lol. 26v%. πφάπεει, πὲ HONOBkAAA BpAMERI !" —, "TEE WEIAZWM ἀπε Hnaue AUMKOAOY ἈΡΆΤΟΥ Sr 2 e) .. : o δ EbIEIIOY YAKWI HE ἐπμὲ ἡ ΒΈΛΕΗΝΤΑ Hurt ZAaro, NA WT ΞΑΠΟΒΈΛΗ ΦΑΞΟΥΜΈΤΗ devait mourir, soit encore que la desobeissance ἃ Dieu ait &te pour ’homme une cause de mort, pour avoir fait ce que Dieu avait reprouve. Il persuada l’'homme de transgresser l’ordre de Dieu, sans savoir encore en quoi residait le mal dans cette action. Puis il s’apercut que Dieu blämait l’homme d’avoir desobei A son ordre et qu’il le depouillait comme un condamneg, et il comprit alors, non du fait de sa nature anterieure, mäis par les menaces de Dieu, en quoi le mal eonsistait. Mais nous ne faisons pas reproche au medecin d’avoir indiqu& ἃ notre homme la maniere d’avoir la sante, m&me si son ennemi ignorait jusque- lalafagon dont il pourrait lui nuire et si c'est la prescription du medeecin quila lui a apprise. Car cet homme savant ne pouvait pas garder pour lui le renseignement utile qu'il connaissait : l’autre aurait &prouv& par ignorance ce qu’il a &prouv6 du fait des conseils de son ennemi, et des lors la responsa- bilit6 du mal subi irait au medeein qui savait qu'il n’avait pas encore l’expörience de’ la maladie, puisqu’il serait tombe malade faute d’etre γε δὲ μϑ u ie conseille ; et quant Ason ennemi, ses dösirs se seraient r&alis6s, maisiln’aurait merit6E aucun chätiment pour sa haine instinctive, puisqu’il ne l’aurait pas 1. cuprH Su cHpTR Sb, — 2. ἄκοκε : dans la marge, 5° a le signe Πρ (en A ligature), annoncant une comparaison. — 3. KbIM S", KoAnz 8". — ἡ. BPAYERNATO St: lire peut-ötre KPAYERNATO. — 5. MOAZMAZ| moaAMaz 5". ὁ. πολχιὰ 5", nwanTz 5. — 7. IOKAZANIA 5, NAKAZANTA 5". — 8. Haie 5°: Bo comprend ἃ tort Haas, au sens de νυν [88] DU LIBRE ARBITRE. 807 (ἀποθανεῖσθαι) ἐδόχει ' τὸν ἄνθρωπον, εἴτε πάλιν τὸ παραχούειν" θεοῦ αἰτία τοῦ θανάτου τῷ ἀνθρώπῳ γέγονεν ὡς ποιήσαντι τοῦθ᾽ ὅπερ ἀπεβάλεθ᾽ (παρητήσαθ᾽) ὁ θεός, ἔπεισε τὸν ἄνθρωπον ὑπερθῆναι τὴν ἐντολὴν τοῦ θεοῦ, οὔπω εἰδὼς ὁποῖον (ὁπότερον) αὐτῶν ἐστι χαχόν᾽ μαθὼν δ᾽ ὕστερον τὸν θεὸν μεμψάμενον τῷ ἀνθρώπῳ ἐφ᾽ ὧν παρήχουσε τῆς ἐντολῆς αὐτοῦ 5 χαὶ τὰ σχῦλα τῆς χαταδίχης λαμδάνοντα, οὐχ ἐκ τῆς προτέρας φύσεως, ἀλλ᾽ Ex τῆς ἀπειλῆς (τῶν ἀπειλῶν) " τοῦ θεοῦ τότ᾽ ἐνόησε πῶς ἐστι τὸ χαχόν. Ὥσπερ" οὖν (τὸν) ἰατοὸν οὐ ψέγομεν μιηνύσαντα οἵῳ τρόπῳ (ὁ) ἄνθρωπος ὑγιὴς δύναται εἶναι (γενέσθαι), εἰ χαὶ τὰ μάλιστα ὁ ἐχθρὸς πρότερον μὴ ἤδει χαθ᾽ ὃν τρόπον ἂν δύνασθαι (δύναιτο) βλάδην ἐχείνῳ ποιήσασθαι, ἀλλ᾽ ἀπὸ τῆς ἰατρικῆς" παραινέσεως μαθών --- οὐ 10 (οὐδὲ) γὰρ ἔδει (ἤομοζε) τὸν ἐπιστήμονα τὸ συμφέρον χρύπτειν' μὴ εἰδὼς (ἀγνοῶν) γὰρ ἐχεῖνος καὶ τοῦτ᾽ ἂν ὑπέστη ὅπερ ἀπὸ τῆς τοῦ ἐχθροῦ" ὑπέστη νουθεσίας, καὶ τὸ ἐντεῦθεν (τοῦ) λαθεῖν τι χαχὸν αἴτιος ὁ τότε μήπω Anbeiv ἐκεῖνον πάθημα εἰδώς", ὅτι λήψεται οὐ mapyynuevog''" καὶ τῷ μὲν ἐχθρῷ κατὰ νοῦν συνέθαινε, δίκην δὲ λαμῥάνειν (διδόναι) οὐκ ἐδύνατο τῆς ἀλόγου ἕνεκα ἔχθρας, οὐκ ἐξαγγέλλων τὴν ἔχθραν ----, τὸν αὐτὸν <> τρόπον "" 15 εἰ χαὶ τὰ μάλιστα '“ τὸν διζόολον ἐχθρὸν γεγονότα τοῖς ἀνθρώποις μηδέπω τὴν γνῶσιν ἔγειν τοῦ κακοῦ, ἀλλ᾽ ἀπὸ τῆς ἐντολῆς συνεῖναι (ἐπιγνῶναι) τοῦ θεοῦ... ψέγοντος, μηνύσαντος manifestee. De la möme facon, tout en que le diable, ennemi des hommes, n’avait pas encore la connaissance du mal et que c’est l’ordre donn& par Dieu qui lalui a procuree, faispas reproche ἃ Dieu d’avoir « quoique ». — 9. Ne NAKAZANZ| ne NAKAZANTe 5". — 10. RPÄMRER ... BPARERI 55, ΒΑ ΔΗ... BOAMABI 55. S Ezn. Bo 192,5.193,10. 1. ἐδόχει « il semblait » : S « il pensait », sürement mal compris. — 2. τὸ παραχούειν : S® « la raison de la desobeissance ἃ Dieu fut (raison) de mort pour l’homme » (d’oü S® « la raison de la desobeis- sance... fut la mort »), supposant τοῦ παραχούειν (OU τοῦ θεοῦ παραχούειν pour τὸ Beoü...), mais cf. Ezn « mais la desobeissance fut pour l’homme cause de mort ». — 3. S « prenant le butin de la condamna- tion » : Ezn dit simplement « c’est justement qu’ils furent punis ». — 4. οὐκ... φύσεως : S « non de la (sa) nature anterieure », ou « non de la substance anterieure » (= οὐκ Ex τῆς προτέρας οὐσίας, le mal preexistant), comme a compris Bo, mais on attendrait alors le tour indötermine (« une substance »); et cf. Eznik, qui rapporte ces mots ἃ l’arbre « qui n'etait pas mortifere par nature ». — 5. τῆς ἀπειλῆς : le singulier du slave peut röpondre au pluriel, cf. Ezn « en vertu des menaces de Dieu ». — 6. Ce passage est assez confus el altere dans S, et l’interpretation en est par endroits difficile, comme l’a not& Bonwetsch; la traduction armenienne, tr&es aberrante dans le detail, n’est pas d’un grand secours, mais le sens general se laisse retablir, gräce surtout au parallelisme des deux parties de la comparaison. — 7. τῆς ἰατρικῆς : S « medical », qui peut &tre une faute pour « du medecin » = τῆς τοῦ ἰατροῦ; cf. Ezn « du commandement du mödeecin ». — 8. ἂν ὑπέστη : S « aurait donne (fourni) », ᾿ς faute &vidente pour « aurait subi ». — 9. τοῦ ἐχθροῦ : « de l’ennemi » 55 SP, « du medecin » Bo, par confu- sion de mots. — 10. ὁ... εἰδώς : tel est le mot-A-mot du slave, qui donne un sens satisfaisant; l’interpre- tation de Bonwetsch : « bien que ne sachant pas alors », supprime le sujet de la phrase, et fausse le raisonnement.— 11. ob παρηνημένος : S « non une (l’) admonition », faute pour « non admoneste », comme le montre la place de la negalion. — 12. τὸν αὐτὸν «δὴ» τρόπον, cf. 103,10. — 13. Mot-a-mot du texte slave. Le passage est alter, et suppose une lacune, dans l’original grec de S plutöt que dans le slave, _ qui est grammaticalement coherent, si ce n’est que toute la phrase conditionnelle est en l’air. Il faut "retablir avec Bo le verbe « dire» : cf. Ezn « de meme aussi disons-nous de Satan qu'il est devenu -Pennemi de l’homme ». D’apres 1. 7, on peut conjecturer ei xai τὰ μάλιστα... τοῦ θεοῦ il arrive souvent qu'une action, encore quelle ne soit pas mauvaise 1. Exe] Eine 5". — 2. πητμά 5", AKHTiR 9". — 3. upkez 55, upkaz SP. — 4. KpAmEN 55, upamanı 5%. — 5. tnome 5", Mno 5). | 6. ππόγειπαμ S', uMöramanı 5». — 7. Apres akno, Bo conjeeture la chute de 310 « mal », et il comprend : « mais quand na 2, 10 15 [85] DU LIBRE ARBITRE. 809 τῷ ἀνθρώπῳ ὅτι παρὰ τὴν προαίρεσιν αὐτοῦ εἰ γεύσεται τοῦ δένδρου (τὸν) θάνατον ἕξει ζημίαν" εἰ γὰρ προλαδὼν μὴ ἐμήνυσε τῷ ἀνθρώπῳ ὅτι οὐ θέλει τὸ γεύσασθαι' αὐτὸν ἀπὸ τοῦ δένδρου, πάντως μὴ συνιεὶς [γιγνώσχων) ἂν ἐγεύσατο χαὶ τέλος ἂν ἔσχε καὶ τοῦ ζῆν, εἴτε ὡς ἔτι μὴ (μήπω) δυνάμενος ὑπομένειν τὸν χαρπὸν τοῦ δένδρου, ὥσπερ οὐδὲ νήπιος ἔτι τρεφόμενος γάλαχτ' στερεὰν δύναται λαύεῖν τροφήν, εἴτε πάλιν παρὰ τὴν τοῦ θεοῦ προαίρεσιν λαδὼν ἀπὸ τοῦ δένδρου" χαὶ αἱ μὲν βουλαὶ τοῦ ὄφεως ἐξετελοῦντο, παρὰ δ᾽ οὖν (δὲ) τὰ προσῆχον ἂν ἐδόχει δίκην λαμδάνειν (διδόναι) τῆς ἀλόγου" ἕνεκα πρὸς τὸν ἄνθρωπον τς ἔχθρας, ὡς μηδὲν τολμήσαντα ἔργον σαφῶς τιμωρίας ἄξιον.]] Τὴν μὲν οὖν ἀρχὴν τοῦ καχοῦ τὸν φθόνον εἶπον ἔγωγε, τὸν δὲ φθόνον ἐκ τοῦ κρείττονι τιμῇ κατηξιῶσθαι τὸν ἄνθρωπον πρὸς τοῦ θεοῦ" τὸ δὲ χακὸν ἡ mapanon’, ἐκ τοῦ προστίμῳ " περιπεσεῖν τὸν ἄνθρωπον ὑπερδάντα ® τὴν τοῦ θεοῦ ἐντολήν, «ὅθεν χαὶ 7 πολλάχις, εἰ χαὶ τὰ μάλιστα τὸ γινόμενον τῇ φύσει φαῦλον οὐκ ἔστιν, ἀλλά γε δὴ διὰ τὸ μὴ βούλεσθαι τὸν θεὸν γίνεσθαι αὐτὸ ... σαφῶς ... ὑπάρχειν χαχόν". Ἦν «ποτε γὰρ; χαιρὸς ὅτε προσέ- ταΐξεν ὁ θεὸς τῷ πρώτῳ λαῷ εἰς τὴν τῆς ἐπαγγελίας εἰσάγειν '" γῆν" χαὶ τότε μὲν οὐχ ἐπείσθη τῷ θείῳ προστάγματι οὐδὲ τῆς ἐπαγγελίας ἀπολαύειν ἤθελεν" ὕστερον δ’ αὖ πάλιν en elle-möme, se trouve cependant ὀΐγθ mauvaise parce que Dieu ne voulait pas qu’elle s’accomplit <, et qu’il a indiqu& le moment ou il convenait de l’accomplir, et uniquement du fait que son auteur, qui 6tait> exactement . Il ya eu un temps oü Dieu prescrivit au premier peuple d’entrer dans la terre promise, et le peuple n’ecouta pas alors la prescription de Dieu, n’acceptant pas de jouir de ce qui lui etait promis; mais plus tard, comme Dieu le retenait au contraired’yentrer, il faut convenir que faire le mal est seulement desobeir ἃ Dieu ». — 8. HZKnIK(Z)- wenoy] HzEnIKZ cemoy St. 9. ὠκξτηδι 5", ὠκξετοκάπ᾽ δ 5). C (depuis 1. 9) S Ezn (jusque 1. 13). Bo 193,10-19%,13. 1. οὐ θέλει τὸ γεύσασθαι : S « ilne veut pas encore 41}}} goüte » — οὐ θέλει ἔτι (οὔπω θέλει) γεύσασθαι, mais « encore », qui n’a pas de sens, est aller de « le » = τό, sous liinfluence de 1. 4. — 2. ἀλόγου : 5 « la haine deraisonnable », Ezn « une inimitie feroce (implacable) ». — 3. ἡ rapaxon C Bo: S et Ezn s’accorderaient aussi avec une lecon τὴν mapaxonv. —4.&x τοῦ C Bo, οἱ οἵ. Ezn « car w: S repond ἃ ἐξ οὗ ou ἃ ἐχ τοῦ. — 5. προστίμῳ : S « convention (pacle) » doit vouloir signifier « peine fix&e ».— 6. ὑπερδάντα Μὰ Bo, cf. S « ayant transgresse », Ezn « ayant desobei,il a rejete » : ὑπερθέντα ἃ — 7. «ὅθεν καί», d’apres S « c'est pourquoi aussi », Ezn « d’oü nous savons que »,> Ο. — 8. ἀλλά γε δὴ... ὑπάρχει καχόν C (lextrait debute ἃ πολλάκις 1. 11), ἀλλά γε δὴ... ὑπάρχειν χαχόν Bo (d’apres 5). Le texte de C est abreg6, et plus encore celui de Ezn. Le slave, quelque peu obscur, repond litteralement ἃ : ἀλλὰ διὰ τὸ τὸν θεὸν μὴ βούλεσθαι εἶναι (γενέσθαι, ou γίνεσθαι) αὐτό, πότε (interrogatif) δ᾽ οὖν (δὲ) παραινεῖν (ἐγχελεύεσθαι, παροξύνειν) δεῖν ποιεῖν τὸ (τῷ) παραχούειν μόνον (τοῦ) θεοῦ σαφῶς (ἐκ)μαθὼν τοῦτο ὑπάρχειν χαχόν, mais « ayant appris cela » est une faute pour« celui qui a appris » = τὸν (ἐκ-) μαθόντα. On peut conjecturer : ἀλλά γε δὴ διὰ τὸ μὴ βούλεσθαι «μὲν τὸν θεὸν γίνεσθαι αὐτό, «πότε δὲ δεῖ ποιεῖν παραινεῖν, τῷ παραχούειν (τοῦ) θεοῦ μόνον τὸν "» σαφῶς «ἐχμαθόντα > ὑπάρχειν καχόν. --- 9. «ποτε γάρ;"» Bo, d’apres S « car il y avait jadis »,> C. — 10. εἰσάγειν C Bo, « entrer » S; lire peul-etre ἐπάγειν (ou ὑπάγειν), intransitif. *Fol.27v°. 810 METHODE D’OLYMPE. [86] ΒΟΓΟΥ kaaza' dmoro? xoyme cumıcam mpkcaoywaru NAoYıHRZ CA KOTA ἡ ypkez’ & ᾽ 22 5 5 Boxim KoAm Kakzzue 5 ΔΈΠΟΤΟΥ npumma Kazun. Taxo πε΄, Äme ἡ 3Ἐλὸ cn COYIHECTROMIK NE COYTh 3Δλ, Erome akaa ne ΧΟΤΈΤΗ Boroy ΒΕΙΤῊ ἦ SARyu TEIT ῬΗΤῊ ΟΥ̓ΤΑΤ ca. Ns οὐπο Mxo’ ne 380° gem alanoa® ΒΕΛΈΤΗ 310 Eme npecaoymarn Bora”. Töy ἀπὶε ἘΜΙΒΙΠΟΥ Alaroad wT Kora ΒΈΛΈΤΗ pemm [πὸ ZAo mpecaoy- WATH EOTA,) πὸ mpkcaoyWwarm ΒΟΤᾺ ZA0, He AORpO ERITH MNHTR MM ca. Ne NECHTRICAENZ KO EhI WT KOTA, MKoze * ne'" menkaktn πὸ mEcth Kaaro ἐπε ypecz'' KOAD KOAIW TKROPHTH ἹΤδ᾽ Toro KO Akaa'? ἦ πὰ ΠΡΛΈΛΟΥ MAUHTH CA Euoy JeKoy, MKO CAMBICAENZ CATEOPENZ WT ΒΟΓᾺ ἦ ΒΈΛΕΝΙΕ Hurın AKo 340 ECTk NPOTHKAATH CA NOREALNIM® ποκῖν, ce cuk CATKOPHTH. 2A0 ze pen! nykcaamanin "ἢ, NE MKOKE CACTABZ Krim Apksae οὐ πὰ nkaknie pixz Hukrn AlaRoaoy, Nö HKo A TO CEMIKARIEHX CA ErIBABIIE HZROAMEMOy pena’ Thu ze ΟΥ̓́ΕῸ JAKY ÄCTHn’HOyR npin- MATH KAZNR ὦ πηχῖπε TRÖPHTR" CAMOXÖTRW'T EO CA HA oysenie πολλέτμ, WCTAETR il se soucia moins de cet empöchement (qu’il n’avait fait des autres), car il avait appris ἃ desobeir ἃ Dieu : il entra dans la terre promise contre l’ordre de Dieu, et il regut le juste chätiment que reclamait sa faute. Ainsi, bien que ces actions ne soient pas mauvaises en elles-memes, c'est parce que Dieu ne veut pas qu’elles s’accomplissent que le diable apprend aux hommes ἃ les faire. D’autre part, il me parait qu’on est dans le vrai en disant que, des qu’il fut er&& par Dieu, le diable savait qu’il est mal de lui desobeir. Car Dieu ne l’avait pas ογόό depourvu d’intelligence, en sorte qu’il n’ignorait pas que ce n’est pas bien de faire quelque chose contre la volonte de Dieu ; et c'est pourquoi je dis que le diable est justement soumis aux tourments, parce que Dieu !’a fait intelligent, et que, sachant qu’il est mal de s’opposer ἃ l’ordre de Dieu, il a os& le faire. Quant au mal, j’entends la desobeissance, ce n'est pas comme une substance pr6existante, je l’ai deja dit, qu’il est venu ἃ la 1. naaza 5, βχολλ 5). — 2. Wnoro 55 : lire peut-ötre WNAMO = τὴν ἐχεῖ, — 3. pbez 5°, upkzz 5». — A. TARo ie 55, ou TAKOMe. — 5. ὁ 834, οἵλ 8". — 6. #4 55 : lire peut-tre A. — 7. Dans la marge, 5" ἃ le signe @. — 8. πὲ 380 S": SP 310 « il est mal de dire », d’apres me A0Rpo (1. 8) mal compris. — 9. EOTA Bo : 50 ca 85. -— 10. ne est rajout6 dans 5‘, mais sans doute par la premiere main. 10 ng 10 15 An Dei le ee Sue ν τ ὁ ς [87] DU LIBRE ARBITRE. 811 ’ ΄ ΗΝ - θ0 n \ v ὃ \ au 677 . ,΄, ’ = f n ἊΝ ἐπέχοντος τοῦ θεοῦ τὴν εἴσοδον τὴν ἐκεῖ' ἔλαττον ἐφρόντισεν, παραχούειν τοῦ θεοῦ δεδι- δαγμένος", χαὶ παρὰ τὴν θείαν βουλὴν εἰσελθὼν δικαίαν ἀπητήθη τιμωρίαν. rt“ r Ν “4 [[Οὕτω ᾿ δέ", εἰ χαὶ πάνυ (τὰ μάλιστα) ταῦτα τῇ φύσει οὐχ ἔστι καχά, διὰ τὸ μὴ θέλειν τὸν θεὸν ἐνέσθαι (γίνεσθαι) χαὶ ἢ οἱ ἄνθ , διὸδζ x γενέσθαι (γίνεσθαι) καὶ " οἱ ἄνθρωποι πράττειν διδάσχονται. Ἀλλὰ μὴν" εὐθέως γεγονότα τὸν διζθολον πρὸς τοῦ θεοῦ εἰδέναι εἰπεῖν (φάναι) ὅτι χακὸν ἯΣ J δοκεῖ. Οὐ γὰρ ἀνόητος γέγονε πρὸς τοῦ θεοῦ, ὥστε μὴ ἀγνοεῖν ὅτι οὐκ ἔστιν ἀγαθὸν τὸ παραχούειν τοῦ θεοῦ, [ὅτι παραχούειν τοῦ θεοῦ χακόν,]7 οὐ χαλὸν εἶναί (οὐκ εὖ ἔχειν) μοι παρὰ τὴν προαίρεσιν τοῦ θεοῦ πράττειν τι" τούτου γὰρ ἕνεχα χαὶ δικαίως βασανίζεσθαι αὐτόν φημι, ὅτι νοητικὸς πεποιημένος πρὸς τοῦ θεοῦ χαὶ τὴν γνῶσιν ἔχων ὅτι καχόν ἐστιν ᾿ - Ἂς ΄ Pe N γεν x ὃν x \ , ἀντικεῖσθαι τῷ προστάγματι τοῦ θεοῦ, τοῦτ ἐτόλμησε ποιῆσαι (ποιεῖν). Τὸ δὲ χακόν φημι τὴν παραχοήν, οὐχ ὡς σύστασίν τινα πρότερον οὖσαν (προῦποχειμένην) εἰς (πρὸς) γνῶσιν εἶπον ἔχειν τῷ διαδόλῳ (τὸν διζδολον)", ἀλλ᾽ ὥς τι τῶν συμβεσηχότων γινόμενον τῷ προαιρουμένῳ φημί: ὅθεν οὖν (τοιγαροῦν) " τὸν ἄνθρωπον τὴν ὀρθὴν λαμθάνειν τιμωρίαν N Fl P > r ᾿ ΄ x FE ᾿ € ἢ ᾽ ἢ διὸ ΄ -- ἐφ᾽ οἷς πράττει" αὐτοθελείᾳ (αὐτομάτως, ἐχουσίως) γὰρ εαὐυτὸν εἰς τὴν ὁὀιδασχαλίαν (τῇ connaissance du diable, mais comme un des accidents de la substance qui resulte de l’usage de la volonte. Voilä pourquoi j’aflirme que l’homme regoit la juste punition de ses actes : car c’est volontairement qu’il se livre ἃ — 11. upecz 55, upkzz 5". — 12. akaa S®, paam 5". — 13. nikcaamanin St, npecadwÄnit S°. — 14. camoxöTam 5", cauoxorutn” 8", Ὁ (l. 1-2) S Ezn (depuis 1. 6). Bo 194,13.195,11. 1. τὴν ἐχεῖ U Bo: S « celle-la » τε τὴν Exeivnv, mais la forme peut £tre alteree de « la». — 2. ἔλαττον... δεδιδαγμένος : le slave calque le grec, dont il conserve le singulier, ce qui parait donner le sens : « il (!’homme) reflechit de fagon moindre, ayant appris ἃ desobeir ἃ Dieu, et ils (le peuple) entrerent... ». Pour le texte grec, voir Nombres, xıy, Deuteronome, ı : Israel avait craint la puissance de ses ennemis, et il craignit moins liinterdietion de Dieu. — 3. Le slave donne un sens satisfaisant, et les additions de Bonwetsch sont inutiles. — 4. οὕτω δέ : S « ainsi », plutöt que « egalement» — ὁμοίως. --- 5. καί : 5 «et», qui peut etre une addition du slave, ou une faute pour « elles » = (γίνεσθαι) αὐτά. — 6. Apres ἀλλὰ μήν, S a le titre: « Que ce n'est pas mal d’affirmer que le diable savait qu’il est mal de d&sobeir ἃ Dieu » = ὅτι οὗ κακὸν φάναι τὸν διάθολον εἰδέναι κακὸν τὸ παραχούειν τοῦ θεοῦ. --- 7. Variante de traduction par simple changement de l’ordre des mots : le traducteur a visiblement voulu accentuer l’opposition de « mal» et « non bien ». Malgre l’accord de S et de Ezn « Satan sut qu’il est mauvais et non bon que quelqu’un desobeisse ἃ Dieu », la redondance « mal, non bien » est peu satisfaisante. On peut conjecturer : εἰδέναι φάναι ὅτι xaxoy παρακούειν τοῦ θεοῦ [οὐχ] εὖ ἔχειν μοι δογεῖ (cf. 19,13, 33.13, etc.), ou bien «οὐ χαχῶς ἔχειν μοι δοκεῖ (cf. le litre de S : « que ce n’est pas mal »). — 8. Le sens probable du slave est: « Je dis que la desobeissance est (le) mal, ce n’est pas comme (est) une substance preexistante que j’ai dit qu’elle est ἃ la connaissance du diable » (ἔχειν τῷ διαθόλῳ, plutöt que « le diable l’a A sa connaissance » = ἔχειν τὸν διάδολον). Mais la construction est lJaborieuse avec le verbe « avoir ». D’apres Ezn « nous parlons de la desobeissance. Et cette desobeissance est venue ἃ la connaissance. de Satan- », il faut supposer que « avoir » (ἔχειν) est alter& de « &tre venu » (ἥχειν), et restituer approxi- mativement τὸ δὲ χαχόν, τὴν napaxonv φημι, οὐχ ὡς σύστασίν τινα προὐποχειμένην εἰς γνῶσιν εἶπον (εἴρηκα) ἥχειν τῷ διαδόλῳ. --- 9. S « mais je dis comme un des aceidents arrivant ἃ qui a choisi; qu’ainsi ’homme recoit le vrai (juste) chätiment » : le verbe « dire » a &t& rattach@ ἃ tort ἃ la premiöre phrase (Bo), et il faut restituer... τῷ προαιρουμένῳ. Φημὶ τοιγαροῦν, cf. 73, 12, et Ezn « de plus nous disons que l’homme subit justement le chätiment ». 812 METHODE D’OLYMPE. [88] ze ca Suenin TorAaA ἐγλλ cAauız χύμετα. Xorknia πὸ ἧπάτε ἦ Nexötknia EAACTB, NOCAKABCTEOYETR he Euoy' ἦ ἐπε MOM TEOPHTM Eike χόμετε. - ἢ ἐλπὰ κε OYEO, ὦ αρϑαπε, πὲ TAATOAELLH zÄRIX ΤΟΝ KEITH BOTOY, CATEOPENOM ke HUZ peyemm EETM πὸ AkHcTEY AlAnoam ἦν NOCADYUNHKWM NoAAR’mIEN” CA ὠποτο ἡϑπόλεηϊι, Tku ze A πὸ MHcrunk Hz KAZNHTH ca ” φέτειπη, πὸ 1oroye * wWTUkTATH Ero ΠΕΙΟΛῊ Ne X0TATR, ὦ CANON πὲ TOMZ KANSAWATH TEBE ΧΟΙΒΟΥ Δήϊλπολε, Kz° raaroamıpnuz HMKo KOTZ ZAA ΔῊ CATKOPH AHMEOAA, Han CAUZ CA IERPATH NA NEECTRCTRENDE. TAKO AH M CATKOPH EOTZ, HAN CAUZ CA NA zakhıa ὠπράτη, mpeme TOTO Ne KEIEZ TARO; -- Äye AN ΟΥ̓́ΕΟ TAKO Ehl ΟἹ ΒΟΓΛ, NE 5k Eu akno KaznH NPIHMATH, CAXPANAMIBA CA ECTHCTEONZ MKOME M CATEOPM KOTZ’ TROpAMARA πὸ Ὑτὸ pkez EOAIM ΠΟΛ BR ΛΈΠΟΤΟΥ ΚΑΞΝΗΤΗ Taaronenz [ἦ Weoymarn] MAxome ne ΠΡΈΒΜ ΙΑ Tayn aykıace‘ xork Korz ἘΜΤΗἢ ἀιμὲ ΔῊ WT EOTA AOBIZ” πτὸ ΒΗ ἢ, ΠΡΈΒΡΑΤΗ RE ἀξβολεηΐε CROE NA 310 WCTARZ CA BAMRWATO, πό ΠΡΑΒΑῈ πρίήπλτη ἐμὸν KAZUA ὦ nuxme cuka’ ΟΧΤΕΟΡΉΤΗ. MAnome 50 Ne TAKZ EM WT EOTA KApHEZ l’enseignement du diable, et il s’&carte de ses lecons de lui-m&me, quand il le veut. Il a en effet la facultö de vouloir ou de ne pas vouloir, ce qui a pour consequence le pouvoir de faire ce qu'il veut. A. — Eh bien, mon ami, puisque tu nies que Dieu soit l’auteur du mal, et que tu declares que le mal a &t& cer&& sous l’action du diable par ceux qui lui obeissent et qui se sont soumis ἃ sa volonte, — ce pourquoi, dis-tu, ils sont justement punis, parce qu’ils peuvent repousser les suggestions du diable et qu’ils ne veulent pas le faire —, je desire te poser une question sur cet instigateur du mal lui-m&me, sur le diable : est-ce que Dieu l’a ογόό tel, ou bien s’est-il tourne de lui-m&öme vers le mal, contrairement ἃ sa nature primitive ? Ν. — S’il avait 6te er&6 tel par Dieu, il ne devrait pas encourir de punition, puisqu’il resterait fidele ἃ la nature que Dieu lui aurait donnee : c'est en eflet de ceux qui accomplissent quelque action contre la volonte de Dieu que nous disons qu’ils sont condamn6s justement, parce qu'ils ne sont pas restes 1. Ey 55, peut-ötre alter de cemoy. - 2. MS‘, sans doute ἃ supprimer. — 3. Dans la marge, S° a le signe @. — 4. aykırae 5°, avec une lettre eflacde devant A, sans doute T (en cursive), donc par correetion de ΤΑ Ἐπ’ ie. — 5. ΑΒΘ Β΄, par 10 15 „ir ΡΥ! 10 15 [89] DU LIBRE ARBITRE. 813 διδασκαλίᾳ) παρέχει (ἐπιδίδωσι), ἀφίσταται δὲ τῶν διδαγμάτων τότε ὅτ᾽ αὐτὸς θέλει. Τοῦ γὰρ βούλεσθαι ἔχει καὶ μὴ βούλεσθαι ἐξουσίαν, ἕπεται δ᾽ αὐτῷ (δὲ τούτῳ) ' χαὶ τὸ δύνασθαι ποιεῖν ὃ βούλεται. — (Kat) ἐπεὶ τοίνυν, ὦ φίλε, οὐ λέγεις (φὴς) τῶν χακῶν ποιητὴν εἶναι τὸν θεόν, πεποιῆσθαι (πεποιημένα) δ᾽ αὐτὰ φὴς κατ᾽ ἐνέργειαν τοῦ διαόλου [καὶ] τοῖς ὑπηχόοις" παρασχοῦσιν (ἐπιδοῦσιν) ἑχυτοὺς τῇ ἐχείνου προαιρέσει, ὅθεν καὶ ἀληθῶς (ὀρθῶς) ᾿ αὐτοὺς χολάζεσθαι φής, ὅτι δυνάμενοι ἀποδάλλεσθαι τὰς αὐτοῦ διανοίας οὐκ ἐθέλουσι, περὶ αὐτοῦ δὴ (ye)* τούτου πυθέσθαι σου βούλομαι τοῦ διαόλου", πότερον οὕτως (τοιοῦτον) αὐτὸν ἐδημιούργησεν ὁ θεός, ἢ αὐτὸς ἐπὶ τὰ χείρονα ἐτράπη, πρὸ τούτου οὐ γεγονὼς οὕτως (τοιοῦτος). — Εἰ μὲν οὖν οὕτω (τοιοῦτος) γέγονε πρὸς τοῦ θεοῦ,. οὐκ ἔδει αὐτὸν τιμωρίαν λαμόάνειν φυλάττοντα ἑαυτὸν τῇ φύσει ὥσπερ (ὁποῖον) αὐτὸν ἐδημιούργησεν ὁ θεός" }} τοὺς «γὰρ; " παρὰ τὴν προαίρεσιν τοῦ θεδῦ πράττοντάς τι διχαίως χρίνεσθαί Τ φαμεν ὅτι μὴ ἔμειναν τοιοῦτοι ὁποίους ἤθελεν" ὁ θεός" - [{εἰ δὲ πρὸς τοῦ θεοῦ ἀγαθός τις '" γέγονε, μετέ- στρεψε (μετέδαλε) δὲ τὴν προαίρεσιν αὐτοῦ πρὸς τὸ χκαχὸν ἀποστὰς τοῦ χρείττονος, διχαίως (δίκαιον) "' λαμόάνειν αὐτὸν τιμωρίαν ἐφ᾽ οἷς τολμῶν ποιῆσαι (ἐτόλμα ποιεῖν) "". Ὅτι γὰρ 1615 que Dieu les voulait; mais si Dieu en ἃ fait un ötre bon, et s’il ἃ detourne sa volonte vers le mal en abandonnant le bien, il est juste qu’il regoive un chätiment pour les actes qu'il a os6 commettre. Or le diable n’a pas te ογέό + ΝΆ ὃ ; rature sur AOB9O. — 6. ἘΒῚ St, ἘΒῚ S®. — 7. cuka S°, avec A rajoute sur Ἔ; cukA 5" (d’apres la copie de Bonwetsch). Ὁ (1. 13-14) S Ezn. Bo 195,11-196,7. 1. 8 doit signifier « il suit pour lui », mais « lui » peut &tre alter& de « cela », ou representer τούτῳ « cela » mal compris : ef. Ezn « d’oü suit aussi le pouvoir ». — 2.S « sous l’action du diable et aux diseiples » ou « sous l’action du diable et des diseiples », mais il est vraisemblable que « et » a &le rajoule, et que le datif du slave calque le datif gree mal compris : cf. Ezn « mais les maux sont, moyennant la suggestion du diable, venus des hommes qui lui obeissent » (« des obeissants de lui » = τοῖς ὑπηχόοις). --- 3. ὀρθῶς : S « selon la verite » ou « selon l’Equite », Ezn « justement ». — 4. δή (γε): ef. Ezn « pr&cisement au sujet de ce möme Satan ». — 5. Apres διαθόλου, S ἃ le {{|{ πὸ: « A l’adresse de ceux qui disent : est-ce que Dieua cree le diable mauvais, ou bien s’est-il transform& de lui-meme pour prendre l’etat contraire ἃ sa nalure » = πρὸς τοὺς λέγοντας ὅτι ὁ θεὸς πότερον καχὸν ἐδημιούργησε τὸν διάθολον, ἣ αὐτὸς μετεδλήθη εἰς τὸ ἀφύσιχον (τὸ παρὰ φύσιν, τὸ μὴ χατὰ φύσιν). — 6. γάρ S Bo,> C. — 7. χρίνεσθαι C, « est chätie » Ezn : S « punir et condamner », mais « condamner » doit &tre une correction de « punir », et le slave repond ἃ « nous disons qu'il (Dieu) punit » — χρίνειν φαμέν. — 8. ἤθελεν C : S « a voulu » = ἠθέλησεν. — 9. ὁ θεός CO, ὁ θεὸς S Bo, mais Vaddition du verbe « etre » s’explique par la syntaxe slave. — 10. ei δὲ... ἀγαθός τις : S « ou Si », s’opposant ἃ « si done » = εἰ μὲν οὖν, ce qui prouye que « quelqu’un de bon » — ἀγαθός τις se rapporle au diable; cf. Ezn « si donc il a &t& ογόό bon ». — 11. διχαίως : S « selon la justice », mais il faut sans doute supposer une phrase nominale « il est juste que » = δίχαιον; Ezn « c'est avec juslice que ». — 12. ἐτόλμα : le tour slave par le participe present (en proposition completive) doit repondre au present - ouä l’imparfait; Ezn « pour ce qu'il a ose ». ‘ * Fol. 28v°. = Fol. 297°. 814 METHODE D’OLYMPE. [90] PEXZ cAosWwIL, TAATOAARZ ZAKHCTH ἐπι sunk' KEITH CHUCKATO HZKOAENIA" ἡ EAMA ΠΆΛΕ MOAHNIM fein, NAYNOY CAORO. A3% penoy δηιάπολᾷ Ne ECTKCTKOMB PAZ’EIATNHKOY KHITH WT EOTA, NÖ CHAOY * Kom caYzenn$ " NA BAIBINAA" EMOyMe AMEORPAMERNOY ERIB/UOY KZ JAKoY CEOHMZ WHZEOACNIEMZ AHMKOAOY ERITH TAATOAR. Werasunz 56 τὸ" ποκΐε ποολογιπληϊὲ ΠΡΈΘΛΔΙΠΑΤΗ ΒΑ" A IPSTHRNAA BOToy $yHTH NAYA°, WTCTYUHRZ KAIIRWATO ἡ Mkome gem EETOyNZ" EHEZ WT Bora. Tlocaoywecrkoyer ze ΜῊ CHE TAATOAWINOY CKATEIH NERKIH TAaAcz ΒΈΓ ΝΗ zuia ἢ mapmua, penz’ moneak- wien” ze οὐμύρη ZA WTMETnHKA” ΒΈλιπε Bd no Hcrunk Komie CA0B0 Alk- BONA oymapan, EraA monpania ErO KAACTK ZEINKIMZ AAMME yaswın. Ne πὸ ΒΗΠΠᾺ ETO WTMETNHKA’ CKATKIA KNHTH NAPHYAAHT, ἀπὲ ἘΠῚ TAKZ" ΠΡΈΒΗΙΒΑΛΑ ἤἄποσιε ΟΧΤΒΟΡΗ CA EOTWUR, A NE WCTABURZ ἐπε BR RZ Nee Ne BR npkcroynnaz" WTIETNOE KO’ ἤπια πὸ NE Tome EcTn ἩΜΗῈ ἐπε uk apkuae οκλϑαότε "ἢ. Wr Neromke M MOKAZAET CA NE NECATEOPENZ EBITH" ἀμμὲ KO NECATKOPEN ἘΠῚ EBIAZ, Ne, ἘΜῚ WTCTOYNHAZ WT CROETO ECTKCTBA. Äye meh CENIOY AANZ MON, * NEINA coyıız AiAnonoy ZA0y, nmoyma nkparn πὸ ππλιπε Anoraa ΡΈΜΑ Eraa ne ukäme alaronz ZA. Nö οὐπὸ ὕπο ἡ πὲ ἐοτβοτβένο ποκαβαέτ'' ca zA0° Tome BO ECTBCTEO πρξεμπλά Ne TEPNHTR EBITH WEOTAA 3λ0, WEOTAA MAKKI AOEPO. tel par Dieu : c’est un point que j’ai etabli anterieurement, quand j'ai declare que c’est l’envie qui &tait chez lui cause de cette volonte de faire le mal. Et puisque tu me demandes de reprendre la question, je commence. J’affirme quant ἃ moi que Dieu, en er&ant le diable, n’en a pas fait un rebelle par nature, mais une force au service du bien; et je dis que c'est en concevant de la haine contre l’homme qu’il s’est fait diable par sa. propre volonte : c’est lui qui a abandonn& l’obeissance A Dieu et qui s’est mis A desobeir et ἃ enseigner le contraire de ce que Dieu veut, en s’ecartant du bien et en devenant pour ainsi dire un transfuge de Dieu. J’ai pour parler ainsi le temoignage d’une certaine parole divine, qui l’appelle le serpent fugitif, et qui dit : « par un ordre, « Dieu a tue Leviathan, le Serpent apostat » — car il y a eu reellement une parole de Dieu qui tuait le diable, c’est ἃ savoir quand Dieu donnait aux hommes terrestres le pouvoir de le fouler aux pieds. En eflet, l’Eeriture sainte ne l’appellerait pas apostat, sil etait rest& tel que Dieu l’avait eree et s’il n’avait 1. KuNnkS®, sunnk SP. — 2. τὸ 8", valant sürement TA. — 3. K’YA ... HAYA 8", NAYAT ... NAYAT 5’; peut-Öötre NAyA n’est-il qu'une variante de 8’4A introduite secondairement dans le texte (cf. 70,17.72,1). —A. ΒΈΓΟΥΗΧ S*, sans doute pour BETOYNR. δὴ ® H 10 15 u νὰ τ" ep ea ταρρν u. > [91] DU LIBRE ARBITRE. 815 οὐ τοιοῦτος γέγονε πρὸς τοῦ θεοῦ προλχύὼν εἴρηχα τῷ λόγῳ, εἰπὼν τὸν φθόνον αὐτῷ (τὴν) αἰτίαν εἶναι τῆς τοιαύτης προαιρέσεως" χαὶ ἐπεὶ πάλιν εὔχει (ἀξιοῖς) εἰπεῖν, ἄρξομαι τοῦ λόγου. Ἐγώ φημι τὸν διάθολον μὴ τῇ φύσει στασιαστὴν γεγονέναι πρὸς τοῦ θεοῦ, ἀλλὰ δύναμιν τινα ὑπηρετικὴν πρὸς τὰ χρείττονα' ὃν φίλεχθρον γενόμενον ἐπὶ τὸν ἄνθρωπον τῇ ἑαυτοῦ προαιρέσει διζδολον γενέσθαι λέγω. Καὶ ταλιπὼν γὰρ οὗτος τὴν θείαν (τοῦ θεοῦ) ὑπαχοὴν παραχούειν ἤρξατο καὶ τὰ ἐναντία τῷ θεῷ διδάσχειν ἤρξατο", ἀποστὰς τοῦ χρείττονος χαὶ ὡς εἰπεῖν δραπέτης (φυγὰς) γενόμενος ἀπὸ τοῦ θεοῦ. Μαρτυρεῖ δέ μοι οὕτω (τὸ τοιοῦτο) λέγοντι θεία" τις φωνὴ δραπέτην (φυγάδα) δράχοντα αὐτὸν καλοῦσα, εἰποῦσα τῷ δὲ προστάγματι (προστάγματι δὲ) ἐθανάτωσε (ἀνεῖλε) τὸν δράκοντα ᾿ τὸν ἀποστάτην" ἦν γὰρ ἀληθῶς θεῖος (τοῦ θεοῦ) λόγος τὸν διζόολον θανατῶν (ἀναιρῶν), ὅτε τοῦ καταπατεῖν αὐτὸν ἐξουσίαν τοῖς τῆς γῆς (ἐπὶ γῆς, ἐπιγείοις) ἐδίδου ἀνθρώποις. Οὐ γὰρ ἂν αὐτὸν ἀποστάτην ἡ θεία γραφὴ ἐχάλει, εἰ τοιοῦτος ἔμενεν ὡς (ὁποῖος) ἐδημιουργήθη ὑπὸ τοῦ θεοῦ χαὶ μὴ χαταλιπὼν ὃ ἦν εἰς ὃ οὐχ ἦν μετέθη: τὸ γὰρ τῆς ἀποστασίας ὄνομα ὅτι οὐ τὸ αὐτό ἐστι γῦν ὃ ἦν πρότερον μηνύει. Ἀφ’ οὗ χαὶ δείκνυται οὐκ ἀγένητος εἶναι“ εἰ γὰρ ἀγένητος ἦν, οὐκ ἂν ἀπέστη τῆς ἑαυτοῦ φύσεως. ᾿Βὰν δὲ χαὶ τοῦτο δῶμεν (I)? δύνασθαι (δυνατὸν εἶναι), νῦν ὄντος τοῦ διαθόλου καχοῦ, ἀνάγκη φθέγγεσθαι ὅτι ἦν ποτὲ χαιρὸς ὅτ᾽ οὐχ ἦν ὁ διάθολος χαχός. Ἀλλὰ μὴν ὡς οὐ φυσιχὸν (ἀφύσικον, οὐ κατὰ φύσιν) δείκνυται τὸ καχόν᾽ ἡ γὰρ αὐτὴ φύσις ἐπιμένουσα οὐ φέρει εἶναι ποτὲ μὲν κακή, ποτὲ δ’ αὖ ἀγαθή. pas abandonn& ce qu’il &tait pour passer ἃ ce qu'il n’etait pas : le terme d’apostat indique qu’il n’est plus actuellement ce 411} etait auparavant. Du meme coup il apparait quil n’est pas ineree : 51] e&tait ineree, il n’aurait pas renonce ἃ sanature. Mais m&me si nous accordons que cela soit possible, comme le diable est actuellement un &tre mauvais, il faut neces- sairement declarer qwil y ἃ δὰ un temps oü le diable n’etait pas mauvais. Et alors il apparait que le mal n’est pas attache ἃ sa nature : une me&me nature pers6verant en elle-m&me ne souflre pas d’etre tantöt mauvaise et tantöt bonne. — 5. säryun] sirynz ἡ 5". — 6. mapnya 5’, NApmyeT 5. — 7. NApHYAAH Sa, NApHYAAH Sb, — 8, TAKZ 95, TAKORZ 5". — 9. WTUETNVE 50 Bo : WMETNO πο 855, WTUETHO E08 5». — 10. κλ3λέτι 5΄, ΤΑ 3 ΜΈΤΑ SP. — 11. MOKAZAET 55, ΠΟΚΑΞδΕΥ 5". S Ezn. Bo 196,8-197,19. 1. οὗτος : $ « cette » — ταύτην ou « celui-ei » = οὗτος; Ezn « apres s’etre departi de la soumission ἃ Dieu ». — 2.8 « il se mit... etil se mit » : "απ des deux verbes peut &tre une addition secondaire, ef. Ezn « il se mit A desobeir et ἃ enseigner »; ou bien le gree avait deux verbes differents, par exemple ἤρξατο καὶ... ἐπεχείρησε. --- 3. θεία :S « sainte.», et de m&me 1. 13, mais cf. 77,10-14 et Ezn « la divine Parole ». — 4. Set Ezn a par (l')ordre il tua le dragon rebelle ». On peut supposer une lacune ancienne, et retablir approximativement d’apres Isaie, xxvın, 1: « τῇ μαχαίρᾳ >, ὃ δὴ προστάγματι, ἀνεῖλε τὸν δράκοντα. -- 5. δῶμεν : D « si nous donnons » ou « si je donne » (Ezn manque). *Fol.29v°. 816 METHODE D’OLYMPE. [92] = ἄμε πε ὐπὸ Ti CATROpeNA B’kÄue AlAKOAZ, ΗΔ NE TAKO CATKOPENAX WT KOTA, NO upkrparn CA CAUZ NA τόριπεε WT ΒΑΙΜΒΙΠΑΤῸ, γέκιπε WT NOCAOYIIANIA NA HENOCAOYIIANIE, Kz' raaroawıpnu skaame ΔῊ KoTZ AuARonA KoyAaıpa ZAA, Hau ne rkaaue. 7 TAATOAH ἀπμε TAKOTO Ero KAAOYyıpA Ne ΒΈΛΑΙΙΣ Korz A Toro akaa CATEOpN ἢ, Hal Boyaayaro skaknie AITBIH. Äıpe Βὸ πρέπε KEAAUK, KAA KHNA ERITH ATAROAOY" ἀιμε ah ne ΒΈΛΑΙπε WTECTOYNAENIA AlABROAA WT BOAUIHX, BEZEHNENA BOYAETE, EAUNRCKBIX” xe mAakn° BAAXORZ. — Muoxe πὸ merkaknie κὺρ &ctn ὦ Kosk, ce TAATOAATH NENOAOKNO URNHT IH CA EMTH" UWIKE KO CE ECTh ποκα ECTHCTKA’ A πόλις NAKK ΒΟΥ ΠΧ BkAk- Nie * HIIKI CTKOPHRZ AHMKOAA KUNENZ ECTh 3λον, TAnome ἦ πΕΠΟΛΌΒΗΟΥ ἦ ceMa EBITH gen®. Haskıpan se ὦπλῃς BuNoy Erme Akaa mporkanın KoyAnee cero CATKOPH EOTZ' PER ἀπὲ ce oyE0 AKO KAATATO ECTRETBA CHIN KOTZ NE XKOTK NOTAHTH ca zaaroakhnim cno@uy Nm Toro Akaa WEARAENZ? EHTM' ero Akna° ἡ .. 4 ΕῚ Er) 7 κὰν ΠΡΟΒΈΛΜΗ AYARONA WTETOYNARMA H JABKONZ carpkuarh Τα Δ: 3 npkeaoy A. — Ehbien, sile diable a &t6 er&e, mais non pas er&& par Dieu tel qu'il est, et 511 a abandonn& de lui-m&me le bien pour se tourner vers le mal, c’est- aA-dire pour passer de l’obeissance ἃ la desob6issance, dis-moi si Dieu ignorait qu’il deviendrait tel, et si c’est la raison pour laquelle il l’a er&e, ou bien s’il l’a fait avec la connaissance de ce qui devait arriver. En eflet, si Dieu savaitä l’avance ce qui arriverait, quelle n’est pas sa responsabilite pour avoir donn& l’existence au diable! S’il ignorait que le diable deserterait la cause du bien, il n’encourt plus de responsabilite, mais le voilA införieur aux devins des paiens. Μ. — Dire qu’il y ἃ quelque ignorance en Dieu, cela me parait absurde, car c’est contraire Ala nature divine; dire d’autre part que Dieu, qui avait la connaissance de l’avenir, est responsable du mal pour avoir ere& le diable, j'affirme egalement que cela est absurde. Mais j’imagine la raison pour laquelle Dieu, qui prevoyait ce qui arriverait, a er&& le diable, et je vais la dire tout de suite. Dieu, qui est bon par nature, na pas voulu que sa 1. Dans la marge, S° a le signe @. — 2. &AnnscKkx 5», Earann’cnnig 5 3. ΜΑΔΈΗ 8, manke SP. — ἃ, Tanome A 855, TAKome S’ (sans ΠΗ), — 5. Lire peut-etre 10 15 10 [93] DU LIBRE ARBITRE. 817 — Ei τοίνυν χαὶ γενητὸς ἦν ὁ διάξολος, ἀλλὰ un οὕτω (μὴ τοιοῦτος δὲ) πεποιημένος πρὸς τοῦ θεοῦ, ἀλλ᾽ ἑαυτὸν μετέδαλεν αὐτὸς ἐπὶ τὸ χεῖρον ἀπὸ τοῦ κρείττονος, τουτέστιν ἀπὸ τοῦ ὑπαχούειν ἐπὶ τὸ μὴ ὑπακούειν, λέγε εἰ τοιοῦτον αὐτὸν γενησόμενον οὐχ ἤδει (Ὠγνόει) ὁ θεὸς χαὶ τούτου ἕνεχα ἐποίησεν αὐτόν, ἢ τοῦ μέλλοντος γνῶσιν ἔχων. Εἰ γὰρ πρότερον ἤδει (προεγίνωσχε), τίς (οἵα) αἰτία τοῦ εἶναι τὸν διάθολον"" εἰ δὲ μὴ ἤδει τὴν ἀπο- στασίαν τοῦ διαόλου ἀπὸ τῶν χρειττόνων (τὸ ἀποστήσεσθαι τὸν διάδολον τῶν χρειττονων), ἀναίτιος ἔσται, τῶν δὲ τῶν Ἑλλήνων ἐλάσσων μάντεων. — Ὅτι γὰρ (μὲν) " ἄγνοιά τίς ἐστι περὶ τὸν Beöv', τοῦτο λέγειν ἄτοπόν μοι δοχεῖ εἶναι" ἀνοίχειον γὰρ τοῦτ᾽ ἐστι τῆς θείας φύσεως ἡ" ὅτι ὃ᾽ αὖ πάλιν τῶν μελλόντων γνῶσιν ἔχων πεποιηχὼς τὸν διάδολον αἴτιός ἐστι τοῦ χαχοῦ, ὁμοίως [χαὶ] ἄτοπον χαὶ τοῦτο εἶναί φημι. Βεξαιοῦμαι (τεχμαίρομαι) δ᾽ ὅμως τὴν αἰτίαν dv ἣν προειδὼς τὸ μέλλον τοῦτον ἐποίησεν ὁ θεός, λέξω δ᾽ ἤδη, ὅτι (τῆς) ἀγαθῆς φύσεως ὧν (ἀγαθὴν τὴν φύσιν ἔχων) ὃ θεὸς οὐκ ἠθέλησε χρυφθῆναι τὴν εὐεργεσίαν (τὸ εὐεργετιχὸν) " αὐτοῦ χαὶ μὴ διὰ τοῦτο φανερὸς γενέσθαι (χαὶ διὰ τοῦτο ἀφανὴς ὑπάρχειν)" δι᾿ ὃ χαὶ προειδὼς τὸν διάδολον ἀφιστάμενον (ἀποστη- σόμενον) χαὶ τοὺς ἀνθρώπους ἁμαρτάνειν ποιοῦντα (ποιήσοντα), παραχούειν δὲ (τε) τῶν προσταγμάτων αὐτοῦ", δὲ’ ὃ (1) " καὶ μᾶλλον (μάλιστα) "' τῷ ἀνθρώπῳ τὸ αὐτεξούσιον ἐφαί- bienfaisance restät cachee et qw'ainsi il demeurät meconnu. C’est pourquoi, tout-en prevoyant que le diable ferait defection et qu’il amenerait les hommes a pecher et ἃ enfreindre ses ordres, — ce qui devait justement permettre WBARAENZ «πε». — 6. Erome Akaal Ero akaa 55. — 7. TRopama] TRopa 5", qui se rapporterait ἃ Dieu, ce qui est impossible. S Ezn. Bo 198,1-20. 1. Apres μὴ ὑπακόύειν, S ἃ letitre : « A l’adresse de ceux qui disent : Dieu savait-il que le diable deviendrait mauvais, ou l’ignorait-il? » — πρὸς τοὺς λέγοντας" πότερον ἤδει ὁ θεὸς τὸν διάδολον γενησόμενον χαχόν, ἢ οὐχ ἤδει (ἠγνόει). --- 2. S « quelle cause d’ötre le diable (de l’existence du diable) », οἵ. Ezn « e’est lui-m&me (Dieu) qui est cause »; la phrase est sürement exelamative, bien qu’elle se comprenne plutöt en slave comme interrogative. Bonwetsch traduit « quelle faute aura le diable? », ce qui sup- poserait « sera » ou «fut » — ἔσται (ἦν) τῷ διαθόλῳ au lieu de l’infinitif « Etre », etfausse l’argumentation. — 3. ὅτι μέν : 5. «car que 5, mais cf. 22,14, etc. — 4. περὶ τὸν θεόν, Bo « chez Dieu », et non « dire cela au sujet de Dieu » — περὶ τοῦ θεοῦ τοῦτο λέγειν : οἷ. Ezn « admettre l’ignorance dans le cas de Dieu ». — 5. ἀνοίκειον... φύσεως : οἵ. 19,4. — 6. βεδαιοῦμαι : le verbe slave est ambigu et peut signifier « jexprimerai » — ἐχφράσω (Bo) ou « j'etablis (je conjecture) » ; Eznik fait defaut. Mais chercher la cause de la creation du diable, comme de celle du monde (101,5), c'est interpreter les intentions de Dieu, ce qui ne peut se faire que par conjecture. — 7. ἤδη : S « eh bien done », qui doit repondre ἃ «ἤδη (cf. 13,13, 15,8). — 8. τὴν εὐεργησίαν : S « sa bienfaisance »; Ezn « sa noblesse », mais la traduction armenienne avait deja rendu « ayant sa nature bonne » par « est un ötre bienfaisant ». — 9. Ezn ‘« qu'il (Satan) se detournerait et qu’il ferait p&cher les hommes en les amenant ἃ ne pas preter l’oreille ἃ ses commandements ». — 10. δι᾽ 5: Ezn « par ou », S« ἃ cause de quoi », qui peut traduire aussi 7 (cf. 103,12). — 11. καὶ μάλιστα : S « et toutä fait » plutöt que « et davantage », Ezn « loutä la fois ». * Fol. 30r°. 818 ᾿ METHODE D’OLYMPE. [94] WATM ze noReaknia Ero, Erome Akaa MH Maue-HAKOYy CAMOBAACTKNOE TIOKAZAMIE ca, Mxioxe' Eanoro? vkaknie ἘΛΑΓΛΑΓῸ ΒΈΛΛΛΖ ΒΜ YARZ, Ne ukanın pazamyenia’ ZAaro. CAZAR HM ΒΟΓΖ, AA npkenkmmoe EAATOCTH ETO WEARZAENO πογλε' JAKONZ, noAamNia? Akaa WCTARACNIA NpKREIX rpkxz, He APAKATH Re ZAOKH® ΠΡΗΟΝῸ erome akaa &noro npkcaoymaxoy, NOCAOymAxXoy ze pABA CATROpENATO. Toro Akaa pexoy πότον, ἀπε HM Sad mponkaame cmyero KOyAAATO ATÄROAA, CATKOPHTH’, AA KAATOTOY® CROW YÄKWII NO" KATKETK, AA KAATOAKTR® Komim NOZNAETK YÄRZ', AA IMNÖTOAHYNOE ETO MOZNARTE JARyn. με Ed πὲ ἘΠῚ MPOTHENATO CAOMENTA 3Aaro'', BAATGE MKomE BAATO EcTk ΜΕΒΈΛΟΜΟ ἘΒῚ KBIAO, (ΕΓ EAHNOTO CAnkak- 12 Nie HUIOYIHENZ NANUZ, NE skaoyıpeuz pazanyenia” BABBIUHX" x W'3 cAMORAACTARN EM. κ᾽ CHI ie H ολπὸ- BAACTKBNOE WTNATO ΒΗ ERIAO WT YAKA, NOCAOYWANID TOKIO EAHNONOY staoypa pAROTATH TÖUNO ke ἘΠῚ ErAO ὦ KChx YARZ CKoNYanie, Nepazadanıy coyıpa KOTORAO MZKOAENIK, ἡ TOUNA ἘΠῚ BACHPOCHAZ NRINEIINIH ZAZ AApA. -- Äye Re 0YEO RAATÖE CHOETO ECTKCTBA MOKAZATH χότα EOTZ WCTABACHIA ΔΈΔΑ rokxa TAKOTO ΒΈΛΗΗ AHMEROAA πὸ opkak CTEOAH, πὸ “τὃ ec πὲ, δἴλβολον au libre arbitre de l’homme de se manifester —, Dieu a ογόό le diable, afın de rendre visible aux hommes l’exces de sa bonte, pour qu’ils soient gratifi6s de « la r&mission des fautes anterieures » au lieu de conserver en euxä jamais le mal en punition du fait qu’ils lui desobeissaient pour obeir ἃ son esclave et ἃ sa cr&ature. Voila pourquoi, ἃ mon avis, Dieu a ογόό le diable, tout en sachant bien qu’il deviendrait tel : il voulait montrer aux hommes sa bonte, faire connaitre ἃ l’'homme [sa generosite, faire connaitre aux hommes] lexcellence de sa nature. En eflet, sans l’antithese du mal, nous n’aurions pas su que le bien est bien, puisque nous n’aurions eu connaissance que du bien seul et que nous aurions ignore en quoi il differe du mal. En 1. Dans la marge, S' a le signe @. — 2. E'noro 5. — 3. pazanuenia 5", paz’anyiA 5". — A. βογϑὲ 5᾽, KVaetT 5»... 5. πολλιληῖα 5", πολαϊληϊὲ 5} (d’apres la copie et la note de Bonwetsch). — 6. ZA0EH 55, ZA0EK SP». — 7. CATEOPHTH (ou carkoputn u) Bo, CATKopenA 5". — 8. KATOTOY 5", KATOCTR 5». — 9. BATOAKTR 8", “Δ N en » Ἢ A x . BATTR 5”. — 10. AA KATOARTR ... YAKZ 5° : cette phrase est peut-Ötre ἃ supprimer, or 10 ε " Ψ 3 ὃ 10 [95] DU LIBRE ARBITRE. 819 8 r ἄν ἢ Ω “ « , - ᾽ ᾿ ο 5 4 vero!, ἐδημιούργησεν αὐτὸν ὁ θεός, ἵνα τὸ ὑπερθάλλον τῆς ἀγαθοσύνης αὐτοῦ φανερὸν γένη- ᾿ I} - ’ δι x .Y , ᾿ - r ς 2 ται τοῖς ἀνθρώποις, διὰ τὸ χαρίζεσθαι (δίδοσθαι) τὴν πάρεσιν τῶν πρώτων (προγεγονότων) ἁμαρτημάτων, μὴ φυλάττειν ᾿ δὲ τὴν καχίαν ἀεὶ ἀνθ᾽ οὗ (ὧν) ἐκείνου «μὲν: παρήχουον, ᾽ ΄ δὲ m ὃ r - , N “ r x r ᾽ \ 7 N , ἐπείθοντο δὲ τῷ δούλῳ τῷ πεποιημένῳ. Τούτου ἕνεκ φημι τὸν θεόν, εἰ καὶ πάνυ (τὰ μάλιστα) ͵ Ὁ - x = P Ξ Ἢ ᾿ r προύδει τοιοῦτον γενησόμενον τὸν διάδολον, δημιουργῆσαι (xbrov)', ἵνα τὴν ἀγαθότητα Ὁ - ᾽ ‚ ἮΡΕ " ᾿ ΩΝ "Ὁ --- ε „ Ὁ = αὐτοῦ τοῖς ἀνθρώποις δείξη, ἵνα τὴν εὐεργεσίαν τοῦ θεοῦ γνῷ ὁ ἄνθρωπος, ἵνα τὸ διάφορον αὐτοῦ γνῶσιν οἱ ἄνθρωποι". Εἰ γὰρ un ἐγένετο (ἦν) n ἀντικειμένη σύστασις χακή (τοῦ - «'ν 5. ΄ - “ N ᾽ Η͂ δ ᾽ ᾿ " ᾿ ΄ Ξπ r χαχοῦ, ἡ ἀντίθεσις τοῦ χακοῦ), τὸ ἀγαθὸν ὅτι ἀγαθόν ἐστιν ἄγνωστον ἂν ἐγένετο (ἦν), “τούτου 3 N ΄ in Β r ΑΙ Σ eo \ FW; ᾽ r \ ἢ τ «χαὶξ- μόνου τὴν ἐπιστήμην ἐχόντων ἡμῶν, μὴ εἰδότων (ἀγνοούντων) τὴν διαφορὰν τῶν £ 6 x IN ΄ x ’ ΄ 5 ᾽ f ᾽ > ᾽ - χρειττόνων "" πρὸς δὲ τούτοις χαὶ τὸ αὐτεξούσιον ἂν ἀφῃρέθη (ἀπὸ) τοῦ ἀνθρώπου, τῇ ὑπαχοὴ μόνον εἰδότος δουλεύειν: ἴσον δ᾽ ἂν ἐγένετο (Av) χαὶ πάντων τῶν ἀνθρώπων τὸ 4 ᾽ ’ ᾽ Ὁ ΄ "» ν᾿ ’ ε - τέλος, ἀδιακχοίτου οὔσης τῆς ἑκάστου προαιρέσεως, καὶ ἴσην ἂν ἀπήτησεν ὁ νῦν χαχὸς δωρεάν. — Εἰ τοίνυν τὸ ἀγαθὸν τῆς ἑαυτοῦ φύσεως δεικνύναι βουλόμενος ὁ θεὸς διὰ τὴν πάρεσιν τῶν ἁμαρτημάτων τοιοῦτον εἰδὼς τὸν διάδολον ἐν μέσῳ ἐποίησε (εἰς τὸ μέσον ἔθηχε), διὰ outre, meme le libre arbitre aurait ὁ 6 enleve ἃ l’homme, qui n’aurait su que suivre servilement la loi d’obeissance. La me&me fin aurait attendu tous les hommes, puisqu’il n’y aurait pas eu de distinetion entre les volontes indivi- duelles, et les möchants actuels auraient pu pretendre aux memes faveurs que les bons. A. — Ehbien, si e’est pour faire voir la bonte de sa nature et en vue de la remission des p&ches que Dieu, qui savait que le diable deviendrait tel, l’a fait paraitre au monde, pourquoi n’a-t-il pas detruit le diable ensulte, comme variante de traduetion de la phrase suivante. — 11. ZAaro 55, Bo, ZA0€ Masing (sans raison). — 12. pazanyenia S°, paz’anyiA 5”. — 13. Dans la marge, : : 8558 le signe @. S Ezn. Bo 198,20-199, 18. 1. Apres ἐφαίνετο, S a le titre : « Que l’'homme ne possederait que la connaissance (science) du bien, ignorant la difference du mal » — ὄτι μόνου τὴν γνῶσιν (ἐπιστήμην) τοῦ ἀγαθοῦ ἂν ἐγίνωσκεν ὁ ἄνθρωπος, μὴ εἰδὼς (ἀγνοῶν) τὴν διαφορὰν τοῦ καχοῦ. -- 2. προγεγονότων, d’apres Rom., 11, 25, et Ezn « les peches qu’ils ont commis anlerieurement ». — 3. μὴ φυλάττειν : l’infinitif slave est en l’air : « pourla gralification de la remission des premiers peches, mais ne pas garder ». Il faul comprendre par le grec : διὰ τὸ δίδοσθαι..., μὴ φυλάττειν δέ « ἀπ que leur soit donnee la r&mission des peches (cf. Ezn « en vue du pardon ») et qu’ils ne gardent pas ». — 4. δημκουργῆσαι : S «er&e& », faute pour « creer » ou « le ereer » (Bo); le pronom complement pouvait manquer dans le texte grec. — 5. Ezn « afın que füt manifestee la bont6 de Dieu, et que les hommes connussent sa gräce ». Il est possible que les. deux dernieres phrases du slave ne soient que des variantes de traduclion d’une m&me phrase greeque, resultant de la diflicult€ de rendre le mot auquel r&pond Ezn « la gräce » et S « la bienfaisance » et «le multiple ». Ce mot doit &tre ro διάφορον « Vexcellence »; l’hypothese de Bonwetsch, qui suppose τὸ φιλάνθρωπον alter& en τὸ πολύτροπον, est ingenieuse, mais plus compliquee. On peut done conjecturer une phrase unique : ἵνα τὸ διάφορον αὐτοῦ γνῷ ὁ ἄνθρωπος. — 6. Apres τῶν κρειττόνων, S ἃ le titre : « Du libre arbitre » = περὶ τοῦ αὐτεξουσίου. * Fol. 30v°. *Fol.31 r°. 320 METHODE D’OLYMPE. [96] NOKAZABZWOY ca ZA0y Mi BAATÖCTH soxin Ark BRIKUIM YÄKOMZ, Ne NOTOYEH ἐτὸ x Toms, AA ne πηύπιλῆιπὴ οὐ παρ ας τ ὙΛΒΠΗ; — Ne ἄπολις menomo οὗ πΈλπιε BoToy, AHMAKROAA TIOTOYEHTH, NM MKO JAAZ ECTk cuprn * yayncrkn’ nuycöroxe CHNETO CTPACTOKATH ῥέπον, NA πρᾶποε MHYCHTOME BEAHKBIX TEOPAIIE KOTA ATÄBOAA CAUIZ COBÖM IIOTOYEAAM, CAZAANTE IAAO ἢ TRANERNO ἦ na nennitie paz’apkuntn” ca moMo" KTOpEE πὲ MKO TAKomEe NeRkA0U ΒΕ EBIAO ποπεΐε KAATÖAKHCTKO ποτόμα BOYAAIIHUA YAKWII, ἀπε ἘΜ BApHRA ΟΥ̓ΙΠΟΡΗΔᾺ MTÄRONA, KO:KAO πὸ JAKZ πὲ HIIKIH ΟΥ̓ CERE WEAHYENIA ἈΠῈ KAATZ CA ἘΠῚ B’2hIRAAZ ἦ ἀκμὴ NOpERNOKATH πὴ XOTkAZ πότου, MKo ἦ ΤΟΝ πύρα Eu. Toro akaa werpkae ἐτό, AA KcH yAyn KABWATO ΒΈΛΒΗΪΕ NPIHMOYTB, Waoaknr ze Enoy Wukuz Waoaknin‘ Apksae. Ce Ko ΒΈλιπε IwAno H BEAHKO, AA ποκπίη Ἱλπὰ WAOAKETR AlAKROAOY WT CAUOTO EOTA EANIM HAOYIENZ. TIOK >. Asome KO OYIHTEAR Β0ὲ MPOPAZOYITkNIE CATKOPHRZ ὦ wroöykx cnonxz ἡ ΒΟΉ NAOYYHRZ BPÄNENZ MUNIKE MAAATH® MIOTOYTR NPOTHKAARINEN CA, HCNOYCTHTR A NA RAN Εράτ CA cz npornuennum, ἢ WAsakmiw ἦπι ἡ" ΟΥ̓ΤΗΤῊ CA KAMETh MH MOARHZATH NA ne, merpkm me ἦ cAmoro KHTRA ΜΈΛΗΤΕ, TOKIO AA ἘΠῚ NEMAKOCTR? ZA%' Hme des qu’il se fut montre mauvais et que la bont& divine se [αὖ manifestee aux hommes, pour &viter la mort ἃ un nombre d’hommes plus grand’? M. — Ce n’est pas 4} füt impossible ἃ Dieu de detruire le diable, ou que Dieu se r&jouisse de la mort des hommes : sa nature, je l’aflirme, ne comporte rien de tel. Mais d’abord Dieu n’accomplissait pas un bien grand exploit en detruisant de sa propre main le diable, &tre chetif qui n’etait qu’une erdature, et facile ἃ dissoudre et ἃ rendre au n&ant. En second lieu, la bienfaisance de Dieu serait de la m&me facon restee inconnue des hommes ἃ venir, s’il s’etait häte de faire perir le diable; et ne trouvant pas en lui- meme de preuve nette du contraire, chaque homme se proclamerait bon, et il se penserait en quelque mani£ere le rival de Dieu, comme ayant un merite egal au sien. C’est pourquoi Dieu a laisse subsister le diable, afin que tous les hommes acquierent la connaissance du bien et que le diable soit vaincu par ceux dont il avait 6t& d’abord vainqueur. C’6tait la en eflet un dessein grand et admirable, que l’homme, enfant de Dieu, triomphät du diable, instruit par Dieu lui- 1. παδπκα ἀπιὴ 55, πόα ἀππτ ἢ 5), --- 2. oyupın 5". — 3. paz’apkumrn S“, avec ΤῊ rajout6 au-dessus de la ligne, — ἡ, wavaknin 55, Waoaknn Bo, sans raison. — 5. S® a dans le texte le signe ΠΟΙ͂ (en ligature), qui annonce une comparaison. — 6. maaarn S°, Bo, noaATH S°, ὃ", — 7. NENAKOCTKR] HENAKOCTH (HE NAKOCTH) 55. Apres ΔΈ, Bo ajoute , et traduit « pour que seulement 115. n’emportent pas 10 15 [97] DU LIBRE ARBITRE. 821 , x ” Pre \ ΄ δ ‚ n " m ᾽ r n - - , τι δὴ OU, τοῦ διαθόλου δειχθέντος χάχου KL τῆς ἀγαθοσύνης τον θεοῦ φάνερας γενομένης τοῖς ἀνθρώποις, οὐχ ἀνεῖλεν ' αὐτὸν (τὸ) λοιπόν", ἵνα vn πλείονες ἀποθάνωσιν ἄνθρωποι: ᾽ er N, m = n x ΄ ’ > ᾽Ν er ’ ᾽ — Οὐχ ὅτι ἀδύνατον τοῦτ᾽ ἦν τῷ θεῷ, τὸν διάῤολον ἀνελεῖν, οὐδ᾽ ὅτι προθυμός ἐστι \ ἢ , ἢ Ξ ΄ = > ἢ Ἃ 5 Beten πρὸς τὸν θάνατον (χαίρε: τῷ θανάτῳ) τῶν ἀνθρώπων" μηδὲν τοιοῦτον πάσχειν φημί, ἀλλὰ m x ΕἸ “- ‚ "» « ι x ’ x ᾽ Ω - πρῶτον -«μὲν"-- οὐδὲν τῶν μεγάλων ἐποίει ὁ θεὸς τὸν διάδολον αὐτὸς ἀφ᾽ ἑαυτοῦ (χαθ᾽ ce x > - Ν ᾿ nr \ x \ ’ Η͂ νι τ ἑαυτὸν) ἀναιρῶν, δημιούργημα (κτίσμα) ὀλίγον χαὶ γενητὸν χαὶ εἰς τὸ μὴ εἶναι διαλυ- θῆναι δυνατόν" δεύτερον δ’ ὅτι ὁμοίως ἄγνωστος ἂν ἐγένετο ἡ τοῦ θεοῦ εὐεργεσία (τὸ ... ᾿ ὴ 12 ı ἔπει ἐσοιυέ ς ἀνθοώποις I 00% ς (προλχϑὼν) ἐθ 7, ὴ εὐεργετικὸν) τοῖς μετέπειτα. ἐσομένοις ἀνθρώποις, εἰ φθάσας (προλαρὼν) ἐθανάτωσε τὸν “Προ οι oe ἰχόολον, ἔχάστος ὁ ἀγύρωπος οὐκ ἔχων ἐφ’ ἑαυτοῦ τὸν ἔλεγχον " σαφῶς ἀγαθὸς ἂν ἑαυτὸν ΝΑ το θ es or - > [7 m ἢ τὰν ἄν AN ῃ ταν ΚΣ 10 ἐκάλει χαὶ ὡς φθονῆσαι ἂν ἤθελε τῷ θεῷ [(ς(ηλῶσαι ... τὸν θεόν)". ὡς ἴσον φερόμενος αὐτῷ". » Ἵ sr " ΄ ", =, , τ Τούτου ἕνεκα εἴασεν" αὐτόν, ἵνα πάντες ἄνθρωποι τοῦ χρείττονος γνῶσιν λάθωσι, Δ 5 ξεν ne ΄ , 7 # n - \ τ x x 7 νικήσωσι δ᾽ αὐτὸν οἱ ὑπ᾽ ἐχείνου νικηθέντες πρότερον. Τοῦτο γὰρ ἣν θαυμαστὸν χαὶ μέγα, - -Ὁ ” 63 " Ὁ m - m ’ " ‚ τὸν τοῦ θεοῦ ἄνθρωπον νιχῆσα!: τὸν διάδολον πρὸς αὐτοῦ τοῦ θεοῦ ἀγωνίζεσθαι δεδιδαγμένον. Ὥ, RN ΝδΝ Δ 8 - 7 r x - ὃ ᾽ n σπὲρ γὰρ διδάσχαλος (γυμναστὴς) ἡ πᾶσαν πρόνοιαν ποιησάμενος περὶ τῶν παίδων αὐτοῦ x r Ν “ἴδ r τ ’ r ΄ 15 χαὶ πάντα διδάξας παλαίσματα οἷς πίπτειν (καταθάλλεσθαι) δύνανται οἱ ἐναντιούμιενοι, ’ ΄» δ " ᾿ x r ‚ ‚ ı? \, > 3 4 x x ἐχπέμπει αὐτοὺς εἰς τὴν πάλην (παλαίστραν) ἀγωνίζεσθαι σὺν τοῖς ἀντιπάλοις, χαὶ τὴν νίκην αὐτοῖς μανθάνειν (μελετᾶν) " παραινεῖ χαὶ σπουδάζειν εἰς αὐτήν, ἀμελεῖν δὲ καὶ αὐτοῦ - -- ΄ ΄ ᾿ " ,ὕ ε δ ΄ - ΄ Ἵ ΕΝ . np “Δ τοῦ ζῆν προστάττει, ιμκόνον εἰ ἐγένετο ἡ ἀδλάξειχ χακῶς (μόνον εἰ καχῶς ἢ ἀθλάθδεια) ""- 05 _ meme au combat. Ainsi un gymnaste qui a pris tout le soin possible de ses eleves, et qui leur a appris tous les coups qui doivent leur permettre de ‚renverser ceux qui leur seront oppos6s, les envoie ἃ la palestre lutter contre des adversaires, et il les exhorte ἃ s’appliquer ἃ vaincre et ἃ chercher de toutes leurs forces le triomphe, il leur preserit m&me de risquer jusqu’ä leur vie pour peu qu'ils ne puissent pas 6viter le peril sans honte; celui qui un outrage mauvais »; mais cette addition est inutile, et d’ailleurs NAKOCTR signifie « dommage » (βλάδη), S Ezn. Bo 199 ,18-201,7. ᾿ 1. οὐκ ἀνεῖλεν : le slave repete la negation. — 2. λοιπόν : S « ensuite », Ezn « totalement ». --- : 3. τὸν ἔλεγχον : S «l’aecusation (le fait d’&tre convaincu) », Ezn « aucun signe ». — 4. S « il voudrait ἣν ‚comme rivaliser avec Dieu », a quoi doit repondre librement Ezn « peut-&tre m&me quelques soupcons sseraient-ils venus ἃ naitre » (idee de « malveillance », φθόνος). --- 5. Ezn « que celui-lä 6lait quelqu’un * ‚d’egal a Dieu » (rapporl& ἃ Satan); S « comme portant l’&gal de lui » calque sürement une locution 3 ‚grecque avec φέρεσθαι « obtenir (un prix, un rang) ». — 6. εἴασεν : Ezn « il le conserva », 5 « il le negligea (le laissa la) »; le verbe slave traduit ἐᾶν, οἵ. 47,17et 99,13. — 7. οἵ... νιχηθέντες : c'est ἃ quoi repond exactement le slave, que Bonwetsch a mal compris; cf. Ezn « ἃ la place de ceux qui „au debut avaient et& vaincus par lui ». — 8. διδάσχαλος : S « un professeur », mais Ezn « un professeur de lutte », supposant γυμναστής (ou ἀγωνοθέτης, cl. Bo?, p. 515, 1. 18). — 9, μελετᾶν : S « apprendre la vietoire », Ezn « avoir en vue la victoire ». — 10. μόνον el... χαχῶς : le slave ‚(legerement altere) signifie sürement « si seulement le non-dommage (ἀδλάδεια) avait lieu mal »; Eznik paraphrase : « Car il estime qu'il leur vaut mieux mourir pour l’honneur de leur nom que ‚de rester vivants et avoir un nom deshonor& ». PATR. OR. — T. XXII. — F. 5 or rs * Fol.31v°. 822 METHODE D’OLYMPE. [98] οὐκ npkERIKANpA Harn ΟΥ̓ΤΗΤΕΛΑ ποβελ ΝΑ ἡ ὠλολ ἜΑ cnazania, WaonkErk COYNOCTATOy ἦ φλλογὰ ca ἡ nkmeyn Nöca KA ΟΥ̓ῚΗΤΕΛΔΙΟ NPINACTR, NOKAZANTE Tpoyaa Waoaknie noca NPWTHR’NHRA' A Mike DYUHTenA NA DAMATH NE HNATR, ΒΕ ZAKHTR ie ΠΡΈΛΑ H IPOTHEZNAA COYMICTATOY BANTA, Ne zEad ze aa meyeT ca &aoakmienz ὁποῦ, NAACTK CA CKOPO ΟἹ COYNÖCTATNHRA!" ὁπηὲ Skad Waonkracıız 5 H Blenz πὸ ACTHN%k οὐκόρητε CA, BOANKNATO Tpoyaa ne crepmE&rz. Taso um ἢ ΒΟΤᾺ nn, ΞΑΠΟΒΈΛΙΜΗ cROhMM CA CYMOCTATOMZ NAOYIHRWA KATH aoupk cn0A YAKhI, NOXKARATH WAOAKRWMATO Mnozme Ne WCPALIN AORPATO OYUHTEAA NAKAZANIA" ἀπμὲ ΔῊ κτὸ ἄπο U nnyToxe ΠΗΈΒΧ zanonkan ROKTA CAKYIHT ca? ΕΖ ATABOAOY, Toy * Arie ὦ ZeEMAm * WEPAZUT CA, MoBkAnKıy He Hıımım 5 Tomoy mpAnz" Tku ze no 10 npanak ἡ Weoyikenie MpMENAeTR TAKORHIN, ETOike Akaa ne moAoEnKk ca norpoyan BAHAHYE. Toro akaa nerpkipn ca anAzoana pExz 5 umpoy πὸ ἡ ἘΖ BpANH ὁζ Kozinum ΟΡ CA SyeHNHKEHI, ἤπιε πλάλέτε WADAkKAENZ, AR ἡ noxsaaa! apksnaro &aoaknia Ero pazopur ca unınk TAKonKIUmKE YARKı, NORHNOyRIp_ cA® AoRpoy&noy® 15. erpacrin? Ero Urpaza WAOAkTH HAOYAcNOMZ BAACTRNO. TOCTAAnz 50 τη NAUIHMA HOTANA H ACKHTR ΤΕ, ΒΈρύόν ΒΑΜΙΒΊΠΗΧ oyaoaknz. s’attache fermement aux prescriptions de son maitre et aux lecons qui menent Ala vietoire triomphe de son adversaire et, tout joyeux, couronn6, il revient vers son maitre en lui rapportant comme t&moignage de ses eflorts sa victoire- sur son rival; mais celui qui, loin de se soucier de la victoire, perd le souvenir de son maitre et qui a oubli& jusqu’aux coups qu’il doit opposer A celui qui lutte contre lui, celui-la est rapidement renvers& par son adversaire, et ainsi defait et bien battu il subit des outrages mörit6s pour n’avoir pas supporte V’ellort de la lutte. De la m&me facon, j’estime que Dieu qui, par ses comman- dements, a appris aux hommes, ses enfants, ἃ soutenir un beau combat contre leur adversaire, donne ses louanges A celui qui en sort vainqueur, parce qu'il π᾿ ἃ pas fait honte ἃ l’enseignement d’un Maitre excellent; mais celui- qui ne fait aucun cas des prescriptions divines, quand ilen vient aux mains avec le diable, est aussitöt renvers& A terre, faute de s’ötre maintenu dans les dispositions qui meaent ἃ la vietoire, et c'est justement qu’un tel homme. encourt une punition pour n’avoir pas fait les m&mes eflorts que son voisin. Voilä pourquoi, comme je l’ai dit, le diable est laiss& dans le monde comme dans une palestre oü il lutte contre les athletes de Dieu qui triomphent de {|| et le renversent ἃ terre, alın que m&me la gloire de sa victoire nz ἢ 1. coynöerarnuka 55, οὐποοτάτα 5). — 2. cARduHT ca 5“, coRoKYnÄTn ca 5». — 3. ἦν» 85», —4, moxsaaa Bo, ποχβάλου 855. — 5. nosunoyripa ca-Sı, I [99] DU LIBRE ARBITRE. 823 τύ x \ ΄ ΄ " 5 ῳ ΨΥ ΄ ΄ \ ἈΝ ᾿ οὖν (μὲν) μένοντα (novuna) ἔχει τὰ τοῦ διὸ χσαχάλου προστάγματα χαὶ τὰ τῆς VIANS παρᾶα- \ N N ι γᾷ ἐν 3 ἴ 1 m \ > x > - D \ x ΄ - ΝΙΝ δείγματα νυ νιχὰ τῶν ἀνταγωνιστὴν χαὶ χγαλλιώμενος χαὶ (τον) στέφανον φέρων τῷ διδα- ΄ ΄ ͵ A Si ᾿ σχάλῳ προσέρχεται, σημεῖον τοῦ πόνου τὴν νίχην [ἡτταν) φέρων τοῦ ἀντιπάλου" ὃς δὲ τὸν ι διδάσχαλον (γυμναστὴν)" ἐν μνήμῃ οὐκ ἔχει, λήθη, δὲ παρέδωχε χαὶ τὰ ἐναντία τῷ ἀντιπάλῳ 0 Tau re Kr) 3 m \ « na , δ Pr ἢ ε ὅτι (μὴ ὅτι)" μεριμνῷ τὴν ἑχυτοῦ νίχην, χαταδάλλεται ταχὺ 5 παλαίσματα, οὐ μάλα ὁ ὑπὸ τοῦ ἀνταγωνιστοῦ" οὕτω πάνυ νικώμενος χαὶ πλη σσύμενος ὀρθῶς NIT ETAL, τὸν τῆς πάλης πόνον οὐχ ὑπομείνας. Οὕτω wor zur τὸν θεὸν δύχει (δοχεῖ)", ταῖς ἐντολαῖς αὐτοῦ x Pr RER EN INS δ 4. ᾽ σῇ -» ᾽ ε ᾽ 6 + 3 - ᾿ σὺν τῷ ἀντιπάλῳ διδάξαντα ἀγωνίζεσθα! καλῶς τοὺς ἑχυτοῦ ἀνθρώπους, ἐπαινεῖν τὸν ’ ’ -“ ᾽ " . ms a NIN Im N} 3 Νι ε δι ΄ νυχησαντα ὅτι οὐχ Ὥσχυνε τὴν τοῦ χαλοῦ διόασχάλου παιδείαν" ἐὰν δέ τις ὡς υηδὲν νομίσας 10 (μηδενὸς ποιησάμενος) τὰς ἐντολὰς τοῦ θεοῦ συνάψη (συμδλλ,) τῷ διασόλῳ, εὐθέως τῇ γῇ προσπίπτει, τοὺς τῆς νίχης οὐχ ἔχων (τὸ) λοιπὸν τρόπους" ὅθεν διχαίως χαὶ (τὴν) χαταδίχην ΄, Ἰ ei « Ὁ , ’ τ ’ rn " > [4 , - ‚ ᾿ς λαμοάνει ὁ τοιοῦτος, ἀνθ᾽ οὗ (ἀνθ᾽ ὧν) οὐχ ὁμοίως ἐπόνησε τῷ πλησίον. “ Τούτου ἕνεκα ἐᾶσθαι" τὸν διζόολον εἶπον ἐν τῷ κόσμῳ ὡς ἐν πάλῃ (παλαίστρᾳ) σὺν Be ΕΝ βητχῖς [ἀθλητ δ ὑφ᾽ ᾧ ΓΞ TEN “ Net 7 τοῖς τοῦ θεοῦ μαχόμενον μαθηταῖς (ἀθληταῖς) ", ὑφ᾽ ὧν πίπτει νιχώμενος, ἵνα καὶ ὁ ἔπαινος 15 τῆς προτέρας νίχης αὐτοῦ χαταλυθῇ νῦν τοῖς ὁμοίοις ἀνθρώποις, ἡττωμένου τοῦ καλοῦ τῶν ΓᾺ ΣΝ N τ SEN Υ ΄ 8 ᾿ \ ka \ ὦ ἄθλων αὐτοῦ τρόπου νιχῆσαι: δεδι αγμιένοις "χυρίως", Κατέστρωται γὰρ τοῖς ποσὶν ἡμῶν χαὶ χεῖται νεχρος, τῇ πίστει τῶν χρειττόνων χρατηθείς, rieure soit detruite maintenant par le moyen de ces m&mes hommes qu'il saires que Dieu a proprement instruits A le vainere. Car le diable est foul& Ä ᾿ 4 3 avalt vaincus, et que la beaute de son exploit soit eflacee A l’aide d’adver- ᾿ sous nos pieds et il est &tendu mort, ὑπό par la foi dans le bien. τῷ © ” .. ἴ .. ΠΟΒΗΝΟΥΟΊΒΗΠΙ ca Bo. — 6. AoBpoyenoy 5", AoupomY Sy. — 7. erpacrin] erprie gun ἘΣ >> erptu 5", Bo. ἊΣ S Ezn. Bo 201,7-202,11. 1. παραδείγματα : S « les indicalions », mot de sens vague qui peut r&epondre A παραδείγματα, διηγήματα, ἐπαγγέλματα, παραινέσεις, elc.; Ezn « les recompenses que procure la victoire », qui repondrait plutöt ἃ τὰ ἐπινίχια. On peut supposer un lour comme τὰ τῶν ἐπινιχίων παραδείγματα « les lecons qui assurent le triomphe ». — 2. διδάσχαλον S, « professeur de lutte » Ezn. — 3. Le tour slave « non beaucoup que » doit repondre au grec μὴ ὅτι « loin de» : le sens est done «bien loin de s’inquieter » et non « sans s'inquiöter beaucoup ». — 4. οὕτω par... δοχεῖ : 5. signifie « pense avec moi » (imperatif) f τ plulöt que « il me semble », mais le traducteur a pu lire δόχει pour δοχεῖ (cl. 75,5). — 5. ἐᾶσθαι : γον p. 97,11. — 6. ἀθληταῖς : S «les Elöves », Ezn « les athletes ». — 7. ὃ ἔπαινος : S est altöre, mais ef. Ezn « la gloire de sa premiere victoire est detruile ». — 8. ἡττομένον... χυρίως. Telle est la construclion de la phrase slave (ἃ une correction pres, qui s’impose); quant ἃ son sens exact, il est plus difficile a preeiser, plusieurs mots pouvant avoir des significalions difförentes. Le mot-A-mot _ est: « la belle forme’ de ses lultes (de ses souffrances, de sa passion) se soumeltant (ob6issant — πειθομένου) ἃ des (hommes) instruits ἃ vainere aulhentiquement (avec puissance)». Bonwelsch comprend, _ en modifiant le texte : « par des hommes qui obeissent (πειθομένοις) ἃ la belle image de sa passion »; "mais «sa passion (ses luttes) » se rapporle sürement, non ἃ Dieu, mais au diable. Eznik traduit largement : « par de tels hommes, qui par le desir du bien triomphent de lui et arborent le signe _ dela vietoire dans la lulte », en raltachant δεδιδαγμένοις a ἀνθρώποις ; en slave m&me, le dalif « instruits » peut eire appos& ἃ l’instrumental « par les hommes ». 824 METHODE D’OLYMPE. [100] — (ac! me Aa Hmarn κόμεημ ὁλόπὸ ἐπε ὦ ZÄ0RM' Trapesna” AH ECTh BEIHR HAN πη, ἡ πὸ 4TO NAYA” EOTZ TROHTH ΜΠΗΡᾺ. na nkıpnoe ze BAZ’BOATHTH ca χόϊμον, ἡ TERe TAKOME ΠΟΛ ὦ NEM CABPAIIHTH CAORO, ἢ KAA KUNA Eke EhITH εἴ nnink, ne coyıpm eh Apkune, cnamm unk Merk. Ame 50 ne πἜλκπις sp CA EOTWM, πὸ TO KBITIE MHPBCKOE NAYA TROPHTH BOTZ5 ἘΡῸΪ 820, -- Mzsoneniä ae 0yE0 ποκα * CAORO AAHTH YAKOY NEMONO ἡ WRAHIINO UNMT Im CA KRITH, Here NH BAHKUKZ NAUIMXA MOMKETK KTO MBICAR enontaarn. ἢ Cana πὲ OYRO KCAYECKKIX BAAAHIKA TOAHKA" TIOKAZA YAKOAWEKIA TIAOAZ MRome Mi schhrn ΒΈΚΜΙ cno&A πολ znauenYa, ΟἿ Ame’ mw ca ΒΈΛΈΤΗ Naskıpam Akk. βέκογ me OYEO IINÖTOMZ CKAZANTENR KEITH KOTOY Πὸ ΠΗ ἢ μπὲ TROPHTM ὁπ πΈλιπε akno’ nepnoe XBITpocTnnoe wkaknie, EriYxe HENOAOKNO KR πρΑϑηὸν ΠΡΈΒΡΙ- KATH, IORHNOYRINOY CA MOINOMOY TEROPHTH cn Mme nkaaue πτόφοἐέ me ἡ ἐπε ECTHETEOM” CA ἐμὸν KAATOE, ἐπιε KEC MOARZKI ΠΡΈΒΕΙΒΑΤΗ πὲ ΜΉ ΛΊΠΕ CA" MINOTA ἀπὲ ἦπα CHILE IWAORNA BEÄXOY ΒΟΓΟΥ, erome Akaa umpa EHITIE NAYA TEOPHTH. TIOK°. ἄμε Βὸ πτὸ XBITNSCTR husın ham moycHKia Mal BpAYEHL Hal apknoakanctka, &annome ca Akaa ne° AphKHTR HH XBITPOCTR CKOW IIOKAZAET” HZ, BE COyE XBITPOCTR *Fol.32v°. ANETH UNHT CA, NH CAUZ ἠχ᾽ πε uk!" marcaamam ca nu Ankıız [ΔΈΛεΟΣ] "' ΧΑ A. — Arrötons iei la discussion sur la question du mal; mais je desire revenir au probleme de la matiere, et je te prie de bien vouloir, toi aussi, achever de traiter ce sujet. Quelle est la raison pour laquelle la matiere existe aetuellement, alors qu'elle n’existait pas tout d’abord? Je te demande de me l’expliquer elairement. Car si elle ne coexistait pas ἃ Dieu, pourquoi Dieu a-t-il entrepris de donner naissance au monde? M. — Rendre compte de la volonte divine est pour !’homme, ἃ mon avis, une chose impossible et prösomptueuse, quand nous ne sommes möme pas en tat de röveler les intentions de notre prochain. Mais puisque le Maitre de toutes choses a manifeste les effets de son amour pour I’humanite jusqu’ä semer pour (chez) quelques hommes des signes de sa pensee, je vais ttex- poser clairement ce que je crois savoir. 1. cAe 9°, ZA6 Sb, — 2. Dans la marge, 5° parait avoir la trace du signe #. — 3, ΒΑ 85, nAyAT 5», — A. TVAHKZ| TOAHKO 5%. — 5. ciAme 5". — ὁ. ΠΟ len ligature) 5°, annoncant une comparaison, et tenant la place de ὥσπερ du texte grec; Bo eonjeceture Äype. al: apkuonkanctsal apksoakancrno 3.5, — 8, akaan 10 15 [101 | DU LIBRE ARBITRE. 325 = N N Ὧδε "- fi ’ ‚ x Pr ἢ 2 \ x a em ᾽ — Ὧδε 0’ ἐχέτω τέλος ὁ λόγος ὁ περὶ τῆς χαχίας "" εἰς δὲ τὸν τῆς ὕλης ἐπανχ- στρέψαι βούλομαι, χαὶ GE ὁμοίως εὔχομαι περὶ αὐτῆς τελευτῆσαι τὸν λόγον, χαὶ τίς ἣ αἰτία m % ’ ῳ " ΡΟ , er > ν ἮΝ ἣν em τοῦ εἶναι αὐτὴν νῦν, μὴ οὔσης αὐτῆς πρότερον, φράσον μοι σαφῶς. Ti γὰρ μὴ ἣν ἢ ὕλη \ x m a τὸ N. Ρ- x , A ᾿ vor weine f σὺν (pin συνῆν) τῷ θεῷ, διχ τί τὴν γένεσιν τοῦ κάσμου ἤρξατο ποιεῖν" ὁ Neo; me x 5 ; ἐξ ει , NN ΕΑ = u ENG — Τῆς μὲν οὖν προαιρέσεως τοῦ θεοῦ λόγον διδόναι τῷ ἀνθρώπῳ (τὸν ἄνθρωπον) ἀδύ- Sn εν τ δ .\8 N 5 “ DNS τ ἡ Ps δύ ΄ varov χαὶ περιττόν (ἄσχημιόν) ἡ wor δοχεῖ εἶναι, ὅπου οὐδὲ τῶν πλησίον ἡμῶν ὀύναται τις ; „- Zu a a ER - τ τν ἀπε a 7 N - = Ἂν r τὴν διάνοιαν ἐξαγγέλλειν. Kat ἐπεὶ οὖν (ἐπεὶ δὲ) ὁ τῶν ὅλων δεσπότης τοσοῦτον ἔδειξε > - [4 x ‚ x Er mn [4 - ’ - 1? (τῆς) φιλανθρωπίας καρπὸν ὥστε (χα!) σπεῖραί τισι" τῆς ἑαυτοῦ διανοίας σημεῖα, ταῦθ "" δ τὸ Ν , n 7 ἅπερ 0046 εἰδέναι ἐχφράσω σαφῶς. l m er das 4, “ 8 δι \ Η ΕΞ ΄ > \ Ey Π] Bere “ ποιεῖν TAUTX περ ἡπιστατο" υστέρον δὲ χαν TO τῇ φυσε! ἀγαθὸν ὑπάρχον αυτῷ. περ ἊΝ \ ‚ > , ei x , ᾿ ᾽ ΞῊ € r „> Nr γῇ πρῶτον μὲν τῆς τέχνης ἐπιστήμην, ἣν ἀργὴν μέν« εἰν" οὐχ ἐχρῆν ἡττωμένου τοῦ δύνασθαι ᾽ \ ’ ᾿ "Δ ὯΝ δι x ΄ “ ἀνωφελὲς μένειν οὖχ ἐδόχε;" πολλὰ δὲ χαὶ τούτοις ὅμοια πὸ ὶ - : τ προ ΟΟΝ τῷ Ew, . περ κόσμου 10 1 ΄ “.r m u x v > ’ 5 ἘΣ ΟῚ 5 N . PS γένεσιν ἤρξατο ποιεῖν. ὥσπερ γὰρ ei!" τις ἐπιστήμην ἔχων ἢ μουσικῆς ἢ αὐ πάλιν" ἰατρικῆς DJ = E} er - ΄ v ᾽ δ ᾿ er Ἴ Ἢ τεχτονιχῆς, εἰς ὅσον τοῦ ἔργου un ἔχεται μήτε "5 dv αὐτοῦ τὴν ἐπιστήμην δείκνυσιν. μάτην τέγνην ἔχειν δοχεῖ. υ»ήὴήτε αὐτὸς ἀπολαύων ὧν ἐπίσταται MALTE ἑτέροις γνῶσιν παοέγων τούτων ν aut > - ‘ " ν Eh bien done, je dis que Dieu avait plusieurs sujets de faire @uvre de er&ateur : d’abord sa science d’artisan habile, qui ne devait pas rester inactive en mettant en echee son pouvoir de realiser ce qu’il savait faire; ensuite sa bont6 naturelle, qu’il ne convenait pas de laisser sans emploi; et il y avait encore plusieurs raisons semblables, qui ont fait que Dieu a entrepris de donner naissance au monde. C'est comme siun homme connait la musique, ou bien la medeeine, ou l’art du charpentier : pour autant qu'il ne se met pas ἃ l’onvrage et qu'il ne temoigne pas de sa science par son @uvre, on pense qu'il poss@de inutilement son art, puisqu'il ne tire pas profit lui-m&me ne] akaanie 55, akaanie (ou akaanim) «περ Bo. — 9. nonazae 5", nonazVern 50. — 10. 8% 5". nkern SP. — 11. Ankırz [akaccz] Bo : ink akaccz St. C (depuis 1. 10) S Ezn (sauf 1. 1-9). Bo 202,11-203,10. 1. Apres καχίας. Sa le litre: « La matiere est-elle erde ou non, et pourquoi Dieu entreprit-il de ereer le monde » — πότερον γενητή ἐστιν ἣ ὕλη ἢ οὔ, χαὶ διὰ τί ἤρξατο ὁ θεὸς ποιεῖν τὸν κόσμον. — 2. τὴν γένεσιν... ποιεῖν, ch. 1. 13-14. — 3. περιττόν : S « superflu », mais cel adjectif sert aussi ἃ traduire ἀσχήμων « ineonvenant »; le sens doit @lre ici « vain », « presomplueux ». — 4. S « et puisque donc » peut röpondre ἃ ἐπεὶ δέ. — 5. σπεῖραί τισι : S « semer pour quelques-uns », sans doute pour « semer dans quelques-uns » (ἐνσπεῖραί τισι). --- 6. ἀργὴν μένειν, d’apres S « rester inaclive », el cl. Ezn « laisser inactive » (pour le f&minin &pyr chez Methode, cf. Bo®, p. 300,2); ἀργεῖν uevC Bo. — 7. τοῦ δύνασθαι ( : S traduit « le capable (la capacite) » = τοῦ δυνατοῦ. --- 8. ὕστερον C Bo, ἕτερον Pilra : S et Ezn « en second lieu » supposent plutöt δεύτερον. --- 9. ὑπάρχον S, ὑπάρχειν C Bo. — 10. ὥσπερ γὰρ ei C Bo, « comme quelqu’un, s’il connail » Ezn : S « carsi» — εἰ γάρ (et la phrase condilionnelle est en l’air), mais precede du signe qui introduit les comparaisons; on peut eonjeclurer ὡσπερεὶ γάρ. — 11. αὖ πάλιν» S. τ ς-- 12. μήτε C, μηὸξ Md Bo. *Fol.33r°. 826 METHODE D’OLYMPE. [102] ΒΈΛΈΕΗΝΤΑ πολλὰ Acaeccz, ἡ ἐπὶξ WT οετὸ TAme! ἐπογπεε MH NHAYATKA Ne shaamyeny EBIBAET, NE ΟΟΥΒῊ XBITNOCTH ΔΈΜΟΤΒΕΜ ἘΠ πλᾶπε πὸ xsitpoern? ΔΈΠΟΥΒΟΙΝΧ NOKAZANIE npiemAeTR MH MKOME CAORO pen EHITIA CAcTanaende’. DIOR‘. Tanome’ ΠΑ͂ΜΕ Ale Τὸ KAATZ CKIH Ne HNATR He ΒΒ KATTR TEOPHTH, B γε KAATZ CA UNHTb KEITH" BAATOE BO TAATOACUKIX APOYTOMA ECTR, Ne ΟΥ̓ ke NURKINRE K ΜῈ CE BOYAET, MC ΠΕΡΒΑ NH KAATO KOYACT, ΤΑΙ CA EZ WNONK TOKIO EAHNOLR HIOYIHHIIR, NeRkAoMO Οὗ Eike Ποῦ ® EBITH Toksoymıpmuz cero" Äne AM COyTR MM’ MNIKE MOMET KAATOAKHCTEOKATH, TOTAA MOKAKET CA ETO KAATSE, MOTOM ke ἡ KAATONOTIKENO ERIBAET NOANIHKWOYENA WT TOTO KRITH ECTRCTEA, IINOTKIM® KAATOCTI[M|? Erd NACAAKATH cA moroymenz !". Tkurze'! onpazwu A ὦ nosk pazoysrkrn Ecrn akmo, Aso Kcea Χμ τβόοστη skaknie HAnsın, ἀιμε NE ἘΜ NHUICHTOME CATEOPHAZ, K coye ἘΠῚ " umkaz'” ca KBITpocTR Mukrn, um coyıpemz KBIMZ MIKE NONE AKA Keirpeyn sm KkAue NOKAZATH ca mornn’ Erome Akaa Akao caTKöpurn Emoy pexoy ἦ MOKAZATH Hzkoanmoy 5 Akakx Ero'’. Ne πὸ aosaaue nkaknie Eanno npouk 5 mmgme Euoy . de ce qu'ilsait et qu'il ne permet pas aux auires de prendre connaissance de sa science par ses re&alisations; et d£s lors il se rend semblable ἃ celui qui ne sait rien du tout, du fait que son art n’agit pas : car c’est par l’action que tout artse manıfeste et recoit, comme on dit, la realisation de son existence. Q’est ainsi encore que d’un homme qui est bon, mais qui n’a personne ἃ qui faire du bien, on pense qu'il est bon inutilement : car la bont& est par nature une vertu de relation, et s'il n’existe personne sur qui elle puisse s’exercer, elle n’aura elle-meme absolument aucune existence, restant cache dans l’homme bon et connue de lui seul, du fait que ceux qui auraieut besoin de son action font complötement döfaut ; mais 51} se rencontre des personnes que ’homme bon puisse obliger, alors la bonte qui est en [αἱ a premierement l’occasion de se manifester, ensuite il trouve lui-m&me un emploi heureux. de cette nature 4111} a regue en partage, du fait quil y a quelqu/un pour proliter de sa bienfaisance. De lam&me maniere, il faut considerer que Dieu, qui ala connaissance de 1. TZAE] Tomoyme δ΄, TAKZMAEL ou Tanome Bo. — 2. ABITIOCTR S’ : d’apres la 2° edition de Bonwetsch, S” porterait KBITOCTH, qui serait la bonne lecon (= τῶν τεχνῶν): mais cette variante de S” n'est βίρπα]όο ni dans la premiere edition, ni dans la copie de Bonwetsch. — 3. CACTABAENIE] οχοταβλεηῖλ 55. — A. ΠῸΝ 8: (en ligature) dans le texte. — 5. TAKORE 85", ou TARO. ae. — ὑ. MHCKoONH | HcKonH 5". — 7. πη ἢ 5.5 (avec ἦ rajoute au-dessus de la ligne),> S”. — 8. MNÖTBIM ou πη 3 ἘΠῚ mmörkg 5°. — 9. saarocrn Bo, kArderin 5°. — 10. moroymenz S%, 10 μ᾿ σι ἀφ ABEL ENTE ἐκ σα τϑ ea ΜΥΥΆ ΕΣ το ἘΦ SI [103] DU LIBRE ARBITRE. ἊΣ ᾽ ı 3 PERF, 2 \ vo. 2 mr \ N ᾽ P , Es . τῷ koyw', καὶ τὸ ἐντεῦθεν ὅμοιος" τῷ μηδὲ τὴν ἀρχὴν" ἐπισταμένῳ γίνεται, μὴ οὔσης τῆς Pe nk ὡ \ ü 1 = )Ξ 0 ἑ ΕΣ ΝΥ ΔΑ ne ΔῈ ἢ ἣν δεῖξιν ) Er ἮΝ ΠΕΣ τέχνης ἐνεργοῦς" ἑχάστη γὰρ τῶν τεχνῶν διὰ τῆς -ἐνεργείας τὴν δεῖξιν λαμοάνει χα! ὡς Ψ, 3 RT ΠῚ «ε , ΄«- " ᾽ “Δ " » re εἰπεῖν" τὴν τοῦ εἶναι" σύστασιν. Ὁμοίως δὲ πάλιν εἴ τις ἀγαθὸς ων μὴ ξεγο!: οὺς -" ΄ ᾽ nd Ν - x x ’ \ - 7 , τ εὐεργετῆσαι δεῖ, μάτην ἀγαθὸς εἶναι δοχεῖ. τὸ γὰρ ἀγαθὸν τῶν πρὸς ἕτερον πέφυχεν εἰνα!, a = 13 κ᾿ BERND, οἷ 2 B- - Ξ ᾽ N NS} ’ ΄ 3 5 οὐκ ὄντων δέ τινων πρὸς οὕς ἐστιν᾽ τοῦτο, τὴν ἀρχὴν οὐδ᾽ ἀγαθὸν ἔσται, κρυπτόμενον ἐν Ω ΄, Pe} ER 2 v , x « " Ν δ ῃ \ ’ x δι - Ὁ \ ἧς ἐκείνῳ τῷ ἔχοντι χαὶ μόνῳ γνωστὸν ὑπάρχον, διὰ τὸ τὴν ἀρχὴν μηδὲ παρεῖναι" τοὺς τούτου N Ξ ER ᾿ AR R 3 ζ FL δεομένους" ἐὰν δὲ παρῶσίν '" τινες οὺς εὐεργετεῖν δύναται, τηνικαῦτα δείχνυτα: υὲν αὐτοῦ -. Be er ΄ ” τι NEN ἐν αν Ὁ; τ > ‚ ΄ 13 πρῶτον '' τὸ ἀγαθόν, ἔπειτα δὲ τὸ εὔχρηστον "" γίνεται τῷ τῆς τοιαύτης φύσεως εἰληχότι "", ΕΟ πετ τες ; RT 5 \ πολλῶν τῆς es αὐτοῦ ἀπολαύειν δυναμένων. x ι “ἢ a “- 2 . ΄, ΄ x "» , 10 Τὸν αὐτὸν δὲ' ἡ τρ ὅπον χαὶ περὶ τοῦ θεοῦ σχοπεῖν χρή, ὅτι πάσης τέχνης τὴν ἐπιστήμην »ο > ἝΝ ΝῊ R ΄ ΝΥ , 7 a5» - τ “" ἔχων, ει undev res: PATNY ἐδόχει τὴν ἐπιστήμην ξχειν, un" Ὥντῶν τινων OLS ZZV 18 ”_ 16 3 er, εἴα Sr ΤῊΝ 1952 \ ᾿ 5" τὰ ὡς τις ᾿ ἐπιστήμων ὑπῆρχεν δείχνυσθαι "΄- Ἢ τὸ ἔργ ον πεπονηχένα: "ὃ λέγω. τὴν τέχνην αὐτοῦ 2 5 - ” . - ’ u [2 , », - EV αὑτοῖς τοις εργοις ἐπιὸ εἴξαι προαιρούμενον ὁ" . Οὐ γὰρ ἤρκει 7 ἐπιστημἢ μόνη. ανε τῶν tous les arts, aurait semble, s’il w’avait rien @uvre, posseder inutilement cette science, quand il n’aurait rien existe pour attester au moins la presence d’un artisan habile; et je dis que c'est pourquoi il a produit son τοῖν ΓΘ, parce qu'il voulait manifester son art dans ses r&alisations m&mes. Car Dieu | ne pouvait se contenter de sa science seule, sans objet sur quoi l’appliquer : aorYıpnm SP. — 11. Tkume S°, ou Tku me. — 12. unkaz S°, umma 5". — 19. re ἐτὸ S® : lacune, soit dans l'original gree, soit dans le slave, par chute de τὴν τέχνην ou de KBITIOCTR. CS Ezn (abrege). Bo 203,10-204,9. 1. τρύτων τῷ ἔργῳ] τούτων τῶν ἔργων Ü Bo; S (allere) repond de meme ἃ τούτων... τῶν ἔργων: wais Ezn « ni ne revele ἃ d’aufres la connaissance de οδί art » suppose τούτων « ces choses » (& ἐπίσταται). D’apres l’ordre des mots dans S (qui prouve peu), on peut conjeclurer ware ἑτέροις τούτων γνῶσιν παρέχων τῷ ἔργῳ. — 2. ὅμοιος Bo, ὁμοίως ἃ (S est allere). — 3. τὴν ἀρχήν : S parait en faire un compl&ment direct : « ἃ celui qui ignore meme le commencement ». — ἡ. τῶν τεχνῶν (ἃ : S“ « chaque art », mais S® porte peut-elre « chacun des arts ». — 5. ὡς λόγος εἰπεῖν Ü, ὡς λόγον εἰπεῖν Bo: cf. 9,8. — 6. τοῦ εἶναι S Bo, τοῦ ὁμοίου C. — 7. τῶν πρὸς ἕτερον Ü, « consiste ἃ ce que les autres en jouissent » Ezn : S comprend « appartient aux choses dites ἃ un aulre ». — ὃ. ἔστιν C Bo, ἔσται Μά; S « sera » ou « est ». — 9. Ev ἐχείνῳ... παρεῖναι ὦ Bo : S repond ἃ ἐν ἐχείνῳ τῷ ἔχοντι χαὶ μόνῳ, «ἄγνωστον ὑπάρχον τῷ (plutöt que διὰ τὸ) τὴν ἀρχὴν παρεῖναι, mais il faut retablir « etre » — μηδὲ παρεῖναι ; la variante « inconnu » - ἄγνωστον resulle d’une coupe faulive de la phrase. — 10. ἐὰν δὲ παρῶσιν] ei,ö: παρῶσιν Q, ei δὲ πάρεισιν Bo Μά, avec la conjecture ἂν (Av) δὲ παρῶσιν. — 11. πρῶτον > 5. — 12. ἔπειτα δὲ τὸ εὔχρηστον C Bo : S repond ἃ ἔπειτα δὲ (Kal) εὔχρηστον (sinon ἔπειτα δέ τε εὔχρηστον). — 13. τῷ... εἰληχότι C Bo : S « ἃ celui qui a oblenu d’etre de celte nature » — τῷ εἰληχότι ἐκ ταύτης εἶναι φύσεως. Tout le passage, sans supposer necessairement un texte different de celui de GC, semble mal compris dans la traduction slave, et le sens parait elre « ensuite cela devient &galement utile ἃ qui a recu l’Etre de cette nature (celle du bien) ». — 14. δέ C Bo, δή MdKl; S — τὸν αὐτόν ou τοῦτον δέ (δή), et ne prouve rien. — 15. μή CBo: S —= μηδέ (ou μή). — 16. κἂν ὥς τις] χἂν ὅτι C, χἂν ὅτι ἐπιστήμων «τις» Bo?, ἂν ὅτι ἐπιστήμων Μὰ Bol; S = av ὡς ἐπιστήμων τις. — 17. δείχνυσθαι C, δεικνύναι δυνηθείη Md (ou δείξειεν) Bo : S « n’existant pas (m&me) quelques (personnes) A qui (Dieu) pouvait au moins se montrer comme &tant un (artisan) habile »; le tour slave « pouvait (litteralement « pouvant ») se montrer » est une traduction libre. —18.7]% C, διὰ τοῦτο Bo, d’apres 5 «A cause de quoi ». — 19. πεποιηχέναι « αὐτόν" Bo, d’apres S, qui ne prouve rien. — 20. av... = προαιρούμενον Ε: S repond litteralemeut ἃ (καὶ) ἐπιδεῖξαι προαιρούμενον ἐν τοῖς ἔργοις αὐτοῦ, avec chute de πὴν τέχνην (dans l’original grec ou dans le texte slave). * Fol.33v°. 828 METHODE D’OLYMPE. [104] ΒΈΛιπε akno ΒΒΙΤῊ Koroy’ NENOTHERNO ΟΥ̓ Mero, nase ie NPAZANd enyeroe np&- EBIBATH TOKAZORAME ca. MH cmaa ze me ΔΈΠΟΥ ΒΟΥ ΟΙΒΤΑ Ne ἘΠῚ ἘΛΑΓΟ ΠΟΤ ΈΚΝΑ HıoyıYenY" NZ οὐπὸ MH KAATZ CKIH Ne ΠΕ NACAAZKAA CA BAATOCTH ὑποεἃ, Tpk- BOyRıınx EA πὲ ἡπεῆῖη. Tku xe KAATZ cKım 7 1 Mxo! wr ne Coypnx ΜΗΔ. CAZAA M NE CoyıpaA? CATROpM, CHI u Apksae [mosazanial? KAATÖCTK MOKAZATH HZKOAHRZ" ce 50 nokenkumaro Ectk- CTEA ECTK BAATA, Eike KHTIE MOAATH NE KRIKIIHMA NHKOAHKE MOTOM πὸ ἦ Kaypsmmg Orkıpanfens, me EcTk ἘΜΙΒΙΠΗΙΠΙ WT Nero ὠξπιμαλα᾽ ne KHITIE 50 ΤΟΙ EAHNO πόλλ Hz, Nz H ΒΑΙΒΒΙΠΗΧ CA HACAAKATH, CHUE BAATOCTR (ΒΟ NOKAZOBATH XOTA" ΗΠ πὸ MKO M ECTR KAATGE MOKAZA"ETR ca, TpkroyBıpaa Hırkın. KR’ cum? ae, Äype ne ἘΜ UHPRCKATO KHITIA CATEOPHAZ BOTZ, MC TEpBA ἄπο ECTh KOTZ HERKAWM ΕΠ KBIAZ, Ne cCoyıpHlz MOTOYIHHLK oystakrn η΄ Tku πὸ ἢ πὰ oyskaknie cA ΜΈΚΗΠ ΠΡΈΛΛΟΚΗΤΗ χότὰ H MKOME ECTh MOKAZATH IIBICAA, CATKOPH MKOmE BRAOMA cene MOAATH, CHNE TOTO M CKOETO ECTKETKA NACAAT 7KATH CA MOTEIN. Ipouce AN ΟΥ̓πὺ ΜΉΦΑ CACTARAENIE yAyncKATO ΔΈΛΔΑ CADYKENTA EHITH' penoy noTpkankinz EA, yAKA πὲ camoro Akaa KOTA, AA CAAKHTR BAAABIKOY, Mm Δὰ cet Etat d’inaction lui paraissait sterile, ou pour mieux dire paresseux. Puis, une force non agissante ne peut qu’ötre sans profit pour celui qui la possede, et Jui qui etait bon, il ne jouissait pas de sa bonte, faute d’avoir sur qui l’exercer. Voilä pourquoi, etant bon, il a fait euvre de createur et a donn& l’etre au neant : il a voulu manifester sa bonte, d’abord par cette er&ation meme, car c'est d'une nature &minemment bonne que de procurer l’ötre ἃ ce qui n’a jamais exist6; puis egalement par la promesse d’un bien superieur qu'il a faite ἃ ses er&atures, car il ne leur a pas accord& seulement l’existence, mais aussi la jouissance du bien supr&me, voulant montrer par la le bien qui etait dans sa nature : c’est lA encore, en effet, un moyen pour le bien de manifester son existence, que d’avoir qui le desire. En outre, si Dieu n’avait pas donne naissance au monde, sa qualits de Dieu restait completement ignorde, puisqu'il n’y aurait eu personne pour en avoir connaissance; c'est pourquoi, voulant porter sa divinite ἃ la connais- sance de tömoins et montrer qu’il existe, il a er6& un etre dans lequel il püt l. Dans la marge, St ale siene . — 2. CA2AA MH Ne coymaa Bo : CAZ2AANIA le} ie} coymaa 55. — 3. noKAazania 5" (= πρὸ τοῦ... δεῖξαι), premiere traduetion, corrigee 10 ae A τ σῶν» τον [109] DU LIBRE ARBITRE. 324 ἐν οἷς ὑπάρχειν ἔδει, τῷ den!" ἄχρηστον γὰρ αὐτῷ", μᾶλλον δὲ ἀργὸν τὸ τοιοῦτον μένειν ἐφαίνετο. Ἥ τε" δύναμις οὐκ ἐνεργοῦσα οὐκ ἂν εὔχρηστος ἢ -:νΞ- τῷ κεχτημένῳ, χαὶ " ἀγαθὸς ὧν οὐκ ἀπέλχυεν τῆς ἀγαθοσύνης αὐτοῦ, τοὺς δεομένους αὐτῆς οὐχ ἔχων. Διόπερ ἀγαθὸς ὧν" ἐδημιούργησεν χαὶ τὰ οὐχ ὄντα ποίηχεν᾽. διχ τούτου χαὶ πρ ὦτου " τὴν 5 ἀγαθοσύνην αὐτοῦ " δεῖξαι προαιρούμενος" τουτὶ τ ὑπερδαλλούσης φύσεώς ἐστιν ἀγαθῆς, τὸ εἶνα!: παρασχεῖν τοῖς οὐχ οὖσιν ποτέ" ἔπειτα δὲ χαὶ διχ τῆς τῶν χρε!: ττόύόνων ὑποσχέσεως, ὰ δὴ" τοῖς πρὸς αὐτοῦ γενομένοις ἐπηγγείλατο" οὐ γὰρ τὸ εἶναι μόνον παρέσχεν αὐτοῖς, ἀλλὰ BER χαὶ τῶν χρειττόνων ἀπολχύειν, οὕτως αὐτοῦ τὸ ἀγαθὸν ἐπιδειχνύναι προαιρούμενος" διὰ EN τς ee ae 2 5 5 τούτου γὰρ καὶ ὅτι ἔστιν τὸ ἀγαθὸν φαίνεται. τοὺς χρύζοντας ἔχον" δ ἸΠρὺς δὲ EA TERN ΤΟΣ ; Sr Del nr: 3 08 10 POS 0E τοῦτοις,. εἰ UN χόσμου γένεσιν ἐποίησεν ὁ θεός, τὴν ἀρχὴν τι ἐστιν ὕεὸς ῃ Ἂ Ξ Ὁ x ; ; τ ἄγνωστος ἦν, οὐχ ὄντων τῶν γινώσχειν "ἢ δυνχμιένων᾽ ὅθεν χαὶ εἰς ες ΄ : “ «» γπ BEN ΄ 3 1 - προΐγειν βουλόμενος χαὶ ὅτι ἔστιν δεῖξαι θέλων, ἐδημιούργησεν ἐν ῳ΄γνῶστον παρασγ εἴν ΄ Ὁ r x € - ᾿ . ἑαυτόν <, οὕτω τούτου καὶ τῆς ἑαυτοῦ φύσεως ἀπολαύειν δυνάυ: evoc>'?. u \ - \ Ει , \ N Be 7 je) μὲν οὖν λοιπὸν τοῦ χόσμου συστημα διὰ τὸν ἄνθρωπον γεγονέναι φημ." πρὸς Um vnper - 15 σίαν τῶν ἀναγχαίων αὐτῷ '΄, . Ainsi je pretends que l’ensemble du systeme du monde a “te cr&& pour l’homme et en vue de satisfaire A ses besoins, afin qu'il glorifiät son Maitre et pour que la bonte de Dieu en apkane “ον TOKAZATH. — A. COylpHnz 5°: lire sans doute coyenz, οἱ de meme 102,5. C S Ezn (abrege). Bo 204,9.205,10. 1. τῷ θεῷ : S doit signifier « en dehors (des choses) dans lesquelles il convenait qu'elle (la science) füt pour Dieu ».— 2. γὰρ αὐτῷ C Bo : S suppose παρ᾽ αὐτῷ. --- ὃ. ἥ τε S Μά Bo, εἴτε (, — A. οὐχ ἂν... ἦν] οὐχ ἂν... ἢ C, οὐκ ἂν... εἴη Md (ou οὐκ... ἦν) Bo; S suppose plutöl l’irreel. — ὅ. χαί C Bo: δὶ « mais done aussi » peut &tre une traduction renforeee de χαί sS’opposant ἃ τε. — 6. Apres ἀγαθὸς ὦν, S alelitre: « Que le monde est (lire) du neant » -- ὅτι ἐκ τῶν οὐχ ὄντων ὁ χόσμος. — 7. Eon μιούργησεν... menoinzev (ἃ : 8 est altere. — 8. πρώτου Νὰ Bo, πρὸ τοῦ ( S (allere). — 9. αὐτοῦ > 5: — 10. &5> S. — 11. ἔχον] ἔχων C Bo (S est ambigu). — 12. γινώσχειν « αὐτόν» Bo, d’apres S; mais le pronom complement, qui manque dans Ezn comme dans C, est une addition du traducteur slave. — 13. &avröv, d’apres S « voulant se proposer ἃ la connaissance de quelques-uns » : ἕἑαντοῦ C Bo, el cl. Ezn « parce qu'il a voulu amener ἃ sa connaissance ». Le sens et la correetion grammalicale r&clament, soit ἑαυτοῦ τινας, Soil ἑαυτόν ts, « promouvoir quelques-uns » (Ezn) ou « se promouvoir » (S). — 14. ἐν ᾧ :S «il erea en sorle de (= ὥστε) se rendre connu », traduclion infidele, ou reposant sur une alteration de ἐν ᾧ (sans doule ᾧ). — 15. Lacune dans C, comblee par S « pouvant ainsi jouir de cela et de sa (propre) nalure »; ef. Ezn « afin quelles (les cröatures) puissent jouir de sa bienfaisance », qui r&öpondrait plutöt ἃ οὕτω τούτου χαὶ τῆςφύσεως αὐτοῦ ἀπολαύειν δυναμένου. --- 16. S « pour que l’'homme serve les choses qui lui sont necessaires » — διὰ τὴν ἀνθρώπου... ὑπηρεσίαν τῶν ἀναγχαίων αὐτῷ, m’est peul-Eire qu’une Lraduclion abregee, avec ὑπηρεσία « fourniture » pris au sens religieux de « service ». — 17. « τὸν δ᾽ ἄνθρωπον δι’ αὐτὸν τὸν Beov> Bo, d’apres S, el cl. Ezn « et l’'homme pour sa gloire »; lacune dans C. *Fol.34r°. 830 METHODE D’OLYMPE. [106] 4 7 "» .. 2 BAATDE ΜῈ & KhIX AkHCTEOYETR BORTE. AxzZ me Ἢ ἈΦΈΚΛε TEOPUR EHITH ἘΟΓΟΥ,- ὦ πηχάπιε TROPHTM XKOTAmE KpACöRATH ca EuV genoy’ ne ΒΈΆλιπε πὸ MpAz’AcnZ NHKOAMIKE, IIHICAKD WEPAMAA E CERE AOEPOTOY xKITpoctn Ero. Thu me ἐμὸν NHKOAHME ΧΕΙΤΡΟΟΤΗ ΠΕΠΟΤΡΈΚΗΈ ἘΒΙΤῊ ΓΛΑΓΟΛ, Akao Ero ΟΑΒΒΙΠΙΕ Momiw Amovınoy’ nz ὐπὸ me 5 coye mocakze ἐμὸν KAATOy KEITH TAATOAR, ΜΒΙΟΛΕΙ 1unoronz oyıse ἡ Apkn’ae " EMTIA TROpAMOy AORpo. Ne χύταιπε ze Δ HZ’S0AcNiA TOK’UO EAHNOTO CENIOY EBITH KR NER, ἀ ἡ me Akaoııs KRITH HZEOAENIM" Necä- KORMENOY KO MMAMIE CEMOYy ERITH, K -CEMOY RE TAAXOY CA Erd ckamkaÄ Xhl- Tpoctu Akasca. Thum ze XBITpocTB ἐτὸ M ECTRETKRO MH CHAOY TOKAZATH χότὰ ἢ ΒΈΛΟΙΜΟΥ CTEOPHTH, CAZAA YAKA M ΒΟΤΑ ΔΟΒΡΑ cankaknie” Hukrn morYipa. Th me mmucönoyise, YAYe, TAATOAH CANIOCACTARZNOY EhITH CA BOTONk, NH BEAHYECTRA CHAbI ἐτὸ ὠτήπλτη [Hau WTAOYSATH|” χόμμη᾽ WEAYE τὰ πολλ΄ ERITH Ne coyıpmuz ΑΡΈΒ Δ εὖ, mm CACTAKAENTA Ne MMOYTR BEZNAYAANA. τὸ Xen Ὑ ΕΠ ΤΟΝ. ΧΟΙΒΕΙΠΗ KRITM ποτὸν; Ἵτὸ Aaponanie Erg ὠτόπλειπη, AKO MH XBI- TPOETR ΤῸΝ τὸ EANNOY ΒΕΙΒῊ AAKINY, λ Ne EBITH ἠδ czcTaraenia; Ne 5% nnyuTome eüt des sujets sur lesquels s’exercer. Et je dis que m&öme avant d’avoir realise sa er6ation Dieu goütait la joie de l’auvre qu'il devait accomplir: car jamais il ne restait inactif, et son intelligence se representait l’excellence de son art. Ainsi j’estime que jamais sa science ne s’est trouvee sans profit, puisqu'il portait en puissance son «uvre des le debut. Et sa bont& non plus n’ötait pas sterile anterieurement ἃ la er&ation : il lexergait deja en pensce sur des erdatures, avant m&me que de les faire naitre. Mais il ne voulait pas s’en tenir A la seule intention interieure, sans realiser en fait son intention : cela lui paraissait une chose imparfaite, et en outre toutes les ressources de son art restaient cachees. Voilä pourquoi, voulant manifester et faire connaitre son art, sa nature et sa puissance, il a cr&& l’homme en lui adjoi- gnant la facult& d’avoir la connaissance du bien divin. Ainsi done, homme, ne dis pas que Dieu avait ἃ sa disposition une subs- tance existant par elle-meme, et ne cherche pas ἃ le depouiller de sa toute- puissance. C’est lui-meme qui a donne l’etre A Tunivers, qui n'existait pas anterieurement et qui n’6tait pas constitue de toute sternite. ‚Pourquoi veux- x 1..n2 οὐπὸ] ne οὐπὸ 55; lire peut-Ötre na A oyEd πὲ = ἀλλὰ μὴν οὐδέ, cl. 08,3. 4 — 2. eankaknie 55. cankakniA 5". — 3. Halı Waoysarn 5", variante de (νάπος 5 10° E [107] DU LIBRE ARBITRE. 831 r x 9) ᾿ , m m \ δεσπότην, -«- χαὶ ὅπως τὸ ἀγαθὸν εἷς τινας" ἐνεργήσῃ τοῦ θεοῦ. ’E γὼ δὲ καὶ ποὶν δημιουο- Η] cn. yov γενέσθαι τὸν θεὸν [τοῦ κόσμου τοῦδε" ἐφ᾽ οἷς ἔμελλεν ποιεῖν τέρπεσθαι᾽ λέγω" οὐδὲ γὰρ 3 δέ en ΣΕΥ ἢ 1 ANERR NN Ὁ, P a N 5 TUR? ᾿ : ἤργει οὐδέποτε, τῷ λογισμῷ αἀνατυπούμιενος ἐν ἑαυτῷ τὸ χάλλος αὐτοῦ τῆς τέχνης. Διὰ τι ee % A Ser BETEN: τοῦτο δὲ αὐτῷ μηδέποτε τὴν ἐπιστήμην ἄχρηστον παρεῖναι λέγω, τὸ ἔργον αὐτοῦ" ἄνωθεν 5 -» δι ΄ FE A AA) \ Δ δὲ ΄ Ἵ τ , τῇ ὑνάμει φέροντος ORAL μὴν OUdE BAT πρότε οον αὐτὸν ΠῚ εἰναι λέγε ΟΣ \ Φ τὸ λογι- \ — N \ EN, 5 S er x z =. σμιῷ πολλοὺς ἤδη χαὶ πρὸ τοῦ εἶναι εὖ ποιοῦντα (εὐεργετοῦντα). Οὐκ ἤθελε δὲ μέχοι τῆς ( x ΄ x 4 “ὦ Δ - εἰ ᾿ ᾿ \ ᾿ + προαιρέσεως χαὶ μόνης τοῦτ εἶναι ἔν αὐτῷ. μιὴ γενέσ τ δὲ χαὶ ἔργῳ τὴν προσίρέσιν" ᾽ x x ᾽ 0 Y n “ ν δι z ’ “ , ἄτελες γὰρ ἐνόμιζε τοῦτο εἶναι, πρὸς δὲ τούτῳ ἐχρύπτοντο αὐτοῦ τοσαῦτα τῆς τέχνης ἔργα. 4 x [4 ΤΣ Ὁ . \ 7 x x 8, nr - x % Διόπερ τὴν τέχνην αὐτοῦ χαὶ τὴν φύσιν χα! τὴν δύναμιν δεῖξαι θέλων χαὶ γνωστὴν (φανεραν) 10 ποιΐῆσ ἐδ υκού σ ὃ 19 san τοῦ θεῖ λοῦ (ἀγαθοῦ ΄ x NT τοιῆσαι ἐδημιούργησε τὸν ἀνύρωπον χα! τοὺ Veıiou χάλου (ἀγαθοῦ) ἐπιστήμην ἔχειν ὁυνα- . evov.]] Μηδὲν τοιγαροῦν, ἄνθρωπε, αὐτοσύστατον εἶνα! λέγε τῷ Ben‘, undt τὸ μέγιστον" S “ Ὁ - z - 75. -Ὁ x r x ἘΠ αὐτοῦ τῆς δυνάμεως εἰν νας θέλε: πᾶσιν ' τὸ εἶναι αὐτὸς παρέσχεν, οὐχ οὖσιν πρό- Ε΄ τερον οὐδὲ τὴν σύστασιν" ἄναρχον '" ἔχουσιν '΄. Τί τεχνίτην μόνον θέλεις εἶναι τὸν θεόν; Ti 45 τὴν δωρεὰν αὐτοῦ τ τες "Ὁ ὡς τέχνην χαὶ μόνην τῇ ὕλῃ χαρισαμένου "", οὐχὶ ὁ δὲ χαὶ τὴν τοῦ εἶναι σύστασιν; Οὐκ ἦν σύγχρονόν τι τῷ θεῷ, οὐδέ ποθεν ταῦτα λαχὼν ἐδημιούργησεν Ἅ δι π faire de Dieu qu’un artisan? Pourquoi enleves-tu de ses bienfaits, en ᾿ς prötendant qu’il n’a accord6 Ala matiere que le don de son art, et quiil ne ui ᾿ a pas ἀοπηό ögalement l’etat d’existence? Il n’y avait rien de co6ternel 3 Ἷ tion de Whuarn. — A. noaa 5", πολάοτε 5). Bi apkae S° avec A qui parait 3 rajoute. — 6. KEITH ἡ Si, EHITUM S”. 4 2 C (sauf 1. 6-11) S Ezn (abrege). Bo 205,10-206, 10. 1. S Ezn Bo,> C. — 2. εἴς τινας : S « dans quelques-uns » — ἔν τισιν, traduclion libre. — 3. τοῦ κόσμου τοῦδε C Bo, mais ce doit &tre une addition secondaire, qui manque dans S, et el. Ezn « et ainsi jamais Dieu ne cessait de travailler ἃ la er&ation ». — 4. τέρπεσθαι «αὐτόν > Bo, d’apres S, qui ne prouve rien. — 5. αὐτοῦ, d’apres S (qui le comprend comme compl&ment de τὸ ἔργον) : αὐτῆς C Bo. — 6. φέροντος : S traduit « ayant son @uyre» — ἔχοντος. --- 7. οὐδὲ μάτην πρότερον : S — οὐ(οιυ οὐδὲ) μάτην ὕστερον. --- 8. « σὺν τῷ θεῷ Bo, d’apres S « etre avec Dieu (= coexister ἃ Dieu) »; Eznik paraphrase : « que le monde subsiste par lui-m&me ni qu’il se tienne comme un associe en quelque sorte aupres de Dieu ». On peut conjeceturer «παρ >eiva ou «προσ >eivat, plutöt que ᾿ς « ouv>eivar : le sens est « il ne faut pas dire que Dieu disposait (pour faire son @uvre) d’une ᾿ς matiere », et non « qu'il y avait une matiere coexistante ἃ Dieu ». — 9. τὸ μέγιστον C, « la grandeur » Καὶ Ezn (supposant peut-etre τὸ μέγεθος). — 10. περιαιρεῖσθαι C,« detruire » Ezn : S « enlever ou separer », mais il Sagit d’une variante de traduction. — 11. πᾶσιν C Ezn : S « pourtant celui-la a accorde l’elre ἃ ce qui n’etait pas auparavant », supposant πλὴν τὸ εἶναι οὗτος (αὐτός). — 12. σύστασιν S Bo, δύναμιν (. — 18. ἄναρχον CS, ἀνάρχως Bo. — 14. ἔχουσιν : ὃ comprend « et elles (les choses) n’ont pas » (3° plur. Ἢ pres.). — 15. παραιρῇ, d’apres S « lu enleves » : παραιτῇ C Bo (Ezn « @carter » ou « faire disparaitre sa puissance »), — 16. χαρισαμένου] χαρισάμενον ἃ Bo. * Fol. 34 v°- 832 METHODE D’OLYMPE. [108] CAKPENIENNO CA KOTOLB, HH WT ἡπογαν ΝῊ WT κουλᾶ BAZENMZ! CH KCA ΟΧΤΒΟΡΗ korz’ nn unimkumaire yAna Apkuzae’ πολφλλιλ, παάϊμηή μή Skad ec ΜΈΡΗ * YAUBCKATO ECTRETKA, Ne ÜBIAZWM TOKIO TROPEUR ERIK, nz u? coyipee ΟΥ̓ HETO ECTKRETEO, AKO KK NOAOENO" TA 50 ECTk H ECTkcTkwu ΒΟΈΠ TEOpEUR. Cu TAATOAATH ΔΈΠπο EcTk Ὑλπον, ΠΗ ΧΑ CAKAZANIH ΒΟΥΛῊ TAATOARNHKZ, CHE CAAKM BOTA MKo cAmz xöern. Ne xö$ πὸ mocaoyXATAH ERITH CKAZANIH NEROT sing. Dieu, et il a ere& de lui-m&me le monde, sans en prendre quelque part la matiere. Et il n’a pas, anterieurement ἃ la naissance de l’'homme, imit& le travail de l’'homme actuel : sa nature est superieure A la nature humaine. Il n’a pas ete l’auteur des formes uniquement, et iln’a pas mele la substance de la matiere ἃ son essence pour produire la substance du monde: il est lui- meme createur des substances egalement. 1. BAZenA 5°, avec € au-dessus de la ligne par surcharge sur ἢ, — 2. Apkuzae Sa avec Δὲ rajoute au-dessus de la ligne. — 3. Ce passage est altere, du fait de l’obs- curite de l'original grec, dont le traducteur a tire, comme il a pu, un sens approximatif. Toute correetion est, du m&me coup, hypothetique. Mais N2 # doit vraisemblablement &tre lu NH = οὐδέ, et on peut encore conjeeturer ἘΜ (= γέγονεν) ; pour ΒΒΙΒᾺ. vr TEE Er EEE er nah [109] DU LIBRE ARBITRE. 833 \ \ n » et ΄ ER 2 , ’ / αὐτός" οὐδὲ τὸν νῦν ἄνθρωπον πούτερον ἐμιμήσατο" χρείττων αὐτός ἐστιν΄ τῆς ἀνῃρωπίνης ΄ 2 B r ΄ 3 , νι x wis ΄ φυσεὼς. Οὐ σχήματοων μόνον Ὑξγονεν᾽ ποιητής, οὐδὲ τὴν Οὐυὐσιὰν AKUTE jet pasev!- αὐτός ἡ ἐστιν χαὶ τῶν οὐσιῶν" δημιουργός. [{Παῦτα λέγειν δεῖ τὸν ἄνθρωπον, τοιούτων δογμάτων (διδαγμάτων) ἔστω ῥήτωρ, Ρ ry x \ ἀπ ἢ ΣΕ A = \ ᾿ Ἢ “ , 5 οὕτω δοξαζέτω τὸν θεὸν ὡς αὐτὸς θέλει. Οὐ γὰρ βούλομαι ἀκροατὴς εἶναι δογμάτων (διδαγμάτων) ἀθέων. Voilä ce que l’'homme doit aflirmer, voilä les doctrines dont il doit etre l’orateur, voilä comment il glorifiera Dieu comme Dieu lui-m&öme veut etre glorifie. Pour moi, je refuse d’ötre auditeur d’enseignements impies. C (jusquel. 3) S Ezn. Bo 206,10-16. 1. ταῦτα... αὐτό: C, et ef. Ezn: S « Dieu fit toutes ces choses » = ταῦτα πάντα (cl. 1. 3) ἐδημιούργησεν ὃ θεός. — 2. αὐτός ἐστιν ἃ Bo : S « etant entierement sans mesure = ὧν λίαν ἀμέτρως; il faut peul-Elre } reslituer χρείττων ὦν, plus un adverbe (en -στι 7) au sens d’« excessivemenb», alter€ par Ü en αὐτός ἐστιν. — 3. γέγονεν C Ezn Bo: S «ayant dte » — γεγονώς, qui peut ötre une alteration de « il fut ». — 4. οὐδὲ... συνεχέρασεν] οὐδὲ τὴν οὖσαν αὐτῷ εἰς οὐσίαν συνεχέρασεν Ü, οὐδὲ τὴν οὖσαν αὐτῷ «οὐσίαν "- εἰς οὐσίαν συνεχέρασεν Bo; Ezn « ni (il n’a) mele une essencee ἃ des choses existant par elles-memes »; ᾿ S est completement alter : « mais aussi la substance qui lui appartient, parce qu’ (comme) il convenait », ce qui, en corrigeant « mais aussi » en « ni », peut r&pondre ἃ οὐδὲ τὴν οὖσαν αὐτῷ . οὐσίαν, plus une mutilation de συνεχέρασεν, par exemple (ὡς) σύγχαιρος ἦν. — 5. αὐτὸς { Bo, d’apres S, mais l’asyndete regne dans tout le passage. — 6. τῶν οὐσιῶν C, et cl. Ezn : τῶν οὐσιῶν «πασῶν. Bo, d’apres S, mais οἵ. la note 1.— 7. ὡς :S «comme », ou « parce que » -- ὅτι. ᾿ LEXIQOUE DE LA TRADUCTION SLAVE DU DE AUTEXUSIO! A ad: (marquant une opposition) 18,15, ete., (S’opposant A μέν) A,s, ete.; me... A μὲν΄... δέ 20, 1-9; rajoute pour accentuer une opposition : 38,17, 72,5. ΛΈΜΕ : TV ἀπὶε εὐθέως 10,15, 1A,;, « aussitöt » 86,,, 98, 9-10; TY- Arie ze ἦ cABINARZ ὦ 80,, « aussitöt qu'il a entendu ». Ä AZA ἐγώ, ἔγωγε 8%, 10. I ΑΒΕ (S” πὸ 10,11, 12,13, ete.) ὡς 10,1, 28,4, καθάπερ 26,6, « comme » 12, 13, ἢ 62, 13, 14, 68,15, devant un substantif, un participe, ete.; devant un infinitif: ÄKKI TIOPERNOBATH KR KOTkaz Koy 96,5 «1 voudrait comme rivaliser avec Dieu »; devant une phrase dont le verbe est ἃ un mode personnel : ἀπὲ xBiTpeyn num KkAue moxazarn ca 102, 13.14 ὥς τις (( ὅτι) ἐπιστήμων ὑπῆρχεν δείκνυσθαι. ANOCTVAKCKA τῶν ἀποστόλων : GEN. MAasc. sing. ÄMARCKATO A138. ae ei, ἐάν; λιμὲ ἡ εἰ χαί, χάν 56,13, 74.., «; ἀιμε ... ἀπε Am AD, 11.19 εἴτε... εἴτε: Äye ... AA ἐάν 66,5, «si» 78,9.10, ἀπὲ 50 « si oui » 16,17-18,1, 42,5, voir p- ıxx; dans l’interrogation indirecte : Mr ... MAH πότερον ... ἤ 50,6, « Si s 3 ... OU» 92,6-7, Alpe... AM... HAN «Si... ou» 5A,n, 68, 17-18. Ε BEZAKONRNZ παράνομος [4..., 16,2. ΒΕΞΒΜΉΒΗΣ « sans responsabilite » 92,9, BEZNAYAARNZ ἄναρχος 106, 13. ΒΕ21 χωρίς 66,1; 563 NAYAAA ἀνάρχως 40,5. Βὲ3Χ ὀμφάϑα ἀσχηυνάτιστος 18,9, 32,8, KeC KAKÖKRCTBA ἄποιος 18,5, 32,8, 10-11, 20,4 ete., Rec MVARZM ἀνωφελής LOO, 17, Bee’ UNNA ἀτάχτως 26,5, Kec ukpkı « demesurement » 108, >, BECADRECHNZ (S” BEZCAOK-) ἄλογος 16,13-1,, « absurde » 60,17; gen. fem. BECAO- BECHBIA ... BÄREN 82, 19.13, 81.7.5. « haine irrationnelle, instinctive ». ᾿ Becaonechnk (Β᾽ πεξολομ-ὶ « sans raison » 74, 15, 153, adv. / 7 l. Les mots sont donnes dans l’orlhographe normalisde du vieux slave, si ce n’est que la ligature K est remplacde par €, €, conformement ἃ l’usage du texte. L’asterisque * indique les formes resti= indes par correclion ou conjeclure, [111] LEXIQUE SLAVE-GREC. 835 BECYHNHE : instr. Kec’yunleur ἀτάχτως 18,0, eckaonatn διαλέγεσθαι 6,5, προσδιαλέγεσθαι 432,0. neckaoynpaeıoy c mumn τῷ a πμῥῳ ΠΝ ΤῊ BHTH : part. pres. passil KieMZ « battu » 98, 6. BAAroAkHeTEDO : BATSAKHeTKO « bienfaisance » 96, τ, KAATOAKHCTROKATH : HE ... BATOAKHCTROKATH οὖς εὐεργετεῖν 102,5. Er . 9 A BAATOARTE : KATOARTR εὐεργεσίχ « bienfait » 48,10, « bienfaisance » 94,9, BATTR [ TEOPHTH εὐεργετῆσαι 102, 1. Ἦ gaaroakunne « bienfaisance » : dat. saroeaknnim 92, 15, KAATONOTOEERNZ | KArONOTpkEN- εὖὔχρ onszog 102,9, 104,95. « propice » 80,15. " KAATOCMABRNZ εὔφημος : neutre KATA ὁλάπην 28, 10 (altere). BAATOCAOKHTH εὐλογῆσαι : Imper. KAKm 9. ” BAATOCTK (BATSCTH) ἀγαθοσύνη 102, 10, 104, 3,7, « bonte » 94,5, 96, 1, KATTR τὸ ἀγαθόν: 104, 10. BaaroTa « bonte » : acc. KArOTOy (SP kArocTk) 94,0, KAATOOyIRUK εὐγνωμόνως : zardoyunk 22,5. Kaarz (KATZ) ἀγαθός: BATdE τὸ ἀγαθόν 100,14, ete.; πὐτόε ... oyspamenich ... εὐκοσ- μία 12, 12. BAAZNHTH CA « Se tromper Ὁ: pres. BAAZNHUM CA 62, 14. Banana ὁ πλησίον 6,10-11, 12,16, 19,6, 26,1, « le prochain » 68,;, 80,,, 98, 12 (masculin : gen. BKAHAUKKM “ποέτο 6, 10-11); au pluriel : gen. BAHKUKZ 34,3 (— πρὸς τὸν πλησίον, sing.), 100..5 (RAnsusz ΗἽἽἼΠΗ ΧΑ), acc. BAHHSH 58,18. BAAM(A)EHHE πορνεία 6A, 15, Γ τὸ Ὑχρ;. καὶ γάρ 12,11, 22,1, 4,1; rend εἰ δύ,., εἴπερ ὅ0,.. au sens de « 5} est vrai que »; r&pond, surtout apres - me, ἃ χαί 8,13, μέν 22,14, 70,n, δέ 48,15, ön 56,6, voir p. LXX; — Ü... Εὸ χαὶ γάρ 20,2, 74,6, «et en effet » 62,4; πὸ οὐπὸ τοίνυν 32,12 (apres me), ὦ... 50 ΟΥ̓ πὸ χαὶ γάρ 24,17, ΝΟΙΡ Ρ. LXX; Ne BO πό «eten ellet » 78,9. BOTATRETEO χτήματα 66,6: gen. Hırknia Hau KOTATRCTBA ἢ χρημάτων ἢ χτημάτων. gorounerne (Τό ΤΊ ε) τὸ θεοσεθεῖν 66, 13, θεοσέδεια 68,3. _ BOTZ (BETZ, 52) θεός: loc. πὸ ἘΓ 5Ἐ), voir p. xxxvim; nom. plur. Β΄ δή θεοί 50,1. BOmHH (sin) τοῦ θεοῦ 18,10, ete., θεῖος 70,12, 76,6, 8A, 17, 86,2. ROBCTERNZ (EATREen-) θεῖος 2, 12,4, 2, etc. BOAHH χρείττων 72,2, 6, ete., μείζων ie AB, 16, 17. 2 BOHNHE τὸ φοσηθῆναι 20,7. BOHTH ca: part. pres. Kom ca πεφοδημένος 1,0, KOM CA δεδοικότα A, ;. ® BJAKZ γάμος 14,1, 64,13, spanue « combat » 96,12, 866. plur. spania « tours de lutte » 98,4. paun « palestre » 96, 11, 98,15, dat. plur. spAnemz «tours de lutte » 96, 11. 836 METHODE D’OLYMPE. _ [112] ΕΡΑΗΒΗΖ « de la lutte » : gen. EOANRNATO 98,6, sparu « combattre » 98, 7, refl&chi ἘΔ ca « lutter » 96, 1; (supin, voir p. xLıx), part. pres. kopmpw ca 98, 11. EIATHM ἀδελφοί : gen. sing. Hwcnosun un. BOATIA 6,9, KIATA ἀδελφός 6,10, etc. * EPATENR, adj. : 5. NENÖCTHTZ EPATIA HAKONKYABATH, S’ — EPÄTE HE KONYAÄRATH 6,12 = τὰ λείποντα τῷ ἀδελφῷ ἄναπ πη ΟΣ: lire sans doute — Ἐφάτεμε KONKYAT KATH. ᾿ Kpammmo : dat. sing. ἘΡΑΠΠΗΟΥ ἐδεσμάτων 6,13, gen. zpauma « aliment » 80,, gen. plur. spamenz « aliments » 80,6 ἘΦΈΓΧ αἰγιαλός 6,15. sokıpm, voir ΠΕΒΡΈΙΒΗ. ΒΟΥ ἀχόλαστος A, 1. BAXZIO) ὅλως : ἀπε πὸ Ray (S” Kecma) merpkaame ca Emoy εἰ γὰρ und” ὅλως ἔμελεν αὐτῷ Ab, 10. ; ” v EAIBATH γίνεσθαι 2,10, etc.; part. pres. EBIKAWMA ὄντα 34,15. ΒΗΙΤῊ εἶναι 18,5, ete., ὑπάρχειν 22,12, 34,11, 38,12, etc., παρεῖναι 102,,, 106,5, ίνεσθαι 84. 15. 1,1; (var, γενέσθαι), γενέσθαι 106,1, γεγονέναι 8,7, 12,11, 16,1. ete.; Y ‚1 ᾽ „1 Ἢ al ’ YEY Y,4/, ’ ’ ; 3 > J v rend καθεστάναι 20, 14, μένειν 40. 15 (λέγειν 26,8, Äpe ... ΔΑΒ ERITH &üv... εἴπω- μὲν 26,7); BBITH CA ... συνεῖναι 6,13, 12,9.10, AA, 16, συνυπάρχειν 18,4; Apkazae ἘΒΙΤῊ προεῖναι 42. 12; a KEITH οὕτω διαχεῖσθαι 34,8; — present imper- fectif : ἔστε (ΕἸ ἐστίν 0,3, ete., ὑπάρχει 34,17, 36,12, ete., τυγχάνει 24,9, πάρεστιν 6,5, 102,5 (EcTn 5 NemR πάρεστιν a 74,1), γίνεται 2,11, πέφυκεν εἶναι 102,5; Tanı € οὕτως ἔχει 34,19, 36,3, ete.; ECTR peıpm ἔνεστιν εἰπεῖν 10,9, € ... TAATH dei... λέγειν et voir p. LxvIı; part. pres. crı(M) ὦν, ὑπάρχων 12,5 τυγχάνων 2A,c, ὑποκείμενος 20,9, TOy ΟἿ᾽ παρών 42,7, Apkuae coyınoy προὐποχειμένου δώ ᾽ μ 7, p ι 76,3, cnı(M) CA ... συνών 12,5, συνυπάρχων 12,6; — imparfait stawe (5%, voir Ρ- xLvimm) ἦν, ἐτύγχανεν 18, 13, 40,6, A6, 19, παρῆν A8,6; UNOTA ne nA. ον ΒΈΛχΟΥ πολλὰ δὲ ... προσῆν 100, 14-15: Mike skÄxoy ὡς εἶχεν 18,14, ete.; — present perfectif:: ἐξα ... BOYAETh ὁπότ᾽ ἂν ... παρῇ 90,5. ἀπε ἡ... ΒΆΔΕΤΕ Kay... παρῇ 56, 13-11; Imper. ΒΗ 38% ὕλη μηδὲ ἀπεχθῶς ... διατεθῆς 6,5; AA Boyaoy rend δοθείη 2A, 16-17; part. present, voir p. LXxII; — part. passe KBIKA γενόμενος; HE EBIEBIIHMZ NHKOAHME τοῖς οὐχ οὖσιν ποτέ [0)4.. 5. ΒΗΙΤΗΕ τὸ εἶναι 3A, 18, 36,3, 8, ete., γένεσις 20,3, 32,4, 100, 15, 10%, 13. skroyna « fugitif » (voir pp. xuı, za) : nom. kkroynz 90,,, gen.-ace. "skrYun (serit sErYnz ἀ) 90,5, BEARCTEORATH : BRABHCTEOBÄTH ...[H MOTKIBATH] χινδυνεύειν AB, 15-16, VOIr P. xen. ΒΈΛΖ λευχός DA, 6, . , , . IE 3 ΒΈΘΤΕΟ φυγή : gen. ukersa (S? ἘΈΓΧΟΤΒΑ) 8,9, instr. KECTKBOMZ 14,3, Voir P. LXXX. [113] LEXIQUE- SLAVE-GREC. -; 837 R BApHTH : part. passe KAphRZ προλαύών « posant des premisses » 22,15, 32,5, 40,5, 58,10, ete., « ἃ l’avance, en se hätant » 96, , BApENHE πρόληψις « Idee pr&congue » : instr. sapknienn 20,19. BEAHKZ « grand » 60,7, 96,5, 11. BEAHYBCTEO τὸ μέγιστον (lu peut-Ötre τὸ μέγεθος) 106,13. ΒΕΛΈΤΗ προστάττειν 74, 7,10, προτρέπειν 74,5, « prescrire » ou « exhorter » 80,9, I6, 16, θέλειν 16,13, βούλεσθαι 84, 13. BEIEHZ : ΒΒΎΕΡΑ ὦ neuepa χθὲς τὸ δειλινόν 6,15. zegepm δεῖπνον 16, 1. zen ὕλη 18,7, 20,8, 22,13, ete., οὐσία 20, (voir p. Lxxxıv); plur. Ben τὰ πράγ- ματα 20,13, 48,., « les choses » 58, 13. KEMENZ τῆς ὕλης 52, 14, « de la matiere » 100,3, suaknne 8,1, voir vkaknne. ΒΗΛΈΤΗ ὁρᾶν 8,7, 10,12, ete., ἰδεῖν AA,10, βλέπειν 34,12; MNAXZ ΒΗΛΈΤΗ μοι ... ἐφαίνετο 10, ;. suna αἰτία 10,15, 40,17, 46,91, 76,., « cause, responsabilite » 92,7, ete., ἀφορμή 42. 5, EHNOERNZ αἴτιος 38,5 (et dat.). KHNANHRKZ αἴτιος 38,16, 46,10, 17, 72,15, ζ responsable » 78,6, Ne ... KÄHRNHKZ ἀναίτιος AU, 17. KHNKNZ αἴτιος 46, 10, 58,2, « responsable » 78,3, 9, 11, οἷο. (et dat.). unaanıka (BAKA) δεσπότης 10,5, 70,13, 15, 72,2, etc. BAACTR ἐξουσία 50,3, 72,4, 15, 16, etc. BAACTBNA : adv. KAACTRNO « proprement, authentiquement 9 » 98, 16. " RAATZEZ (S” 110K9Z) ὑγρός : KOATZKOE (Ecrit KOATATAGE) τὸ ὑγρόν 52,5. KAZNA κῦμα 8,5, 7. BAZXKZ « devin » : gen. plur. KAAXORZ 92,9. BoAA ὕδωρ 28,6, etc. BOAHTH ἐπαναιρεῖσθαι 58,9, « desirer » 58, 15. KOAH προαίρεσις 76,17, 88, 14, βουλή 86,5, « volonte » 84,1,6, 86,10, plur. Βολὰ « desirs, intentions » 84,6; [me no cnoch noam] moymem dxovros. 66, 10,. voir p- zer. BOCKZ χηρός A, 19. BPATZ « ennemi » 80,1, 82,7, 11, 13. BPARUN « de l’ennemi » : gen. sing. spAAkA 82, 10. KOAZIhEA (OU BPAMRAKBA, VOIr P. LXXX) « haine » : acc. spazanoy 80,1 (S” πρά- a8), gen. πράπεμι 82, 13 (2 ex.), 84,5 (S’ npazanı). BIAYERZ « du medecin » 80, 11. PATR. OR. — T. XXIL — F. 5. 55 838 METHODE D’OLYMPE. 1114] " RpAYERKNZ, VO I ΒΡΑἹΒΕΒΗΖ. Rpaun ἰατρός 38,2, 19, « medecin » 80,3, 82,6. RpAURBA ἡ ἰατριχή 38,3 (2 ex.), 38,19, 100,16, « art medical » 80,3. ΒΡΑΊΒΕΒΗΖ « medical » : Ürpauennaro naKazania « de la prescription medi- cale » 82,3 (lıre peut-Etre npauennaro « du medeein »). BIANA χορυφή 8,7. BokmA χαιρος 18,1, 50, 16, 17, ete. nz et loc. : ἐν, παρά (et dat.) 2.9, 4,9, 10,10, (et acc.) 4,9, ἐπί (et gen.) 26,9, 66,-,11; — et ace. : eis; rend ra>% (et dat.) 18, 15, διά (et gen.) 26,16, 5 NA- ἙὁτΑ ιμ μή τῇ ἐπιούσῃ 12, 1,, 6A Anemmin σήμερον 12,14; 5 Aknmoroy δικαίως 88,14, 5 cäe μάτην Ds, etc. BAZEIANHTH CA « Ötre interdit » 80, 18. KAZEPATHTH CA « revenir » 100, 3.4. KAZBANPALATH : part. pr6s. KAZZKANpAUNAAH ὁ προσζητῶν 42, , (S’ Banpamaan). KAZKEMTH : aor. BAZERA « souflla » 8,,, en regard de &nrov mal compris. BAZAANHE (EBAZAAMNHE, VOIr P. LXXIX) « echange de bons offices » : gen. KAZAANIA 60,5 (8) βαϑβλλληῖλ.. ͵ a En BAZAPKERNOBATH « avoir de l’envie » : BAZ’APERNÖBATH 80, 11. »» BAZAOYXZ ἀήρ 28,1, 6. KAZHMANHE τὸ λαμδάνειν 66, 11. KAZHMATH Aapbaverv 38,4, 60.5.9, « prendre » 74,1, 82,4; inf. BZAMATH AQ, 1 (altöre, voir p. 1) en regard de λαμβάνει; part. pres. KzzmVıpe λαμδάνοντες 70,1, lire na zem(a)$ıpe (voir p. ΧΧΧΙΧ). BAZHpATH ἀτενίζειν 10,3 (construit avec na et acc. — εἰς). BZZHCKANHE (S" RAZnIcK-) ζήτησις 34,2, « recherche » 68, 17. BAZHCKATH (S” BZZHIcK-) : 1° perlectif : szuyeumn ζητήσεις 76,9: — 2° imper- fectif : nzuckaa ἀνηρεύνων (lu ἀνερευνῶν) 10,16; — ambigu : BZHCKATH ἀναζητεῖν 54,16. BAZHCKOKATH ζητεῖν : ἡ π᾿ Ξβοκόβλτη |H NMBITATH| ΒἼΑΛΛΑ τὴν ἀρχὴν χαὶ ... ζητεῖν 20,9-10 (voir p. Χαπ). BAZAATATH « Imposer » : HH CAMOMOY ὅ3ει BAZAATATH οὐδὲ ἑαυτὸν ... δεσμῷ περι- βάλλειν A, ΒΧΞΗΒΑΤΗ cA « s’appeler » 96, 5, BRAZATH λυδεῖν 108,1, « prendre » 80, 13. BZZATHeE λῆψις 66,8, 12. RAKOYNHTH CA! RKYTIENd € ἥνωται 26,1 (avec xz et dat.); sKAnNoy BKHITH 26,1 ἡνῶσθαι, lire sans doute ssan(a)enoy (voir P. XXXIX). BAKoynn ἅμα 22,14; KKOYMR ... KATH ἡνῶσθαι 2A, 45, Βαῦπε (S” δ᾽ x$nk) gnTH « etre uni » 24,5, Et voir 52 ΚΟΥΠΈ (sous "Koynz). BAKOYIIKNZ, vor BAKOYNHTH CA- [115] LEXIQUE SLAVE-GREC. 839 BZKOYCHTH « goüter » 80, 1, 84,1, 84,3 (2 ex.). Voir p- ταν. BAAAZZ (S’ BAxX0AA) εἴσοδος 86,1. BZAKCTH εἰσελθεῖν S6, 5. BZUECTHTH χωρῆσαι « contenir » 26, 16: BZ ΒΟ cA KMECTHTH ΒΕΒΕ δι᾿ ὅλης χεχωρη- χένχι τῆς ὕλης 20. 16-17. ΒΑΜΈΞΤΒΗΖ χωρητός « qui peut &tre contenu » 26,7. ΒΧΠΈΤΑΤΗ « jeter dans » : ΝῊ cam χότα KUkTATH ΒΔ οὐ 34. οὐδὲ ἑαυτὸν δεσμῷ περιθάλλειν ἐπιθυμῶν 2,5 (lire sans doute ... KMKTATH). BAORAZHTH « former » : Ne ΟΥ̓ Εὺ πα πράπενον eny πρὶν γὰρ εἰχονισθῇ AB, 5, BANACTH περιπεσεῖν 84,11 (avec δΒζ et acc.). BANAWANHE « recherche, question » 58, 16, 60,7, 62, 15: loc. plur. KANPALIANIHXA 62,,, sans doute alter de sanpawanz ; 6erit Banpdwanie 32,; (S’ sanpomenit). BANPAWATH ζητεῖν 20,11, 32,4, ἐρωτᾶν 22,;, A2, 15, πυνθάνεσθαι 22,10, πυθέσθαι (com- plement du verbe « vouloir », voir p- exxu) 32,5, 44,11, 50,5, 68,98, « inter- roger » 60,13, ete. ; Eerit nanpomarn πυθέσθαι 52,13; AA Kanpamaemz 324. 17, repondant ἃ ἐροίμην ἄν alter6, traduit une forme du verbe ἠρόμην. sangocz ζήτημα 20, 10, ζήτησις 5A, 11, « question » 68,31 ἱκχπρῦ, avec des ligatures), 78, 14. KANNOCKNZ τῆς ζητήσεως 20, 1,, « de l’interrogation » 58,14. KANOANNE, KANMNOMATH, VOIT BANPAL-. BANNOLIENHE (5) 32,3, ΝΟΙΡ KANPAWANNE. KANAYHTH CA OU KANAYATH CA (VOIr P. LXXVIN) « se gonfler » : Kzae ἡ βαπόγαιπε ca 1ope ἅμα κυρτωθῆναι τὴν θάλασσαν 8, 10-11. BZcAamtA)enHe « plantation » : plur. scamenia 68, 12. BACHpAWATH ca « Etre recherche » 60,6. ΒΖΟΠΡΟΟΉΤΗ « reclamer » 9%, ı7. BACHBITANHE « recherche » 76, 10. ᾿ΒΧΟΠΈΤΗ ἄσαι 6,1. RZCTOYRNZ « de l’est » : BACTOYENZ ΒΈΤΡΖ 8,, rend Ζέφυρος. BZCKOAHTH ἀνιέναι IO,1,, « monter » 64,13: BACKÖAAINB sale 10, 1, est en regard de προχόπτουσαν τῷ δρόμῳ. ἷ Bzcxotknne ἐπιθυμία 20,13 ; loc. socxörknin, ἃ moins qu'il ne faille corriger en ΒΖ xötknin. ΒΖΟΧΟΤΈΤΗ ἐπιθυμεῖν : 1° sing. pres. BACKömm A, 1, _ BZCAMATH ἀναπέμψαι : 1° plur. imper. rzcaeız 6, | (voir p. xLvir). BACkuTH « semer » 100, 10. ΟΒΖΤΟΡΟΕ δεύτερον 34,5, « en second lieu » 96,5; en regard de ὕστερον 100, 13. _ BAXOAHTH «entrer » est en regard de εἰσάγειν 84, 16. Rax0Az (S”) 86,1, voir KAAAZA. _ BZYEAHTH CA : part. pass& nz4eanum ca « s’etant dressde? » 8,;, voir p. Lxxvun. er ἵν 840 METHODE D’OLYMPE. [116] KZYHNATH ἄρχεσθαι 10,3. BZYAAD ἀρχή 20, 10. BAYAARNK, Voir "NERZYAARNE. KZJATH « commencer » 90, e. Khrute « plus haut » : szexdaaypn sn (0,1, est en regard de προκόπτουσαν τῷ δρόμῳ; δαπππε 34,4, VOIT CAKHIMIE. samn rend χρείττων dans KKIIIBINATO ... MÖRHTKA τοῦ xpeitrovgg ... βίου 4,7. KRINIKNB « Superieur » : W KRIINATO « du bien superieur » 78,2. BBCAYBCKEIH, VOIT BRCMHYhCKAIN. Khch πᾶς, ἅπας 6,10, 8,9, 40,17, σύμπας A,s, ὅλος 26, 16 (2 ex.); plur. sca τὰ ὅλα 12,1: determ. Bee 56,13, " πία)οες 56, 12 (Eerit Bzcie), gen. Beero 50,15 — τὸ ὅλον, voir p. XLIII; Bea A, 1] rend ἑχάστῳ. unchua (S?) A6, 19, VOIr BAXZM(O) ERCHKO (BCAKO) πάντως 24, 1, 50, 12, 76,9, etc. BRCHKZ : ΒΟΑ, glose marginale ἃ unch A,, (voir p. xrım). BBCHYRCKEIH ! BZCAURCHÖE (S” Kcauechoe) πᾶσα 4,10, BCAUECKKIX ἁπάντων 50,3, « de toutes choses » A100, 9. ΒΡ ΕΑ χθές 6,15, 8n. wkaatn : ukaaaz ἘΜ « connaitrait » 94,3 (voir p. 1). ukan, forme alteree, voir zanonkan. skaknne γνῶσις 20, 14, 102, 1, ἐπιστήμη 100, 12, 102, 12, 15, « connaissance, science » 78,16, 80,13, 82, 14, ete. ; 6erit sHaknia ἐπιστήμης 8,1. ukakrn ἐπίστασθαι 34,7, 72,13, 100, 13, 18, 102, ı, « savoir » 78,3, ete., voir p. XLIX; part. present actif ΒΈΛΗ εἰδώς 72,15, « sachant » 82, 11, ete.; part. presei passif skaouz γνωστός 104,15, φανερός 34,5, « manifeste » 106, 10: — πφέππε staaue «il prevoyait » 92,7; ne ΒΈΔΈΤΗ « ignorer », volr NerkAkTtH. KENRUR « couronne » 98,2. ΒΈΑ « foı » 98, 17. BE πιστεύειν 16,1 (2 ex.), συγκατατίθεσθαι 42,3, ΒΈΤΗΗ ῥήτωρ 38,9, ' BÄTIZ : KACTOYENZ ΒΈΤΟΖ 8,4 rend Δέφυρος. ΒΕΥΒΗΣ αἰώνιος 4.5, « eternel » 7A, 12. ΒΈΙΒΑΤΗ « declarer » 90,17. BAMHH χρείττων 6,4, etc., « meilleur » 88,16, ete., πλείων 72,6, μείζων 7A, 10, μέγιστος 70,9 h r Bi TAATOAATH (TÄATH, TATH) λέγειν, φθέγγεσθαι 8,2, φάναι 40,3, 44,10, 46,1, 88; εἰπεῖν 22,9, 32,11, εἰρηκέναι 42,10 (et cf. AO, 5); FAATOAATH ca λέγεσθαι, εἰρῆσθαι 54,13; — rend δοῦναι 20, 5. TÄANAA τὰ ἀπηγγελμένα 4.15; MPOTHROY.. TÄeTh CA « s’allögue contre, s’oppose » 78 ,16-17. [117] LEXIQUE SLAVE-GREC. 841 TAATOAZ λόγος : dat. rAoy 50,2. TAATOARNHKZ (TÄRNHKZ) « orateur, heraut » 108, ;, TAACHTH : ὃ NALH TAACAIIHXA 6,6 rend τῶν ... συναδόντων. τλλοζ (raA) φωνή 2,12, 4,1, 76,16, « parole » YO, 5; rend ἀκρόασις 2,7, ᾧδή 2,6, 10, 4,3. TAAChNZ τῆς φωνῆς 2,6. ΓΗΈΒΑΤΗ ca θυμοῦσθαι 10, 1. ΓΗΈΒΖ ὀργή 10,1, θυμός 8,15, 14... roak : ἀπε TH ἔ roak « 5} te plait » 58, 1. TONHTH διώχειν 6,9, 14,4. Topa : ὁ Tops ἄνωθεν 40), 15. ΓΟ χείρων 40... ete., χείριστος 18, 11; rend δεινότερος 12, 16; χαλεπώτερος 48,5. TOPRCKZ ὀρέων 8,7. ΓΟΟΠΟΛΜῊΣ (THN-) δεσπότης 8,13, TocHoAb « Seigneur » : voc. TH 2,4. rotosk ἑτοίμως : ΓΟΤΟΒῈ HAN ἑτοίμως ἔχω 22,9, TOTORKk ἐπα ἜΤΗ ἑτοίμως ἔχειν 54,11. TPAMOTHKHM ἡ γραμματική 928... 3. TpANZ στίχος 8,3. TpZAA χελαινός 8,5. rpkxz « pech6 » 9A, 6,19 (— ἁμάρτημα, d’apres Rom., III, 25, voir p. xxvım). A aa ἵνα, ὅπως [04,154 (2 ex.); An cKAameTk φρασάτω 26,17, Era χόμα ... AA 20,15, ete., ἀπε ... AA 66,5, etc., voir p. LXX. ΛΈΒΗΣ : HZA AAKNA ἐκ πολλοῦ 34,5, AAPORANHE δωρεά 106, 14; rend κεχαρίσθαι 70, 9. ΔΑ « don » 74,12, 9A, 17. AATH doöva:; rend χαρίσασθαι 106, 15, παρασχεῖν 42,5; ἀιμε ... AAMk ΒΗ͂ΤΗ ἐὰν ... εἴπωμεν 26,7, ἀμμε ... ΑΑΜᾺ mom « si nous accordons comme possible » 90,15. AA πόχβλλέημε 12,1 rend ἐπαινεῖν; — πε AATH οὐχ ἐᾶν 20, 11, μὴ θέλειν 1A, 15, ἐπέχειν 84,17, «ne pas permettre » 80, 14. AamTu διδόναι 14,7, « donner » 7A, 12, ete.; CAOKO AaAhTH «rendre compte » 100,7, Aumsoaz « diable » 78, 17, etc. Anmsoan « du diable » 88,,, 92,3. AAATA ὀφειλή 72,7. AAZKKNZ : EÄNOW AAZKENZ KBITH αἰτίαν ὀφλισχάνειν ἄξιος εἶναι 46, 21-48, 1. AO μέχρι 2A, 15; Ad HZ’EORENTA TOK’MO ... KEITH « ötre limite ἃ l’intention » 106, 6-7. Aospoakmnne τὸ εὐεργετεῖν 36, 14. AOBQOTA κάλλος 106, 3. AORpZ καλός A, 16, 6,13, ἀγαθός 66,14, « bon » 66, 13, 13, 88,15, etc. ; compar. aongkär- Ve δὰ 842 METHODE D’OLYMPE. [118] WAA τὰ χάλλιστα 18,11; subst. A050 « bien » 106, 10: TEOPHTH Aonpo 106,6, AOBpO NPINMATH 62,5, ἈΘΕΡῈ χαλῶς 40,5, ete., εὖ 12,13, ete:, « bien » 78, ı6, etc. ADBOARNZ ixavos 20,5. AOROAKNK ἱκανῶς AU, ,, αὐτάρχως 5A, 13, AOBAKNK « suflisamment » 58, 11. AOKKARNK, ΝΟΙΡ AOBOARNE,. _ AOBBAKTH ἀρχεῖν : imparfait aonaauıe 102, 15. ἈΟΒΈΛΈΤΗ : 1” sing. pres. ne aonkak ἀγνοῶ 3A, 10. AOMA οἰχία 12,13. AOCTOHNZ ἄξιος A,11, 74,10, « digne » 84,9, € λοοτοῆνο «il convient » 64,10. AOXOAHTH ἐφιχνεῖσθαι 8,5 (avec gen.). Apenae ᾿ΑΡ Ἐκλεὶ πρότερον 106, 13, 108,5, « auparavant » 62,9, ete.; Apkrzae KATH προεῖναι 42,12, « preexister » 80,19, Aptsae CHI προὐποχείμενος 76,9, « preexis- tant » 86,13; — prepos. Apksae πρό 24,,, οἷο, « avant » 106, 6, etc.; Aptsae cero πρὸ τοῦ 42,18, « auparavant » 80,10, Apkkae caozenia ποὶν ... συνελθεῖν; ΑΡἜΛΛε ΟΧΤΥΒΟΡΗΤΗ πρὶν δημιουργῆσαι 56,16, ἈΡ ἘΠΛε TROpUM ἘΒΙΤῊ πρὶν δημιουργὸν γενέσθαι [0 0.1, voir p- Lxvm. Apenunn (APEERNK) πρότερος AB,; «anterieur » 82,,, 98, 1r. "apom(a)una ou "Apomla)na « lie » 18,13 (Eerit Apoyauna), glose ἃ noanNeHA τρυγώδη, VOIr PP. LXXXI, ΧΕΙ. ; APOYTOHUH ἄλλοτε : APOYTOMKO Αρογγοήΐπηη ἄλλοτ᾽ ἄλλως 26, 10. ApOYToMKO ἄλλως 26, 10, voir ci-dessus. APOYTZ φίλος : voc. Apoyze 18,16, ete., voc. plur. Apazu 6,15; dat. ApOyToY 66,9, repondant peut-etre A une lecon * κοινωνῷ. APOYTKIH ἕτερος 12, 10, ete., ἄλλος 52, 18, λοιπός 46.1.5, 52,15, ὁ πλησίον 2A, 5: ApOYrATO 24,1, repond ἃ ἑκατέρου (qui peut avoir 6t& lu ἑτέρου) ; aparoe 24,, calque τὸ Erepov «l’une des deux choses » ; — WRZ ... APOYTKIH ὃς μὲν ... ὁ δέ 12, 17- R 1A, 1.2, δή ... Apdyzin οἱ μὲν ... οἱ δέ 20,5: Apoyroe Apoyromoy 52,11, glose ἃ x CAMA CEBE ἀλλήλοις, VOIF P. ΧΕΙ. 3 APOYKHNA οἱ ἑταῖροι 2,7, 4,4: Apoyauna 18,13, altere, voir “apo(A)unaA. iR ApOyRKBA φιλία 34,3, « amitie » 80,5. 2 Apoyzsnk « d’ami » 68,5. A APAKATH φυλάττειν 10,10, κρατεῖν 20,12, 72,5, « garder » 94,6; rend φράττειν « ren- ὼ fermer » 10,1. — Apamatn ca ἔχεσθαι 22,10. 40,15, 74,5, 100,17, « s’attacher ἃ, entreprendre » 60,7, 3, 64,, (avec le genitif). APZZATH θαρρεῖν 6,7. x APAZHATH τολμᾶν 8,15, Älpe ... Apkznemm ei... τολμήσεις AB, 14-15. ; apkso « arbre » 80, 14, 10, 84, 1,3, 6; traduit le pluriel ξύλα 68, ı. Apkuoakancteo ἡ τεχτονιχή 100. τς. $ Apksanz « de l’arbre » 84,;, - [119] LEXIQUE SLAVE-GREC. 843 AOYXOEBNZ AXSEN-) πνευματικός 0.9.3. 13. AOYXA AXZ) πνεῦμα « Esprit (saint) » A,7, 15. ADYLLRNZ ἔμψυχος 26,3. AZBOH : NE BOYAETR ABDE ... NECATBÖPENGE οὐχ ἔσται δύο ... τὰ ἀγένητα D2,93; W ABdETO KO EAHNO δυοῖν γὰρ θάτερον 42, 5, AbNRNA τῆς ἡμέρας 100,15. τῶν ἡμερῶν 10, 16. ABNRIUKNK : BA ἈἨΕΙΠΉΤΗ σήμερον 12, 12. ΔΈΠΟΥΤΒΟ ἐνέργεια 38,11, 102,2, « action » 88,4: plur. akuersa evepyeızı 36, 1,3,38, 16. AkHcTKoKRANHE 36, ; traduit ὅπερ ἐνεργεῖ « ce que (l’etre agissant) opere ». AKHCTEOBATH ἐνεργεῖν 36, 3,5, 11, 38,0, 19, ete. AKHCTERANZ ἐνεργής 102,5. akaanne 100,17, faute pour akar πε. Akao ἔργον, voir p. ΧΙ. Akanma ἕνεχα 2,7, « a cause de » (S’ akaa) 68,;, place apres le substantif. akam ἕνεκα 34,3, A6,15, ete., διά (et acc.) 6,11, ete., toujours place apres son regime (voir p. Lviı); rend περί (et gen.) 10.,:. — Ervme akaa ἡ 102,14, ἀνθ᾽ ὧν 7A, 11, ἐφ᾽ οἷς 6,9, δι’ ἅπερ 100,15, ὧν 66,,, « pour ce que » 78,,, etc.; rare- ment avec le genitif pluriel : Axme akaa ὧν 46, 90. akruıpr « petit enfant » 84,5, Akmnne πρᾶξις 58,4, 5,7, « activite » 76, 1. akurn ἐμποιεῖν (var. ποιεῖν) 72,1, Aktıng 62,5, lire <3a0> akwıpng « des mal- faiteurs ». ἦι me δέ, δή 56,5 (9). τε 16,6, 18, 10, μέν 42... πε... Re μὲν ... δέ 3A, 5.7, μὲν οὖν ... δέ 48. γμ16, KALI νος μὲν Ans δέ 66,5, 68,5, HUNTER RE AR ἱξῆς μὲν ΠΣ δέ 14. .,.7, 16, 10, 66, 11-12; Be... ἀ μὲν πα δέ 20, 1.9 (A pour ze ἃ οὐϊό de HMROME, voir p- LXX), ἡ... me... ἀ καὶ... μὲν .. δέ 14... €... NA μὲν ... δέ 94,... (ΝΖ pour πε ἃ cöte de &ama mie); Äpe ze ... ἀπμὲ am εἰ μὲν ... εἰ δέ 24... ι; — Ale πε εἴ γε 8,1; ἀιμε πὲ ἡ χαὶ ἐάν τε 70,13: ---- ἡ ... πε χαί 2,7, 20,7, 32,5, ele.. τε 104,5, δέ 26,10; — NM ... πεν Voir NM; Re OYRO, voir oyRO. menkz0 « fer » 68,0. enA γυνή 1A, 13, 6%, 10. TRENRCKA : MOYZRECKA TIOAA ἡ KENKCKA ἀνδρὸς χαὶ γυναιχός 6A,g, ἌΜΒΟΤΧ ζῷον 12,2, 28... 48,5, 56,5, rajoute ῶ4. 5. anrtne τὸ Liv 4.ς, 14,7, « la vie » 84,,, 96,16; AHThA βίου A,r, lire sans doute NOAHTBA, 544 METHODE D’OLYMPE. [120] ZABHTB « oubli » 98,4. ZABHCTR φθόνος 84, 10 (2 ex.), ζῆλος 6,5, « envie » 78,3, 4, 90,1. zaskrz 84,11 rend πρόστιμον « peine fix&e », voir p. LXxXT. zanonz « loıi » 66,3, ZAKONRNZ νόμιμος 6A, 12, ZANE : ZANE ... YECTH TIOAAUH ἐχ τοῦ ... τιμῇ κατηξιῶσθαι 84, 10-11. ΞΑΠΟΒΈΛΛΗΜΕ πρόσταγμα 76,5. ΞΑΠΟΒΈΛΔΕΒ ἐντολή 10,9 (Eerit akno ΚἘΛΔΑ), 74,1, 76,4, 84. 1, πρόσταγμα 74,5, « ordre, prescription » 80, 13, 82... 5, ete. ZATROPMTH (voir p. LxxXv) ἀποφράττειν A,u, ἐμφράττειν 2,7. zu%pn θήρ : AMTEIM Zu E95 ἄγριος θήρ 1A, 8.0. zemam γῆ, loc. zeman 12,17, etc. ZEN“ « terrestre » : dat. plur. zeumnnmz ... yAswm 90. 10. ZHAATH, VOIr ΞΒΑΛΤΗ. zumn δράκων 78,1 (6erit SMUN, voir p. xxxvin); acc. zmia 90,5, 9, r&pondant ἃ τὸν δράκοντα d’apres Isaie, xxvır, 1 (voir p- xxvin). ZUMHNZ «du serpent » 84,6. zunm « serpent » : dat. zuin 78,16, röpondant ἃ τῷ ὄφει d’apres Apoc., χιι, 9 (voir p. xxvım). ZNAMENHE «signe » 100, 10, 3za0BA (S") « m&chancete » 94,6, Voir 2ZA0ER. 32A0&r « mechancet6 » : gen. zaosn 94,6 (S’ ZA6EM), loc. ZAonu 100, |, 320650 « de la mechancet6 » 80,5, 10. 2212 (ZA2) καχός, φαῦλος 16,9, A6,15, 64,5, 84,13, πονηρός 6,11, 48,1, 76,16; rend ἄτοπος 16,11; ΝῊ ZAX BYAH μηδὲ ἀπεχθῶς ... duareßfis 6,3, — compar. zaknıa 88,11; — subst. za0 « mal », voir p. xLıv; «3Δὺ» ΔΈΝΙΒΗΧ « des malfai- teurs » 62,5. " ZAAh χαχία peut ötre suppose dans 342 EcTr ὑπάρχει καχία 58,5, 3ΔΛῈ χαχῶς 22,11, οὐ καλῶς 72,10, «mal » 96, 16: Ak mKıcaa « hostile » 14,5, ZbAATH : inf. zZHAATH δημιουργεῖν 18,15, pres. zumeum ἀναπλάττεις 38,7, 35pKTH ἀτενίζειν 6,15 (avec πὰ etacc.). z%ao (skao, voir p. xxxvıu) πάνυ 18,15, 20,3, σαφῶς 34,7, ἐπ᾽ ἀχριδές AB,,, « for- tement » 98... 3Ἐλὸ umoraa τὰ μέγιστα 48... 5ἘΛό Aonpk χαλῶς 12,7, skad Bec ΜΈΡΗ « infiniment » 108,5, 02 3kad ΚΟΝΕΎΜΝΗΙΠΝ HcnKITAnTeHR μετὰ ἀχριδοῦς ἐξετάσεως 34,7, 5kad Hennirtaniens « par un examen approfondi » 60,9 (chute de xoneunnmn?); — ἀμμὲ ἡ Skad εἰ καὶ τὰ μάλιστα 22,15, « möme si » 86,5, « bien que tout ἃ fait » 94,5; — πὲ z%kad.... aa « loin que » 98,., τ ι r ᾿Ξ = & I 4 Fre % ᾿ς ᾽ Ἐ M a ᾿ % I [121] LEXIQUE SLAVE-GREC. 845 Hu u χαί, re χαί 50,9, 52,14, 56,3, δέ 10,13, frequemment rajoute : 4,9, 15, etc. um(A)eme « quand » 100, 5, nme: Erome ἧς 2,19, Eme ὅπερ 18,5, Me ἅτινα 36,15, ete., et voir p. Lx; Mike ὅσαι A6,19, ἅπππες WEIAZWM οἵῳ τρόπῳ 34,5, ele.; — con]. exe « du fait que » 40,9 rendant ἐκ τοῦ, voir p. LXxx; — πό Nee χαθό 38,5. ἩΞΒΟΛΉΤΗ προαιρεῖσθαι 26,15, 44,1), 72,15, 102, 15, 104,7, ἑλέσθαι 76,3, « choisir » 60, 3, etc. HZBEOAENHE προαίρεσις 20,12, 34,5, 48,17, etc., HZEOAENTA nÜRHZAnTe τὴν προαιρε- τικὴν κίνησιν 56,4. HZERIKNATH ἐχμαθεῖν 22, 11.12, « apprendre » 84, 15. ἩΞΒΈΙΒΑΤΗ (voir p. uxxıv): 1° haskıpam « j’exprimerai » 100,10, perf.; 2’ Azuk- AR « je conjecture » 92, 13, üzskıparh « ötre &tabli » 58,17. HZTAATOAATH: ἄξγλετα λέξει 42,7, ἀξατλαχᾷ ἐξεῖπον 32,9, ERITH h’TAANAA εἰρῇ- σθαι 18,17. HzAgemm λέγειν 8, 15, repond ἃ εἰπών 34,6; Pr6s. HZ’ApEKOY λέξω 22,5 HZ0BpkeTH : KTO.... HZORphAR τίς ὁ... μηχανησάμενος 16,5 (voir p. LI); ἠξχώς- BIKTOMA εὑρεταὶ γενόμενοι 70... (lire sans doute HzaWsfkrzue). Incoycz : acc. Ica Ἰησοῦν 6,9. man ἥ; Mad... Hau... ἡ 24,1, Man... Hal πότερον ... ἤ 10,5, Ne... AM... Han πότερον ... ἢ 12, 5.6, etc. nutknne 66,6, 5 rend le pluriel χρήματα. HUKETH ἔχειν, voir Ὁ. L; ἡπογ δέν τῷ χεχτημένῳ 104,3; Huoyımoy rend φέροντος 106,5, NpABZ MHMOYTh πέφυχεν 54,5, ΑΕΡῈ uukrn εὖ ἔχειν 18,16, 32,7, 58,23, rorosk HukrTu ἑτοίμως ἔχειν 22,9, 5A, 11, CHYE HukTH οὕτως ἔχειν 22,3, 32,1, 5A,s, 76,15, ὁμοίως ἔχειν 66,5, CH ... HMOYIpEZ οὕτω... ἐχόντων 54,9, VOIT p- LXXXv; napemn HMALIM εἰπεῖν ἔχεις 58,6, HMATR ERITH γενήσεται 22,7, ete., voir p. LXII. uma ὄνομα 36,14, 38,6, 64,7, προσηγορία 38,4, 11, « terme » 90,13: [mapesenie] Aura τὴν προσηγορίαν 58,9, Voir P. XCI. HNAKZ : ApoyrouY Anaxomoy « une autre chose diflerente » repond ἃ ἕτερόν τι „ παρ᾽ αὐτόν 12,10 (voir p. ΧαΠῚ. unoTaA ποτέ Ab,s, 50,17, Hnora ... ETAA ποτὲ ... ὅτε 50,16, « un temps ... oü » 90,16, et cf. 8A, 15; rajoute 2,9, Hnouoxrz « d’(Enomaus»: Hnsıosoy ... CABOKINAENIM τῇ Οἰνομάου ... ἐπιθυμίᾳ 16,5, HNA ἕτερος 8,5, etc., ἄλλος 66,5; rajoute : ΝΗ HNO NHYTORE οὔτε τι 38,1; HNA ... ukAxoy rend προσῆν 100,15. 840 METHODE D’OLYMPE. 122] HNAAoy Ὁ NH ὦ ἠπογλδ πη @ noyam οὐδέ ποθεν 108,1 (cf. Jean l’Exarque, Sestodnev, KA, 2" τὸ TEXA Naueaa πὲ An W HNoyaS NHÜKoyAoye). Mocudorz τοῦ Ἰωσήφ: gen. fem. Hiendösn 6,9. Mcasz Ἡσαῦ : dat. Hcasa 6,8. HcKAnHe « recherche » Ab, sg. ΠΟΚΆΤΗ ζητεῖν 12,5, ἀναζητεῖν 10,,, part. present passil KıpenuY&uy « la chose discutee » 60,5. AHcKAXZ 8,10, en regard de ἀνέπλαττον (man. ΕἾ), suppose ἀνεζήτουν. HCKONH τὴν ἀρχήν 102... HCKONKYABATH : HCKONYARATH ... ΡΈΜΑ « öpuiser le temps » 68,5. HCNHAZNMTH πληροῦν 8,15, 26, 13. nenoßkaarn « manifester, exprimer » 82,13, 100,3, HCHOYCTHTH « envoyer » I6, 11. HenBITAnHe ἐξέτασις 10,15, 34,7, 50,7, 54,15, «examen » 58,13, 60,2,9: ΟΣ KONEYNKIMR HCHBITANTENZ TIBITANTE TEOPHTH axpı6n ποιεῖσθαι τὴν ἐξέτασιν AP, 3.4 (οἵ. 34. τ). ΜΟΠΗΙΤΆΤΗ ἐξετάζειν 924... AB,, ἀμμὲ... ἀςπμταότε,, 66,, (ἀπε ταξιιο), « exa- miner » 60... Aensıtanoy); l’aspect est imperfectif dans un exemple : 66,:͵ et plutöt perfectif dans les autres. HCNBITORATH rend ἐξετάζεσθαι 56,0, HCTAYANHE (S” HCTHNANHE) ἀπόρροια AU, 16. HOTHNA ἀλήθεια 34,7, πὸ ἀς ΤΗΝ Ὲ ἀληθῶς (var. ὡς ἀληθῶς) 40... «en verite » 60,1, 78,5, 90,0. « justement » 88,;, 98... en regard de δεόντως (lu sans doute ὄντως) 42,10: — MAKome πὸ πὸ ἠςτή ΜῈ ὡς ἀληθῶς γάρ 20,5, ἰπκοππε no ἀστή Ὲ «en verite » 62,5, ἅκο ἡ πὸ Acrunk «en verite » 62,5, voir p. ıxxxv; ἦ umk ze Ako no Acrunk 12,, en regard de χαὶ ὁμοίως ἀληθῶς, suppose une legon χαὶ ἐμοὶ ὡς ἀληθῶς. HCTHNRNZ « vrai» 62,5, « juste » 86, 14; ἀοτήπηλ « veridique » rend ἀληθῶς 16,1: — HCTHNKNOE τὸ ἀληθές 20,8, 14, 22,11, « le vrai » 58,15, 60,5. plur. ἠότήης NhIXZ ταληθῆ 42,9. MOTHNNAA τἀληθές (lu τἀληθῆ) 22, HCTUNKNK « vraiment » ou « justement » 7A, 15. Ir HOTHYANHE (8) ἀπόρροια AU, 16, VOIr HCTAYANHE. HCToBZ ἀληθής 66,15, MOTonde τὸ ἀληθές 34,5; METOROMOY NERECTRNHKOY rend τὸν γεγαμηχότα 1A, 1415, ME πὸ HCTOBOMA ... CAOKECH παρὰ λόγον AD,u5. HTH ἔρχεσθαι 12,5, 5,16, 14,15, 16,4 (fausse interpretation de ἠρχόμην, voir P- LXXXIX); χωρεῖν 1A,,, et en regard de ἀναχωρεῖν 12,13; avec participe ou supin, voir p. LXV. Heaaynssm « hellenique » 2,;, sans doute alteration de "Haau'n cum ὁ 1θα- χήσιος. ἐῴη ἐκ τα νὰ τ» Ρ Be χά. rer 3 [123] LEXIQUE SLAVE-GREC. 847 K KAZATH παραινεῖν 7A,9,7, « exhorter » 96,15, μηνύειν 58,5; KAZATH CA δείχνυσθα! 54, 10. KAZNHTH : KAZNHTH ... [ἦ Wcoyatu| rend χρίνεσθα: 88,14, volr Pp. XCIT; KAZNHTH ca « etre chätie » 88, >5. KAZNR τιμωρία A,5, 86,2, « chätiment » 84,3. 86, 15, 88, 13. 17. Kaunosz τοῦ Kai : gen. fon. Kannönk 6,5, KAKO πῶς, KAKO... AH ... HAM πότερον ... ἤ 32,5.6, 46,2, DA, 17. KAKORZ (50) : kanora 50,,, pour 55 κακὰ altöre de sam « quelque ». KAKOKBCTRO ποιότης 32,6, 7, 40,6, etc. ; Βεὸ KAKÖRKCTBA ἄποιος 18,8, AU, 6, 11-12, 13, etc. KAKOERCTERNZ ἔμποιος « pourvu de qualites » : Key KAKORBCTKENK EKHTH τὴν ὕλην.... ἔμποιον εἶναι 42. 10, : KAKZ ὁποῖος AU, u: κλπ (S” καποβα) 50,, faute pour kam. KAMENHE λίθοι AA, a, 5. 6. KAMO ποῦ : KAUO ... ἰὕχόλητιε ποῦ... χωρεῖ 10,5, KAUBIKZ λίθος 11. 68,1 (voir p. 1.11). sannıpe « statue » 68,3, 1. koraa « quand » 8%, 1, (interrogatif). KONRUR τέλος 20,10, « fin » 84,1, 100,,, söneys A,, traduit τὸ τέλος compris, semble-t-il, comme locution adverbiale. KONBYAKATH ca χαταπαύειν 1Ü,4: KONKYAKATH ἀναπληροῦν 6,12 dans S”, sans doute meilleur que S' nasonkYABATH. KONKYRNZ ἀχριδής : CA ZEad Koneunkim HcnKITANTEMK μετὰ ἀχριδοῦς ἐξετάσεως DA, 7, © KONEYNKIMK HCNBITANTENZ IIBITANIE TROPHTH dxa6H ποιεῖσθαι τὴν ἐξέτασιν 42,5, κομέμηοε henkitanie « l’exameu approfondi » 58, 13: restituer peut- ötre skad HenkiTanieus « par un examen approfondi » 60,,. xkonHe « lance » 68,13. Kopakan κιδωτός « arche (de No6) » 8,10. sopuetr « depouilles » 82, ,. KOTopA φιλονεικία 16,3. KOTOpATH ca διαπληχτίζεσθαι 12, 15. Kooyna μῦθος 2,5. i Kpacosarn ca τέρπεσθαι 106,5. : spomk : cHx xpomk τούτων ... μακράν 0, 10, ECTRO (lire ECTKZ) πρό ἐχτὸς οὐσιῶν 34,11 (volr p. τιν πη); spöurk 5 NHXME ἄνευ τῶν ἐν οἷς 102, 15 (voir p. τικι), KOZUNTH « nourrir » : ἜΤΗ. Eipe KOPZMHMZ makswu « un enfant encore nourri de lait » 84,5. "spsitu « cacher » : casfmer» 80, 1, lire ch KHIETR. KATZ χύχλος 10, 3, 10. 848 METHODE D’OLYMPE. [124] KpmmmNz « circulaire » : KIAMNOE NOmMBCT(B)ie τὴν χύκλῳ φοράν 10, 5.6. “Koynz : noßpnxz 5 sank H... τῶν ἅμα τε καὶ ἀκουόντων (lu ἀδόντων) καὶ... 6,6; et voir KAKOYlIR. μὰ πρός (et acc.) 22,5, ete., ἐπί (et acc.) 12,13, 14... NPHAATÄTH K NEMOY προσαρ- μόζειν αὐτῷ 18,3, etc., voir Pp. ΤΥ; — ΚΖ cHMZ πρὸς τούτοις AA,13, 18,0, 26,10, 28,3, 58,6, ete., x cemoy « outre cela » 106,5; — 8 τόμ τὸ λοιπόν 12,4, AD, etc. xzae (S’ ra$, voir p. xxxv) ποῦ 10,4; — conjonction : rend ἀφ᾽ οὗ (ou ὅπου 9) 48,9, ἅμα. (et inf.) 8,10, voir p. LXXI. καλὸ ἕχαστος 6,10, ete.; KOTOKAO AMKO ἡστινοσοῦν 40), 19. KANHTHI γραφή : B.... eTHiX KHHTAXA ἐν ... θείᾳ γραφῇ 76,12, cTua suurH « l’Eceri- ture sainte » 90, 11. KANHABNHKZ rend γραμματιχός 38,2 (voir p- LXxxvI). KATO τίς, τις, YRTO τί, τι; ITO τί « pourquoi » 106, 13, 14; πὸ Ὑτὸ διὰ τί 50,1, « pour- quoi » 100,5, 6. KRIM τίς, τις, ποῖος 1O,., 58,6; um nam me οὐδέ τις 72,9, VOIr NH... i£. whim(a)e : καῖε ἑκάστη 102,5, κοότὸ « de chacun (des deux) » 76,1. KRIHKAO ἕκαστος 48,7. οἷο. (voir p. xLım). KAAoY : ÜUxoyaoy πόθεν 16... 6, 46,7, 76,9, « d’ou » 32,3, A6, 6, 62,16, 78,4, 14, 15; Uraas (lire Wnaas) ὅθεν 12... nu W Hnoya® nm W noyam οὐδέ ποθεν 108,1 (voir sous HNAAOY). naak: Onaak πόθεν 10... A aematn χεῖσθαι AA,10, 76,11, « Etre 6tendu » 98,17; aemntn 72,5, en regard de ἀπόχειται, VAT. ὑπόχειται. an rajoute : 36,1, ete.; dans l’interrogation indirecte : am ... HAH πότερον ... ἥ 12, 5-6, 26, 13-14, Θίο., εἰ... ἥ 24,17-26, 1, etc., ἀμε ... ΔΗ ... ἦλῃ 50,4, 68, 17-18 (voir p. ıxx); dans liinterrogation indireete double : Usmak ... καὶ ΔῊ πόθεν ... χαὶ ποῦ 10,,, ὥπογλογ ... κοὲ πιὸ ΔῊ πόθεν ... τίς δέ 16,05; Äpe am εἰ δέ 26, 2, etc., λιμὲ ΟΝ ἀιε AH εἴτε ... εἴτε A2 11-12. AMKZ χορός A, 1,13, 16. AOKHTH λῃστεύειν [4.15 (et gen.). λοις χοίτη 14.1,, « couche » 64,13. Λάπιλ ψεῦδος 3A, 6, A0,nı. Anzk : me azk οὐκ ἔστιν (var. ἔνεστιν) 44, ἀδύνατον 22, 1,, μὴ οἷόν τε 50,10; NE Βὸ 3 Δ᾽ 3Ὲ (6erit ZA%) οὐδὲ γὰρ ἔνεστιν 40.1.5; Nkazk rAaTn um πῆ 70,, rend οὔτι μοι δοχεῖ λέγειν. ΛΈΠΟΤΑ : x aknoroy διχαίως 88,11, rend δικαίαν 86,5; πὸ ΛΈΠΟΤΈ « convenable- ment » 84,7, Dr ὦ = [125] LEXIQUE SLAVE-GREC. 849 aknız : € ΔΈπο δεῖ 16,15, 26,9, 28,3, etc., χρή 8,1, 102,11, προσῆχε 42,5, akno u ΒΈλιπε ἥρμοζεν 18,12. AREBHTH : ADKAIHX OYyenie τῶν φιλομαθῶν 42,9, AMBO : ἀμμὲ TH € AWEO εἴ σοι φίλον ἐστίν 40,15, ANEO Mm ΒΕῚ MNETH ἔδοξέν wor 18,4; KOTOKAO AmE0 40).0 en regard de ἡστινοσοῦν. AWEORPARKERNA « haineux » YÜ,, (voir PP. LXXX, LXXXII). AWBOAKHCTEO μοιχεία 38,1, 12, 56,8, 64,7, « adultere » 60,13. AWBOAKRHCTEHE μοιχεία : loc. sing. answWaknctsn 66,5 (voir p. LXxXX). AmBOAKHCTEENZ « de l’adultere » : gen. amsoaknerkenaro 64,6. amsoAaknya « (femme) adultere » : καὶ ΔΙΟΒΟΛΈΠΠΗ enk 64, 16. © EN a 2 . AnEal φιλία 20,11, ΔΈΗΙ ΤῊ Ε πόθος ἐστί σοι 32,9 (voir p. XLi). AmAHE λαός 84,16 (voir p. LIT). AWTA ἄγριος 1A, 5. u MAAZ « petit » 58,12, 96,5, compar. maakn μιχρότερος 26,15, « inferieur » 92,9 (voir p. xLv1); maao βραχύ 68,95, βραχέα 32,5, 4A, 11, 50,5, πὸ mank μετ’ ὀλίγον᾽ 10,5; aaa ne « peu s’en faut » 8, ; (voir p. xLvin). mer(A)oy ἀνὰ μέσον 24, 11 (et instr.). Mesoane Μεθόδιος : gen. Mewoası 2,, (nom. Meooaie p. 2, note 1, voir p- xxxvim). MIHAOBATH ἐλεεῖν AA, 5. ΜΉΡΖ χόύσμος 50,3, « monde » 100,5, ete. (voir pp. xL1, LXXVI). umpschz χόσμου 104,15, « du monde » 100,6. MAZYANHE σιγή 2,11. umakso « lait » 84,5. om ἐμός 12,1, (pour le reflechi, voir p. Lıx). ποῦ (S") 52,3, voir " BAATAKA. MOAHTERENHKZ (MÄTRENHKZ) ἱχέτης 1,6. MOAHTH εὔξασθαι 6,14, ἀξιοῦν 1A,7, 34,, (voir p. Lxxxvi), « prier » 60,1, ete.; MOAHTH Ca εὔχεσθαι A, 16, rend εὐκτέον εἶναι A,ı9, MMAM CA NACAAMATH ἀπολαύειν ον εὔχομαι 2,12 (voir p. LIx). MOARERNZ ἱκέσιος : Pak oaeEnk AA,s, MOPKCKA τῆς θαλάσσης 6,15. anope θάλασσα 8,11, 10,1. uomn δύνασθαι 22,10, ete.; « &tre possible » : ἀπε πὲ Hi cemoy AAnız mom 90,15; rend ἔχειν: me πὸ MOETk [EHTH] Pen οὐδὲ ... εἰπεῖν ἔχει 76, 0-7. on δύναμις 72,5, 106, ,, τὸ δύνασθαι A6, 16, 72,17; rend τὴν τοῦ δύνασθαι ... ἐξου- σίαν 74... 850 METHODE D’OLYMPE. [126] ΜΟΙΒΒΗΖ : AA ... ΜΟΙΒΕΝΖ BOYAETR ἵνα... δυνηθὴ 74. ς, MOINENZ Βογλε τί) « il pourra » 80...» (voir p. ıxxv), C43AAnie ... paz’apkumtn ca möno « erdature ... facile ἃ dissoudre » 96, 5-6; ΜΟΙΒΉΘΙΜΟΥ TKOPHTH τοῦ δύνασθαι ποιεῖν « la capa- eite de faire » 100,13: — öpno δυνατόν 32,19, UÖRNOY δυνατὸν εἶναι 16,15 (voir p. LxvV), BYAETR mono « il sera possible » 64, 5: et voir Nemomanz. MATRA « mort » 98, 17. hf 4,1. UPATEKUN νεχρός : 800. μερ τβέηλ 12,17, 1 moycnsum ἡ μουσική 100, 16. 1(z)NoOTAMARı (SP), Voir MI(Z)NOTOKABI, M(Z)NOTBIKAK, M(Z)NOTBINIRABL. 11(Z)NOrORAnNı (Θ᾽ MNOTARABI) πολλάκις 2, 12 (VOIr-p. XLvin). (A)NOTOAHYRNZ ποιχίλος 12,93, διάφορος 50,5. unöroanunoe 94,0 doit repondre A τὸ διάφορον « l’excellence ». 1(Z)NOTONACTKNZ πολυμερής 2A, 5. (A)NOTZ πολύς, compar. undanum « plus nombreux » 96,5, πηόπλήιϊπλ πλείονα 14,.; UNOTA πλεῖστα ὅσα 5A,s, MNÖTHIXA πλείστων ὅσων 24,15; UNÖZkUZ nase πλεῖστον ὅσον 26, 15. II(Z)NOTRIZKAHI (S” MNOTARAH| πολλάχις 8A, 12, « souvent » 60, | (voir p. xLvmn). 11 Z/NOTHIIIBABI (S” MNÖTAKAH) πολλάκις 8. 15. RICANTH « mediter » 80.5 rend βούλεσθαι 76,,, θέλειν 10A, 12: 31 ῈἙ meicaa « hos- tile » 1A, 3. μη λογισμός 106,3, « pensee, dessein » 88,6. 100,3, 10, 106,5. *URIINAENMHE : NE MEIMIAENTEM» (6erit NALKIMAENTeHR) « non par conjecture » 60,5. IH ZAA μισθός 72, 10. με η τη (SP) 102,19, voir maAnKkrH et p. τι. unnkrn νομίζειν 6,11, 8,10, 12,13, 22, 10, 14, 34,8, δοκεῖν 6,4, 34,5, δόξαι 20,5, οἴεσθαι 54,11, « penser » 98,-, ete.; παν μοι doxei 4.1», unkxz δοχεῖ 8,7; TAKo ΜῊΝ οὕτως ἔχω 52,16, rend οὕτως ἔχειν μοι δοχεῖ 52,9. AWEO ΜῊ BBI ΜΗΈΤΗ rend ἔδοξέν μοι 18,,, umaxz ΒΗΛΈΤΗ por... ἐφαίνετο 10).1. INHTR 26,, est en regard de Air; — Μ(ΒἸΝΈΤΗ ca δοχεῖν « sembler » 12,9, 22,1, 22,15, 100, 1,, ete., δόξαι 20,13, 40,5: UNHTR ΜῊ ca μοι δοκεῖ 18,9, 15, 32,13, ete., μοι φαίνεται 36,2; UNHIKIX τῶν δοκούντων 38,5; — MNHTR δοχεῖ « il semble » 34,16, etc. (voir p- ıx). ΜΕΤΑ φαντασία 10, 15. ΜΈΡΑ : nec ΜΈΡΕΙ « sans mesure » 108,5, ΜΈΡΗΤΗ καταμετρεῖν 10,3. ukero τόπος 8, 10, ete.; Β.Ζ} ...mkcTo « ἃ la place de » 60, 15, 78, 10. akcayr (nur) σελήνη 10,13. mama ἀνήρ 20,,, « homme » 62,6. MACK : MOYRECKA ΠΟΛᾺ « du sexe mäle » rend ἀνδρός 64,1. [127] LEXIQUE SLAVE-GREC. 851 -, MAYENHKZ « martyr» : gen. αὐ κα 2,0, MANHTH « tourmenter » 86, 10. N na et loc. : παρά et. acc. 6,13. — et acc. : εἰς 10,;, 24,7, 26,12, ete., ἐπί et acc. 14,14, 20,14, 32,4, ἐπί οὐ dat. 48,1, 10, 11, πρός et acc. 6,3, 18, 14. NABBIKNATH μανθάνειν 22,38 « apprendre » 80,11, 82,3, 3; Naskıkoma rend πέφυχε 12,3. NATQOERNZ : NATPOBNAA (S” NAA’TIOKNAA | ἐπιτάφιον 2,11 (voir P. LXXXII). NAACHK(A)A ἐλπίς 72,8, NAAZTIORRNZ (S", 2° main) 2,]1, VOIr NATOEKNA. NAAkHTH ca ἀπεχδέχεσθαι 4... (voir p. LIV). NAKAZANHE « prescription, enseignement » 82,3, 98,3; NAKAZANIA 82, 10 (SP), voir IOKAZANHE. NAKAZATH παραινεῖν 72,16; " NAKAZANZ (Ecrit NAKAZANIE « conseille » 82, 11. NAKONBYABATH ἀναπληροῦν 6,153, sans doute faute pour KonRyARATH S”. NAUBIWIAENTENK 60,5, voir " ITHINTAENHE. NANERECHNZ ἐν οὐρανῷ : NANKCHNATO 10,7, NANOCHTH « infliger » 60, 15. NATIHCATH διαγράφεσθαι : part. pres. nanncaa AU, 11. NATIPACHO ἐξαπίνης 8, 5. NApEIENHE, variante de μὰ προσηγορία 58,9. ΒΑ ΕΗ εἰπεῖν 58,6: NapexY 12.} est en regard de ἂν εἴποιμεν. NAAHNATH χαλεῖν 8,1, NAPHYATH (S’ napuyarn) λέγειν 16,7, « appeler » 78, 16, 90, 8,11, NAPHYATH CA (SP παφμηάτη ca) ὀνομάζεσθαι 38,. (voir P. LXXIV). NACAAAHTH CA ἀπολαύειν Ö,4, ... CA HACAAAH(T) ἀπολαύσει A,7 (et gen.). NACHARAJATH cA ἀπολαύειν 2,19, 74. 5, 84, 17, LOO, 18, 102, 10, 104,3, 10. NACTABHTH : HACTARÜRZ « ayant guide, instruit » 34,10 est en regard de παρα- στῆναι. NACTAKRAHTH χειραγωγεῖν ἄγ. NACTAHTH : 5 ΒΑΟΤΑΙΒΗΗ τῇ ἐπιούσῃ « le jour suivant » 12,1). NAOYYATH διδάσχειν : NABUAET ca 78,1. NAOYYENHE διδασχαλία 76,14. ΜΑΟΥΎΗΤΗ « enseigner » 96.13, 98,7; repond ἃ μαθεῖν « apprendre » 22,10, — NAOYIHTH ca μεμαθηχέναι 76,16, NAOYIHRZ CA δεδιδαγμένος 6,12, 86,1; ΝΑΟΥ ΝΖ « instruit » 96, 12, 98.16 (avec le datıif). HAUHNATH ἄρχεσθαι 10,,, 1%, 9, 18, 11, etc. HAYAAO ἀρχή 16,5, 44.1,; BEZ HAHANA ἀνάργως AO, >. NAyATH ἄρξασθαι AU, 1, 46,19, 76,6, ete. NAYATZKZ ἀρχή AU, 1, 58,5, 8%, 10, 102,1. 852 METHODE D’OLYMPE. [128] nauıs (πη χ 2 100,5): mauıe ἢ παρ᾽ ἡμῖν 6,4. NE οὐ, μή, οὐχί 44.1γ, 50,1. 106, 15; me πὸ οὐδὲ γάρ 3A, 11, 40,12, ὅ4,ς, 76,13, πε... 50 οὐδὲ γάρ 106,5; πὲ πὸ ἢ οὐδὲ γάρ 42... πὲ BO... NH οὔτε γὰρ ... οὔτε 36,15-38,1, NE πὸ πὸ « etenellet» 78,9. NERO (NEO) οὐρανός 10,3, etc. (voir p. XLr). HEROAHN « impie » : NERKINK 108,67. nerpkin « negliger » 96,16 (et gen., voir p. τιν), ἐᾶν 46,51, « laisser » 96,10, 98,13 (voir p. LXXvIn); Nenpkmame ca ἔπιον ὦ Ken μηδ᾽... ἔμελεν αὐτῷ τῆς ὕλης 40, 19. NERHITHE « le non-etre » 96,6, rend τὸ μηχέτ᾽ εἶναι 38, 16. NHERHNRNZ ἀναίτιος 32,12 (et dat.). NEROAM : NERVAEM rend ἄχων 8, 13. "NeRZUAARNk « sans commencement » AO, 10 (&crit NZ KYAAHK). nerkaknnme « ignorance » 92,70; ® nenkacnia rend ἐκ τοῦ μὴ κατ᾽ ἐπιστήμην 20,5. nenkaktn « ignorer » : ne nenkakrn 86,9 (voir p. LxxI); NeRkAouz ἄγνωστος 104,13, « inconnu » 64, 14, 94, 11, 96, 6; merkaouo 102, ,, en regard de γνωστόν, NERkIORATH ἀπιστεῖν : NE nenkpoym 16,9. Nenkpnnz ἀπίθανος 12, 5. NERECTRNHRZ : HCTOBONOY NERECTENHKOY τὸν γεγαμηχότα 1A, 14-15. NEZAKHCTENZ : NEZAKHCTENKI MH YHCTH ... ΛΆΧΗΙ rend φθόνου καθαρὰς ... τὰς ἀχοάς 0.7.8. NEHCHKITRNZ « non examıne » 60,1. NEMIOKENHE τὸ μὴ δύνασθαι 48, 19, ΜΕ ΒΗ ἀδύνατος AB, 15, 15, ἀσθενής 48,15. 15, NeMoenz BRÄXZ rend (τολμᾶν) οὐχ οἷός τε Av 16,7, ΝΕΜΟΒΗ (ΕΗΙΤῊ) ἀδύνατον 18,5, 24,13, 0,0, « Impossible » 96,3, 100,7; nennoymo 42,7 est en regard de δυνατόν. NENABHAETH μισεῖν 6,10. HENAYAARNK ἀνάρχως 40), 16. nenasoctk « absence de dommage, securite » 96, 16 (voir p. LXIV). HENIOAOBRNZ ἄτοπος AA,1, 50,1, « absurde » 92,10, 12, ἀνάρμοστος 18,13-14; HENOAO- ENKIX rend τῶν ἀπηγορευμένων 66,5, NENOAÖBZUHIA ἀκόλαστον 2,5; NEMOAORNO BR οὐχ ἐχρῆν 100, 15. “wenoAossNk « non convenablement » 68,10. NENOCAOYIANHE τὸ μὴ ὑπαχούειν 74,11, 76,5, « dösobeissance » 92,3; NenocaYmanin 6,12, voir ΠΟΟΛΟΥΠΙΆΉΗΕ. HENOCTHUTAZ rend τὰ λείποντα 0. 15. nenoTpkannz ἄχρηστος 104, 1, 106,4, περιττός 32, 13. NENPABKAHRZ « Injuste » 62,7, NENPABK(ARJETKOKATH (Voir Ὁ. ΧΙ) « mal agir » 64, 17, en regard de χαχὸν πράττειν 68,1; HENPARARCTEOBATH (ca) ἠδικῆσθαι AB, 2.5, x [129] LEXIQUE SLAVE-GREC. 853 HEPAZAAUKNZ ἀμέριστος 21..5 « sans distinetion » 9,16; NEAZASINOY KRITH μὴ χεχωρίσθαι 26,5. Nepazoyukrn ἀγνοεῖν : ne mepazamkeum 22,7; (voir p. LXXT). NeczBpZUeNZ « imparfait » 106, 3. NECZMBICARNZ « inintelligent » : NE NECHIRICAENA 86, 9-9. HECATEOPENZ ἀγένητος 22 22,11. 2A, 10. 16,17. 26,4, 40,3, οἷοι, ne NECATKOPENZ DU, 15. 5A, 12-13, I0, 14. HECATEOENk ἀγενήτως ΔΊ, 16. HECAIMKCTEO τὸ νη(κέτῃ eivaı 16,17. HETEOPENZ (NETEOAKNZ, volr p- ΧΧΧΥΠῚ ἀγένητος ᾿ πετπορέπος 24, 5, NETRÖPKRNK 24 HETBAKNHE « incorruptibilite » 74, 15. γῇ. NeoyApzsarn (ca) « s’allranchir de la retenue » : xoTauıe cene NEOYApZKATH nEsaso 10, ,., röpondant sans doute ἃ χρχατῆσαί τι ἐχυτῆς οὐ βουλομένην (voir Piz). HEOYKPALIENME ἀχοσμία 48,5. NEOYKALIENZ ἀχόσμητος 28,8,9; BA ' NEOYKpALIENBIX (Gerit OYNERpALIENKIX) NH 5A OYUHNENKIX 26, 12.13 repond ἃ ἐν ἀχοσμήτοις, NEOYETPOENA H NEOYRpALLENA 6,1 ἃ ἄχοσμος. ] HEOYCTIOENZ ἄχοσμος 26, 41, volr NEOYKpALIENZ, HEOYUHNENZ ἄταχτος 28,3. nexotknne « fait de ne pas vouloir » 88, 1. NEECTKRETEBRNZ « non naturel » 88,9. un «non » 18,5, 100,5, rend οὐχέτι 18,9, — οὐδέ, μυδέ, οὔτε, wire (voir p- τχχὴς rend οὐ 4.10, 6,8,» (preeede de οὐ); M nm χαὶ μηδέ 14,11: mM... πε, voir NHKAKOE, HHKOAHAE, etc., ei de möme : un Kam ie οὐδέ τις 72, ἡμπάποῖκε : rend μηδέν 34,9; doit rendre οὔ ... τι 14,3. \ unxoanme οὐδέποτε 106,5, underore 0,5, repond ἃ οὐ 16,17: me. ) εν NHKOAHKE οὔ ... ποτε I0A,s, NM... NHKOAHME 0388 ... ποτε 36,5. HHKATOME οὐδείς, οὔ ... τις 76,7; NHYRTOME οὐδέν, μηδέν, οὐ... τι 106,15, μή 56,,, ete., οὐδ᾽ ὁπότερον 38,6. NHKBIHRE 00... τις 34,17, etc. . τι HHEAHNOKE οὐδέν 96,14, μηδέν 52,4, 10, 54,3, οὐδ᾽ ὁπότερον 38,5, 58,4, 9,5. nora « pied » : dat.-instr. duel nauımma noraua 98, 16-17 (voir p. Li). HOCHTH φέρειν 70,15, etc., NOCHTH CA φέρεσθχι « se mouvoir » 18,9, 10, 26,5, το: en 2 « ‚ cUPTR NOCAM αἱ θχνατηφόρο! A Noesz τοῦ Νῶς 8,10. NpABZ τρόπος 58,5, « maniöre » 80, >, 3. 2 ᾽ 5. ete.; HpPAKZ HMOYTR ΠΡΟΤΗΒΛΆΤΗ CA ἄντι- ne > - e) L χεῖσθαι πέφυχεν 51.5.0, HNATR HPÄRZ « ἃ coutume » 58, 12.13. HOYAHTH ἀναγχόάζειν 8,13, ᾿βιΖζειν (eerit παίζειν) 14,15. noya(A)a ἀνάγχη 18,1, 24,9, 11, 26,9, ete.; usuellement au sens de « il faut » VOPAUR. OR. — T. XXI. —F..5. 56 854 METHODE D’OLYMPE. [130] # avec ἔτη (26 ιτ, 28,9} ou formant une phrase nominale; nYmen ἀνάγχῃ Ϊ ἘΞ 70,13. eich ἀνά ΟΝ PRESSE 16, 56,13, rend ἄκοντος 66, 10. HOYzK(A)RNZ ὁ ἐξ ἀνάγκης 26,3; moyamo (phrase nominale) ἀνάγχη 26, 11, ἐξ ἀνάγκης . δεῖ 206. 7. NA ἀλλά, ἀλλὰ γάρ 8,10, ἀλλά γε δή 84.,5. ἀλλὰ πάντως: 34.10: δέ 2.10. 20,11. 52,10. ὅδ, τ, ete., en partieulier devant un mot termine par -me : ΗΖ ἐπε A6,o, et de möme nA ἐλπὰ me ἐπεὶ δέ 34,9.3, 40.590. 7: πηπούτοσκε Hnoro Akaa nz οὐδενὸς ἄλλης προφάσεως (ἕνεχα) 1 66, 5-6; — Nö ἡ χαί 36,14: NE KO πό « et en effet » 78,9, NZ οὐκ, voir oyR0. usınk (ΠΕ, nsınn (ΗΔ, voir Ρ. xxxv) νῦν, νυνί 48,6, τανῦν 48... nnınkuns (uNkun-) ὁ νῦν 108,5 « de maintenant » 02... 94,17. ukkaso πως, rend τι 8,15. et cf. 10,3, uksoräa ποτε 26,11. 50,13, ete., NERoTAA ETa ποτε ὅτε 36,18. uksoan ποτε 18,1 (... ETAA), 42,17, etc. WERZTO τις, NEYRTO τι; ΜῈ πό ycomoy χατά τι 22,1, NEKHIH τις; ne W κοέτο ἔχ τινος 12.- etc. NEYHH τοῦ τινός 58,5. N ο (ὦ) ὦ 6,15. ete. (et voc.); avec le datif : A, 15, ı6 (voir p. Lv1). | o et loc. : περί (et gen.) 2,3, etc., (et acc.) 40,0, et cf. 92, 10, ἐπί (et gen.) 24,16 (altere), 34,17, 44,., 48,7, (et dat.) 12,,, 72,11, 106,2; κατά (et acc.): ὦ cerk χαθ᾽ ἑαυτόν 78,1, καθ’ ἑαυτό 56,1, 5,7, καθ᾽ ἑαυτά 50, 15. τ ποτα τ τος TEOpHTH rend ἐμαυτῷ χατασχευάζειν AD, 12; ὦ repond A ἐν 26,5 (voir p. Lviu), 34,5, 42,1, — et acc. : ὦ ZeMAM,« contre terre » 98, 10. 0BA ἀμφότεροι 22, 9. oBAKHTH « manifester » 92,15, 94,5. ὁπλὰς « cependant » 92, 13, doit traduire ἡ πλήν (faute pour πᾶσιν) 106, 13. VKAHYENHE « conviction » 58,13, « preuve » 96,3. OKAHYHTH : WEAHYHTR ἐλέγξει 42,9, 0KAHYRNZ, VOIT OKAHIIKNZ. OKAHWATH : WBAHWAENZ ἀφαιρούμενος 72,5 (Voir P. LXXIV). OKAHLENZ : WEAhMINO « vain » 100,>, (6erit WRAMYNO) περιττόν 42, 13. OBAOKUTH : ΞΔ ΜῊ WRAOKHTH « couvrir d’infortunes » 80,» OKNAZATH γυμνοῦν 11... ΘΒΗΛΊΚΗΤΗ γυμνῶσαι 1Δ.11 (et gen.). ΒΗ : sing. neutre " WEOETO (derit ὦποε ce) 74,14, loc. WEVENZ ἀμφοτέρων 66, 11, 2 instr. WEOHMR ἀμφοτέρων 24,11; plur. masc. WEOHNZ ἀμφοτέροις (var. ἑχατέροις) ’ 20,5, masc. ou neutre BA WROHX ἐπ᾽ ἀμφοτέρων 66, 7. ὡς Δ ΦΑ Ἐφ a er SE - en ‚[131] LEXIQUE SLAVE-GREC. 855 OBPAKATH ἀνατυποῦσθαι 106,3. OBEPAZHTH CA « etre renverse » : W ZEMAR ÜBPAZHT ca 98,10. ΘΕΡΑ 31 εἶδος 40... ὅ4,.1γ, 6.1, 5. 5,8, ete., σχῆμα 108... εἰκών 14... et cf. « De » 68,3, 631 OBpÄZA ἀσχημάτιστος 18,9, 38,8; τρόπος 10,7, 42. 1; 66,1, 5, 7, 8,11, ete., ἀπππεὸ ὠπφλϑὼμ οἴῳ τρόπῳ 94,5. Τόροπα A ὅν ou * ὅσον (altere) ἐμὴν ἢ ΘΕΡΑΤΉΤΗ CA τραπῆναι 14...α (6erit CABPATHTH, 20,15, « se tourner » 88,11. ΘΕΡΑΙΒΑΤῊ τρέπειν T7A,1. ΘΕΡΈΟΤΗ εὑρεῖν 4.5. 34,5, 48,5, « trouver » 58,15. ΘΕΡΈΤΑΤΗ εὑρίσχειν AS, 11. OBpETENHE εὕρεσις 16,6. OBAXOM(AJENME περίοδος 10, 5. OEBIJEKANHE xoLvovix 64, 12, 13. OBRIMEBATH χοινωνεῖν 64, 10, 66,9, « avoir des relations (avec une femme) » 64,15 (2. ex.). ERIK κοινός 22,9," WE(E)EE (Kerit ὠπειμεοτποὶ τὰ χοινά 20, 11. OEKIHRCTEO, VOIT OERIIR. ὉΕΒΈΤΒΗΣ : ZENAm ὠκΈΤΗδι (S? WEKTORAN’NIR) τὴν τῆς ἐπαγγελίας ... γῆν 8A,ı6 OBKTORANBNZ (5), voir ὉΒΈΤΒΗΧ. ΘΒΈΙμΛΗμΕ ἐπαγγελία 8A, 17, ὑπόσχεσις 104, 9. ΘΕΈΙΒΑΤΗ ἐπαγγείλασθαι 10)4..9͵ OBOTAA ... OBOTAA ποτε μὲν ... ποτε δέ 36,13-1,, « tantöt ... tantöt » 68,9-10, 90,15. ΕΖ ... 062 ὃ μὲν ... ὃ δέ 1A,10-11, « Ἰ'πη ... l’autre » 64,14; ὦπα ... ApOyrEIn NAKK ὃς μὲν ... ὁ δέ 12, 17-14, 1.8, ὠπή... Apoyzin οἱ μὲν ... οἱ δέ 20, :, ΟΥΛΑΓΟΛΟΒΑΤῊ χατηγορεῖν « Enoncer un attribut » : &rAoyeuz 56,93. ὉΤΉΒ πῦρ 52,6, etc. (voir p. xLı). VAHpATH σχυλεύειν 12, 17, 1A, 11. ΟΛΟΛΈΒΑΤΗ νικᾶν AB, 14, 16, 17, « vainere » 98,5, 14. ὉΔΟΛΈΝΠΗΕ τὸ νικῆσαι 22,11, « victoire » 96,15, 9851, 3, 5, 15. ὉΔΟΛΈΤΗ νιχῆσαι 3A, 6, νικᾶν 50,5, « vaincre » 96,11, 12, 98,1, etc. VAKPATH ἀφιματῶσαι 12, QavcHnnz ὁ Ὀδυσσέως : er A,9.10 (voir P. xxxvi). (OKOYINATH CA πειρᾶσθαι 12,16. Ἷ ρας (et dat.) ὦ (et gen.) : Wae mocaYwaniw 6, 1. (Gerit ὦ menocaYuranin), voir p- ivi. QumpncKz Ὁ μηριχός 8,9 *onamo : KAAZA Wnoro 86,1, lire peut-etre KAAZA WNANO τὴν εἴσοδον τὴν ἐχεῖ. NZ ἐχεῖνος, οὗτος 70,1%, ὦπα ταυτί 40,3; αὐτός 12,11, 38,6, ete.; A ὧπα ὁ δέ 1A,;, 55. ὧπ᾽ me ὁ δέ 1A,,, Und χε τὸ δέ 8,10; ὦπα... λ οήπμ ὁ μὲν ... ὃ δέ 14,5, ἅ,ς, eg ον ὦ ἐμὰ (&crit A ὀππὶ οἱ μὲν ... οἱ δέ 4, 1, 850 METHODE D’OLYMPE. [132] ξ x ONHCATH περιγράφειν 26,5, «inscrire dans » 28,5. : ompazarn ᾿ἐπαίσσειν : ὑπρΆϑαιπε na were ὠρ λα 2 ἐπ᾽ αὐτὸν ... ἐπάϊσσε (Eerit R ἔπαισε, ἔπαιεν) τῷ ξίφει 14. - (voir p- xxvin). Υ ΟΡΆΤΗ « labourer » 68,11. Ἶ opamne ξίφος [A,2,5,0, 16,3, « les epees » 68,13 (voir p. ir). ζ OCKAAKBATH ἐπιλείπειν 10, 12-13. ᾿ ΘΟΦΑΜΉΗΤΗ « deshonorer » 98,3. i VCTAEHTH χαταλιπεῖν 14,1, 18,10, 14, 48,1, 6A, 12, 66,14, καταλελοιπέναι 40,15, map © λιπεῖν 54,12, « laisser » 90, ;, etc. ἢ ΘΟΤΑΒΛΕΝΗΒ « fait de laisser » 64,17, 80,6, « remission » 94,6, 18 (rend πάρεσις, = voir p. Xxvin). 0CTATH cA « S’Ecarter » 88, 16 (et gen.). VCTAMTH ca « S’Ecarter » 86, 15 (et gen.). ocam(A)ATM : KAZHHTH ... [ἡ Weoyzarn] 88,1, röpond ἃ κρίνεσθαι (voir p. xc11). vca(A)enne « condamnation, punition » 82,4, 98,11. voran λεληθότως 66, 11, « en cachette » 80, |. OTHMATH ἀφαιρεῖν 74,1, 5.6, ἀφαιρεῖσθαι 72,16.17, ᾿ παραιρεῖσθαι 106, 14 (voir p. τὺ; ϑήπλτη [ἡλὴ Waoysarn] περιχιρεῖσθαι 106, 12 (voir p. xeı). OTHTH ὑποχωρῆσαι 28,1. OTpENH ca παραιτήσασθαι 20,10. OTIHYATH CA παραιτεῖσθαι 20, 11, 70,15. orponz « enlant, eleve » 96, 13. ΟΥΦΟῚ τοῦ παιδός 74... en.) 18,17, 24,8, 36 40, 5, eic., etc. (voir p. Lvı1); rajoute, voir 012 ἐκ 34,1, ete., ἀπό 10,;, 18, 11, πρός en σό παρζ (et gen.) 48,0, 72,7, ὑπό (et gen.) 70,. p- Liv; repond ἃ ἐν 28,;, voir p. LVIM. orzspkıın « rejeter » : 3° sing. aor. Ünpkme 82,1. ΟΥΧΒΈΙΒΑΒΑΤΗ ἀποχρίνασθα! 1 12,15; Ünkıpah ἀπόκριναι 44,11. ΟΥ̓ΧΒΈΙΒΑΤΗ ἀποχρίνχσθαι 22... « repondre » 62, 10: OTZAAMTH : COYAZ ... ὕλλα δίκας ... ἀπαιτῶν 66,14. OTAZHIBATH : ÜZMKAENZ -ἀνα---χαλούμενος 10,11. OTZKAAOY, OTZAKAAR, voir KaAdy, ΚΑΛΈ. OTZAAYATH διαχρίνειν 18,17; Whmarn [Ha Waoysarn] περιαιρεῖσθχι 106,12 (voir pP} cm): 2 OTZAAYHTH : ὅλου εν KEITH χεχωρίσθαι 2A, 11. OTAUETATH (OTZUKTATH, Voir Pp. LXXIV) ἀπαγορεύειν 16,9, ἀποδάλλεσθαι 16, 10, mapaı- τεῖσθαι 16,11, « rejeter » 88,65, « recuser » 58,12. OTAUETRUHKZ « apostat » 90,9, (doit traduire ἀποστάτης, voir p. ΧΧΥΠΙ). OTAUETRNZ « d’apostat, d’apostasie » : * Wmernoe ... Hua 90,13, oTzukTATH, Voir OTAMETATH. φὰς Ὁ, 3... De RAT A & 133] LEXIQUE SLAVE-GREC. 857 OTANIOCHTH : Ünpocntn ἀπαιτεῖ 72,7 (pres. perf., οἵ, p. ıxxun). STZCTANATH « faire defection » 92,16. OTZCTANHTH « s’ecarter » 90,ς (et gön.), 90,1; (avec στὰ et gen.); voir p. Liv. OTZCTANAENHE « desertion » 92,53 (avec οὐχ et gen.). OTZCHRADY, voir cHAoy. OTAXDAHTH ἀπέρχεσθαι 10). 10, χωρεῖν LO, 3. OTAUIKCTHE ὑποχώοησις 28,5 (voir p- LXXX). 5. ᾿ ac OThUB (ὦ τὶ πατὴρ voc. WE Dre ὉΤΆΤΗ ἀφελεῖν 74,7, 9, ἀφελέσθαι 66,10, « enlever » 78,7, 12, 94,1; (voir p. L); avec 0TZ et gen., voir p. LIV. "TATHE ἀφαίρεσις 10, 15, 66,6. : ῃ πΑγογλ ὄλεθρος 48,1. NATOYERNZ ἀναιρετιχός 52,14, 17, 9191 (2 EX), LER naaaTn « tomber, ötre renvers& » 98,14; &erit πολίτῃ 90,1. MAZOYXA χόλπος : coyıparo 5 mazack Ero τὸν ἐν χόλποις αὐτοῦ 6,5 (Voir p. LXXVIT). maxoctk βλάόη 72,3, « dommage » 80, ,, 10, 82,3. NAKOCTRNZ « nuisible » 80,5, DAKBI πάλιν Au. 8.11. 12,17. 16, 17, etc., a) πάλιν 20,6, 26, ΤΌΝ ΜᾺ 38,1, 42, 12, etc., δ᾽ αὖ πάλιν 12,15: δέ (marquant une opposition) 1ἅ. 15, 20,9, ApOyTEIH ΠΑ͂ΚΗΙ ὁ δέ 14...5: πὸ mann δέ 10,11, 36,1, 56, 14-15; Äpe ΔῊ man εἰ δέ 64,13: MAKKI Re ΟΥ̓ πὸ ὕστερον δ᾽ αὖ πάλιν SA, 17, DAMATR « memoire » 98,3, nacrn : au reflechi (passif) naaerk ca « est renverse » 98,5. Harapsensin « de Patara » 2, note I, dans une addition posterieure. maye μᾶλλον 34,3, 48,11, DO, 1, ete., ἐπὶ πλεῖον A,6, μάλιστα 6,5, 20,11, 46, 18, « preciscment » 9A, ı: Äpe M πλὴὲ ei χαὶ τὰ μάλιστα 16,15, 20,12, 84,1», « meme si » 82,,, 13: undzkuz maye πλεῖστον ὅσον 26,15; ie MAye rend δέ Yun: — nase (et gen.) παρά (et acc.) 56,1, 5, 58,6, τ: TOpWAA ... πλὰξ apksnaro χαλεπώτερον ... τῆς προτέρας A855. nem ca «se soucier » 98, , (et instr.). πλλὰμ rend τραγῳδία 1A,1; (voir pP. LXXXIV). naoaz « fruit » 84,,, 100,9. ΠΛΟΥΤῊ πλεῖν : πλλπάιπε (85 maosAme) 2,6, VOIr P- XXXVI. πὸ et dat. : κατά et acc. 2,;, 22,1, ete.; no ucrunk ἀληθῶς 12,9, ete., mo nparak δικαίως 12,1, ete., ἀληθῶς 29... NE πὸ ἤοτόβομαι... CAOBECH rend παρὰ λόγον 42, ως, [πὸ πὸ ὁποεῆ Β0ΛΗ] rend “ἄκων 66,10 (voir p. χοιπὴ; — et acc. : πὸ τ διὰ τί 50,1, « pourquoi » 94,19, 100,5, 6; πό nee καθό 38,8; — et loc. : 4 E Ξ Λ ἦ A “ Erna ee χαθ᾽ ἄς « par rapport auxquelles » 44,3, noToMR, VOIT ΤΆ. 858 METHODE D’OLYMPE. [134] moskARNz « de victoire » 98,10. NOBAM(AJATH ὑποδάλλειν 38, 3-9, noBeAknHe πρόσταγμα 8,13, 12, 70,12, 74,6, 0, etc. ΠΟΒΕΛΈΤΗ προστάζα! 72,3, 84,15, κεχελευχέναι 70,16, « prescrire » 80, 5, 9, IOKHNOBATH ca ἡττᾶσθαι IOD, 13, « se soumettre » ou « etre vaincu » 98, 15. IORHNATH ca πείθεσθαι 72,, (et dat.). NORANPAWATH « questionner » 58, 1; (et gen.). ΠΟΒΈΛΑΤΗ ἀπαγγέλλειν 20,19, μηνύειν AO,ı,, moskaanma « ayant indique » 82,6 (voir,p- L). NOTPAZHTH : KBITH NOTpamenk ἐπιχλυσθήσεσθαι 8.0, NOTOYEHTH ἀνελεῖν A6, 16, 48,12, 66,5, ἀποχτεῖναι 66,4, « faire perir » 96,1, 4. IOTOYRAMTH « faire perir, detruire » 58,16, 96,5: NoroyRAame rend ἂν ... ἀνήρει. 16, 17 (voir p. xım). NOTKIBATH : BRABCTEOBÄTH ... [ἡ MOTBIKATH] κινδυνεύειν 48, 15-16 (voir p. xcın). MOAATH παρασχεῖν 104,8, 10,15, 106, 12, δοῦναι 40,5, « donner, fournir » 58, 14,.62,11: ΠΟΑ͂ΛΤΗ CA χεχαρίσθαι 72, 5-6, MOAAMNHE « gratification » 9A,g. IOAAMTH παρέχειν 6,5, 10,15, 102,1, « fournir » 58,13, ete.; cAoReca moAAMTH 22,5 rend τοὺς λόγους προσίεσθαι (var. ποιεῖσθαι). MOABHENHE χίνησις 10,5, προθυμία 20,1; οὐτπέρ πεῖς [ἡ πολπήπεητε! rend βάσις. 10. ς (voir p. xcır). TOABHZANHE χίνησις 16,5, 56,4, προθυμία 42, 1, MOARHZATH CA χινεῖσθαι 42,5. « s’ellorcer » 96, 15. NOAOBRNZ ὅμοιος 14,1, 38,13, 92,13, etc., παραπλήσιος 8,7, 56,9 (et dat.); ἄξιος 72, 10. (et dat.), ἁομόζων 26,4, « approprie » 68, 12-13, ΟΟΥΒΑ ... TIIOAOBNA προσήχοντα 18, 19:15: MOAORNO ἔξεστιν LO, 10. ER moAoRNo « 1] convenait » 108,4, TOAOERNK ὁμοίως 6,3, 22,1, « semblablement » 98,11 (et dat.). MOAOERCTKO « ressemblance » 68,;, mo nöAoKRCTKOY 78,5 r&pond ἃ καθ’ ὁμοίωσιν. (voir p. xxvan); πὸ NOAOKKCTEOY « selon le merite » 74,15. MOAPARATH μιμεῖσθαι 6,5, μιμήσασθαι 108,9, MoapAmarn ca βέλη [A ποολελμοτβές πη ἐπιϑ KEITH] 16,13 röpond ἃ μιμητὰς αὐτοῦ γίνεσθαι θέλει (voir p. xcı). NIOAZHWMATH « subir » 02... NIOAZNRNZ τρυγώδης : MOARNENA ΚΈΛΧΟΥ |, pen’ue "apommna] 18,13, voir p. xcı. nvAZATH « subir » 82,9 (eerit πολάϊλλζ,, 82, 10. nomnuTHe βίος : lire NOAHTRA A,, plutöt que uTBa. NOZHATH « connaitre » 9A, 9-10 (voir p- Χαιπὴ. TOHcKATH ζητεῖν 40, τ, ΠΟΙ 96, 13,100, 15,102, 3, abr&viation introduisant une comparaison(voir p. χχχιν), nokazanne δεῖξις 102,3, apkuae [monazanial πρὸ τοῦ ... δεῖξαι 104, , (voir p. xcrın); «indication » 82,10 (S’ naxazAniA), « tömoignage » 98, 2. ὡ Ka ὅν e- ee ee ar gone: 4 = Dt rn rates van πεν U a 8 -Ψ ὙΠ νὸν a U nn [135] LEXIQUE SLAVE-GREC., 359 IOKAZATH δειχνύναι 68,16, δεικνύειν 58,7, δεῖξαι 58,10, OA, 7, 10, ἐπιδεῖξαι 102,17, « montrer » 106,5, ete., nokazarn ca δείχνυσθαι 102,14; — Pr&s. AA ... ΠΟΙᾺ RETR « pour montrer » 9A,, AA moname ca δειχθῆναι 34,6-7, MOKAMET ca (prösent-futur) rend δείκνυται 102,3: — pres. NOKAZAETR δείκνυσιν 24,13, 100, 17, μηνύει 50,11, 7A,3-4,7, παραινεῖ 74,5 (S” ποκαΑξδέτε,), MOKAZAETR CA δείχνυται 32,1, 94,7, 56,5, etc., φαίνεται 38,5, 5A,,, 104,11, « se montre » W, ı7, etc. (S’ noxazser ca). Voir p. Lxxiv. IOKAZOBATH ἐπιδειχνύναι [01.,}} nonazorame ca ἐφαίνετο 10A,5.(voir p. LXXIV); IINHTR CA TIOKAZOKATH 14,5 est en regard de φαίνεται (voir p. xcııı). ΠΟΚΡΕΙΒΆΤΗ σχεπάζειν 1A, 11. πολοόῖέημε θέσις 10,5. : MOAOYYHTH τυχεῖν 7A, 10-11, εἰληχέναι 102,9, « obtenir » 00),5, 78,5 (et gen.); yectH ΠΟΛΛΑῚ SA, 10-11 rend τιμῇ χατηξιῶσθαι, moaaynın anTia 14... est en regard de τὸ ζῆν ἔχειν. ΠΟΛΖ « Sexe : MOyskecKA moAA ἢ ππεημοπα 64,9 rend ἀνδρὸς χαὶ γυναιχός. NOABKZA ὠφέλεια 3A, 5, πεὸ ΠΟΛΕΞΕΙ ἀνωφελής LOO, ı,, CATKOPHUM πόλ 3:0 ὠφελήσεις “4.9, MOAZA NPIHMETR ὠφεληθήσεται 42, 5.0 (voir Ῥ- Στ): ΠΟΛΕΞΟΒΑΤΗ « profiter » 60,7, HOLRICAHTH ὑπονοῆσαι 20,13. NONBICAZ « Intention » 68,7, 82, 13. ΠΟΙΠΗΠΠΛΙΑΤῊ : ΟΕ... NONBIMAATH εὖ διατεθεῖσθαι 12, 13. NIOITKIIIAENHE « dessein » 78,19. momsnkrH « 58 rappeler » 64,1. nonk χάν 102, 13. monoyipsune ἄνεσις A, 11. NONBITANHE ζήτησις 20,5, « recherche » 18,;, 50,4, 54, 12, 98, 16:17. monppanne < fait de fouler aux pieds » 90, 10. NOPAKOTHTH : TIOPAKONENOY δεδουλωμένον AB, iu, CAUZ CA NOPABOTA ἑαυτὸν δουλαγωγὼν 7. (voir p. τυ χτι)- ΠΟΡΑ ΞΟΥΠΈΤΗ ἐπινοῆσαι 98,7. TOPBERNOKATH φθονῆσαι 18,10, « envier » 78,11, 96,9 (et dat.). OCAOYyKATAH ἀχροατής 2,10, 20,15, « auditeur » 108, . ΠΟΟΛΟΥΙΠΑΉΜΕ ἀχρόασις A,;5, 6,3, ὑπαχούή 72,7, τὸ ὑπακούειν 76,3, τὸ πεισθῆναι 71..͵ « obeissance » 90,ς, ete.; nocammaniem ἅς rend μετὰ τῆς φωνῆς (mal com- pris), * nocaYwaniw (6erit NenocaYwanin) 6,12 traduit ἀχροατηρίου (Voir Ῥ- LXxxiV). NOCAOYINATH ἀχούειν 2,10, 4,1, 1», 13, ete., ὑπακοῦσαι 7A, 11, πείθεσθαι 72,9, 70,5 « obeir A» 94,7 (et gen.); möcaammÄn ὁ ἀχροατής A,c, 712, 6. OCAOYLIRNHKZ « Sujet, disciple » 88, x. OCAOYINRCTEOBATH « temoigner » 9, 7. 800 METHODE D’OLYMPE. . [136] NOCAKARCTKOBATH ἕπεσθα! 71. 5, « Etre la consequence » 88, > (et dat.). NOCAKABCTERNHKZ : MOAPARATH CA βέλη [ἦ Mocakanctkennkwu EMS KEITH] μιμη- τὰς αὐτοῦ γίνεσθαι θέλει 16,15 (voir p- χαπὴς mocak(A)e « ensuite » 82,3. en regard de πρότερον (lu * ὕστερον) 106,5. nocnkıuenne σπουδή 20,5. 34,5, 22,1, προθυμία 22,9, noentunnk προθύμως 20, 1%. NOCTPAAATH πεπονθέναι 18. -͵ ΠΟΟΤΆΛΑΤΗ : Πόρτλληζ « etendu, couch6 A terre » 98. 16. NOCAUOTIHTH « considerer » 68,9. ΠΟΤΛΉΤΗ cA « Ötre cach& » 92, 1,.15. ποτλέμοε τὸ χρυφθέν 12, 17. NOTOMR, VOIr ΤΑ. NOTPOYAHTH ca « faire eflort » 98, 11. noTpksnnz avayzatos 104,15, « utile » 68, 11, 12, compar. notpennke χρησιμωτέρα 2,11. ΠΟΤΡΈΒΕΝΈ ἀναγχαίως DA, 16. ΠΟΤΆΞΑΤΗ « calomnier » 80,5, mooyıparu « exhorter, conseiller » 8%, ı.. noxkaaa « louange » 98, 11. NOXBAAMTH ἐπαινεῖν 42,5: « louer.» 98,3. IOXBAAENNE : AASA> MOXBAAENME ἐπαινεῖν 12, 1. noxork « desir » 6A, 17. noxoyaurn « blämer » 82,5. NOXOyAMTH μέμφεσθαι 20, 5. ποχόνλεημε μέυψις. 72, 13. noynctn « honorer » : inf. noueern τιμῆσαι 72,1, aor. ποτε ca 78,,, part. passif nourenaro 78, 11 (voir p. L). ΠΟῚΟΥΤῊ ἀντιλαμῥάνεσθχι 48,0, αἰσθέσθαι 8,5, part. pres. Nö4WmnH ἀντιλαμόανύ-- μενον 48,4 (Voir Ρ. LXXIN). NO4RTENHE « adoration » 68,5. NOUBCTHE φορά 10,5 (2° main et 5" mowscTKie, voir pP. LXXX). ΠΡ 54,6, 78,0, 80,1, 82,5 (note 2), abröviation introduisant une comparaison (voir p. XXXIV). npaxz « droit, juste » 62,3 (2 ex.). TPARRAA : πὸ ΠΡΑΒΑῈ δικαίως 12,1, 26,13, ἀληθῶς 22,,, « justement » 88, 16, 98, 10-11; ΒΖ npaBsaY « justement » 60, 15, 771, 13, 86, 10. NpABRAHRZ «juste » 62,7. .IPAKKARNZ « juste » 62,5, 7A, 15. NpAZARNZ ἀργός 10%, 1, npaznoy *zpynv 100,15, skAme ... npaz’aenz ἤργει 106, >, NPAIBATH συγχωρεῖν 3A, 4, npn ἐπί (et'gen.) 6,7. , a rt + γι. er ἐ»δ "ς ΄ AN οι αφκῖς αὰὰ .... λέ ei ee DER ir δ. [497]... LEXIQUE SLAVE-GREC. 801 NOHBAHZKATH προσφέρειν 1A, 9-10, NPHRAHKATH CA προσπελάζειν AB,1o, « Etre rapporte a» 60,13 (avec κὰ et dat.). "NPHEBIKATH προσγίγνεσθα! AB, 11: IPHEHIKAA (serit nk, προσγινόμενον (VAT. προσ- γενόμενον). ΠΡΗΒΒΙΤῊ : ΠΡΗΒΟΥΛΕΤΕ προσγίνεται 72,7. ΠΡΗΒΟΛΉΤΗ : ΠΡΗύληΗτ περιίστησιν 50,7. MPHHMATH λαμθάνειν 38,11, 48,7, 58,0. 9-1ο0, 72,10, προσλαμθάνειν (var. λαμθάνειν) 38,6, ἀποδέχεσθαι 20,1, 42,1 (pres. πρίημογ, lire "npiemoy, voir pP. XXXIX), « recevoir » 60, 16, ete.; rend προσίεσθαι 16, 10, ὑπομένειν 72, 12. npuntn ἐλθεῖν 8,5, 12,14. 32,5, « venir » 80,5, etc. IIPHAATATH προσάπτειν 16,14, 32,13, προσαρμόζειν 18,5 (et dat. avec ou sans ἈΖ, voir p. LV). INHAOKENHE πρόσθεσις 10,16. INHAOKHTH προστεθειχέναι 22,15 (avec κα et dat.). NPHNOcHTH προσάπτειν 68,1 (avec dat.); npunoca calque ἀναφέρων 18, 17, φέρων DU,;, et cf. 62,16 (voir p. LXXXVT). npnonpkern ἡ πορίζεσθαι (man. πορίζειν) 14,3. IPHCHZ (mpn-) ἡνήσιος 14,15, « lögitime » 64, 14, mpneno Impmo ἀεί 6,13. 12,5, 10, διὰ παντός 18,10, « toujours » 94,6, NPHXOAHTH ἔῤχεσθαι 4,1516, 76,5 ( ἔρχεται, faute pour ἄρχεται), προσιέναι A, 16, 12, ἥκειν A,s, rend προχωρεῖν 2A, 16, ἐπιρρεῖν 18,15. mpmarn λαύεῖν SA, 15, 48,8, προσλαύεῖν 72,4,6, « prendre, recevoir » 80,17. ete.; mpinmsTR Aawbzvoucıv 36,3, 8, TA προσλαμθάνει AB, 10; rend πεπονθένα: 76,13, ἀπαιτιθῆναι 86,3; OMA ἐχληρώσαντο 70,3, lire sans doute ἢ nokmurn; n0A2& NPIHMETR ὠφεληθήσεται 42,89. IPHATHE ὑποδοχή 28,5. ΠφΟΒΗΛΈΤΗ προιδεῖν : npönmakma " προεῖδον (faute pour προῇδον) A, 14. ΠφΟΒΈΛΈΤΗ (-AATH) « prevoir » : part. prös. nporkasın 92, 13, 10, imparlait npork- arue 9A,s (voir p. 1). MPOZZBATH « invoquer » 68,6. npopazoyuknne « soins pröalables » 96, 13. MIOPOIKHCKA προφητῶν : ΠΡΡΎΒΟΚΗΗ An MPOCTHPATH ὀρέγειν 1A,e. MpOeTHTu συγχωρῆσαι: 16,15, 46, 18, 20, 50,15. MNOCTZ ἁπλοῦς 50, 6,7, 10, 11, 13, ete. mpoctk ἁπλῶς 42. 9. IPOTHRAHTH CA ἀντιλεῖσθαι 52,4,6,7, 10,11, 545, etc. NPOTHERNHRZ « adversaire » 98,3. NPOTHERRNZ ἀντιχείμενος 54,5, 9-10, « contraire, OPpoS& » 60,;. 80,0, ete., « adver- saire » 96, 15. 862 METHODE D’OLYMPE. [138] . NIOTHERNk «au contraire » 62,6, nporusä et dat. : πρός et acc. 22,6, 54,6, « contre » 40,9; --- MPOTHROY... TAETR ‚6, ca « est oppose en reponse » 78,16. TOR Aotmag 104,17. ΠΡΟῚΒΗΖ (voir p. ᾿χχΧχηπὴ : προῦπαα (S” πῥό“αλ) τὰ ἄλλα 70, 16-17. ; NpARZ πρῶτος 40,0 70,7, πρότερος 44,ς, ΠΡΆΒΕΗΙΧ 94,6. doit rendre τῶν προγεγονότων. (voir p. xxvim); B πέφβλα τὰ πρῶτα 10,14; — πρήβοε πρῶτον 64,5, 100,13, « d’abord » 80, 11, 96,,, est en regard de πρῶτος 16,13; — HC MepBAa τὴν ἀρχήν 102,6, 104, 15, ὁ mepsa ἄνωθεν 44,12, HC πέρβὰ (ou Mc πέρβα) ἄνωθεν AG,ın, MC πέφβα Εὸ (ou ἧς πέρβα B0) χαὶ γὰρ τὴν ἀρ βχήν 74. 6-7. NPZERNR : Περβέμ τὸ CORKCTKA ἡ -προ--ὑπόστασιν 20, 5͵ ΠΡΈΒΜΒΑΤΗ μένειν 26,0, Δ4.: 46,20, 100, 19.13 (man. μέν), 100,12, ete.; npkanısaa ἐπίμονος 10,6, « ferme » 98,1. ΠΡΈΒΕΙΤΗ μεῖναι 46,7, 88, 14. ΠΡΈΒΦΑΤΗΤΗ « tourner, transformer » 88,15, rel. npksparntn ca 88,9, 92,2, npkaatn « livrer » 66,4, 98, 4. npkAzAeKATH προχεῖσθαι 22,11, « Etre propose » 22,,. npKAZAOAKHTH προάγειν 104, 14. nokar(a)e πρότερον 10,5. πρέχιε skaaue «il savait ἃ l’avance » 92,-. — « avant » (et gen.) 88, 11. nokir(A)ann rend πρῶτος 26,9, ΠΡΈΗΠΑΤΗ διαδέχεσθαι : ΠΡ ἐπα ΔῈ ὥ Cana διαδεχομένην τὸν ἥλιον 10, 13-12. ΠΡΈΠΜΈΠΝΗΤΗ τρέψαι 26,15, 42, 16, 18, 44,6, 46,5, 9. 10, etc., τρέπειν A6, 21. npkuknmrtn ἐναλλάσσειν 68,5, npkuknenne τροπή 44,9, 7. 17, ἀλλαγή AA, ı, npkmaapz σοφός 6,16 (mpku°ap-), 18,7. npkoaoakrn χρατεῖν 14... mpewaoaknz νενιχημένος 4.1. ΠΡΈΠΕΦΈΤΗ « persuader » 82, 5. npkesarz (mpkeT-) ἅγιος 6,1 (s’appliquant A Dieu). npkeaoywmanne παραχοή 76,6, 8,11, τὸ παραχοῦσαι 76,9, « desobeissance » 86,12. npkcaoywarn παραχούειν 76,16, 86,1, « desobeir » 78,17, 82,3, 8A, 11, 86,6, 78, etc. (et acc.). npkenkuenne ὑπερθολή 6, 16. npkenkunnz ὑπερδάλλων 104, 7, npkenkumnve « l’exces » ὍΣ ΕἸ npkeranarn rend μεταχινεῖσθαι 70, 13. npkeranntn « passer ἃ » YO, 10. « transgresser » 82, 5, MPECTOYNARUNE \ men (man. ὑπερθέντα) 84, 19, ΠΡΈΧΟΛΗΤΗ παρέρχεσθαι 10, , (et acc.), ὑπερδαίνειν 8,11 (et pkez et acc.). npkxoannr (ou plutöt a, voir p. Lxxxu) μεταθατιχός : mpkxdanee 10,5. npkıpenne « menaces » 82,4; a [139] LEXIQUE SLAVE-GREC. 363 npkarn : noknnuen pwa’ οἱ διάδοχοι τοῦ γένους 70,8; πρηϊλιπα ἐχληρώσαντο 70,5 lire sans doute "npknun. npkarne διαδοχή 64,11 TIBITANHE ἐξέτασις 42... ΠΕΗΙΤΆΤΗ ἐξετάζειν 24,13, 28,3, ἀναζητεῖν 16... ζητεῖν 10,7, 15, « demander » 78... nKıTaemoe « la chose discutde » 04... ἡ B’zuckosarn [A πμιτάτη] χαὶ ... ζητεῖν 20,9, voir p. ΧΕΙ. . unpknne φιλονειχία 34,1, Inc χύων 14,1. nkune (S?) φδή, voir nkrne. nkens (nk) δή 2,3, A,ı2, 6,1, ὕμνος 6,3. nkTH ἄδειν 2,9 11, 4,3, 16, etc., δοξάζειν 6,9, cz ΗΜ ... ΠΈΤΗ τούτοις συνζδειν A,16; nowmmxz 6,5 en regard de axowsvrov (lu " ἀδόντων). nkrne φδὴ 4.59 (S’ nknia), A, κα, 6,4. ΠΑ͂ΤΕ δρόμος 10,9, NAYHNA πόντος ὃ... pABOTA « servitude » 78, 10. pAROTATH δουλεύειν 70,0, 12, 15, 17, 72,910, « servir (en esclave) » 70,11, 9A,ıs (et dat.). paRz οἰκέτης 8,13, « esclave » 78,9, YA, paan (S’) : oysmsAnia akaa... aonpoakhnia (S’ Aonpoakmnia pAAH) διὰ τὸ φονεύειν u... διὰ τὸ εὐεργετεῖν 90.15.11 (VOIP p. τι} π|), Toro πὸ ΔΈΛΑ (S” paan) 86, 10 (voir P-L3xvil). PAAOBATH ca χαίρειν 16,9, 10, 18,12, « 58 rejouir » 98, (et dat.). paaz : fAAZ € «il se rejouit » 96,3 (et dat.). fAZEPATRHHKZ « rebelle » 90, 3, pazsk (et gen.) « sauf » 62,,, 70,1. pazapkumrn « dissoudre » 96,6. pazakanrn μερίζειν 28, 5. pazakannz μεριστός 28. 7. pazurn ca ἀναλύεσθαι : imparfait φαϑηλάιπε ca 8,11 (voir p. LXxtN). fAZAHRATH CA τήχεσθαι 4, 10. ῬΑ ΞΔ ΗΜμΕ διαφορά 50,6 (5) φλϑβλήϊε), 12,5, 66,7, « difference, distinetion » 76,1 (S® pazansie), 94,4, 12 (voir p- Lxxix). pazanıne (S”), voir pAzanyenHe. pazanınnz διάφορος 24, 6,7, 40. 12. fAZAHMTH χέαι : 801. pAZAHA ἔχευεν ὃ... ῬΑΞΛΑΔΊΛΤΗ χωρίζειν 26,3, διαιρεῖν 28, 5, χαταχερματίζειν 24... 864 METHODE D’OLYMPE. [140] pAZAAUENHE χωρισμός 24, 13, διάστασις 2A, 14. pazaayurn « distinguer, introduire une distinetion » 62,11, 15, PAZAAUHTH ca χεχωρίσθαι 26,3, PAZAOYIENZ ECTR χεχώρισται 24, 1,9, 17, pazaSuenY KATH « etre separe » 24,13. yazoputn « dötruire » 98,15. ΦΑΞΟΥΜΈΒΑΤΗ : cnye ... PAZOYMERATH οὕτω ... διατεθῆναι DO, 3.4: pazauksatm ... [Han ΟΣ ΒΟΒΟΥΠΛΑΤΗ]) συνάγειν « deduire » A2,;5., (voir p. xcın). pazoyurknne « opinion » 62, 11. pazoyukrn διατεθῆναι 20,5,5, σχοπεῖν 102, 11, « comprendre, concevoir » 78,17, 80, 16, 82,5, 1, 84,3, « penser » 64,3, « considerer » 80,11: Taxo.... pAZauıkAxz οὕτως ... εἶχον A6, 14. paao « charrue » 68, 11. PACTKOPENME χρᾶσις 0,9, pacTomnne διάστασις 24,13. pacromTH διίστασθαι 28,1. pacrpontu : pACTpOENk ἘΒΙΒΊΠΗ διαχριθῆναι AS, 6. pacunnHuTH διακρῖναι 18, 7. pen εἰπεῖν, φάνχι 56,1; pres. φέτετα λέξει 24,5, 40,17, PEIEZ ἐροῦμεν 42, 11 (et οἵ. 26, 13), pesemm φήσεις 50,13, γέ 5 ἂν εἴποιμι 22,3 ete., penY φημί 44,6, 42, 13, 15, A4,3, 16, 17, 40, 10, 50,5, 66,3, eie® λέγω AA,3, 64,5, 70,10, 102, 14,106, 5, etc. (voir p. ıxxım); θέμα rend σύμφημι 36,11, pkua ἀπεφήναντο 20,6, pen δοῦναι « poser » 20,7, penä me τουτέστιν 6.5, uknoen PEKOY BEIM τι... τοὔνομ ὕλη 18,..7: ἄπολις pen « pour ainsi dire » 90... (et voir caono); — βέκιπε rou- τέστιν 10,5, 12,14, 26,5, 50, 16, ete., ἤτοι 48,15 (mal compris), « est-ce que » 60, 13, penzue ΔῊ πότερον 42, 16, ; puza ἐσθής 1A, 11, plur. puznı τὴν ἐσθῆτα 14,6. puTopusum ἡ δητοριχή 38,2, 3. poanTn « engendrer » Θά... p9AZ γένος (race, espece) 28,,, 70,3, (genre) 56,2 (2 ex.), 56,5, 6. pPARNZ τοῦ γένους 64,11, « de la race » 64,17. PaANZTATH τονθρύζειν 8, 15. PRIERCTEOBATH : PRIERCTEYRIHEM ἰχθυόεντα 8,5 (voir Ρ. LXXVII). PbERNOKATH φθονεῖν 2,9. « envier » 78,9 (et dat.). pnERNocTR ζῆλος 6,11. pasa χείρ : duel fayk 14,;. ς ὉΛΑΣ φυτόν 12,5, « plante » 68,12, « arbre » 80,16 (voir p. xrı). CAMORAACTHNA αὐτεξούσιος 70,6-7, CAMOKAACTKNOIE τὸ αὐτεξούσιον 76,4, 72,17, « le libre arbitre » 70, 5, 94,1, 13, 14-15. [141] LEXIQUE SLAVE-GREC. 865. ᾿ ᾽ an δ Ἢ ΓΝ, - . CAMOKAACTKETEO τὸ αὐτεξούσιον 2,53. CAMOKAACTEOMZ (SP) ἑκόντες 72,3, volr CAMOKO- AKCTEO. CAMOBOAKCTEO : CAMIOKOARCTROUZ ἑχών 7A, 3, ἑκόντες (laute pour ἄκοντες) 72,3, CAMOCZCTARRNA (et cz et iInstr.) αὐτοσύστατος (τῷ...) 106, 11. cauoxorne (S"). voir CALIOXITR. CANOXOTR : CANOXOTRI (S” camoxorntm’) « volontairement » 86, 15. CAMIA αὐτός, CAMOMOY ... KAZAATATH ἑαυτὸν ... περιθάλλειν A,;, M CA ΤΕ οὐδὲ σέ 29...’ camz ca ἑχυτόν 72... (et οἵ. 2,5), cam cene αὑτῷ 5A,;, eamomoy ὦ cene χαθ᾽ ἑαυτό 56,5, cAlIO cenk αὐτὸ ἑχυτῷ 59... 10, 5A,3-, ete., ἀλλήλοις 52, 10-11, GLEN OYKAapARıpA ca CAMA διαλοιδορουμένους ἀλλήλοις 12,15. CBoKoAA ἐλευθερία 70), 5, CBOROARNZ ἐλεύθερος 70,7, 5, en regard de ἐλευθερία 4,11. cnom αὐτοῦ 104,5, ete., οδός τὴν σήν 20,19, ete- (voir p. Lıx); rajoute au grec : APOYRHNE ... cKOcH τῶν ἑταίρων 2,7, ete.; οἰκεῖος 10, 9, 66,6. c6kTZ φῶς 10, 13, 52,8, 18, 94,7, φέγγος 10,13. KATZ (οὐ τὶ « saint » 2,1; CTHMA ... AXoUR ὑπὸ θείου πνεύματος 4,7, 15-16, Β se CTHIX KNHTAXA ἐν ... θείᾳ γραφῇ 76, 12, et cf. W,ıı, TA TAA θεία φωνή 76, 15-16, et cf. 90,5. CEBE ἑαυτόν, ἀλλήλων 24,5, 26, 1, 52,44, Ὦζι, 2. ceamn“ τοσοῦτος 16,4, », «si grand » 106,3 (voir p. xuır). @ 18,;, 24,3, 12, 32, note 2, ete., signe introduisant les titres (voir p. χΧχιν)- Cuxeann Σιχελία 2, (S’ Cusuain), 4,9. cmaa. δύναμις 6,16, 10,17, ete., rend ἐξουτία 7A,6. Cupnnkt Σειρῆνες 2,9, 10, 4.3, 9. Cnpnnnckz Σειοήνων Den, cuye οὕτω 9,7, οἷο., repond ἃ τοιαῦται 2,9, ἃ τοῦτο AA,o, ἃ ὁμοίως 66,3 (voir CHyERAR). CHIERKIH τοιοῦτος 50,7, 58,9, ὁ τοιοῦτος 20,10, 104,1; Cuyenoe oyerpenaenie 70, | repond ἃ τὴν [ἀφ]ορμήν. enyem(A)e ὁμοίως 38,5, 7. ΗΠ τοιοῦτος 4.11, 6,13, 16... 46,9. 70,,, ete., ὁ τοιοῦτος 6,5 (ἀοΥῦ enge); voir p. xrır. cuynz(A)e 6 ὅμοιος 38,1, CHIEMOYIKE EBITH rend οὕτω διακεῖσθαι 34,35. CHATH φαίνειν 10,10. cxopo « rapidement, aussitöt » 98,6. caasa rend ὕμνος 6,1 (voir Ρ. LXXXV). cansurn δοξάζειν 104,15, « glorifier » 108,6; calque δοξάζειν « penser » 22, | (voir p- Lxxxvi). CAACTR ἡδονή 2,6, 4.1. CAOBECKNZ « dou& de raison » 70,11. 800 METHODE D’OLYMPE. [142] CAOKO λόγος « discours, propos, raisonnement, etc. », πὸ NeMoyke cAOKEcH 226 ὃν μὲν λόγον « en tant que » 36,19, CAd50 AAMTH « rendre compte » 100,;; MKORE CAORO FelM ὡς λόγος εἰπεῖν 102,3, et cf. 8,5 (voir p. χχνΠ); ἔπος : ἄπολις CADRECER pEIHH ὡς ἔπος εἰπεῖν 8, 15, 18,13; rend πρόσταγμα 70,16, repond ἃ τρόπος 64,6. 14. caoyıkenne ὑπηρεσία 10A, 17, CAOYIKKERNZ « Propre au service » O0, ,. caoyxA ἀχοή 41,11, ΛΟΎ ΧΕΙ ἀκοαί « oreilles » 2,7, A, 10, 6,8. caoywarTn (et gen.) : canmaaA (5" canımaa) χἂν ... ἀχούσω A, 1. CAZURNE anı-) ἥλιος 10,7, οἷο. CAZNKYRNZ (CAUN-) τοῦ ἡλίου [0.. 15. CABINATH ἀχοῦσαι 2,5-6, 26,3, 42,9. « entendre » 80, (et acc.); 5) canımaa A,ı, voir p. LI. COEBCTEO ὑπόστασις 16,7, 20,5, MEPBENATO CORRCTBA τὴν ... «προ -ὐπόστασιν 20,5 (voir P. LXXXV). epkan : πὸ cpkak crgopn « 1| ἃ fait paraitre au monde » 9%, 19. CTABHTH CA « Cesser » : W KHITRA CTABATR CA τοῦ εἶναι παύεται 38,14. CTAPRUR γέρων 2,5, cTapkuumna « magistrat » 62, ;. cTATH : imparfait ne cTanax οὐχ ἐπαυόμην 10,15, lire sans doute cramx (voir p- xx). CTAHTH ἵστασθαι 24, 15. 26,9 (Eerit CTOMTH), et voir CTATH. CTOMTH : CTOHTR ἕστηχε 70,15, Kfo0mk cToOMmME μαχρὰν ἀφεστῶτες 6,10. ETpAAANME : waoaknie... [ἢ] 3ΛῈ [erpaaaniel τὸ νιχῆσαι.... χαχῶς 22,11 (voir pP. ΧαΠῚ). CTPAAATH πάσχειν 8ὃ,1., « souflrir » 60, 15. CTPACTOKATH « souflrir, eEprouver » 96, x. CTPACTR (οστ΄ ττὶ « epreuve, maladie » 82, 11; gen. plur. *crpacrin (&erit οτ τὶς Ἷ Sr, ΟΥ̓ Τὴ S’) « epreuves, exploits » 98,10. ἢ CTPAXA φύόος 8,11, 418, 14, 16. 5 cTpoH οἰχονομία Ayın. 10,17. £ cTpounz « convenable » 60,3 9, κι CTOyAENZ ψυχρός 52, 5, ἢ coyH : 5 οἷς μάτην 22,5, 100, 17, 102, 4, 12, 106, ;. - ἢ ΟΟΥ̓ΠΕΗΈΤΗ cA δυσωπεῖσθαι 34... E CoyXz ξηρός 52,3. % cz et instr. : μετά et gen. 22,9, 34,7, διά et gen. 16,9, ERITH CA συνεῖναι AA, 16, ΕἾ CAMOCACTAKZNOY ... CA αὐτοσύστατον ... τῷ 106,11, CABPEMIENNO CA σύγχρονον ... τῷ Σ 108, 1, ete. (voir p. Lv), BeckaoyRpaemoy ὁ HHMR τῷ προσδιοαλεγομένῳ 42,5, $ CABEHPATH συνάγειν « deduire » 40, ς͵ Σ CABOpA σύνοδος 6,6, rend συμπόσιον A,13, [143] LEXIQUE SLAVE-GREC. 367 CAEHIBATH CA «advenir », ORBIBÄRIIHN ca τῶν συμδεθιηχότων 36,15, 38,4, 18, « des acceidents » 86, χη. CABHITH CA συμῥῆνα: 20,5, « advenir » (rajoute au grec) 76,0, “ΒΒ ΒΊΑΝ ca « les accidents » 62,13 11. 15. CZBEINKNZ : CAKENIENY 24,5, faute pour "cz Kelinm. CAKPZWATH « accomplir » 84,7, "cznpzuenk(e) τέλεον 12,- (eerit eanpAuen kn ‚ 42,9 (6erit cABpZuenie, voir P- BLVL. CABpZUHTH « terminer » 100, ;. CABO’EMENKNZ σύγχρονος 20,67 (enpku-, voir p. xxxvn), 108,1 (avec cz et instr.). CABZKOYNAHTH « ramener » 64,5 (avec πὰ et dat.); paganksarn ... [Ham cano- KOYNAATH] συνάγειν « deduire » 42, 5-6 (voir p. xeı). CABAKOYNMAENHE χοινωνία 64,9, 11, 66,1, μῖξις 50,11; rend ἐπιθυμία 16,2 (voir PP- Xxvin, LXXXIX). CAERHIIIE ἄνωθεν 3A, , (Gerit sure), 106,,, « des le debut » 64,5. caskaknne ἐπιστήμη 22, 10, « connaissance » 94, 11.12, 106, 10. ὉΧΕΈΛΈΤΕΛΕ θεατής 16,,, ἐπιστήμων 72, 15. CABAZATH : CRAZANZ δεσμώτης 2,6 (Voir p. LXXVI). CATAACKNZ σύμφωνος A, 15. CATAACKETEHE συμφωνία A, 13, eargkmarn « pecher » 64, 16,17, 92,10. CAADAKZ « bien portant » 80,5, 82,6. CZAPZINATH « retenir » 78,3. CRAPARATH Guveyeı 10, 17-12,1, 26,6. CAZBAANHE γένεσις 14. s, « er&ature » 96,5, ὁζϑβαληῖα 104,,, lire *cazaa m me. CAZbAATH δημιουργῆσαι 18,12, 20,3, 104,6 (&erit 02zAANiA), « creer » 94,5, 106, 10. CAKAZANHE διήγημα 6,4, παρἄδειγμα AS, 7, ὑπόθεσις 100, 11. « indication, enseigne- ment » 98,1, 108,5, 6. a CAKAZATH μηνῦσαι 72,17, « faire connaitre, expliquer » 64,1, 84, 1,2; pr&s. ckamm «jexpliquerai » 6A,,, AA cKAMETn φρασάτω 26, 17, Imper. cxamu « explique » 100, 5; — pres. cnAazaetk (S’ cnazYerz) « il indique » 90, 13 (voir p. ıxxıv). cZKAZ0KATH (S”) 90,13, Voir CAKAZATM. CZKONKYARATH ἐχτελεῖν 70, 14, CAKONKYABATH CA παύεσθαι 10, 12; CKONYARARıpoYy CA0KO rend φέρουσαν τὸ πρόσταγμα 70, 16. CAKONKYANHE τέλος 2,5, « fin » 94,16, CAKONKYATH : AHTIE CKÖNYAETR τοῦ ζῆν παύετα: 1,6. CAKpOymATH θραύειν 14,7, CAKPRITH, VOIr KPKITH. CAKOYNHTH CA ἡνῶσθαι 26, 5-6, «en venir aux mains » 98,9 (avec xz et dat.). CRADRENHE σύνθεσις AA, g, MPOTHENATO CAOMENTA « l’antithese » 94, 10, ι 868 METHODE D'OLYMPE. [1447 CAAOAHTH CA συντεθεῖσθαι H0,13 (2 6ὁχ.), 92,2, CAAOMENZ συντεθείς 50, γι, συγκείμενος 4.5, σύνθετος 50,5, 10 (S” ο᾽ λόπ᾽ ἩΜΠ11), 10-11, 11-12, 15 (2 ex.), « οοπηροϑόώ » 50% CAAOKKNA σύνθετος 50), (S’ cAAomeNA), VOoIr CAAOKHTH CA et p. XXXVvu. CRAOYYHTH cA τυχεῖν 42,5, AA,5, « advenir » 76,10, rend προσγενέσθαι 76, 15. CAMOTPHTH σχοπεῖν 10,3, 12, (part. pres. SR 10,3, voir p- ıaxım). CAUpATR cupT-) θάνχτος 2,9, 4,5 etc.; cHpTR “nöcapan αἱ θανατηφόροι A, 3, CAMKICAHTH ἐννοεῖν 16,3, φρονεῖν 18, 16, φροντίσαι 86, 1. CAMRICAZ « ralson, Ssens» 78,6, CAMBICABRNZ « intelligent » 86, 11. czukru « oser » 60,14, 16, 84,5, ete- canaaATH « tomber, s’6carter » 78,8, | cAnAcenne (CNCH-) σωτηρία A,s, 6,3, 14,3, 48, 15. Br CANAECTH : CHACTOWA CA πέπλεχται (var. προσπλέκεται) 36,1, (avec nz et dat.). canonkaatH « indiquer » : cnonkaan’maro 80, 5... (voir p. L). CANPATANHE συστολή 26, 17. CACTAKHTH : CACTARAEND συνεστώς 24ς, CACTARAENHE σύστασις 12,5, 16,7, 38,14, 50,10, 102,3, 106, 13, 15, σύστημα 104,17, en I regard de ἐξέτασιν (lu “ σύστασιν) 34,3. CACTARA σύστασις 12,5, 34,15, 17, 36,7 (2 ex.), 0.5.0, 15, 56,6, « substance » 86, 13, στοιχεῖον 72,9, rend ἁρμονία. A, 15. ὃ CACTARKNZ τῶν στοιχείων 12,11. CACTOMTH συνεστάναι D6, 13. CACmMAZ ὄργανον 72, 11. CATKOPHTH ae πεποιηχέναι 12,,, A0,;, 44,5. etc., πράττειν 8,14, ποιήσασθαι 20,5, ποιεῖσθαι 22,5, δημιουργῆσαι 18,7, 26,17, 48,5; rend χατασχευΐάσαι 48,3, φυλάξαι. 72,3. repond ἃ τολμῆσαι 66,4; [ATBopnuTn] ... ΔΈΛΤΗ ἐμποιεῖν (var. ποιεῖν) 70, 17-72, 1 (voir p- XCIV); CATROPHLUH πόλ3:Ὁ ὠφελήσεις 34,9: — CATEOPHTH CA γεγονέναι 58,1, 70,2, CATEOPENZ γεγονέναι 24,9, CATEOPENZ ἘΜ πέφυχε (var. πέφυχεν εἶναι) 72,14; CATKOPENZ γενητός 24,5, 40,3, 56,7, 5. 11, ClC-, CATKOPENKIK en regard de τῶν ὄντων 56, 1), CATKOPENHE γένεσις 16, 9-10, « action » 68, 7. carpgaunkrn « Supporter » 98,6. CAXpANHTH φυλάξαι 42,18, « maintenir » 78,8, 10. CAXpANMTH ca « se maintenir » 88, 13. “ τη (CNr) παῖς 74... « fils » 78,10, ι cr (πη, voir p. xLım) οὗτος, οὑτοσί 44.,)ς, 104,7, 68: 50,,, repond ἃ αὐτός 10,16, 16,5, 34, 15, 17, ete., A τοιοῦτος 6,5, ὁ τοιοῦτος 8,1, 20, 10, 70,1,3, ἃ lartiele6 ἀξ (voir p. Lıx); ὦπα ... A chm ὁ μὲν ... ὁ δέ 14,5, 4,6, πη... A "cum (serit nm) οἱ μὲν ... οἱ δέ 4,14; — cmm διὰ τούτου 104,6, 11, οὕτως 18, 10, 94,9 (voir [145] LEXIQUE SLAVE-GREC. 869 p- LVII); KA cHMA πρὸς τούτοις 1A,13, etc., Κα cemoy « outre cela » 106,5. ὦ cero ἐντεῦθεν IA, 15, ἐπε (Ὁ cero τὸ ἐντεῦθεν 102, 1, chAe « Icı» 100... ck (6erit ct) « allons » 60,9 (SP ce m ?); ck OyBO : ce πὸ oYyE0 ἤδη δέ 12,16 [4,9 (Gerit ἡ Eme οὐποὶ, ρέπι αι ie ce οὐ κὸ « et je dirai tout de suite » 92,1,, οὙΕὸ οὗ τὸ ἐντεῦθεν 10, 17 (voir Ρ- LXxvII). chnepz Βορρῆς 8,1. ckuenknz « des semences » 68, 15. ckrsa (S’ ckmrsa) « semailles » 08, 15. CAAz « Justice » 60, 15; MPIHMATH coyAZ « recevoir un chätiment » 62, 3,5, 60,16, 82, 12, 84,7, c0yAz ... ana δίκας ... ἀπαιτῶν 66,1. CANICTATZ « adversaire » 98,5, 4, 7. CANOCTATRNUKZ (S” CANOCTATZ) « adversaire » 98, ;, CAIIRCTBO τὸ εἶναι 16, 16, 17, coyıpectkou φύσει 48,13, 15, « par nature » 86,3, ΟΡΆΛΟΥ : Wcwaoy ἐντεῦθεν 76,5, τὸ ἐντεῦθεν 8,5, 50,18, ἐπε Wewaoy τὸ ἐντεῦθεν 58,1... « des lors » 82, 10, T TAHEBNK μυστικῶς A, 14. TAHNA μυστήριον 4.5. 16, 0.6. ΤΑΉΤΗ « dissimuler » 82,9, ΤΑΗΤΗῊ cA χρύπτεσθαι 102,5, « &tre cache » 58,17, 106, 3. Taxo οὕτως 10,9, 18,13, 34,19, etc. (se rapportant au passe ou ἃ ce qui a ete dit anterieurement); rend ὁμοίως 66, 15, TAKORKIH ὁ τοιοῦτος 16,9, « l’'homme tel » 98,11, TaxoromY 64,9 en regard de τῷ ὁμοίῳ; TAKORZ (S”) YO, 11, voir TAKZ. TAKOBHIHM(A)E ὁ ὅμοιος 6,1, « le möme » 98, 15. Taxoz(A)e ὁμοίως 24,16, etc., ὡσαύτως 52,14, rend οὕτω 10, |, 24,9. -TAKZ τοιοῦτος 2,10, 70,3, 76,13, ete.; ΤΑ Aaykm’ze τοιοῦτοι ὁποίους 88,15, TAKZ (S? TAKOBZ) ... Akoxe « tel que » 90, 11-12. TAKZ(A)E ὃ αὐτός 26,5, apoyraıı nk Taykume rend ἑτέρας παρ᾽ αὐτάς 42,17. TATBbRA χλοπή 38,13, τας ᾿εἶτα (faute pour ei τά) 24, 16; TAue [πότοι] « ensuite » 80,12 (voir p. xcım). TKAPBERNZ γενητός 50,14, 56, 11,12, « erde » 68,15, 96, 5, 100,5, "Έ TBAERNO ἀγένητον 7657. : TEOH σός, "TEVEÄ AME’RE τῆς πρὸς σὲ φιλίας 20,11. TEOPHTH ποιεῖν, πεποιηχέναι 70,17, ποιεῖσθαι 10,12, 34,3, 42,4, aor. TRopH ἐποιήσω 68,16, « tu as fait » 60,17, πράττειν 8,14, 22,0, ἐργάζεσθαι 66,5, 6, δημιουργεῖν 18,11, 28,1, 46, ı9, 20, TEOPHTH CA συνδημιουργεῖν 28,5, rend ἐμποιεῖν 66,7, χατα- . - ? 4 a σκευάζειν 42,1, ἀναπλάττειν 8,9: TOPLINXZ TEOPHTR δεινότερα τολμᾶν 12,46, πόδες PATR. OR. — T. XXII. -- Ε. 5. 57 870 METHODE D’OLYMPE. [140] AKNIE.... TROPHTR τῷ προστάγματι ... πείθεται 8,11, TEOPHMA γινόμενοι, 38, 11, ECTR TBopeno (S” CATROPENO γέγονεν 72,1. ar ποιητής ἊΣ 3,12, 20,7, 32,11, 38,10, 15, ete-, δημιουργός 12,3, 16,11, 20,6, 2,12, 40,6, 42, 14, 16. TEOPKUR τοῦ as AB,s. 72:11. TEOPENHE δημιουργία 18,14. TapzAz « solide » 84,5: TRep’AOY ... ΔῈ (doit traduire στερεός, voir p. xxvim). ΤΆΧΑ : CA TEEpAIM « avec securite » 60,5. Temaz θερμός 52. 5, ΤΛΑΒΟΒΑΤΗ ἑρμηνεύειν A, 15. Toraa « alors » 82,5, ete., τηνικαῦτα 102,5, TOTAA ... ETAA τότε... ὅτε AO, 10, 56, 16- 58,1, τότε ... ὁπότε 36,3, 60.1.9 TOAHKA τοσοῦτος 1A, 10, « si grand » 100, , (6erit TOAHKO, voir Ρ. XLIl). TPARKNHKZ λειμών Ö,5. TIETHM : Tpernee τρίτον 26, , (pris au sens adverbia!). TpHE τρεῖς : neutre TPM IA, ,7. rpoyaz « ellort, peine » 98,3, 6. Tpaukrn « Supporter » 84... I, 15, ὑπομένειν « persister » AA, , (voir pP. LXXXVI). TpkEOBANHE χρῆσις 64,5, 13, 66, 1, 68,3, τ. « mode d’usage » 68,3, TpkKoBAaTH δεῖσθαι 18,0, 34,17, 36,8, 102,,, 104,3, (et gen.), χρήζειν ΠΝ χοῦ- σθαι 94,9. 72,12, γρήσασθχι 3A,9, 10, « se servir » 68,10, 80,6 (et instr., voir p- vn). Toy : Toy CBI παρών A2,7 (VOIr P. LXXXVI); ; TS Arie εὐθέως 10,3, 14,5, « aussitöt » 80,7, 86,7, 98, 9-10. τὰ οὗτος (se relerant A ce qui precede), Ane ... TEUZ 34,39, 6, 11-12; FEpond ἃ αὐτός 10,0, Ab,15, 54,3, 106,12, 108,4, ἃ τοιοῦτος 102,4; pkez τὸ πὰ Meike παρ᾽ ὃ εἰς ὅ 72,1. rajoule comme antscedent de nme: Toa... we οὗ 48,1... et cf. 38,12; — Toro Akaa διὰ τοῦτο 6,11, ete.; Καὶ TOM τὸ λοιπόν 12,,, 22, 19, 42,6, et de möme [2.1 (altöre), 5 Necoyıpectno ἐπε καὶ TOMOY εἰς τὸ μηχέτι eivzı 16,17, ne ἄμμι αὶ ΤΌΜΟΥ « n’ayant plus » 98,10; πότομ ἔπειτα 102,5, 104,5, μετέπειτα 1O,1,, Taye [notom) « ensuite » 80,15 (voir p. xcım); — Tkm ze διὰ τοῦτο δέ 106,3, διό 22,5, διόπερ 6,10, 18,4, 72,1, etc., ὅθεν 16,13, 22,12, 94,5 AO, 14-15, ete., οὐκοῦν 32, 10. 36,7, 42,13, 40... 52,10. ete., τοίνυν A,s, 621} τοιγαροῦν LOG, 11, rend ὥστε 74... TEM me ΟΥ̓Εὺ τοιγαροῦν 72.,.1., « ainsi done » 36,14: — τὸ « alors » (marquant une deduction) : au debut d’une phrase .interrogative : τὸ nano πῶς A6, 15, τὸ ὕκογλα πόθεν 76,9: röpond ἃ δέ : τό τὸ τί δέ 52,17, Τὸ NE ΜΗΜΙΠΗ ΔῊ ΜῊ CA οὐ δοχεῖς δέ μοι 42,0, ἃ χαί : τὸ KARO χαὶ πῶς 16,11; devant EARMA : τὸ Eama mie oyRo ἐπεὶ τοίνυν 3A,ız: au debut d'une phrase principale precedee d'une phrase conditionnelle : ἀπε... τὸ [147] LEXIQUE SLAVE-GREC. 871 42,1112 (2 ex.), 62,1. TO πὲ: &ama me... Ne BAAYTR TO πὲ ΔῊ ECTRA zAaa &i ... οὐχ ἔσονται οὐσίαι τὰ χαχά 90. 7-0. TAR(A)E ὁ αὐτός 4,5, 64,15. 10, 68,3, ete., ὅμοιος 64,14, 70,8, 102. (et dat., voir p- LVI); Tome... Eie « le meme que » 90,13, AKA me... Tame ἃ... ταῦτα (lu ταὐτά) 22, 9-3. TAxamo μόνον 14,7, 34,0, 106,1, etc., rend μόνην 76,4: ABdE τοῖο δύο χαὶ μόνα 92,0. Apoyraa *" ronuo (6crit κ ΤΌΜΟΥ) τὰς λοιπὰς χαὶ μόνας Ab, 12: TOKIO ἐλὴ πὸ μόνον 12, 13-14, 104, 10, χαὶ μόνος 24, 15, 76,6, 102, 6, 106, 14-15, et ef. 94. 15. 106,7: MKOME CA TAKMO CAANIHTR ὡς ἔτυχε « au hasard » 42,93; TKM AA « pourvu que » 96, 16 (voir p. ıxx). TZ4RNZ « 6gal » 58, 16, 9,16, 17, 96,9 (et dat.). Tzıpera « chätiment » 84,5. TH: ὦ Thl ὦ οὗτος 34,13, et cf. 60,,, 62,10. ΤἈΜᾺ σχότος 10, 13 > 52,38, 17, STE TkAcchNZ σωματιχός 34, 14, 17, 36,7 (2 ex.). J ͵ Tkao σῶμα 14,13, ete. (voir p. χιμ). γ oy ἐπί (et gen.) A,,, ΟΥ̓́ οεπὲ «en soi-meme » 96,5; ΟΥ̓ ne “παρ᾽ αὐτῷ (faute pour γὰρ αὐτῷ) 10A, |, coyıpee ΟΥ̓ HETO τὴν οὖσαν αὐτῷ 108, 3.4, ΟΥ̓ HETO αὐτῷ πρόσεστιν 16,9, oy: Ne ΟΥ̓ « pas encore » 82,11, πὲ ΟΥ̓ τος pacrpoenk EHIBIIH πρὶν ... διαχριθῆναι AB,6, πὲ ΟΥ̓ a KAWEPÄRENOY πρὶν ... εἰκονισθῇ AS, 5. ΟΥ̓ΒΉΗΒΑΗΜΕ τὸ φονεύειν 36, 13. ΟΥ̓ΒΗΜΟΤΕΟ (5) φόνος, Voir ΟΥ̓́ΒΟΗ. OyEHnUA (8) φονεύς, Voir ὀγβομηλ. OyEHTH « Luer» 78,11. OyEo τοίνυν AG, 15, τοιγαροῦν 6, 1, rend μέν 2,5, δέ 56,1, (apres - me, volr p. LXX), re 10,16, 56,3 (apres -πε), repond ἃ καί 32,11; — Me ΟΥ̓ πὸ τοίνυν 22,3, 44,10, 66,1, 78,1, Eama me oyEO ἐπεὶ τοίνυν 3A, 13, 68, 16, « puisque done » 62, 15, 64,3; τοιγαροῦν 70,5, 100,7], Thu ze oyBo zoyzpody 72,1,, « ainsi done » 86,14; οὖν 46,3, μὲν οὖν 6,4. 40,7, 84,10, 104, 17, et cf. 58,11: rend δέ 10, 15, 12, 13, 18, 16, 56, 13; ΠΆΕΙ At oyEO ὕστερον δ᾽ αὖ πάλιν BA,17; — Ne ΟΥ̓ πὸ δέ A,ı1, A2, 14, καί 8,9, H Enma ie ΟΥ̓ πὸ “ καὶ ἐπεί 5A, 11, «puisque donc » 88,3, 100, 3.9, — nA οὐπὸ (ἀ) ἀλλὰ μὴν (καί) 26,8, A0,13, 48,2, 54,9, 106,5 (Eerit ne oyBd), et cf. 86,5, 90,17. NZ oy50 MH estenregard 46 χαί 104,;, Νὰ ἦ oy5o « mais aussi » 68,5, 78,15: — era πε πὸ οὐπὸ ὅτε τοίνυν 32,19, ἦ ... 50 ΟΥ̓Εὺ χαὶ γάρ 24,17 (voir p- Lxx); — ck oyso, voir ck. OyKom φόνος 36, 9,10, 36, 12 (S” oyBineTKo » 38;1: 38,12 (S° oyBiNcTBA), 56,3 (5" οὐκηήοτπο), 66,3 (Ecrit ὦ ποθ, « meurtre » 60,13 (S’ ΟΥ̓ΑῚ ΠΟΤΈΣ. 872 METHODE D’OLYMPE. [148] ΟΥ̓ΒΟΗΙΑ (S” oyEunyA) φονεύς 36,12, « meurtrier » 62,4. OyEOHTH CA φοδηθῆναι 20,0, oYyEOMB ca πεφοδημένη 8,12, 20,6. ΟΥ̓ΒΈΓΑΤΗ φεύγειν 16,10, « fuir, eviter » 80.γ, πὲ oyskran μὴ φύγης 6,2. oyEkzarn : oyEkauTR φεύξεται 26,3. ΟΥ̓ΒΕΛΗΎΗΤΗ ca « S’accroitre » 8,6. OYBpAINATH « detourner » 72,16. oyskaknne γνῶσις 104, 14; oyskatnie 78, 1,, faute pour 'skaknie. ΟΥ̓ΒΈΔΈΤΗ γινώσχειν 104. ,5. ΟΥ̓ΒΈΡΗΤΗ « persuader » 80,5, ΟΥ̓ΒΈΡΗΤΕ πείσει 42,6. ΟΥ̓ΒΈΡΑΤΗ πείθειν 12,11. OyAoRR : compar. E oyaonk (SP? ΟΥ̓ΑΘΕΒῚ « le plus aisement » 58,13, ΟΥ̓ΔΟΛΈΤΗ « dominer, vaincre » : part. passif oyavaknz 98,17. OYApZZKATH, VOIT NEOYAPARATH. ΟΥΑΣ μέλος 24,7. oye "ἤδη 14,1, « deja » 106,ς; Mae (voir p. xxxvi) rend γοῦν 18,12. OyKAZANHE ἀπόδειξις 54, 19. OyKAZATH : PFES. oysazeTh 24,5, en regard de ἀπαιτεῖ; — part. pres. HMA ... DYyKazaa € 6A, 9-10, rendant ὄνομα ... σημαντικόν. OyKApMTH ὑδρίζειν (var. ἐνυδρίζειν) 1A,1, ἐνυδρίζειν 64, 12, ΟΥ̓Κ Αι ca διαλοιδορου- μένους 12, 15. OyKopuTH « outrager » 98,8. OYKpACHTH χοσμῆσαι 26, 11, διακοσμῆσαι 18, 7-8. oyspautenne διακόσμησις AG, 19, BÄTÖE ... oynpamrenie ἢ ebxoouia 12, 12. OyAAHMNHE (S? Saoraenie) « fait de tendre des pieges » 68, 13. OyAaonAcnHe (S'), Voir OyAAMNHE. OyMApHTH « faire mourir » 90,10. OYMOPHTH « faire mourir » 96, 7, ογμόφη 90,9 doit traduire ἀνεῖλε (voir p. xxvum). oyupkrn « mourir » 80,17, 96,3. OyMZ νοῦς 8,9, 10, ;, 125%, 38,7. OyMBRICAHTH « imaginer » 68, 13. oynexpauten- 26,19, faute pour NeoyKpauien-. OyHHH κρείττων 26, 13, 46,3, 3,5, 11, 21, 72,16, οἷο. ογοτὰ στόμα. 14,0. ΟΥΟΤΑΒΉΤΗ ὁρίσασθαι 42, 4.5, 74,10 (* δρίσηται, faute pour δωρήσηται), « fixer » 80,5. OYCTARAMTH. ὁρίζεσθαι 34,5, 4. OYCTARKHA ὡρισμένος 70,13, 15, rend οἰκεῖος 8, 13. OycTAHTH ἵστασθαι 12,,, παύεσθαι 1A, 3. OycTpamamTH ca 68,17, Voir OyCTpAMAHTH. F OycTpammTn « inciter » 78,17; oyerpeums ca 1A,, est en regard de χωρήσας. Rene: ὙΠ [149] LEXIQUE SLAVE-GREC. 873 OyCTPAMAMHTH παρορμᾶν 1A,1n, 70,3, oyerpamzaaß ca (S? oyerpzuaknTt (ΑἹ « sont incites » 68,17 (voir p. xxxvin). OYCTPZIIAENHE ὁρμή 48,17, [ἀφ]ορμήν 70, 1. OyTamTH ca (S” οὐτλήτη ca) « ötre cache » 58,12. OyTEPZAHTH : part. passif οὐτπέρπεην πεπυγυῖαν 12... 70,16. ΟΥ̓ΤΕφΖ (ΛΊΠΕ : οὐτ πέρ mente [ἡ πολβήπεηϊε) βάσιν 10,6 (voir p. xcıı). oyxo : gen. ἀπο] ΟΥ̓́ΤΠΗΙ τὰς ἀχοάς A,; (voIr p. LI). OyIENHKZ « eleve, athlete » 98, 1x. oyıenne διδασχαλία 76,13, μάθημα 74,3 (2 ex.), « enseignement » 86,15, 88,1; ΔΙΟΒΑΙΒΗΧ ΟΥ̓ΤΕΝΪῈ τῶν φιλομαθῶν 42, 2, ΟΥ̓ΤΗΝΉΤΗ : BA “ HEOYRPAUIENKIX HH BA OYIHNENKIX 20.19.15, F6pondant ἃ ἐν ἀχοσ- μήτοις. ΟΥ̓ΤΗΤΕΛΕ διδάσκαλος 16,6, « maitre » 98,1, 5, 8, « gymnaste » 90,15, 98, 3. oyuutn διδάσκειν 78,1, « instruire » 78,5, « enseigner » I, 6; oyınTu ca διδσχε- σθαι 4... 70,16, μανθάνειν 74.,., ἐκμανθάνειν 7A,o-3, « Etre instruit » 86,,, « s’exer- cer ἃ » 96,1; (et dat.). 9 “ Onaununckz (6crit Nastannnhckaro) Φιλίππων 2,3 (voir pp. VEIT, xXXvin). X. KBAnA « louange » 72,11. XBAAHTH ἐπαινεῖν 6,9, 20,1, 72, 1-2. xakenna οἰκία AA, u. 5,6. KSAHTH περιπατεῖν 6,15. xorkune « le vouloir » 88,1; “x socxötknin ou "RZ xötknin ἐν ἐπιθυμίᾳ 20, 13. xorkru (ἐ)θέλειν, βούλεσθαι, rend μέλλειν 106,5 (voir p. τχπ], προαιρεῖσθαι 104,11, ἐπιθυμεῖν 2,8, 10, ποθεῖν 18. 15. XpANHTH τηρεῖν 10,16. KPyAz : compar. xYak μείονα AO, 14, xoyze ἔλαττον 86,1 (voir p. XLvi). KOyAHTH « blamer » 82,6, 84,1. xsirgoets τέχνη 8,1, 18,7, 10, 48,5, ete., ἐπιστήμη 100,16, 17, 102,13, 106,4, ΧΗ TpöcTiw πιθανῶς 34,6. KBITIOCTRNZ τῆς τέχνης 100, 13. KHTIZ « habile, savant » 80,3, 82,9 (et dat.). KEITIRUR τεχνίτης 106, 13-14, ἐπιστήμων 102, 13. 874 METHODE D’OLYMPE. [150] ΠΡΈΤΖ ἐξάνθημα 12... USÄTRYR : gen. sing. ΠΒΡΈΤπηΛ ἀνθέων 6,5 (voir p. Lin). yk:yk ἡ [Mmkomel εἴ γε δή (var. ἅτε δή) 26, 1» (voir p. xcı). ykavoyunnz « sens6, sage » : W ykaosuznaro cıaıcaa « du bon sens » 78,6. ukaz ὁλόχληρος 56,16 (2 ex.), 58,3. YAHUTH προσδοχᾶν 8.9. ὙΜῊΧ τὸ εὔταχτον 12,11, Bee’ Ἱπῆηλ ἀτάχτως 26, 5, YHCTH σέειν : pr6&s. Ἵτέτι, 65, 14 (2 ex.). YHCTZ χαθαρός 6,7. ὙΛΟΒΈΚΟΛΙΝΕΜΕ (YAK-) « amour pour les hommes » 100,3. saonksz (YÄR-, YARKT) ἄνθρωπος, plur. Ὑλπη 38,15, ete. yaoskunchz (AU) ἀνθρώπινος 108,3, ἀνθρώπων A,10, « des hommes » 96,4, « de l’homme » 104. 17. ΖΗ μέλας δά. ς. ὙΦΈΟΖ (voir p. xL) et acc. παρά et acc. : ἹΦΈΟΣ ... ΒΟΛΙῸ παρὰ τὴν ... προαίρεσιν 76,17, 88,.15.1., παρὰ τὴν ... βουλήν 80.1.5 (S’ upkzz), « contre la volonte » 84,1, 6, 86, 0-10 (S’ ıpkza), Apoyroe ὙΤδ' upkez TO ἕτερόν τι παρ᾽ ὅ 72,1; mpk- χόλάμη ypkez (S’ ypkz) urkero ὑπεῤθαίνουσα τὸ, ... τόπον 8.11. YOYERCTEO (S”), VOIr JOYHCTRO. SoyAsnz « admirable » 96, 11. yoy(A)h ἀλλότριος 14.15.1. (*pARero, vor PP. XXXIX, xuı), 64,13, 66,11, « d’un autre » 64,13; ἀνοίκειος 18,5, « etranger ἃ » 92, 11 (et gen.). SoyHcTBo (S” JOYEBCTKO) αἴσθησις 48, 7, 10. ὙΒΟΤΕ τιλή 68,1, 84. 10. ὙΒΟΤΒῊΖ σεμνός 6, 13. ὙΑΑΟΡΟΔΕΟΤΒΟ παιδοποιία Θά. 11. « procreation » 64, 15-16. YAAR : HA MNÖTKI ἸΛΟΤῊ εἰς πολλὰ γενητά 2A,, lire peut-etre Na ποτ YAAH. YACTR μέρος 26, 14, οἷο, u “poyz(A)b, voir Yoy(A)h. URCT(K)HE (Voir p. LXXx) δρόμος 1O,s, 70,15, rend κίνησις 70,14. N) wie γοῦν 18,19, voir oye. [151] LEXIQUE SLAVE-GREC. 875 HM MBAMTH : MEZAAA 10,5 en regard de φανερὸν ποιῆσαι. Mark σαφῶς 3A, 10, 76,11, 84,0, « elairement, sürement » 58,13. 15, 60,8, ete., BOY- AcTR MERK ἐστὶ... σχφής 66,3, Ask ἘΜ ΒΙΠΗ « tant devenue manifeste » 96,1: ΙἈΒῈ MRo δηλονότι AA, (vVOIr p. LXXXV). man βορά 1A,ı, « nourriture » 80,6, 14, το, 84,6 (dans ce dernier exemple, ΔΕ doit traduire τροφή, voir p. xxvIn). MRO ὅτι « parce que » 38,10, A2, 16, ete.; — ὅτι « que » (apres « dire », etc.) lA,;. 24,1, ete., ASK πο δηλονότι AA,g; ὡς « que » (apres « dire », etc.) 20,12. 68.19 (mal compris), ete., Axo no Acrunk "og ἀληθῶς 12,9: A cam TR ᾿ ΓΝ x ἐξ 1% . ann LIND AKo ne Nepazamıkemm οὐδὲ σὲ ἀγνοεῖν νομίζω 22, 14-15; devant un infinitif : 6 .. 6 » ΄ γι ᾿ er « HA OYBAZANTE ... πὸ KBITH ΒΕΙΒΗ πρὸς... τὴν ἀπόδειξιν τοῦ ... τὴν ὕλην ὑπάρχειν 54.1.5. — « comme » : ὑπηὲ ... Axo 108,55 « ainsi... que »; — MKO Ἡ ὡς « comme » 14,3. 26,5, 28,5, ete., Axo u πὸ Hcrunk « en verite » 62,5 (— ὡς > $ Ἴ ᾽ ee: a ΕΣ δ , ἀχηθῶς), MKO u BEAXS ὡς ἦν 40, 15: ὥσπερ 25,6, 7, etc., ὥσπερει 10 AKo ἡ ... ΒΒΙΤῊ ὥσπερ ... ὑπάρχειν 28,4: οἷον 5A, 6, 56,2 (devamt une phrase avec verbe j au present), 56,5, ete.; ἄπο ἡ τὴϊ ὁμοίως ... σοι 20,;, ἄπο M βεμη ὁμοίως ... τῇ ὕλῃ 26,5. — CREB CA... ἄπο ἡ... OYEoATH cA 20,39 repond ἃ συνέξη ... ἐχ τοῦ ... φοδηθῆναι (mal compris). MKoME ὅτι « parce que » 2.3 6,7, ete,, -- ὅτι ( quer» (apres « dire », etc.) 10,0, 22,1, ete., ὡς « que » 18,1, 38,8, ete., ὡς ἄρα 20,9; — « ἃ 66 point que, en sorte que », devant un infinitif : "Tonnxz ... naoaz Anome A schAtn « un tel fruit que de semer » 100, 9.10, Axome ne NenkaktH « de sorte qu'il n’ignorait pas » 86, 9; Axome ... ἘΜΙΤῊ rend εἰς ro... ὑπάρχειν 42, 16, MKOME ... ΠΟΛΑΤῊ repond ἃ ἐν ᾧ παρασχεῖν IA, 15; dans we ... AKome οὗ πρηλλγάτη καὶ MEMOY ἀνοίκειον ... τοῦτο προσαρμόζειν αὐτῷ [8, 5-5, κοσπὲ semble avoir la meme valeur que exe (voir p. LXI); — ὡς « comme » 10,9, 18,1, (devant un verbe ἃ l’indicatif), 102,3 (devant une phrase nominale), 8,12 (devant un infinitif), 20,10 (devant une phrase participiale), ete., ὥσπερ 38, 1, χαθάπερ 8,13; MKome MNAXZ ὃ ἐνόμιζον 8,10, ἰπκοκε BEA αἵπερ (var. ὅπερ) ἧσαν A2,17. ὁποῖαι ... Ὥσαν A6,g; Mkome πὸ Herunk ὡς ἀληθῶς 20,3, ele. (voir p. LXXXV); — ἰἄκοπε ἡ ὡς 16,14, ὥσπερ 8, 1-2, « comme » 8A, 4, MsZme : TAym aykırze (voir p. ΧΧΧΥΙ) τοιοῦτοι ὁποίους BB, 15, TAKOME ... Akome ἡ 0. "MlKalme... TAme ἃ... ταῦτα 29,23. τὸν αὐτὸν ... τῷ 26,3; HMIOCTR θυμός 10,3, 14,5, 10, menk ὀξέως 6,15, « clairement » 62, 1. mern : Ecru (S? Actn, voir p. xxxv) naynnaue τῆς βορᾶς ἤρχετο 1A, 876 METHODE D’OLYMPE. 1152] € ETAA ὅτε, TOTAR ... ETAA τότε... ὅτε 10, 10, τότε ... ὁπότε 66, 1.3, etc. EAHNOORJAZENZ μονοειδής 50,9. προῦτλα M EANNOWRpAZNÄA repond A χαὶ τὰ ἁπλᾶ 52,1... ΕΛΗΒΟΡΟΑΒΗΖ ὁμογενής 12,15, 14,3. | EAHNOCTPACTANZ ἡ ὁμοιοπαθής (man. ὅμοιον) 14,5 (voir p. xxvin). eAuNz (ENT, voir p. xLI) εἷς, &Annoro ... Ä Apoyraro « un... l’autre » 78,10; καὶ μόνος : ὦ CHXA Eauntx ἐπὶ τούτοις καὶ μόνοις 12,,, et de m&me 12,6 76,17, et cf. 12,11, 62,,, 9A, 11, CerO TÄKMO ... EANNOTO τούτου ... za μόνου 24, 1ς, etc. (voir rzszuo); [Ὁ andere ... &aumo δυοῖν ... θάτερον 42,758, ENO KA WEOHX τὸ αὐτὸ ἐπ᾽ ἀμφοτέρων 66,7. ἐλὴπο ... ApYrouY ἕχαστον (var. ἑχάτερον) ... τοῦ πλη- σίον 24,;, W Eahnaro nam « de chacun de nous » 58, 17, 10 ehomoy ἫΧ « chacune de ces choses l’une apr&s l’autre » 68,3, EAHKZ : EAHKO « tout ce qui » 68,13. — EANKZme : EAUKAmME ὅσα 38,13, EAnkome ὅσα 18,12 (2 ex.), 56,5, Eannome oyEo « toutes les choses qui » 60, 1, (voir Ρ- Χαμ); Eankome εἰς ὅσον 100. 17. ΕΛΙΔΊῚΗΗΖ : ΒΑ ἐλληημέχχ map’ Ἕλλησιν 2,9 (voir p. Χι). EAAlHNRCKZ (voir p. xL) τῶν Ἑλλήνων 2,;, 4.5. « des Grees » 92,9. EARMA « puisque » 90,9. Eama me εἰ 36,,, h Eama πε ἐπεὶ (var. ἐπειδὴ) δέ 32,5, NA Enma me ἐπεὶ δέ 3A, 9.5, 40,90: (A) Eama mie OYEO, voir oyRo. ENHCKONZ OU ENHCKOYNZ « Eveque » : na 2,2 ECTECTEO (ἔτ πο) οὐσία 32,1, 5, 6, 7, 10, 34,14, 36,10, etc., φύσις 12,13, 18,3, A6, 5, 48,9, 64,5, 72,5, etc. ECTKETERNZ (ECTKEN-) τῆς οὐσίας 3A,ı,, « de la substance » 62,,,, « naturel » (ou « substantiel ») 90, 17. eıpe « encore » 84,;, Eile Ne « pas encore » 8A,,, Ne ἐμὲ « pas encore » 82,5, 14, οὐκέτι AA,4, 72,10, μηκέτι A2, 16, « ne plus » 62,1. (voir p. LXxxVv). A AZa δεσμός 2,5, A,5, 10, OYZA 4,10 rend τὰ δεσμά. AN AT : part. passif AToro τὸν ... ληφθέντα 66,3 (voir p. xLıv). ὅν “ÖHAHNHHCKZ, voir " OnannnHckz. DVEcTHHcKZ : ϑυδέοτηἠοκλα τὸ Θυέστειον 16,1. INDEX GREC-SLAVE ἀγαθός BAATZ, AOkpZ, τὸ ἀγαθόν BAATOR, BAATOCTR. ἀγαθοσύνη KAATOCTB. ἀγένητος NECATEOPKNZ, HETEOKNA (HETRO- PRNZ), NE TRAKERNA. ἀγενήτως NECATEOPENE. ἅγιος MPECKATZ. ἀγνοῷ Ne ΛΟΒΈΛΈΤΗ, nepazoyurkrn. ἄγνωστος NERKAOUZ. ἄγριος AWTZ. ἀδελφός EPATZ, plur. kpaTum, adj. "npa- TENR. ἀδικῶ NENPABRAKCTBOBATH. ἀδύνατος NENMOMTRNZ, ἀδύνατον NEMOLITR- NO (RCTZ), Ne ΔΕ 2Ἐ. ἄδω πΈΤΗ, szcnkrn. ἀεί TIPHCHO. ἄημι ΒΑΞΒΈΜΤΗ. ἀήρ KAZAOYXA. αἰγιαλός BOT. αἱροῦμαι MZEOAHTH. αἰσθάνομαι MOYOYTH. αἴσθησις OYHCTKO (S’ SOyBRCTRO). , αἰτία KUNA. αἴτιος EHNKNZ, KHNOKRNZ, EHNANHRKZ. αἰώνιος KEYRNZ. ἀχοή CAOYXZ, οὐχῦ. ἀχόλαστος KOYH, ἩΣΠΟΛΟΈΒΗΧ. ἀχόσμητος HEOYKPALIENZ. ἀχοσμία NEOYKPALIENIER. ἄκοσμος HEOYCTPOKNZ H HEOYKAALIENZ. ἀχούω CAZIWATH, CAOYWATH, TOCAOY- τ WATH. ἀκριθής (3 ἘΛΟῚ ΚΟΗΒΎΒΗΖ, ἐπ᾿ ἀχριθές 5ΈΛο, ἀχρύασις TIOCADYINAHHR. TAACA. ἀκροατήριον " TIOCAOYIHANHK. ἀχροατής TMOCAOYXATAH, ΠΟΟΛΟΥΙΠΑΙΆΗ. ἄχων NEROARER, HOYAAEH, et Voir Βολιῷ, ἀλήθεια HETHNA. ἀληθής MCTHNBNZ, HCTORA. ἀληθῶς πὸ HCTHNKk, πὸ ΠΡΑΒΕΛΈ. ἀλλαγή ΠΡΈΜΈΗΚΗΜΕ. ἀλλήλους ceRe, cAMZ (ἐπε (cA), et voir ApOYTZIM. ἄλλος HNZ, ApOYTZIN, 04h NZ (S” ΠΡΟ). ἄλλοτε ApOYTOHUN. ἀλλότριος ΠΕΤΟΥ ΑΒ (voir ὙΘΥ ΑΒ). ἄλλως APOYTOMKO. ἄλογος BECAORECKNZ. ἅμα KAKOYIIh, KA soynk, πάλε. ἀμέριστος HEPAZAMUANA. ἀμφότερος OKA, OBOM. ἀναγχάζω NOYAHTH. ἀναγχαῖος ΠΟΤΡΈΚΒΒΗΖ. ἀναγχαίως ΠΟΤΡΈΒΕΝΈ. ἀνάγκη NOYZKAA, adj. NOYKARNZ. ἀναϊητῶ HÜKATH, BAZHCKATH, NZITATH. ἀναιρετιχός MATOYERNA. ἀναιρῶ MOTOYEHTH. ἀναίτιος NERHNRNZ, NE KHNhNHRZ. "ἀναχαλῶ OTAZZIEATH. ἀναλύομαι PAZHTH CA. ἀναπέμπω BACAAATH. ἀναπλάττω ZbAATH, TEOPHTH (KA OyMk), et voir HUCKATH. 878 ἀνυπληρῶ, VOIF KONKYAKATH, NAKONKYA- BATH. ἀνάρμοστος NEIDAORKNA. ἄναρχος KEZNAYAAHNZ. ἀνάρχως NENAYAARNE, BEZ NAYAAA. ἀνατυποῦμιαι ΘΕΦΑΑΤΗ. ἀνοιφέρω TIPHNOCHTH. ἀναχωρῶ, Voir HTH ἄνειμι BACKDAHTH. ἀνερευνῶ KAZHCKATH. ἄνεσις ΠΟΠΟΥΠΙΤΈΝΗΝ. ἄνευ ΑΦΟΜΈ. ἄνθος UßETRUB. ἀνθρώπινος YAOREYRCKZ. ἀνοίχειος INTOYRAB (voir YOyiKAR). ἀντί akam. ἀντίχειμαι INOTHKAHTH CA, AvTinelievog INOTHERNA. ἀντιλαμδάνομαι ποιόν ΤῊ. ἄνωθεν ΟΧΒΆΙΠΠΕ, CA TOPZI, MC ΠΡΖΒΑ, CA IpABA. ἀνωφελής Bet ΠΟΛΗΞΑ. ἄξιος AOCTOHNZ, IIVADERNZ ἀξιῶ IIAHTH. ἀπαγγέλλω ΠΟΒΈΛΔΑΤΗ. ΤΓΛΑΓΌΛΑΤΗ. ἀπαγορεύω OTAMETATH, ἀπηγορευμένος Νὲ- IIOAOKRNA. ἀπαιτῶ OTANIOCHTN, et vVolr OTZAAMTH, ΠΡΗΙΆΤΗ, OYKAZATH. ἅπας Bhch, KhCMHIhCKZ. ἀπεχδέχομαι NAAEHTH ca. ἀπέρχομαι OTAXOAHTH. ἀπεχθῶς, Voir ZAAA. ἀπίθανος NERkpRNZ. ἀπιστῷ ἨΕΒΈΡΟΒΑΤΗ. ἁπλοῦς NN0CTA. ἁπλῶς npoctk. ἀποδάλλομαι OTAMETATH. ἀπόδειξις OYKAZANHK. ἀποδέχομαι MPHMMATH. ἄποιος BEC KAKOEKKCTEA. METHODE D’OLYMPE. ἀπόχειμαι, ΨΟῚΡ ACKATH. ἀποχοίνομαι OTABKUTATH, ΟΤΑΒΈΙΙΤΑΒΑ- ΤΗ. λἀποχτείΐνω ΠΟΓΟΥΒΗΤΗ. ἀπολαύω NACAAAHTH CA, NACAAMKAATH CA. ἀπόρροιχ HETAYANHR (S? HCTHUANHR). ἀποφαίνομαι βέι ΤῊ. ἀποφράττω ΞΑΤΒΆΡΆΤΗ. ἀργός ἀργῷ χοχῶ AOKKARTH. TI9ARABNA. ΠΡΑΞΑΒΗΣ BAITH. ἁρμόζω AENZ BZITH, ἀρμόζων TIOAOERNZ. ἁρμονία CACTARA. ἀρχή KANAAO, HAYAA, NAYATZAKZ, τὴν ἀρχήν HCKONH, HC Πρβλ (CA NI9ABA). ἄρχομαι KZYHNATH, NAYHNATH, NAYATH. ἀσθενής NENOMITRNA. ἀσχημάτιστος BEZ OBPAZA. ἄτακτος NEOYYHNENA. ἀτάκτως BeC YHNA, KECYHNHRNR. ἀτενίζω Zu ETH, BAZHIATM. ἄτοπος HEMOAOERNZ, Ct VOIr ZZAA. αὖ (πάλιν) MAKZI. αὐτάρχως ADBOARNK. αὐτεξούσιος CAMOKAACTKNA, τὸ αὐτεξούσιον CAMORAACTKCTRO. αὐτός CANZ, ONZ, Ch, TA, ὁ αὐτός TAIKAR, TAKZMAE. αὐτοσύστατος CAMOCACTARKNA. ἀφαίρεσις OTATHK. ἀφαιρῶ OTHMATH, OTATH, OBAHWATH. ἀφιματῶ ΘΑΒΦΑΤΗ. ἀφίσταμαι, VOL CTOMTH. ἀφορμή EHNA, et Voir OyCTIAMARNHR. ἄχρηστος NENOTIEERNZ. βάσις OYTRIZIKAENHR Ἢ NOARHIKENHR|. "Bro NOYAHTH. = βίος MOKHTHR (Ol ZKHTHR). βλάβη MAROCTK. βλέπω ΒΗΛΈΤΗ. {> N ᾿ ΤΌ Πὰν ἀν & x % Εὴ En ξ [155] βορζ MAR, et νοὶν MCTM. Βορέας chnepz. βουλή KoAM. βούλομαι ΒΕΛΈΤΗ, ΧΟΤΈΤΗ, et voir UZI- cAHTH. βραχύ, βραχέα nano. γάμος BpARZ. ὁ γεγαμιηκώς HOTOKRZIN NERECTRNHKZ. γάρ B0,M.. BO γε, voIr me. γένεσις KAITHK, CAZKAANHK, CATKOPENHK, γενητός CATEOPKNA, TRAPRERNA, Cl Voir " JAAR. γένος 9531, adj. poAkNA. ΄ γέρων CTApRYB. γίνομαι EZIBATH, BAITH, TEOPHTH CA, CATEOPHTH CA. γινώσχω OyKkAKTM. γνήσιος IPHCNZ. γνῶσις EkAknuk, oyskaknnk. γνωστός KEADUZ. γοῦν, voir oyike. ὁ γραμματικός KANHAKBNNKZ, ἡ Yorpun- τική TPAUOTHKHM. γραφή KANHTZI. γυμνῶ OBENAXKHTH, OENARATM. δέ ke, A, NZ, AH, TO, MAKZI, ΟΕ, 50, M, ze AM, ie OyBO, M..OyRO, πὲ DAKZI, AH DAKZI, ke TANE. δέδοικα BOMTH ca. δείκνυμι KAZATH, IIOKAZATH (S” MOKAZO- > KATH). N ΄, τὸ δειλινόν OTA BEHEpA. δεινότερος TopHH. δεῖξις IIOKAZANHK. δεῖπνον Bedepm. δεόντως, voir no HcTunk. δεσμός ÄZa. δεσμώτης CARAZANZ. INDEX GRECG-SLAVE. 879 | δεσπότης BAAAZIKA, TOCHVAHNZ. δεύτερον (adv.) BATONOK. δεῖ Akne (RCTZ), ΚΟΥ, δέομαι TPKEOBATH. δή ae (9). πὸ. δηλονότι ΜῈ πὸ. δημιουργία TEOPKNHK. δημιουργός TROPRUR, ul]. ΤΟ ΒῪΒ. δημιουργῶ ZBAATH, CAZKAATH, TEOPHTH, CATEOPHTM. διά (etacc.)Akanm (S’paan), no; (et gen.) ἘΖ 02. ἡ, αγράφομαι NAIHCATH. λιαδέχομαι mpkumarn. διαδοχή mpkiruk. διάδοχος npknuzı. διαιρῷ PAZAAYATH. διάκειμαι ΒΔΙΤΉΗ. διχχόσμιησις OYKPALIENHR. διχχοσμῶ OYKPACHTN. διακρίνω OTZAMYATH, PACTIOHTH, PACHH- NHTH. διαλέγομαι BEckAOKATH. διαλοιδοροῦμαι OYKApMTH CA. διαπληχτίζομαι KOTOPATH CA. διάστασις PAZAMUENHR, PACTOMNHK. διατίθεσθαι φΑΞΟΥΜΈΤτΗ, pazoyurksarh, IIOMZIWAMTH, et VOIr BZITH. διαφορά pazanıeNnnk (S’ pazanınk). διάφορος PAZAMYRNZ, MANITOAHNRNA. διδασχαλία ΟΥ̓ΕΗ ΗΚ, NAOYYENHK. διδάσκαλος οΥ̓ΜΤΕΛΕ. διδάσκω ΟΥ̓ΗΤΗ, HAOYIHTH, HAOYYATH. δίδωμι δΑτη, AAMTH, MOAATH, et voir KZITH, TAATOAATH, fEITH. διήγημα CAKAZANHK. διίσταμιαι pACTOMTH. δίκαιος, volr BZ ΔΛΈΠΟΤΑ. δικαίως πὸ pAKKAR, BA aknoTa. διό(περὶ kun ze. διώχω TONHTH. 880 δοχῶ MRNKTH, URNKTH ca, et voir AmEo0 (KCTZ). δοξάζω cAanuTH, πΈτη. δουλαγωγῶ ΠΟΡΑΒΟΤΉΤΗ. δουλεύω PAROTATH. δουλῶ ΠΟΡΑΒΟΤΗΤΗ. δράκων SINN. δρόμος πᾶτε, WIRCT(B)HR. δύναμαι MONTH, τὸ δύνασθαι MOMTR, I10-, MITRNOK, τὸ μὴ δύνασθαι NEMO- KENHK. δύναμις CHAA, MONITR. δυνατόν NONTRNO. δυσωποῦμα: coyuankrm ca. Iwper AApOBANHR. δωροῦμαι, voir ὁρίζομα: ΟΥ̓ΟΤΑΒΉΤΗ. ἐάν AIITE, AUTE.. AA. ἑαυτόν CERE, CAMZ, CAMZ CERE (CA). ἐῶ ΝΕΒΡΈΆΙΠΤΗ, οὐχ ἐῶ Ne AATH. ἔδεσμα πρλιπεπο. ἐθέλω, vor θέλω. εἰ(περ) ALTE, KO, KARMA ie, Ik ἢ. εἶδος OBpAZA. εἰκονίζω ΜΑΘΕΡΑΞΉΤΗ. εἰκών OEPARA. εἰμί KAITH, RZIBATH, EL VOIr CATKOPHTH Ca; οὐκ ἔστιν (var. ἔνεστιν) NE AnZK; τὸ εἶναι KAITHK, CAMTRCTEO, τὸ μη(κέτι) εἶναι NERZITHR, HECALITR- ETRO. εἰσάγω, VOIr KAXDAHTH. εἰσέρχομαι szakern. εἴσοδος KANAZA (S” KAXOAZ). "εἶτα ΤΑῚς. εἴτε ALTE ΔΗ. ἐχ OTZ, et νοὶ ZANK, κἀπὸ (Nike). ἔχαστος KAMAO, KAIHKAO, KAINIKAE, KAHNZ, Khch. ἐχάτερος OROH (Var. ἀμφότερος), et voir Apoyrzın. METHODE D’OLYMPE. 1156] ἐχμανθάνω MHZEZIKHATH, OYYHTH CA. ἐχτελῶ CAKONKYABATH. ἐκτός spomk. ἑχών CANOKOAKCTEOMR. ἐλάττων Koyaann. ἐλέγχω OBAHYHTH. ἐλεῶ MMAORATH. ἐλπίς NAACHKAA. ἐμποιῶ TROPHTH, (var. ποιῶ) AkMTH, et voir CATBOPHTH. ἔμποιος KAKORKCTEANA. ἐμφράττω ZATBAPHTH. Eubuyog ADYLIRNZ. ἐν KA, 0, et VOIr 0TA. ἐναλλάσσω mpkuknmrn. ἔνεστι KCTA, KCTZ Abzt. ἕνεκα Akam, Akanma. ἐνέργεια. AkHeTEO. &vepyns AKHCTEANZ. ἐνεργῶ AKHCTEOBATH, et voir ΔΈΜΟΤΒΟ- KANHR. ἐννοῶ CAMZAICAHTH. ἥνωμαι BAKOYIHTH CA, CAKOYIHTH CA, KAKOYIIR EZITH. ἐντεῦθεν OTACHAOY, OTZ cero, et voir ch. ἐντολή ZANOR AR. ἐνυδρίζω OYKApMTH. ἐξάνθημα UKETZ. ἐξαπίνης NANpACHO. ἔξεστι TIOADERND. ἐξεῖπον HZTAATOAATH. ἐξετάζω MAITATH, HCNZITATH, HENZITO- KATH. ἐξέτασις MAITANHR, HCNZITANHR, et Voir CACTARAKHHR. ἐξουσία KAACTR, Οἱ Volt CHAA, MOLITR. ἐπαγγελία OEkUITANHR, ἡ τῆς ἐπαγγελίας γῆ zemam onKTaNam (S’onk- TOKANKNAM). ἐπαγγέλλομαι OBKITATH. [157] ἐπαινῶ KBAAHTH, ΠΟΧΒΑΛΔΙΆΤΗ, AAMTH ΠΟΧΒΆΛΚΗΗΚ. "ἐπαίσσω, VOIr OMPAZATH. ἐπαναιροῦμαι KOAHTH. ἐπεί KARMA κε. ἔπειμι (ἐπιέναι) NACTAMTH. ἔπειτα ΠΟΤΟΜΕ. ἐπέχω πὲ AATM. ἐπί (et gen.) BZ, 0, pH, ὃγ. (et acc.) NA, 52, (et dat.) na, ὁ. Akam. ἐπιδείκνυμι TOKAZATH, IOKAZOKATH. ἐπιθυμία KBACXOTEHHR (ou XoTknnk), et voir CAKAKOYNARNHK. ἐπιθυμῶ ΧΟΤΈΤΗ, BACKOTETH. ἐπικλύζω TIOTHAZHTM. ἐπιλείπω OCKAAKKATM. ἐπίμονος MPERZIBAM. ἐπινοῶ ΠορΑ ΞΟΥΠΈΤΗ. ἐπιρρέω, VOIr ΠΡΗΧΌΛΗΤΗ. ἐπίσταμαι ΒΈΛΈΕΤΗ. ἐπιστήμη KAITOCTB, ΒΈΛΈΝΗΝ, cankak- NHK, et voir ΕΒ ἘΛΈΠΝΗΚ. ἐπιστήμων KAITORUR, caskakTean. ἐπιτάφιος HATIOEKNZ (S! HAAZTIOKRNZ). ἕπομαι TIOCAKAHCTEOKATH. ἔπος CA0RO. ἐργάζομαι TEOPHTM. ἑρμιηνεύω TAAKOKATH. ἔρχομαι. HTH, IPHHTH, INHXOAHTH. ἠρόμην. ΒΧΠΡΑΠΙΑΤΗ. ἐρωτῶ ΒΑΠΦΑΙΠΑΤΗ. ἐσθής puza. οἱ ἑταῖροι APOYAKHNA. ἕτερος HNZ,. Apoyrzın, ὁ ἕτερος KAHNZ, ΑΦΟΥΎΓΖΙΗ. ἑτοίμως TOTORK. εὖ ΛΟΕΦΈ. εὐγνωμόνως KAATOOYMENE. εὐεργεσία KAATOARTR. εὐεργετῶ BAATOAKHCTEOBATH, BAATOAETR TEOPHTH. INDEX GREC-SLAVE. 5851 τὸ εὐεργετεῖν AOKMAEMHNK. εὐθέως Τὸν ΑΒΗΚ. εὐχοσμία ἈΛΑΤῸΙ OYKPALIENHK. εὕρεσις ΘΕ ΤΕΝΗΚ. ᾿εὑρετὴς γενέσθαι nzonpkern. εὑρίσχω OBpECTH, ORpKTATH. τὸ εὔτακτον YHNZ. εὔφημος BAATOCAAKHNA. εὔχομαι IIAHTH, ΜΌΛΉΤΗ CA. εὔχρηστος BAATONOTPERRNZ. ἐφικνοῦμαι AOXOAHTH. ἔχω ἩΜΈΤΗ. et νοὶ" KZAITH, MOWTH, ΗΝ ἜΤΗ, ΝΑ ΞΟΥΙΚΈΤΗ, NOAOYYHTH, ἔχεσθαι APARATU CA. τὸ (nv πητηκ. Δέφυρος RACTOYRNZA KÄTIA. ζῆλος ZARHCTK, (REKNOCTR. ζήτημα BANNOCA. ζήτησις MONZITANHK, KARHCKANNHK, KA- npocz, adj. KBANNOChNZ. ζητῷ HCKATH, KAZHCKATH, BAZHCKOKATH, TIOHCKATH, BANJAWATH, NZAITATH. ζῷον ÄHROTZ. 7 HAHN, et voIr NA. ὦ wrome Akan. ἤδη oyae, ch oyRo. ἡδονή CAACTR. 7x0 IPHXOAHTH. ἡττῶ NOKHNOBATH. ἤτοι pen Zune. θχνατηφόρος CANPATK NOCH. θαρρῶ APAZATH. θεατής caskAhTeAn. βεῖος ΒΟΉ, BOAKKCTERNZ, CKATA. θέλω ΧΟΤΈΤΗ, BEAKTH, Οἱ voIr MZICAHTH, NE AATH. θεοσέθεια EOTOYKCTHK. τὸ θεοσεθεῖν KOTOYRCTHK. θερμὸς TENAA. 882 θέσις MOAOKENHK. θραύω CAKAOYINATH. θυμός ΓΗΆΒΑ. MPOCTR., θυμοῦμαι TNERATH ca. ἢ ἰατρική KPAYKBA. ἰχτρός ΒΡΑῚΒ. ἱκανός AOROAKNA. ἱκανῶς AOBOARNK, ΔΟΒΕΛΕΒΈ. ἱκέσιος MOAKKANZ. ἱχέτης MMOAHTERNHRKA. ἵσταμαι ΟΤΑΙΛΤΗ, OYCTAMTH, ἕστηκα CTOHMTH. ἰχθυύεις PZIERCTEOYIM. χαθάπερ AKAI, MKOME. χαθέστηκα KZITM. καθό πὸ πκᾶπε. χαί 4, AU, Τὸ, BO, Ἡ-.. DYBO. χαιρός Kpkuna. ae, ἢ εὐ Υ̓ΒΟ, AN χακία, VOIr " ZZAh. χαχύός ZAZ, καχὸν πράττω ([ κακοπραγῶ 9) HENPABRCTEOBATH. χαχῶς ZANK. χάλλος AOBpOTA. καλός AOBIA. χαλῶ NAPHNATH, et Voir OTAZZIKATM. χαλῶς ΑΘΕΘΈ, οὐ καλῶς Ξ31ΛῈ. χἄν AUTE HM, NONE. χατά πὸ. ὃ. χαταχερματίζω PAZAAUATH. χαταλείπω VCTAKHTH. χαταμετρῶ ΠΈΦΗΤΗ. χαταξιοῦμαι, VOIr ΠΟΛΟΥΉΤΗ. χαταπαύω KONKYABATH CA. χατασχευάζω, VOIr TEOPHTH, CATKOPHTH. κατηγορῶ OTAATOAOKATH. χεῖμαι ACKATH. χελαινός TIZAR. χελεύω ΠΟΒΕΛΈΤΗ. METHODE D’OLYMPE. [158] κηρὸς KOCKA. χιθωτός KOPAKAR. χινδυνεύω ΒΈΛΒΟΥΒΟΒΑΤΗ [Ἢ MOTZIKATM]. κίνησις MOABHKENHK, ΠΟΛΒΉΞΑΝΗΚ, et VOIr IIKRCTKAK. χινοῦμαι ΠΟΛΒΉΞΑΤΗ CA. χληροῦμαι, voir ΠΡΗΙΆΤΗ, ΠφΈΒΛΤΗ. χλοπή ΤΑΤΒΕΛ. χοινός OKBIITR. χοινωνία OERIITERANHK, CABAKOYNARNHK, χοινωνῶ OKKILTERATH. χοίτη AdaKE. χόλπος NAZOYXA- χορυφή BIAXZ- χόσμος MINPZ, adj. LIHORCKA. χοσμῶ OyKpACHTH. χρᾶσις PACTEOPKNHK. χρατῶ APAKATH, OYAPZKATH, NpEoAOAKTH. χρείττων KOAHH, KAUITHH, OYNHH, KZILNHH, χρίνω KAZNHTH [Ἢ OCAKAATH|. χρύπτω TAHTH, IOTAHTH. χκέχτημαι ἩΜΠΈΤΗ. χτῆμα ΒΟΓΛΤΕΟΤΒΟ. χῦμα KAANA. χυρτοῦμαι KANAYHTH CA (OU KANAYATH ca). λαγχάνω NOAOYYHTH. λαμδάνω ΤῊ. BAZATH, BAZHMATH, NPHIATH, NPHHMATH, τὸ λὰμ- δάνειν BAZHMANHK. λαός ΛΌΔΗΚ. λέγω TAATOAATH, PEITH, ἩΞΥΛΑΓΌΛΆΤΗ, HZAPEUTH, NApEITH, NAPHLATH, et voir AATH. λειμών TPARKNHRKA. τὰ λείποντα NENOCTHTA. λεληθότως ὁΤΛῊ. ληστεύω AOKHTH. λῆψις KAZATHK. λίθος KAMZIKA, λίθοι KAMENHK. [159] λογισμός MAICAR. λόγος CADKO, TAATDAA. λοιπός APOYTZIH, ΠρΟῚΝ, τὸ λοιπόν KA TOMOY. μάθημα OYIeHHK. μαχρᾶν Kponk. μᾶλλον πλὰξ, υάλιστα Maue, Shao. μανθάνω ΟΥ̓ΤΗΉΤῊ (Ας NAOYUHTH (ἃ. NA- BZAIKNATH. μάτην KA COYR-. ζων μεί ΒΟΛΗΗ, BAULTHH, τὸ μέγιστον, VOIr ΒΕΛΗΒΟΤΒΟ. μείων "xoyak. μέλλω, volr XoTkrn. μέλος DYAA. οὐ μέλε! ΝΕΒΡΆΠΙΤΗ ca. μέμφομαι MOXOYAMTH. μέμψις ΠΟΧΟΥΛΚΝΗΚ. μέν RE, OYEO, BO. μένω MPERZI(BA)TH, et voir BZITH. μερίζω pazakamrn. μεριστός pazakanna. ἀνὰ μέσον πε Υ. μεταδατικός ΠΡΈΧΟΛΒΗΒ. μετοικινοῦμαι ΠΡΈΘΤΑΠΑΤΗ. μετέπειτχ MOTOMR. μηδέ NH, ἡ Ne μηδείς NUKATOKE, NHRAUNZIKE. μηδέποτε NHKOAHRE. μηχέτι NE KIUTE, NE... KA TOMOY. μήν OYBO. μηνύω KAZATH, IIOKAZATH (S" ποκλο- BATH). CAKAZATH, ΠΟΒΈΛΑΤΗ. μηχανῶμαι MZOBpECTH. μιμητής, VOIr MOAPAKATH, MOCABARCTER- NHKZ. μιμοῦμαι NOAPAZKATH. υξις ΟΧΒΑΒΟΥΠΛΚΝΗΚ. μισθός MIHZAA. μισῶ NENARHARTH. INDEX GREC-SLAVE. 833 μοιχεία ADKOARHETRO. ADBOATHCTENK. μονοειδής KAHNOOBPAZKNA. μόνος KAHNA, μόνον TAKAMO. ἢ μουσικὴ MOYCHKHM. υὖθος KOLTOYNA. : μυστήριον TAHNA. μυστικῶς ΤΑΜΒΒΗΈ. νεκρός MZTERUB. γιχῷ ΘΑΟΛΈΤΗ, ὉΛΟΛΈΒΑΤΗ, ΠΡΈΘΛΟΛΈΤΗ, τὸ νιχῆσαι ΘΛΟΛΈΠΝΗΚ. νομίζω ΠΕΑΕΝΈΤΗ. νόμιμος ZAKONKNA. γοῦς ΟΥ̓Δ. νῦν, νυνί ΜΑΠΗ ΞΕ (NZINM), ὁ νῦν NZAINkR- NHH, τανῦν NZINKk. ξηρός ξίφος ξύλον CoYyXA. ὀρ ΚΗ. apkao. ὁ Hat, ὁ μέν, ὁ δέ 0KA, ΘΗ. Ch, APdYTZIM. ὅδε Ch. ὅθεν “οταπάλογ, TEUR me. οἶδα skakrn. oixelog CKOH, et volr OYCTAKRNA. οἰκέτης JARZ. οἰχία xakenna, AUUZ. οἰκονομία CTIOH. οἶμαι MRNETH. οἷος Mike, οἷον HKO H, οὐχ οἷός τε NEMONI- TRNZ, μὴ οἷόν τε NE ΔΛΗ3Ἐ. ὄλεθρος ΠΑΓΟΥΒΑ. μετ᾽ ὀλίγον πὸ mank. ὁλόχληρος ΠΈΛΆ. ὅλος ΒΒΟΒ. ὅλως BAXAUD (5" Ββοβμα). ὁμογενής KAHNOPOARNZ. ὅμοιος TAMAL, CHAT, TAKOBZIHIKAE (TAKORZIN), ΠΟΑΟΆΒΗΖ, et voir KAHNOCTACTRNA. 884 ὁμοίως TAKOMAE, ΘΗ ΔΕ (enye), HKO MH, TIOAOKRNE. övop.x HINA. et voir pelith. ὀνομάζω NAPHNATH. ὀξέως MeNk. Brotbe KAKZ, πάις, et VOIr MEROME. ὁπότε KTAA. οὐδ᾽ ὁπότερον NMYRTOME, NHRAHNOKE. ὄργανον CACHAZ. ὀργή TNERA. ὀρέγω TIMCTHPATH. . ὁρίζομαι OyCTAKHTH, OYCTABAMTH, ὧὡρισς- μένος OYCTAKhNA. ὁρμιή OYCTPAMARNHK. ὅσ(περ) me, et voir MKoMe. ὅσος KAHKAAE, et VOIr Hk. ὅστις Mike, ὁστισοῦν KAKAO AWEO. οὐδείς HHKATOKE, NHRAHNZE. οὐδέποτε NHKOAHE. οὐχέτι NE καιτε, et voir NH. οὐχοῦν TEUR ke. οὖν ke, RE OYEO. οὔποτε NHKOAHKE. οὐρανός NERO, ὁ ἐν οὐρανῷ NANERECHNZIH. οὐσία KCTKCTEO, Adj. ΚΟΤΕΟΤΈΆΒΗΖ, et volr BELITR. οὗτος Ch, TZ, 0NZ, et voir ΤΖΙ. οὕτω(ς) He, TAKO, CHMB, CHURIKAE. ὀφειλή AAZTA. ὄφις, Voir ZMHM. ὀφλισχάνω ANZMKNZ KAITH. παιδοποιία AAOPOARCTEO. παίζω. voir * Bızlw. : adj. oTpo4R. παίω. νοὶ» " ἐπαΐσσω. παῖς πάλιν NARKZI. πάντως ΒΒΟΙΛΒΟ. πάνυ Ska. παρά (et gen.) ὁτὰ; (et acc.) BA, NA, apkez, maue, et voir no; (et dat.) 52, et voir oy, HALIh. METHODE D’OLYMPE. [1600] παράδειγμα CAKAZANHK. παραινῶ KAZATH, NAKAZATH, NOKAZATH, (S’ ποκα 30ΒΆΤη). " παραιροῦμαι OTHMATH. παραιτοῦμαι ΟΤΆΜΕΤΑΤΗ, OTPMTH CA, OTPHNATH CA, et Voir OTHMATH. παραχοή MPECAOYINANHK. παραχούω ΠΡ ΟΛΟΥΙΠΑΤΗ, τὸ παραχοῦσαι npkcaoymannk. παραλείπω OCTAKHTH. παράνομος BEZAKONKNA. παραπλήσιος TIOAOERNA. πάρειμι KAITH, παρών Τὸν CA. παρέρχομαι ΠΡΈΧΟΛΗΤΗ. παρέχω AATH, MOAATH, MOAAMTH. παρίστημι, VOIT NACTARHTH. παρορμὼ OYCTIAMAHMTH. πᾶς EhCh, KhCAYACKZ, διὰ παντός TMIPHCNO, πάσχω CTPAAATH, NOCTPAAATH, ΠΡΗΙΆΤΗ. παύομαι "CTAMTH, OYCTAMTH, CTAKHTH CA, CAKONKYARATH Ca, et voir CAKONKYATH. πείθω ΟΥ̓ΒΈΡΗΤΗ, oyBkpmTH, πείθομαι πο- CAOYWATH, ΠΟΒΜΉΔΤΗ CA, et voir TEOPHTH, τὸ πεισθῆναι πὸ-- CAOYIAHHK. πειρῶμαι OKOYIMATH CA. περί (et gen.) ὃ, ΔΈΔΙΑ, (et acc.) ὁ. περιαιροῦμαι OTHMATH [HAN OTZAAYATH|. περιδάλλω BAMETATH, BAZAATATH. | περιγράφω ONHCATH. περιίστημι ΠΡΗΒΟΛΔΉΤΗ. περίοδος ΘΕ ΑΧΟΚΔΕΝΗΚ. περιπατῶ ΧΟΔΉΤΗ. περιπίπτω ΒΆΠΑΟΤΗ. περιττός ᾿ΘΕΛΗΙΠΒΗΖ, ἨΕΠΟΤΦΈΒΒΗΣ. πεπηγώς OYTEPAMAENA. πιθανῶς KAITPOCTHIA. πιστεύω ΒΈΦΟΒΑΤΗ. πλείων ΠΑΝΟΆΛΗ, nase. KAUTHH, ἐπὶ NE ἐετς BD ran [161] πλέχω (VAT. προσπλέχω) CANAECTH. πλέω ΠΛΟΎΤΗ. "πλὴν OBANE. πληρῷ HCHAZNMTH. ὁ πλησίον KAHIKHKA, ApOYTZIH, πνευματιχός AOYXOERNA. πόθεν OTAKAAOY, OTZKAAR. ποθῶ KOTkrn. πόθος AWEAI-. ποιῶ, ποιοῦμαι TEOPHTH, ΟΧΤΒΟΦΉΤΗ, οἱ voir AkHTH, ΠΟΛΛΑΙΆΤΗ. ποιητής TEOPRUB. ποιχίλος MIANOTVOAHYRNZ. ποῖος KIM. ποιότης KAKORKCTRO, Ct VOIr KAKOKK- CTERNZ. πολλάκις IIANOTZUMRAZI (MANOTORAZI, 5’ MIZUWOTAMAZI). πολυμερής MANOTOYACTKNZ. πολύς MANOTZ, ἐκ πολλοῦ Η2 AAKKNA. πονηρός ZAAA. πόντος ΠΑῚΜΗΗΛ. πορίζω mpMoRpkern. πορνεία KAAKACNHK. ποτε NKKOAH, NKKOTAA, HNOTAA, πότε μέν OKOTAA. πότερον AH, HAH, KAKO.. AH, AUITE. ποῦ καλὲ, KAM. πρᾶγμα BELITR. πρᾶξις AkmnHuR. πράττω ΤΕΘΦΗΤΗ, ΟΧΥΒΟΡΗΤΗ. πρίν, νΟΙΡ πὲ OY, ApcKAR. πρό ApeKAK, πρὸ τοῦ (var. πρὸ τούτου) Ape- RAR cerd. προάγω πφΈλαλόπητη. προαίρεσις ἩΞΒΟΛΚΉΗΚ, KOAM. προαιρετιχος ! gen. ἩΞΒΟΛΚΗΗΙΑ. προαιροῦμαι ἩΞΒΟΛΉΤΗ, ΧΟΤΈΤΗ. πρόειμι APCKAR KZITH. προθυμία TIOARHIKENHK, IIOABHZANHK, πὸ- cn kwennk. PATR. OR. — T. XXIL — F. 5. INDEX GREC-SLAVE. 885 προθύμως moenkurnk. πρόχειμαι MIPEAZAEKATH. προχόπτω, VOIT KACKOAHTH. προλαμόάνω KAPHTH. πρόληψις KAPENHR. ᾿προορῶ MPOKHAKTH. πρός (et gen.)oTz, (etacc.)KA, NPOTHEA, NA, et voir Ton, (et dat.) X. προσάπτω HIPMAATATH, IIPHNOCHTH. προσαρμόζω MPMHAATATH. προσγίνομαι MPMEZITH, " IPHEZIKATH, CAAOYIHTH CA. προσδιαλέγομαι KECKAOKATH (CA..). προσδοχῶ ὙΛΙΆΤΗ. πρόσειμι (προσεῖναι) BAITH (avec ΜΗΔ Ta- joute). πρόσειμι: (προσιέναι) MPHXOAHTH. προσζητῶ KAZKANNAMATH(S’KANPAMATH), προσηγορία MITA, et voir HApEIENHK. προσήχει Abno KCTA, προσήχων ΠΟΛΟΒΒΗΣ. πρόσθεσις TIPMAOKEHHR. προσίεμαι IPHHMATH. προσλαμδάνω ΠΡΗΙΆΤΗ, IPHHNMATH. προσπελάζω TINHRAHKATH CA. προσπλέκω, VOIP πλέχω. πρόσταγμα ΠΟΒΕΔΈΝΜΙ, ΞΑΠΟΒΈΛΕ, ZANO- ΒΈΛΛΗΗΙ,, CA0R0. προστάττω ΒΕΛΈΤΗ, ΠΟΒΕΛΈΤΗ. προστίθημι ΠΡΗΛΟΆΉΗΤΗ. πρόστιμον, voir ZAKKTZ. προσφέρω IIPHRAHZKATH. πρότερος IIPABZ, AfERKNR, πρότερον Ape- BAR, IpKkinäe. προτρέπω ΒΕΛΈΤΗ. προὐπόχειμαι APCKAK KZITH. " προυπόστασις IIPAEKHKK COKKCTEO. προχωρῶ ΠΡΗΧΌΔΉΤΗ. πρῶτος Πρ, ΠΡΈΞΑΒΗΒ πυνθάνομαι ΒΑΠΡΑΙΠΑΤῊ. ἡ ῥητορική pHTOpHKHM. , δήτωρ ΒΈΤΗΗ. βητῶς ᾿'σαφής, voir ask. σαφῶς MERK, 5ἜΛο. σέθω JHCTM. Σειρήν Enpuna, adj. CmpunnchA. σελήνη ukcayn. σεμνός IhCTBNZ. σημαντιχὸς OyKAZAmM. σήμερον ΒᾺ ἈΒΗΒΙΠΒΉΜΗ. σιγή MAZYANHR. σχεπάζω TIOKAZIKATM. σχοπῶ ΟἈΙΠΟΤΡΗΤΗΉ. pazoyurkrn. σκότος ThMA. σχυλεύω VAHPATH. σοφός ΠΡΈΠ ΧΑΡΆ. σπουδή nocnkuennk. στίχος TJANA. στοιχεῖον CACTARZ, Ad]. CACTAKKNZ. συγχατατίθεμαι ΒΈΦΟΒΑΤΗ. συγχείμενος CAAOKENZ. σύγχρονος CABPEIIENKNZ. συγχωρῶ ΠφΟΟΤΉΤΗ, NIAMTATH. συμβαίνω CAKZITH CA, CAKZIBATH CA. σύμπας Khch (glOSE par KrcMKA). συμπόσιον, VOIT CAEONZ. σύμφημι, VOIr pelitn. συμφωνία CATAACKCTEHK. σύμφωνος CATAACKNA. συνάγω CAKHPATH, pAZOYyUkKATH |Han CABAKOYNAHTH|. συνάδω ΠΈΤΗ CA..., TAACHTH (A... συνδ᾽ημιουργῶ TEOPHTH CA... σύνειμι BAITH CA... συνέχω CAAPAMATH. σύνθεσις CAAOKENHK. σύνθετος ΛΟ ΒΗ, CAADIKENZ. συνέστηχα. CACTOMTH, συνεστώς CACTAKAKNA. σύνοδος CAKOpA. συντίθεμαι CAAOHTH CA. METHODE D’OLYMPE. [162] συνυπάρχω BZITH CA... σύστασις CACTABA, CACTAKAKNHK. σύστημα CACTAKAKNHK. συστολή CANPATANHK. σχῆμα VEPAZA. σωματιχός TEACCHNA. σωτηρίχ CATACENHRK. τε m, ie, M.. ke, OYBO. ἡ τεκτονιχή apksoakanctko. τέλεον " CARpAUIENk. τέλος KONRUh, CAKONRKYANHK. τέρπομαι KIACOKATH CA. τέχνη KAITYOCTB, adj. KAITPOCTRNZ. τεχνίτης KAITPBUR. τήχω PAZAHBATH. σηνικαῦτα TOTAA. τηρῶ ApANHTMH. τιμῶ MOUHCTH. τιμωρία KAZNB. τοιγαροῦν ΤΠ ie, OYEO, RE OYEO, ku RE OYRO. τοίνυν TER Re, OYEO, ἅτὲ OYBO. τοιοῦτος CHUR, CHUERZ, TAKZ, TAKOKA, et voir ch, TA. τολμῶ APAZNATH, et Voir TROPHTH, CA- TEOPHTH. τονθρύζω pANATATH. τοσοῦτος (ΛΗ. TOAHKZ. τουτέστι PERZUUE, peKA πε. τραγῳδία MAANK. ΠΡΈΜΈΝΗΤΗ, OBPATHTH, ORPALITA- Tu, eb volr "CARPATHTH. τρέπω Τρέτηκκ. npkurknennk. OEPAZA, NPARZ, et voir cA0R0. τρυγώδης MOAANRNZ, glos6 par "ApoKAH- na (ou " ApoAnıR). τυγχάνω MOAOYYHTH, KAITH, CAAOYYHTH ca. ἣν we WI Er ie et 2% reger u τ ὡς a ze ar A Fu u ar a 3 u [163] ὑδρίζω (var. ἐνυδρίζω) oyKapmrm. ὑγρος ὕλη KeEMTh, adj. ΒΕΙΠΤ ΒΗ. " BAATAKZ (5᾽ moRpA), ὕμνος MEHR, et voir cAABA. ὑπαχοή TIOCAOYINANHK. ὑπαχούω ΠΟΟΛΟΥΊΠΑΤΗ, τὸ ὑπαχούειν NOCAOY- INANHK, τὸ vn ὑπαχούειν NENO- CAOYWANHK. ὑπάρχω BAITH. Urepbatvo ΠΡΈΧΟΛΗΤΗ, et voir breprißnn:. ὑπερδάλλων npkonkumnz. ὑπερθολή mpkenkuenne. ὑπερτίθημι (et voir ὑπερύαίνω) πφξοτα- ΠΗΤΗ. ὑπηρεσία. CAOYKENHK. ὑπό OTA. ὑποδάλλω TIOBAKAATH. © ὑποδοχή MIPHATHK. ὑπόθεσις CAKAZAHHK. ὑπόχειμαι KAITH. ὑπομένω Tpankrn, NPHHMATH. ὑπονοῷ TIOMZAICAHTMH. ὑπόστασις CORKCTEO, et Voir " προὐπόστασις. ὑπόσχεσις OKEINTANHK. ὑποχωρῶ OTUTMH. ὑποχώρησις VLTZ)UIKCTHK. ὕστερον, volr NOCAkmAe, NAKzı, BATONOK. φαίνω CHMTH, φαίνομαι TOKAZATN CA, II0KAZOBATH CA, URNETH (Δ, et voir ΒΗΔΈΤΗ. φανερός KEAOMZ, φανερὸν ποιεῖν HRAMTH. φαντασία NIBYRTA. φαῦλος ZAAA. φέγγος ὉΒΈΤΖ. \ φέρω NOCHTH, et Voir IPHNOCHTH, MUETH, CAKONBYABATH φεύγω oyEskzarn, ὈΥ̓ΒΈΓΛΤΗ. φημί φΕΙΙΤῊ, TAATOAATH. φθέγγομαι TAATOAATH. φθονῶ PBEBNOBATH, IOPRERNOKATH. INDEX GREC-SLAVE. 887 φθόνος ZABHCTRA, et volr NEZARHCTRNA. φιλία AMRZI, ApOYiEKBA. φιλομαθής AMBA OYIEHHK φιλονειχία KOTOpA, ΠΗΡΈΝΗΚ. φίλος ApOYTA, φίλον ἐστί ΚΟΤᾺ AMEO. φοθοῦμαι KOMTH CA, OYEOMTH CA, τὸ φοδη- θῆναι. KOMNHR. φονεύς OYBOHNA (Sr OyEHHIA). τὸ φονεύειν ΟΥ̓ΒΗΒΆΝΗΚ. φόνος ΟΥ̓́ΕΘΗ (S’ OYEHHCTRO). 90p% MOMECT(E)HR. φράζω CAKAZATM. φράττω, VOLL APZKATH. φρονῶ CANZICAHTH. φροντίζω CAMZICAHTM. φυγή BECTEO (BETZCTRO). φυλάττω CAXPANHTH, APAMATH, et voir CATEOPHTH. φύσις KETKCTRO, CÄUTRCTEO. φυτόν CAAA. πέφυχα KAITH, CATEOPKNZ KZAITH, HPARZ vukTH, et voir NARZIKNATH. φωνή TAACA, adj. TAACKNZ, et voir πὸ- CAOYILANHK. χαίρω paAOBATH CA. χαλεπώτερος TOpHH. γχαρίζομαι AATH, MOAATH (cA), et voir AAPOBANHR. χάριν ΔΈΔΙΑ. “ειράγωγῷ NACTABAMTH. jelcwv, χείριστος TOPHH. Jo pazanmTnH. χθές KRIEpA. χορὸς AHKA. χρῶμαι TPEEOBATH. ,ρή Akno KCTA, οὐχ ἐχοῆν NENOAOERNO Eh. χρήζω TpkKoBATH. τὰ χρήματα. ἩΜΈΝΗΚ. χρήσιμος NOTPEERNZ. χρῆσις TYkEOBANHK. 888 χωρῶ HTH, OTAXOAHTH, et Voir OycTpZz- UHTH CA; — KAUNKCTHTH (CA). χωρητός KAMECTRNZ. χωρίζω ῬΑΞΛΑΉΗΤΗ, JAZARYATH, ὁτάλα- yJHTH, et voir NeEpAZAMURNZ. χωρίς BERA. χωρισμός PAZAAYENHK. ψεῦδος ARmMA. ψυχρός CTOYAENZ. METHODE D’OLYMPE. [164] ὦ 0, "one. ᾧδή mkens, nkrur (S’ mknuk), et voir TAACZ. ὡς MRO, πόλι; — AKZI, HRO H, HKOME H. ὡσαύτως TAKOMAE.- ὥσπερ MKOKE, πὸ H, MKOME M. ὡσπερεί MRO H. ὥστε, voir TkUR πὲ (TZ). ὠφελεία TIVAKZA. ὠφελῶ CATEOPHTH MOARZA, ὠφελοῦμαι II0AhRA ΠΡΗΙΆΤΗ. TABLE DES MATIERES Pages. AYANT= PROPOS“, re a ee ρος EEE en ΤΣ ΤΣ 631 [mu] Intropucrion. 1: Methode/d!Olympesa ns ee ES τ 636 [vum] Il. Le De Autexusio ou « Dialogue sur le libre arbitre»......... 637 [ΙΧ] INT: MbeitexterdusDeAwterusto m. Me ee ΡΥ 657 [xxıx] IV.Taträduetion.slave.lr a ee RER 660 [xxxu] Vnlaslangue.duitexterslaye nn ie An 0 Re ͵έ τ Ύ 662 [xxxıv] a] Orthocrapheyelsphonetique.r 21% Er ge: 662 [xxxıv] D)Morphologie: ἐλ n N ee PN 669 [χε] c)"Emploi/desilormes et,syntaxes er. Bu 679 [v1] A)", V:ocabulainece ua. chen 2 Se a a RE 7 REN ER 703 [wxxv] VI. Caractere et date de la traduetion slave .... ..n ....: 7143 [Lxxxv] ὙΠ Bes3additionsvaujtexteroree. ve τ τ ρέρππ᾿ 719. [xcı] VIllıisterdes>abreyiationss eve en. τ ΤΡ λον 722 [xcıv] TEXTE SLAVE, TEXTE GREC, et traduction francaise. -. τς. 2.2.2.2... 7225 [4] LEXIQUE DU TEXTE SLAVE. . .... ee Rn RE Eee NR ae FRE 834 [110] INDEXTERECSSEÄVK: ὁ ἐν ἘΣ ee ee Den OR Le 877 [153] TABLE DES MATIERES DU TOME XXIl Pages. Fasc. I. — VOYAGE DU PATRIARCHE MACAIRE D’ANTIOCHE. ENVETIL-DTOBOSAE Eee. en hene ea 5 Mexterarabeletitraduchiontfraneasser u. Sm. το ον ὡς 19 Fasc. II. — LES HOMILIAE CATHEDRALES DE SEVERE D’ANTIOCHE (Homelies XCIX ἃ CI). ΘΠ ΗΘ ΠΕ Sn ee en stuune ΠΑΝ ΕΣ 205 Texte syriaque et traduction frangaise. .. .-. 2... 22.00. 207 Fasc. IH. — THE ARABIC LIFE OF S. PISENTIUS. ΓΑ AUCH ONE ee Een eier elleele ein aeleine 317 Hextergrabeyetstraduchionranglaise.. 2... 200. Aus. sn. 322 Fasc. IV.— LE CANDELABRE DES SANCTUAIRES DE GREGOIRE ABOULFARAD)J DIT BARHEBRAEUS. ANTENSDLOp OSE el ee ce 5 τὴν 494 Texte syriaque et traduction frangaise. ... 2... nr. ce. 509 Fasc. V. — LE DE AUTEXUSIO DE METHODE D’OLYMPE. ANantDTEOPOS SER ee ne Re Re sin een 631 Ieihnagelmeihlüin.. waere Be ee O0. 636 Texte slave, texte grec, et traduction franCalSe WE Re 725 Bexzuue’durtexteislave,. 2»... un urn need. 334 Indessorec- Slave ln το τς το eat 2 Meile 877 BR Patrologia orientalis RB ας “Ἃῷ MON NOGRAPH CARDS OR SLIPS FROM THIS POCKET UNIVERSITY OF TORONTO LIBRARY